Quatrième, programme français à Montréal • Fiche de révision
Fiche de révision : puissances et écriture scientifique (Quatrième)
Les puissances arrivent avec quatre règles courtes, faciles à réciter et faciles à appliquer au mauvais endroit. Toutes concernent des produits et des quotients ; aucune ne dit quoi que ce soit d'une addition, et c'est là que les points se perdent.
L'écriture scientifique, elle, se juge sur une seule condition : un chiffre, un seul, non nul, avant la virgule. Cette fiche donne les huit erreurs qui coûtent des points et la ligne exacte à écrire à la place.
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Le fil du chapitre
Les règles sur les puissances sont des règles de PRODUIT et de QUOTIENT : aucune ne parle d'une somme, et aucune ne franchit une parenthèse absente. L'écriture scientifique, elle, n'est pas un affichage mais une forme imposée, un seul chiffre non nul avant la virgule.
Ce que l'exposant compte, et ce que la parenthèse porte
•an est le produit de n facteurs égaux à a. On a a1=a, et a0=1 pour tout a non nul.
•(−2)4=16 mais −24=−16 : l'exposant ne porte que sur ce qui le précède immédiatement.
•Une puissance d'un nombre négatif entre parenthèses est positive si l'exposant est PAIR, négative s'il est IMPAIR.
•10n s'écrit avec un 1 suivi de n zéros ; 10−n=10n1, et ce nombre reste POSITIF.
Une seule parenthèse sépare −16 de +16 : les deux écritures se ressemblent, et leurs résultats sont opposés, à trente-deux unités l'un de l'autre.
Un exposant négatif ne donne jamais un nombre négatif : il donne un nombre plus petit que 1. C'est la confusion la plus tenace du chapitre.
Les quatre règles, et leur domaine exact
•am×an=am+n, anam=am−n, (am)n=am×n et (ab)n=anbn.
•Ces quatre règles concernent des PRODUITS et des QUOTIENTS. Aucune ne parle d'une somme : 23+24=24, qui n'est pas une puissance de 2.
•Les trois premières exigent la MÊME base : 23×53 ne se simplifie pas en puissance de 2, mais en 103 par la quatrième règle.
•Un produit ADDITIONNE les exposants, une puissance de puissance les MULTIPLIE : 23×24=27 tandis que (23)4=212.
Compter les cases suffit : un produit met les facteurs bout à bout (3+2=5) ; dans un quotient, chaque facteur du dénominateur se simplifie avec un facteur du numérateur (en pointillé), et il en reste 5−2=3.
Avant d'appliquer une règle, dire à voix basse l'opération et la base. Deux mots suffisent à écarter trois règles sur quatre.
L'écriture scientifique : une forme, pas un affichage
•Écriture scientifique : a×10n avec 1≤a<10, donc UN SEUL chiffre non nul avant la virgule.
•Elle est unique : un nombre donné n'a qu'une seule écriture scientifique, ce qui permet de la corriger sans hésiter.
•Après un produit, il faut presque toujours renormaliser : 20×104=2×105 et 0,5×10−3=5×10−4.
•Pour une somme, on ramène d'abord les deux termes à la MÊME puissance de 10, puis on additionne les facteurs.
Déplacer la virgule d'un rang vers la gauche augmente l'exposant de 1, et inversement. Le produit a×10n ne change pas : c'est le contrôle instantané.
Comparer, estimer, changer d'unité
•Deux nombres positifs en écriture scientifique se comparent par l'EXPOSANT d'abord, par le facteur seulement en cas d'égalité des exposants.
•Les préfixes : kilo pour 103, méga pour 106, giga pour 109, milli pour 10−3, micro pour 10−6, nano pour 10−9.
•Un ordre de grandeur se lit dans l'exposant : de 105 à 108, il y a un facteur 1000.
•Pour estimer, on arrondit le facteur à un chiffre et on ne touche jamais à l'exposant.
Chaque préfixe est 1000 fois plus grand que le précédent : on passe du nano au giga en ajoutant 3 à l'exposant à chaque pas.
Sur une copie de contrôle, l'ordre de grandeur vaut souvent autant de points que la valeur exacte, et il se trouve en trois secondes.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
Les quatre règles, vérifiées en calculant les deux côtés
Chaque règle est écrite avec, à droite, le nombre que les deux membres donnent. Une règle dont on n'est pas sûr se retrouve ainsi en dix secondes, sans la chercher dans le cahier.
L'écriture
Ce qu'elle exige
Ce qu'elle devient
am×an
la MÊME base
am+n
Exemple : 23×24=8×16=128, et 27=128. Les exposants s'AJOUTENT.
anam
la MÊME base
am−n
Exemple : 102105=100100000=1000, et 103=1000.
(am)n
rien
am×n
Exemple : (23)4=84=4096, et 212=4096. Ici les exposants se MULTIPLIENT : c'est la différence avec la première ligne.
(ab)n
un PRODUIT dans la parenthèse
anbn
Exemple : (2×5)3=103=1000, et 23×53=8×125=1000. C'est la règle qui fabrique une puissance de 10.
10−n
rien
10n1
Exemple : 10−3=10001=0,001 : un exposant négatif donne un nombre PETIT, jamais un nombre négatif.
am+an
am+n
une somme n'est pas une puissancerègle inexistante
Exemple : 23+24=8+16=24, alors que 27=128. Et 24 n'est même pas une puissance de 2, puisque 24=16 et 25=32.
Ce qu'il faut faire : On calcule chaque puissance, puis on additionne. Les quatre règles ne parlent que de produits et de quotients.
−24
(−2)4
deux résultats opposésrègle inexistante
Exemple : (−2)4=16 car les quatre facteurs négatifs se compensent deux à deux, mais −24=−16 car l'exposant ne porte que sur le 2.
Ce qu'il faut faire : On lit ce que la parenthèse contient AVANT de calculer. Sans parenthèse, l'exposant ne porte que sur le nombre qui le précède immédiatement.
Une puissance d'un nombre négatif entre parenthèses est positive si l'exposant est PAIR, négative s'il est IMPAIR : (−3)2=9 et (−3)3=−27.
L'écriture scientifique : une seule forme est acceptée
Un nombre écrit a×10n n'est en écriture scientifique que si a a UN SEUL chiffre non nul avant la virgule, donc si 1≤a<10. Les autres écritures sont justes mais ne répondent pas à la question posée.
Le nombre
Une écriture
L'écriture SCIENTIFIQUE
32000
32×103
3,2×104
Exemple : 32×103 vaut bien 32000, mais 32 a deux chiffres avant la virgule : on déplace la virgule d'un rang et on ajoute 1 à l'exposant.
0,00047
47×10−5
4,7×10−4
Exemple : On déplace la virgule de quatre rangs vers la droite, donc l'exposant est −4. Un nombre plus petit que 1 a toujours un exposant négatif.
0,25×106
déjà un produit
2,5×105
Exemple : 0,25 est plus petit que 1 : on déplace la virgule d'un rang vers la droite et on RETIRE 1 à l'exposant, ce qui donne 250000 dans les deux cas.
7
7
7×100
Exemple : Un nombre entre 1 et 10 est déjà en écriture scientifique, avec l'exposant 0. La question paraît piégée, elle ne l'est pas.
6,02×1023
déjà correcte
6,02×1023
Exemple : Le nombre d'Avogadro, tel qu'il s'écrit en physique et en chimie : 602000 milliards de milliards, ce qui explique qu'on ne l'écrive jamais autrement.
L'ordre de grandeur est la puissance de 10 seule : celui de 3,2×104 est 104. Deux nombres se comparent d'abord par leur ordre de grandeur, et seulement ensuite par leur premier facteur.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Additionner les exposants dans une somme
2 points, et le même réflexe se reproduit à chaque ligne
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 23+24=27. »
Ce qu'il faut écrire
« 23+24=8+16=24, qui n'est pas une puissance de 2 : la règle des exposants ne vaut que pour un PRODUIT. »
Mis bout à bout, 23 et 24 s'arrêtent à 24. Le 27=128 annoncé est plus de cinq fois trop loin : la règle des exposants ne vaut que pour un produit.
Pourquoi : La règle am×an=am+n contient une addition d'exposants, ce qui donne l'impression qu'elle traite les sommes. Elle traite des produits, et rien d'autre.
2.Oublier que la parenthèse porte le signe
1,5 point, et le signe de toute l'expression qui suit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« −24=16, car une puissance paire est positive. »
Ce qu'il faut écrire
« −24=−(2×2×2×2)=−16 : l'exposant ne touche que le 2. C'est (−2)4 qui vaut 16. »
Pourquoi : L'exposant est de proximité : il ne s'applique qu'à ce qui le précède immédiatement, c'est-à-dire au chiffre, pas au signe.
3.Croire qu'un exposant négatif donne un nombre négatif
1 point, et un ordre de grandeur absurde dans tout problème de physique
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 10−3 est un nombre négatif. »
Ce qu'il faut écrire
« 10−3=1031=0,001 : c'est un nombre POSITIF, simplement plus petit que 1. »
10−1, 10−2, 10−3 se rapprochent de 0 par la DROITE, sans jamais le franchir : un exposant négatif donne un nombre plus petit que 1, pas un nombre négatif.
Pourquoi : Le signe moins ne porte pas sur le nombre mais sur l'exposant, où il signifie « on divise » et non « on retranche ».
4.Multiplier les exposants d'un produit
2 points, et un résultat trente fois trop grand
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 23×24=212. »
Ce qu'il faut écrire
« 23×24=27=128 : on ADDITIONNE les exposants d'un produit. C'est (23)4 qui vaut 212. »
23×24 met trois facteurs puis quatre bout à bout : sept en tout. Les douze facteurs, quatre paquets de trois, sont ceux de (23)4.
Pourquoi : Les deux écritures se ressemblent beaucoup à l'œil. Compter les facteurs répond sans règle : 23×24 aligne 3+4 facteurs, (23)4 en aligne 3×4.
5.Rendre une écriture scientifique non normalisée
1 point à chaque conversion, et souvent quatre par exercice
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 4300000=43×105, voilà son écriture scientifique. »
Ce qu'il faut écrire
« 4300000=4,3×106 : l'écriture scientifique exige UN SEUL chiffre non nul avant la virgule. »
Les trois écritures valent le même nombre, et une seule est scientifique : celle dont le facteur est compris entre 1 et 10, ici 4,3.
Pourquoi : L'égalité proposée est vraie, mais ce n'est pas une écriture scientifique. La consigne porte sur la forme, et c'est la forme qui est notée.
6.Oublier de renormaliser après un produit
1 point, alors que tout le calcul était juste
Ce qu'il ne faut pas écrire
« (5×104)×(4×103)=20×107, c'est fini. »
Ce qu'il faut écrire
« =20×107=2×108 : le facteur 20 dépasse 10, donc on décale la virgule et on augmente l'exposant de 1. »
Pourquoi : Le produit des facteurs sort presque toujours de l'intervalle autorisé. La renormalisation est une étape à part entière, à écrire sur sa propre ligne.
7.Additionner deux écritures scientifiques d'exposants différents
2 points, et un résultat deux fois trop grand
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3×105+4×104=7×105. »
Ce qu'il faut écrire
« 3×105+4×104=3×105+0,4×105=3,4×105 : on ramène d'abord à la même puissance de 10. »
Pourquoi : On additionne les facteurs comme on additionnerait des nombres de même unité, alors que les unités diffèrent d'un facteur 10. C'est exactement le problème du dénominateur commun, transposé.
8.Comparer deux nombres par leur facteur
1 point par comparaison, et tout le rangement de la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 9×103>2×105, car 9>2. »
Ce qu'il faut écrire
« 9×103=9000 et 2×105=200000, donc 9×103<2×105 : l'exposant décide en premier. »
Sur la frise des ordres de grandeur, 9×103 reste coincé sous 104 pendant que 2×105 dépasse la graduation suivante : le facteur 9 ne rattrape jamais deux rangs d'exposant.
Pourquoi : L'œil lit d'abord le chiffre de gauche, qui est justement celui qui ne décide pas. Le facteur ne tranche que si les deux exposants sont égaux.
Quelle méthode choisir
Quelle règle selon la forme de l'expression
On regarde l'opération qui relie les puissances, puis les bases. Rien d'autre ne décide.
Si un PRODUIT de deux puissances de même base → additionner les exposants
Exemple : 23×24=27
Si un QUOTIENT de deux puissances de même base → soustraire les exposants, celui du haut moins celui du bas
Exemple : 104107=103
un exposant qui devient négatif est normal et signale un résultat plus petit que 1
Si une puissance de puissance → multiplier les exposants
Exemple : (23)4=212
Si un produit de bases DIFFÉRENTES au même exposant → regrouper les bases sous un seul exposant
Exemple : 23×53=(2×5)3=103
Si une SOMME ou une différence de puissances → aucune règle ne s'applique : on calcule chaque puissance et on additionne
Exemple : 23+24=8+16=24
sauf en écriture scientifique, où l'on ramène d'abord les deux termes à la même puissance de 10
Si les bases diffèrent ET les exposants aussi, aucune règle n'existe : on calcule les deux puissances séparément.
Normaliser une écriture scientifique
On regarde le facteur écrit devant la puissance de 10, et lui seul.
Si le facteur est compris entre 1 et 10 → l'écriture est déjà scientifique, on ne touche à rien
Exemple : 4,3×106
Si le facteur est supérieur ou égal à 10 → décaler la virgule vers la GAUCHE et AUGMENTER l'exposant d'autant de rangs
Exemple : 20×107=2×108
Si le facteur est plus petit que 1 → décaler la virgule vers la DROITE et DIMINUER l'exposant d'autant de rangs
Exemple : 0,5×10−3=5×10−4
Si le nombre est écrit en toutes lettres ou en décimal → compter les rangs de déplacement de la virgule jusqu'au premier chiffre non nul
Exemple : 0,00072=7,2×10−4
vers la droite l'exposant est négatif, vers la gauche il est positif
Le contrôle est toujours le même : le produit a×10n doit rester égal au nombre de départ. Une virgule déplacée sans changer l'exposant le trahit aussitôt.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Calculer un produit en écriture scientifique
Quand l'utiliser : L'énoncé demande un produit ou un quotient de deux nombres donnés en écriture scientifique.
1Séparer les facteurs des puissances de 10 et l'écrire : (5×104)×(4×103)=(5×4)×(104×103).
2Calculer le produit des facteurs, puis appliquer la règle des exposants : 20×107.
3Renormaliser sur une ligne à part, en disant pourquoi : « 20 dépasse 10, donc on décale la virgule d'un rang ».
4Donner le résultat en écriture scientifique, et son ordre de grandeur si l'énoncé le demande.
Phrase de conclusion
« Donc (5×104)×(4×103)=2×108. »
Le piège : S'arrêter à 20×107. Le calcul est juste mais la forme demandée n'est pas atteinte, et c'est la forme qui est notée.
Barème : 0,5 point pour le regroupement, 1 point pour le calcul, 0,5 pour la renormalisation.
Additionner deux nombres en écriture scientifique
Quand l'utiliser : L'énoncé additionne ou soustrait deux nombres donnés avec des puissances de 10 différentes.
1Repérer la PLUS GRANDE des deux puissances de 10 : ici 105.
2Réécrire l'autre terme avec cette puissance, en déplaçant sa virgule : 4×104=0,4×105.
3Additionner les facteurs seulement, en gardant la puissance commune : (3+0,4)×105.
4Renormaliser si le facteur obtenu sort de l'intervalle entre 1 et 10, puis conclure.
Phrase de conclusion
« Donc 3×105+4×104=3,4×105. »
Le piège : Additionner directement les facteurs 3 et 4. C'est le même geste faux que d'additionner deux fractions sans dénominateur commun.
Barème : 1 point pour la mise à la même puissance de 10, 0,5 pour l'addition, 0,5 pour la forme finale.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le produit reste égal au nombre de départ
Après tout déplacement de virgule, recalculer a×10n mentalement : le nombre doit être inchangé.
20×107 et 2×108 valent tous deux 200000000. Un 2×106 trahirait un exposant modifié dans le mauvais sens.
Le compte des facteurs, sans aucune règle
En cas de doute entre additionner et multiplier les exposants, écrire la puissance en toutes lettres et compter les facteurs.
23×24 aligne trois puis quatre facteurs 2, donc sept ; (23)4 répète quatre fois un paquet de trois, donc douze.
Le signe attendu, annoncé avant le calcul
Avant de calculer une puissance, dire si le résultat sera positif ou négatif : base entre parenthèses ou non, exposant pair ou impair.
−24 doit être négatif car le moins est hors de la puissance ; un +16 trouvé ensuite se repère sans relire le calcul.
L'ordre de grandeur du résultat
Arrondir chaque facteur à un chiffre et refaire le calcul de tête : le résultat doit avoir le même exposant, à une unité près.
(5×104)×(4×103) vaut environ 20×107, soit 108 : une réponse en 1012 signale des exposants multipliés.
L'exercice type décortiqué
Une expression qui traverse toutes les règles
Calculer A=2×10−2(5×104)×(4×103) et donner le résultat en écriture scientifique.
Calculer ensuite B=3×105+4×104, puis comparer B à 9×103.
Étape 1
Numérateur : regrouper les facteurs d'un côté et les puissances de l'autre, (5×4)×(104×103)=20×107.
Pourquoi
Le regroupement est le seul geste qui permet d'appliquer une règle : tant que les facteurs et les puissances sont mélangés, aucune des quatre règles ne s'applique.
Étape 2
Diviser : 2×10−220×107=220×10−2107=10×109.
Pourquoi
Pour un quotient, on soustrait les exposants : 7−(−2)=9. Retirer un exposant négatif l'AJOUTE, exactement comme pour les nombres relatifs.
Étape 3
Renormaliser : 10×109=1×1010, donc A=1010.
Pourquoi
Le facteur 10 n'est pas dans l'intervalle autorisé, qui s'arrête juste avant 10. Un rang de virgule vers la gauche, un rang d'exposant en plus : le nombre ne change pas.
Étape 4
Pour B, ramener les deux termes à la même puissance : 4×104=0,4×105.
Pourquoi
On choisit la plus grande des deux puissances, ce qui donne un facteur plus petit que 1 pour l'autre terme, mais évite d'écrire des nombres à plusieurs chiffres.
Étape 5
Additionner les facteurs : B=(3+0,4)×105=3,4×105.
Pourquoi
Seuls les facteurs s'additionnent, la puissance commune se recopie. C'est la même mécanique que l'addition de fractions au même dénominateur.
Étape 6
Comparer : B=3,4×105 et 9×103. L'exposant 5 dépasse l'exposant 3, donc B>9×103.
Pourquoi
La comparaison se fait par l'exposant, jamais par le facteur. Le 9 est le plus grand chiffre visible et c'est précisément celui qui ne décide de rien.
Étape 7
Vérification : B=340000 et 9×103=9000, et A=10000000000.
Pourquoi
Réécrire les trois nombres en entier valide d'un coup la renormalisation, l'addition et la comparaison, sans refaire un seul calcul de puissance.
Conclusion rédigée
« Donc A=1010 et B=3,4×105, et B est bien supérieur à 9×103. »
L'erreur classique sur cet exercice : Écrire 10−2107=105, en additionnant 7 et −2 au lieu de soustraire. Le quotient soustrait les exposants, et soustraire −2 revient à ajouter 2 : le résultat est 109, cent mille fois plus grand.
À savoir par cœur
•a0=1 pour tout a non nul, et 10−n=10n1, qui reste POSITIF.
•(−2)4=16 et −24=−16 : la parenthèse décide de ce que l'exposant touche.
•Produit : on ADDITIONNE les exposants. Puissance de puissance : on les MULTIPLIE.
•Quotient : on SOUSTRAIT les exposants, celui du haut moins celui du bas.
•Aucune règle ne parle d'une somme : 23+24=24.
•Écriture scientifique : a×10n avec un SEUL chiffre non nul avant la virgule.
•Comparer, c'est regarder l'EXPOSANT d'abord, le facteur seulement ensuite.
Questions fréquentes
Est-ce que dix puissance moins trois est un nombre négatif ?
Non. Dix puissance moins trois vaut un divisé par mille, soit zéro virgule zéro zéro un : c'est un nombre positif, simplement plus petit que un. Le signe moins porte sur l'exposant et signifie qu'on divise, jamais qu'on retranche quelque chose au nombre.
Quand faut-il additionner et quand faut-il multiplier les exposants ?
On additionne les exposants pour un produit de deux puissances de même base, et on les multiplie pour une puissance de puissance. Deux puissance trois fois deux puissance quatre vaut deux puissance sept ; deux puissance trois, le tout à la puissance quatre, vaut deux puissance douze.
Comment écrire un nombre en écriture scientifique ?
On place la virgule juste après le premier chiffre non nul, puis on compte les rangs dont la virgule a bougé : ce nombre de rangs est l'exposant. Il est positif si la virgule est allée vers la gauche, négatif si elle est allée vers la droite. Quatre millions trois cent mille s'écrit quatre virgule trois fois dix puissance six.
Pourquoi quarante-trois fois dix puissance cinq n'est pas une écriture scientifique ?
Parce que l'écriture scientifique impose un seul chiffre non nul avant la virgule, donc un facteur compris entre un et dix. Quarante-trois en a deux. L'égalité reste vraie, mais la forme demandée n'est pas atteinte, et c'est la forme qui est notée.
Comment comparer deux nombres en écriture scientifique ?
On compare d'abord les exposants : le plus grand exposant donne le plus grand nombre, quel que soit le facteur. Ce n'est qu'à exposants égaux qu'on regarde les facteurs. Neuf fois dix puissance trois vaut neuf mille, donc bien moins que deux fois dix puissance cinq, qui vaut deux cent mille.
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Exercices corrigés : Puissances et écriture scientifique
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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Les puissances posent problème en quatrième à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. Les puissances et l'écriture scientifique reviennent en physique-chimie dès la quatrième, puis au brevet et au lycée : c'est un chapitre court, qu'il vaut mieux solidifier tout de suite.