Spécialité maths, Première • Exercices corrigés à Montréal

Fiche de révision : les suites numériques (Première spécialité)

Les suites ne sont pas un chapitre difficile, c'est un chapitre où l'on perd des points par mécanique : un indice décalé d'une unité, un terme oublié dans une somme, une raison confondue avec un taux d'évolution. Chacune de ces erreurs coûte une question entière, et aucune ne vient d'une incompréhension du cours.

Cette fiche ne redit pas les formules du polycopié. Elle montre les huit endroits où les copies se trompent, la phrase exacte à recopier pour chacun, l'arbre qui reconnaît la nature d'une suite sur sa FORME, et un problème de comparaison de salaires décortiqué étape par étape.

Marque ici la fiche comme lue ou mets-la en favori : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes fiches lues et tes favoris d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander la méthode ou l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Le fil du chapitre

Une seule question commande tout le chapitre, et on se la pose trop tard : la suite est-elle arithmétique ou géométrique ? Elle se tranche sur la DIFFÉRENCE ou le QUOTIENT de deux termes consécutifs, jamais sur l'allure des premiers termes, et le reste du chapitre n'est que la formule correspondante appliquée au bon rang. Et quand la suite vient d'une figure, on compte ce qu'on AJOUTE pour la récurrence et le TOUT pour la formule explicite ; quand nn devient grand, on regarde la suite entière, jamais ses premiers termes.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Première
Pour s'entraîner Les exercices corrigés de ce chapitre, 18 exercices

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (9 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Le calcul littéralCinquième
  2. 2Algorithmique et ScratchCinquième
  3. 3Multiplication et division de relatifsQuatrième
  4. 4Calcul littéral et équationsQuatrième
  5. 5Algorithmique et ScratchQuatrième
  6. 6La notion de fonctionTroisième
  7. 7Algorithmique et ScratchTroisième
  8. 8Généralités sur les fonctionsSeconde
  9. 9Algorithmique et PythonSeconde

L'essentiel

Arithmétique ou géométrique : deux tests, une seule réponse

  • • Arithmétique : un+1−un=ru_{n+1}-u_{n}=r, la même DIFFÉRENCE à chaque rang. Le terme général est un=u0+nru_{n}=u_{0}+nr.
  • • Géométrique : un+1un=q\frac{u_{n+1}}{u_{n}}=q, le même QUOTIENT à chaque rang. Le terme général est un=u0×qnu_{n}=u_{0}\times q^{n}.
  • • On reconnaît une arithmétique à son écriture affine en nn, et une géométrique à son nn en EXPOSANT : un=3n+2u_{n}=3n+2 est arithmétique de raison 33, un=2×3nu_{n}=2\times 3^{n} est géométrique de raison 33, pas 22.
  • • Une suite peut n'être ni l'une ni l'autre, et c'est le cas le plus fréquent au contrôle : un=n2u_{n}=n^{2} n'est ni arithmétique, ni géométrique.
123454812162024283236pas alignés : q = 1,6alignés : r = 2
Même premier terme : les points pleins restent sur la droite en pointillés, c'est l'arithmétique; les cercles s'en écartent de plus en plus, c'est la géométrique.

Calculer u1−u0u_{1}-u_{0} et u2−u1u_{2}-u_{1} ne DÉMONTRE rien : c'est une conjecture. La démonstration se fait sur un+1−unu_{n+1}-u_{n} ou un+1un\frac{u_{n+1}}{u_{n}}, avec nn quelconque.

Les formules explicites, et le rang de départ

  • • À partir de u0u_{0} : un=u0+nru_{n}=u_{0}+nr et un=u0×qnu_{n}=u_{0}\times q^{n}.
  • • À partir de u1u_{1} : un=u1+(n−1)ru_{n}=u_{1}+(n-1)r et un=u1×qn−1u_{n}=u_{1}\times q^{n-1}. Le −1-1 n'est pas une variante, c'est le nombre de pas réellement effectués.
  • • Cas général, le plus sûr : un=up+(n−p)ru_{n}=u_{p}+(n-p)r et un=up×qn−pu_{n}=u_{p}\times q^{n-p}. On l'écrit avec pp et on remplace, plutôt que de retenir deux formules.
  • • Le repère qui ne trompe pas : de upu_{p} à unu_{n} il y a n−pn-p pas, donc n−pn-p additions de rr ou n−pn-p multiplications par qq.

Un énoncé qui commence par « on note u1u_{1} le montant de la première année » impose u1u_{1} comme premier terme. Recopier machinalement u0+nru_{0}+nr décale toute la copie d'un an.

Les deux sommes, et le nombre de termes

  • • Arithmétique : up+⋯+un=(nombre de termes)×premier+dernier2u_{p}+\dots+u_{n}=\left(\text{nombre de termes}\right)\times\frac{\text{premier}+\text{dernier}}{2}.
  • • Géométrique de raison q≠1q\neq 1 : u0+u1+⋯+un=u0×1−qn+11−qu_{0}+u_{1}+\dots+u_{n}=u_{0}\times\frac{1-q^{n+1}}{1-q}.
  • • Nombre de termes de upu_{p} à unu_{n} : c'est n−p+1n-p+1, et non n−pn-p. De u0u_{0} à u10u_{10} il y a ONZE termes.
  • • Le n+1n+1 en exposant dans la somme géométrique n'est pas une coquille : c'est le nombre de termes, et il vaut toujours un de plus que le dernier indice quand on part de u0u_{0}.

Contrôle en trois secondes : la somme de termes tous compris entre 1010 et 2020, au nombre de 1111, est comprise entre 110110 et 220220. Un résultat hors de cet encadrement est faux.

Sens de variation : le signe d'une différence

  • • Méthode universelle : étudier le signe de un+1−unu_{n+1}-u_{n}. Positif pour tout nn : croissante. Négatif pour tout nn : décroissante.
  • • Arithmétique : le sens est celui de rr, et c'est immédiat.
  • • Géométrique à termes strictement POSITIFS : croissante si q>1q>1, décroissante si 0<q<10<q<1, constante si q=1q=1.
  • • Géométrique de raison q<0q<0 : la suite n'est NI croissante NI décroissante, ses termes changent de signe à chaque rang. La question du sens de variation n'a alors pas de réponse.

La comparaison de un+1un\frac{u_{n+1}}{u_{n}} à 11 n'est valable que si tous les termes sont strictement positifs. Diviser par un terme négatif retourne l'inégalité et fausse la conclusion.

D'une figure à une formule : ce qu'on ajoute, ce qu'on a en tout

  • • Relation de récurrence : on compte ce qui CHANGE d'un rang au suivant. Pour un quadrillage d'allumettes n×nn\times n, on ajoute une colonne (2n+12n+1 allumettes) puis une ligne (2n+32n+3) : mn+1=mn+4n+4m_{n+1}=m_{n}+4n+4.
  • • Formule explicite : on compte le TOUT, de préférence de deux façons. n+1n+1 lignes de nn allumettes, horizontales puis verticales : mn=2n(n+1)m_{n}=2n(n+1).
  • • Les deux se contrôlent l'une par l'autre : m1=4m_{1}=4, m2=12m_{2}=12, m3=24m_{3}=24, m4=40m_{4}=40 des deux côtés.
  • • Des écarts qui forment une suite arithmétique signalent une formule explicite du second degré en nn.
12 ajoutées= 4 × 2 + 4rang 2 : 12
En trait plein, le quadrillage de rang 22 et ses 1212 allumettes ; en pointillés, les 1212 allumettes ajoutées pour passer au rang 33, soit 4×2+44\times 2+4 : m3=12+12=24m_{3}=12+12=24.

Seule la formule explicite donne un terme lointain sans calculer les précédents : m100=20 200m_{100}=20\,200.

Quand n devient grand : limite finie, infinie, ou aucune

  • • Limite finie : les termes se rapprochent autant qu'on veut d'un nombre. wn=2−1n+1w_{n}=2-\frac{1}{n+1} tend vers 22 sans jamais l'atteindre.
  • • Limite +∞+\infty : pour TOUT seuil, les termes finissent par le dépasser TOUS, à partir d'un certain rang. zn=n+3(−1)n≥n−3z_{n}=n+3(-1)^{n}\geq n-3 tend vers +∞+\infty.
  • • Pas de limite : la suite oscille sans se rapprocher de rien. Le chiffre des unités de 3n3^{n} répète 11, 33, 99, 77 ; (−1)n(-1)^{n} alterne entre 11 et −1-1.
  • • En Première, une limite se CONJECTURE sur des termes éloignés, une expression transformée ou une figure : on écrit « il semble que la suite tende vers... ».

Monotone et convergente sont deux questions séparées : une suite croissante peut avoir une limite finie.

Les règles de calcul en tableau

Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.

Suite arithmétique : tout se lit sur un seul exemple, u0=5u_{0}=5 et r=3r=3

La colonne de droite n'est pas une formule de plus, c'est le nombre que la formule produit sur cet exemple. Une formule mal recopiée se voit immédiatement sur ce nombre.

Ce qu'on chercheLa formuleSur l'exemple
La reconnaître un+1−unu_{n+1}-u_{n} constant 8−5=38-5=3, puis 11−8=311-8=3

Exemple : On teste la DIFFÉRENCE sur au moins deux couples consécutifs. Un seul couple ne prouve rien : 55, 88, 1616 commence pareil et n'est pas arithmétique.

Le terme général un=u0+nru_{n}=u_{0}+nr un=5+3nu_{n}=5+3n, donc u10=35u_{10}=35

Exemple : Le rang de départ décide de la formule : avec un premier terme u1u_{1}, ce serait un=u1+(n−1)ru_{n}=u_{1}+(n-1)r, soit u10=5+27=32u_{10}=5+27=32, une réponse différente.

Passer d'un rang à un autre un=up+(n−p)ru_{n}=u_{p}+(n-p)r u10=u4+6×3=17+18=35u_{10}=u_{4}+6\times 3=17+18=35

Exemple : On ne repart pas de u0u_{0} quand l'énoncé donne u4=17u_{4}=17 : cette formule évite un calcul et une erreur.

La somme nombre de termes×(premier+dernier)2\frac{\text{nombre de termes}\times(\text{premier}+\text{dernier})}{2} 11×(5+35)2=220\frac{11\times(5+35)}{2}=220

Exemple : De u0u_{0} à u10u_{10} il y a ONZE termes, pas dix. C'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre.

Le sens de variation le signe de rr r=3>0r=3>0, donc croissante

Exemple : Ici la suite monte de 33 à chaque rang. Aucune dérivée, aucune étude de fonction : pour une suite arithmétique, le signe de la raison suffit et se rédige en une ligne.

La limite ±∞\pm\infty selon le signe de rr +∞+\infty puisque r>0r>0

Exemple : Une suite arithmétique de raison non nulle ne converge jamais : elle avance de 33 à chaque rang, indéfiniment.

Ces six lignes se recopient à l'identique avec u1u_{1} comme premier terme, à condition de remplacer nn par n−1n-1 PARTOUT, y compris dans le nombre de termes de la somme.

Suite géométrique : le même travail sur u0=5u_{0}=5 et q=2q=2

Même exemple filé, même lecture. La différence tient à une seule chose : on multiplie au lieu d'additionner, et cela change la limite du tout au tout.

Ce qu'on chercheLa formuleSur l'exemple
La reconnaître un+1un\frac{u_{n+1}}{u_{n}} constant 105=2\frac{10}{5}=2, puis 2010=2\frac{20}{10}=2

Exemple : On teste le QUOTIENT, pas la différence. Une suite dont les différences 55, 1010, 2020 augmentent n'est pas arithmétique pour autant, elle est géométrique.

Le terme général un=u0×qnu_{n}=u_{0}\times q^{n} un=5×2nu_{n}=5\times 2^{n}, donc u10=5120u_{10}=5120

Exemple : L'exposant est le RANG, pas le rang moins un, tant que le premier terme est u0u_{0}.

La somme premier×1−qnb de termes1−q\text{premier}\times\frac{1-q^{\text{nb de termes}}}{1-q} 5×1−2111−2=10 2355\times\frac{1-2^{11}}{1-2}=10\,235

Exemple : Onze termes, donc l'exposant 1111 et non 1010. Le contrôle est immédiat : la somme doit dépasser le dernier terme, 51205120, et c'est le cas.

Le sens de variation le signe de u0u_{0} et la place de qq q=2>1q=2>1 et u0>0u_{0}>0, donc croissante

Exemple : Avec q=0,5q=0{,}5 la même suite décroîtrait, et avec q<0q<0 elle changerait de signe à chaque rang, sans être monotone du tout.

La limite 00 si ∣q∣<1\left|q\right|<1, ±∞\pm\infty si ∣q∣>1\left|q\right|>1 +∞+\infty puisque q=2q=2

Exemple : Avec q=0,5q=0{,}5, la limite serait 00 : u10=5×0,510≈0,00488u_{10}=5\times 0{,}5^{10}\approx 0{,}00488. C'est le seul cas de convergence d'une suite géométrique non constante.

Le test qui tranche entre les deux natures se fait TOUJOURS sur deux couples de termes consécutifs, différence puis quotient. Une suite peut n'être ni l'une ni l'autre, et l'énoncé attend alors qu'on le dise.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Écrire u0+nru_{0}+nr alors que l'énoncé part de u1u_{1}

1 point, et tous les résultats numériques de l'exercice sont décalés d'un an

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le premier versement est u1=500u_{1}=500 et augmente de 3030 par an, donc un=500+30nu_{n}=500+30n. »

Ce qu'il faut écrire

« un=u1+(n−1)r=500+30(n−1)u_{n}=u_{1}+(n-1)r=500+30(n-1), car de u1u_{1} à unu_{n} il y a n−1n-1 augmentations. »

Pourquoi : Le nombre de pas est la différence des indices, pas l'indice d'arrivée. Le contrôle qui ne rate jamais : remplacer nn par 11 dans la formule trouvée, on doit retomber sur le premier terme donné.

2. Compter un terme de moins dans une somme

1 point, et l'erreur relative dépasse souvent cinq pour cent, donc la conclusion du problème change

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La somme de u0u_{0} à u20u_{20} vaut 20×u0+u20220\times\frac{u_{0}+u_{20}}{2}. »

Ce qu'il faut écrire

« De u0u_{0} à u20u_{20} il y a 2121 termes, donc la somme vaut 21×u0+u20221\times\frac{u_{0}+u_{20}}{2}. »

Pourquoi : Le nombre de termes de upu_{p} à unu_{n} vaut n−p+1n-p+1. C'est le même comptage que les jours entre deux dates : du 1er au 5, il y a cinq jours, pas quatre.

3. Affirmer la nature d'une suite sur ses trois premiers termes

1,5 point : la nature est peut-être juste, la démonstration ne vaut rien

Ce qu'il ne faut pas écrire

« u0=1u_{0}=1, u1=3u_{1}=3, u2=5u_{2}=5 : la suite est arithmétique de raison 22. »

Ce qu'il faut écrire

« Pour tout entier nn, un+1−un=⋯=2u_{n+1}-u_{n}=\dots=2, donc (un)(u_{n}) est arithmétique de raison 22. » Les trois premiers termes servent à CONJECTURER, jamais à démontrer.

Pourquoi : La suite un=n2−2n+1u_{n}=n^{2}-2n+1 donne 11, 00, 11, 44 : trois termes ne disent rien du quatrième. Une nature de suite est une propriété valable à TOUS les rangs, donc elle se démontre avec un nn quelconque.

4. Confondre le taux d'évolution et la raison

toute la question : avec q=0,05q=0{,}05 la population disparaît au lieu de croître

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La population augmente de 5 %5\,\% par an, donc la suite est géométrique de raison 0,050{,}05. »

Ce qu'il faut écrire

« Une hausse de 5 %5\,\% multiplie par 1+5100=1,051+\frac{5}{100}=1{,}05 : la suite est géométrique de raison q=1,05q=1{,}05. »

Pourquoi : La raison est le coefficient MULTIPLICATEUR, le taux est ce qui s'ajoute. Une baisse de 20 %20\,\% donne q=0,80q=0{,}80, et deux baisses de 20 %20\,\% donnent 0,640{,}64, pas 0,600{,}60 : les pourcentages ne s'additionnent pas.

5. Déclarer décroissante une géométrique de raison négative

1 point, et le tableau de variations demandé ensuite est impossible à remplir

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La raison vaut −0,8-0{,}8, et −0,8<1-0{,}8<1, donc la suite est décroissante. »

Ce qu'il faut écrire

« La raison est négative, donc les termes changent de signe à chaque rang : la suite n'est ni croissante ni décroissante. En revanche ∣un∣\left|u_{n}\right| décroît vers 00. »

12345678-3-2-11234q = 0,8 : décroissanteq = -0,8 : alterne
Mêmes valeurs absolues, deux comportements sans rapport : en points pleins la raison 0,80{,}8 fait descendre régulièrement, en cercles la raison −0,8-0{,}8 fait alterner les signes.

Pourquoi : La règle « croissante si q>1q>1, décroissante si 0<q<10<q<1 » ne vaut que pour des termes strictement positifs, c'est-à-dire pour q>0q>0. Une raison négative sort complètement du cadre de la monotonie.

6. Comparer un+1un\frac{u_{n+1}}{u_{n}} à 11 sans vérifier le signe des termes

1 point de rigueur, et la conclusion est fausse dès que les termes sont négatifs

Ce qu'il ne faut pas écrire

« un+1un=0,9<1\frac{u_{n+1}}{u_{n}}=0{,}9<1, donc la suite est décroissante. »

Ce qu'il faut écrire

« Tous les termes sont strictement positifs, et un+1un=0,9<1\frac{u_{n+1}}{u_{n}}=0{,}9<1, donc la suite est décroissante. » La phrase sur le signe est une hypothèse, pas une politesse.

Pourquoi : Avec un=−2×0,9nu_{n}=-2\times 0{,}9^{n}, le quotient vaut aussi 0,90{,}9, et pourtant la suite CROÎT vers 00. Multiplier une inégalité par un nombre négatif en retourne le sens, et c'est exactement ce que fait la division par unu_{n}.

7. Renvoyer la valeur atteinte au lieu du rang, dans un algorithme de seuil

1 point sur 2, et la réponse au problème n'est pas donnée

Ce qu'il ne faut pas écrire

« u←5000u\leftarrow 5000; tant que u<8000u<8000, faire u←1,04 uu\leftarrow 1{,}04\,u; renvoyer uu. »

Ce qu'il faut écrire

« u←5000u\leftarrow 5000; n←0n\leftarrow 0; tant que u<8000u<8000, faire u←1,04 uu\leftarrow 1{,}04\,u puis n←n+1n\leftarrow n+1; renvoyer nn. »

123456789101112131415164500500055006000650070007500800085009000seuil : 8000premier rang : 12
Le rang 1111 est encore sous la barre, le rang 1212 la franchit : c'est 1212 que l'algorithme doit renvoyer, et non la valeur 80058005 atteinte à ce rang.

Pourquoi : Une question de seuil demande une DATE, donc un rang. Le compteur s'incrémente juste après la mise à jour de uu, de sorte que le rang renvoyé soit celui du premier dépassement et non celui d'avant.

8. Oublier le premier terme dans la somme géométrique

toute la question : le résultat est divisé par le premier terme

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La somme des dix premiers termes vaut 1−1,05101−1,05\frac{1-1{,}05^{10}}{1-1{,}05}. »

Ce qu'il faut écrire

« La somme des dix premiers termes vaut u0×1−1,05101−1,05u_{0}\times\frac{1-1{,}05^{10}}{1-1{,}05}, soit 28000×12,578=352 18128000\times 12{,}578=352\,181 dollars environ. »

Pourquoi : La formule 1−qn+11−q\frac{1-q^{n+1}}{1-q} somme les puissances de qq, c'est-à-dire une suite de premier terme 11. Il faut la multiplier par le vrai premier terme, et l'exposant est le NOMBRE de termes.

9. Compter quatre allumettes par carreau

toute la question, et les suivantes qui s'appuient sur la formule

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le quadrillage de rang nn a n2n^{2} carreaux de 44 allumettes, donc mn=4n2m_{n}=4n^{2}. »

Ce qu'il faut écrire

« Les côtés intérieurs sont partagés par deux carreaux. On compte les lignes : n+1n+1 lignes de nn allumettes, horizontales et verticales, donc mn=2n(n+1)m_{n}=2n(n+1), et m2=12m_{2}=12, pas 1616. »

Pourquoi : Un décompte « par morceau » compte deux fois tout ce qui est partagé. Le contrôle sur la figure est immédiat : au rang 22, on voit 1212 allumettes, et 4n2=164n^{2}=16.

10. Croire qu'une suite bornée a forcément une limite

la question de conjecture entière

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le chiffre des unités de 3n3^{n} reste entre 11 et 99, donc la suite converge. »

Ce qu'il faut écrire

« La suite répète 11, 33, 99, 77 : elle prend les valeurs 11 et 99 une infinité de fois et ne se rapproche d'aucun nombre. Elle est bornée et n'a pas de limite. »

Pourquoi : Rester dans un intervalle ne dit pas qu'on se rapproche d'un point de cet intervalle. Le repère : deux valeurs différentes atteintes aussi loin qu'on veut interdisent toute limite.

11. Confondre croissante et tendant vers plus l'infini

1 à 2 points, et la conjecture annoncée est fausse

Ce qu'il ne faut pas écrire

« wn=2n+1n+1w_{n}=\frac{2n+1}{n+1} est croissante, donc elle tend vers +∞+\infty. » ou « zn=n+3(−1)nz_{n}=n+3(-1)^{n} n'est pas croissante, donc elle ne tend pas vers +∞+\infty. »

Ce qu'il faut écrire

« wn=2−1n+1<2w_{n}=2-\frac{1}{n+1}<2 : croissante, elle tend vers 22. Et zn≥n−3z_{n}\geq n-3 : elle tend vers +∞+\infty en oscillant ; tous ses termes dépassent 1 0001\,000 à partir du rang 1 0041\,004. »

12345678910111213-4-2246810121416n + 3n − 3
Les points de zn=n+3(−1)nz_{n}=n+3(-1)^{n} sautent d'une droite en pointillés à l'autre : la suite n'est pas monotone, et pourtant elle monte avec n−3n-3 vers +∞+\infty.

Pourquoi : Le sens de variation dit si l'on monte, la limite dit où l'on va. Une suite peut monter de moins en moins vite sous un plafond, ou monter en zigzag : on regarde la suite entière, par une expression transformée ou un encadrement.

Quelle méthode choisir

Reconnaître la nature d'une suite sur sa forme

On regarde comment la suite est ÉCRITE, avant de calculer quoi que ce soit. Trois écritures possibles : explicite, par récurrence, ou par une phrase.

  • Si explicite affine en nn : un=an+bu_{n}=an+b → arithmétique de raison aa et de premier terme bb

    Exemple : un=3n+2u_{n}=3n+2 est arithmétique de raison 33, avec u0=2u_{0}=2

  • Si explicite avec nn en EXPOSANT : un=k×anu_{n}=k\times a^{n} → géométrique de raison aa et de premier terme kk

    Exemple : un=2×3nu_{n}=2\times 3^{n} est géométrique de raison 33, pas 22

    La raison est la base de la puissance. Le facteur devant est le premier terme, il n'intervient jamais dans la nature.

  • Si récurrence un+1=un+cu_{n+1}=u_{n}+c avec cc constant → arithmétique de raison cc

  • Si récurrence un+1=k unu_{n+1}=k\,u_{n} avec kk constant → géométrique de raison kk

  • Si récurrence un+1=a un+bu_{n+1}=a\,u_{n}+b avec a≠1a\neq 1 et b≠0b\neq 0 → ni l'une ni l'autre; l'énoncé fournit alors une suite auxiliaire vn=un−ℓv_{n}=u_{n}-\ell qui, elle, est géométrique

    Exemple : un+1=0,8un+60u_{n+1}=0{,}8u_{n}+60 avec vn=un−300v_{n}=u_{n}-300 donne vn+1=0,8vnv_{n+1}=0{,}8v_{n}

    Le nombre ℓ\ell à retrancher est toujours donné par l'énoncé en Première. On ne le cherche pas, on le vérifie.

  • Si une phrase : « augmente de rr chaque année » ou « augmente de t %t\,\% chaque année » → arithmétique de raison rr dans le premier cas, géométrique de raison 1+t1001+\frac{t}{100} dans le second

    Exemple : « +5 %+5\,\% par an » donne q=1,05q=1{,}05; « +50+50 euros par an » donne r=50r=50

  • Si une figure ou un comptage qui dépend du rang : allumettes, carreaux, points → récurrence en comptant ce qu'on ajoute d'un rang au suivant, formule explicite en comptant le tout

    Exemple : quadrillage d'allumettes : mn+1=mn+4n+4m_{n+1}=m_{n}+4n+4 et mn=2n(n+1)m_{n}=2n(n+1)

Aucune branche ne s'applique ? La suite n'est ni arithmétique ni géométrique, et c'est une réponse recevable : on l'écrit, avec un contre-exemple chiffré à l'appui. Une suite comme un=n2u_{n}=n^{2} vaut 00, 11, 44, 99, de différences 11, 33, 55.

Quelle formule selon la question posée

Une fois la nature établie, la question désigne exactement une formule. Il n'y en a que cinq dans tout le chapitre.

  • Si « calculer u20u_{20} », « quelle sera la valeur en 2040 » → formule explicite, après avoir vérifié le rang de départ

    Exemple : u1=500u_{1}=500 et r=30r=30 donnent u20=500+30×19=1070u_{20}=500+30\times 19=1070

  • Si « total », « cumul », « somme des versements » → formule de somme, en comptant d'abord le NOMBRE de termes

    Exemple : de u0u_{0} à u9u_{9} il y a 1010 termes, donc S=10×u0+u92S=10\times\frac{u_{0}+u_{9}}{2}

  • Si « à partir de quelle année », « le plus petit entier nn tel que » → algorithme de seuil, ou tableau de valeurs à la calculatrice, avec les deux rangs voisins écrits sur la copie

    Exemple : 5000×1,04n≥80005000\times 1{,}04^{n}\ge 8000 est vrai à partir de n=12n=12, faux en n=11n=11

  • Si « comparer deux offres », « à partir de quand A dépasse-t-elle B » → exprimer les deux suites, puis comparer terme à terme dans un tableau de valeurs

    Exemple : 30000+1200n30000+1200n contre 28000×1,05n28000\times 1{,}05^{n} : la seconde passe devant au rang 66

    Une géométrique de raison supérieure à 11 finit TOUJOURS par dépasser une arithmétique croissante, quel que soit son retard initial.

  • Si « étudier le sens de variation » → signe de un+1−unu_{n+1}-u_{n}, et pour une géométrique, signe de la raison AVANT sa comparaison à 11

  • Si « conjecturer la limite », « que se passe-t-il quand n devient grand » → calculer des termes éloignés ou transformer l'expression, puis dire si la suite se rapproche d'un nombre, dépasse tout seuil ou oscille

    Exemple : wn=2n+1n+1=2−1n+1w_{n}=\frac{2n+1}{n+1}=2-\frac{1}{n+1} semble tendre vers 22

Le mot « conjecturer » n'appelle aucune formule : il demande la calculatrice et une phrase au conditionnel. C'est la question suivante qui demandera la démonstration.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Démontrer qu'une suite est géométrique

Quand l'utiliser : L'énoncé pose une suite auxiliaire vnv_{n} et demande de montrer qu'elle est géométrique. C'est la question la mieux barémée du chapitre et la plus mal rédigée.

  1. 1 Partir de vn+1v_{n+1}, jamais de vnv_{n}. « vn+1=un+1−300v_{n+1}=u_{n+1}-300. »
  2. 2 Remplacer un+1u_{n+1} par la relation de récurrence donnée. « vn+1=0,8un+60−300=0,8un−240v_{n+1}=0{,}8u_{n}+60-300=0{,}8u_{n}-240. »
  3. 3 Factoriser pour faire apparaître vnv_{n} tout entier. « vn+1=0,8(un−300)=0,8 vnv_{n+1}=0{,}8\left(u_{n}-300\right)=0{,}8\,v_{n}. »
  4. 4 Conclure avec la raison ET le premier terme : les deux sont exigés, et le premier terme se calcule à part.
  5. 5 Écrire la forme explicite de vnv_{n}, puis revenir à unu_{n} par un=vn+300u_{n}=v_{n}+300.

Phrase de conclusion

Pour tout entier nn, vn+1=0,8 vnv_{n+1}=0{,}8\,v_{n} : la suite (vn)(v_{n}) est géométrique de raison 0,80{,}8 et de premier terme v0=u0−300v_{0}=u_{0}-300.

Le piège : Conclure « donc (vn)(v_{n}) est géométrique » sans donner le premier terme. La forme explicite vn=v0×qnv_{n}=v_{0}\times q^{n} en a besoin, et le demi-point part avec lui.

Barème : En général 0,5 point pour le départ sur vn+1v_{n+1}, 1 point pour la factorisation, 0,5 point pour la raison et le premier terme énoncés ensemble.

Répondre à une question de seuil

Quand l'utiliser : L'énoncé demande « à partir de quelle année », « au bout de combien de temps », ou « le plus petit entier nn tel que ».

  1. 1 Traduire la question en inéquation portant sur unu_{n}, avec le bon sens et la bonne borne. « On cherche le plus petit entier nn tel que un≥8000u_{n}\ge 8000. »
  2. 2 Choisir l'outil : tableau de valeurs à la calculatrice, ou algorithme, ou inéquation résolue si le programme le permet. Les trois sont acceptés.
  3. 3 Donner le rang trouvé, puis ÉCRIRE les deux valeurs voisines : celle du rang trouvé et celle du rang précédent.
  4. 4 Traduire le rang dans le langage de l'énoncé : une année, un nombre de mois, une date, avec l'unité.

Phrase de conclusion

On a u11≈7697<8000u_{11}\approx 7697<8000 et u12≈8005≥8000u_{12}\approx 8005\ge 8000 : le plus petit entier cherché est n=12n=12, c'est-à-dire au cours de la douzième année.

Le piège : Donner le rang sans les deux valeurs voisines. Le mot « plus petit » de l'énoncé exige la preuve que le rang précédent ne convient pas, et cette preuve vaut la moitié des points.

Barème : 1 point pour la mise en inéquation, 1 point pour le rang, 1 point pour les deux valeurs encadrantes et la phrase de conclusion datée.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Comparer deux offres de salaire, comme au contrôle

Deux entreprises proposent un poste. L'offre A verse 30 00030\,000 dollars la première année, puis augmente de 1 2001\,200 dollars par an. L'offre B verse 28 00028\,000 dollars la première année, puis augmente de 5 %5\,\% par an. On note ana_{n} et bnb_{n} les salaires de l'année de rang nn, avec n=0n=0 pour la première année.

1. Donner la nature de chaque suite, puis ana_{n} et bnb_{n} en fonction de nn. 2. À partir de quelle année l'offre B verse-t-elle davantage que l'offre A ? 3. Comparer les totaux perçus sur les dix premières années.

Étape 1

(an)(a_{n}) est arithmétique de raison 1 2001\,200 et de premier terme a0=30 000a_{0}=30\,000, donc an=30 000+1 200na_{n}=30\,000+1\,200n. (bn)(b_{n}) est géométrique de raison q=1,05q=1{,}05 et de premier terme b0=28 000b_{0}=28\,000, donc bn=28 000×1,05nb_{n}=28\,000\times 1{,}05^{n}.

Pourquoi

« Augmente de 1 2001\,200 dollars » est une addition, « augmente de 5 %5\,\% » est une multiplication : c'est le seul mot de l'énoncé qui décide de la nature. Le rang 00 est imposé par l'énoncé, donc les formules sont celles de u0u_{0}, sans −1-1.

Étape 2

a5=36 000a_{5}=36\,000 et b5=28 000×1,055≈35 736b_{5}=28\,000\times 1{,}05^{5}\approx 35\,736 : l'offre A reste devant. a6=37 200a_{6}=37\,200 et b6=28 000×1,056≈37 523b_{6}=28\,000\times 1{,}05^{6}\approx 37\,523 : l'offre B passe devant.

Pourquoi

On encadre le rang cherché avec les deux valeurs voisines, exactement comme pour un seuil. Écrire seulement le rang 66 sans montrer que le rang 55 ne convient pas coûte la moitié des points.

Étape 3

L'offre B verse davantage à partir du rang 66, c'est-à-dire à partir de la septième année.

Pourquoi

La traduction du rang en année est la question réelle. Avec n=0n=0 pour la première année, le rang 66 est la septième année : c'est le décalage que le correcteur cherche sur la copie.

Étape 4

Total A sur dix ans, de a0a_{0} à a9a_{9} : dix termes, a9=30 000+1 200×9=40 800a_{9}=30\,000+1\,200\times 9=40\,800, donc SA=10×30 000+40 8002=354 000S_{A}=10\times\frac{30\,000+40\,800}{2}=354\,000 dollars.

Pourquoi

Le nombre de termes est 9−0+1=109-0+1=10, pas 99. Et le dernier terme est a9a_{9}, pas a10a_{10} : dix années à partir de la première se terminent au rang 99.

Étape 5

Total B : SB=28 000×1−1,05101−1,05≈28 000×12,578≈352 181S_{B}=28\,000\times\frac{1-1{,}05^{10}}{1-1{,}05}\approx 28\,000\times 12{,}578\approx 352\,181 dollars.

Pourquoi

L'exposant 1010 est le NOMBRE de termes, et le facteur 28 00028\,000 devant est indispensable : la fraction seule sommerait les puissances de 1,051{,}05 à partir de 11.

Étape 6

Vérification : SAS_{A} et SBS_{B} sont tous deux voisins de dix fois un salaire moyen d'environ 35 00035\,000 dollars, soit 350 000350\,000; et SA−SB≈1 819S_{A}-S_{B}\approx 1\,819 dollars, un écart faible, cohérent avec deux offres qui se croisent au milieu de la période.

Pourquoi

L'ordre de grandeur se contrôle en une multiplication, sans refaire la somme. Un total de 35 00035\,000 ou de 3 500 0003\,500\,000 signalerait un facteur oublié ou un nombre de termes faux.

Conclusion rédigée

L'offre B verse un salaire annuel supérieur à celui de l'offre A à partir de la septième année, mais sur les dix premières années le cumul reste à l'avantage de l'offre A, avec 354 000354\,000 dollars contre environ 352 181352\,181 dollars.

L'erreur classique sur cet exercice : Répondre « l'offre B est meilleure » dès qu'on a trouvé le rang 66, sans faire la question sur les totaux. Dépasser annuellement et rapporter davantage au total sont deux choses différentes, et l'exercice est construit exactement sur cet écart.

À savoir par cœur

  • • Arithmétique : même DIFFÉRENCE, un=u0+nru_{n}=u_{0}+nr. Géométrique : même QUOTIENT, un=u0×qnu_{n}=u_{0}\times q^{n}.
  • • De upu_{p} à unu_{n} il y a n−pn-p pas, donc un=up+(n−p)ru_{n}=u_{p}+(n-p)r ou un=up×qn−pu_{n}=u_{p}\times q^{n-p}.
  • • Nombre de termes de upu_{p} à unu_{n} : n−p+1n-p+1. De u0u_{0} à u10u_{10}, ONZE termes.
  • • Somme arithmétique : nombre de termes multiplié par la demi-somme des extrêmes.
  • • Somme géométrique : u0×1−qn+11−qu_{0}\times\frac{1-q^{n+1}}{1-q}, avec l'exposant égal au nombre de termes.
  • • Une hausse de t %t\,\% donne q=1+t100q=1+\frac{t}{100}, une baisse donne q=1−t100q=1-\frac{t}{100}. Jamais q=t100q=\frac{t}{100}.
  • • Une nature de suite se démontre sur un+1−unu_{n+1}-u_{n} ou un+1un\frac{u_{n+1}}{u_{n}} avec nn quelconque, jamais sur trois termes.
  • • Une géométrique de raison négative n'est ni croissante ni décroissante : elle alterne.
  • • Suite définie par un motif : récurrence = ce qu'on ajoute, explicite = le tout compté deux fois.
  • • Une suite peut n'avoir aucune limite, (−1)n(-1)^{n} ; croissante n'implique pas limite infinie.

Questions fréquentes

Comment savoir si une suite est arithmétique ou géométrique ?

On calcule la différence de deux termes consécutifs et leur quotient, avec un rang quelconque et non trois valeurs particulières. Si la différence est constante la suite est arithmétique, si le quotient est constant elle est géométrique. Une écriture affine en n annonce une arithmétique, un n placé en exposant annonce une géométrique.

Combien y a-t-il de termes dans une somme de suite ?

Le nombre de termes vaut le dernier indice moins le premier, plus un. De rang zéro à rang dix il y a onze termes, et non dix. C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et elle se contrôle sur un petit exemple : de rang zéro à rang deux il y a bien trois termes.

Comment trouver la formule d'une suite définie par une figure ?

On dessine les premiers rangs et on compte. Pour la relation de récurrence, on regarde ce qu'il faut AJOUTER pour passer d'un rang au suivant. Pour la formule explicite, on compte le tout, de préférence en rangeant les éléments par lignes ou par colonnes. On vérifie enfin que les deux formules donnent les mêmes premiers termes, et on se méfie des éléments partagés, qu'on compterait deux fois.

Une suite a-t-elle toujours une limite ?

Non. Une suite peut tendre vers un nombre, tendre vers plus ou moins l'infini, ou n'avoir aucune limite, comme moins un puissance n qui alterne entre un et moins un, ou une suite géométrique de raison inférieure à moins un, qui change de signe à chaque rang et n'est ni croissante ni décroissante. Être bornée ne suffit pas pour avoir une limite, et une suite croissante peut très bien avoir une limite finie.

Comment trouver à partir de quelle année une suite dépasse un seuil ?

Deux méthodes acceptées. Soit un tableau de valeurs à la calculatrice, dont on relève le premier rang qui franchit le seuil. Soit un algorithme avec une boucle qui répète la relation tant que le seuil n'est pas atteint, en comptant les tours et en renvoyant le compteur. Dans les deux cas, on écrit sur la copie la valeur du rang trouvé ET celle du rang précédent.

Comment démontrer qu'une suite auxiliaire est géométrique ?

On part de la suite auxiliaire au rang n plus un, on remplace le terme de la suite initiale par sa relation de récurrence, puis on factorise jusqu'à faire réapparaître la suite auxiliaire au rang n. On conclut en donnant la raison et le premier terme, les deux étant exigés pour écrire ensuite la forme explicite.

Passer à la pratique

Exercices corrigés : Les suites numériques

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 18 exercices corrigés
  • 180 points
  • 255 minutes
Faire les exercices
Il manque quelque chose dans cette fiche ? Une méthode, un piège, un exercice pour l'appliquer, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

Fiche précédente Le second degré Fiche suivante La dérivation

Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

© Ahmed Squalli Houssaini. Fiche publiée sur www.letuteurscientifique.ca/fiches/1spe-suites. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous cherchez un tuteur à Montréal pour ce chapitre ?

Contactez-moi pour une première séance. On reprend les points de méthode qui font perdre des points en évaluation, puis on les met à l'épreuve sur des exercices du niveau réel de l'examen.

Site par Studio Squalli