Quatrième, programme français à Montréal • Fiche de révision
Fiche de révision : calcul littéral et équations (Quatrième)
Le calcul littéral est le chapitre qui décide de tout le lycée : une lettre n'est pas un objet mystérieux, c'est un nombre dont on ignore la valeur, et toutes les règles du calcul numérique continuent de s'appliquer à elle, sans exception ni faveur.
Cette fiche ne réexplique pas la distributivité : elle range les huit erreurs qui la rendent inefficace en contrôle, avec la ligne exacte à écrire et le nombre de points que chacune coûte.
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Le fil du chapitre
Développer et factoriser parcourent la même route en sens inverse, et une seule chose décide du succès : un signe moins devant une parenthèse vaut le facteur −1, et ce facteur touche TOUS les termes de la parenthèse, sans exception.
Réduire : seuls les termes semblables se regroupent
•Réduire, c'est regrouper les termes de MÊME partie littérale. 3x et 2 ne sont pas semblables, x2 et x non plus.
•Un coefficient invisible vaut 1 : dans −x+5x, le premier terme compte pour −1x, donc la somme vaut 4x.
•4x×3x=12x2, alors que 4x+3x=7x : multiplier et additionner ne font pas la même chose à la lettre.
•Un terme constant ne disparaît jamais dans une réduction : il attend son regroupement avec les autres constantes.
Un carré x2, une barre x et un carré unité n'ont pas la même forme : 2x2+3x+4 ne se réduit plus, on compte chaque sorte à part.
Souligner d'un même trait tous les termes en x, d'un autre tous les termes en x2, et entourer les constantes. Trois secondes qui suppriment la moitié des erreurs de réduction.
Distribuer : le facteur touche TOUS les termes
•k(a+b)=ka+kb : le facteur multiplie chaque terme de la parenthèse, sans en oublier un seul.
•Un signe moins devant une parenthèse vaut le facteur −1 : −(x−4)=−x+4, et le second signe change aussi.
•Double distributivité : (a+b)(c+d)=ac+ad+bc+bd, soit les quatre morceaux du rectangle découpé.
•Après tout développement, on réduit systématiquement : une expression développée non réduite n'est pas une réponse finie.
Le rectangle de côtés a+b et c+d se découpe en quatre morceaux, et pas en deux : les termes croisés ad et bc sont exactement ceux qu'on oublie.
Tracer une flèche du facteur vers chaque terme avant de calculer. Deux flèches pour une parenthèse à deux termes, quatre pour une double distributivité : on voit tout de suite s'il en manque une.
Factoriser : reconnaître le facteur commun maximal
•Factoriser, c'est sortir le facteur commun MAXIMAL, numérique et littéral : 6x2+9x=3x(2x+3).
•Le facteur commun peut être une parenthèse entière : (x+1)(x+7)+2x(x+1)=(x+1)(3x+7).
•Quand on sort un terme en entier, il reste 1 à sa place : 5x+5=5(x+1), et non 5(x).
•On vérifie toujours en redéveloppant : c'est la seule preuve, et elle prend une ligne.
Le facteur commun 3x est la hauteur des deux morceaux : 6x2+9x se lit comme une somme d'aires, 3x(2x+3) comme l'aire du rectangle entier.
Un énoncé qui dit « factoriser » attend un PRODUIT à la fin ; un énoncé qui dit « développer » attend une SOMME. La forme du résultat dit déjà si la consigne a été respectée.
Résoudre : la même opération des deux côtés
•On enlève d'abord le terme constant, on divise ensuite par le coefficient de x. Jamais l'inverse.
•Quand l'inconnue apparaît des deux côtés, on la rassemble d'un seul côté avant tout autre geste.
•Une équation peut n'avoir AUCUNE solution, comme x+5=x+8, ou une infinité, comme 2x+2=2(x+1).
•Si x2=9, alors x=3 OU x=−3 : une équation de ce type a deux solutions.
Les deux plateaux sont à l'équilibre parce que les deux membres sont égaux. Tout ce qu'on retire d'un côté doit être retiré de l'autre, sinon la balance penche et l'égalité est perdue.
Vérifier la solution en la remplaçant dans l'équation de DÉPART, jamais dans une ligne intermédiaire : une erreur recopiée s'y vérifierait toute seule.
Mettre une figure en équation
•On nomme x la longueur inconnue, puis on écrit CHAQUE côté de la figure en fonction de x, directement sur le dessin.
•Périmètre : on additionne tous les côtés, y compris ceux qui sont égaux. Un rectangle de côtés x et x+7 a pour périmètre 2x+2(x+7)=4x+14.
•Aire : on multiplie, puis on développe : x(x+7)=x2+7x.
•Si ce périmètre vaut 46 cm, on résout 4x+14=46, donc 4x=32 et x=8 : le rectangle mesure 8 cm sur 15 cm.
Les deux côtés s'écrivent avec la même lettre : la largeur x, la longueur x+7. Le périmètre compte chacun des deux DEUX fois.
On vérifie sur la figure, pas dans l'équation : 8+15+8+15=46. Une longueur négative ou nulle signale une erreur de mise en équation.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Additionner une lettre et un nombre
1,5 point, et toute la suite du calcul devient fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3x+2=5x. »
Ce qu'il faut écrire
« 3x+2 ne se réduit pas : 3x et 2 ne sont pas des termes semblables, l'un porte la lettre et l'autre non. »
Les deux petits carrés de 3x+2 ne sont pas des barres x : pour faire 5x (en rouge), il faudrait cinq barres entières.
Pourquoi : L'envie de « finir » l'expression pousse à écrire un seul terme. Le test qui tranche : pour x=1, 3x+2 vaut 5, mais pour x=2 il vaut 8 alors que 5x vaut 10.
2.Ne distribuer le moins que sur le premier terme
2 points, et c'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 5−(x−4)=5−x−4=1−x. »
Ce qu'il faut écrire
« 5−(x−4)=5−x+4=9−x : le moins devant la parenthèse vaut le facteur −1, et −1×(−4)=+4. »
Un seul test à x=1 tranche : l'énoncé vaut 8, la ligne fausse donne 0 et la ligne juste donne 8. Aucune discussion n'est possible après ce calcul de trois secondes.
Pourquoi : Le facteur −1 est invisible, donc il ne se distribue pas dans la tête. Le réécrire explicitement, 5+(−1)(x−4), le rend aussi mécanique qu'un facteur ordinaire.
3.Distribuer un facteur sur un seul terme
1,5 point, et l'équation qui suit donne une solution fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3(x+2)=3x+2. »
Ce qu'il faut écrire
« 3(x+2)=3x+6 : le facteur 3 multiplie les DEUX termes de la parenthèse. »
Le rectangle 3(x+2) contient le morceau 3x ET six carrés unité. Écrire 3x+2, c'est n'en compter que deux, ceux du bas en rouge.
Pourquoi : L'œil traite la parenthèse comme un mot dont seul le début compte. Une flèche tracée du 3 vers chaque terme rend l'oubli visible avant même le calcul.
4.Multiplier deux termes en oubliant l'exposant
2 points, et un degré perdu qui fausse toute la suite
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 4x×3x=12x. »
Ce qu'il faut écrire
« 4x×3x=12x2 : on multiplie les coefficients entre eux et les lettres entre elles, et x×x=x2. »
Additionner 4x et 3x met deux longueurs bout à bout : 7x. Les multiplier fabrique une aire, 12 carrés de côté x : 12x2.
Pourquoi : L'addition 4x+3x=7x garde la lettre inchangée, donc le réflexe se transporte au produit. Multiplier, c'est empiler les lettres, pas les compter.
5.Oublier le 1 en factorisant
2 points, et l'expression change de valeur
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 5x+5=5x, en sortant le 5. »
Ce qu'il faut écrire
« 5x+5=5(x+1) : le second terme vaut 5×1, donc il reste 1 dans la parenthèse. »
Le terme 5 est le petit morceau de largeur 1, en vert : sans lui, le rectangle n'a plus que l'aire 5x. D'où le 1 dans 5(x+1).
Pourquoi : Sortir un facteur ne le fait pas disparaître : il reste toujours quelque chose à sa place, et ce quelque chose vaut 1. Le contrôle par redéveloppement le montre en une ligne.
6.Diviser avant d'avoir isolé le terme en x
2 points, et la vérification est fausse dès qu'on la fait
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3x+7=1, donc x=31+7=38. »
Ce qu'il faut écrire
« 3x+7=1 donne 3x=1−7=−6, donc x=−2 : on enlève d'abord le 7 des deux côtés, on divise ensuite. »
Pourquoi : Les deux opérations sont mélangées dans la même ligne mentale, et le signe s'y perd. Une opération par ligne, annoncée en marge, supprime le problème.
7.Ne donner qu'une seule solution à x2=9
1 point, la moitié de la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x2=9, donc x=3. »
Ce qu'il faut écrire
« x2=9 donne x=3 OU x=−3, car (−3)2=9 aussi. »
3 et −3 sont à la même distance de zéro, et ils ont le même carré 9 : l'équation x2=9 a ces deux solutions.
Pourquoi : Élever au carré efface le signe, donc deux nombres opposés donnent le même carré. La question demande toutes les solutions, pas une seule.
8.Barrer la lettre des deux côtés d'une équation
toute la question, et une conclusion fausse annoncée avec assurance
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 5x=3x, je barre les x : 5=3, donc pas de solution. »
Ce qu'il faut écrire
« 5x=3x donne 5x−3x=0, donc 2x=0 et x=0 : on ne barre jamais une lettre, qui pourrait valoir 0. »
Pourquoi : Barrer, c'est diviser par x, ce qui n'est permis que si x n'est pas nul. Or c'est justement 0 qui est la solution ici. On soustrait, on ne divise pas.
Quelle méthode choisir
Développer ou factoriser, et comment
On lit la CONSIGNE, puis la forme de l'expression. La consigne dit la forme attendue à l'arrivée.
Le même rectangle se lit dans les deux sens : développer passe du produit k(a+b) à la somme des aires, factoriser fait le chemin inverse.
Si la consigne dit « développer » et l'expression est k(a+b) → distribuer le facteur sur chaque terme, puis réduire
Exemple : 3(x+2)=3x+6
Si un signe moins précède la parenthèse → le réécrire comme le facteur −1 et distribuer sur TOUS les termes
Exemple : 5−(x−4)=5−x+4=9−x
c'est la branche qui coûte le plus de points de tout le chapitre
Si la consigne dit « développer » et l'expression est (a+b)(c+d) → écrire les QUATRE produits, puis réduire
Exemple : (2x+3)(x−4)=2x2−8x+3x−12=2x2−5x−12
Si la consigne dit « factoriser » et tous les termes partagent un nombre ou une lettre → sortir le facteur commun maximal, en laissant 1 là où un terme sort en entier
Exemple : 6x2+9x=3x(2x+3)
Si la consigne dit « factoriser » et une même parenthèse apparaît dans les deux termes → sortir cette parenthèse entière comme facteur commun
Exemple : (x+1)(x+7)+2x(x+1)=(x+1)(3x+7)
le contrôle est toujours le redéveloppement, jamais l'impression
Une réponse en forme de somme après une consigne « factoriser », ou en forme de produit après « développer », est fausse même si le calcul est juste.
Dans quel ordre isoler l'inconnue
On regarde où se trouve l'inconnue et ce qui l'entoure, dans cet ordre.
Si il reste des parenthèses → développer les deux membres avant tout
Exemple : 3(x+2)=x−4 devient 3x+6=x−4
Si l'inconnue apparaît des deux côtés → la rassembler d'un seul côté en soustrayant le même terme des deux membres
Exemple : 3x+6=x−4 devient 2x+6=−4
on ne barre jamais la lettre, on soustrait le terme entier
Si il reste un terme constant du côté de l'inconnue → le retirer des deux côtés
Exemple : 2x+6=−4 devient 2x=−10
Si il ne reste que le coefficient devant l'inconnue → diviser les deux membres par ce coefficient
Exemple : 2x=−10 donne x=−5
Si l'inconnue disparaît complètement → lire ce qui reste : une égalité fausse signifie aucune solution, une égalité vraie signifie que tout nombre est solution
Exemple : x+5=x+8 donne 5=8, donc aucune solution
Terminer par la vérification dans l'équation de DÉPART. C'est une ligne, elle est souvent notée, et elle attrape toutes les erreurs de signe.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Développer et réduire une expression
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une expression avec des parenthèses et demande de la développer, de la réduire, ou les deux.
1Recopier l'expression avec son nom : A=(2x+3)(x−4)−2(x−1).
2Développer chaque produit séparément, en écrivant TOUS les termes sans en réduire aucun : 2x2−8x+3x−12 puis −2x+2.
3Traiter le facteur négatif comme un facteur ordinaire : −2×(−1)=+2, et l'écrire.
4Regrouper les termes semblables en les soulignant, puis conclure.
Phrase de conclusion
« Donc A=2x2−7x−10. »
Le piège : Réduire au fil du développement, en tête. Il faut d'abord écrire les quatre termes du produit, ensuite seulement regrouper : deux gestes séparés, deux fois moins d'erreurs.
Barème : 1 point pour le développement complet, 0,5 pour le signe du second facteur, 0,5 pour la réduction.
Résoudre une équation du premier degré
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une égalité avec une inconnue et demande de la résoudre, ou de trouver la valeur cherchée dans un problème mis en équation.
1Développer les deux membres pour supprimer toutes les parenthèses.
2Rassembler les termes en x d'un côté et les nombres de l'autre, en annonçant l'opération : « on soustrait x des deux membres ».
3Diviser les deux membres par le coefficient de x, et donner la valeur exacte.
4Vérifier en remplaçant dans l'équation de DÉPART, et l'écrire sur la copie.
Phrase de conclusion
« L'équation 2x+6=−4 a pour unique solution x=−5, et la vérification donne 2×(−5)+6=−4. »
Le piège : Diviser avant d'avoir isolé le terme en x. Le nombre constant traverse alors la barre de fraction sans changer de signe, et le résultat est faux.
Barème : 0,5 point par étape annoncée, 0,5 pour la solution, 0,5 pour la vérification écrite.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le test par une valeur choisie
Remplacer la lettre par un nombre simple, comme 1 ou 2, dans l'expression de départ ET dans le résultat. Les deux doivent donner le même nombre.
Pour 5−(x−4) avec x=1 : l'énoncé donne 8, la réponse 9−x donne 8, mais la réponse 1−x donne 0. Le test tranche sans discussion.
Le redéveloppement d'une factorisation
Après avoir factorisé, redévelopper le produit obtenu : on doit retomber exactement sur l'expression de départ, terme pour terme.
5(x+1) redéveloppé donne 5x+5, qui est bien l'expression initiale. Un 5(x) redonnerait 5x, donc il manquait un terme.
Le compte des termes après un développement
Une simple distributivité produit autant de termes que la parenthèse en contient ; une double distributivité en produit quatre, avant réduction.
(2x+3)(x−4) doit donner quatre termes. Trois termes seulement signalent un produit croisé oublié, presque toujours ad ou bc.
La substitution dans l'équation de départ
Remplacer la solution trouvée dans l'équation initiale, jamais dans une ligne intermédiaire, et calculer les deux membres séparément.
Pour 3x+7=1 et x=−2 : le membre de gauche donne −6+7=1, égal au membre de droite. Avec x=38 on trouverait 15, donc la solution était fausse.
L'exercice type décortiqué
Une expression développée, puis une équation résolue
On pose A=(2x+3)(x−4)−2(x−1). Développer et réduire A.
Les quatre produits s'écrivent AVANT toute réduction. Écrire les quatre garantit qu'aucun terme croisé n'est oublié, et c'est cette ligne que le barème paie.
Étape 2
Réduire ce premier morceau : 2x2−5x−12.
Pourquoi
Seuls −8x et +3x sont semblables, donc eux seuls se regroupent. Le 2x2 et le −12 attendent, car aucun autre terme ne leur ressemble encore.
Étape 3
Le second morceau : −2(x−1)=−2x+2, car −2×(−1)=+2.
Pourquoi
Le facteur négatif se distribue exactement comme un facteur positif, et le second signe change. C'est ici que la moitié des copies perdent deux points.
Étape 4
Rassembler : A=2x2−5x−12−2x+2=2x2−7x−10.
Pourquoi
On regroupe les x entre eux et les constantes entre elles. Le terme en x2 reste seul de son espèce, ce qui est normal et non un oubli.
Étape 5
L'équation 2x2−7x−10=2x2−24 : on soustrait 2x2 des deux membres, ce qui donne −7x−10=−24.
Pourquoi
Les deux membres portent le même terme en x2, donc il s'élimine : l'équation, qui semblait du second degré, est en réalité du premier. Reconnaître cela est toute la difficulté de la question.
Étape 6
−7x=−24+10=−14, donc x=−7−14=2.
Pourquoi
On enlève le terme constant d'abord, on divise ensuite. Le quotient de deux nombres négatifs est positif : la règle des signes s'applique ici comme partout ailleurs.
Étape 7
Vérification dans l'énoncé : A=2×4−14−10=−16, et 2x2−24=8−24=−16.
Pourquoi
Les deux membres sont recalculés séparément à partir de l'expression de DÉPART. Une erreur recopiée dans une ligne intermédiaire ne pourrait pas passer ce contrôle.
Conclusion rédigée
« Donc A=2x2−7x−10, et l'équation A=2x2−24 a pour unique solution x=2. »
L'erreur classique sur cet exercice : Écrire −2(x−1)=−2x−2. Le facteur −2 multiplie les deux termes, et −2×(−1) vaut +2 : le signe du second produit est le point de contrôle de tout l'exercice.
À savoir par cœur
•3x et 2 ne se regroupent pas : seuls les termes de MÊME partie littérale sont semblables.
•4x+3x=7x mais 4x×3x=12x2.
•−(x−4)=−x+4 : le moins vaut le facteur −1 et touche TOUS les termes.
•(a+b)(c+d)=ac+ad+bc+bd : quatre produits, toujours.
•5x+5=5(x+1) : quand un terme sort en entier, il reste 1 à sa place.
•Résoudre : d'abord enlever la constante, ensuite diviser par le coefficient.
•Si x2=9, alors x=3 OU x=−3. Et on ne barre jamais une lettre.
Questions fréquentes
Pourquoi trois x plus deux ne fait-il pas cinq x ?
Parce que trois x et deux ne sont pas des termes semblables : l'un porte la lettre, l'autre non. On ne peut regrouper que des termes de même partie littérale. Le test le prouve : pour x égal deux, trois x plus deux vaut huit, alors que cinq x vaut dix.
Comment enlever un signe moins devant une parenthèse ?
Le signe moins vaut le facteur moins un, et il multiplie tous les termes de la parenthèse, donc chacun change de signe. Cinq moins la parenthèse x moins quatre devient cinq moins x plus quatre, soit neuf moins x. C'est l'erreur la plus courante du chapitre.
Quelle différence entre développer et factoriser ?
Développer transforme un produit en somme, factoriser transforme une somme en produit. Les deux gestes parcourent la même route en sens inverse, et chacun sert de vérification à l'autre : on redéveloppe toujours une factorisation pour la contrôler.
Dans quel ordre résoudre une équation du premier degré ?
On développe d'abord les parenthèses, puis on rassemble les termes en x d'un côté et les nombres de l'autre, en faisant la même opération des deux côtés. On divise seulement en dernier, par le coefficient de x. Diviser avant d'avoir enlevé la constante donne un résultat faux.
Combien de solutions à une équation où x au carré vaut neuf ?
Deux : trois et moins trois, car les deux nombres ont le même carré. Élever au carré efface le signe, donc il faut toujours penser à la solution négative. Une équation du premier degré, elle, a une seule solution, sauf cas particuliers où elle n'en a aucune ou une infinité.
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Exercices corrigés : Calcul littéral et équations
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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