Exercice 1 : Modes de génération
On considère la suite définie par et, pour tout entier naturel , .
On considère aussi la suite définie explicitement par .
Ces deux écritures ne sont pas deux notations pour la même chose : elles ne donnent pas accès aux mêmes questions, et c'est tout l'enjeu de l'exercice.
- a) Calculez , , et .
- b) Calculez , , , et .
- c) Laquelle des deux suites permet de calculer directement le terme de rang 100 ? Expliquez la différence entre les deux modes de génération.
- d) Calculez .
- e) On remplace par . Calculez les quatre premiers termes de la nouvelle suite et expliquez ce que vous observez.
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Réponses
- a) , , ,
- b) , , , ,
- c) , définie explicitement ; exige tous les termes précédents
- d)
- e) Suite constante égale à : point fixe de
a) On applique la relation à chaque étape, en réutilisant le terme qui vient d'être trouvé : ; ; ; . Les termes triplent presque à chaque rang, ce qui annonce une croissance de type géométrique : c'est le qui domine et le qui freine.
b) Ici, aucun terme n'a besoin du précédent, on remplace simplement par sa valeur : ; ; ; ; . On note que : une suite peut prendre deux fois la même valeur, elle n'a aucune raison d'être injective. Ici c'est la symétrie du trinôme autour de qui l'explique.
c) Seule le permet. Elle est définie de façon EXPLICITE : s'obtient à partir de en une seule opération, quel que soit le rang. La suite est définie par RÉCURRENCE : chaque terme n'existe qu'à partir du précédent, donc obtenir demande de calculer les cent termes qui le précèdent, dans l'ordre. C'est exactement pour cela qu'on écrit un algorithme dans les exercices de seuil, et c'est aussi pour cela qu'on cherchera, à l'exercice 10, à transformer une définition par récurrence en formule explicite.
d) . Le calcul est immédiat, et c'est précisément l'avantage de la forme explicite : le rang ne coûte pas plus cher que le rang .
e) , puis , , : la suite est constante. La raison est que vérifie l'équation , dont la solution est : une fois sur cette valeur, la relation renvoie sur elle-même. On appelle le point fixe de la relation de récurrence. Ce n'est pas une curiosité : le point fixe est exactement le nombre qu'on retranchera à l'exercice 10 pour fabriquer une suite auxiliaire géométrique.