a) Diminuer de 20 % revient à multiplier par 0,8, et réintroduire 60 animaux revient à ajouter 0,6 centaine. D'où un+1=0,8un+0,6. Alors u1=0,8+0,6=1,4 ; u2=0,8×1,4+0,6=1,72 ; u3=0,8×1,72+0,6=1,976.
b) Initialisation : u0=1 vérifie 0<1<3. Hérédité : supposons 0<un<3. En multipliant par 0,8, qui est positif : 0<0,8un<2,4. En ajoutant 0,6 : 0,6<un+1<3. En particulier 0<un+1<3. Conclusion : la propriété est vraie pour tout entier naturel n.
c) un+1−un=0,8un+0,6−un=0,6−0,2un=0,2(3−un). D'après la question b), un<3, donc cette différence est strictement positive : la suite est croissante.
d) Croissante et majorée par 3, la suite converge d'après le théorème de convergence monotone. Sa limite ℓ vérifie ℓ=0,8ℓ+0,6, soit 0,2ℓ=0,6, donc ℓ=3. La population se stabilise donc autour de 300 animaux, sans jamais atteindre ce seuil.
e) vn+1=un+1−3=0,8un+0,6−3=0,8un−2,4=0,8(un−3)=0,8vn. La suite (vn) est géométrique de raison 0,8, de premier terme v0=1−3=−2. Donc vn=−2×0,8n et un=3−2×0,8n. Vérification : u3=3−2×0,512=3−1,024=1,976.
f) On cherche un>2,9, soit 2×0,8n<0,1, c'est-à-dire 0,8n<0,05. En passant au logarithme, et comme ln(0,8)<0 inverse l'inégalité : n>ln(0,8)ln(0,05)≈13,43. Le plus petit entier convenant est n=14. Vérification : 2×0,813≈0,110, encore supérieur à 0,1, tandis que 2×0,814≈0,088. La réserve est donc saturée au bout de 14 années.