Seconde, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés sur les identités remarquables (Seconde)
Ces quinze exercices corrigés, précédés d'une liste de calculs, portent sur les trois identités remarquables, (a+b)2, (a−b)2 et (a−b)(a+b), au niveau de la seconde. La troisième a sa propre série sur le même chapitre ; celle-ci reprend les trois égalités avec les outils de la seconde, les racines carrées et le minimum lu sur une forme donnée ; compléter le carré soi-même, à l'exercice 6, est signalé comme un outil de Première.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix développements à calculer directement avec les identités remarquables, comme dans les listes des manuels : carrés (6x+5)2 et (9x−4)2, produit (7x+11)(7x−11), coefficients fractionnaires comme (x+32)2, racines carrées comme (6+2)2 et (11−3)(11+3), puis deux expressions à réduire, chacune vérifiée en direct.
À la fin de la série, vous savez développer en nommant a et b (exercice 1), lire la différence de deux carrés dans les deux sens (exercice 2), factoriser un carré parfait après avoir cherché le facteur commun (exercice 3), y compris avec des racines (exercice 12), calculer de tête 1012 ou 532−472 et rendre entier le dénominateur de 3−11 (exercice 4), résoudre une équation en factorisant puis par la règle du produit nul (exercice 5), lire le minimum d'une expression sur une forme donnée, et découvrir la complétion du carré, au programme de Première (exercice 6) et démontrer une propriété des entiers (exercices 7 et 15). Les problèmes appliquent tout cela à une terrasse agrandie (exercice 9), à l'aire d'une rondelle métallique (exercice 10), au carré d'une somme de trois termes (exercice 13) et au rectangle d'aire maximale à périmètre fixé (exercice 14).
Le fil de la série tient en une phrase : avant de calculer quoi que ce soit, il faut DIRE ce que valent a et b. Dans (3x+4)2, le nombre a n'est ni 3 ni x, c'est le bloc 3x tout entier ; dans 9x2−25, c'est 3x et 5 ; et en seconde, dans x2−5, c'est x et 5. Trois pièges reviennent d'un exercice à l'autre et sont désignés à chaque fois : le carré du coefficient, (3x)2 valant 9x2 et non 3x2 ; le dernier terme d'un carré, toujours positif, même quand le signe du milieu est négatif ; et la somme x2+k avec k>0, qui ne s'annule jamais et ne s'écrit donc pas comme un produit de facteurs du premier degré, contrairement à la différence (exercices 2 et 8).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•(a+b)2=a2+2ab+b2 et (a−b)2=a2−2ab+b2 : le dernier terme est toujours positif.
•(a−b)(a+b)=a2−b2 : une différence de deux carrés se factorise. Une somme a2+b2 avec b constant non nul ne s'annule jamais, donc ne s'écrit pas comme un produit de facteurs du premier degré.
•Le carré porte sur le bloc entier : (3x)2=9x2, coefficient compris.
•Un carré parfait se reconnaît à trois conditions : premier terme carré, dernier terme carré positif, terme du milieu égal au double produit.
•Pour factoriser, on cherche d'abord un facteur commun, et seulement ensuite une identité.
•Un signe moins devant une parenthèse change le signe de chacun des termes qu'elle contient.
•Règle du produit nul : un produit est nul si et seulement si l'un au moins de ses facteurs est nul. Elle ne vaut que pour zéro.
•x2=k a deux solutions si k>0, une seule si k=0, aucune si k<0.
•En seconde, (k)2=k pour k positif : x2−5=(x−5)(x+5).
•Compléter le carré (au programme de Première, second degré) : dans x2+px, on reconnaît le début de (x+2p)2, dont on retranche l'excédent.
•Un carré n'est jamais négatif : c'est ce qui donne les minimums et les inégalités.
•Un contre-exemple numérique suffit à réfuter une égalité ; aucun nombre d'exemples ne suffit à la prouver.
Calculs : les développements à calculer
Exercice 0.1 : Développer avec les identités remarquables : dix calculs directs
Développez et réduisez chaque expression à l'aide des identités remarquables, puis donnez les coefficients demandés de la forme réduite. Le « coefficient de x » est le nombre devant x, le « terme constant » est le nombre seul ; un terme absent vaut 0. Pour g), écrivez le résultat sous la forme p+q3 et donnez p et q.
Une seule méthode pour les dix lignes : reconnaître l'identité, ÉCRIRE ce que valent a et b en blocs, remplacer, puis réduire. En Seconde, le bloc peut être une fraction, comme a=3x, ou une racine carrée, comme b=3 : on élève au carré le bloc TOUT ENTIER, et l'on utilise (k)2=k et 12=23. Pour les deux dernières lignes, on développe chaque morceau entre parenthèses avant de réduire.
a) (6x+5)2
b) (9x−4)2
c) (7x+11)(7x−11)
d) (x+32)2
e) (3x−6)2
f) (x+3)2
g) (6+2)2
h) (11−3)(11+3)
i) (4x+3)2−(4x−3)2
j) (x+5)2+(2x+1)(2x−1)
Voir la correction
Réponses
a)36x2+60x+25 ; 60 et 25
b)81x2−72x+16 ; −72 et 16
c)49x2−121 ; 49 et −121
d)x2+34x+94 ; 34≈1,333 et 94≈0,444
e)9x2−4x+36 ; 91≈0,111 et −4
f)x2+23x+3 ; 23≈3,464 et 3
g)8+43 ; p=8 et q=4
h)11−9=2
i)48x ; 48 et 0
j)5x2+10x+24 ; 5 et 24
Le geste qui décide de tout : écrire a et b AVANT de développer, et élever au carré le bloc entier. C'est ce qui évite les trois erreurs du chapitre, (6x)2=6x2, l'oubli du double produit, et (3x)2=3x2.
a)
a=6x, b=5 : (6x)2+2×6x×5+52=36x2+60x+25. Coefficient de x : 60 ; terme constant : 25. Piège : oublier le double produit et écrire 36x2+25.
b)
a=9x, b=4 : (9x)2−2×9x×4+42=81x2−72x+16. Coefficient de x : −72 ; terme constant : +16, car un carré est toujours positif.
c)
a=7x, b=11 : (7x)2−112=49x2−121. Coefficient de x2 : 49 ; terme constant : −121. Les termes croisés −77x et +77x s'annulent.
d)
a=x, b=32 : x2+2×x×32+(32)2=x2+34x+94. Coefficient de x : 34≈1,333 ; terme constant : 94≈0,444. Piège : (32)2=34, en n'élevant que le numérateur.
e)
a=3x, b=6 : (3x)2−2×3x×6+36=9x2−4x+36. Coefficient de x2 : 91≈0,111 ; coefficient de x : −4. Piège : (3x)2=3x2 ; le 3 du dénominateur est lui aussi au carré.
f)
a=x, b=3 : x2+23x+(3)2=x2+23x+3. Coefficient de x : 23≈3,464 ; terme constant : 3, car (3)2=3.
g)
a=6, b=2 : 6+262+2=8+212. Or 12=4×3=23, donc (6+2)2=8+43 : p=8, q=4. Piège : écrire (6+2)2=6+2=8, en oubliant le double produit.
h)
a=11, b=3 : (11)2−32=11−9=2. Le produit de deux nombres irrationnels est ici un entier : c'est toute l'utilité de cette identité pour rendre un dénominateur entier.
i)
On développe chaque carré entre parenthèses : (16x2+24x+9)−(16x2−24x+9)=16x2+24x+9−16x2+24x−9=48x. Coefficient de x : 48 ; terme constant : 0. Piège : ne changer que le signe de 16x2 en ôtant la parenthèse, ce qui annule les termes en x et donne 18 au lieu de 48x.
j)
(x+5)2=x2+10x+25 et (2x+1)(2x−1)=4x2−1. Somme : x2+10x+25+4x2−1=5x2+10x+24. Coefficient de x2 : 5 ; terme constant : 24.
Contrôle : on remplace x par 1 dans l'expression de départ et dans la forme réduite, et l'on doit trouver le même nombre. Pour j) : 62+3×1=39 et 5+10+24=39 ; pour e) : (31−6)2=9289 et 91−4+36=9289.
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Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Nommer a et b avant de développer
Les trois identités remarquables s'écrivent avec deux lettres seulement : (a+b)2=a2+2ab+b2, (a−b)2=a2−2ab+b2 et (a−b)(a+b)=a2−b2.
Tout le chapitre tient dans un geste : DIRE ce que valent a et b avant d'écrire quoi que ce soit. Dans (3x+4)2, le nombre a n'est ni 3 ni x : c'est le bloc 3x tout entier, donc a2=9x2.
La figure ci-dessous est un carré de côté a. On y a découpé quatre morceaux numérotés de 1 à 4 ; le morceau 1 est un carré de côté a−b.
1) Dans (3x+4)2, dites ce que valent a et b, puis développez et réduisez.
2) Dans (5x−2)2, dites ce que valent a et b, puis développez et réduisez.
3) Développez et réduisez (4−3x)2. Attention à l'ordre des deux termes.
4) Sur la figure, donnez l'aire de chacun des quatre morceaux en fonction de a et de b, puis déduisez-en l'aire du morceau 1 et l'identité (a−b)2=a2−2ab+b2.
5) Un élève écrit (5x−2)2=5x2−20x+4. Calculez les deux membres pour x=1, puis dites exactement quelle étape il a sautée.
6) Développez et réduisez E=(x+3)2−(x−3)2, puis vérifiez le résultat pour x=2.
Ici a=3x et b=4. C'est la seule chose à écrire avant de calculer, et c'est elle qui décide de tout. On applique alors (a+b)2=a2+2ab+b2 : a2=(3x)2=32×x2=9x2, le double produit vaut 2×3x×4=24x, et b2=16. Donc (3x+4)2=9x2+24x+16. Vérification pour x=1 : la forme de départ vaut 72=49 et la forme développée vaut 9+24+16=49. Prenez l'habitude de tester avec x=1, cela coûte trois secondes et attrape presque toutes les erreurs.
2)
Ici a=5x et b=2, et le signe moins est DANS l'identité, pas dans b. On applique (a−b)2=a2−2ab+b2 : a2=25x2, le double produit vaut 2×5x×2=20x, et b2=4. Donc (5x−2)2=25x2−20x+4. Le dernier terme est POSITIF, toujours : c'est le carré de 2, et un carré ne peut pas être négatif. Vérification pour x=1 : 32=9 d'un côté, 25−20+4=9 de l'autre.
3)
L'expression (4−3x)2 se lit avec a=4 et b=3x, dans cet ordre : a2=16, le double produit vaut 2×4×3x=24x, et b2=9x2. Donc (4−3x)2=16−24x+9x2, que l'on écrit aussi 9x2−24x+16. Remarquez que (4−3x)2 et (3x−4)2 donnent le même résultat : deux nombres opposés ont le même carré. C'est vrai pour le carré, et seulement pour lui ; pour la différence de carrés, l'ordre changera le signe.
4)
Le morceau 2 est un rectangle de dimensions b et a−b, donc son aire vaut b(a−b)=ab−b2. Le morceau 3 a les mêmes dimensions, donc la même aire. Le morceau 4 est un carré de côté b, son aire vaut b2. Le grand carré a pour aire a2, donc le morceau 1 a pour aire a2−2(ab−b2)−b2=a2−2ab+2b2−b2=a2−2ab+b2. Or le morceau 1 est le carré de côté a−b, donc son aire vaut aussi (a−b)2. Les deux écritures désignent la même surface : (a−b)2=a2−2ab+b2. Le dessin explique pourquoi le +b2 final est positif : en retirant les deux rectangles, on a retiré DEUX FOIS le petit carré du coin, il faut donc le rendre une fois.
5)
Pour x=1, le membre de gauche vaut (5−2)2=32=9, tandis que le membre de droite vaut 5−20+4=−11. Un carré ne peut pas être négatif : l'égalité est fausse, et un seul contre-exemple suffit à le prouver. L'étape sautée est le carré du COEFFICIENT : l'élève a posé a=5x pour le double produit, ce qui lui a bien donné 20x, mais il a écrit a2=5x2 au lieu de (5x)2=25x2. Le carré porte sur le bloc entier, coefficient compris. Cette erreur coûte cher parce qu'elle passe inaperçue : le reste de la ligne est juste.
6)
On développe les deux carrés séparément : (x+3)2=x2+6x+9 et (x−3)2=x2−6x+9. Il faut ensuite soustraire la SECONDE EXPRESSION ENTIÈRE, donc changer les trois signes : E=x2+6x+9−x2+6x−9=12x. Les carrés se suppriment, les 9 aussi, et il ne reste que les deux doubles produits qui s'additionnent. Vérification pour x=2 : 52−(−1)2=25−1=24, et 12×2=24. Le piège ici est le signe moins devant la parenthèse : celui qui n'écrit pas la parenthèse ne change que le signe de x2 et trouve 18 ; celui qui oublie de changer le dernier signe trouve 12x+18.
Exercice 2 : La différence de deux carrés, dans les deux sens
La troisième identité, (a−b)(a+b)=a2−b2, sert dans les deux sens, et surtout à factoriser, car une différence de deux carrés se reconnaît à vue. Lue de gauche à droite elle fait disparaître le terme du milieu ; lue de droite à gauche elle transforme une différence en produit.
La figure ci-dessous est un carré de côté a auquel on a retiré, dans un coin, un carré de côté b. Le trait pointillé partage la surface restante en deux rectangles, notés I et II.
1) Développez et réduisez (x−6)(x+6), puis (3x+5)(3x−5).
2) Factorisez x2−49, puis 25x2−16, puis 9−4x2.
3) Sur la figure, donnez l'aire de la surface restante, puis les dimensions des rectangles I et II. Déduisez-en l'identité a2−b2=(a−b)(a+b).
4) Un élève affirme que x2+49 se factorise en (x+7)(x−7). Testez pour x=0 et concluez.
5) Factorisez F=(2x+1)2−(x−3)2, puis vérifiez pour x=1.
6) En Seconde, on autorise les racines carrées. Factorisez x2−5, puis vérifiez que le produit obtenu vaut bien −4 pour x=1.
Voir la correction
Réponses
1)x2−36 et 9x2−25
2)(x−7)(x+7) ; (5x−4)(5x+4) ; (3−2x)(3+2x)
3)Aire a2−b2 ; I : (a−b)×a, II : b×(a−b) ; total (a−b)(a+b)
4)49=−49 : x2+49 ne s'annule jamais, ce produit ne peut pas l'égaler
5)F=(x+4)(3x−2) ; pour x=1, 5
6)(x−5)(x+5) ; pour x=1, −4
1)
Avec a=x et b=6 : (x−6)(x+6)=x2−36. On peut le retrouver par la double distributivité, x2+6x−6x−36, où les deux termes du milieu sont opposés et disparaissent : c'est exactement ce que l'identité fait gagner. Avec a=3x et b=5 : (3x+5)(3x−5)=(3x)2−52=9x2−25. Vérification pour x=1 : 8×(−2)=−16 et 9−25=−16.
2)
Il faut d'abord reconnaître chaque terme comme un carré. x2−49=x2−72=(x−7)(x+7). Ensuite 25x2=(5x)2 et 16=42, donc 25x2−16=(5x−4)(5x+4). Enfin 9−4x2=32−(2x)2=(3−2x)(3+2x) : ici c'est le nombre seul qui joue le rôle de a, et la lettre celui de b, ce qui dérange beaucoup d'élèves. On vérifie pour x=1 : 9−4=5 et (3−2)(3+2)=1×5=5.
3)
La surface restante est le grand carré moins le petit, donc son aire vaut a2−b2. Le rectangle I a pour dimensions a−b en largeur et a en hauteur ; le rectangle II a pour dimensions b en largeur et a−b en hauteur. Leur aire totale vaut a(a−b)+b(a−b), et les deux termes ont le facteur commun a−b : cela fait (a−b)(a+b). En pratique, on fait pivoter le rectangle II d'un quart de tour et on le colle sous le rectangle I : on obtient un seul rectangle de largeur a−b et de hauteur a+b. Comme c'est la même surface, a2−b2=(a−b)(a+b).
4)
Pour x=0, l'expression de départ vaut 0+49=49, tandis que le produit proposé vaut 7×(−7)=−49. Les deux ne sont pas égaux, donc la factorisation est fausse. Plus profondément : x2+49 est une SOMME de deux carrés, donc toujours strictement positive, alors qu'un produit (x+7)(x−7) s'annule pour x=7. Cette somme ne s'écrit donc pas comme un produit de facteurs du premier degré, alors que la différence x2−49 le fait.
5)
Les deux termes sont des carrés, donc on pose a=2x+1 et b=x−3, chacun avec sa parenthèse : F=[(2x+1)−(x−3)]×[(2x+1)+(x−3)]. Le premier crochet demande de changer les signes de x−3 : 2x+1−x+3=x+4. Le second se réduit sans piège : 2x+1+x−3=3x−2. Donc F=(x+4)(3x−2). Vérification pour x=1 : d'un côté 32−(−2)2=9−4=5, de l'autre 5×1=5. Le piège est le crochet de gauche, où l'oubli de la parenthèse donnerait x−2 au lieu de x+4.
6)
On écrit 5 comme un carré : 5=(5)2, ce qui est permis puisque 5 est le nombre positif dont le carré vaut 5. Alors x2−5=x2−(5)2=(x−5)(x+5). Vérification pour x=1 : (1−5)(1+5)=1−5=−4, et l'expression de départ vaut 1−5=−4. C'est ce petit pas qui sépare la troisième de la seconde : en troisième on s'arrête quand les carrés ne sont pas entiers, en seconde on continue avec les racines, et c'est exactement ce que fera le second degré en Première.
Factoriser demande deux réflexes, et TOUJOURS dans cet ordre. D'abord chercher un facteur commun à tous les termes ; ensuite seulement chercher une identité remarquable dans ce qui reste.
Pour reconnaître un carré parfait, on vérifie trois choses : le premier terme est un carré, le dernier terme est un carré POSITIF, et le terme du milieu est bien le double produit de a et de b, les blocs dont ces deux termes sont les carrés. Si l'une des trois manque, ce n'est pas un carré.
1) Factorisez 2x2−32 le plus complètement possible.
2) Factorisez x3−x le plus complètement possible.
3) Factorisez 9x2+12x+4 en vérifiant les trois conditions du carré parfait.
4) Factorisez x2−10x+25.
5) Une seule des deux expressions 16x2−24x+9 et 16x2−24x−9 est un carré parfait. Dites laquelle, factorisez-la, et expliquez pourquoi l'autre ne peut pas l'être.
6) Factorisez (x+2)2−9, puis vérifiez le résultat pour x=0.
Voir la correction
Réponses
1)2(x−4)(x+4)
2)x(x−1)(x+1)
3)(3x+2)2
4)(x−5)2
5)16x2−24x+9=(4x−3)2 ; l'autre a un terme constant négatif
6)(x−1)(x+5) ; pour x=0, −5
1)
Les deux termes sont divisibles par 2 : 2x2−32=2(x2−16). On ne s'arrête pas là, car x2−16 est une différence de deux carrés : 2x2−32=2(x−4)(x+4). Sauter le facteur commun est l'erreur la plus courante du chapitre : sans lui, on voit 2x2 et 32 et on ne reconnaît aucun carré, puisque 2 n'en est pas un. Vérification pour x=3 : 18−32=−14 et 2×(−1)×7=−14.
2)
Le facteur commun est x : x3−x=x(x2−1). Puis x2−1=(x−1)(x+1), donc x3−x=x(x−1)(x+1). Le résultat se lit très bien : c'est le produit de trois entiers consécutifs quand x est entier, ce qui explique au passage que x3−x soit toujours divisible par 6. Vérification pour x=3 : 27−3=24 et 3×2×4=24.
3)
Premier terme : 9x2=(3x)2, c'est un carré, donc a=3x. Dernier terme : 4=22, positif, donc b=2. Terme du milieu : le double produit vaudrait 2×3x×2=12x, et c'est bien ce qui est écrit. Les trois conditions sont remplies, donc 9x2+12x+4=(3x+2)2. Vérification pour x=1 : 9+12+4=25 et 52=25.
4)
Ici a=x et b=5, car 25=52, et le double produit vaut 2×x×5=10x, précédé d'un signe moins. Donc x2−10x+25=(x−5)2. Vérification pour x=2 : 4−20+25=9 et (−3)2=9. Notez que le signe du terme du milieu est le seul qui indique s'il faut écrire (x−5)2 ou (x+5)2 ; le dernier terme, lui, est positif dans les deux cas et ne renseigne sur rien.
5)
C'est 16x2−24x+9 qui est un carré parfait : 16x2=(4x)2, 9=32, et le double produit vaut 2×4x×3=24x, ici avec le signe moins. Donc 16x2−24x+9=(4x−3)2. L'autre expression, 16x2−24x−9, ne peut pas être un carré parfait car son dernier terme est NÉGATIF : dans a2−2ab+b2, le terme constant est b2, un carré, donc toujours positif ou nul. On peut aussi le voir numériquement : pour x=0 elle vaut −9, alors qu'un carré ne descend jamais sous zéro.
6)
L'expression est une différence de deux carrés avec a=x+2 et b=3 : (x+2)2−9=[(x+2)−3]×[(x+2)+3]=(x−1)(x+5). Vérification pour x=0 : 22−9=4−9=−5 d'un côté, (−1)×5=−5 de l'autre. On aurait aussi pu développer d'abord, x2+4x+4−9=x2+4x−5, mais rien ne se factorise à vue sur cette forme : la forme développée cache ce que la forme de départ montrait.
Exercice 4 : Calcul mental, calcul exact et racines carrées
Les identités remarquables ne servent pas qu'aux lettres : elles rendent instantanés des calculs numériques qui paraissent longs. Il suffit d'écrire le nombre sous la forme d'une somme ou d'une différence bien choisie.
Les questions 4 à 6 sont au programme de Seconde : on y remplace a ou b par une racine carrée, ce qui est permis puisque (k)2=k pour tout nombre k positif. Aucune calculatrice n'est utile dans cet exercice.
1) Calculez 1012 puis 992 de tête, en détaillant l'identité utilisée.
2) Calculez 532−472 de tête.
3) Calculez 1002×998 de tête.
4) Calculez (5+3)(5−3), puis (2+1)2.
5) Écrivez 3−11 avec un dénominateur entier, puis donnez-en une valeur approchée au millième, avec 3≈1,732.
6) Développez (7−2)2.
Voir la correction
Réponses
1)1012=10201 et 992=9801
2)600
3)999996
4)2 et 3+22
5)23+1≈1,366
6)9−214
1)
On écrit 101=100+1, donc 1012=1002+2×100×1+12=10000+200+1=10201. De même 99=100−1, donc 992=10000−200+1=9801. Toute la difficulté est le choix de la décomposition : il faut que a soit un nombre rond et b tout petit, sinon on ne gagne rien. C'est aussi pour cela que la différence des deux résultats vaut 400, c'est-à-dire deux fois le double produit.
2)
C'est une différence de deux carrés : 532−472=(53−47)(53+47)=6×100=600. Le calcul direct demanderait 2809−2209, deux multiplications à poser. La forme factorisée remplace deux carrés par une soustraction et une addition, et le 100 qui apparaît ici n'est pas un hasard : les deux nombres sont symétriques autour de 50.
3)
On reconnaît 1002=1000+2 et 998=1000−2, donc le produit vaut 10002−22=1000000−4=999996. Cette lecture est le réflexe à acquérir : dès que deux nombres sont symétriques autour d'un nombre rond, leur produit est une différence de carrés. Vérification d'ordre de grandeur : le résultat doit être juste en dessous d'un million, ce qui est le cas.
4)
Le premier produit est une différence de carrés avec a=5 et b=3 : il vaut (5)2−(3)2=5−3=2. Deux nombres irrationnels donnent un résultat entier, et c'est toute l'utilité de l'identité. Le second est un carré avec a=2 et b=1 : (2)2+2×2×1+12=2+22+1=3+22. Le double produit ne se simplifie pas ici, et c'est normal : on laisse la réponse sous forme exacte, sans valeur approchée.
5)
On multiplie le numérateur et le dénominateur par 3+1, qui est la QUANTITÉ CONJUGUÉE du dénominateur, c'est-à-dire la même expression avec le signe opposé. Le dénominateur devient une différence de carrés : (3−1)(3+1)=3−1=2. Donc 3−11=23+1. Vérification numérique : 3≈1,732, donc le départ vaut environ 0,7321≈1,366 et l'arrivée environ 22,732=1,366. Cette technique fait disparaître la racine d'un dénominateur de la forme a±b, et elle repose entièrement sur la troisième identité ; pour ba, multiplier haut et bas par b suffit.
6)
Avec a=7 et b=2 : (7)2−2×7×2+(2)2=7−214+2=9−214. Le double produit se regroupe en une seule racine parce que 7×2=14. Vérification : 14≈3,742, donc le résultat vaut environ 9−7,483=1,517 ; et 7−2≈2,646−1,414=1,232, dont le carré vaut environ 1,518. L'accord est bon.
Exercice 5 : Équations : factoriser puis appliquer le produit nul
Une équation où la lettre est au carré ne se résout pas en divisant. Elle se résout en trois temps : tout ramener à zéro, factoriser, puis appliquer la règle du produit nul, qui dit qu'un produit est nul si et seulement si l'un au moins de ses facteurs est nul.
Cette règle ne vaut QUE pour zéro. C'est la raison pour laquelle la première étape n'est jamais facultative.
1) Résolvez x2=64.
2) Résolvez 9x2−25=0.
3) Résolvez (x+3)2=16 en ramenant d'abord tout à zéro.
4) Résolvez x2+8x+16=0.
5) Résolvez (2x−1)2−(x+4)2=0.
6) Résolvez x2+9=6x.
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Réponses
1)x=−8 ou x=8
2)x=−35 ou x=35
3)x=−7 ou x=1
4)x=−4 (solution double)
5)x=−1 ou x=5
6)x=3 (solution double)
1)
On ramène à zéro : x2−64=0, soit (x−8)(x+8)=0. Le produit est nul, donc x−8=0 ou x+8=0 : les solutions sont 8 et −8. Écrire seulement x=8 est l'erreur classique, et elle coûte la moitié des points : deux nombres opposés ont le même carré. Retenez la règle générale : x2=k a deux solutions si k>0, une seule si k=0, et aucune si k<0.
2)
On reconnaît une différence de carrés, 9x2=(3x)2 et 25=52 : (3x−5)(3x+5)=0. Donc 3x−5=0 ou 3x+5=0, ce qui donne x=35 ou x=−35. Vérification pour x=35 : 9×925−25=25−25=0. Ne divisez pas par 9 au départ, cela ne sert à rien et fait apparaître des fractions inutiles.
3)
On écrit (x+3)2−16=0, ce qui est une différence de carrés avec a=x+3 et b=4 : [(x+3)−4]×[(x+3)+4]=0, soit (x−1)(x+7)=0. Les solutions sont 1 et −7. Vérification : (1+3)2=16 et (−7+3)2=(−4)2=16. On aurait aussi pu dire directement que x+3 vaut 4 ou −4, ce qui donne les mêmes solutions ; mais celui qui n'écrit que x+3=4 en perd une.
4)
Le membre de gauche est un carré parfait : a=x, b=4, et le double produit vaut bien 8x. Donc (x+4)2=0. Un carré est nul seulement si ce qui est dedans est nul, donc x+4=0 et x=−4. C'est la seule solution, et on dit qu'elle est double. Vérification : 16−32+16=0.
5)
Différence de deux carrés avec a=2x−1 et b=x+4 : [(2x−1)−(x+4)]×[(2x−1)+(x+4)]=0. Le premier crochet vaut 2x−1−x−4=x−5 ; le second vaut 3x+3. L'équation devient (x−5)(3x+3)=0, donc x=5 ou 3x+3=0 c'est-à-dire x=−1. Vérification pour x=5 : 92−92=0. Vérification pour x=−1 : (−3)2−32=9−9=0. Développer les deux carrés aurait aussi marché, mais aurait donné 3x2−12x−15=0, qu'il aurait fallu factoriser à nouveau : la forme de départ contenait déjà la réponse.
6)
On ramène tout du même côté : x2−6x+9=0. C'est un carré parfait, a=x et b=3, avec un double produit de 6x : (x−3)2=0, donc x=3, solution double. Vérification : 9+9=18 et 6×3=18. Diviser par x pour faire disparaître le carré ne ferait rien gagner : on obtiendrait x+x9=6, une équation avec un quotient. Ici aucune solution ne serait perdue, puisque 0 n'est pas solution ; mais le geste est dangereux en général : dans x2=5x, diviser par x fait perdre la solution 0.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : De la forme développée à la forme canonique
Voici un prolongement des identités remarquables : au lieu de développer un carré, on FABRIQUE un carré à partir d'une expression qui n'en est pas tout à fait un. On appelle cela compléter le carré, et le résultat, la forme canonique. En Seconde, on vérifie une forme donnée et on en déduit le minimum (questions 1 à 4) ; construire cette forme soi-même (questions 5 et 6) dépasse le programme de Seconde : c'est le second degré de Première.
La méthode tient en une phrase : dans x2+px, on reconnaît le début de (x+2p)2, qui contient un terme constant en trop, et on le retranche aussitôt.
La courbe ci-dessous est celle de la fonction f définie par f(x)=x2−6x+5.
1) Vérifiez, en développant, que x2−6x+5=(x−3)2−4.
2) Lisez sur le graphique les coordonnées approximatives du point le plus bas de la courbe, puis les abscisses des points où elle coupe l'axe des abscisses.
3) En utilisant la forme (x−3)2−4, démontrez que f(x)≥−4 pour tout nombre x, et dites pour quelle valeur de x l'égalité a lieu.
4) Résolvez f(x)=0 en factorisant (x−3)2−4.
5) Mettez g(x)=x2+10x+7 sous la forme (x+a)2+b.
6) Déduisez-en le plus petit nombre que peut valoir g(x), et pour quelle valeur de x il est atteint.
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Réponses
1)(x−3)2−4=x2−6x+9−4=x2−6x+5
2)Point le plus bas vers (3;−4) ; abscisses 1 et 5
3)(x−3)2≥0 donc f(x)≥−4, égalité pour x=3
4)(x−5)(x−1)=0 : x=1 ou x=5
5)g(x)=(x+5)2−18
6)Minimum −18, atteint en x=−5
1)
On développe le carré : (x−3)2=x2−6x+9, donc (x−3)2−4=x2−6x+9−4=x2−6x+5. Les deux écritures désignent bien la même fonction. On voit au passage d'où vient le −4 : le carré (x−3)2 apporte +9 alors qu'il ne fallait que +5, donc on retire l'excédent 4. Vérification pour x=0 : 5 d'un côté, 9−4=5 de l'autre.
2)
Le point le plus bas de la courbe se lit aux environs de (3;−4) : son abscisse vaut 3 et son ordonnée −4. La courbe coupe l'axe des abscisses en deux points, d'abscisses 1 et 5. Une lecture graphique ne prouve rien par elle-même, elle sert à annoncer le résultat et à contrôler le calcul : les questions suivantes vont retrouver exactement ces trois nombres, ce qui confirmera la lecture.
3)
Un carré n'est jamais négatif, donc (x−3)2≥0 pour tout x. En retranchant 4 des deux côtés, (x−3)2−4≥−4, c'est-à-dire f(x)≥−4. L'égalité a lieu exactement quand (x−3)2=0, donc quand x=3. C'est là tout l'intérêt de la forme canonique : la forme développée x2−6x+5 ne laisse rien deviner du minimum, alors que la forme (x−3)2−4 le donne en une ligne, sans dérivée et sans tableau de valeurs.
4)
(x−3)2−4 est une différence de deux carrés, avec a=x−3 et b=2 : [(x−3)−2]×[(x−3)+2]=(x−5)(x−1). L'équation f(x)=0 devient (x−5)(x−1)=0, donc x=5 ou x=1, ce qui confirme la lecture graphique. Retenez l'enchaînement complet, car c'est celui du second degré en Première : on complète le carré, on factorise par la troisième identité, on applique le produit nul.
5)
La moitié de 10 vaut 5, donc on part de (x+5)2=x2+10x+25. Il y a 25 alors qu'il faut 7, donc on retranche 18 : g(x)=(x+5)2−18. Vérification pour x=0 : 7 d'un côté, 25−18=7 de l'autre. Vérification pour x=1 : 1+10+7=18, et 36−18=18.
6)
Comme (x+5)2≥0, on a g(x)≥−18, avec égalité quand x+5=0, c'est-à-dire x=−5. Le plus petit nombre que peut valoir g est donc −18, atteint en x=−5. Vérification directe : (−5)2+10×(−5)+7=25−50+7=−18. Le piège classique est de répondre x=5 : dans la forme (x+5)2, le carré s'annule pour l'OPPOSÉ du nombre écrit dans la parenthèse.
Exercice 7 : Démontrer avec les identités remarquables
Une identité remarquable ne sert pas seulement à calculer : elle sert à DÉMONTRER, c'est-à-dire à établir un résultat vrai pour une infinité de nombres. Le principe est toujours le même : on nomme le nombre inconnu par une lettre, on écrit l'expression demandée, on développe, on conclut.
Dans tout l'exercice, n désigne un nombre entier. Un nombre pair s'écrit 2n, un nombre impair s'écrit 2n+1, et l'entier qui suit n s'écrit n+1.
1) Démontrez que (n+1)2−n2=2n+1. Déduisez-en une écriture de 2025 comme différence des carrés de deux entiers consécutifs.
2) Démontrez que n2−(n−1)(n+1)=1, quel que soit l'entier n.
3) Démontrez que la différence des carrés de deux nombres impairs consécutifs est toujours un multiple de 8.
4) On sait que a+b=7 et ab=10. Calculez a2+b2 sans chercher a ni b.
5) Avec les mêmes données, calculez (a−b)2, puis donnez a et b.
6) Démontrez que pour tous nombres a et b, on a a2+b2≥2ab.
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Réponses
1)2n+1 ; 2025=10132−10122
2)n2−(n2−1)=1
3)(2n+3)2−(2n+1)2=8(n+1)
4)a2+b2=29
5)(a−b)2=9 ; les nombres sont 5 et 2
6)a2+b2−2ab=(a−b)2≥0, égalité si a=b
1)
On développe : (n+1)2−n2=n2+2n+1−n2=2n+1. Comme 2n+1 est l'écriture générale d'un nombre impair, on vient de démontrer que tout nombre impair est la différence des carrés de deux entiers consécutifs. Pour 2025, on résout 2n+1=2025, donc n=1012 : 2025=10132−10122. Vérification par la forme factorisée : 10132−10122=(1013−1012)(1013+1012)=1×2025.
2)
On développe le produit avec la troisième identité, en posant a=n et b=1 : (n−1)(n+1)=n2−1. Alors n2−(n2−1)=n2−n2+1=1. Le signe moins devant la parenthèse est le seul point délicat : il change le signe du −1. On en retient un fait utile en calcul mental : le produit des deux voisins d'un nombre vaut toujours son carré diminué de 1, par exemple 19×21=400−1=399.
3)
Deux nombres impairs consécutifs s'écrivent 2n+1 et 2n+3. Leur différence de carrés vaut (2n+3)2−(2n+1)2. On peut développer les deux carrés, mais la forme factorisée va plus vite : [(2n+3)−(2n+1)]×[(2n+3)+(2n+1)]=2×(4n+4)=8(n+1). Comme n+1 est un entier, le résultat est un multiple de 8. Vérification avec 7 et 9 : 81−49=32=8×4, et ici n=3 donne bien 8×4. Ce raisonnement est le modèle des exercices de démonstration au brevet : nommer, développer ou factoriser, puis mettre en évidence le facteur annoncé.
4)
On part de l'identité (a+b)2=a2+2ab+b2, que l'on lit à l'envers : a2+b2=(a+b)2−2ab. Avec les données, a2+b2=72−2×10=49−20=29. Aucune des deux valeurs de a et b n'a été nécessaire, et c'est exactement ce que la question demandait.
5)
De même, (a−b)2=a2−2ab+b2=(a2+b2)−2ab=29−20=9. Donc a−b vaut 3 ou −3. En prenant a−b=3 avec a+b=7, on additionne les deux égalités : 2a=10, donc a=5 et b=2. Vérification : 5+2=7 et 5×2=10. L'autre choix, a−b=−3, échange simplement les deux nombres.
6)
La différence a2+b2−2ab n'est autre que (a−b)2, d'après la deuxième identité. Or un carré est toujours positif ou nul, donc a2+b2−2ab≥0, c'est-à-dire a2+b2≥2ab. L'égalité a lieu uniquement quand a=b. Cette inégalité est la première que l'on démontre en Seconde, et la méthode qu'elle illustre revient toute l'année : pour comparer deux expressions, on étudie le SIGNE de leur différence, et un carré est le cas le plus favorable puisque son signe est connu d'avance.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, en donnant un contre-exemple numérique quand c'est possible, puis écrivez l'énoncé correct.
1) « (3x)2=3x2. »
2) « x2−9 et x2+9 se factorisent tous les deux. »
3) « (x−4)2=x2−8x−16. »
4) « Puisque (x−2)2=9, on a x−2=3, donc x=5 est la seule solution. »
5) « a2+b2=a+b pour tous nombres positifs a et b. »
Voir la correction
Réponses
1)(3x)2=9x2 (pour x=2 : 36=12)
2)Seule x2−9=(x−3)(x+3) se factorise
3)(x−4)2=x2−8x+16
4)Deux solutions : x=−1 ou x=5
5)9+16=5=7 : il manque le double produit
1)
FAUX. Le carré porte sur le produit entier, donc sur le coefficient aussi : (3x)2=32×x2=9x2. Contre-exemple pour x=2 : le membre de gauche vaut 62=36, le membre de droite 3×4=12. Énoncé correct : (3x)2=9x2. Cette confusion est la cause numéro un des erreurs sur (3x+4)2 : elle fait perdre le 9 et rend faux tout le reste de la ligne.
2)
FAUX pour la seconde. x2−9 est une différence de deux carrés et se factorise en (x−3)(x+3), mais x2+9 est une SOMME de deux carrés : elle vaut au moins 9 quel que soit x, alors qu'un produit de deux facteurs du premier degré s'annule forcément quelque part. Contre-exemple contre la factorisation (x+3)(x−3) proposée parfois : pour x=0, elle vaut −9 et non +9. Énoncé correct : x2−9 se factorise, x2+9 ne s'écrit pas comme un produit de facteurs du premier degré.
3)
FAUX. Le dernier terme est le carré de 4, donc il est POSITIF : (x−4)2=x2−8x+16. Contre-exemple pour x=0 : le membre de gauche vaut 16, le membre de droite −16. Le signe moins de la parenthèse se retrouve uniquement dans le double produit, jamais dans le terme constant, puisque le carré d'un nombre négatif est positif. Énoncé correct : (x−4)2=x2−8x+16.
4)
FAUX, il manque une solution. Le nombre dont le carré vaut 9 peut être 3 ou −3, donc x−2=3 ou x−2=−3, ce qui donne x=5 ou x=−1. Vérification : (−1−2)2=(−3)2=9. Énoncé correct : les solutions sont 5 et −1. La méthode sûre consiste à tout ramener à zéro et à factoriser : (x−2)2−9=(x−5)(x+1)=0, et le produit nul livre les deux solutions sans qu'on puisse en oublier une.
5)
FAUX. La racine carrée d'une somme n'est pas la somme des racines. Contre-exemple avec a=3 et b=4 : 9+16=25=5, alors que a+b=7. Ce qui est vrai, et qui explique l'écart, c'est (a+b)2=a2+b2+2ab : il manque toujours le double produit sous la racine. Énoncé correct : a2+b2=a+b seulement si ab=0. C'est aussi la raison pour laquelle l'hypoténuse d'un triangle rectangle est plus courte que la somme des deux autres côtés.
Exercice 9 : Problème : la terrasse que l'on agrandit
Une terrasse carrée de côté x mètres est agrandie de 3 mètres sur deux côtés consécutifs, comme le montre la figure. La surface d'origine reste en place, et la bande ajoutée forme un L autour d'elle.
Toutes les longueurs sont en mètres et toutes les aires en mètres carrés.
1) Exprimez l'aire de la terrasse agrandie en fonction de x, sous forme factorisée puis sous forme développée.
2) Exprimez l'aire de la bande ajoutée en fonction de x.
4) Vérifiez le résultat de deux façons : par les aires, puis par la forme factorisée de la différence de deux carrés.
5) Le côté de la terrasse a-t-il augmenté de 30 pour cent ? L'aire a-t-elle augmenté de 30 pour cent ? Justifiez.
6) De combien faudrait-il augmenter le côté, en pourcentage, pour que l'aire soit exactement doublée ?
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Réponses
1)(x+3)2=x2+6x+9
2)6x+9
3)x=10 m
4)169−100=69 et (13−10)(13+10)=69
5)Côté +30 %, aire +69 %
6)k=2 : environ +41,4 %
1)
La terrasse agrandie est un carré de côté x+3, donc son aire vaut (x+3)2, ce qui est la forme factorisée. En développant avec la première identité, a=x et b=3 : (x+3)2=x2+6x+9. Les trois termes se lisent sur la figure : x2 est la terrasse d'origine, 6x est constitué des deux rectangles 3×x de la bande, et 9 est le petit carré du coin, celui que l'on oublie.
2)
L'aire ajoutée est la différence entre l'aire finale et l'aire initiale : (x+3)2−x2=x2+6x+9−x2=6x+9. On peut aussi la lire directement sur la figure : deux rectangles de 3x et un carré de 9, soit 3x+3x+9=6x+9. Les deux lectures donnent le même résultat, ce qui est un bon contrôle. On peut encore factoriser : 6x+9=3(2x+3).
3)
On résout 6x+9=69, donc 6x=60 et x=10. La terrasse d'origine mesurait donc 10 mètres de côté, et la terrasse agrandie 13 mètres. Remarquez que cette équation est du premier degré : le carré a disparu de lui-même au moment de la soustraction, et c'est pour cela que le problème est accessible en troisième.
4)
Première vérification, par les aires : la terrasse agrandie a une aire de 132=169 et l'originale de 102=100, donc l'ajout vaut 169−100=69. Seconde vérification, par la troisième identité : 132−102=(13−10)(13+10)=3×23=69. Le facteur 3 n'est pas un hasard, c'est la largeur de la bande ; le facteur 23 est la somme des deux côtés. Cette lecture donne le résultat sans poser une seule multiplication.
5)
Le côté passe de 10 à 13 mètres, soit une augmentation de 3 mètres sur 10, donc bien 30 pour cent. Mais l'aire passe de 100 à 169 mètres carrés, soit une augmentation de 69 mètres carrés sur 100, donc 69 pour cent et non 30. La raison tient dans l'identité : multiplier le côté par 1,3 multiplie l'aire par 1,32=1,69, et (1+t)2=1+2t+t2 montre que l'aire gagne deux fois le pourcentage, plus un petit terme supplémentaire t2 qui est précisément le carré du coin.
6)
Il faut que le coefficient multiplicateur du côté, appelé k, vérifie k2=2, donc k=2≈1,414. Le côté doit donc augmenter d'environ 41,4 pour cent. Vérification avec la terrasse de 10 mètres : un côté de 14,14 mètres donne une aire d'environ 199,9 mètres carrés, soit le double de 100 à l'arrondi près. Doubler l'aire ne demande pas de doubler le côté : doubler le côté multiplierait l'aire par 4.
Exercice 10 : Problème : la rondelle métallique
Une rondelle est une pièce plate percée en son centre. Elle est limitée par deux cercles concentriques : le cercle extérieur de rayon R et le cercle intérieur de rayon r, avec R>r. La surface métallique comprise entre les deux s'appelle une couronne.
On rappelle que l'aire d'un disque de rayon R vaut πR2. La largeur de la rondelle est la différence R−r.
1) Exprimez l'aire de la couronne en fonction de R et de r, puis donnez-en une forme factorisée faisant apparaître R−r et R+r.
2) Calculez cette aire pour R=8,5 centimètres et r=6,5 centimètres, en valeur exacte puis arrondie au dixième.
3) Comparez le nombre d'opérations avec le calcul direct πR2−πr2, et dites ce que la forme factorisée fait gagner.
4) On veut une rondelle de largeur 2 centimètres et d'aire 60π centimètres carrés. Déterminez R et r.
5) Si l'on double les deux rayons, par quel nombre l'aire de la couronne est-elle multipliée ?
6) Deux rondelles ont la même largeur. Laquelle a la plus grande aire ? Justifiez à partir de la forme factorisée.
Voir la correction
Réponses
1)πR2−πr2=π(R−r)(R+r)
2)30π≈94,2 cm²
3)Deux carrés décimaux remplacés par une soustraction et une addition de tête
4)R=16 cm, r=14 cm
5)Multipliée par 4
6)À largeur égale, la rondelle dont R+r est le plus grand
1)
L'aire de la couronne est la différence des aires des deux disques : πR2−πr2. On met π en facteur : π(R2−r2), et la parenthèse est une différence de deux carrés, donc l'aire vaut π(R−r)(R+r). La formule se lit très bien : l'aire d'une couronne est π fois sa largeur fois la somme des deux rayons.
2)
Ici R−r=8,5−6,5=2 et R+r=8,5+6,5=15. Donc l'aire vaut π×2×15=30π centimètres carrés en valeur exacte, soit environ 94,2 centimètres carrés au dixième près. Aucun carré n'a été calculé.
3)
Le calcul direct demanderait 8,52=72,25 puis 6,52=42,25, deux carrés de nombres décimaux, avant de soustraire 72,25−42,25=30 et de multiplier par π. On retrouve bien 30π, ce qui confirme le résultat, mais au prix de deux multiplications décimales où une erreur est facile. La forme factorisée remplace ces deux carrés par une soustraction et une addition faisables de tête : c'est le même gain qu'au calcul mental de 532−472.
4)
Les données se traduisent par R−r=2 et π(R−r)(R+r)=60π. En simplifiant par π, puis en remplaçant R−r par 2 : 2(R+r)=60, donc R+r=30. On connaît la somme et la différence des deux rayons : en additionnant R+r=30 et R−r=2, on obtient 2R=32, donc R=16 centimètres et r=14 centimètres. Vérification : 162−142=256−196=60, et la largeur vaut bien 2 centimètres.
5)
Si les deux rayons doublent, la différence et la somme doublent chacune, donc leur produit est multiplié par 4 : l'aire de la couronne est multipliée par 4. On peut le voir aussi sur la forme non factorisée, π(2R)2−π(2r)2=4π(R2−r2). C'est le comportement général des aires dans un agrandissement : quand toutes les longueurs sont multipliées par k, les aires le sont par k2.
6)
À largeur égale, le facteur R−r est le même pour les deux rondelles, donc l'aire ne dépend plus que du facteur R+r : la plus grande aire est celle de la rondelle dont la somme des rayons est la plus grande, c'est-à-dire la plus grosse. Exemple : une rondelle de rayons 16 et 14 a pour aire 60π, tandis qu'une rondelle de rayons 6 et 4, de même largeur 2, n'a qu'une aire de 20π, trois fois moindre. Une intuition fréquente veut que la largeur suffise à déterminer l'aire ; la forme factorisée montre en une ligne que c'est faux.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Les identités avec des fractions et des décimaux
Les identités remarquables s'appliquent sans changement quand a ou b sont des fractions ou des décimaux. Il faut seulement élever au carré le coefficient TOUT ENTIER.
1) Développez (x+21)2.
2) Développez (0,5x−4)2.
3) Développez (32x−1)(32x+1).
4) Calculez 2,52 sans poser de multiplication, en écrivant 2,5=2+0,5.
5) Calculez 0,992 de tête.
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Réponses
1)x2+x+41
2)0,25x2−4x+16
3)94x2−1
4)6,25
5)0,9801
1)
a=x et b=21 : x2+2×x×21+41=x2+x+41. Le double produit se simplifie en x, et le dernier terme est 41, pas 21.
2)
a=0,5x et b=4 : (0,5x)2−2×0,5x×4+16=0,25x2−4x+16. Le piège est d'écrire 0,5x2 : le carré porte aussi sur 0,5.
3)
a=32x et b=1 : (32x)2−1=94x2−1. Le numérateur ET le dénominateur sont élevés au carré.
4)
(2+0,5)2=4+2×2×0,5+0,25=4+2+0,25=6,25.
5)
0,99=1−0,01, donc 0,992=1−0,02+0,0001=0,9801. Le terme b2=0,0001 est minuscule, mais c'est lui qui fait la dernière décimale.
Le fil : on nomme a et b, coefficient compris, et l'on élève au carré le bloc entier, qu'il soit entier, décimal ou fractionnaire.
Exercice 12 : Factoriser avec des racines carrées et des fractions
En Seconde, on écrit tout nombre positif k comme le carré de k, et toute fraction 4x2 comme le carré de 2x. Les trois identités se lisent alors de droite à gauche comme en Troisième.
1) Factorisez x2−3.
2) Factorisez 4x2−9.
3) Factorisez x2−25x+5.
4) Résolvez x2−3=0. Donnez les valeurs exactes et une valeur approchée au millième de la solution positive.
5) Résolvez 4x2−9=0.
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Réponses
1)(x−3)(x+3)
2)(2x−3)(2x+3)
3)(x−5)2
4)±3≈±1,732
5)−6 et 6
1)
3=(3)2, donc x2−3=(x−3)(x+3).
2)
4x2=(2x)2 et 9=32 : 4x2−9=(2x−3)(2x+3).
3)
Les termes extrêmes sont x2 et 5=(5)2 ; le double produit vaudrait 2×x×5=25x, c'est bien le terme du milieu, avec le signe moins. Donc x2−25x+5=(x−5)2.
4)
(x−3)(x+3)=0 donne x=3 ou x=−3, avec 3≈1,732. Le piège est d'oublier la solution négative.
5)
(2x−3)(2x+3)=0 donne 2x=3 ou 2x=−3, soit x=6 ou x=−6. Contrôle : 436−9=0 ✓.
Le fil : un nombre positif est toujours un carré, celui de sa racine ; c'est ce qui permet de factoriser toute différence x2−k.
Exercice 13 : Le carré d'une somme de trois termes
Aucune formule nouvelle n'est nécessaire pour développer (a+b+c)2 : il suffit de regrouper deux termes en un seul bloc et d'appliquer deux fois la première identité. Ce développement est un approfondissement possible du programme de Seconde.
1) En posant A=a+b, développez (A+c)2, puis remplacez A. Quelle formule obtenez-vous ?
2) Développez (x+y+1)2.
3) Calculez 1112 en écrivant 111=100+10+1.
4) Développez (x−2y+3)2.
5) Trois nombres a, b et c vérifient a+b+c=6 et ab+ac+bc=11. Calculez a2+b2+c2 sans chercher les nombres.
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Réponses
1)Trois carrés et trois doubles produits
2)x2+y2+1+2xy+2x+2y
3)12 321
4)x2+4y2+9−4xy+6x−12y
5)36−22=14
1)
(A+c)2=A2+2Ac+c2. Or A2=(a+b)2=a2+2ab+b2 et 2Ac=2ac+2bc. Donc (a+b+c)2=a2+b2+c2+2ab+2ac+2bc : les trois carrés et les trois doubles produits.
Avec a=x, b=−2y et c=3 : x2+4y2+9+2×x×(−2y)+2×x×3+2×(−2y)×3=x2+4y2+9−4xy+6x−12y. Les signes des doubles produits se lisent sur les signes de a, b et c.
5)
D'après la formule, (a+b+c)2=a2+b2+c2+2(ab+ac+bc), donc a2+b2+c2=36−22=14. Contrôle avec 1, 2 et 3, qui conviennent : 1+4+9=14 ✓.
Le fil : un bloc de deux termes se traite comme un seul nombre, et une identité à deux termes suffit pour tout le reste.
Exercice 14 : Problème : le rectangle de périmètre fixé
On découpe des rectangles de périmètre 20 cm. La somme de la longueur et de la largeur vaut donc toujours 10 cm, et l'on écrit la longueur 5+t et la largeur 5−t, avec 0≤t<5.
1) Exprimez l'aire du rectangle en fonction de t, sous une forme sans parenthèses.
2) Calculez l'aire pour t=1 puis pour t=3.
3) Quelle est l'aire maximale, et pour quel rectangle est-elle atteinte ? Justifiez.
4) Quelles sont les dimensions d'un rectangle de périmètre 20 cm et d'aire 21 cm2 ?
5) Un rectangle de périmètre 20 cm peut-il avoir une aire de 26 cm2 ?
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Réponses
1)25−t2
2)24 et 16 cm²
3)25 cm², le carré
4)7 cm sur 3 cm
5)Non : t2=−1
1)
(5+t)(5−t)=25−t2, par la troisième identité.
2)
Pour t=1 : 25−1=24 cm2, rectangle de 6 sur 4. Pour t=3 : 25−9=16 cm2, rectangle de 8 sur 2.
3)
Un carré t2 est toujours positif ou nul, donc 25−t2≤25, avec égalité seulement pour t=0. L'aire maximale vaut 25 cm2, atteinte par le carré de 5 cm de côté. Plus le rectangle s'allonge, plus t grandit, et plus il perd d'aire.
4)
25−t2=21 donne t2=4, et comme t≥0, t=2 : le rectangle mesure 7 cm sur 3 cm. Contrôle : 2×(7+3)=20 et 7×3=21 ✓.
5)
Non : il faudrait 25−t2=26, soit t2=−1, impossible. Aucun rectangle de périmètre 20 cm ne dépasse 25 cm2.
Le fil : écrire deux nombres de somme fixe comme la moyenne plus ou moins un écart transforme leur produit en une différence de carrés, dont le maximum se lit sans calcul.
Exercice 15 : Problème : quatre entiers consécutifs
On multiplie quatre entiers consécutifs et l'on ajoute 1. On cherche à comprendre le résultat.
1) Calculez 1×2×3×4+1 et 2×3×4×5+1. Que remarquez-vous ?
2) On note n le plus petit des quatre entiers. Développez n(n+3) et (n+1)(n+2).
3) On pose A=n2+3n. Exprimez n(n+1)(n+2)(n+3)+1 en fonction de A, puis factorisez.
4) Déduisez-en que n(n+1)(n+2)(n+3)+1=(n2+3n+1)2. Vérifiez pour n=10 en donnant la racine du carré obtenu.
5) Sans calculatrice, donnez l'entier naturel dont le carré vaut 997×998×999×1000+1.
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Réponses
1)25 et 121, des carrés
2)n2+3n et n2+3n+2
3)(A+1)2
4)1312=17161
5)997 001
1)
24+1=25=52 et 120+1=121=112 : on obtient des carrés parfaits.
2)
n(n+3)=n2+3n et (n+1)(n+2)=n2+3n+2. On a regroupé le premier avec le dernier, le deuxième avec le troisième : les deux produits ont la même partie n2+3n.
3)
Le produit vaut A(A+2)+1=A2+2A+1, et l'on reconnaît (A+1)2.
4)
En remplaçant A : (n2+3n+1)2. Pour n=10 : 10×11×12×13+1=17161 et 100+30+1=131, avec 1312=17161 ✓. Pour n=1, 1+3+1=5, et pour n=2, 4+6+1=11, comme à la question 1.
5)
Avec n=997 : 9972+3×997+1=994009+2991+1=997001. Le produit plus un est le carré de 997001.
Le fil : regrouper les facteurs pour faire apparaître un même bloc, poser ce bloc égal à A, et une identité remarquable apparaît.
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Les identités remarquables bloquent en seconde à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. Ce chapitre est celui du collège qui ressert le plus au lycée : le calcul littéral de Seconde, le second degré en Première et la dérivation ensuite reposent tous sur les trois mêmes égalités, et un élève qui les lit encore de gauche à droite seulement se retrouve bloqué dès le premier trimestre de Seconde.