Maths Seconde, programme français • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : les ensembles de nombres, les intervalles et la valeur absolue (Seconde, programme français)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques sur les ensembles de nombres, les intervalles et la valeur absolue, au niveau de la classe de Seconde du programme français. Elle couvre les ensembles N, Z, D, Q et R, les nombres décimaux, rationnels et irrationnels, la réunion et l'intersection d'intervalles, la valeur absolue lue comme une distance, l'encadrement décimal, l'arrondi et la troncature, et le raisonnement par l'absurde, en seize exercices répartis en quatre parties.
À la fin de la série, vous savez ranger un nombre dans le plus petit ensemble qui le contient (exercice 1), déterminer la réunion et l'intersection de deux intervalles (exercices 2 et 16), résoudre ∣x−a∣≤r et passer d'un intervalle à une valeur absolue dans les deux sens (exercice 3), encadrer, arrondir et tronquer (exercice 4), décider si une fraction est décimale et écrire en fraction un nombre dont le développement décimal est périodique (exercice 5), démontrer par l'absurde que 2 est irrationnel (exercice 6) et résoudre une inéquation du premier degré en intervalle (exercice 11).
Les problèmes donnent du corps aux intervalles : la tolérance d'une pièce usinée (exercice 9), deux capteurs dont les zones se chevauchent sur une piste (exercice 10), l'aire encadrée d'un bassin circulaire (exercice 14) et la bonne température d'un réfrigérateur (exercice 15). L'exercice 12 signale lui-même ses questions de nombres premiers comme approfondissement depuis le programme 2026.
Le fil de la série tient en une phrase : c'est l'ÉCRITURE qui décide, jamais l'affichage. Un nombre est décimal parce qu'on peut l'écrire avec un nombre fini de chiffres, pas parce que la calculatrice s'arrête ; une borne est incluse à cause du crochet écrit, pas de l'allure du dessin ; un quotient est décimal ou non selon sa forme irréductible, pas selon celle qu'on a sous les yeux. Les pièges désignés nommément : conclure « il y a un radical, donc c'est irrationnel » alors que (2+3)(2−3)=1 ; oublier une borne en résolvant ∣x−3∣≤5 ; appliquer la règle du dénominateur avant d'avoir simplifié la fraction ; croire l'affichage de la machine, qui donne toujours un décimal ; et, dans le tableau de l'exercice 16, l'intersection vide à un crochet près.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Les cinq ensembles s'emboîtent : N⊂Z⊂D⊂Q⊂R, et chaque inclusion est stricte.
•Un nombre est décimal quand il s'écrit 10na, a entier : son écriture décimale s'arrête.
•Une fraction IRRÉDUCTIBLE est décimale si et seulement si son dénominateur s'écrit 2a×5b. Cette règle est un approfondissement : elle repose sur la décomposition en facteurs premiers, sortie du programme de Seconde en 2026.
•Un rationnel a un développement décimal périodique, et réciproquement ; un irrationnel n'en a pas. Ce résultat général dépasse le programme de Seconde, qui en demande seulement l'observation sur des exemples.
•∣a−b∣ est la distance de a à b : ∣a−b∣=∣b−a∣ et ∣x∣≥0 toujours.
•∣x−a∣≤r équivaut à a−r≤x≤a+r, c'est-à-dire x∈[a−r;a+r] : centre a, rayon r.
•Réciproquement [m;M] s'écrit ∣x−a∣≤r avec a=2m+M et r=2M−m.
•∣x−a∣>r donne au contraire DEUX morceaux : ]−∞;a−r[∪]a+r;+∞[.
•Le crochet est toujours ouvert du côté de +∞ et de −∞.
•Une réunion de deux intervalles n'est un intervalle que s'ils se chevauchent ou se touchent.
•On additionne deux encadrements membre à membre ; on ne les multiplie que si toutes les bornes sont positives.
•Arrondir n'est pas tronquer : 0,4567 a pour arrondi 0,46 au centième et pour troncature 0,45.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Ranger un nombre dans le bon ensemble
Les cinq ensembles de nombres s'emboîtent : N⊂Z⊂D⊂Q⊂R. Un nombre appartient au plus petit ensemble dans lequel on sait l'ÉCRIRE, et non à celui que suggère la première écriture rencontrée.
1) Recopiez et complétez avec ∈ ou ∈/ : −3…N ; −3…Z ; 27…D ; 31…D ; 2…Q.
2) Donnez le plus petit ensemble contenant 1545.
3) Donnez le plus petit ensemble contenant 50−2.
4) Donnez le plus petit ensemble contenant (2+3)(2−3).
5) Donnez le plus petit ensemble contenant 218.
6) Pour chacune des quatre inclusions N⊂Z, Z⊂D, D⊂Q, Q⊂R, donnez un nombre qui est dans le grand ensemble et pas dans le petit.
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Réponses
1)−3∈/N, −3∈Z, 27∈D, 31∈/D, 2∈/Q
2)1545=3∈N
3)42∈R
4)1∈N
5)3∈N
6)−1, 0,5, 31, 2
1)
−3∈/N car N ne contient que les entiers positifs ; −3∈Z ; 27=3,5∈D car cette écriture décimale s'arrête ; 31∈/D car 0,333… ne s'arrête jamais, en revanche 31∈Q ; 2∈/Q, c'est démontré à l'exercice 6.
2)
1545=3. La barre de fraction n'interdit rien : le nombre est l'entier 3, donc 1545∈N. Répondre Q n'est pas faux, mais la question demande le PLUS PETIT ensemble.
3)
50=25×2=52, donc 50−2=52−2=42. Ce nombre est irrationnel : s'il était rationnel, 2=41×42 le serait aussi, ce qui est faux. Le plus petit ensemble est donc R. Vérification décimale : 42≈5,657.
4)
C'est la différence de deux carrés : (2+3)(2−3)=22−(3)2=4−3=1. Donc le nombre vaut 1 et 1∈N. Le piège est de conclure « il y a un radical, donc c'est irrationnel » : deux irrationnels peuvent avoir un produit entier.
5)
218=218=9=3, donc 218∈N. La règle utilisée est ba=ba, valable pour a≥0 et b>0.
6)
−1∈Z et −1∈/N ; 0,5∈D et 0,5∈/Z ; 31∈Q et 31∈/D ; 2∈R et 2∈/Q. Ces quatre exemples prouvent que les quatre inclusions sont STRICTES : à chaque étage, l'ensemble grandit vraiment. Une réponse sans exemple ne vaut aucun point, car c'est l'exemple qui démontre.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Un intervalle est l'ensemble des réels vérifiant un encadrement. Le crochet tourné vers l'intérieur inclut la borne, le crochet tourné vers l'extérieur l'exclut. Sur la figure, I=]−3;4] et J=[1;7[.
1) Traduisez en intervalle : −3<x≤4 ; x≥2 ; x<5.
2) Traduisez en inégalité sur x : [−1;3[ ; ]−∞;0].
3) Déterminez I∩J.
4) Déterminez I∪J.
5) Déterminez ]−∞;2]∩[2;+∞[.
6) Écrivez R privé de 3 comme une réunion de deux intervalles.
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Réponses
1)]−3;4], [2;+∞[, ]−∞;5[
2)−1≤x<3 ; x≤0
3)[1;4]
4)]−3;7[
5){2}
6)]−∞;3[∪]3;+∞[
1)
−3<x≤4 s'écrit ]−3;4] : crochet ouvert à gauche parce que l'inégalité est stricte, crochet fermé à droite parce qu'elle est large. x≥2 s'écrit [2;+∞[ et x<5 s'écrit ]−∞;5[. Le crochet est TOUJOURS ouvert du côté de l'infini : +∞ n'est pas un nombre, il ne peut pas appartenir à un ensemble de nombres.
2)
[−1;3[ se traduit par −1≤x<3 et ]−∞;0] par x≤0.
3)
I∩J est l'ensemble des x qui vérifient les DEUX conditions à la fois : −3<x≤4 et 1≤x<7. On garde la borne gauche la plus grande, 1, et la borne droite la plus petite, 4, chacune avec le crochet de l'intervalle dont elle vient : I∩J=[1;4]. Contrôle sur la figure : c'est la zone où les deux traits se superposent.
4)
Les deux intervalles se chevauchent, donc leur réunion est d'un seul morceau : on garde la borne gauche la plus petite et la borne droite la plus grande, soit I∪J=]−3;7[. Attention, cette règle ne vaut QUE parce qu'il y a chevauchement : [0;1]∪[5;6] ne se recolle pas.
5)
x≤2 et x≥2 obligent x=2 : l'intersection est {2}, l'ensemble réduit au seul nombre 2. Ce n'est pas l'ensemble vide, c'est l'erreur la plus fréquente ici ; ce n'est pas non plus un intervalle d'amplitude non nulle. On peut aussi l'écrire [2;2].
6)
R privé de 3 vaut ]−∞;3[∪]3;+∞[. Les deux crochets autour de 3 sont ouverts, sinon 3 reviendrait par une porte ou par l'autre. Cette écriture est celle du domaine de définition de x↦x−31 : elle servira toute l'année.
Exercice 3 : La valeur absolue est une distance
∣a−b∣ est la distance entre les nombres a et b sur la droite graduée. C'est la lecture qui rend les calculs rapides ; depuis la rentrée 2026, la valeur absolue est aussi une fonction de référence, étudiée dans la série sur les fonctions. La figure montre ∣x−3∣≤5.
1) Calculez ∣−7∣, ∣3−11∣, ∣11−3∣ et ∣2−1,5∣.
2) Résolvez ∣x−3∣=5.
3) Résolvez ∣x−3∣≤5 et donnez la réponse sous forme d'intervalle.
4) Résolvez ∣x+2∣<1.
5) Écrivez l'intervalle [1;9] sous la forme ∣x−a∣≤r.
6) Écrivez ]−∞;−1[∪]7;+∞[ à l'aide d'une valeur absolue.
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Réponses
1)7, 8, 8, 1,5−2≈0,0858
2){−2;8}
3)[−2;8]
4)]−3;−1[
5)∣x−5∣≤4
6)∣x−3∣>4
1)
∣−7∣=7. ∣3−11∣=∣−8∣=8 et ∣11−3∣=∣8∣=8 : les deux sont égaux, car la distance de 3 à 11 ne dépend pas du sens de lecture. ∣2−1,5∣=1,5−2 puisque 2≈1,414<1,5 : on enlève les barres en changeant le signe quand le contenu est négatif. Numériquement, cela vaut environ 0,0858.
2)
∣x−3∣=5 se lit « x est à la distance 5 du nombre 3 ». Il y a deux points à distance 5 de 3, un de chaque côté : x=3+5=8 et x=3−5=−2. L'ensemble des solutions est {−2;8}.
3)
∣x−3∣≤5 se lit « x est à une distance d'AU PLUS 5 du nombre 3 » : c'est le segment entre les deux points précédents, donc x∈[−2;8]. Le centre 3 et le rayon 5 se lisent directement dans l'écriture, sans aucun calcul de cas.
4)
On écrit d'abord x+2=x−(−2), donc ∣x+2∣ est la distance de x à −2, et non à 2. La condition ∣x+2∣<1 donne −3<x<−1, soit x∈]−3;−1[, crochets ouverts parce que l'inégalité est stricte. Confondre −2 et 2 ici coûte tout l'exercice.
5)
Le centre est le milieu des bornes : a=21+9=5. Le rayon est la demi-longueur : r=29−1=4. Donc [1;9] s'écrit ∣x−5∣≤4. Vérification aux bornes : ∣1−5∣=4 et ∣9−5∣=4, les deux extrémités sont bien à la distance annoncée.
6)
Cette réunion est l'ensemble des x situés à plus de 4 du centre 2−1+7=3, donc elle s'écrit ∣x−3∣>4. On retient la règle : ∣x−a∣≤r donne un segment d'un seul morceau, ∣x−a∣>r donne les deux morceaux qui restent. Le sens de l'inégalité décide de la FORME de la réponse, pas seulement de ses bornes.
Exercice 4 : Encadrer, arrondir, tronquer
Encadrer un réel à 10−n près, c'est le coincer entre deux décimaux distants de 10−n. La calculatrice, elle, ne fait que des calculs approchés : elle affiche un décimal à la place du nombre.
1) Donnez l'encadrement de 2 à 10−1, puis à 10−2, puis à 10−3 près.
2) Quelle est l'amplitude d'un encadrement à 10−3 près ?
3) Donnez l'arrondi et la troncature de 0,4567 au centième.
4) Une plaque mesure 12,3 cm sur 4,5 cm. Donnez son aire avec un nombre de chiffres significatifs adapté.
5) On sait que 1,41<2<1,42 et 1,73<3<1,74. Encadrez 2+3.
6) Avec les mêmes données, encadrez 6=2×3.
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Réponses
1)1,4<2<1,5 ; 1,41<2<1,42 ; 1,414<2<1,415
2)10−3
3)Arrondi 0,46, troncature 0,45
4)55 cm²
5)3,14<2+3<3,16
6)2,4393<6<2,4708
1)
1,4<2<1,5, puis 1,41<2<1,42, puis 1,414<2<1,415. Chaque ligne se contrôle en élevant au carré : 1,412=1,9881<2 et 1,422=2,0164>2, donc 2 est bien entre les deux. C'est le seul contrôle valable, puisqu'on n'a pas le droit d'invoquer l'affichage de la machine.
2)
L'amplitude est la différence des bornes, ici 10−3=0,001. C'est exactement ce que veut dire « à 10−3 près ».
3)
L'arrondi au centième de 0,4567 est 0,46, car le chiffre suivant est 6≥5 : on monte. La troncature au centième est 0,45 : on coupe sans regarder la suite. Les deux diffèrent, et une copie qui écrit « arrondi » en ayant tronqué perd le point.
4)
Le produit vaut 12,3×4,5=55,35, mais chaque mesure n'a que trois et deux chiffres significatifs. Annoncer 55,35 cm2 prétendrait connaître le centième de cm2 à partir de mesures au millimètre. On écrit 55 cm2, deux chiffres significatifs, comme la mesure la moins précise.
5)
On additionne les encadrements membre à membre, ce qui est toujours permis : 1,41+1,73<2+3<1,42+1,74, soit 3,14<2+3<3,16. Les incertitudes s'ajoutent : partis de deux encadrements à 0,01 près, on arrive à 0,02 près. La vraie valeur est environ 3,1463.
6)
Les quatre bornes sont strictement positives, donc on peut multiplier les encadrements membre à membre : 1,41×1,73<6<1,42×1,74, c'est-à-dire 2,4393<6<2,4708. La valeur 2,4495 est bien dedans. Cette règle exige la positivité : avec des nombres négatifs, multiplier deux encadrements membre à membre est faux.
Exercice 5 : Décimal, rationnel, ou ni l'un ni l'autre
Un nombre décimal est un nombre dont l'écriture décimale s'arrête. Un rationnel est un quotient de deux entiers. La question « ce quotient est-il décimal ? » se décide sur la forme IRRÉDUCTIBLE de la fraction, jamais sur celle qui est écrite.
1) 407 est-il décimal ? Justifiez et donnez son écriture décimale.
2) 125 est-il décimal ? Justifiez.
3) 5621 est-il décimal ? Attention à l'ordre des étapes.
4) On pose x=0,272727… Écrivez x sous forme de fraction irréductible.
5) On pose y=0,1666… Écrivez y sous forme de fraction irréductible.
6) Que peut-on dire du développement décimal d'un nombre rationnel ? Et de celui de 2 ?
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Réponses
1)Oui, 0,175
2)Non (12=22×3)
3)Oui : 83=0,375
4)x=113
5)y=61
6)Périodique à partir d'un rang ; celui de 2 ne l'est pas
1)
Oui. 407 est déjà irréductible et 40=23×5 : le dénominateur ne contient que des 2 et des 5. On peut donc le compléter en une puissance de 10 : 407=10007×25=1000175=0,175.
2)
Non. 125 est irréductible et 12=22×3 : le facteur 3 ne disparaîtra jamais, car aucune puissance de 10 n'est divisible par 3. L'écriture décimale 0,41666… ne s'arrête pas. La règle générale : une fraction irréductible est décimale si et seulement si son dénominateur s'écrit 2a×5b.
3)
Oui, et c'est le piège de l'exercice. En lisant 56=23×7 on conclurait « non » à cause du 7. Or il faut d'abord rendre la fraction IRRÉDUCTIBLE : 5621=8×73×7=83, dénominateur 8=23, donc 5621=0,375. La règle ne s'applique qu'après simplification.
4)
Le motif « 27 » a deux chiffres, on multiplie donc par 100 : 100x=27,272727… En soustrayant x=0,272727…, les parties décimales infinies s'effacent exactement et il reste 99x=27, d'où x=9927=113 après division par 9.
5)
Ici un chiffre ne se répète pas (1) et un chiffre se répète (6). On décale des deux façons : 10y=1,666… et 100y=16,666… La différence donne 90y=15, donc y=9015=61. On peut aussi faire 10y−y=1,5, d'où 9y=1,5 ; décaler de 10 ET de 100 évite seulement de garder une virgule dans la différence.
6)
Le développement décimal d'un rationnel est toujours périodique à partir d'un certain rang, éventuellement avec la période « 0 » quand le nombre est décimal. Réciproquement, un développement périodique se remet en fraction par la méthode des questions 4 et 5, donc représente un rationnel. Celui de 2 n'est pas périodique, puisque 2 n'est pas rationnel : c'est ce que démontre l'exercice 6.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Démontrer qu'un nombre n'est pas là où on le croit
Prouver qu'un nombre EST rationnel se fait en l'écrivant. Prouver qu'il ne l'est PAS demande un raisonnement par l'absurde : on suppose le contraire et on cherche l'impossibilité.
1) Soit n un entier. Démontrez que si n est impair, alors n2 est impair. Qu'en déduit-on pour un entier n tel que n2 est pair ?
2) On suppose que 2=qp avec p et q entiers, q=0, la fraction étant irréductible. Montrez que p2=2q2, puis que p est pair.
3) En écrivant p=2k, montrez que q est pair lui aussi, et concluez.
4) Rédigez la conclusion en une phrase de démonstration.
5) Démontrez de la même manière que 31 n'est pas un nombre décimal.
6) Le même raisonnement montrerait-il que 4 est irrationnel ? Dites précisément quelle étape tombe.
3)q2=2k2, donc q pair : contradiction avec l'irréductibilité
4)2 est irrationnel
5)10n=3a impossible : 31 n'est pas décimal
6)Non : « p2 multiple de 4⇒p multiple de 4 » est faux
1)
Si n est impair, il s'écrit n=2k+1 avec k entier. Alors n2=4k2+4k+1=2(2k2+2k)+1, qui est impair puisque 2k2+2k est entier. On vient de démontrer « n impair ⇒n2 impair » ; sa contraposée dit « n2 pair ⇒n pair », et une implication et sa contraposée sont vraies ensemble. C'est cette contraposée qui servira deux fois ci-dessous.
2)
De 2=qp on tire 2=q2p2 en élevant au carré, puis p2=2q2 en multipliant par q2. Donc p2 est le double d'un entier : p2 est pair. D'après la question 1, p est pair.
3)
On écrit p=2k. Alors p2=4k2, et l'égalité p2=2q2 devient 4k2=2q2, soit q2=2k2. Donc q2 est pair, donc q est pair. Or p et q sont tous les deux pairs : la fraction qp se simplifiait par 2, ce qui contredit l'hypothèse « irréductible ».
4)
« Supposons 2 rationnel. Il s'écrit alors qp sous forme irréductible, et l'on démontre que p et q sont tous deux pairs, ce qui contredit l'irréductibilité. L'hypothèse est donc fausse : 2 est irrationnel. » La contradiction doit être NOMMÉE, sinon la rédaction ne vaut rien.
5)
Supposons 31 décimal. Il s'écrit alors 10na avec a entier et n entier naturel, donc 10n=3a : 10n serait divisible par 3. Or 10n−1 s'écrit avec n chiffres 9, c'est donc un multiple de 3 : 10n vaut un multiple de 3 plus 1. Si 10n était aussi un multiple de 3, leur différence 1 en serait un, ce qui est faux. Contradiction, donc 31 n'est pas décimal.
6)
Non, et il faut dire où cela casse. L'étape qui tombe est la question 1 transposée à 4 : « p2 divisible par 4⇒p divisible par 4 » est FAUSSE, le contre-exemple p=2 suffit puisque p2=4. La démonstration de la question 1 utilise que 2 est PREMIER ; elle ne se recopie pas telle quelle. Et heureusement : 4=2 est bien rationnel.
Exercice 7 : Encadrer une racine par balayage
Voici la fonction Python qui encadre 2 en avançant par pas de 10−n jusqu'à dépasser. Elle rend la borne INFÉRIEURE de l'encadrement.
python
def balayage(n):
k = 0
while (k / 10**n) ** 2 < 2:
k = k + 1
return (k - 1) / 10**n
1) Faites tourner la fonction à la main pour n=1 : donnez les valeurs successives de 10k testées, et l'encadrement obtenu.
2) Combien de tours de boucle la fonction fait-elle pour n=1 ? Et pour n=2 ?
3) Pourquoi le test porte-t-il sur (10nk)2<2 et non sur 10nk<2 ?
4) Que faut-il changer pour encadrer 5 ?
5) Un élève remplace la boucle par « x vaut 0 ; tant que x2<2, x devient x+0,1 ». Quel défaut cette version introduit-elle ?
6) Pourquoi cette boucle s'arrête-t-elle toujours ?
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Réponses
1)1,4<2<1,5
2)15 tours, puis 142 tours
3)On ne peut pas utiliser 2, qu'on cherche
4)Remplacer 2 par 5 : 2,2<5<2,3
5)Accumulation des erreurs d'arrondi sur 0,1
6)k croît sans borne, donc (k/10n)2 dépasse 2
1)
On teste 0, 0,1, ..., jusqu'à 1,4 dont le carré 1,96 est encore inférieur à 2, puis 1,5 dont le carré 2,25 dépasse : la boucle s'arrête avec k=15 et la fonction rend 1014=1,4. L'encadrement est 1,4<2<1,5.
2)
La boucle s'arrête au premier k tel que (10k)2≥2, c'est-à-dire k=15 : elle a fait 15 tours, de k=0 à k=14. Pour n=2, le premier dépassement est k=142 car 1,412=1,9881<2 et 1,422=2,0164>2 : 142 tours. Le coût est multiplié par 10 à chaque décimale gagnée, ce qui explique qu'on préfère la dichotomie pour un grand n.
3)
Parce que 2 est précisément le nombre qu'on cherche : écrire le test avec 2 reviendrait à supposer connu ce que l'algorithme doit produire. Élever au carré remplace une comparaison avec un irrationnel par une comparaison avec l'entier 2, ce qui est licite car les deux membres sont positifs et la fonction carré est croissante sur [0;+∞[.
4)
Il suffit de remplacer le 2 du test par 5. Rien d'autre ne change : le pas, le compteur et la valeur rendue sont indépendants du nombre visé. Pour n=1 on obtiendrait 2,2<5<2,3, puisque 2,22=4,84<5 et 2,32=5,29>5.
5)
L'ajout répété de 0,1 accumule les erreurs d'arrondi, car 0,1 n'a pas d'écriture binaire finie dans la machine : après quatorze additions, x ne vaut pas exactement 1,4 mais une valeur voisine, et le résultat peut dépendre du nombre de tours. Dans la fonction, chaque valeur testée est recalculée à partir de l'entier exact k : elle ne porte qu'une erreur d'arrondi, au lieu d'en accumuler une par tour. C'est la même leçon que dans tout le chapitre : l'écriture exacte d'abord, la valeur approchée à la fin.
6)
Parce que la suite des 10nk croît sans borne : leurs carrés aussi, donc ils finissent par dépasser 2. Une boucle « tant que » qui ne progresserait pas vers sa condition d'arrêt tournerait indéfiniment ; ici k augmente de 1 à chaque tour, ce qui garantit l'arrêt.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Tout nombre qui s'écrit avec une virgule est un nombre décimal. »
2) « Pour tout réel x, ∣x∣=x. »
3) « [2;5]∪[7;9] est un intervalle. »
4) « La calculatrice affiche 2=1,414213562, donc 2 est un nombre décimal. »
5) « ∣x−3∣≤5 équivaut à x≤8. »
Voir la correction
Réponses
1)Faux : 0,333… n'est pas décimal
2)Faux : ∣−5∣=5
3)Faux : 6 n'y est pas
4)Faux : 2≈1,414213562, irrationnel
5)Faux : ∣x−3∣≤5⟺x∈[−2;8]
1)
FAUX. Un décimal est un nombre dont l'écriture décimale s'ARRÊTE. 0,333… et π=3,14159… s'écrivent avec une virgule sans être décimaux. Énoncé correct : un nombre est décimal lorsqu'il s'écrit 10na avec a entier, autrement dit lorsque son écriture décimale a un nombre fini de chiffres après la virgule.
2)
FAUX. C'est vrai seulement pour x≥0. Pour x=−5, ∣−5∣=5 et non −5. Énoncé correct : ∣x∣=x si x≥0 et ∣x∣=−x si x<0 ; dans tous les cas ∣x∣≥0. Écrire ∣x∣=−x ne signifie pas que le résultat est négatif : si x=−5, alors −x=5.
3)
FAUX. Un intervalle contient tous les nombres compris entre deux de ses éléments. Ici 2 et 7 appartiennent à la réunion, mais 6, qui est entre les deux, n'y appartient pas. Énoncé correct : cette réunion n'est pas un intervalle, elle est en deux morceaux ; une réunion de deux intervalles n'est un intervalle que s'ils se chevauchent ou se touchent.
4)
FAUX. La calculatrice affiche une valeur APPROCHÉE, arrondie à dix chiffres. Le carré du nombre affiché vaut 1,999999998… et non 2. Énoncé correct : 1,414213562 est un décimal proche de 2, mais 2 est irrationnel, donc a fortiori pas décimal. Le bon symbole est ≈, pas =.
5)
FAUX. Il manque la moitié de la condition. x=−100 vérifie x≤8, mais ∣−100−3∣=103 n'est pas inférieur à 5. Énoncé correct : ∣x−3∣≤5 équivaut à −2≤x≤8, c'est-à-dire x∈[−2;8]. Une valeur absolue inférieure à un nombre donne TOUJOURS un encadrement à deux bornes.
Exercice 9 : Problème : la tolérance d'une pièce usinée
Un atelier usine des axes de diamètre nominal 12,50 mm. Le plan impose ∣d−12,50∣≤0,04, où d est le diamètre mesuré en millimètres.
1) Écrivez sous forme d'intervalle l'ensemble des diamètres acceptés.
2) Une pièce mesure 12,53 mm. Est-elle acceptée ?
3) Une pièce mesure 12,55 mm. Est-elle acceptée ? De combien dépasse-t-elle la tolérance ?
4) Un second contrôle impose en plus d≥12,48. Donnez le nouvel intervalle, puis écrivez-le sous la forme ∣d−a∣≤r.
5) Le pied à coulisse arrondit au centième et affiche 12,54. Quelles sont les valeurs réelles possibles de d ? Peut-on conclure que la pièce est acceptée ?
6) Quelle part de la cote nominale la tolérance totale représente-t-elle, en pourcentage ?
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Réponses
1)[12,46;12,54]
2)Acceptée (écart 0,03)
3)Refusée, de 0,01 mm
4)[12,48;12,54], soit ∣d−12,51∣≤0,03
5)d∈[12,535;12,545[ : on ne peut pas conclure
6)0,64%
1)
∣d−12,50∣≤0,04 signifie que d est à une distance d'au plus 0,04 de 12,50 : d∈[12,46;12,54]. Les deux bornes sont incluses, l'inégalité étant large ; une pièce à exactement 12,54 passe.
2)
∣12,53−12,50∣=0,03≤0,04 : la pièce est acceptée. On calcule l'écart, on le compare à la tolérance ; on ne regarde pas si le nombre « a l'air proche ».
3)
∣12,55−12,50∣=0,05>0,04 : la pièce est refusée. Elle dépasse la tolérance de 0,05−0,04=0,01 mm, soit un centième de millimètre. C'est aussi 12,55−12,54=0,01, la distance à la borne supérieure.
4)
On intersecte : [12,46;12,54]∩[12,48;+∞[=[12,48;12,54], la borne gauche la plus grande l'emporte. Le centre est 212,48+12,54=12,51 et le rayon 212,54−12,48=0,03, donc la condition s'écrit ∣d−12,51∣≤0,03. La cote de contrôle a bougé : elle n'est plus la cote nominale.
5)
Un affichage arrondi au centième à 12,54 correspond à d∈[12,535;12,545[. Une partie de cet intervalle, au-delà de 12,54, sort de la tolérance : on ne peut PAS conclure. L'affichage est un décimal choisi par l'appareil, il ne dit pas le nombre. Pour trancher il faut un instrument au millième.
6)
La tolérance totale est l'amplitude de l'intervalle, 12,54−12,46=0,08 mm. Rapportée à la cote nominale : 12,500,08=0,0064=0,64%. On divise l'amplitude entière, pas le rayon, sinon on annonce la moitié de la tolérance réelle.
Exercice 10 : Problème de synthèse : deux capteurs sur une piste
Une piste rectiligne est graduée en mètres. Un capteur A est placé à l'abscisse 20 et porte à 12 m ; un capteur B est placé à l'abscisse 38 et porte à 7 m. Un point d'abscisse x est couvert par un capteur lorsque sa distance à ce capteur ne dépasse pas la portée.
1) Écrivez avec une valeur absolue, puis sous forme d'intervalle, la zone couverte par A, puis celle couverte par B.
2) Déterminez la zone couverte par les DEUX capteurs, et écrivez-la sous la forme ∣x−a∣≤r.
3) Déterminez la zone couverte par AU MOINS UN capteur.
4) On déplace B à l'abscisse 50, portée inchangée. La zone couverte par au moins un capteur est-elle encore un intervalle ?
5) B étant revenu à sa place, un mobile part de l'abscisse 0 à la vitesse constante de 2,5 m/s. Entre quels instants est-il couvert par au moins un capteur ?
6) Si la vitesse était de 2 m/s, les deux instants seraient-ils décimaux ? Donnez alors un encadrement au millième de l'instant d'entrée dans la zone.
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Réponses
1)A : [8;32] ; B : [31;45]
2)[31;32], soit ∣x−31,5∣≤0,5
3)[8;45]
4)Non : [8;32]∪[43;57]
5)De 3,2 s à 18 s
6)Non : 42 et 2452 sont irrationnels ; 5,656<42<5,657
1)
Pour A : ∣x−20∣≤12, soit x∈[8;32] puisque 20−12=8 et 20+12=32. Pour B : ∣x−38∣≤7, soit x∈[31;45]. Le centre est la position du capteur, le rayon est la portée : l'écriture avec valeur absolue est ici la traduction directe de l'énoncé.
2)
« Les deux » est une intersection : [8;32]∩[31;45]=[31;32], borne gauche la plus grande et borne droite la plus petite. Son centre est 231+32=31,5 et son rayon 232−31=0,5, donc la zone s'écrit ∣x−31,5∣≤0,5. Le chevauchement ne mesure qu'un mètre.
3)
« Au moins un » est une réunion. Comme les deux intervalles se chevauchent, elle est d'un seul morceau : [8;32]∪[31;45]=[8;45]. On ne recolle ainsi que parce que 31≤32.
4)
Non. Avec B en 50, sa zone devient [43;57] et la réunion vaut [8;32]∪[43;57], en deux morceaux : le point d'abscisse 40 est entre deux points couverts sans l'être. Ce n'est donc plus un intervalle. Écrire [8;57] serait la faute classique.
5)
La position au temps t est x=2,5t, donc x∈[8;45] équivaut à 8≤2,5t≤45. En divisant les trois membres par 2,5, un nombre strictement positif, le sens des inégalités est conservé : 3,2≤t≤18. Le mobile est couvert entre 3,2 s et 18 s.
6)
L'instant d'entrée serait t=28=282=42, qui est irrationnel : 42 rationnel entraînerait 2 rationnel. De même, l'instant de sortie 245=2452≈31,82 est irrationnel. Aucun des deux n'est donc décimal, et aucune écriture décimale ne les donne exactement : on ne peut qu'encadrer. Comme 1,414<2<1,415, on multiplie par 4 et l'on obtient 5,656<42<5,660 ; en affinant à 1,41421<2<1,41422 on obtient 5,656<42<5,657. La réponse exacte s'écrit 42 secondes ; l'encadrement en donne une valeur utile, environ 5,66 s. L'une ne remplace pas l'autre.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Inéquations du premier degré et intervalles
Résolvez chaque inéquation dans R et donnez l'ensemble des solutions sous forme d'intervalle.
Deux règles seulement : ajouter ou retrancher ne change jamais le sens d'une inégalité, multiplier ou diviser par un nombre NÉGATIF le renverse.
1) 2x−3≤5
2) −3x+4<10
3) Résolvez le système formé des deux inéquations précédentes.
4) 1≤2x+5<4
5) Combien d'entiers vérifient le système de la question 3) ? Donnez le plus petit et le plus grand.
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Réponses
1)]−∞;4]
2)]−2;+∞[
3)]−2;4]
4)[−3;3[
5)6 entiers, de −1 à 4
1)
2x≤8, puis on divise par 2, positif : x≤4. Ensemble des solutions : ]−∞;4], crochet fermé en 4 parce que l'inégalité est large.
2)
−3x<6. On divise par −3, NÉGATIF, donc le sens se renverse : x>−2. Ensemble : ]−2;+∞[. Contrôle : x=0 donne 4<10 ✓, et x=−3 donne 13<10, faux ✓. Oublier le renversement donnerait x<−2, l'autre côté de la borne.
3)
Un système demande les DEUX conditions à la fois : c'est une intersection. ]−∞;4]∩]−2;+∞[=]−2;4]. On garde la borne gauche la plus grande avec son crochet, et la borne droite la plus petite avec le sien.
4)
On multiplie les trois membres par 2 : 2≤x+5<8, puis on retranche 5 : −3≤x<3. Ensemble : [−3;3[. Les crochets suivent les inégalités de départ, le premier large, le second stricte, car aucune opération n'a renversé le sens.
5)
Les entiers de ]−2;4] sont −1, 0, 1, 2, 3 et 4 : il y en a 6. Le plus petit est −1, car −2 est EXCLU par le crochet ouvert ; le plus grand est 4, qui est inclus.
Retenir la lecture des crochets : ils ne décorent pas l'intervalle, ils disent quelles valeurs sont solutions, et la question 5) montre qu'un crochet mal tourné change le compte des entiers.
Exercice 12 : Multiples, diviseurs et nombres premiers
Un nombre premier est un entier naturel qui a exactement deux diviseurs, 1 et lui-même. Tout entier supérieur ou égal à 2 se décompose de manière unique, à l'ordre des facteurs près, en produit de facteurs premiers.
Depuis la rentrée 2026, les nombres premiers et la décomposition en facteurs premiers ne sont plus au programme de Seconde : les questions 1) et 4) sont un approfondissement, comme la règle du dénominateur qui justifie 3). Les questions 2) et 5) se traitent sans elles.
1) Décomposez 360 et 84 en produits de facteurs premiers.
2) Écrivez 36084 sous forme irréductible.
3) Le nombre 36084 est-il décimal ? Justifiez.
4) Le nombre 391 est-il premier ? Jusqu'à quel entier suffit-il de tester les diviseurs ?
5) Démontrez que la somme de trois entiers consécutifs est toujours un multiple de 3.
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Réponses
1)360=23×32×5 ; 84=22×3×7
2)36084=307
3)Non : 30 contient le facteur 3
4)Non : 391=17×23 ; tester jusqu'à 19
5)3(n+1), multiple de 3
1)
On divise par les nombres premiers dans l'ordre : 360=2×180=22×90=23×45=23×32×5. Et 84=22×21=22×3×7. Contrôle : 8×9×5=360 ✓ et 4×3×7=84 ✓.
2)
On repère le diviseur commun 12 : 84=12×7 et 360=12×30, donc 36084=307. La décomposition de la question 1) donne le même résultat, avec 12=22×3. La fraction est irréductible : les seuls diviseurs positifs de 7 sont 1 et 7, et 7 ne divise pas 30.
3)
Non : le dénominateur de la forme IRRÉDUCTIBLE est 30=2×3×5, et le facteur 3 empêche de le compléter en une puissance de 10. D'ailleurs 307=0,2333…, écriture qui ne s'arrête pas.
4)
Si 391 avait un diviseur autre que 1 et lui-même, il en aurait un inférieur ou égal à 391≈19,8, car deux facteurs plus grands donneraient un produit plus grand. On teste donc les premiers jusqu'à 19 : 2, 3, 5, 7, 11, 13 ne divisent pas, mais 391=17×23. Le nombre 391 n'est PAS premier, et son plus petit diviseur premier est 17. Un nombre impair qui « a l'air premier » ne l'est pas forcément : il faut tester.
5)
Trois entiers consécutifs s'écrivent n, n+1, n+2 avec n entier. Leur somme vaut 3n+3=3(n+1), et n+1 est entier : la somme est un multiple de 3. Exemple : 7+8+9=24=3×8 ✓, et 8 est bien l'entier du milieu.
La décomposition en facteurs premiers est l'outil qui répond à trois questions à la fois : simplifier une fraction, décider si elle est décimale, et trouver les diviseurs communs.
Exercice 13 : Comparer et ranger des nombres réels
Pour comparer deux nombres, on dispose de trois méthodes : écrire les deux en décimal assez loin, étudier le signe de leur différence, ou comparer leurs carrés lorsqu'ils sont positifs.
1) Comparez 32 et 0,67.
2) Comparez 10 et 3,16 sans calculatrice.
3) Comparez 21 et 22.
4) Comparez 813 et 1,6.
5) Rangez dans l'ordre croissant : 32 ; 0,67 ; 0,45 ; 0,6777… (le 7 se répète indéfiniment).
Voir la correction
Réponses
1)32<0,67
2)10>3,16
3)Égaux
4)813>1,6
5)32<0,67<0,45<0,6777…
1)
32=0,6666… et 0,67=0,6700. Au chiffre des centièmes, 6<7 : donc 32<0,67. Par la différence : 0,67−32=300201−200=3001>0 ✓. Arrondir 32 à 0,67 fait croire à une égalité qui n'existe pas.
2)
Les deux nombres sont positifs, on compare les carrés : 3,162=9,9856<10=(10)2. La fonction carré étant croissante sur [0;+∞[, on conclut 3,16<10.
3)
On multiplie haut et bas par 2 : 21=2×22=22. Les deux nombres sont ÉGAUX ; ce sont deux écritures du même réel, environ 0,7071.
4)
813=1,625, écriture décimale finie puisque 8=23. Donc 813>1,6. Contrôle par la différence : 813−58=4065−64=401>0 ✓.
5)
On écrit chaque nombre avec quatre décimales : 32≈0,6667 ; 0,67=0,6700 ; 0,45≈0,6708 (car 0,672=0,4489<0,45<0,450241=0,6712) ; 0,6777…≈0,6778. Ordre croissant : 32<0,67<0,45<0,6777… Les quatre nombres tiennent dans un intervalle d'amplitude 0,012 : c'est pourquoi une seule décimale ne suffit pas.
Le point de méthode : on pousse l'écriture décimale jusqu'au premier chiffre qui DIFFÈRE, et quand un radical intervient on passe aux carrés, ce qui ne demande aucune calculatrice.
Exercice 14 : Problème : encadrer l'aire d'un bassin circulaire
Le rayon d'un bassin circulaire est mesuré au mètre ruban : on lit 3,2 m, à 0,05 m près. On utilise l'encadrement 3,14<π<3,15.
Tous les nombres manipulés sont positifs, ce qui autorise à multiplier les encadrements membre à membre.
1) Écrivez la condition sur le rayon r avec une valeur absolue, puis sous forme d'intervalle.
2) Encadrez r2.
3) Encadrez l'aire A=πr2 du bassin, en arrondissant la borne inférieure par défaut et la borne supérieure par excès, au centième.
4) Peut-on affirmer que l'aire dépasse 31 m² ? Qu'elle dépasse 33 m² ?
5) Avec une mesure à 0,005 m près, que devient l'amplitude de l'encadrement de r2 ?
Voir la correction
Réponses
1)∣r−3,2∣≤0,05, r∈[3,15;3,25]
2)9,9225≤r2≤10,5625
3)31,15<A<33,28 m²
4)Plus de 31 m² : oui ; plus de 33 m² : on ne peut pas conclure
5)0,064
1)
« 3,2 à 0,05 près » signifie que la distance de r à 3,2 est au plus 0,05 : ∣r−3,2∣≤0,05, soit r∈[3,15;3,25].
2)
Les bornes sont positives et la fonction carré est croissante sur [0;+∞[ : 3,152≤r2≤3,252, soit 9,9225≤r2≤10,5625.
3)
On multiplie les encadrements de π et de r2 membre à membre, tout étant positif : 3,14×9,9225<A<3,15×10,5625, c'est-à-dire 31,15665<A<33,271875. Pour garder un encadrement VRAI après arrondi, on arrondit la borne basse vers le bas et la borne haute vers le haut : 31,15<A<33,28. Arrondir 33,2719 à 33,27 donnerait une borne qui pourrait être dépassée.
4)
Oui pour 31 m² : même la borne inférieure 31,15 dépasse 31. Pour 33 m², on ne peut pas l'affirmer : l'aire réelle peut se trouver entre 31,15 et 33, rien ne permet de conclure. Un encadrement répond par oui, par non, ou par « on ne sait pas », et la troisième réponse est aussi une réponse mathématique.
5)
Pour r∈[3,2−e;3,2+e], l'amplitude de l'encadrement de r2 vaut (3,2+e)2−(3,2−e)2=4×3,2×e=12,8e (différence de deux carrés). Avec e=0,05 on retrouve 0,64, et avec e=0,005 elle tombe à 0,064 : dix fois plus de précision sur la mesure donne dix fois plus de précision sur r2.
Le fil : un encadrement se propage d'opération en opération, et l'incertitude grossit à chaque étape. On ne peut jamais annoncer plus de précision sur l'aire que la mesure du rayon n'en contient.
Exercice 15 : Problème : conserver des produits au froid
On range trois produits dans un même réfrigérateur. Le lait se conserve pour une température T, en degrés Celsius, telle que 0≤T≤6. Le poisson exige ∣T−1∣≤2. Les légumes exigent ∣T−7∣<4.
1) Écrivez sous forme d'intervalle les températures acceptées par le poisson, puis par les légumes.
2) Quelles températures conviennent à la fois au lait et au poisson ?
3) Existe-t-il une température qui convienne aux trois produits ?
4) Le réfrigérateur est réglé sur 2 °C, mais sa température fluctue de 1,5 °C autour de ce réglage. Donnez l'intervalle des températures réelles. Le lait est-il toujours bien conservé ? Le poisson ?
5) Un meilleur appareil fluctue de 1 °C seulement autour de son réglage T0. Pour quelles valeurs de T0 le lait ET le poisson sont-ils toujours bien conservés ?
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Réponses
1)Poisson [−1;3], légumes ]3;11[
2)[0;3]
3)Non : l'intersection est vide
4)[0,5;3,5] : lait oui, poisson non
5)T0∈[1;2]
1)
∣T−1∣≤2 : T est à au plus 2 degrés de 1, donc T∈[−1;3]. ∣T−7∣<4 : T est à MOINS de 4 degrés de 7, donc T∈]3;11[, crochets ouverts car l'inégalité est stricte.
2)
« À la fois » est une intersection : [0;6]∩[−1;3]=[0;3].
3)
Il faudrait T∈[0;3]∩]3;11[. La seule valeur candidate au contact est 3, acceptée par le lait et le poisson mais REFUSÉE par les légumes, puisque leur intervalle est ouvert en 3. L'intersection est vide : aucune température ne convient aux trois. Le crochet ouvert décide de toute la réponse.
4)
Températures réelles : ∣T−2∣≤1,5, soit T∈[0,5;3,5]. Pour le lait, [0,5;3,5]⊂[0;6] : toujours bien conservé. Pour le poisson, la température peut monter jusqu'à 3,5>3 : il n'est PAS toujours bien conservé. Vérifier une inclusion, c'est comparer les deux bornes, pas seulement le réglage.
5)
Les températures réelles forment [T0−1;T0+1], qui doit être inclus dans [0;3]. Il faut T0−1≥0 et T0+1≤3, soit 1≤T0≤2. Le réglage doit être dans [1;2]. Contrôle : pour T0=2, on obtient [1;3]⊂[0;3] ✓ ; pour T0=2,1, la borne 3,1 sort ✓.
Trois mots, trois opérations : « et » donne une intersection, « ou » une réunion, « toujours » une inclusion. Traduire le mot avant de calculer évite l'essentiel des erreurs.
Partie D : le tableau des intervalles (/10)
Exercice 16 : Réunions et intersections : le tableau à compléter
Complétez le tableau : pour chaque ligne, déterminez la réunion I∪J et l'intersection I∩J, puis représentez I et J sur une même droite graduée. Écrivez chaque résultat sous forme d'intervalle quand c'est possible ; sinon, utilisez R, ∅ ou un ensemble écrit entre accolades.
Dans les cases, un intervalle se tape avec un point-virgule et « inf » pour l'infini, par exemple ]-inf;3]. Quatre lignes cachent un piège : repérez-les avant de calculer.
Ligne
Intervalle I
Intervalle J
I∪J
I∩J
1
[−7;1[
[−3;6]
2
]−∞;3[
[−1;8[
3
[−2;+∞[
]−∞;4]
4
]−∞;5[
]−1;2[
5
]−6;1]
[1;4]
6
]−6;1]
]1;4]
1) Ligne 1 : I=[−7;1[ et J=[−3;6]. Déterminez I∪J et I∩J.
2) Ligne 2 : I=]−∞;3[ et J=[−1;8[. Déterminez I∪J et I∩J.
3) Ligne 3 : I=[−2;+∞[ et J=]−∞;4]. Déterminez I∪J et I∩J.
4) Ligne 4 : I=]−∞;5[ et J=]−1;2[. Déterminez I∪J et I∩J.
5) Ligne 5 : I=]−6;1] et J=[1;4]. Déterminez I∪J et I∩J.
6) Ligne 6 : I=]−6;1] et J=]1;4]. Déterminez I∪J et I∩J.
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Réponses
1)I∪J=[−7;6] ; I∩J=[−3;1[
2)I∪J=]−∞;8[ ; I∩J=[−1;3[
3)I∪J=R ; I∩J=[−2;4]
4)J⊂I : I∪J=]−∞;5[ ; I∩J=]−1;2[
5)I∪J=]−6;4] ; I∩J={1}
6)I∪J=]−6;4] ; I∩J=∅
1)
Les deux intervalles se chevauchent. Réunion : on garde la plus petite borne gauche, −7, avec le crochet de I, et la plus grande borne droite, 6, avec le crochet de J : I∪J=[−7;6]. Intersection : la plus grande borne gauche, −3, crochet de J, et la plus petite borne droite, 1, crochet de I : I∩J=[−3;1[. Le crochet reste OUVERT en 1, parce que 1 n'appartient pas à I, donc ne peut pas appartenir à l'intersection.
2)
Réunion : I part de −∞, donc la réunion aussi, et elle s'arrête à la plus grande borne droite : I∪J=]−∞;8[. Intersection : I∩J=[−1;3[, fermé en −1 parce que −1∈J et −1∈I, ouvert en 3 parce que 3∈/I. Du côté de l'infini, le crochet est toujours ouvert.
3)
Premier piège : la réunion n'est PAS un intervalle borné. Un réel x qui n'est pas dans I vérifie x<−2, donc x≤4, donc il est dans J : tout réel est dans l'un ou l'autre, et I∪J=R. On peut aussi l'écrire ]−∞;+∞[. Intersection : −2≤x≤4, soit I∩J=[−2;4].
4)
Deuxième piège : J=]−1;2[ est entièrement CONTENU dans I=]−∞;5[, puisque tout x compris entre −1 et 2 est inférieur à 5. La réunion n'ajoute rien à I : I∪J=I=]−∞;5[. L'intersection ne retire rien à J : I∩J=J=]−1;2[. Répondre ]−1;5[ ou ]−∞;2[, en mélangeant les bornes, est l'erreur type : on applique la règle du chevauchement sans regarder la figure.
5)
Réunion : ]−6;1] et [1;4] se touchent en 1, qui appartient aux deux : la réunion est d'un seul morceau, I∪J=]−6;4]. Troisième piège, l'intersection : un réel à la fois ≤1 et ≥1 vaut exactement 1, et 1 est bien dans I ET dans J. Donc I∩J={1}, l'ensemble qui contient le seul nombre 1. Ce n'est PAS l'ensemble vide.
6)
Un seul crochet a changé par rapport à la ligne 5 : J=]1;4] exclut maintenant 1. Réunion : 1 reste dans I, et tout réel de ]1;4] est dans J, donc rien ne manque : I∪J=]−6;4], exactement comme à la ligne 5. Intersection : il faudrait x≤1 et x>1, c'est impossible, donc I∩J=∅. Le seul point commun de la ligne 5 a disparu avec le crochet.
Méthode pour tout le tableau : représenter d'abord I et J l'un au-dessus de l'autre, comme sur la figure. L'intersection est la zone où les deux traits se superposent, la réunion la zone couverte par au moins un trait ; les crochets se lisent ensuite borne par borne, en se demandant si ce nombre précis appartient à I, à J, aux deux ou à aucun.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
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