Maths expertes, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : les matrices (maths expertes)

Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques expertes sur les matrices, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal. Elle couvre les opérations et le produit matriciel, la non-commutativité, la matrice identité, l'inverse d'une matrice carrée, la résolution d'un système linéaire par X=A−1BX=A^{-1}B, les puissances de matrices, les suites matricielles Un+1=AUnU_{n+1}=AU_{n} et Un+1=AUn+BU_{n+1}=AU_{n}+B, le graphe probabiliste et son état stable, et les matrices des transformations du plan.

Les exercices 0.1 et 0.2 ouvrent la série par dix-huit calculs directs sur les matrices, comme dans les listes des manuels : somme et produit par un réel, produit matriciel de la matrice ligne par la matrice colonne jusqu'à deux matrices 3×33\times 3, carré, cube et puissance d'une matrice diagonale, puis l'inverse d'une matrice carrée d'ordre 22, l'inverse d'une matrice 3×33\times 3 tiré d'un produit AB=kI3AB=kI_{3} et deux systèmes résolus par X=A−1BX=A^{-1}B, chacun avec des coefficients à trouver et vérifiés en direct.

À la fin des seize exercices, vous savez démontrer une formule de MnM^{n} par récurrence (exercice 5), résoudre des suites couplées en les écrivant Xn+1=AXnX_{n+1}=AX_{n} (exercices 6 et 8), trouver l'état stable d'un graphe probabiliste à deux états (exercice 7), tirer l'inverse et les puissances d'une relation comme M2=5M−4IM^{2}=5M-4I (exercice 12) et chercher le point fixe d'une suite Un+1=AUn+BU_{n+1}=AU_{n}+B (exercice 13, deux lacs pollués). Les situations sont celles des devoirs : un modèle de population par classes d'âge, le chiffrement de Hill modulo 2626, et les transformations du plan, quart de tour, symétries axiales et homothétie, dont on compose les matrices (exercice 16). Trois exercices sont des problèmes complets, au format d'un devoir surveillé : l'exercice 12 va de la relation M2=5M−4IM^{2}=5M-4I à l'inverse, puis à la formule de MnM^{n} par une récurrence et une suite arithmético-géométrique ; l'exercice 13 suit la pollution des deux lacs jusqu'à son état limite ; l'exercice 14 chiffre, inverse la clé modulo 2626 et déchiffre par la méthode de Hill.

Les pièges du calcul matriciel sont corrigés à l'exercice 9 et dès l'exercice 2 : AB≠BAAB\neq BA en général, un produit nul sans facteur nul, une matrice non nulle qui n'est pas inversible, et l'identité (A+B)2=A2+2AB+B2(A+B)^{2}=A^{2}+2AB+B^{2} qui ne vaut que si AA et BB commutent. L'option est évaluée en contrôle continu, sans écrit au baccalauréat : la partie B est calibrée sur les devoirs surveillés de l'année. Le déterminant d'une matrice d'ordre 2 y sert d'outil de calcul pratique, sans être une notion du programme. Toutes les corrections sont détaillées sur cette page.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Maths expertes en Terminale
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (10 chapitres, les plus proches) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Les fonctions linéaires Troisième, Mathématiques
  2. 2 Les fonctions affines Troisième, Mathématiques
  3. 3 Développer et factoriser Troisième, Mathématiques
  4. 4 Équations, équations produit et inéquations Troisième, Mathématiques
  5. 5 Algorithmique et Scratch Troisième, Mathématiques
  6. 6 Généralités sur les fonctions Seconde, Mathématiques
  7. 7 Fonctions affines et systèmes Seconde, Mathématiques
  8. 8 Algorithmique et Python Seconde, Mathématiques
  9. 9 Les suites numériques Première, Mathématiques
  10. 10 Suites et récurrence Mathématiques

Rappel de cours

  • • Produit matriciel : le coefficient en ligne ii et colonne jj de ABAB est la somme des produits de la ligne ii de AA par la colonne jj de BB.
  • • Le produit matriciel n'est pas commutatif : en général AB≠BAAB\neq BA.
  • • Matrice identité I=(1001)I=\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} : elle vérifie AI=IA=AAI=IA=A pour toute matrice carrée AA d'ordre 2.
  • • Outil pratique à l'ordre 22, hors programme en tant que notion : A=(abcd)A=\begin{pmatrix} a & b \\ c & d \end{pmatrix} est inversible si et seulement si ad−bc≠0ad-bc\neq 0, nombre appelé déterminant.
  • • Inverse : A−1=1ad−bc(d−b−ca)A^{-1}=\frac{1}{ad-bc}\begin{pmatrix} d & -b \\ -c & a \end{pmatrix}.
  • • Un système AX=BAX=B avec AA inversible admet l'unique solution X=A−1BX=A^{-1}B.
  • • Un produit de matrices peut être nul sans qu'aucun facteur le soit : AB=0AB=0 n'entraîne ni A=0A=0 ni B=0B=0.
  • • L'identité (A+B)2=A2+2AB+B2(A+B)^{2}=A^{2}+2AB+B^{2} n'est valable que si AA et BB commutent.
  • • Matrice d'une transformation du plan : ses COLONNES sont les coordonnées des images de (1 ;0)(1\,;0) et de (0 ;1)(0\,;1) ; dans un produit ABAB, c'est BB qui agit en premier.

Calculs : les produits et les puissances de matrices

Exercice 0.1 : Calculer des produits et des puissances de matrices : dix calculs directs

Pour chaque ligne, effectuez le calcul demandé, puis donnez les coefficients indiqués du résultat. Le coefficient (i,j)(i,j) est celui de la ligne ii et de la colonne jj : la ligne vient toujours en premier.

Une somme et un produit par un réel se calculent coefficient par coefficient. Pour un produit, on écrit d'abord les formats, (m×n)(n×p)(m\times n)(n\times p) donnant une matrice m×pm\times p, puis le coefficient (i,j)(i,j) est la ligne ii du premier facteur multipliée par la colonne jj du second : on multiplie terme à terme et on additionne. Une puissance se calcule par produits successifs, M3=M2MM^{3}=M^{2}M, jamais en élevant chaque coefficient, sauf pour une matrice diagonale.

  • a) (3−250)+(−4617)\begin{pmatrix} 3 & -2 \\ 5 & 0 \end{pmatrix}+\begin{pmatrix} -4 & 6 \\ 1 & 7 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,1)(1,1) et (2,1)(2,1).
  • b) 3(2−105)−2(14−32)3\begin{pmatrix} 2 & -1 \\ 0 & 5 \end{pmatrix}-2\begin{pmatrix} 1 & 4 \\ -3 & 2 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,2)(1,2) et (2,1)(2,1).
  • c) (2314)(5120)\begin{pmatrix} 2 & 3 \\ 1 & 4 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 5 & 1 \\ 2 & 0 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,2)(1,2) et (2,1)(2,1) du produit.
  • d) (−132−5)(4−2−31)\begin{pmatrix} -1 & 3 \\ 2 & -5 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 4 & -2 \\ -3 & 1 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,1)(1,1) et (2,2)(2,2) du produit.
  • e) (−142)(32−5)\begin{pmatrix} -1 & 4 & 2 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 3 \\ 2 \\ -5 \end{pmatrix} : donnez le résultat.
  • f) (3−216)(4−1)\begin{pmatrix} 3 & -2 \\ 1 & 6 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 4 \\ -1 \end{pmatrix} : donnez les deux coefficients de la matrice colonne obtenue.
  • g) (102−131210)(2100−14321)\begin{pmatrix} 1 & 0 & 2 \\ -1 & 3 & 1 \\ 2 & 1 & 0 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 2 & 1 & 0 \\ 0 & -1 & 4 \\ 3 & 2 & 1 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (2,3)(2,3) et (3,2)(3,2) du produit.
  • h) (1−231)2\begin{pmatrix} 1 & -2 \\ 3 & 1 \end{pmatrix}^{2} : donnez les coefficients (1,1)(1,1) et (2,1)(2,1).
  • i) (21−10)3\begin{pmatrix} 2 & 1 \\ -1 & 0 \end{pmatrix}^{3} : donnez les coefficients (1,1)(1,1) et (2,1)(2,1).
  • j) (−30012)5\begin{pmatrix} -3 & 0 \\ 0 & \frac{1}{2} \end{pmatrix}^{5} : donnez les coefficients (1,1)(1,1) et (2,2)(2,2).

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/19

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
j)
Voir la correction

Réponses

  • a) (−1467)\begin{pmatrix} -1 & 4 \\ 6 & 7 \end{pmatrix} ; −1-1 et 66
  • b) (4−11611)\begin{pmatrix} 4 & -11 \\ 6 & 11 \end{pmatrix} ; −11-11 et 66
  • c) (162131)\begin{pmatrix} 16 & 2 \\ 13 & 1 \end{pmatrix} ; 22 et 1313
  • d) (−13523−9)\begin{pmatrix} -13 & 5 \\ 23 & -9 \end{pmatrix} ; −13-13 et −9-9
  • e) (−5)\begin{pmatrix} -5 \end{pmatrix} ; −5-5
  • f) (14−2)\begin{pmatrix} 14 \\ -2 \end{pmatrix} ; 1414 et −2-2
  • g) (8521−213414)\begin{pmatrix} 8 & 5 & 2 \\ 1 & -2 & 13 \\ 4 & 1 & 4 \end{pmatrix} ; 1313 et 11
  • h) (−5−46−5)\begin{pmatrix} -5 & -4 \\ 6 & -5 \end{pmatrix} ; −5-5 et 66
  • i) (43−3−2)\begin{pmatrix} 4 & 3 \\ -3 & -2 \end{pmatrix} ; 44 et −3-3
  • j) (−24300132)\begin{pmatrix} -243 & 0 \\ 0 & \frac{1}{32} \end{pmatrix} ; −243-243 et 132\frac{1}{32}

Le geste qui décide de tout : pour un produit, nommer la ligne du PREMIER facteur et la colonne du SECOND avant de multiplier. Le coefficient (2,3)(2,3) d'un produit, c'est la ligne 22 de gauche contre la colonne 33 de droite, et rien d'autre.

a)

Coefficient par coefficient : (3−4−2+65+10+7)=(−1467)\begin{pmatrix} 3-4 & -2+6 \\ 5+1 & 0+7 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -1 & 4 \\ 6 & 7 \end{pmatrix}. Coefficients (1,1)=−1(1,1)=-1 et (2,1)=6(2,1)=6.

b)

3(2−105)=(6−3015)3\begin{pmatrix} 2 & -1 \\ 0 & 5 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 6 & -3 \\ 0 & 15 \end{pmatrix} et 2(14−32)=(28−64)2\begin{pmatrix} 1 & 4 \\ -3 & 2 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 2 & 8 \\ -6 & 4 \end{pmatrix}, donc la différence vaut (4−11611)\begin{pmatrix} 4 & -11 \\ 6 & 11 \end{pmatrix}. Coefficients (1,2)=−11(1,2)=-11 et (2,1)=0−(−6)=6(2,1)=0-(-6)=6. Piège : −2×(−3)=+6-2\times(-3)=+6, pas −6-6.

c)

Ligne 1 par colonne 2 : 2×1+3×0=22\times 1+3\times 0=2. Ligne 2 par colonne 1 : 1×5+4×2=131\times 5+4\times 2=13. Le produit complet vaut (162131)\begin{pmatrix} 16 & 2 \\ 13 & 1 \end{pmatrix}. Piège : multiplier coefficient par coefficient, ce qui donne (10320)\begin{pmatrix} 10 & 3 \\ 2 & 0 \end{pmatrix}.

d)

Ligne 1 par colonne 1 : (−1)×4+3×(−3)=−4−9=−13(-1)\times 4+3\times(-3)=-4-9=-13. Ligne 2 par colonne 2 : 2×(−2)+(−5)×1=−4−5=−92\times(-2)+(-5)\times 1=-4-5=-9. Le produit complet vaut (−13523−9)\begin{pmatrix} -13 & 5 \\ 23 & -9 \end{pmatrix}. Piège : un signe perdu sur 3×(−3)3\times(-3).

e)

Une matrice ligne 1×31\times 3 par une matrice colonne 3×13\times 1 donne une matrice 1×11\times 1, un seul nombre : (−1)×3+4×2+2×(−5)=−3+8−10=−5(-1)\times 3+4\times 2+2\times(-5)=-3+8-10=-5. Piège : écrire la matrice 3×33\times 3, qui serait le produit dans l'AUTRE ordre.

f)

(2×2)(2×1)(2\times 2)(2\times 1) donne une matrice colonne : (3×4+(−2)×(−1)1×4+6×(−1))=(14−2)\begin{pmatrix} 3\times 4+(-2)\times(-1) \\ 1\times 4+6\times(-1) \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 14 \\ -2 \end{pmatrix}. Piège : (−2)×(−1)=+2(-2)\times(-1)=+2, d'où 1414 et non 1010.

g)

Ligne 2 par colonne 3 : (−1)×0+3×4+1×1=13(-1)\times 0+3\times 4+1\times 1=13. Ligne 3 par colonne 2 : 2×1+1×(−1)+0×2=12\times 1+1\times(-1)+0\times 2=1. Le produit complet vaut (8521−213414)\begin{pmatrix} 8 & 5 & 2 \\ 1 & -2 & 13 \\ 4 & 1 & 4 \end{pmatrix}. Piège : prendre la ligne 33 de la SECONDE matrice ; le premier facteur fournit toujours la ligne.

h)

(1−231)(1−231)=(1−6−2−23+3−6+1)=(−5−46−5)\begin{pmatrix} 1 & -2 \\ 3 & 1 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 1 & -2 \\ 3 & 1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 1-6 & -2-2 \\ 3+3 & -6+1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -5 & -4 \\ 6 & -5 \end{pmatrix}. Coefficients (1,1)=−5(1,1)=-5 et (2,1)=6(2,1)=6. Piège : élever chaque coefficient au carré, ce qui donne (1491)\begin{pmatrix} 1 & 4 \\ 9 & 1 \end{pmatrix}.

i)

M2=(4−12+0−2+0−1+0)=(32−2−1)M^{2}=\begin{pmatrix} 4-1 & 2+0 \\ -2+0 & -1+0 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 3 & 2 \\ -2 & -1 \end{pmatrix}, puis M3=M2M=(6−23+0−4+1−2+0)=(43−3−2)M^{3}=M^{2}M=\begin{pmatrix} 6-2 & 3+0 \\ -4+1 & -2+0 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 4 & 3 \\ -3 & -2 \end{pmatrix}. Coefficients (1,1)=4(1,1)=4 et (2,1)=−3(2,1)=-3. Recoupement : M=I+NM=I+N avec N=(11−1−1)N=\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ -1 & -1 \end{pmatrix} et N2=0N^{2}=0, donc M3=I+3NM^{3}=I+3N.

j)

Pour une matrice diagonale, et pour elle seulement, la puissance se calcule coefficient par coefficient sur la diagonale : (−3)5=−243(-3)^{5}=-243 et (12)5=132\left(\frac{1}{2}\right)^{5}=\frac{1}{32}, les autres coefficients restant nuls. Piège : (−3)5(-3)^{5} est négatif, l'exposant étant impair.

Contrôle : un produit se recoupe en calculant un SECOND coefficient par une autre ligne ou une autre colonne, et une puissance par une autre association : en i), MM2MM^{2} doit redonner la même matrice que M2MM^{2}M.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Calculs : l'inverse d'une matrice et les systèmes

Exercice 0.2 : Inverser une matrice 2 × 2 et résoudre un système : huit calculs directs

Pour chaque ligne, effectuez le calcul demandé, puis donnez ce qui est demandé. On rappelle que la matrice (abcd)\begin{pmatrix} a & b \\ c & d \end{pmatrix} est inversible si et seulement si ad−bc≠0ad-bc\neq 0, et qu'alors son inverse est 1ad−bc(d−b−ca)\frac{1}{ad-bc}\begin{pmatrix} d & -b \\ -c & a \end{pmatrix}. Le nombre ad−bcad-bc est ici un outil de calcul rappelé, pas une notion du programme.

On calcule d'abord ad−bcad-bc, avec ses signes. On échange ensuite les deux coefficients de la diagonale, on change le signe des deux autres SANS les déplacer, et l'on divise le tout par ad−bcad-bc. Un inverse se contrôle par un produit, qui doit donner II ; un système AX=BAX=B se résout par X=A−1BX=A^{-1}B, dans cet ordre.

  • a) Les matrices (6−4−96)\begin{pmatrix} 6 & -4 \\ -9 & 6 \end{pmatrix} et (64−96)\begin{pmatrix} 6 & 4 \\ -9 & 6 \end{pmatrix} sont-elles inversibles ?
  • b) Inverse de (5332)\begin{pmatrix} 5 & 3 \\ 3 & 2 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,2)(1,2) et (2,2)(2,2).
  • c) Inverse de (4213)\begin{pmatrix} 4 & 2 \\ 1 & 3 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,1)(1,1) et (2,1)(2,1).
  • d) Inverse de (−352−4)\begin{pmatrix} -3 & 5 \\ 2 & -4 \end{pmatrix} : donnez les coefficients (1,2)(1,2) et (2,2)(2,2).
  • e) On propose B=(2−1−53)B=\begin{pmatrix} 2 & -1 \\ -5 & 3 \end{pmatrix} comme inverse de A=(3−1−52)A=\begin{pmatrix} 3 & -1 \\ -5 & 2 \end{pmatrix}. Calculez le coefficient (1,1)(1,1) de ABAB et concluez.
  • f) A=(110011101)A=\begin{pmatrix} 1 & 1 & 0 \\ 0 & 1 & 1 \\ 1 & 0 & 1 \end{pmatrix} et B=(1−1111−1−111)B=\begin{pmatrix} 1 & -1 & 1 \\ 1 & 1 & -1 \\ -1 & 1 & 1 \end{pmatrix} vérifient AB=kI3AB=kI_{3}. Calculez kk, puis donnez le coefficient (2,3)(2,3) de A−1A^{-1}.
  • g) Résolvez {2x+3y=15x+7y=4\begin{cases} 2x+3y=1 \\ 5x+7y=4 \end{cases} en calculant X=A−1BX=A^{-1}B.
  • h) Résolvez {3x+2y=4x+4y=−7\begin{cases} 3x+2y=4 \\ x+4y=-7 \end{cases} en calculant X=A−1BX=A^{-1}B.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/16

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
Voir la correction

Réponses

  • a) ad−bc=0ad-bc=0 : non inversible ; ad−bc=72ad-bc=72 : inversible
  • b) (2−3−35)\begin{pmatrix} 2 & -3 \\ -3 & 5 \end{pmatrix} ; −3-3 et 55
  • c) 110(3−2−14)\frac{1}{10}\begin{pmatrix} 3 & -2 \\ -1 & 4 \end{pmatrix} ; 310\frac{3}{10} et −110-\frac{1}{10}
  • d) (−2−52−1−32)\begin{pmatrix} -2 & -\frac{5}{2} \\ -1 & -\frac{3}{2} \end{pmatrix} ; −52-\frac{5}{2} et −32-\frac{3}{2}
  • e) AB=(11−6−2011)≠IAB=\begin{pmatrix} 11 & -6 \\ -20 & 11 \end{pmatrix}\neq I ; 1111, ce n'est pas l'inverse
  • f) k=2k=2, A−1=12BA^{-1}=\frac{1}{2}B ; −12-\frac{1}{2}
  • g) x=5x=5 et y=−3y=-3
  • h) x=3x=3 et y=−52y=-\frac{5}{2}

Le geste qui décide de tout : calculer ad−bcad-bc AVANT d'écrire l'inverse, en écrivant chaque signe. Il dit si l'inverse existe, et c'est par lui qu'on divise à la fin ; une erreur de signe sur bcbc fausse tous les coefficients d'un coup.

a)

Première matrice : ad−bc=6×6−(−4)×(−9)=36−36=0ad-bc=6\times 6-(-4)\times(-9)=36-36=0, elle n'est pas inversible ; ses lignes sont proportionnelles, la seconde valant −32-\frac{3}{2} fois la première. Seconde matrice : ad−bc=36−4×(−9)=36+36=72≠0ad-bc=36-4\times(-9)=36+36=72\neq 0, elle est inversible. Piège : (−4)×(−9)=+36(-4)\times(-9)=+36, qui annule la première.

b)

ad−bc=10−9=1ad-bc=10-9=1, donc l'inverse est (2−3−35)\begin{pmatrix} 2 & -3 \\ -3 & 5 \end{pmatrix} : coefficients (1,2)=−3(1,2)=-3 et (2,2)=5(2,2)=5. Contrôle : (5332)(2−3−35)=(10−9−15+156−6−9+10)=I\begin{pmatrix} 5 & 3 \\ 3 & 2 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 2 & -3 \\ -3 & 5 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 10-9 & -15+15 \\ 6-6 & -9+10 \end{pmatrix}=I.

c)

ad−bc=12−2=10ad-bc=12-2=10, donc l'inverse est 110(3−2−14)=(0,3−0,2−0,10,4)\frac{1}{10}\begin{pmatrix} 3 & -2 \\ -1 & 4 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 0{,}3 & -0{,}2 \\ -0{,}1 & 0{,}4 \end{pmatrix} : coefficients (1,1)=310(1,1)=\frac{3}{10} et (2,1)=−110(2,1)=-\frac{1}{10}. Piège : oublier de diviser par 1010, ce qui donne une matrice BB telle que AB=10IAB=10I.

d)

ad−bc=(−3)×(−4)−5×2=12−10=2ad-bc=(-3)\times(-4)-5\times 2=12-10=2, donc l'inverse est 12(−4−5−2−3)=(−2−52−1−32)\frac{1}{2}\begin{pmatrix} -4 & -5 \\ -2 & -3 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -2 & -\frac{5}{2} \\ -1 & -\frac{3}{2} \end{pmatrix} : coefficients (1,2)=−52(1,2)=-\frac{5}{2} et (2,2)=−32(2,2)=-\frac{3}{2}. Piège : sur la diagonale, on ÉCHANGE −3-3 et −4-4 sans changer leurs signes ; seuls bb et cc changent de signe.

e)

Ligne 1 de AA par colonne 1 de BB : 3×2+(−1)×(−5)=6+5=11≠13\times 2+(-1)\times(-5)=6+5=11\neq 1. Le produit AB=(11−6−2011)AB=\begin{pmatrix} 11 & -6 \\ -20 & 11 \end{pmatrix} n'est pas II : BB n'est PAS l'inverse de AA. On a bien échangé la diagonale, mais oublié de changer le signe de bb et de cc : −b=1-b=1 et −c=5-c=5. Comme ad−bc=6−5=1ad-bc=6-5=1, le vrai inverse est (2153)\begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 5 & 3 \end{pmatrix}.

f)

Ligne 1 de AA par colonne 1 de BB : 1×1+1×1+0×(−1)=21\times 1+1\times 1+0\times(-1)=2, donc k=2k=2 (les autres coefficients se calculent de même : 22 sur la diagonale, 00 ailleurs). De AB=2I3AB=2I_{3} on tire A×12B=I3A\times\frac{1}{2}B=I_{3}, donc A−1=12BA^{-1}=\frac{1}{2}B, et son coefficient (2,3)(2,3) vaut −12=−12\frac{-1}{2}=-\frac{1}{2}. Piège : écrire A−1=2BA^{-1}=2B ; on DIVISE par kk.

g)

A=(2357)A=\begin{pmatrix} 2 & 3 \\ 5 & 7 \end{pmatrix}, ad−bc=14−15=−1ad-bc=14-15=-1, donc A−1=−(7−3−52)=(−735−2)A^{-1}=-\begin{pmatrix} 7 & -3 \\ -5 & 2 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -7 & 3 \\ 5 & -2 \end{pmatrix}. Puis X=A−1(14)=(−7+125−8)=(5−3)X=A^{-1}\begin{pmatrix} 1 \\ 4 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -7+12 \\ 5-8 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 5 \\ -3 \end{pmatrix} : x=5x=5 et y=−3y=-3. Piège : ad−bc=−1ad-bc=-1 change TOUS les signes de la matrice.

h)

A=(3214)A=\begin{pmatrix} 3 & 2 \\ 1 & 4 \end{pmatrix}, ad−bc=12−2=10ad-bc=12-2=10, A−1=110(4−2−13)A^{-1}=\frac{1}{10}\begin{pmatrix} 4 & -2 \\ -1 & 3 \end{pmatrix}. Puis X=110(4×4+(−2)×(−7)(−1)×4+3×(−7))=110(30−25)=(3−52)X=\frac{1}{10}\begin{pmatrix} 4\times 4+(-2)\times(-7) \\ (-1)\times 4+3\times(-7) \end{pmatrix}=\frac{1}{10}\begin{pmatrix} 30 \\ -25 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 3 \\ -\frac{5}{2} \end{pmatrix} : x=3x=3 et y=−52y=-\frac{5}{2}. Piège : calculer BA−1BA^{-1}, qui n'existe même pas, une colonne ne se multipliant pas à droite par une matrice 2×22\times 2.

Contrôle : un inverse se vérifie par AA−1=IAA^{-1}=I, et la solution d'un système en la remplaçant dans les DEUX équations. En h), 3×3+2×(−52)=9−5=43\times 3+2\times\left(-\frac{5}{2}\right)=9-5=4 et 3+4×(−52)=3−10=−73+4\times\left(-\frac{5}{2}\right)=3-10=-7.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Opérations sur les matrices

On considère A=(1234)A=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 3 & 4 \end{pmatrix} et B=(0−121)B=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 2 & 1 \end{pmatrix}.

  • a) Calculez A+BA+B et 2A2A.
  • b) Calculez le produit ABAB.
  • c) Calculez le produit BABA.
  • d) Que constatez-vous en comparant ABAB et BABA ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/13

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) A+B=(1155)A+B=\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 5 & 5 \end{pmatrix}, 2A=(2468)2A=\begin{pmatrix} 2 & 4 \\ 6 & 8 \end{pmatrix}
  • b) AB=(4181)AB=\begin{pmatrix} 4 & 1 \\ 8 & 1 \end{pmatrix}
  • c) BA=(−3−458)BA=\begin{pmatrix} -3 & -4 \\ 5 & 8 \end{pmatrix}
  • d) AB≠BAAB\neq BA : pas de commutativité
a)

L'addition et la multiplication par un réel se font COEFFICIENT PAR COEFFICIENT, sans aucune subtilité : A+B=(1+02−13+24+1)=(1155)A+B=\begin{pmatrix} 1+0 & 2-1 \\ 3+2 & 4+1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 5 & 5 \end{pmatrix} et 2A=(2468)2A=\begin{pmatrix} 2 & 4 \\ 6 & 8 \end{pmatrix}. Ces deux opérations se comportent exactement comme sur les nombres, ce qui n'est plus vrai du produit.

b)

Le produit obéit à la règle LIGNE PAR COLONNE : le coefficient de la ligne ii et de la colonne jj s'obtient en combinant la ligne ii de AA avec la colonne jj de BB. En haut à gauche, la première ligne (1 ; 2)(1\ ;\ 2) contre la première colonne (02)\binom{0}{2} donne 1×0+2×2=41\times 0+2\times 2=4 ; en haut à droite 1×(−1)+2×1=11\times(-1)+2\times 1=1 ; en bas à gauche 3×0+4×2=83\times 0+4\times 2=8 ; en bas à droite 3×(−1)+4×1=13\times(-1)+4\times 1=1. Donc AB=(4181)AB=\begin{pmatrix} 4 & 1 \\ 8 & 1 \end{pmatrix}.

c)

On refait le calcul dans l'AUTRE ordre, avec cette fois les lignes de BB contre les colonnes de AA : en haut à gauche 0×1+(−1)×3=−30\times 1+(-1)\times 3=-3 ; en haut à droite 0×2+(−1)×4=−40\times 2+(-1)\times 4=-4 ; en bas à gauche 2×1+1×3=52\times 1+1\times 3=5 ; en bas à droite 2×2+1×4=82\times 2+1\times 4=8. Donc BA=(−3−458)BA=\begin{pmatrix} -3 & -4 \\ 5 & 8 \end{pmatrix}.

d)

Les deux produits sont DIFFÉRENTS, et pas seulement d'un coefficient : aucun n'est égal à l'autre. Le produit matriciel n'est donc pas COMMUTATIF, ce qui est la différence la plus importante avec le calcul sur les nombres, et elle interdit d'utiliser les identités remarquables sans précaution, comme le montrera l'exercice 2.

La non-commutativité n'est pas une bizarrerie technique, elle a un sens géométrique. Une matrice représente une TRANSFORMATION du plan, et le produit ABAB correspond à appliquer d'abord BB puis AA, dans cet ordre. Or enchaîner deux transformations dans un ordre ou dans l'autre ne donne évidemment pas la même chose : une rotation suivie d'une projection ne donne pas la même figure qu'une projection suivie de la même rotation. On notera d'ailleurs que le produit ABAB se lit de DROITE à GAUCHE, ce qui est déroutant au début mais cohérent avec la notation f∘gf\circ g des fonctions.

Exercice 2 : Matrice identité et non-commutativité

On garde A=(1234)A=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 3 & 4 \end{pmatrix} et B=(0−121)B=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 2 & 1 \end{pmatrix}, et on note II la matrice identité d'ordre 2.

  • a) Vérifiez que AI=IA=AAI=IA=A.
  • b) Calculez A2A^{2} et B2B^{2}.
  • c) Calculez (A+B)2(A+B)^{2}.
  • d) Calculez A2+2AB+B2A^{2}+2AB+B^{2} et comparez avec la question c). Concluez.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/11

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) AI=IA=AAI=IA=A
  • b) A2=(7101522)A^{2}=\begin{pmatrix} 7 & 10 \\ 15 & 22 \end{pmatrix}, B2=(−2−12−1)B^{2}=\begin{pmatrix} -2 & -1 \\ 2 & -1 \end{pmatrix}
  • c) (663030)\begin{pmatrix} 6 & 6 \\ 30 & 30 \end{pmatrix}
  • d) (13113323)≠(A+B)2\begin{pmatrix} 13 & 11 \\ 33 & 23 \end{pmatrix}\neq(A+B)^{2}
a)

Multiplier par l'identité ne change rien, et le calcul le montre : chaque coefficient de AIAI se calcule comme une somme où un SEUL terme est non nul, puisque l'identité n'a qu'un 11 par ligne. En haut à gauche : 1×1+2×0=11\times 1+2\times 0=1, et ainsi de suite. On obtient bien AI=IA=AAI=IA=A ✓. La matrice II joue donc pour le produit matriciel le rôle que 11 joue pour les nombres, et c'est l'une des rares propriétés qui survit au passage aux matrices.

b)

A2=AAA^{2}=AA se calcule par la règle ligne-colonne : en haut à gauche 1×1+2×3=71\times 1+2\times 3=7, en haut à droite 1×2+2×4=101\times 2+2\times 4=10, en bas à gauche 3×1+4×3=153\times 1+4\times 3=15, en bas à droite 3×2+4×4=223\times 2+4\times 4=22, soit A2=(7101522)A^{2}=\begin{pmatrix} 7 & 10 \\ 15 & 22 \end{pmatrix}. De même B2=(−2−12−1)B^{2}=\begin{pmatrix} -2 & -1 \\ 2 & -1 \end{pmatrix}. On notera qu'élever au carré n'élève PAS chaque coefficient au carré.

c)

On calcule d'abord la somme, A+B=(1155)A+B=\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 5 & 5 \end{pmatrix}, puis son carré : en haut à gauche 1×1+1×5=61\times 1+1\times 5=6, et de même pour les trois autres coefficients, on obtient (A+B)2=(663030)(A+B)^{2}=\begin{pmatrix} 6 & 6 \\ 30 & 30 \end{pmatrix}.

d)

2AB=(82162)2AB=\begin{pmatrix} 8 & 2 \\ 16 & 2 \end{pmatrix} d'après l'exercice 1, donc A2+2AB+B2=(7+8−210+2−115+16+222+2−1)=(13113323)A^{2}+2AB+B^{2}=\begin{pmatrix} 7+8-2 & 10+2-1 \\ 15+16+2 & 22+2-1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 13 & 11 \\ 33 & 23 \end{pmatrix}. Ce n'est PAS égal à (A+B)2(A+B)^{2}, et l'écart est considérable. Le développement correct est (A+B)2=A2+AB+BA+B2(A+B)^{2}=A^{2}+AB+BA+B^{2}, et l'on ne peut regrouper AB+BAAB+BA en 2AB2AB que si les deux matrices COMMUTENT, ce qui n'est pas le cas ici.

On vérifie que le développement correct fonctionne bien : A2+AB+BA+B2=(7+4−3−210+1−4−115+8+5+222+1+8−1)=(663030)A^{2}+AB+BA+B^{2}=\begin{pmatrix} 7+4-3-2 & 10+1-4-1 \\ 15+8+5+2 & 22+1+8-1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 6 & 6 \\ 30 & 30 \end{pmatrix} ✓, exactement (A+B)2(A+B)^{2}. La leçon vaut pour toutes les identités remarquables : (A+B)(A−B)(A+B)(A-B) vaut A2−AB+BA−B2A^{2}-AB+BA-B^{2} et non A2−B2A^{2}-B^{2}, et (A+B)3(A+B)^{3} compte huit termes qu'on ne peut pas regrouper. La règle pratique est simple, il ne faut JAMAIS intervertir deux matrices dans un produit, et donc développer en conservant scrupuleusement l'ordre des facteurs.

Exercice 3 : Déterminant et inverse

On rappelle que (abcd)\begin{pmatrix} a & b \\ c & d \end{pmatrix} est inversible si et seulement si ad−bc≠0ad-bc\neq 0.

Le déterminant n'est pas une notion du programme de l'option : pour une matrice d'ordre 22, le nombre ad−bcad-bc est un outil de calcul pratique, qu'on peut employer en le rappelant, mais qui n'est pas exigible. Le programme demande de savoir calculer un inverse, par exemple en résolvant AX=IAX=I ou à l'aide d'une relation comme celle de l'exercice 12.

  • a) Calculez le déterminant de A=(1234)A=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 3 & 4 \end{pmatrix} et déterminez A−1A^{-1}.
  • b) Vérifiez que AA−1=IAA^{-1}=I.
  • c) La matrice C=(2412)C=\begin{pmatrix} 2 & 4 \\ 1 & 2 \end{pmatrix} est-elle inversible ?
  • d) Interprétez la réponse à la question c) en observant les lignes de CC.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) det⁡A=−2\det A=-2 ; A−1=(−211,5−0,5)A^{-1}=\begin{pmatrix} -2 & 1 \\ 1{,}5 & -0{,}5 \end{pmatrix}
  • b) AA−1=IAA^{-1}=I ✓
  • c) det⁡C=0\det C=0 : non inversible
  • d) Lignes proportionnelles
a)

det⁡(A)=1×4−2×3=4−6=−2\det(A)=1\times 4-2\times 3=4-6=-2, qui est NON NUL, donc AA est inversible. La formule d'inversion échange les deux coefficients diagonaux, change le signe des deux autres, puis divise par le déterminant : A−1=1−2(4−2−31)=(−211,5−0,5)A^{-1}=\frac{1}{-2}\begin{pmatrix} 4 & -2 \\ -3 & 1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -2 & 1 \\ 1{,}5 & -0{,}5 \end{pmatrix}.

b)

La vérification est obligatoire, la formule comportant quatre occasions de se tromper de signe. En haut à gauche : 1×(−2)+2×1,5=−2+3=11\times(-2)+2\times 1{,}5=-2+3=1 ✓ ; en haut à droite : 1×1+2×(−0,5)=1−1=01\times 1+2\times(-0{,}5)=1-1=0 ✓ ; en bas à gauche : 3×(−2)+4×1,5=−6+6=03\times(-2)+4\times 1{,}5=-6+6=0 ✓ ; en bas à droite : 3×1+4×(−0,5)=3−2=13\times 1+4\times(-0{,}5)=3-2=1 ✓. On obtient bien l'identité. Il faudrait en toute rigueur vérifier aussi A−1A=IA^{-1}A=I, mais pour des matrices carrées l'une des deux égalités entraîne l'autre.

c)

det⁡(C)=2×2−4×1=4−4=0\det(C)=2\times 2-4\times 1=4-4=0. La matrice CC n'est donc PAS inversible, alors qu'elle est loin d'être nulle : c'est le piège que reprendra l'exercice 9.

d)

La première ligne de CC est exactement le DOUBLE de la seconde, (2 ; 4)=2×(1 ; 2)(2\ ;\ 4)=2\times(1\ ;\ 2). Les deux lignes sont donc proportionnelles, ce qui traduit géométriquement que la matrice écrase tout le plan sur une DROITE : deux points distincts peuvent avoir la même image, l'information est perdue et l'opération ne peut pas être inversée. On le vérifie : CC envoie (2−1)\binom{2}{-1} sur (00)\binom{0}{0}, tout comme le vecteur nul.

Le déterminant se lit donc comme une mesure de ce que la transformation CONSERVE, et cette lecture aide beaucoup. En valeur absolue, il donne le facteur par lequel les aires sont multipliées : AA multiplie les aires par 22, tandis que CC les annule, ce qui est cohérent avec l'écrasement sur une droite. Son SIGNE indique si l'orientation du plan est conservée ou renversée, négatif signifiant renversée comme pour AA. Un déterminant nul signifie donc exactement qu'une dimension a été perdue, et c'est pour cela qu'il caractérise la non-inversibilité, sans qu'il soit besoin de retenir un critère supplémentaire.

carré unité (aire 1)(1 ; 3)(2 ; 4)image du carré par Aaire 2 = |det A|image par C : aire 0

Exercice 4 : Résoudre un système par l'inverse

On considère le système {x+2y=53x+4y=11\begin{cases} x+2y=5 \\ 3x+4y=11 \end{cases}

  • a) Écrivez ce système sous la forme matricielle AX=BAX=B en précisant AA, XX et BB.
  • b) Justifiez que le système admet une unique solution.
  • c) Résolvez le système en calculant X=A−1BX=A^{-1}B.
  • d) Vérifiez la solution dans les deux équations de départ.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) A=(1234)A=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 3 & 4 \end{pmatrix}, B=(511)B=\begin{pmatrix} 5 \\ 11 \end{pmatrix}
  • b) det⁡A≠0\det A\neq 0
  • c) x=1x=1, y=2y=2
  • d) 55 et 1111 ✓
a)

On sépare les coefficients, les inconnues et les seconds membres : A=(1234)A=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 3 & 4 \end{pmatrix}, X=(xy)X=\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} et B=(511)B=\begin{pmatrix} 5 \\ 11 \end{pmatrix}. On vérifie que le produit AXAX redonne bien le système : sa première coordonnée vaut x+2yx+2y et la seconde 3x+4y3x+4y ✓.

b)

Le déterminant de AA vaut −2-2, non nul d'après l'exercice 3, donc AA est INVERSIBLE. Le système admet alors une unique solution, obtenue en multipliant les deux membres à gauche par A−1A^{-1} : A−1AX=A−1BA^{-1}AX=A^{-1}B, soit IX=A−1BIX=A^{-1}B et finalement X=A−1BX=A^{-1}B. La justification par le déterminant est ce qui garantit l'existence ET l'unicité en une seule ligne.

c)

Avec A−1=(−211,5−0,5)A^{-1}=\begin{pmatrix} -2 & 1 \\ 1{,}5 & -0{,}5 \end{pmatrix} : la première coordonnée vaut −2×5+1×11=−10+11=1-2\times 5+1\times 11=-10+11=1, et la seconde 1,5×5−0,5×11=7,5−5,5=21{,}5\times 5-0{,}5\times 11=7{,}5-5{,}5=2. Donc x=1x=1 et y=2y=2. Attention à multiplier à GAUCHE, l'écriture BA−1BA^{-1} n'ayant même pas de sens ici pour des raisons de format.

d)

Première équation : 1+2×2=1+4=51+2\times 2=1+4=5 ✓. Seconde équation : 3×1+4×2=3+8=113\times 1+4\times 2=3+8=11 ✓. Les deux sont vérifiées, ce qui valide à la fois la solution et l'inverse calculé à l'exercice 3.

Cette méthode n'est pas la plus rapide sur un système 2×22\times 2, où la substitution irait plus vite, et il faut savoir pourquoi on l'enseigne. Son intérêt est CONCEPTUEL et se voit sur trois points. D'abord elle transforme un système en une simple division, ce qui unifie la théorie : AX=BAX=B se résout comme ax=bax=b. Ensuite elle explique d'un coup les trois cas possibles, puisque le déterminant non nul donne une solution unique, tandis qu'un déterminant nul donne soit aucune solution soit une infinité. Enfin elle devient réellement efficace quand on doit résoudre PLUSIEURS systèmes ayant la même matrice AA et des seconds membres différents : on inverse une fois, puis chaque résolution ne coûte qu'un produit.

−112345−11234x + 2y = 53x + 4y = 11(1 ; 2)

Exercice 5 : Puissances de matrices

On considère M=(1101)M=\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} et D=(2003)D=\begin{pmatrix} 2 & 0 \\ 0 & 3 \end{pmatrix}.

  • a) Calculez M2M^{2} et M3M^{3}.
  • b) Conjecturez l'expression de MnM^{n} et démontrez-la par récurrence.
  • c) Calculez D2D^{2} et D5D^{5}.
  • d) Donnez l'expression de DnD^{n}. Pourquoi le calcul est-il si simple pour une matrice diagonale ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) M2=(1201)M^{2}=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}, M3=(1301)M^{3}=\begin{pmatrix} 1 & 3 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}
  • b) Mn=(1n01)M^{n}=\begin{pmatrix} 1 & n \\ 0 & 1 \end{pmatrix}
  • c) D2=diag(4 ;9)D^{2}=\mathrm{diag}(4\,;9), D5=diag(32 ;243)D^{5}=\mathrm{diag}(32\,;243)
  • d) Dn=diag(2n ;3n)D^{n}=\mathrm{diag}(2^{n}\,;3^{n})
a)

M2=(1×1+1×01×1+1×101)=(1201)M^{2}=\begin{pmatrix} 1\times 1+1\times 0 & 1\times 1+1\times 1 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}, puis M3=M2M=(1301)M^{3}=M^{2}M=\begin{pmatrix} 1 & 3 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}. Seul le coefficient en haut à droite bouge, et il augmente de 11 à chaque multiplication.

b)

On conjecture donc Mn=(1n01)M^{n}=\begin{pmatrix} 1 & n \\ 0 & 1 \end{pmatrix}, et l'on démontre par RÉCURRENCE. Initialisation : pour n=1n=1 la formule donne (1101)=M\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}=M ✓. Hérédité : supposons Mn=(1n01)M^{n}=\begin{pmatrix} 1 & n \\ 0 & 1 \end{pmatrix}. Alors Mn+1=MnMM^{n+1}=M^{n}M a pour coefficient en haut à droite 1×1+n×1=n+11\times 1+n\times 1=n+1, les trois autres restant inchangés, soit (1n+101)\begin{pmatrix} 1 & n+1 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} ✓. Conclusion : la formule est vraie pour tout entier n≥1n\geq 1.

c)

D2=(4009)D^{2}=\begin{pmatrix} 4 & 0 \\ 0 & 9 \end{pmatrix} et D5=(250035)=(3200243)D^{5}=\begin{pmatrix} 2^{5} & 0 \\ 0 & 3^{5} \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 32 & 0 \\ 0 & 243 \end{pmatrix}. Ici, contrairement à l'exercice 2, élever la matrice au carré revient bien à élever chaque coefficient au carré, mais uniquement parce qu'elle est DIAGONALE.

d)

Dn=(2n003n)D^{n}=\begin{pmatrix} 2^{n} & 0 \\ 0 & 3^{n} \end{pmatrix}. Le calcul est immédiat parce qu'une matrice diagonale agit INDÉPENDAMMENT sur chaque coordonnée : elle multiplie la première par 22 et la seconde par 33, sans jamais les mélanger. Répéter nn fois cette action revient donc à multiplier chaque coordonnée par la puissance correspondante. C'est toute la motivation de la DIAGONALISATION, qui consiste à changer de repère pour se ramener à ce cas.

Les deux matrices de l'exercice illustrent les deux structures qui rendent les puissances calculables, et il n'y en a guère d'autres au programme. La matrice MM est de la forme I+NI+N où N=(0100)N=\begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 0 & 0 \end{pmatrix} vérifie N2=0N^{2}=0 : on dit qu'elle est nilpotente, et la formule du binôme s'y applique puisque II commute avec tout, donnant Mn=I+nNM^{n}=I+nN ✓, ce qui redonne la conjecture sans récurrence. La matrice DD est diagonale, cas le plus simple. Face à une matrice quelconque, la stratégie consiste donc à la ramener à l'une de ces deux formes, ce que fera l'exercice 8 par un détour astucieux.

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Suites couplées

On définit deux suites par u0=1u_{0}=1, v0=0v_{0}=0 et, pour tout entier naturel nn, un+1=2un+vnu_{n+1}=2u_{n}+v_{n} et vn+1=un+2vnv_{n+1}=u_{n}+2v_{n}.

L'option maths expertes est évaluée en contrôle continu, sans écrit au baccalauréat : cette partie B est au niveau des devoirs surveillés de l'année.

  • a) Écrivez la relation sous forme matricielle Xn+1=AXnX_{n+1}=AX_{n} en précisant AA.
  • b) Calculez u1u_{1}, v1v_{1}, u2u_{2}, v2v_{2}, u3u_{3} et v3v_{3}.
  • c) On pose sn=un+vns_{n}=u_{n}+v_{n} et dn=un−vnd_{n}=u_{n}-v_{n}. Montrez que (sn)(s_{n}) est géométrique et que (dn)(d_{n}) est constante.
  • d) Déduisez-en les expressions explicites de unu_{n} et vnv_{n}.
  • e) Vérifiez vos formules pour n=3n=3.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) A=(2112)A=\begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 1 & 2 \end{pmatrix}
  • b) (2 ;1)(2\,;1), (5 ;4)(5\,;4), (14 ;13)(14\,;13)
  • c) sn=3ns_{n}=3^{n}, dn=1d_{n}=1
  • d) un=3n+12u_{n}=\frac{3^{n}+1}{2}, vn=3n−12v_{n}=\frac{3^{n}-1}{2}
  • e) 1414 et 1313 ✓
a)

En posant Xn=(unvn)X_{n}=\begin{pmatrix} u_{n} \\ v_{n} \end{pmatrix}, les deux relations se rassemblent en une seule : Xn+1=AXnX_{n+1}=AX_{n} avec A=(2112)A=\begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 1 & 2 \end{pmatrix}. On vérifie que la première ligne du produit redonne 2un+vn2u_{n}+v_{n} et la seconde un+2vnu_{n}+2v_{n} ✓. C'est tout l'intérêt des matrices, ramener un système de deux suites couplées à une seule relation.

b)

On applique la relation pas à pas : u1=2×1+0=2u_{1}=2\times 1+0=2 et v1=1+2×0=1v_{1}=1+2\times 0=1 ; u2=2×2+1=5u_{2}=2\times 2+1=5 et v2=2+2×1=4v_{2}=2+2\times 1=4 ; u3=2×5+4=14u_{3}=2\times 5+4=14 et v3=5+2×4=13v_{3}=5+2\times 4=13. On remarquera que unu_{n} et vnv_{n} diffèrent toujours de 11, ce que la question suivante va expliquer.

c)

sn+1=un+1+vn+1=(2un+vn)+(un+2vn)=3un+3vn=3sns_{n+1}=u_{n+1}+v_{n+1}=\left(2u_{n}+v_{n}\right)+\left(u_{n}+2v_{n}\right)=3u_{n}+3v_{n}=3s_{n} : la suite (sn)(s_{n}) est GÉOMÉTRIQUE de raison 33, de premier terme s0=1+0=1s_{0}=1+0=1, donc sn=3ns_{n}=3^{n}. Ensuite dn+1=(2un+vn)−(un+2vn)=un−vn=dnd_{n+1}=\left(2u_{n}+v_{n}\right)-\left(u_{n}+2v_{n}\right)=u_{n}-v_{n}=d_{n} : la suite (dn)(d_{n}) est CONSTANTE, égale à d0=1d_{0}=1, ce qui confirme l'observation de b).

d)

On dispose d'un système de deux équations, un+vn=3nu_{n}+v_{n}=3^{n} et un−vn=1u_{n}-v_{n}=1. En additionnant puis en divisant par 22 : un=sn+dn2=3n+12u_{n}=\frac{s_{n}+d_{n}}{2}=\frac{3^{n}+1}{2}. En soustrayant : vn=sn−dn2=3n−12v_{n}=\frac{s_{n}-d_{n}}{2}=\frac{3^{n}-1}{2}.

e)

Pour n=3n=3 : u3=27+12=14u_{3}=\frac{27+1}{2}=14 ✓ et v3=27−12=13v_{3}=\frac{27-1}{2}=13 ✓. Ces valeurs correspondent exactement à celles calculées en b), ce qui valide les deux formules.

Le changement de variable de la question c) est le cœur de l'exercice, et il n'est pas tombé du ciel. Les combinaisons s=u+vs=u+v et d=u−vd=u-v sont celles qui DÉCOUPLENT le système, c'est-à-dire qui transforment deux suites entremêlées en deux suites indépendantes et élémentaires. En langage matriciel, ce sont les vecteurs propres de AA, associés aux valeurs propres 33 et 11, que l'on reconnaît comme les raisons obtenues. La méthode est donc une diagonalisation déguisée, faite à la main, et c'est pourquoi elle marche : dans le bon repère, la matrice devient diagonale et l'exercice 5 s'applique.

Exercice 7 : Graphe probabiliste et état stable

Une population se répartit entre deux abonnements AA et BB. Chaque mois, 10 % des abonnés AA passent en BB, et 30 % des abonnés BB passent en AA.

On note Pn=(anbn)P_{n}=\begin{pmatrix} a_{n} & b_{n} \end{pmatrix} la répartition au mois nn, avec an+bn=1a_{n}+b_{n}=1.

Le graphe ci-dessous représente la situation.

AB0,10,3??
  • a) Écrivez la matrice de transition TT telle que Pn+1=PnTP_{n+1}=P_{n}T.
  • b) Au départ, tous les clients sont en AA. Calculez P1P_{1} et P2P_{2}.
  • c) Déterminez l'état stable, c'est-à-dire la répartition π\pi vérifiant πT=π\pi T=\pi.
  • d) Vérifiez votre résultat en calculant πT\pi T.
  • e) Interprétez cet état stable.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/10

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) T=(0,90,10,30,7)T=\begin{pmatrix} 0{,}9 & 0{,}1 \\ 0{,}3 & 0{,}7 \end{pmatrix}
  • b) P1=(0,9  0,1)P_{1}=(0{,}9\ \ 0{,}1), P2=(0,84  0,16)P_{2}=(0{,}84\ \ 0{,}16)
  • c) π=(0,75  0,25)\pi=(0{,}75\ \ 0{,}25)
  • d) πT=π\pi T=\pi ✓
  • e) 7575 % en AA, quel que soit le départ
a)

La convention à respecter est que la LIGNE indique l'état de départ et la COLONNE l'état d'arrivée : T=(0,90,10,30,7)T=\begin{pmatrix} 0{,}9 & 0{,}1 \\ 0{,}3 & 0{,}7 \end{pmatrix}. La première ligne dit que 90 %90\ \% des abonnés AA restent en AA et que 10 %10\ \% passent en BB. Contrôle systématique : chaque ligne doit sommer à 11, puisqu'un abonné va nécessairement quelque part, et c'est le cas ✓.

b)

P0=(10)P_{0}=\begin{pmatrix} 1 & 0 \end{pmatrix}, donc P1=P0T=(0,90,1)P_{1}=P_{0}T=\begin{pmatrix} 0{,}9 & 0{,}1 \end{pmatrix}, la première ligne de TT. Ensuite P2=P1T=(0,9×0,9+0,1×0,30,9×0,1+0,1×0,7)=(0,840,16)P_{2}=P_{1}T=\begin{pmatrix} 0{,}9\times 0{,}9+0{,}1\times 0{,}3 & 0{,}9\times 0{,}1+0{,}1\times 0{,}7 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 0{,}84 & 0{,}16 \end{pmatrix}. Contrôle : la somme vaut toujours 11 ✓.

c)

On note π=(xy)\pi=\begin{pmatrix} x & y \end{pmatrix} avec la contrainte x+y=1x+y=1, sans laquelle le système serait indéterminé. La première équation de πT=π\pi T=\pi s'écrit 0,9x+0,3y=x0{,}9x+0{,}3y=x, soit 0,3y=0,1x0{,}3y=0{,}1x et donc x=3yx=3y. En reportant dans x+y=1x+y=1 : 3y+y=4y=13y+y=4y=1, d'où y=0,25y=0{,}25 et x=0,75x=0{,}75. L'état stable est π=(0,750,25)\pi=\begin{pmatrix} 0{,}75 & 0{,}25 \end{pmatrix}.

d)

0,75×0,9+0,25×0,3=0,675+0,075=0,750{,}75\times 0{,}9+0{,}25\times 0{,}3=0{,}675+0{,}075=0{,}75 ✓ et 0,75×0,1+0,25×0,7=0,075+0,175=0,250{,}75\times 0{,}1+0{,}25\times 0{,}7=0{,}075+0{,}175=0{,}25 ✓. On retrouve bien π\pi, la répartition est donc invariante.

e)

À long terme, la répartition se stabilise à 75 %75\ \% d'abonnés AA et 25 %25\ \% d'abonnés BB, et cela QUELLE QUE SOIT la répartition initiale. Le point crucial est que les échanges mensuels ne s'arrêtent pas : chaque mois, 10 %10\ \% des 7575 partent, soit 7,57{,}5, tandis que 30 %30\ \% des 2525 reviennent, soit 7,57{,}5 également. Les deux flux se compensent exactement, ce qui est la définition même de l'équilibre.

Deux remarques utiles pour tout exercice de ce type. D'abord, l'état stable se retrouve sans matrice par un simple bilan : à l'équilibre, le nombre de départs 0,1x0{,}1x doit égaler le nombre de retours 0,3y0{,}3y, ce qui redonne x=3yx=3y en une ligne. Ensuite, la convergence vers cet état est très rapide, ce qui explique qu'on s'y intéresse : partis de 100 %100\ \% en AA, on est déjà à 84 %84\ \% après deux mois et sous 76 %76\ \% après huit. Il faut cependant retenir que cette convergence n'est pas automatique, elle exige que la matrice n'ait aucun coefficient nul en position bloquante ; un état dont on ne peut plus sortir, dit absorbant, changerait complètement le comportement.

AB0,10,30,90,7

Exercice 8 : Puissance n-ième explicite

On reprend A=(2112)A=\begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 1 & 2 \end{pmatrix} de l'exercice 6.

L'objectif est d'obtenir une formule explicite pour AnA^{n}.

  • a) Calculez A2A^{2} et A3A^{3}.
  • b) En utilisant les suites sns_{n} et dnd_{n} de l'exercice 6, conjecturez l'expression de AnA^{n}.
  • c) Vérifiez votre conjecture pour n=1n=1 et n=2n=2.
  • d) Vérifiez-la pour n=3n=3.
  • e) Que vaut A0A^{0} selon votre formule ? Est-ce cohérent ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) A2=(5445)A^{2}=\begin{pmatrix} 5 & 4 \\ 4 & 5 \end{pmatrix}, A3=(14131314)A^{3}=\begin{pmatrix} 14 & 13 \\ 13 & 14 \end{pmatrix}
  • b) Diagonale 3n+12\frac{3^{n}+1}{2}, hors diagonale 3n−12\frac{3^{n}-1}{2}
  • c) n=1n=1 et n=2n=2 ✓
  • d) n=3n=3 ✓
  • e) A0=IA^{0}=I : cohérent
a)

A2=(2×2+1×12×1+1×21×2+2×11×1+2×2)=(5445)A^{2}=\begin{pmatrix} 2\times 2+1\times 1 & 2\times 1+1\times 2 \\ 1\times 2+2\times 1 & 1\times 1+2\times 2 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 5 & 4 \\ 4 & 5 \end{pmatrix}, puis A3=A2A=(14131314)A^{3}=A^{2}A=\begin{pmatrix} 14 & 13 \\ 13 & 14 \end{pmatrix}. On observe que toutes ces matrices restent SYMÉTRIQUES et de la forme (pqqp)\begin{pmatrix} p & q \\ q & p \end{pmatrix}.

b)

La première COLONNE de AnA^{n} est l'image du vecteur (10)\binom{1}{0}, c'est-à-dire exactement XnX_{n} de l'exercice 6, soit (unvn)\binom{u_{n}}{v_{n}}. Par symétrie de AA, la seconde colonne est l'image de (01)\binom{0}{1}, qui donne le couple échangé. On conjecture donc An=(3n+123n−123n−123n+12)A^{n}=\begin{pmatrix} \frac{3^{n}+1}{2} & \frac{3^{n}-1}{2} \\ \frac{3^{n}-1}{2} & \frac{3^{n}+1}{2} \end{pmatrix}.

c)

Pour n=1n=1 : 3+12=2\frac{3+1}{2}=2 et 3−12=1\frac{3-1}{2}=1, ce qui redonne bien A=(2112)A=\begin{pmatrix} 2 & 1 \\ 1 & 2 \end{pmatrix} ✓. Pour n=2n=2 : 9+12=5\frac{9+1}{2}=5 et 9−12=4\frac{9-1}{2}=4, ce qui correspond à A2A^{2} ✓.

d)

Pour n=3n=3 : 27+12=14\frac{27+1}{2}=14 et 27−12=13\frac{27-1}{2}=13, ce qui correspond exactement à A3A^{3} ✓. Trois vérifications indépendantes donnent une confiance raisonnable, même si seule une récurrence constituerait une démonstration.

e)

Pour n=0n=0 : 30+12=22=1\frac{3^{0}+1}{2}=\frac{2}{2}=1 et 30−12=02=0\frac{3^{0}-1}{2}=\frac{0}{2}=0, donc la formule donne (1001)=I\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}=I. C'est parfaitement cohérent, puisque par convention A0=IA^{0}=I pour toute matrice inversible, exactement comme x0=1x^{0}=1 pour les nombres. Qu'une formule conjecturée redonne le bon cas n=0n=0 sans qu'on l'y ait forcée est un argument fort en sa faveur.

La structure trouvée s'éclaire complètement à la lumière de l'exercice 6 : les coefficients 3n+12\frac{3^{n}+1}{2} et 3n−12\frac{3^{n}-1}{2} sont les demi-somme et demi-différence de 3n3^{n} et de 11, qui sont les deux VALEURS PROPRES de AA élevées à la puissance nn. On peut d'ailleurs écrire An=3n2(1111)+12(1−1−11)A^{n}=\frac{3^{n}}{2}\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 1 & 1 \end{pmatrix}+\frac{1}{2}\begin{pmatrix} 1 & -1 \\ -1 & 1 \end{pmatrix}, décomposition qui sépare proprement les deux comportements : l'un explose en 3n3^{n}, l'autre reste constant. C'est exactement ce que fait la diagonalisation, et cet exercice en donne une version accessible sans le vocabulaire.

Exercice 9 : Quatre pièges du calcul matriciel

Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et donnez un contre-exemple explicite.

  • a) « Pour toutes matrices carrées, AB=BAAB=BA. »
  • b) « Si AB=0AB=0, alors A=0A=0 ou B=0B=0. »
  • c) « Toute matrice carrée non nulle est inversible. »
  • d) « (A+B)2=A2+2AB+B2(A+B)^{2}=A^{2}+2AB+B^{2}. »

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/4

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) Faux : AB≠BAAB\neq BA à l'exercice 1
  • b) Faux : diag(1 ;0)×diag(0 ;1)=0\mathrm{diag}(1\,;0)\times\mathrm{diag}(0\,;1)=0
  • c) Faux : det⁡C=0\det C=0
  • d) Faux : A2+AB+BA+B2A^{2}+AB+BA+B^{2}
a)

Faux. Contre-exemple déjà calculé à l'exercice 1 : avec A=(1234)A=\begin{pmatrix} 1 & 2 \\ 3 & 4 \end{pmatrix} et B=(0−121)B=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 2 & 1 \end{pmatrix}, on a AB=(4181)AB=\begin{pmatrix} 4 & 1 \\ 8 & 1 \end{pmatrix} alors que BA=(−3−458)BA=\begin{pmatrix} -3 & -4 \\ 5 & 8 \end{pmatrix}. Les quatre coefficients diffèrent. Certaines matrices commutent tout de même, comme l'identité avec tout le monde, ou deux matrices diagonales entre elles, mais c'est l'exception.

b)

Faux. Contre-exemple : A=(1000)A=\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 0 \end{pmatrix} et B=(0001)B=\begin{pmatrix} 0 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}. Le produit ABAB est la matrice NULLE, et pourtant ni AA ni BB n'est nulle. On dit que l'anneau des matrices n'est pas INTÈGRE. Géométriquement, AA projette sur le premier axe et BB sur le second : enchaîner les deux ne laisse rien, chacune détruisant ce que l'autre conserve.

c)

Faux. Contre-exemple : C=(2412)C=\begin{pmatrix} 2 & 4 \\ 1 & 2 \end{pmatrix} n'est pas nulle mais son déterminant vaut 2×2−4×1=02\times 2-4\times 1=0, donc elle n'est pas inversible. Le critère est le DÉTERMINANT non nul, jamais la non-nullité de la matrice. C'est une différence radicale avec les nombres, où tout réel non nul est inversible.

d)

Faux. Le développement correct est (A+B)2=(A+B)(A+B)=A2+AB+BA+B2(A+B)^{2}=(A+B)(A+B)=A^{2}+AB+BA+B^{2}, et l'on ne peut regrouper les deux termes du milieu que si AB=BAAB=BA. Avec les matrices de la question a), l'exercice 2 a montré que (A+B)2=(663030)(A+B)^{2}=\begin{pmatrix} 6 & 6 \\ 30 & 30 \end{pmatrix} alors que A2+2AB+B2=(13113323)A^{2}+2AB+B^{2}=\begin{pmatrix} 13 & 11 \\ 33 & 23 \end{pmatrix} ✗.

Ces quatre affirmations sont exactement les quatre propriétés du calcul sur les nombres qui NE SURVIVENT PAS au passage aux matrices, et les connaître comme telles vaut mieux que de les redécouvrir en contrôle. La commutativité tombe, donc l'ordre des facteurs compte partout. L'intégrité tombe, donc un produit nul n'autorise aucune conclusion sur les facteurs, ce qui interdit notamment de résoudre AX=0AX=0 en disant que X=0X=0. L'inversibilité systématique tombe, remplacée par le critère du déterminant. Et les identités remarquables tombent, conséquence directe de la première. En revanche, l'associativité, la distributivité et le rôle de l'identité subsistent, ce qui laisse tout de même de quoi calculer.

Exercice 10 : Un modèle de population

Une population d'insectes est répartie en deux classes d'âge : les jeunes jnj_{n} et les adultes ana_{n}, comptés chaque saison.

Chaque adulte produit 4 jeunes par saison, et la moitié des jeunes deviennent adultes à la saison suivante. On a donc jn+1=4anj_{n+1}=4a_{n} et an+1=0,5 jna_{n+1}=0{,}5\,j_{n}.

La figure ci-dessous représente la situation.

jeunes jₙadultes aₙ× 4× 0,5
  • a) Écrivez la matrice LL telle que Xn+1=LXnX_{n+1}=LX_{n}.
  • b) On part de j0=100j_{0}=100 et a0=100a_{0}=100. Calculez X1X_{1}, X2X_{2}, X3X_{3} et X4X_{4}.
  • c) Calculez L2L^{2}. Que remarquez-vous ?
  • d) Déduisez-en une expression de X2kX_{2k} en fonction de kk et de X0X_{0}.
  • e) La population totale double-t-elle à chaque saison ? Justifiez.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) L=(040,50)L=\begin{pmatrix} 0 & 4 \\ 0{,}5 & 0 \end{pmatrix}
  • b) (400 ;50)(400\,;50), (200 ;200)(200\,;200), (800 ;100)(800\,;100), (400 ;400)(400\,;400)
  • c) L2=2IL^{2}=2I
  • d) X2k=2kX0X_{2k}=2^{k}X_{0}
  • e) Non : totaux 200200, 450450, 400400, 900900, 800800
a)

On lit directement les deux relations : jn+1=4anj_{n+1}=4a_{n} et an+1=0,5 jna_{n+1}=0{,}5\,j_{n}, donc L=(040,50)L=\begin{pmatrix} 0 & 4 \\ 0{,}5 & 0 \end{pmatrix} avec Xn=(jnan)X_{n}=\begin{pmatrix} j_{n} \\ a_{n} \end{pmatrix}. Les zéros sur la diagonale traduisent le fait qu'aucun jeune ne reste jeune et qu'aucun adulte ne reste adulte d'une saison à l'autre.

b)

On applique la matrice pas à pas. X1=(4×1000,5×100)=(40050)X_{1}=\begin{pmatrix} 4\times 100 \\ 0{,}5\times 100 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 400 \\ 50 \end{pmatrix} ; X2=(4×500,5×400)=(200200)X_{2}=\begin{pmatrix} 4\times 50 \\ 0{,}5\times 400 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 200 \\ 200 \end{pmatrix} ; X3=(800100)X_{3}=\begin{pmatrix} 800 \\ 100 \end{pmatrix} ; X4=(400400)X_{4}=\begin{pmatrix} 400 \\ 400 \end{pmatrix}. Les effectifs OSCILLENT fortement d'une saison à l'autre.

c)

L2=(0×0+4×0,5000,5×4+0×0)=(2002)=2IL^{2}=\begin{pmatrix} 0\times 0+4\times 0{,}5 & 0 \\ 0 & 0{,}5\times 4+0\times 0 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 2 & 0 \\ 0 & 2 \end{pmatrix}=2I. Le carré de LL est donc une simple MULTIPLICATION PAR 2, ce qui est une structure exceptionnellement favorable : la matrice disparaît complètement.

d)

Comme L2=2IL^{2}=2I, et puisque II commute avec tout, on obtient L2k=(L2)k=(2I)k=2kIL^{2k}=\left(L^{2}\right)^{k}=(2I)^{k}=2^{k}I. Donc X2k=L2kX0=2kX0X_{2k}=L^{2k}X_{0}=2^{k}X_{0} : toutes les DEUX saisons, la population est exactement doublée dans chaque classe. Vérification : X2=2X0=(200200)X_{2}=2X_{0}=\begin{pmatrix} 200 \\ 200 \end{pmatrix} ✓ et X4=4X0=(400400)X_{4}=4X_{0}=\begin{pmatrix} 400 \\ 400 \end{pmatrix} ✓.

e)

Non. Les totaux successifs valent 200200, 450450, 400400, 900900 puis 800800 : ils ne doublent pas d'une saison à l'autre, ils OSCILLENT, la population totale diminuant même entre la première et la deuxième saison, de 450450 à 400400. C'est seulement sur DEUX saisons que le doublement est exact, et l'on vérifie 400=2×200400=2\times 200 ✓ puis 800=2×400800=2\times 400 ✓.

Le modèle produit donc une croissance en dents de scie, et il vaut la peine de comprendre pourquoi. Les jeunes et les adultes ne se convertissent pas au même rythme : une génération d'adultes produit quatre fois plus de jeunes, mais seule la moitié de ces jeunes atteint l'âge adulte. Le déséquilibre entre les deux taux fait alterner les classes, et il faut deux saisons, soit un cycle complet jeune-adulte-jeune, pour retrouver une structure proportionnelle à celle du départ. Ce type de modèle, dit de Leslie, sert réellement en écologie, et le résultat pratique est que le taux de croissance réel n'est pas 44 ni 0,50{,}5 mais 2≈1,41\sqrt{2}\approx 1{,}41 par saison, moyenne géométrique des deux, ce qui redonne bien un doublement en deux saisons.

20045040090080001234saison×2×2population totale

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Inverser une matrice 3 × 3 par un produit

On considère A=(2−10−12−10−12)A=\begin{pmatrix} 2 & -1 & 0 \\ -1 & 2 & -1 \\ 0 & -1 & 2 \end{pmatrix} et B=(321242123)B=\begin{pmatrix} 3 & 2 & 1 \\ 2 & 4 & 2 \\ 1 & 2 & 3 \end{pmatrix}.

  • a) Calculez le coefficient de la première ligne et de la première colonne de ABAB, puis celui de la première ligne et de la deuxième colonne.
  • b) On admet que AB=4I3AB=4I_{3}. Déduisez-en que AA est inversible et donnez A−1A^{-1}.
  • c) Écrivez le système 2x−y=12x-y=1, −x+2y−z=0-x+2y-z=0, −y+2z=3-y+2z=3 sous la forme AX=YAX=Y.
  • d) Résolvez-le à l'aide de A−1A^{-1}.
  • e) Vérifiez la solution dans la deuxième équation.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 44 et 00 : AB=4I3AB=4I_{3}
  • b) A−1=14BA^{-1}=\frac{1}{4}B
  • c) Y=(103)Y=\begin{pmatrix} 1 \\ 0 \\ 3 \end{pmatrix}
  • d) x=1,5x=1{,}5, y=2y=2, z=2,5z=2{,}5
  • e) 00 ✓
a)

Première ligne de AA, (2 ;−1 ;0)(2\,;-1\,;0), contre première colonne de BB, (3 ;2 ;1)(3\,;2\,;1) : 2×3−1×2+0×1=42\times 3-1\times 2+0\times 1=4. Contre la deuxième colonne (2 ;4 ;2)(2\,;4\,;2) : 4−4+0=04-4+0=0. Les neuf coefficients se calculent de même et donnent 44 sur la diagonale, 00 ailleurs.

b)

AB=4I3AB=4I_{3} donne A(14B)=I3A\left(\frac{1}{4}B\right)=I_{3} : AA est inversible et A−1=14BA^{-1}=\frac{1}{4}B. On évite ainsi tout calcul de déterminant 3×33\times 3 : trouver une matrice dont le produit avec AA est un multiple de l'identité suffit.

c)

X=(xyz)X=\begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix} et Y=(103)Y=\begin{pmatrix} 1 \\ 0 \\ 3 \end{pmatrix} : les lignes de AA portent les coefficients des trois équations, avec des 00 pour les inconnues absentes.

d)

X=A−1Y=14BY=14(3×1+2×0+1×32+0+61+0+9)=14(6810)X=A^{-1}Y=\frac{1}{4}BY=\frac{1}{4}\begin{pmatrix} 3\times 1+2\times 0+1\times 3 \\ 2+0+6 \\ 1+0+9 \end{pmatrix}=\frac{1}{4}\begin{pmatrix} 6 \\ 8 \\ 10 \end{pmatrix}, soit x=1,5x=1{,}5, y=2y=2 et z=2,5z=2{,}5.

e)

−x+2y−z=−1,5+4−2,5=0-x+2y-z=-1{,}5+4-2{,}5=0 ✓. Les deux autres équations donnent aussi 2×1,5−2=12\times 1{,}5-2=1 ✓ et −2+5=3-2+5=3 ✓.

Exercice 12 : Une relation qui donne l'inverse et les puissances

On considère M=(3122)M=\begin{pmatrix} 3 & 1 \\ 2 & 2 \end{pmatrix} et l'on note II la matrice identité d'ordre 22.

  • a) Calculez M2M^{2}.
  • b) Vérifiez que M2=5M−4IM^{2}=5M-4I.
  • c) Déduisez-en que M×14(5I−M)=IM\times\frac{1}{4}(5I-M)=I et donnez M−1M^{-1}.
  • d) Exprimez M3M^{3} sous la forme aM+bIaM+bI, puis calculez M3M^{3}.
  • e) Retrouvez M−1M^{-1} par la formule du cours, avec le déterminant.
  • f) On pose a0=0a_{0}=0, b0=1b_{0}=1 et, pour tout entier naturel nn, an+1=5an+bna_{n+1}=5a_{n}+b_{n} et bn+1=−4anb_{n+1}=-4a_{n}. Démontrez par récurrence que, pour tout entier naturel nn, Mn=anM+bnIM^{n}=a_{n}M+b_{n}I. Calculez a4a_{4} et b4b_{4}.
  • g) Montrez que, pour tout entier naturel nn, an+bn=1a_{n}+b_{n}=1. Déduisez-en que an+1=4an+1a_{n+1}=4a_{n}+1.
  • h) On pose wn=an+13w_{n}=a_{n}+\frac{1}{3}. Montrez que la suite (wn)(w_{n}) est géométrique, précisez sa raison et son premier terme, puis exprimez ana_{n} et bnb_{n} en fonction de nn.
  • i) Déduisez-en les quatre coefficients de MnM^{n} en fonction de nn. Contrôlez votre formule avec le résultat de la question d), puis calculez M5M^{5}.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/22

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) M2=(115106)M^{2}=\begin{pmatrix} 11 & 5 \\ 10 & 6 \end{pmatrix}
  • b) M2=5M−4IM^{2}=5M-4I ✓
  • c) M−1=14(2−1−23)M^{-1}=\frac{1}{4}\begin{pmatrix} 2 & -1 \\ -2 & 3 \end{pmatrix}
  • d) M3=21M−20I=(43214222)M^{3}=21M-20I=\begin{pmatrix} 43 & 21 \\ 42 & 22 \end{pmatrix}
  • e) det⁡M=4\det M=4 : même inverse
  • f) Récurrence avec M2=5M−4IM^{2}=5M-4I ; a4=85a_{4}=85, b4=−84b_{4}=-84
  • g) an+bn=1a_{n}+b_{n}=1, donc an+1=4an+1a_{n+1}=4a_{n}+1
  • h) wn=13×4nw_{n}=\frac{1}{3}\times 4^{n} ; an=4n−13a_{n}=\frac{4^{n}-1}{3}, bn=4−4n3b_{n}=\frac{4-4^{n}}{3}
  • i) Mn=13(2×4n+14n−12×4n−24n+2)M^{n}=\frac{1}{3}\begin{pmatrix} 2\times 4^{n}+1 & 4^{n}-1 \\ 2\times 4^{n}-2 & 4^{n}+2 \end{pmatrix} ; M5=(683341682342)M^{5}=\begin{pmatrix} 683 & 341 \\ 682 & 342 \end{pmatrix}
a)

M2=(3×3+1×23×1+1×22×3+2×22×1+2×2)=(115106)M^{2}=\begin{pmatrix} 3\times 3+1\times 2 & 3\times 1+1\times 2 \\ 2\times 3+2\times 2 & 2\times 1+2\times 2 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 11 & 5 \\ 10 & 6 \end{pmatrix}.

b)

5M−4I=(15−451010−4)=(115106)=M25M-4I=\begin{pmatrix} 15-4 & 5 \\ 10 & 10-4 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 11 & 5 \\ 10 & 6 \end{pmatrix}=M^{2} ✓. Les nombres 55 et 44 ne sont pas quelconques : ce sont la somme des coefficients diagonaux et le déterminant de MM.

c)

M2−5M=−4IM^{2}-5M=-4I s'écrit M(5I−M)=4IM(5I-M)=4I, car M×5I=5MM\times 5I=5M et II commute avec MM. Donc M×14(5I−M)=IM\times\frac{1}{4}(5I-M)=I et M−1=14(2−1−23)=(0,5−0,25−0,50,75)M^{-1}=\frac{1}{4}\begin{pmatrix} 2 & -1 \\ -2 & 3 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 0{,}5 & -0{,}25 \\ -0{,}5 & 0{,}75 \end{pmatrix}.

d)

M3=M×M2=M(5M−4I)=5M2−4M=5(5M−4I)−4M=21M−20IM^{3}=M\times M^{2}=M(5M-4I)=5M^{2}-4M=5(5M-4I)-4M=21M-20I. Donc M3=(63−20214242−20)=(43214222)M^{3}=\begin{pmatrix} 63-20 & 21 \\ 42 & 42-20 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 43 & 21 \\ 42 & 22 \end{pmatrix}. Toute puissance de MM se ramène ainsi à une combinaison de MM et de II.

e)

det⁡M=3×2−1×2=4\det M=3\times 2-1\times 2=4, et M−1=14(2−1−23)M^{-1}=\frac{1}{4}\begin{pmatrix} 2 & -1 \\ -2 & 3 \end{pmatrix} : on échange les coefficients diagonaux et on change le signe des deux autres. C'est la même matrice qu'en c) ✓.

f)

Initialisation : a0M+b0I=0×M+1×I=I=M0a_{0}M+b_{0}I=0\times M+1\times I=I=M^{0} ✓.

Hérédité : supposons Mn=anM+bnIM^{n}=a_{n}M+b_{n}I pour un entier nn fixé. Alors Mn+1=Mn×M=anM2+bnMM^{n+1}=M^{n}\times M=a_{n}M^{2}+b_{n}M.

D'après b), M2=5M−4IM^{2}=5M-4I, donc Mn+1=an(5M−4I)+bnM=(5an+bn)M−4anI=an+1M+bn+1IM^{n+1}=a_{n}(5M-4I)+b_{n}M=(5a_{n}+b_{n})M-4a_{n}I=a_{n+1}M+b_{n+1}I.

La propriété est vraie au rang 00 et héréditaire : elle est vraie pour tout entier naturel nn.

Calcul : (a1 ;b1)=(1 ;0)(a_{1}\,;b_{1})=(1\,;0), (a2 ;b2)=(5 ;−4)(a_{2}\,;b_{2})=(5\,;-4), (a3 ;b3)=(21 ;−20)(a_{3}\,;b_{3})=(21\,;-20), (a4 ;b4)=(5×21−20 ;−4×21)=(85 ;−84)(a_{4}\,;b_{4})=(5\times 21-20\,;-4\times 21)=(85\,;-84).

Contrôle : on retrouve M2=5M−4IM^{2}=5M-4I de b) et M3=21M−20IM^{3}=21M-20I de d).

Piège : écrire Mn+1=M×MnM^{n+1}=M\times M^{n} puis développer sans se servir de M2=5M−4IM^{2}=5M-4I. C'est cette relation qui fait disparaître M2M^{2} et referme la récurrence.

g)

Pour tout nn, an+1+bn+1=5an+bn−4an=an+bna_{n+1}+b_{n+1}=5a_{n}+b_{n}-4a_{n}=a_{n}+b_{n} : la suite (an+bn)(a_{n}+b_{n}) est constante.

Elle vaut donc a0+b0=0+1=1a_{0}+b_{0}=0+1=1 pour tout nn. Contrôle : a4+b4=85−84=1a_{4}+b_{4}=85-84=1 ✓.

Ainsi bn=1−anb_{n}=1-a_{n}, et an+1=5an+(1−an)=4an+1a_{n+1}=5a_{n}+(1-a_{n})=4a_{n}+1.

La suite (an)(a_{n}) vérifie une relation de la forme an+1=qan+ra_{n+1}=qa_{n}+r : c'est une suite arithmético-géométrique, qui se traite par une suite auxiliaire.

h)

wn+1=an+1+13=4an+1+13=4an+43=4(an+13)=4wnw_{n+1}=a_{n+1}+\frac{1}{3}=4a_{n}+1+\frac{1}{3}=4a_{n}+\frac{4}{3}=4\left(a_{n}+\frac{1}{3}\right)=4w_{n}.

(wn)(w_{n}) est géométrique de raison 44 et de premier terme w0=a0+13=13w_{0}=a_{0}+\frac{1}{3}=\frac{1}{3}.

Donc wn=13×4nw_{n}=\frac{1}{3}\times 4^{n}, d'où an=wn−13=4n−13a_{n}=w_{n}-\frac{1}{3}=\frac{4^{n}-1}{3} et bn=1−an=4−4n3b_{n}=1-a_{n}=\frac{4-4^{n}}{3}.

Contrôle : a3=64−13=21a_{3}=\frac{64-1}{3}=21 et b3=4−643=−20b_{3}=\frac{4-64}{3}=-20 ✓ ; a4=2553=85a_{4}=\frac{255}{3}=85 ✓.

Le nombre 13\frac{1}{3} n'est pas tombé du ciel : c'est le point fixe ℓ\ell de ℓ=4ℓ+1\ell=4\ell+1, soit ℓ=−13\ell=-\frac{1}{3}, et wn=an−ℓw_{n}=a_{n}-\ell.

i)

Mn=an(3122)+bn(1001)=(3an+bnan2an2an+bn)M^{n}=a_{n}\begin{pmatrix} 3 & 1 \\ 2 & 2 \end{pmatrix}+b_{n}\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 3a_{n}+b_{n} & a_{n} \\ 2a_{n} & 2a_{n}+b_{n} \end{pmatrix}.

Avec h) : 3an+bn=3×4n−3+4−4n3=2×4n+133a_{n}+b_{n}=\frac{3\times 4^{n}-3+4-4^{n}}{3}=\frac{2\times 4^{n}+1}{3} et 2an+bn=2×4n−2+4−4n3=4n+232a_{n}+b_{n}=\frac{2\times 4^{n}-2+4-4^{n}}{3}=\frac{4^{n}+2}{3}.

Mn=13(2×4n+14n−12×4n−24n+2)M^{n}=\frac{1}{3}\begin{pmatrix} 2\times 4^{n}+1 & 4^{n}-1 \\ 2\times 4^{n}-2 & 4^{n}+2 \end{pmatrix}.

Contrôle pour n=3n=3 : 13(1296312666)=(43214222)\frac{1}{3}\begin{pmatrix} 129 & 63 \\ 126 & 66 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 43 & 21 \\ 42 & 22 \end{pmatrix}, la matrice de d) ✓. Pour n=0n=0, on retrouve II ✓.

Pour n=5n=5, 45=1 0244^{5}=1\,024 : M5=13(2 0491 0232 0461 026)=(683341682342)M^{5}=\frac{1}{3}\begin{pmatrix} 2\,049 & 1\,023 \\ 2\,046 & 1\,026 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 683 & 341 \\ 682 & 342 \end{pmatrix}.

Remarque : la formule de h) donne pour n=−1n=-1 les nombres a=−14a=-\frac{1}{4} et b=54b=\frac{5}{4}, soit 14(5I−M)\frac{1}{4}(5I-M), l'inverse trouvé en c). La récurrence ne la démontre que pour n≥0n\geq 0 ; ce rang −1-1 est une vérification, pas une preuve.

Exercice 13 : Deux lacs pollués : une suite matricielle avec rejets

Deux lacs reliés reçoivent chaque année des rejets polluants : 88 tonnes dans le premier, 1212 dans le second. D'une année à l'autre, le premier lac garde 50 %50\ \% de son polluant et en envoie 30 %30\ \% au second ; le second en garde 60 %60\ \% et en envoie 20 %20\ \% au premier. Le reste est éliminé.

On note unu_{n} et vnv_{n} les quantités, en tonnes, l'année nn, et Un=(unvn)U_{n}=\begin{pmatrix} u_{n} \\ v_{n} \end{pmatrix}, avec U0=(00)U_{0}=\begin{pmatrix} 0 \\ 0 \end{pmatrix}.

Le schéma résume les échanges entre les deux lacs.

Lac 150 % resteLac 260 % reste30 %20 %8 t/an12 t/anrejets20 % éliminé20 % éliminé
  • a) Écrivez Un+1=AUn+BU_{n+1}=AU_{n}+B en précisant la matrice AA et la matrice colonne BB.
  • b) Calculez U1U_{1} et U2U_{2}.
  • c) Déterminez la matrice colonne CC telle que C=AC+BC=AC+B.
  • d) On pose Vn=Un−CV_{n}=U_{n}-C. Montrez que Vn+1=AVnV_{n+1}=AV_{n} et exprimez UnU_{n} en fonction de AnA^{n}.
  • e) On admet que AnA^{n} tend vers la matrice nulle. Vers quelle quantité totale de polluant les deux lacs tendent-ils ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/13

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) A=(0,50,20,30,6)A=\begin{pmatrix} 0{,}5 & 0{,}2 \\ 0{,}3 & 0{,}6 \end{pmatrix}, B=(812)B=\begin{pmatrix} 8 \\ 12 \end{pmatrix}
  • b) U1=(8 ;12)U_{1}=(8\,;12), U2=(14,4 ;21,6)U_{2}=(14{,}4\,;21{,}6)
  • c) C=(4060)C=\begin{pmatrix} 40 \\ 60 \end{pmatrix}
  • d) Un=C−AnCU_{n}=C-A^{n}C
  • e) 100100 tonnes au total
a)

un+1=0,5un+0,2vn+8u_{n+1}=0{,}5u_{n}+0{,}2v_{n}+8 et vn+1=0,3un+0,6vn+12v_{n+1}=0{,}3u_{n}+0{,}6v_{n}+12, donc A=(0,50,20,30,6)A=\begin{pmatrix} 0{,}5 & 0{,}2 \\ 0{,}3 & 0{,}6 \end{pmatrix} et B=(812)B=\begin{pmatrix} 8 \\ 12 \end{pmatrix}. Le coefficient 0,20{,}2 en haut à droite est la part du second lac qui arrive dans le premier : la LIGNE désigne le lac d'arrivée.

b)

U1=A U0+B=(812)U_{1}=A\,U_{0}+B=\begin{pmatrix} 8 \\ 12 \end{pmatrix}, puis U2=(0,5×8+0,2×12+80,3×8+0,6×12+12)=(14,421,6)U_{2}=\begin{pmatrix} 0{,}5\times 8+0{,}2\times 12+8 \\ 0{,}3\times 8+0{,}6\times 12+12 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 14{,}4 \\ 21{,}6 \end{pmatrix}.

c)

C=AC+BC=AC+B s'écrit (I−A)C=B(I-A)C=B, avec I−A=(0,5−0,2−0,30,4)I-A=\begin{pmatrix} 0{,}5 & -0{,}2 \\ -0{,}3 & 0{,}4 \end{pmatrix}, de déterminant 0,20−0,06=0,14≠00{,}20-0{,}06=0{,}14\neq 0. En résolvant 0,5x−0,2y=80{,}5x-0{,}2y=8 et −0,3x+0,4y=12-0{,}3x+0{,}4y=12 : la première multipliée par 22 et ajoutée à la seconde donne 0,7x=280{,}7x=28, soit x=40x=40, puis y=0,5×40−80,2=60y=\frac{0{,}5\times 40-8}{0{,}2}=60. Donc C=(4060)C=\begin{pmatrix} 40 \\ 60 \end{pmatrix}.

d)

Vn+1=Un+1−C=AUn+B−(AC+B)=A(Un−C)=AVnV_{n+1}=U_{n+1}-C=AU_{n}+B-(AC+B)=A(U_{n}-C)=AV_{n}. Donc Vn=AnV0V_{n}=A^{n}V_{0} et Un=C+An(U0−C)=C−AnCU_{n}=C+A^{n}(U_{0}-C)=C-A^{n}C. La matrice BB a disparu : le changement d'inconnue ramène à une suite géométrique matricielle.

e)

Si AnA^{n} tend vers la matrice nulle, UnU_{n} tend vers CC : 4040 tonnes dans le premier lac, 6060 dans le second, soit 100100 tonnes au total, quel que soit l'état initial. Au bout de 3030 ans, on en est déjà à 39,9539{,}95 et 59,9359{,}93 tonnes.

Exercice 14 : Le chiffrement de Hill

On numérote les lettres de A=0A=0 à Z=25Z=25. Le chiffrement de Hill code les lettres par paires : la paire de rangs (x1x2)\begin{pmatrix} x_{1} \\ x_{2} \end{pmatrix} devient la paire (y1y2)\begin{pmatrix} y_{1} \\ y_{2} \end{pmatrix} où y1y_{1} et y2y_{2} sont les restes modulo 2626 des coordonnées de K(x1x2)K\begin{pmatrix} x_{1} \\ x_{2} \end{pmatrix}, avec la clé K=(3512)K=\begin{pmatrix} 3 & 5 \\ 1 & 2 \end{pmatrix}.

Le tableau ci-dessous rappelle le rang de chaque lettre.

A0B1C2D3E4F5G6H7I8J9K10L11M12N13O14P15Q16R17S18T19U20V21W22X23Y24Z25
  • a) Chiffrez le mot OK (O=14O=14, K=10K=10).
  • b) Calculez le déterminant de KK.
  • c) Vérifiez que K′=(2−5−13)K'=\begin{pmatrix} 2 & -5 \\ -1 & 3 \end{pmatrix} vérifie KK′=IKK'=I. Écrivez K′K' avec des coefficients entre 00 et 2525.
  • d) Déchiffrez la paire DG (D=3D=3, G=6G=6).
  • e) Pourquoi la matrice (4121)\begin{pmatrix} 4 & 1 \\ 2 & 1 \end{pmatrix} ne pourrait-elle pas servir de clé ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/11

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) OK devient OI
  • b) det⁡K=1\det K=1
  • c) K′≡(221253)K'\equiv\begin{pmatrix} 2 & 21 \\ 25 & 3 \end{pmatrix}
  • d) DG donne CP
  • e) Déterminant 22, non inversible modulo 2626
a)

K(1410)=(3×14+5×1014+2×10)=(9234)K\begin{pmatrix} 14 \\ 10 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 3\times 14+5\times 10 \\ 14+2\times 10 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 92 \\ 34 \end{pmatrix}, et modulo 2626 : 92=3×26+1492=3\times 26+14, 34=26+834=26+8. On obtient (14 ;8)(14\,;8), soit OI. Les deux lettres de la paire se mélangent : le même KK ne donnerait pas le même chiffré dans une autre paire.

b)

det⁡K=3×2−5×1=1\det K=3\times 2-5\times 1=1.

c)

KK′=(6−5−15+152−2−5+6)=(1001)KK'=\begin{pmatrix} 6-5 & -15+15 \\ 2-2 & -5+6 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 1 \end{pmatrix} ✓. Modulo 2626 : −5≡21-5\equiv 21 et −1≡25-1\equiv 25, d'où K′≡(221253)K'\equiv\begin{pmatrix} 2 & 21 \\ 25 & 3 \end{pmatrix}.

d)

K′(36)=(6+12675+18)=(13293)K'\begin{pmatrix} 3 \\ 6 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 6+126 \\ 75+18 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 132 \\ 93 \end{pmatrix}, et 132=5×26+2132=5\times 26+2, 93=3×26+1593=3\times 26+15 : (2 ;15)(2\,;15), soit CP. Contrôle : K(215)=(8132)≡(36)K\begin{pmatrix} 2 \\ 15 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 81 \\ 32 \end{pmatrix}\equiv\begin{pmatrix} 3 \\ 6 \end{pmatrix} ✓.

e)

Son déterminant vaut 4−2=24-2=2, qui n'est pas premier avec 2626 : il n'a pas d'inverse modulo 2626, et la matrice non plus. Deux paires différentes auraient le même chiffré, par exemple (0 ;0)(0\,;0) et (13 ;0)(13\,;0), qui donnent toutes deux (0 ;0)(0\,;0) puisque 4×13=52≡04\times 13=52\equiv 0 et 2×13=26≡02\times 13=26\equiv 0. Le déchiffrement serait impossible.

Exercice 15 : Des matrices qui commutent avec une matrice donnée

On considère N=(1102)N=\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 0 & 2 \end{pmatrix}. On cherche toutes les matrices X=(abcd)X=\begin{pmatrix} a & b \\ c & d \end{pmatrix} telles que NX=XNNX=XN.

  • a) Calculez NXNX et XNXN.
  • b) En identifiant les coefficients, montrez que c=0c=0 et b=d−ab=d-a.
  • c) Écrivez la forme générale des matrices qui commutent avec NN. En combien de nombres réels dépend-elle ?
  • d) Montrez que II et NN appartiennent à cet ensemble, et que toute matrice de la forme αI+βN\alpha I+\beta N aussi. Pour X=(3205)X=\begin{pmatrix} 3 & 2 \\ 0 & 5 \end{pmatrix}, trouvez α\alpha et β\beta.
  • e) La matrice (1002)\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 2 \end{pmatrix} commute-t-elle avec NN ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) NX=(a+cb+d2c2d)NX=\begin{pmatrix} a+c & b+d \\ 2c & 2d \end{pmatrix}, XN=(aa+2bcc+2d)XN=\begin{pmatrix} a & a+2b \\ c & c+2d \end{pmatrix}
  • b) c=0c=0, b=d−ab=d-a
  • c) (ad−a0d)\begin{pmatrix} a & d-a \\ 0 & d \end{pmatrix} : deux paramètres
  • d) X=I+2NX=I+2N
  • e) Non
a)

NX=(a+cb+d2c2d)NX=\begin{pmatrix} a+c & b+d \\ 2c & 2d \end{pmatrix} et XN=(aa+2bcc+2d)XN=\begin{pmatrix} a & a+2b \\ c & c+2d \end{pmatrix}.

b)

En bas à gauche : 2c=c2c=c, donc c=0c=0. En haut à gauche : a+c=aa+c=a, ce qui redonne c=0c=0. En haut à droite : b+d=a+2bb+d=a+2b, soit b=d−ab=d-a. En bas à droite : 2d=c+2d2d=c+2d, encore c=0c=0.

c)

X=(ad−a0d)X=\begin{pmatrix} a & d-a \\ 0 & d \end{pmatrix} : ces matrices dépendent de DEUX réels libres, aa et dd. Parmi les quatre coefficients, deux sont imposés par la commutation.

d)

II correspond à a=d=1a=d=1, b=0=d−ab=0=d-a ✓, et NN à a=1a=1, d=2d=2, b=1=2−1b=1=2-1 ✓. Pour αI+βN=(α+ββ0α+2β)\alpha I+\beta N=\begin{pmatrix} \alpha+\beta & \beta \\ 0 & \alpha+2\beta \end{pmatrix}, on a bien b=β=d−ab=\beta=d-a. Avec X=(3205)X=\begin{pmatrix} 3 & 2 \\ 0 & 5 \end{pmatrix} : β=2\beta=2 et α+β=3\alpha+\beta=3, donc α=1\alpha=1 ; vérification en bas à droite, 1+4=51+4=5 ✓. Les matrices qui commutent avec NN sont exactement les αI+βN\alpha I+\beta N.

e)

Ici a=1a=1, d=2d=2 et b=0b=0, alors que d−a=1d-a=1 : la condition n'est pas remplie, elle NE commute PAS avec NN. Vérification : le coefficient en haut à droite de son produit à gauche par NN vaut 22, et celui de son produit à droite par NN vaut 11.

Partie D : transformations du plan (/10)

Exercice 16 : Trois transformations du plan et leurs matrices

Le plan est muni d'un repère orthonormé. On dit qu'une transformation ff est représentée par la matrice AA lorsque l'image du point M(x ;y)M(x\,;y) est le point M′(x′ ;y′)M'(x'\,;y') tel que (x′y′)=A(xy)\begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix}=A\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix}. Les colonnes de AA sont alors les coordonnées des images des points (1 ;0)(1\,;0) et (0 ;1)(0\,;1).

On note RR la matrice du quart de tour direct de centre OO, qui envoie (x ;y)(x\,;y) sur (−y ;x)(-y\,;x), et SS celle de la symétrie d'axe (Ox)(Ox), qui envoie (x ;y)(x\,;y) sur (x ;−y)(x\,;-y).

La figure montre un drapeau FF, de sommets (0 ;0)(0\,;0), (0 ;2)(0\,;2), (1 ;1,5)(1\,;1{,}5) et (0 ;1)(0\,;1), et son image GG par une transformation TT représentée par une matrice.

−1123−1123FG
  • a) Écrivez les matrices RR et SS. Donnez le coefficient de RR en ligne 11 et colonne 22, et celui de SS en ligne 22 et colonne 22.
  • b) Calculez R2R^{2} et interprétez-la. Quel est le plus petit entier n≥1n\geq 1 tel que Rn=IR^{n}=I ? Déduisez-en R2026R^{2026}.
  • c) Lisez sur la figure les images par TT des points (0 ;1)(0\,;1) et (1 ;1,5)(1\,;1{,}5). Déduisez-en l'image de (1 ;0)(1\,;0), puis la matrice de TT. Quelle transformation est-ce ?
  • d) Calculez RSRS et SRSR. Laquelle représente TT ? Quelle transformation l'autre représente-t-elle ?
  • e) On note H=3IH=3I la matrice de l'homothétie de centre OO et de rapport 33, et M=HRM=HR. Justifiez que Mn=3nRnM^{n}=3^{n}R^{n} pour tout entier naturel nn, puis calculez M4M^{4} et M6M^{6}.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/12

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) R=(0−110)R=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}, S=(100−1)S=\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & -1 \end{pmatrix}
  • b) R2=−IR^{2}=-I (demi-tour), R4=IR^{4}=I, R2026=−IR^{2026}=-I
  • c) T=(0110)T=\begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}, symétrie d'axe y=xy=x
  • d) RS=TRS=T ; SR=(0−1−10)SR=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ -1 & 0 \end{pmatrix}, symétrie d'axe y=−xy=-x
  • e) M4=81IM^{4}=81I, M6=−729IM^{6}=-729I
a)

Le quart de tour envoie (1 ;0)(1\,;0) sur (0 ;1)(0\,;1) et (0 ;1)(0\,;1) sur (−1 ;0)(-1\,;0) : ce sont les deux COLONNES de R=(0−110)R=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}. On vérifie : R(xy)=(−yx)R\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -y \\ x \end{pmatrix}. De même, S=(100−1)S=\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & -1 \end{pmatrix}. Le coefficient de RR en ligne 11, colonne 22 vaut −1-1, celui de SS en ligne 22, colonne 22 vaut −1-1. L'erreur fréquente est d'écrire les images en LIGNES : on obtient alors (01−10)\begin{pmatrix} 0 & 1 \\ -1 & 0 \end{pmatrix}, qui est le quart de tour dans l'autre sens.

b)

R2=(0−110)(0−110)=(−100−1)=−IR^{2}=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} -1 & 0 \\ 0 & -1 \end{pmatrix}=-I : deux quarts de tour font un demi-tour, la symétrie de centre OO. Puis R3=−R≠IR^{3}=-R\neq I et R4=(−I)2=IR^{4}=(-I)^{2}=I : le plus petit nn est 44, ce qui se voyait géométriquement, quatre quarts de tour ramènent chaque point à sa place. Comme 2026=4×506+22026=4\times 506+2, R2026=(R4)506R2=R2=−IR^{2026}=\left(R^{4}\right)^{506}R^{2}=R^{2}=-I, de coefficient −1-1 en ligne 11, colonne 11. La périodicité remplace ici toute récurrence.

c)

Sur la figure, le point (0 ;1)(0\,;1) du mât de FF a pour image (1 ;0)(1\,;0), et la pointe (1 ;1,5)(1\,;1{,}5) a pour image (1,5 ;1)(1{,}5\,;1). Donc T(0 ;1)=(1 ;0)T(0\,;1)=(1\,;0), deuxième colonne. Par linéarité, (1 ;1,5)=(1 ;0)+1,5×(0 ;1)(1\,;1{,}5)=(1\,;0)+1{,}5\times(0\,;1), donc T(1 ;1,5)=T(1 ;0)+1,5×(1 ;0)T(1\,;1{,}5)=T(1\,;0)+1{,}5\times(1\,;0), soit T(1 ;0)=(1,5 ;1)−(1,5 ;0)=(0 ;1)T(1\,;0)=(1{,}5\,;1)-(1{,}5\,;0)=(0\,;1), première colonne. Ainsi T=(0110)T=\begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix} : (x ;y)(x\,;y) devient (y ;x)(y\,;x), c'est la symétrie d'axe la droite d'équation y=xy=x. Le point (1 ;0)(1\,;0) n'est pas un sommet de FF : c'est la linéarité qui permet de le traiter quand même.

d)

RS=(0−110)(100−1)=(0110)=TRS=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & -1 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}=T et SR=(100−1)(0−110)=(0−1−10)SR=\begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & -1 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ 1 & 0 \end{pmatrix}=\begin{pmatrix} 0 & -1 \\ -1 & 0 \end{pmatrix}. RS X=R(SX)RS\,X=R(SX) : on applique d'abord SS, puis RR ; la matrice de DROITE agit la première. SRSR envoie (x ;y)(x\,;y) sur (−y ;−x)(-y\,;-x) : c'est la symétrie d'axe la droite y=−xy=-x. Les deux produits diffèrent : la non-commutativité du produit matriciel est ici visible, composer dans l'autre ordre donne une autre transformation.

e)

H=3IH=3I commute avec toute matrice : HR=3R=RHHR=3R=RH. Donc Mn=(3R)n=3nRnM^{n}=(3R)^{n}=3^{n}R^{n}, ce qu'on démontre par récurrence : Mn+1=MnM=3nRn×3R=3n+1Rn+1M^{n+1}=M^{n}M=3^{n}R^{n}\times 3R=3^{n+1}R^{n+1}. Alors M4=81R4=81IM^{4}=81R^{4}=81I et M6=729R6=729R2=−729IM^{6}=729R^{6}=729R^{2}=-729I : coefficients 8181 et −729-729 en ligne 11, colonne 11. En général (AB)n≠AnBn(AB)^{n}\neq A^{n}B^{n} ; l'égalité est licite ici parce que l'un des facteurs est un multiple de l'identité. Géométriquement, MM tourne d'un quart de tour et agrandit trois fois ; quatre applications ramènent à la position de départ, agrandie 8181 fois.

À retenir : on écrit la matrice d'une transformation colonne par colonne, avec les images de (1 ;0)(1\,;0) et (0 ;1)(0\,;1), et on lit un produit de droite à gauche.

−2−112−112FGSR(F)
Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

Chapitre précédent L'arithmétique Chapitre suivant Graphes et chaînes de Markov

Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/expertes-matrices. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous cherchez un tuteur de maths expertes à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On travaille sur des exercices calibrés sur le niveau réel des contrôles au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas.

Site par Studio Squalli