Maths expertes, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : l'arithmétique (maths expertes)

Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques expertes sur l'arithmétique, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal. Elle couvre la division euclidienne, l'algorithme d'Euclide et le PGCD, les congruences et les critères de divisibilité, les nombres premiers et la décomposition en facteurs premiers, le théorème de Bézout, le théorème de Gauss, les équations diophantiennes ax+by=cax+by=c et le petit théorème de Fermat.

Les exercices 0.1 et 0.2 ouvrent la série par deux listes de calcul direct, comme dans les manuels. La première calcule dix restes par les congruences : un entier négatif, une somme, un produit, la somme des chiffres modulo 99, 4354^{35} modulo 99, le chiffre des unités de 81038^{103}, 31 0003^{1\,000} modulo 1717 par le petit théorème de Fermat, un inverse modulo 3030 et la congruence 8x≡5 [21]8x\equiv 5\ [21]. La seconde fait tourner l'algorithme d'Euclide : quatre PGCD, dont un par décomposition en facteurs premiers, les diviseurs communs, deux couples de Bézout remontés à la main et une équation ax+by=cax+by=c. Chaque réponse est vérifiée en direct.

À la fin des vingt exercices, vous savez remonter l'algorithme d'Euclide jusqu'à un couple de Bézout (exercice 6), résoudre complètement une équation diophantienne (exercice 7), appliquer le théorème de Gauss et dire quand il ne s'applique pas (exercice 8), calculer le reste d'une très grande puissance par le petit théorème de Fermat (exercice 10) et prouver qu'une équation n'a aucune solution entière en raisonnant modulo 33, 88 ou 99 (exercice 11). La partie C prend les applications classiques : la clé de contrôle d'un code-barres EAN-13, le carrelage d'une pièce et les phares synchronisés par le PPCM, le chiffrement affine et l'inverse modulo 2626, et le trésor des pirates, un système de congruences à la manière du théorème chinois. Trois exercices sont des problèmes complets, au format d'un devoir surveillé : l'exercice 7 résout 17x+5y=317x+5y=3 puis cherche, par le théorème de Gauss, les solutions dont le PGCD vaut 33 ; l'exercice 14 chiffre une lettre, inverse 55 modulo 2626 et déchiffre par une clé affine ; l'exercice 15 réduit le système de congruences des pirates jusqu'au nombre exact de pièces.

L'arithmétique est la partie du programme où le raisonnement compte plus que le calcul : une équation diophantienne se résout entièrement, avec l'ensemble de toutes les solutions, et une divisibilité se démontre, jamais ne se constate. Les corrigés insistent sur les pièges du chapitre : le reste d'un entier négatif reste positif (exercice 1), on ne simplifie une congruence que par un nombre premier avec le module (exercice 9), et le théorème de Gauss tombe sans l'hypothèse de coprimalité (exercice 8).

L'option est évaluée en contrôle continu, sans écrit au baccalauréat : la partie B est calibrée sur les devoirs surveillés de l'année, et la partie D fait les trois démonstrations que le programme demande de savoir refaire, l'infinité des nombres premiers par l'argument d'Euclide, le théorème de Bézout et le théorème de Gauss, puis les deux algorithmes qu'il nomme, le crible d'Ératosthène et la décomposition en facteurs premiers, écrits en Python.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Maths expertes en Terminale
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (9 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Multiples, diviseurs et divisibilité Sixième, Mathématiques
  2. 2 Multiples, diviseurs et nombres premiers Quatrième, Mathématiques
  3. 3 La notion de fonction Troisième, Mathématiques
  4. 4 PGCD, Euclide et fractions irréductibles Troisième, Mathématiques
  5. 5 Algorithmique et Scratch Troisième, Mathématiques
  6. 6 Généralités sur les fonctions Seconde, Mathématiques
  7. 7 Algorithmique et Python Seconde, Mathématiques
  8. 8 Les suites numériques Première, Mathématiques
  9. 9 Suites et récurrence Mathématiques

Rappel de cours

  • • Division euclidienne de aa par b>0b>0 : il existe un unique couple (q, r)(q,\ r) avec a=bq+ra=bq+r et 0≤r<b0\leq r<b. Le reste est toujours positif, même si aa est négatif.
  • • Algorithme d'Euclide : pgcd(a, b)=pgcd(b, r)\mathrm{pgcd}(a,\ b)=\mathrm{pgcd}(b,\ r), où rr est le reste de aa par bb. On itère jusqu'à un reste nul.
  • • a≡b [n]a\equiv b\ [n] signifie que nn divise a−ba-b. Les congruences se conservent par somme, produit et puissance.
  • • Théorème de Bézout : aa et bb sont premiers entre eux si et seulement s'il existe des entiers uu et vv tels que au+bv=1au+bv=1.
  • • L'équation ax+by=cax+by=c admet des solutions entières si et seulement si pgcd(a, b)\mathrm{pgcd}(a,\ b) divise cc.
  • • Théorème de Gauss : si aa divise bcbc et si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa divise cc.
  • • Petit théorème de Fermat : si pp est premier et ne divise pas aa, alors ap−1≡1 [p]a^{p-1}\equiv 1\ [p].
  • • Simplifier une congruence par cc n'est licite que si cc et le module sont premiers entre eux.
  • • Le PGCD de aa et bb est le plus petit entier strictement positif de la forme ax+byax+by ; tout entier de cette forme en est un multiple.
  • • Lemme d'Euclide : si un nombre PREMIER pp divise bcbc, alors pp divise bb ou pp divise cc.
  • • Crible et test de primalité s'arrêtent à n\sqrt{n} : un entier composé mm a un diviseur premier qq avec q2≤mq^{2}\leq m.

Calculs : les restes à calculer

Exercice 0.1 : Calculer des restes avec les congruences : dix calculs directs

Pour chaque ligne, donnez le reste, le chiffre ou l'entier demandé, sans calculer le grand nombre en entier. Un reste de la division par nn est toujours un entier de {0 ;1 ;… ;n−1}\{0\,;1\,;\ldots\,;n-1\}, même quand le nombre divisé est négatif.

Une méthode pour les dix lignes : remplacer chaque nombre par son reste modulo nn AVANT d'opérer, ce que permet la compatibilité des congruences avec l'addition, la multiplication et les puissances. Pour une puissance, on cherche la première puissance congrue à 11 (ou le petit théorème de Fermat quand nn est premier), puis on divise l'exposant par cette période. Pour ax≡b [n]ax\equiv b\ [n], on multiplie par un inverse de aa modulo nn.

  • a) Le reste de la division euclidienne de 98 76598\,765 par 1212.
  • b) Le reste de la division euclidienne de −45-45 par 88.
  • c) Le reste de 843+659843+659 dans la division par 77.
  • d) Le reste de 1 003×9981\,003\times 998 dans la division par 1111.
  • e) Le reste de 7 384 5297\,384\,529 dans la division par 99, par la somme de ses chiffres.
  • f) Le reste de 4354^{35} dans la division par 99.
  • g) Le chiffre des unités de 81038^{103}.
  • h) Le reste de 31 0003^{1\,000} dans la division par 1717, à l'aide du petit théorème de Fermat.
  • i) L'inverse de 77 modulo 3030 : l'entier uu de {0 ;… ;29}\{0\,;\ldots\,;29\} tel que 7u≡1 [30]7u\equiv 1\ [30].
  • j) Le plus petit entier naturel xx tel que 8x≡5 [21]8x\equiv 5\ [21].

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/10

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
j)
Voir la correction

Réponses

  • a) 98 765=12×8 230+598\,765=12\times 8\,230+5 ; reste 55
  • b) −45=8×(−6)+3-45=8\times(-6)+3 ; reste 33
  • c) 3+1=43+1=4 ; reste 44
  • d) 2×8=16≡52\times 8=16\equiv 5 ; reste 55
  • e) 38≡11≡238\equiv 11\equiv 2 ; reste 22
  • f) 435≡42≡74^{35}\equiv 4^{2}\equiv 7 ; reste 77
  • g) 8103≡83≡2 [10]8^{103}\equiv 8^{3}\equiv 2\ [10] ; chiffre 22
  • h) 31 000≡38≡163^{1\,000}\equiv 3^{8}\equiv 16 ; reste 1616
  • i) 7×13=91≡1 [30]7\times 13=91\equiv 1\ [30] ; u=13u=13
  • j) x≡8×5≡19 [21]x\equiv 8\times 5\equiv 19\ [21] ; x=19x=19

Le geste qui décide de tout : réduire d'abord, calculer ensuite. On ne développe jamais 1 003×9981\,003\times 998 ni 31 0003^{1\,000} : on remplace chaque facteur par son reste, puis on travaille sur de petits nombres. Et un reste se ramène toujours dans {0 ;… ;n−1}\{0\,;\ldots\,;n-1\}.

a)

12×8 230=98 76012\times 8\,230=98\,760, donc 98 765=12×8 230+598\,765=12\times 8\,230+5 : le reste est 55.

b)

−45=8×(−6)+3-45=8\times(-6)+3, avec 0≤3<80\le 3<8 : le reste est 33. Piège : −45=8×(−5)−5-45=8\times(-5)-5 donne −5-5, qui n'est pas un reste, puisqu'un reste est positif ou nul.

c)

843=7×120+3843=7\times 120+3 et 659=7×94+1659=7\times 94+1, donc 843+659≡3+1=4 [7]843+659\equiv 3+1=4\ [7] : le reste est 44. Contrôle : 1 502=7×214+41\,502=7\times 214+4.

d)

1 003=11×91+21\,003=11\times 91+2 et 998=11×90+8998=11\times 90+8, donc 1 003×998≡2×8=16≡5 [11]1\,003\times 998\equiv 2\times 8=16\equiv 5\ [11] : le reste est 55. Piège : s'arrêter à 1616, qui dépasse 1010 et n'est pas encore un reste.

e)

10≡1 [9]10\equiv 1\ [9], donc un entier est congru à la somme de ses chiffres : 7+3+8+4+5+2+9=387+3+8+4+5+2+9=38, puis 3+8=113+8=11 et 1+1=21+1=2. Le reste est 22.

f)

41≡44^{1}\equiv 4, 42=16≡74^{2}=16\equiv 7, 43≡7×4=28≡1 [9]4^{3}\equiv 7\times 4=28\equiv 1\ [9] : la période est 33. Comme 35=3×11+235=3\times 11+2, 435=(43)11×42≡1×7=7 [9]4^{35}=\left(4^{3}\right)^{11}\times 4^{2}\equiv 1\times 7=7\ [9]. Le reste est 77.

g)

Le chiffre des unités est le reste modulo 1010. Les puissances 818^{1} à 848^{4} finissent par 88, 44, 22, 66 (84=4 0968^{4}=4\,096), puis 858^{5} finit de nouveau par 88 : le cycle a une période 44. Comme 103=4×25+3103=4\times 25+3, 81038^{103} finit comme 83=5128^{3}=512 : le chiffre des unités est 22. Piège : diviser l'exposant par une période mal comptée ; avec 33 au lieu de 44, 103=3×34+1103=3\times 34+1 donnerait 88. On écrit le cycle jusqu'au retour du premier chiffre avant de diviser.

h)

1717 est premier et ne divise pas 33, donc 316≡1 [17]3^{16}\equiv 1\ [17]. Comme 1 000=16×62+81\,000=16\times 62+8, 31 000≡38 [17]3^{1\,000}\equiv 3^{8}\ [17]. Puis 34=81=4×17+13≡−43^{4}=81=4\times 17+13\equiv -4, donc 38≡(−4)2=16 [17]3^{8}\equiv(-4)^{2}=16\ [17] : le reste est 1616. Piège : Fermat donne l'exposant p−1=16p-1=16, pas p=17p=17.

i)

On essaie les multiples de 3030 augmentés de 11 : 3131, 6161, 91=7×1391=7\times 13. Donc 7×13=91=3×30+1≡1 [30]7\times 13=91=3\times 30+1\equiv 1\ [30] et l'inverse est 1313. L'algorithme d'Euclide donne la même chose : 30=4×7+230=4\times 7+2, 7=3×2+17=3\times 2+1, d'où 1=7−3×(30−4×7)=13×7−3×301=7-3\times(30-4\times 7)=13\times 7-3\times 30.

j)

L'inverse de 88 modulo 2121 est 88, puisque 8×8=64=3×21+18\times 8=64=3\times 21+1. On multiplie les deux membres par 88 : x≡40≡19 [21]x\equiv 40\equiv 19\ [21]. Le plus petit entier naturel est 1919. Contrôle : 8×19=152=7×21+58\times 19=152=7\times 21+5. Piège : « diviser par 88 », ce qui n'a pas de sens modulo 2121 : on multiplie par l'inverse.

Contrôle : chaque reste se vérifie à la calculatrice pour les petits nombres (1 003×998=1 000 994=11×90 999+51\,003\times 998=1\,000\,994=11\times 90\,999+5), et pour une puissance on recalcule les premières puissances jusqu'à retrouver 11 : si la période trouvée ne divise pas p−1p-1 quand n=pn=p est premier, une puissance est fausse.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Calculs : PGCD et Bézout à calculer

Exercice 0.2 : Calculer un PGCD et des coefficients de Bézout : neuf calculs directs

Pour chaque ligne, calculez le PGCD, l'entier ou le couple demandé. Quand un couple n'est pas unique, l'énoncé impose le plus petit uu (ou xx) strictement positif, pour que la réponse le soit.

Une méthode pour les neuf lignes : l'algorithme d'Euclide, divisions successives jusqu'au reste nul, le PGCD étant le DERNIER reste non nul. Pour un couple de Bézout, on remonte les divisions en partant de la dernière, en n'exprimant jamais que des restes. Pour ax+by=cax+by=c, on vérifie d'abord que pgcd(a ;b)\mathrm{pgcd}(a\,;b) divise cc, on simplifie par ce PGCD, puis on multiplie un couple de Bézout par le second membre.

  • a) pgcd(588 ;252)\mathrm{pgcd}(588\,;252).
  • b) pgcd(2 431 ;1 547)\mathrm{pgcd}(2\,431\,;1\,547).
  • c) pgcd(1 350 ;1 260)\mathrm{pgcd}(1\,350\,;1\,260), par décomposition en facteurs premiers.
  • d) Le nombre de diviseurs positifs communs à 1 3501\,350 et 1 2601\,260.
  • e) Les entiers 391391 et 299299 sont-ils premiers entre eux ? Donnez leur PGCD.
  • f) Le couple (u ;v)(u\,;v) d'entiers tel que 47u+13v=147u+13v=1, avec uu le plus petit possible strictement positif.
  • g) Le couple (u ;v)(u\,;v) d'entiers tel que 101u+37v=1101u+37v=1, avec uu le plus petit possible strictement positif.
  • h) L'équation 26x+16y=726x+16y=7 a-t-elle des solutions entières ?
  • i) La solution entière (x ;y)(x\,;y) de 26x+16y=626x+16y=6 dont xx est le plus petit possible strictement positif.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/13

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) pgcd(588 ;252)=84\mathrm{pgcd}(588\,;252)=84
  • b) pgcd(2 431 ;1 547)=221\mathrm{pgcd}(2\,431\,;1\,547)=221
  • c) 2×32×5=902\times 3^{2}\times 5=90
  • d) diviseurs de 90=2×32×590=2\times 3^{2}\times 5 : 2×3×2=122\times 3\times 2=12
  • e) non, pgcd(391 ;299)=23\mathrm{pgcd}(391\,;299)=23
  • f) 5×47−18×13=15\times 47-18\times 13=1 ; (5 ;−18)(5\,;-18)
  • g) 11×101−30×37=111\times 101-30\times 37=1 ; (11 ;−30)(11\,;-30)
  • h) non, 22 ne divise pas 77
  • i) 26×7+16×(−11)=626\times 7+16\times(-11)=6 ; (7 ;−11)(7\,;-11)

Le geste qui décide de tout : écrire chaque division euclidienne en entier, a=bq+ra=bq+r avec 0≤r<b0\le r<b, une ligne par division. Le PGCD se lit au dernier reste non nul, et la remontée de Bézout n'est possible que si chaque ligne est écrite.

a)

588=2×252+84588=2\times 252+84, puis 252=3×84+0252=3\times 84+0. Le dernier reste non nul est 8484 : pgcd(588 ;252)=84\mathrm{pgcd}(588\,;252)=84.

b)

2 431=1×1 547+8842\,431=1\times 1\,547+884 ; 1 547=1×884+6631\,547=1\times 884+663 ; 884=1×663+221884=1\times 663+221 ; 663=3×221+0663=3\times 221+0. Donc pgcd(2 431 ;1 547)=221\mathrm{pgcd}(2\,431\,;1\,547)=221. Piège : répondre 00, le dernier reste, ou 33, le dernier quotient.

c)

1 350=2×33×521\,350=2\times 3^{3}\times 5^{2} et 1 260=22×32×5×71\,260=2^{2}\times 3^{2}\times 5\times 7. Le PGCD prend chaque facteur premier COMMUN avec le plus petit exposant : 21×32×51=902^{1}\times 3^{2}\times 5^{1}=90. Piège : prendre les plus grands exposants, ce qui donne un multiple commun et non un diviseur.

d)

Les diviseurs communs de deux entiers sont exactement les diviseurs de leur PGCD, ici 90=2×32×590=2\times 3^{2}\times 5. Un diviseur s'écrit 2α3β5γ2^{\alpha}3^{\beta}5^{\gamma} avec α∈{0 ;1}\alpha\in\{0\,;1\}, β∈{0 ;1 ;2}\beta\in\{0\,;1\,;2\}, γ∈{0 ;1}\gamma\in\{0\,;1\} : 2×3×2=122\times 3\times 2=12 diviseurs communs positifs.

e)

391=1×299+92391=1\times 299+92 ; 299=3×92+23299=3\times 92+23 ; 92=4×23+092=4\times 23+0. Donc pgcd(391 ;299)=23\mathrm{pgcd}(391\,;299)=23, et les deux entiers ne sont PAS premiers entre eux : 391=17×23391=17\times 23 et 299=13×23299=13\times 23. Piège : conclure « premiers entre eux » parce qu'aucun petit diviseur (22, 33, 55, 77) ne divise les deux.

f)

47=3×13+847=3\times 13+8 ; 13=1×8+513=1\times 8+5 ; 8=1×5+38=1\times 5+3 ; 5=1×3+25=1\times 3+2 ; 3=1×2+13=1\times 2+1. On remonte : 1=3−2=3−(5−3)=2×3−5=2(8−5)−5=2×8−3×5=2×8−3(13−8)=5×8−3×13=5(47−3×13)−3×13=5×47−18×131=3-2=3-(5-3)=2\times 3-5=2(8-5)-5=2\times 8-3\times 5=2\times 8-3(13-8)=5\times 8-3\times 13=5(47-3\times 13)-3\times 13=5\times 47-18\times 13. Donc (u ;v)=(5 ;−18)(u\,;v)=(5\,;-18), et u=5u=5 est bien le plus petit positif, les solutions en uu étant espacées de 1313. Vérification : 235−234=1235-234=1.

g)

101=2×37+27101=2\times 37+27 ; 37=1×27+1037=1\times 27+10 ; 27=2×10+727=2\times 10+7 ; 10=1×7+310=1\times 7+3 ; 7=2×3+17=2\times 3+1. On remonte : 1=7−2×3=7−2(10−7)=3×7−2×10=3(27−2×10)−2×10=3×27−8×10=3×27−8(37−27)=11×27−8×37=11(101−2×37)−8×37=11×101−30×371=7-2\times 3=7-2(10-7)=3\times 7-2\times 10=3(27-2\times 10)-2\times 10=3\times 27-8\times 10=3\times 27-8(37-27)=11\times 27-8\times 37=11(101-2\times 37)-8\times 37=11\times 101-30\times 37. Donc (u ;v)=(11 ;−30)(u\,;v)=(11\,;-30). Vérification : 1 111−1 110=11\,111-1\,110=1.

h)

26=1×16+1026=1\times 16+10 ; 16=1×10+616=1\times 10+6 ; 10=1×6+410=1\times 6+4 ; 6=1×4+26=1\times 4+2 ; 4=2×24=2\times 2 : pgcd(26 ;16)=2\mathrm{pgcd}(26\,;16)=2. Le premier membre 26x+16y26x+16y est toujours pair, et 77 est impair : aucune solution entière.

i)

Cette fois 22 divise 66 : on simplifie en 13x+8y=313x+8y=3. Un couple de Bézout de 1313 et 88 : 13×5+8×(−8)=113\times 5+8\times(-8)=1. On multiplie par 33 : (15 ;−24)(15\,;-24) est solution. Les solutions sont x=15+8kx=15+8k, y=−24−13ky=-24-13k ; le plus petit xx strictement positif est 15−8=715-8=7, avec y=−24+13=−11y=-24+13=-11. Vérification : 26×7+16×(−11)=182−176=626\times 7+16\times(-11)=182-176=6. Piège : s'arrêter à (15 ;−24)(15\,;-24), qui est juste mais dont le xx n'est pas le plus petit.

Contrôle : un PGCD divise les deux nombres (on fait les deux divisions à la calculatrice) ; un couple de Bézout se vérifie en recalculant au+bvau+bv ; une solution de ax+by=cax+by=c aussi, et l'on obtient les autres en ajoutant bd\frac{b}{d} à xx et en retranchant ad\frac{a}{d} à yy, où dd est le PGCD.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Division euclidienne et divisibilité

On rappelle que le reste d'une division euclidienne est toujours positif ou nul, et strictement inférieur au diviseur.

  • a) Effectuez la division euclidienne de 2024 par 7.
  • b) Effectuez la division euclidienne de −17-17 par 5. Attention au signe du reste.
  • c) Déterminez tous les diviseurs positifs de 36.
  • d) Démontrez que pour tout entier naturel nn, le produit n(n+1)n(n+1) est pair.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) 2024=7×289+12024=7\times 289+1
  • b) −17=5×(−4)+3-17=5\times(-4)+3
  • c) 1,2,3,4,6,9,12,18,361,2,3,4,6,9,12,18,36 : 99 diviseurs
  • d) Deux consécutifs : l'un est pair
a)

On cherche le plus grand multiple de 77 inférieur ou égal à 20242024 : 7×289=20237\times 289=2023, donc 2024=7×289+12024=7\times 289+1, avec 0≤1<70\leq 1<7 ✓. Le quotient est 289289 et le reste 11. La condition sur le reste doit être écrite, c'est elle qui garantit l'unicité du couple.

b)

Le piège est ici, et il coûte des points chaque année. On cherche qq tel que le reste tombe dans [0 ; 5[[0\,;\,5[. Avec q=−4q=-4 : 5×(−4)=−205\times(-4)=-20 et −17−(−20)=3-17-(-20)=3, donc −17=5×(−4)+3-17=5\times(-4)+3, avec quotient −4-4 et reste 33 ✓. L'erreur classique consiste à écrire −17=5×(−3)−2-17=5\times(-3)-2, ce qui est une égalité vraie mais N'EST PAS une division euclidienne, car −2-2 n'est pas un reste valable. Le reste est toujours POSITIF, même pour un dividende négatif, et le quotient descend donc d'une unité.

c)

On décompose d'abord : 36=22×3236=2^{2}\times 3^{2}. Les diviseurs positifs s'obtiennent en prenant chaque facteur premier à une puissance comprise entre 00 et son exposant : 11, 22, 33, 44, 66, 99, 1212, 1818 et 3636. Il y en a (2+1)×(2+1)=9(2+1)\times(2+1)=9, formule qui donne le compte sans énumérer et qui resservira à l'exercice 5.

d)

Parmi deux entiers CONSÉCUTIFS, l'un est nécessairement pair, et l'on rédige par disjonction de cas. Si nn est pair, alors n(n+1)n(n+1) l'est comme multiple de nn ; si nn est impair, alors n+1n+1 est pair et le produit l'est encore. Dans tous les cas n(n+1)n(n+1) est divisible par 22. Le même argument, étendu à trois entiers consécutifs, montrerait que leur produit est divisible par 66.

La division euclidienne est la brique de tout le chapitre, et il faut en retenir deux choses. D'une part le couple (q ; r)(q\,;\,r) est UNIQUE dès qu'on impose 0≤r<b0\leq r<b, ce qui n'est vrai que grâce à cette condition, comme le montre la question b). D'autre part le reste est exactement ce que mesure la congruence : dire que 2024≡1 [7]2024\equiv 1\ [7], c'est dire que sa division par 77 laisse un reste de 11. Toute l'arithmétique du programme consiste ensuite à ne travailler QUE sur les restes, ce qui permet de traiter des nombres à mille chiffres sans jamais les écrire.

Exercice 2 : Algorithme d'Euclide

Déterminez les PGCD demandés en écrivant toutes les étapes de l'algorithme d'Euclide.

  • a) pgcd(1071, 462)\mathrm{pgcd}(1071,\ 462)
  • b) pgcd(240, 156)\mathrm{pgcd}(240,\ 156)
  • c) Retrouvez le résultat de b) par décomposition en facteurs premiers.
  • d) Les entiers 35 et 64 sont-ils premiers entre eux ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/4

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) 2121
  • b) 1212
  • c) 22×3=122^{2}\times 3=12 ; PPCM 3 1203\,120
  • d) Oui : pgcd=1\mathrm{pgcd}=1
a)

On divise, puis on recommence avec le diviseur et le reste : 1071=2×462+1471071=2\times 462+147 ; 462=3×147+21462=3\times 147+21 ; 147=7×21+0147=7\times 21+0. Le dernier reste NON NUL est 2121, donc pgcd(1071 ; 462)=21\text{pgcd}(1071\,;\,462)=21. Trois divisions ont suffi, là où l'énumération des diviseurs de 10711071 en aurait demandé des dizaines.

b)

240=1×156+84240=1\times 156+84 ; 156=1×84+72156=1\times 84+72 ; 84=1×72+1284=1\times 72+12 ; 72=6×12+072=6\times 12+0. Donc pgcd(240 ; 156)=12\text{pgcd}(240\,;\,156)=12. On remarquera que les trois premiers quotients valent 11, ce qui rend l'algorithme plus lent : c'est le cas le plus défavorable, et il se produit quand les deux nombres sont proches l'un de l'autre. La figure du corrigé pave le rectangle 240×156240\times 156 par des carrés : chaque division euclidienne y devient une rangée de carrés identiques, et le côté du dernier carré, 1212, est le PGCD.

c)

240=24×3×5240=2^{4}\times 3\times 5 et 156=22×3×13156=2^{2}\times 3\times 13. On garde les facteurs COMMUNS affectés du plus petit exposant : 22×3=122^{2}\times 3=12 ✓, le même résultat. On peut d'ailleurs en déduire le PPCM au passage, en prenant tous les facteurs au plus grand exposant : 24×3×5×13=3 1202^{4}\times 3\times 5\times 13=3\,120, et l'on vérifie la relation 12×3 120=37 440=240×15612\times 3\,120=37\,440=240\times 156 ✓.

d)

35=5×735=5\times 7 et 64=2664=2^{6} : ils n'ont aucun facteur premier commun, donc pgcd(35 ; 64)=1\text{pgcd}(35\,;\,64)=1 et ils sont PREMIERS ENTRE EUX. Le point à retenir est qu'aucun des deux n'est lui-même un nombre premier : être premiers entre eux est une propriété du COUPLE, pas de chaque nombre, ce que l'exercice 9 reprendra.

Les deux méthodes ne se valent pas, et il faut savoir choisir. L'algorithme d'Euclide est toujours praticable et très rapide, même sur des nombres de plusieurs centaines de chiffres, et c'est celui qu'utilisent les ordinateurs. La décomposition en facteurs premiers est plus parlante et donne en prime le PPCM et le nombre de diviseurs, mais elle devient impraticable dès que les nombres dépassent quelques dizaines de chiffres, la factorisation étant un problème réputé difficile. C'est d'ailleurs sur cette asymétrie, facile de multiplier mais difficile de factoriser, que repose la cryptographie moderne.

156847212240 × 156 : le dernier carré mesure 12 = pgcd

Exercice 3 : Congruences

Toutes les réponses doivent être justifiées par un raisonnement sur les congruences, sans calcul de la puissance complète.

  • a) Déterminez le reste de 2024 dans la division par 7.
  • b) Déterminez le reste de 31003^{100} dans la division par 7.
  • c) Déterminez le chiffre des unités de 720247^{2024}.
  • d) Résolvez la congruence 3x≡1 [7]3x\equiv 1\ [7].

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/4

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) 11
  • b) 44 (cycle de longueur 66)
  • c) 11 (cycle de longueur 44)
  • d) x≡5 [7]x\equiv 5\ [7]
a)

D'après l'exercice 1, 2024=7×289+12024=7\times 289+1, donc 2024≡1 [7]2024\equiv 1\ [7] et le reste vaut 11. La congruence n'est qu'une autre écriture de la division euclidienne, et c'est cette écriture qui va permettre de calculer sur des puissances énormes. Compter modulo nn, c'est tourner sur un cercle à nn points : on revient au même endroit dès qu'on a bouclé un tour.

b)

On ne calcule surtout PAS 31003^{100}, qui compte quarante-huit chiffres. On cherche le CYCLE des puissances de 33 modulo 77 : 31≡33^{1}\equiv 3, 32≡23^{2}\equiv 2, 33≡63^{3}\equiv 6, 34≡43^{4}\equiv 4, 35≡53^{5}\equiv 5, 36≡13^{6}\equiv 1. Dès qu'on retombe sur 11, tout recommence : le cycle a pour longueur 66. On divise alors l'exposant par cette longueur, 100=6×16+4100=6\times 16+4, d'où 3100=(36)16×34≡116×34≡4 [7]3^{100}=\left(3^{6}\right)^{16}\times 3^{4}\equiv 1^{16}\times 3^{4}\equiv 4\ [7]. Le reste vaut 44.

c)

Le chiffre des unités d'un entier est son reste MODULO 10, ce qu'il faut reconnaître pour transformer la question. Les puissances de 77 modulo 1010 sont 77, 99, 33, 11, puis le cycle recommence : sa longueur est 44. Or 2024=4×5062024=4\times 506 exactement, donc 72024=(74)506≡1 [10]7^{2024}=\left(7^{4}\right)^{506}\equiv 1\ [10] et le chiffre des unités est 11.

d)

Comme les restes modulo 77 sont en nombre fini, on peut tous les tester : 3×0=03\times 0=0, 3×1=33\times 1=3, 3×2=63\times 2=6, 3×3=9≡23\times 3=9\equiv 2, 3×4=12≡53\times 4=12\equiv 5, 3×5=15=14+1≡13\times 5=15=14+1\equiv 1 ✓. Donc x≡5 [7]x\equiv 5\ [7], c'est-à-dire x∈{… ; −2 ; 5 ; 12 ; 19 ; …}x\in\{\ldots\,;\,-2\,;\,5\,;\,12\,;\,19\,;\,\ldots\}. On dit que 55 est l'INVERSE de 33 modulo 77.

La méthode du cycle est le cœur du chapitre et se réutilise telle quelle. On calcule les puissances successives modulo nn jusqu'à retomber sur 11, ce qui donne la longueur ℓ\ell du cycle ; on divise l'exposant par ℓ\ell ; et seul le RESTE de cette division compte. La longueur du cycle, appelée ordre, divise toujours n−1n-1 quand nn est premier, ce qui est le contenu du petit théorème de Fermat de l'exercice 10 : ici 66 divise bien 7−1=67-1=6 ; pour le module 1010, qui n'est pas premier, l'ordre 44 divise tout de même 44, le nombre d'entiers inversibles modulo 1010. Il faut retenir qu'un exposant énorme n'est jamais un obstacle, seul son reste modulo la longueur du cycle importe.

01 : 3⁶2 : 3²3 : 3¹4 : 3⁴ et 3¹⁰⁰5 : 3⁵6 : 3³

Exercice 4 : Critères de divisibilité par les congruences

Cet exercice montre d'où viennent les critères de divisibilité appris au collège.

  • a) Montrez que 10≡1 [9]10\equiv 1\ [9], puis que 10k≡1 [9]10^{k}\equiv 1\ [9] pour tout entier naturel kk.
  • b) Déduisez-en qu'un entier est congru à la somme de ses chiffres modulo 9.
  • c) Appliquez ce critère à 5823 : ce nombre est-il divisible par 9 ?
  • d) Montrez que 10≡−1 [11]10\equiv-1\ [11] et déduisez-en le critère de divisibilité par 11.
  • e) Le nombre 5823 est-il divisible par 11 ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 10≡110\equiv 1, donc 10k≡1 [9]10^{k}\equiv 1\ [9]
  • b) N≡N\equiv somme des chiffres [9][9]
  • c) Somme 1818 : divisible par 99
  • d) 10≡−1 [11]10\equiv -1\ [11] : somme alternée
  • e) Somme alternée 44 : non divisible
a)

10−1=910-1=9 est divisible par 99, donc 10≡1 [9]10\equiv 1\ [9]. La compatibilité des congruences avec le PRODUIT permet ensuite d'élever à la puissance : 10k≡1k=1 [9]10^{k}\equiv 1^{k}=1\ [9] pour tout entier naturel kk. C'est cette compatibilité, admise du cours, qui autorise tout le calcul modulaire.

b)

Un entier s'écrit dans le système décimal N=∑kak10kN=\sum_{k}a_{k}10^{k}, où les aka_{k} sont ses chiffres. Comme 10k≡1 [9]10^{k}\equiv 1\ [9], chaque terme ak10ka_{k}10^{k} est congru à aka_{k}, donc par somme N≡∑kak [9]N\equiv\sum_{k}a_{k}\ [9] : un entier est congru à la SOMME DE SES CHIFFRES modulo 99. En particulier, NN est divisible par 99 si et seulement si cette somme l'est, et l'on peut répéter l'opération autant que nécessaire.

c)

La somme des chiffres de 5 8235\,823 vaut 5+8+2+3=185+8+2+3=18, qui est divisible par 99. Donc 5 8235\,823 l'est aussi, et l'on vérifie : 5 823=9×6475\,823=9\times 647 ✓. On aurait pu resommer, 1+8=91+8=9, ce qui conclut encore plus vite.

d)

Cette fois 10+1=1110+1=11 est divisible par 1111, donc 10≡−1 [11]10\equiv-1\ [11], puis 10k≡(−1)k [11]10^{k}\equiv(-1)^{k}\ [11], valeur qui ALTERNE entre 11 et −1-1 selon la parité de kk. Un entier est donc congru modulo 1111 à la somme ALTERNÉE de ses chiffres, en partant du chiffre des unités affecté du signe plus.

e)

La somme alternée vaut 3−2+8−5=43-2+8-5=4, qui n'est pas divisible par 1111. Donc 5 8235\,823 ne l'est pas non plus, et le calcul direct confirme même le reste : 5 823=11×529+45\,823=11\times 529+4 ✓, on retrouve exactement 44.

Cet exercice montre d'où viennent des règles apprises au collège sans justification, et c'est ce qui en fait sa valeur. La méthode se généralise immédiatement : pour obtenir un critère de divisibilité par nn, il suffit de calculer 10 mod n10\ \text{mod}\ n et d'en tirer le comportement des puissances. Pour n=3n=3, on retrouve 10≡110\equiv 1 et donc le même critère que pour 99. Pour n=2n=2 ou n=5n=5, on a 10≡010\equiv 0, donc seul le chiffre des unités compte, ce qui explique ces deux critères. Pour n=7n=7 en revanche, les puissances de 1010 suivent un cycle de longueur 66 sans structure simple, et c'est pourquoi il n'existe pas de critère de divisibilité par 77 facile à retenir.

Exercice 5 : Nombres premiers

On rappelle que 1 n'est pas un nombre premier.

  • a) Décomposez 360 en produit de facteurs premiers.
  • b) Décomposez 2024 en produit de facteurs premiers.
  • c) Combien 360 admet-il de diviseurs positifs ?
  • d) Le nombre 221 est-il premier ?
  • e) Pour tester si un entier nn est premier, jusqu'à quelle valeur faut-il chercher des diviseurs ? Justifiez.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 360=23×32×5360=2^{3}\times 3^{2}\times 5
  • b) 2024=23×11×232024=2^{3}\times 11\times 23
  • c) 2424 diviseurs
  • d) Non : 221=13×17221=13\times 17
  • e) Jusqu'à n\sqrt{n}
a)

On divise successivement par les nombres premiers : 360=36×10=(22×32)×(2×5)=23×32×5360=36\times 10=\left(2^{2}\times 3^{2}\right)\times\left(2\times 5\right)=2^{3}\times 3^{2}\times 5. Contrôle : 8×9×5=3608\times 9\times 5=360 ✓.

b)

2024=2×1 012=22×506=23×2532024=2\times 1\,012=2^{2}\times 506=2^{3}\times 253. Il reste à factoriser 253253, qui n'est divisible ni par 22, ni par 33, ni par 55, ni par 77, mais 253=11×23253=11\times 23, deux nombres premiers. Donc 2024=23×11×232024=2^{3}\times 11\times 23 ✓.

c)

Le nombre de diviseurs positifs s'obtient en ajoutant 11 à chaque exposant puis en multipliant, chaque diviseur correspondant à un choix indépendant d'exposant : (3+1)×(2+1)×(1+1)=4×3×2=24(3+1)\times(2+1)\times(1+1)=4\times 3\times 2=24 diviseurs positifs pour 360360. La formule évite une énumération de vingt-quatre nombres.

d)

Non. On teste les premiers successifs : 221221 n'est divisible ni par 22, ni par 33, ni par 55, ni par 77, ni par 1111, mais 221=13×17221=13\times 17. Il n'est donc pas premier, et le trouver demande d'aller jusqu'à 1313, ce qui justifie la question suivante.

e)

Il suffit de chercher jusqu'à n\sqrt{n}, et la démonstration tient en une ligne. Si n=abn=ab avec 1<a≤b1<a\leq b, alors a2≤ab=na^{2}\leq ab=n, donc a≤na\leq\sqrt{n} : tout diviseur non trivial admet un PARTENAIRE, et le plus petit des deux ne dépasse jamais la racine. Pour 221221, il suffisait donc d'aller jusqu'à 1414, puisque 142=196<221<225=15214^{2}=196<221<225=15^{2}, ce qui représente six divisions à tester au lieu de deux cent dix-neuf.

Le gain de la question e) n'est pas anecdotique, il change la nature du problème. Tester la primalité de nn en essayant tous les entiers inférieurs demande environ nn divisions, alors que s'arrêter à n\sqrt{n} n'en demande que n\sqrt{n} : pour un nombre à douze chiffres, on passe de mille milliards d'opérations à un million, soit de plusieurs jours à une fraction de seconde. On peut affiner encore en ne testant que les nombres PREMIERS jusqu'à n\sqrt{n}, puisqu'un diviseur composé aurait déjà été détecté par l'un de ses facteurs premiers. Notons enfin la cohérence entre a) et c) : la formule des exposants donne 2424 diviseurs, et l'énumération complète en donnerait bien vingt-quatre, ce qui vaut la peine d'être vérifié une fois pour se convaincre.

360218029024531535360 = 2³ × 3² × 5(3+1)(2+1)(1+1) = 24 diviseurs

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Coefficients de Bézout

On considère les entiers 17 et 5.

L'option maths expertes est évaluée en contrôle continu, sans écrit au baccalauréat : cette partie B est au niveau des devoirs surveillés de l'année.

  • a) Justifiez que 17 et 5 sont premiers entre eux.
  • b) Écrivez les deux divisions euclidiennes de l'algorithme d'Euclide appliqué à 17 et 5.
  • c) En remontant l'algorithme, déterminez deux entiers uu et vv tels que 17u+5v=117u+5v=1.
  • d) Vérifiez votre couple.
  • e) Le couple trouvé est-il unique ? Donnez-en un autre.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 1717 premier ne divise pas 55
  • b) 17=3×5+217=3\times 5+2 ; 5=2×2+15=2\times 2+1
  • c) u=−2u=-2, v=7v=7
  • d) −34+35=1-34+35=1 ✓
  • e) Non : (3 ;−10)(3\,;-10) par exemple
a)

Le nombre 1717 est premier et ne divise pas 55, donc leur seul diviseur commun positif est 11 : ils sont premiers entre eux. On peut aussi invoquer l'algorithme de la question suivante, dont le dernier reste non nul vaudra 11.

b)

17=3×5+217=3\times 5+2, puis 5=2×2+15=2\times 2+1. Le reste suivant serait nul, puisque 2=2×1+02=2\times 1+0, et le dernier reste non nul vaut bien 11 ✓, ce qui confirme la coprimalité.

c)

On REMONTE l'algorithme en partant de la dernière égalité, où apparaît le 11 : 1=5−2×21=5-2\times 2. Or la première égalité donne 2=17−3×52=17-3\times 5, qu'on substitue dans la précédente : 1=5−2(17−3×5)=5−2×17+6×5=7×5−2×171=5-2\left(17-3\times 5\right)=5-2\times 17+6\times 5=7\times 5-2\times 17. Donc u=−2u=-2 et v=7v=7. Le point de méthode est de ne JAMAIS calculer les valeurs numériques en cours de route, mais de garder 1717 et 55 apparents, faute de quoi on obtiendrait 1=11=1 et rien d'autre.

d)

17×(−2)+5×7=−34+35=117\times(-2)+5\times 7=-34+35=1 ✓. Le couple convient. Cette vérification est immédiate et doit toujours être faite, la remontée de l'algorithme étant l'étape la plus propice aux erreurs de signe.

e)

Non, le couple n'est pas unique. En ajoutant 55 à uu et en retranchant 1717 à vv, la valeur ne change pas : 17×3+5×(−10)=51−50=117\times 3+5\times(-10)=51-50=1 ✓. Plus généralement, tous les couples s'écrivent (−2+5k ; 7−17k)(-2+5k\,;\,7-17k) pour kk entier, ce qui donne une INFINITÉ de solutions.

L'identité de Bézout affirme que au+bv=pgcd(a ; b)au+bv=\text{pgcd}(a\,;\,b) admet toujours des solutions entières, et l'algorithme d'Euclide remonté en fournit une explicitement. L'invariance constatée en e) s'explique simplement : ajouter 55 à uu augmente le total de 17×517\times 5, et retrancher 1717 à vv le diminue de 5×175\times 17, les deux effets se compensant exactement. C'est ce mécanisme qui donnera la structure de l'ensemble des solutions à l'exercice suivant. Notons enfin l'usage le plus courant de Bézout : le coefficient v=7v=7 trouvé ici est précisément l'INVERSE de 55 modulo 1717, puisque 5×7=35=2×17+1≡1 [17]5\times 7=35=2\times 17+1\equiv 1\ [17] ✓, et c'est ainsi qu'on inverse un nombre modulo nn.

Exercice 7 : Équation diophantienne

On cherche tous les couples d'entiers relatifs (x, y)(x,\ y) vérifiant 17x+5y=317x+5y=3.

  • a) Justifiez que cette équation admet des solutions entières.
  • b) À partir du couple de Bézout de l'exercice 6, déterminez une solution particulière.
  • c) Déterminez l'ensemble de toutes les solutions.
  • d) Vérifiez votre résultat pour deux valeurs différentes du paramètre.
  • e) Existe-t-il une solution avec xx et yy tous deux positifs ?
  • f) Soit (x ; y)(x\,;\,y) une solution de l'équation et d=pgcd(x ; y)d=\text{pgcd}(x\,;\,y). Montrez que dd divise 33. Quelles sont les valeurs possibles de dd ?
  • g) On reprend l'écriture x=−6+5kx=-6+5k et y=21−17ky=21-17k de la question c). Démontrez que 33 divise xx si et seulement si kk est un multiple de 33, puis qu'il en est de même pour yy.
  • h) Déduisez-en l'ensemble des solutions (x ; y)(x\,;\,y) telles que pgcd(x ; y)=3\text{pgcd}(x\,;\,y)=3, puis, parmi elles, celle dont l'abscisse xx est le plus petit entier strictement positif.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/11

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
Voir la correction

Réponses

  • a) pgcd(17 ;5)=1\mathrm{pgcd}(17\,;5)=1 divise 33
  • b) (−6 ;21)(-6\,;21)
  • c) (−6+5k ;21−17k)(-6+5k\,;21-17k), k∈Zk\in\mathbb{Z}
  • d) (−1 ;4)(-1\,;4) et (4 ;−13)(4\,;-13) ✓
  • e) Non : conditions incompatibles
  • f) pgcd(x ;y)\text{pgcd}(x\,;y) divise 17x+5y=317x+5y=3 : il vaut 11 ou 33
  • g) 3∣x  ⟺  3∣k3\mid x\iff 3\mid k (Gauss, pgcd(3;5)=1\text{pgcd}(3;5)=1) et y≡k [3]y\equiv k\ [3]
  • h) (−6+15j ;21−51j)(-6+15j\,;21-51j), j∈Zj\in\mathbb{Z} ; plus petit x>0x>0 : (9 ;−30)(9\,;-30)
a)

L'équation ax+by=cax+by=c admet des solutions entières si et seulement si pgcd(a ; b)\text{pgcd}(a\,;\,b) DIVISE cc. Ici pgcd(17 ; 5)=1\text{pgcd}(17\,;\,5)=1, et 11 divise 33 : l'équation admet donc des solutions. Cette vérification préalable est obligatoire, car une équation comme 6x+4y=36x+4y=3 n'en aurait aucune, 22 ne divisant pas 33.

b)

On part du couple de Bézout de l'exercice 6, 17×(−2)+5×7=117\times(-2)+5\times 7=1, et l'on multiplie TOUT par 33 : 17×(−6)+5×21=317\times(-6)+5\times 21=3 ✓. Une solution particulière est donc (x0 ; y0)=(−6 ; 21)(x_{0}\,;\,y_{0})=(-6\,;\,21). C'est le raccourci à connaître : on résout d'abord l'équation avec second membre 11, puis on multiplie.

c)

Soit (x ; y)(x\,;\,y) une solution quelconque. En soustrayant l'égalité particulière de l'égalité générale : 17(x+6)+5(y−21)=017(x+6)+5(y-21)=0, donc 17(x+6)=−5(y−21)17(x+6)=-5(y-21). Ainsi 55 divise 17(x+6)17(x+6), et comme 55 et 1717 sont premiers entre eux, le théorème de GAUSS donne que 55 divise x+6x+6. On écrit alors x+6=5kx+6=5k, d'où x=−6+5kx=-6+5k, et en reportant on obtient 17×5k=−5(y−21)17\times 5k=-5(y-21), soit y=21−17ky=21-17k. Réciproquement ces couples conviennent, ce qu'il faut vérifier pour conclure. L'ensemble des solutions est {(−6+5k ; 21−17k) , k∈Z}\{(-6+5k\,;\,21-17k)\,,\ k\in\mathbb{Z}\}.

d)

Pour k=1k=1 : le couple (−1 ; 4)(-1\,;\,4) donne 17×(−1)+5×4=−17+20=317\times(-1)+5\times 4=-17+20=3 ✓. Pour k=2k=2 : le couple (4 ; −13)(4\,;\,-13) donne 68−65=368-65=3 ✓. Deux valeurs différentes du paramètre suffisent à donner confiance dans la forme générale.

e)

Il faudrait à la fois −6+5k≥0-6+5k\geq 0, soit k≥1,2k\geq 1{,}2 donc k≥2k\geq 2 puisque kk est entier, et 21−17k≥021-17k\geq 0, soit k≤2117≈1,235k\leq\frac{21}{17}\approx 1{,}235 donc k≤1k\leq 1. Ces deux conditions sont INCOMPATIBLES : il n'existe aucune solution à coordonnées toutes deux positives.

f)

dd divise xx et dd divise yy, donc dd divise toute combinaison linéaire à coefficients entiers de xx et de yy, en particulier 17x+5y17x+5y.

Or 17x+5y=317x+5y=3 : dd divise donc 33.

Les diviseurs positifs de 33 sont 11 et 33 : d=1d=1 ou d=3d=3.

Contrôle sur les solutions de d) : pgcd(1 ; 4)=1\text{pgcd}(1\,;\,4)=1 et pgcd(4 ; 13)=1\text{pgcd}(4\,;\,13)=1 ; la solution particulière (−6 ; 21)(-6\,;\,21) a pour PGCD 33. Les deux valeurs sont donc atteintes.

Piège : conclure « dd divise 1717 et 55 ». C'est le second membre, 33, que dd divise, pas les coefficients.

g)

x=−6+5kx=-6+5k et −6-6 est un multiple de 33, donc 33 divise xx si et seulement si 33 divise 5k5k.

Si 33 divise kk, il divise 5k5k. Réciproquement, si 33 divise 5k5k, comme 33 et 55 sont premiers entre eux, le théorème de Gauss donne que 33 divise kk.

Donc 33 divise xx si et seulement si k≡0 [3]k\equiv 0\ [3].

Pour yy : y=21−17k=21−18k+ky=21-17k=21-18k+k, et 21−18k21-18k est un multiple de 33, donc y≡k [3]y\equiv k\ [3]. Ainsi 33 divise yy si et seulement si 33 divise kk.

Contrôle : k=3k=3 donne (9 ; −30)(9\,;\,-30), deux multiples de 33 ; k=1k=1 donne (−1 ; 4)(-1\,;\,4), aucun des deux.

Piège : écrire « 33 divise 5k5k donc 33 divise kk » sans dire pourquoi. Le théorème de Gauss exige pgcd(3 ; 5)=1\text{pgcd}(3\,;\,5)=1, et c'est cette hypothèse qu'il faut citer.

h)

D'après f), pgcd(x ; y)\text{pgcd}(x\,;\,y) vaut 11 ou 33 ; il vaut 33 si et seulement si 33 divise à la fois xx et yy.

D'après g), cela équivaut à k=3jk=3j avec j∈Zj\in\mathbb{Z}. En reportant : x=−6+15jx=-6+15j et y=21−51jy=21-51j.

L'ensemble cherché est {(−6+15j ; 21−51j) , j∈Z}\{(-6+15j\,;\,21-51j)\,,\ j\in\mathbb{Z}\} ; pour toutes les autres valeurs de kk, le PGCD vaut 11.

x>0x>0 équivaut à 15j>615j>6, soit j>0,4j>0{,}4, donc j≥1j\geq 1 ; la plus petite abscisse strictement positive est obtenue pour j=1j=1 : (9 ; −30)(9\,;\,-30).

Contrôle : 17×9+5×(−30)=153−150=317\times 9+5\times(-30)=153-150=3 ✓ et pgcd(9 ; 30)=3\text{pgcd}(9\,;\,30)=3 ✓.

La structure de l'ensemble des solutions mérite d'être formulée dans le cas général, car elle est toujours la même : une solution PARTICULIÈRE plus la solution générale de l'équation homogène 17x+5y=017x+5y=0, dont les solutions sont exactement (5k ; −17k)(5k\,;\,-17k). C'est la même architecture que pour les équations différentielles ou les systèmes linéaires. Le pas de 55 sur xx et de −17-17 sur yy n'est pas arbitraire : ce sont les coefficients de l'équation, échangés et affectés d'un signe, divisés par le PGCD. Enfin, la question e) illustre pourquoi ces équations s'appellent diophantiennes et servent en pratique : dès qu'on cherche des quantités entières et positives, comme des nombres d'objets, la contrainte de signe restreint l'infinité de solutions à un ensemble fini, parfois vide.

−8−6−4−224681012−32−24−16−881624(−6 ; 21)(−1 ; 4)(4 ; −13)(9 ; −30)x ≥ 0 et y ≥ 0

Exercice 8 : Théorème de Gauss

Le théorème de Gauss affirme que si aa divise bcbc et si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa divise cc.

L'hypothèse de coprimalité est indispensable, comme le montre la dernière question.

  • a) Soit nn un entier tel que 7 divise 5n5n. Démontrez que 7 divise nn.
  • b) Résolvez la congruence 5x≡0 [7]5x\equiv 0\ [7].
  • c) Soit nn un entier tel que 6 divise 4n4n. Peut-on en conclure que 6 divise nn ? Donnez un contre-exemple.
  • d) Expliquez précisément quelle hypothèse manque dans la question c).
  • e) Que peut-on tout de même conclure dans la situation de la question c) ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Gauss : 7∣5n7\mid 5n et pgcd(7 ;5)=1\mathrm{pgcd}(7\,;5)=1
  • b) Les multiples de 77
  • c) Non : n=3n=3
  • d) pgcd(6 ;4)=2≠1\mathrm{pgcd}(6\,;4)=2\neq 1
  • e) 33 divise nn
a)

Le nombre 77 divise le produit 5×n5\times n, et pgcd(7 ; 5)=1\text{pgcd}(7\,;\,5)=1 puisque 77 est premier et ne divise pas 55. Les deux hypothèses du théorème de Gauss sont donc réunies, et il s'applique : 77 divise nn. Il faut énoncer les deux hypothèses séparément, c'est ce que le barème vérifie.

b)

La congruence 5x≡0 [7]5x\equiv 0\ [7] signifie exactement que 77 divise 5x5x. D'après la question a), 77 divise alors xx, c'est-à-dire x≡0 [7]x\equiv 0\ [7]. Réciproquement, tout multiple de 77 convient puisque 5x5x en est alors un aussi. L'ensemble des solutions est donc l'ensemble des MULTIPLES de 77.

c)

Non, on ne peut rien conclure. Contre-exemple : n=3n=3. Alors 4n=124n=12, qui est bien divisible par 66, alors que 66 ne divise pas 33. Un seul contre-exemple suffit à démolir l'implication.

d)

Il manque la COPRIMALITÉ : pgcd(6 ; 4)=2\text{pgcd}(6\,;\,4)=2, qui n'est pas égal à 11. Le théorème de Gauss ne s'applique donc pas, et sa conclusion tombe. C'est un cas typique où l'on ne peut pas invoquer un théorème dont une hypothèse est en défaut, même si la conclusion paraît plausible.

e)

On peut tout de même conclure quelque chose, en SIMPLIFIANT d'abord par le PGCD. De 6∣4n6\mid 4n on tire, en divisant les deux membres par 22, que 33 divise 2n2n. Or pgcd(3 ; 2)=1\text{pgcd}(3\,;\,2)=1, et cette fois Gauss s'applique : 33 divise nn. On vérifie sur le contre-exemple de c) : n=3n=3 est bien divisible par 33 ✓, et la conclusion affaiblie est donc correcte là où la forte échouait.

Le théorème de Gauss est l'outil qui autorise à SIMPLIFIER en arithmétique, opération qui va de soi dans R\mathbb{R} mais qui devient délicate chez les entiers. Sans hypothèse de coprimalité, on ne peut rien simplifier, et l'exercice 9 en donnera une variante sur les congruences. La démarche de la question e) est celle qu'il faut retenir : quand l'hypothèse manque, on ne renonce pas, on divise par le PGCD pour la faire apparaître, puis on applique le théorème à la version réduite. C'est exactement ce qu'on fait pour résoudre une équation diophantienne dont le PGCD ne vaut pas 11.

Exercice 9 : Quatre implications fausses

Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et donnez un contre-exemple.

  • a) « Si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa ou bb est un nombre premier. »
  • b) « Si aa divise bcbc, alors aa divise bb ou aa divise cc. »
  • c) « Si ac≡bc [n]ac\equiv bc\ [n], alors a≡b [n]a\equiv b\ [n]. »
  • d) « 1 est un nombre premier, puisqu'il n'est divisible que par 1 et par lui-même. »

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/4

a)
b)
c)
d)
Voir la correction

Réponses

  • a) Faux : 88 et 99
  • b) Faux : 6∣126\mid 12 mais ni 44 ni 33
  • c) Faux : simplifier exige pgcd(c ;n)=1\mathrm{pgcd}(c\,;n)=1
  • d) Faux : un seul diviseur
a)

Faux. Contre-exemple : a=8a=8 et b=9b=9. Leur PGCD vaut 11, ils sont donc premiers ENTRE EUX, et pourtant 8=238=2^{3} et 9=329=3^{2} ne sont ni l'un ni l'autre des nombres premiers. La confusion vient du vocabulaire : être premier est une propriété d'un NOMBRE, être premiers entre eux est une propriété du COUPLE, et les deux notions sont indépendantes.

b)

Faux. Contre-exemple : a=6a=6, b=4b=4 et c=3c=3. On a bc=12bc=12, divisible par 66, alors que 66 ne divise ni 44 ni 33. L'implication redevient vraie dans deux cas seulement : si aa est PREMIER, c'est le lemme d'Euclide, ou si l'on ajoute une hypothèse de coprimalité, ce qui donne le théorème de Gauss de l'exercice 8. Sans l'une de ces deux conditions, l'énoncé est faux.

c)

Faux. On ne peut simplifier par cc que si cc et le MODULE nn sont premiers entre eux. Contre-exemple modulo 66 avec c=2c=2 : 2×3=6≡02\times 3=6\equiv 0 et 2×0=0≡02\times 0=0\equiv 0, donc 2×3≡2×0 [6]2\times 3\equiv 2\times 0\ [6], et pourtant 3≢0 [6]3\not\equiv 0\ [6]. Ici pgcd(2 ; 6)=2≠1\text{pgcd}(2\,;\,6)=2\neq 1, ce qui explique l'échec. La règle correcte est que la simplification donne a≡b [npgcd(c ; n)]a\equiv b\ \left[\frac{n}{\text{pgcd}(c\,;\,n)}\right], ici modulo 33, et l'on vérifie bien que 3≡0 [3]3\equiv 0\ [3] ✓.

d)

Faux. Un nombre premier est par définition un entier admettant EXACTEMENT DEUX diviseurs positifs distincts. Or 11 n'en a qu'un seul, lui-même, et il est donc exclu. Cette exclusion n'est pas une convention arbitraire : c'est elle qui rend UNIQUE la décomposition en facteurs premiers, car sinon on pourrait écrire 12=22×3=1×22×3=117×22×312=2^{2}\times 3=1\times 2^{2}\times 3=1^{17}\times 2^{2}\times 3 et une infinité d'autres.

Trois de ces quatre erreurs portent sur une hypothèse manquante, et c'est le fil de tout le chapitre : en arithmétique, les théorèmes sont fragiles et leurs hypothèses ne sont jamais décoratives. La coprimalité en particulier apparaît partout, chez Gauss, dans la simplification des congruences et dans l'existence d'un inverse modulaire, et son absence fait toujours tomber la conclusion. La quatrième erreur est d'une autre nature, c'est une question de DÉFINITION, et elle rappelle qu'une définition bien posée est souvent celle qui rend un théorème vrai plutôt que celle qui paraît naturelle.

Exercice 10 : Petit théorème de Fermat

Le petit théorème de Fermat affirme que si pp est premier et ne divise pas aa, alors ap−1≡1 [p]a^{p-1}\equiv 1\ [p].

Il permet de calculer le reste de très grandes puissances sans jamais les développer.

  • a) Déterminez le reste de 21002^{100} dans la division par 11.
  • b) Déterminez le reste de 320243^{2024} dans la division par 13.
  • c) Déterminez le reste de 720247^{2024} dans la division par 13.
  • d) Pour la question b), on peut aussi remarquer que 33≡1 [13]3^{3}\equiv 1\ [13]. Vérifiez-le et refaites le calcul avec cet ordre plus court.
  • e) Pourquoi le théorème ne s'applique-t-il pas au calcul du reste de 61006^{100} modulo 12 ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 11
  • b) 99
  • c) 33
  • d) 33≡13^{3}\equiv 1 ; reste 99
  • e) 1212 n'est pas premier
a)

Le nombre 1111 est premier et ne divise pas 22, donc le petit théorème de Fermat s'applique : 210≡1 [11]2^{10}\equiv 1\ [11]. Comme 100=10×10100=10\times 10, on obtient 2100=(210)10≡110=1 [11]2^{100}=\left(2^{10}\right)^{10}\equiv 1^{10}=1\ [11]. Le reste vaut 11. On a ainsi traité un nombre de trente et un chiffres sans jamais l'écrire.

b)

1313 est premier et ne divise pas 33, donc 312≡1 [13]3^{12}\equiv 1\ [13]. On divise l'exposant par 1212 : 2 024=12×168+82\,024=12\times 168+8. Donc 32024=(312)168×38≡38 [13]3^{2024}=\left(3^{12}\right)^{168}\times 3^{8}\equiv 3^{8}\ [13]. Reste à calculer 383^{8} modulo 1313 par élévations au carré successives : 32=93^{2}=9, 34≡81≡33^{4}\equiv 81\equiv 3 puisque 81=78+381=78+3, puis 38≡32=9 [13]3^{8}\equiv 3^{2}=9\ [13]. Le reste vaut 99.

c)

Même démarche : 712≡1 [13]7^{12}\equiv 1\ [13] et 2 024=12×168+82\,024=12\times 168+8, donc 72024≡78 [13]7^{2024}\equiv 7^{8}\ [13]. On calcule par carrés successifs : 72=49≡107^{2}=49\equiv 10, 74≡102=100≡97^{4}\equiv 10^{2}=100\equiv 9 puisque 100=91+9100=91+9, et 78≡92=81≡3 [13]7^{8}\equiv 9^{2}=81\equiv 3\ [13]. Le reste vaut 33.

d)

Vérifions : 33=27=2×13+13^{3}=27=2\times 13+1, donc 33≡1 [13]3^{3}\equiv 1\ [13] ✓. L'ORDRE de 33 modulo 1313 vaut donc 33, et non 1212 : c'est un diviseur de 1212, comme le théorème de Lagrange le garantit. On écrit alors 2 024=3×674+22\,024=3\times 674+2, d'où 32024≡32=9 [13]3^{2024}\equiv 3^{2}=9\ [13] ✓. On retrouve le même reste avec un calcul nettement plus court, puisqu'il n'a fallu élever qu'au carré au lieu d'aller jusqu'à la puissance huitième.

e)

Parce que 1212 n'est pas PREMIER. Le petit théorème de Fermat exige un module premier, et son hypothèse est ici en défaut. On remarque d'ailleurs que pgcd(6 ; 12)=6≠1\text{pgcd}(6\,;\,12)=6\neq 1, ce qui empêche toute inversibilité de 66 modulo 1212 : les puissances de 66 ne reviennent jamais à 11, elles valent 66 puis 00 dès l'exposant 22, et 6100≡0 [12]6^{100}\equiv 0\ [12]. Il faudrait passer par un autre outil, le théorème d'Euler, qui remplace p−1p-1 par le nombre d'entiers inversibles modulo nn.

Le contraste entre b) et d) porte l'enseignement principal : le théorème de Fermat donne un exposant qui MARCHE toujours, à savoir p−1p-1, mais pas nécessairement le plus petit. L'ordre réel divise p−1p-1 et peut être bien plus court, ici 33 au lieu de 1212, ce qui divise le travail par quatre. En pratique on applique donc Fermat pour garantir un cycle, puis on cherche s'il n'existe pas un exposant plus court en testant les diviseurs de p−1p-1 : pour 1313, ce sont 11, 22, 33, 44, 66 et 1212. La question e) rappelle enfin la limite : dès que le module n'est pas premier, le théorème ne s'applique plus, et certains nombres n'ont même aucun ordre puisqu'ils ne reviennent jamais à 11.

2485109736124123456789101112restekcycle de longueur 10100 = 10 × 10, donc 2¹⁰⁰ ≡ 1 modulo 11

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Des équations impossibles, prouvées par les congruences

Pour montrer qu'une équation n'a aucune solution entière, il suffit parfois de trouver un module où elle est impossible : si les deux membres ne peuvent jamais avoir le même reste, ils ne peuvent pas être égaux.

  • a) Quels restes le carré d'un entier peut-il avoir modulo 33 ?
  • b) L'équation x2−3y2=2x^{2}-3y^{2}=2 a-t-elle des solutions entières ?
  • c) Soit aa, bb, cc des entiers tels que a2+b2=c2a^{2}+b^{2}=c^{2}. Montrez que 33 divise aa ou bb. Vérifiez-le sur le triplet (5 ;12 ;13)(5\,;12\,;13).
  • d) Les carrés modulo 88 valent 00, 11 ou 44. Montrez qu'un entier congru à 77 modulo 88 n'est jamais somme de trois carrés, puis calculez le reste de 2 0232\,023 modulo 88.
  • e) Les cubes modulo 99 valent 00, 11 ou 88. Quels restes une somme de trois cubes ne peut-elle jamais avoir ? Calculez le reste de 2 0212\,021 modulo 99 et concluez.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Carré ≡0\equiv 0 ou 1 [3]1\ [3]
  • b) Aucune solution : x2≡2 [3]x^{2}\equiv 2\ [3] impossible
  • c) Sinon c2≡2 [3]c^{2}\equiv 2\ [3] ; ici 1212
  • d) Jamais 77 modulo 88 ; 2 023≡72\,023\equiv 7
  • e) Jamais 44 ni 55 modulo 99 ; 2 021≡52\,021\equiv 5 : impossible
a)

02=00^{2}=0, 12=11^{2}=1, 22=4≡1 [3]2^{2}=4\equiv 1\ [3] : un carré est congru à 00 ou à 11 modulo 33, jamais à 22.

b)

Modulo 33, 3y2≡03y^{2}\equiv 0, donc l'équation donnerait x2≡2 [3]x^{2}\equiv 2\ [3], impossible d'après a). Elle n'a AUCUNE solution entière, et on l'a prouvé sans essayer un seul couple.

c)

Si ni aa ni bb n'est multiple de 33, alors a2≡1a^{2}\equiv 1 et b2≡1b^{2}\equiv 1, donc c2=a2+b2≡2 [3]c^{2}=a^{2}+b^{2}\equiv 2\ [3], impossible. Par contraposée, 33 divise aa ou bb. Pour (5 ;12 ;13)(5\,;12\,;13) : 25+144=16925+144=169 ✓, et c'est 1212 qui est multiple de 33.

d)

Trois restes pris dans {0 ;1 ;4}\{0\,;1\,;4\} ont pour somme 0,1,2,3,4,5,6,8,90,1,2,3,4,5,6,8,9 ou 1212, soit modulo 88 : 0,1,2,3,4,5,60,1,2,3,4,5,6 ; le reste 77 n'est JAMAIS atteint. Or 2 023=8×252+72\,023=8\times 252+7 : 2 0232\,023 n'est pas somme de trois carrés, il en faut au moins quatre.

e)

Trois restes pris dans {0 ;1 ;8}\{0\,;1\,;8\} donnent modulo 99 les sommes 0,1,2,3,6,7,80,1,2,3,6,7,8 : jamais 44 ni 55. Or 2 021=9×224+52\,021=9\times 224+5, donc 2 0212\,021 n'est pas somme de trois cubes d'entiers. Pour 44 et 55 modulo 99, la question est close ; pour les autres restes, elle est encore étudiée par les chercheurs.

Exercice 12 : La clé de contrôle d'un code-barres

Un code-barres EAN-13 compte treize chiffres d1d2…d13d_{1}d_{2}\ldots d_{13}. Le dernier est une clé de contrôle, choisie pour que S=d1+3d2+d3+3d4+⋯+d11+3d12+d13S=d_{1}+3d_{2}+d_{3}+3d_{4}+\cdots+d_{11}+3d_{12}+d_{13} soit divisible par 1010 : les chiffres de rang impair ont le poids 11, ceux de rang pair le poids 33.

Les douze premiers chiffres d'un produit sont 3 7 6 0 1 2 3 4 5 6 7 83\ 7\ 6\ 0\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 7\ 8.

  • a) Calculez la somme pondérée des douze premiers chiffres.
  • b) Déterminez la clé de contrôle d13d_{13}.
  • c) Un chiffre de rang pair est mal lu : aa devient b≠ab\neq a. Montrez que l'erreur est toujours détectée.
  • d) Deux chiffres voisins aa et bb sont inversés. De combien varie SS ? Pour quelle valeur de ∣a−b∣|a-b| l'erreur passe-t-elle inaperçue ?
  • e) Le lecteur lit 3 7 6 0 1 2 3 4 5 6 8 7 43\ 7\ 6\ 0\ 1\ 2\ 3\ 4\ 5\ 6\ 8\ 7\ 4. Calculez le reste de SS modulo 1010 et concluez.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 106106
  • b) d13=4d_{13}=4
  • c) Variation 3(b−a)3(b-a), jamais multiple de 1010
  • d) Variation 2(a−b)2(a-b) ; non détecté si ∣a−b∣=5|a-b|=5
  • e) S≡8 [10]S\equiv 8\ [10] : code refusé
a)

Rangs impairs : 3+6+1+3+5+7=253+6+1+3+5+7=25. Rangs pairs : 7+0+2+4+6+8=277+0+2+4+6+8=27, pondérés par 33 : 8181. Total : 25+81=10625+81=106.

b)

Il faut 106+d13≡0 [10]106+d_{13}\equiv 0\ [10], soit d13≡−6≡4 [10]d_{13}\equiv -6\equiv 4\ [10]. La clé vaut 44 et le code complet est 37601234567843760123456784.

c)

SS varie de 3(b−a)3(b-a). Pour que l'erreur passe inaperçue, il faudrait 3(b−a)≡0 [10]3(b-a)\equiv 0\ [10]. Comme 33 et 1010 sont premiers entre eux, le théorème de Gauss impose que 1010 divise b−ab-a, impossible pour deux chiffres distincts. L'erreur est toujours DÉTECTÉE ; au rang impair, la variation b−ab-a n'est pas non plus multiple de 1010.

d)

Si aa est au rang impair et bb au rang pair, SS passe de a+3ba+3b à b+3ab+3a : la variation vaut 2(a−b)2(a-b). Elle est multiple de 1010 lorsque a−ba-b est multiple de 55, soit ∣a−b∣=5|a-b|=5 : l'inversion de 11 et 66, ou de 22 et 77, n'est PAS détectée. Aucune clé à poids 11 et 33 ne détecte toutes les inversions.

e)

Rangs impairs : 3+6+1+3+5+8+4=303+6+1+3+5+8+4=30 ; rangs pairs : 7+0+2+4+6+7=267+0+2+4+6+7=26, soit 7878. S=108≡8 [10]S=108\equiv 8\ [10], non nul : le code est REFUSÉ. Les chiffres 77 et 88 ont été inversés, et comme ∣8−7∣=1≠5|8-7|=1\neq 5, l'inversion a été détectée.

Exercice 13 : Carreler une pièce et synchroniser des phares

Une pièce rectangulaire mesure 3,36 m3{,}36\ \mathrm{m} sur 2,40 m2{,}40\ \mathrm{m}. On veut la couvrir exactement avec des carreaux carrés identiques, sans découpe, les plus grands possible.

Sur une côte, trois phares s'allument ensemble à minuit. Le premier clignote toutes les 18 s18\ \mathrm{s}, le deuxième toutes les 30 s30\ \mathrm{s}, le troisième toutes les 42 s42\ \mathrm{s}.

La figure ci-dessous représente la pièce.

3,36 m2,40 m
  • a) Justifiez que le côté du carreau, en centimètres, est pgcd(336 ;240)\mathrm{pgcd}(336\,;240), et calculez-le par l'algorithme d'Euclide.
  • b) Combien de carreaux faut-il ?
  • c) Au bout de combien de secondes les deux premiers phares s'allument-ils à nouveau ensemble ?
  • d) Calculez ppcm(336 ;240)\mathrm{ppcm}(336\,;240) à l'aide de la relation entre PGCD et PPCM.
  • e) Au bout de combien de temps les trois phares s'allument-ils de nouveau ensemble ? Donnez la réponse en secondes puis en minutes.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) pgcd(336 ;240)=48\mathrm{pgcd}(336\,;240)=48 cm
  • b) 3535 carreaux
  • c) ppcm(18 ;30)=90\mathrm{ppcm}(18\,;30)=90 s
  • d) ppcm(336 ;240)=1 680\mathrm{ppcm}(336\,;240)=1\,680
  • e) 630630 s =10,5=10{,}5 min
a)

Le côté cc doit diviser 336336 et 240240, pour qu'un nombre entier de carreaux tienne dans chaque dimension ; le plus grand tel cc est leur PGCD. Euclide : 336=1×240+96336=1\times 240+96 ; 240=2×96+48240=2\times 96+48 ; 96=2×48+096=2\times 48+0. Donc c=48 cmc=48\ \mathrm{cm}.

b)

33648=7\dfrac{336}{48}=7 carreaux sur la longueur et 24048=5\dfrac{240}{48}=5 sur la largeur, soit 7×5=357\times 5=35 carreaux. On vérifie par les aires : 336×240482=80 6402 304=35\dfrac{336\times 240}{48^{2}}=\dfrac{80\,640}{2\,304}=35 ✓.

c)

Les instants d'allumage du premier sont les multiples de 1818, ceux du deuxième les multiples de 3030 : ils coïncident au plus petit multiple commun, ppcm(18 ;30)\mathrm{ppcm}(18\,;30). Avec 18=2×3218=2\times 3^{2} et 30=2×3×530=2\times 3\times 5 : ppcm=2×32×5=90 s\mathrm{ppcm}=2\times 3^{2}\times 5=90\ \mathrm{s}. Ce n'est pas 18×30=54018\times 30=540, qui est un multiple commun mais pas le plus petit.

d)

Pour deux entiers positifs, pgcd(a ;b)×ppcm(a ;b)=ab\mathrm{pgcd}(a\,;b)\times\mathrm{ppcm}(a\,;b)=ab. Donc ppcm(336 ;240)=336×24048=1 680\mathrm{ppcm}(336\,;240)=\dfrac{336\times 240}{48}=1\,680.

e)

42=2×3×742=2\times 3\times 7, donc ppcm(18 ;30 ;42)=2×32×5×7=630 s\mathrm{ppcm}(18\,;30\,;42)=2\times 3^{2}\times 5\times 7=630\ \mathrm{s}, soit 10,5 min10{,}5\ \mathrm{min} : les trois phares se retrouvent ensemble à 00 h 1010 min 3030 s.

01836547290030609018 s30 sppcm(18 ; 30) = 90 s : les deux phares coïncident

Exercice 14 : Le chiffrement affine

On numérote les lettres de A=0A=0 à Z=25Z=25. Le chiffrement affine de clé (5 ;8)(5\,;8) remplace la lettre de rang xx par la lettre de rang yy, reste de 5x+85x+8 modulo 2626 : y≡5x+8 [26]y\equiv 5x+8\ [26].

Le tableau ci-dessous donne le rang de chaque lettre.

lettrerangA0B1C2D3E4F5G6H7I8J9K10L11M12lettrerangN13O14P15Q16R17S18T19U20V21W22X23Y24Z25
  • a) Chiffrez la lettre MM (x=12x=12).
  • b) Chiffrez la lettre TT (x=19x=19).
  • c) Trouvez l'inverse de 55 modulo 2626, c'est-à-dire l'entier uu de {0 ;… ;25}\{0\,;\ldots\,;25\} tel que 5u≡1 [26]5u\equiv 1\ [26].
  • d) Montrez que le déchiffrement s'écrit x≡u(y−8) [26]x\equiv u(y-8)\ [26]. Déchiffrez la lettre KK (y=10y=10).
  • e) Pourquoi la clé (4 ;8)(4\,;8) serait-elle inutilisable ? Combien de valeurs de aa entre 11 et 2525 donnent une clé utilisable ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) QQ
  • b) ZZ
  • c) u=21u=21
  • d) x≡21(y−8)x\equiv 21(y-8) ; KK donne QQ
  • e) pgcd(4 ;26)=2\mathrm{pgcd}(4\,;26)=2 ; 1212 clés utilisables
a)

5×12+8=68=2×26+165\times 12+8=68=2\times 26+16 : y=16y=16, la lettre QQ.

b)

5×19+8=103=3×26+255\times 19+8=103=3\times 26+25 : y=25y=25, la lettre ZZ.

c)

On cherche 5u=1+26k5u=1+26k. Avec l'algorithme d'Euclide : 26=5×5+126=5\times 5+1, donc 1=26−5×51=26-5\times 5 et 5×(−5)≡1 [26]5\times(-5)\equiv 1\ [26]. Le représentant dans {0 ;… ;25}\{0\,;\ldots\,;25\} est −5+26=21-5+26=21. Vérification : 5×21=105=4×26+15\times 21=105=4\times 26+1 ✓.

d)

De y≡5x+8y\equiv 5x+8 on tire y−8≡5xy-8\equiv 5x, puis en multipliant par 2121 : 21(y−8)≡105x≡x [26]21(y-8)\equiv 105x\equiv x\ [26]. Pour y=10y=10 : 21×2=42=26+1621\times 2=42=26+16, donc x=16x=16, la lettre QQ. Contrôle sur a) : 21×(16−8)=168=6×26+1221\times(16-8)=168=6\times 26+12 redonne bien MM ✓.

e)

Avec a=4a=4 : AA (x=0x=0) donne 88, et NN (x=13x=13) donne 4×13+8=60≡8 [26]4\times 13+8=60\equiv 8\ [26]. Deux lettres ont le même chiffré, on ne peut pas déchiffrer. La cause est que pgcd(4 ;26)=2\mathrm{pgcd}(4\,;26)=2 : 44 n'a pas d'inverse modulo 2626. Les valeurs utilisables de aa sont celles premières avec 26=2×1326=2\times 13, les impairs différents de 1313 : 1,3,5,7,9,11,15,17,19,21,23,251,3,5,7,9,11,15,17,19,21,23,25, soit 1212 valeurs.

Exercice 15 : Le trésor des pirates : un système de congruences

Des pirates se partagent un nombre NN de pièces d'or. Répartis par groupes de 33, il en reste 22 ; par groupes de 55, il en reste 33 ; par groupes de 77, il en reste 22.

On cherche donc les entiers NN tels que N≡2 [3]N\equiv 2\ [3], N≡3 [5]N\equiv 3\ [5] et N≡2 [7]N\equiv 2\ [7].

  • a) Montrez que les deux conditions N≡2 [3]N\equiv 2\ [3] et N≡2 [7]N\equiv 2\ [7] équivalent à N≡2 [21]N\equiv 2\ [21].
  • b) En écrivant N=2+21kN=2+21k, traduisez la condition modulo 55 en une congruence sur kk, et résolvez-la.
  • c) Déduisez-en l'ensemble des solutions et le plus petit nombre de pièces possible.
  • d) Le butin compte entre 1 0001\,000 et 1 1001\,100 pièces. Combien y en a-t-il ?
  • e) Pourquoi les solutions sont-elles espacées de 105105 exactement ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 21∣N−221\mid N-2 par Gauss
  • b) k≡1 [5]k\equiv 1\ [5]
  • c) N=23+105mN=23+105m ; minimum 2323
  • d) 1 0731\,073 pièces
  • e) 3×5×7=1053\times 5\times 7=105
a)

N−2N-2 est divisible par 33 et par 77. Comme 33 et 77 sont premiers entre eux, N−2N-2 est divisible par leur produit : si N−2=3mN-2=3m et 7∣3m7\mid 3m, Gauss donne 7∣m7\mid m, donc 21∣N−221\mid N-2. Réciproquement, un multiple de 2121 est multiple de 33 et de 77. D'où N≡2 [21]N\equiv 2\ [21].

b)

2+21k≡3 [5]2+21k\equiv 3\ [5], et 21≡1 [5]21\equiv 1\ [5], donc 2+k≡32+k\equiv 3 et k≡1 [5]k\equiv 1\ [5] : k=1+5mk=1+5m.

c)

N=2+21(1+5m)=23+105mN=2+21(1+5m)=23+105m, mm entier. Le plus petit nombre positif est N=23N=23. Vérification : 23=3×7+223=3\times 7+2, 23=5×4+323=5\times 4+3, 23=7×3+223=7\times 3+2 ✓.

d)

23+105m∈[1 000 ;1 100]23+105m\in[1\,000\,;1\,100] donne m≥9,3m\geq 9{,}3 et m≤10,2m\leq 10{,}2, donc m=10m=10 et N=1 073N=1\,073. Contrôle : 1 073=3×357+2=5×214+3=7×153+21\,073=3\times 357+2=5\times 214+3=7\times 153+2 ✓.

e)

Deux solutions ont la même différence avec 22 modulo 33 et 77, et avec 33 modulo 55 : leur écart est multiple de 33, de 55 et de 77, premiers entre eux deux à deux, donc de 3×5×7=1053\times 5\times 7=105. Réciproquement, ajouter 105105 ne change aucun des trois restes. C'est le théorème chinois des restes.

Partie D : démonstrations et algorithmes du programme (/50)

Exercice 16 : Il existe une infinité de nombres premiers : la démonstration d'Euclide

Cet exercice démontre l'un des plus anciens théorèmes des mathématiques, déjà dans les Éléments d'Euclide, puis examine ce que la démonstration dit, et surtout ce qu'elle ne dit pas.

  • a) Soit n≥2n\geq 2 un entier. On note pp le plus petit diviseur de nn strictement supérieur à 11. Démontrez que pp est premier. Quel est le plus petit diviseur strictement supérieur à 11 de 9191 ?
  • b) On suppose qu'il n'existe qu'un nombre fini de nombres premiers p1p_{1}, p2p_{2}, ..., pkp_{k}, et l'on pose N=p1p2⋯pk+1N=p_{1}p_{2}\cdots p_{k}+1. Démontrez qu'aucun pip_{i} ne divise NN : quel est le reste de la division de NN par pip_{i} ? Concluez.
  • c) On forme les nombres NN de la question b) avec les premiers nombres premiers : 2×3×5×7+12\times 3\times 5\times 7+1, puis 2×3×5×7×11×13+12\times 3\times 5\times 7\times 11\times 13+1. Calculez-les.
  • d) Le second vaut 30 03130\,031. Est-il premier ? Déterminez son plus petit diviseur premier, et dites ce que cela change à la démonstration.
  • e) Les nombres premiers sont en nombre infini, mais ils peuvent être très espacés. Démontrez que les cinq entiers 6!+26!+2, 6!+36!+3, 6!+46!+4, 6!+56!+5, 6!+66!+6 sont tous composés, et donnez le plus petit diviseur strictement supérieur à 11 de 6!+56!+5.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Le plus petit diviseur supérieur à 11 est premier ; pour 9191, c'est 77
  • b) Reste 11 : un diviseur premier de NN est hors de la liste, contradiction
  • c) 211211 et 30 03130\,031
  • d) Non : 30 031=59×50930\,031=59\times 509 ; 5959 est un premier nouveau, la preuve tient
  • e) kk divise 6!+k6!+k ; 725=52×29725=5^{2}\times 29, plus petit diviseur 55
a)

L'ensemble des diviseurs de nn strictement supérieurs à 11 contient nn lui-même : il est non vide et admet donc un plus petit élément pp. Supposons pp non premier : il aurait un diviseur qq avec 1<q<p1<q<p. Alors qq divise pp, qui divise nn, donc qq divise nn ; c'est un diviseur de nn plus petit que pp et supérieur à 11, ce qui contredit la définition de pp. Donc pp est premier : tout entier n≥2n\geq 2 admet un diviseur premier. Pour 9191 : ni 22, ni 33, ni 55 ne le divisent, et 91=7×1391=7\times 13 ; le plus petit diviseur est 77, qui est bien premier.

b)

Pour chaque ii, N=pi×(produit des autres)+1N=p_{i}\times\left(\text{produit des autres}\right)+1 avec 0≤1<pi0\leq 1<p_{i} : c'est une division euclidienne, et le reste vaut 11. Donc aucun pip_{i} ne divise NN. Or N≥2N\geq 2, donc par a) NN admet un diviseur premier qq. Ce qq est différent de tous les pip_{i} : c'est un nombre premier qui n'est pas dans la liste, alors que la liste était supposée les contenir tous. La supposition est absurde : l'ensemble des nombres premiers est infini. C'est un raisonnement par l'absurde, et sa rédaction doit le dire en toutes lettres.

c)

2×3×5×7+1=210+1=2112\times 3\times 5\times 7+1=210+1=211, et 2×3×5×7×11×13+1=30 030+1=30 0312\times 3\times 5\times 7\times 11\times 13+1=30\,030+1=30\,031. Le premier, 211211, est premier : on le vérifie en testant les nombres premiers jusqu'à 211≈14,5\sqrt{211}\approx 14{,}5, soit 22, 33, 55, 77, 1111 et 1313, dont aucun ne le divise.

d)

30 03130\,031 n'est PAS premier : 30 031=59×50930\,031=59\times 509, et 5959 est son plus petit diviseur premier. La démonstration n'a jamais prétendu que NN était premier, seulement qu'il avait un diviseur premier hors de la liste. Ici ce diviseur est 5959, qui n'est pas parmi 22, 33, 55, 77, 1111 et 1313 : le raisonnement fonctionne parfaitement. Écrire « NN est premier » est l'erreur classique de cette démonstration, et 30 03130\,031 en est le contre-exemple.

e)

6!=7206!=720. Pour kk entre 22 et 66, kk divise 6!=1×2×⋯×66!=1\times 2\times\cdots\times 6, donc kk divise 6!+k6!+k ; et 6!+k>k6!+k>k, donc 6!+k6!+k a un diviseur strictement compris entre 11 et lui-même : il est composé. Les cinq entiers consécutifs 722722 à 726726 sont composés. Pour 6!+5=7256!+5=725 : il n'est divisible ni par 22 ni par 33 (7+2+5=147+2+5=14), et il se termine par 55, donc son plus petit diviseur supérieur à 11 est 55 ; 725=5×145=52×29725=5\times 145=5^{2}\times 29. En remplaçant 66 par nn, on obtient n−1n-1 composés consécutifs : aussi long que l'on veut.

À retenir : la démonstration d'Euclide construit un nombre dont un diviseur premier est nouveau ; elle n'affirme jamais que ce nombre est lui-même premier.

Exercice 17 : Le PGCD s'écrit ax + by : démonstration du théorème de Bézout

Soit aa et bb deux entiers naturels non tous deux nuls. On note EE l'ensemble des entiers STRICTEMENT POSITIFS qui s'écrivent ax+byax+by avec xx et yy entiers relatifs. On illustre chaque étape avec a=84a=84 et b=60b=60.

  • a) Justifiez que EE est non vide et admet un plus petit élément dd, que l'on écrit d=au+bvd=au+bv. Pour a=84a=84 et b=60b=60, calculez 84×(−2)+60×384\times(-2)+60\times 3.
  • b) En effectuant la division euclidienne de aa par dd, a=dq+ra=dq+r avec 0≤r<d0\leq r<d, démontrez que r=0r=0, c'est-à-dire que dd divise aa. On admet de même que dd divise bb.
  • c) Démontrez que tout diviseur commun de aa et bb divise dd, puis que d=pgcd(a ;b)d=\mathrm{pgcd}(a\,;b). Donnez pgcd(84 ;60)\mathrm{pgcd}(84\,;60).
  • d) Déduisez-en le théorème de Bézout : aa et bb sont premiers entre eux si et seulement s'il existe des entiers uu et vv tels que au+bv=1au+bv=1. L'entier 3030 appartient-il à EE pour a=84a=84 et b=60b=60 ?
  • e) On pose a′=8412a'=\frac{84}{12} et b′=6012b'=\frac{60}{12}. À partir du couple de la question a), trouvez un couple de Bézout de a′a' et b′b', et calculez 7×(−2)+5×37\times(-2)+5\times 3. Que peut-on en conclure ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) EE non vide, plus petit élément d=au+bvd=au+bv ; 84×(−2)+60×3=1284\times(-2)+60\times 3=12
  • b) r=a(1−uq)+b(−vq)r=a(1-uq)+b(-vq), et 0<r<d0<r<d contredirait la minimalité : r=0r=0
  • c) Tout diviseur commun divise dd, donc d=pgcdd=\mathrm{pgcd} ; pgcd(84 ;60)=12\mathrm{pgcd}(84\,;60)=12
  • d) d=1d=1 si et seulement si au+bv=1au+bv=1 ; 30∉E30\notin E
  • e) 7×(−2)+5×3=17\times(-2)+5\times 3=1 : 77 et 55 premiers entre eux
a)

EE est non vide : si a≠0a\neq 0, alors a=a×1+b×0>0a=a\times 1+b\times 0>0 est dans EE ; sinon b>0b>0 y est. Toute partie non vide de N\mathbb{N} admet un plus petit élément : c'est dd, et comme d∈Ed\in E, il existe des entiers uu et vv tels que d=au+bvd=au+bv. Sur l'exemple, 84×(−2)+60×3=−168+180=1284\times(-2)+60\times 3=-168+180=12, donc 12∈E12\in E. On verra que c'est exactement le plus petit élément. Le geste clé de toute la démonstration est là : on ne construit pas uu et vv, on prend le PLUS PETIT élément d'un ensemble dont on sait seulement qu'il n'est pas vide.

b)

r=a−dq=a−(au+bv)q=a(1−uq)+b(−vq)r=a-dq=a-(au+bv)q=a(1-uq)+b(-vq) : rr s'écrit ax+byax+by avec x=1−uqx=1-uq et y=−vqy=-vq entiers. Si l'on avait r>0r>0, rr serait dans EE et strictement inférieur à dd, ce qui contredit la minimalité de dd. Donc r=0r=0 et dd divise aa. Le même raisonnement, avec la division de bb par dd, montre que dd divise bb. C'est la division euclidienne qui fournit un candidat plus petit, et la minimalité qui l'élimine.

c)

Si kk divise aa et bb, il divise toute combinaison au+bvau+bv, donc il divise dd. En particulier k≤dk\leq d pour tout diviseur commun positif kk ; comme dd est lui-même un diviseur commun par b), dd est le PLUS GRAND diviseur commun : d=pgcd(a ;b)d=\mathrm{pgcd}(a\,;b). Pour l'exemple, 84=22×3×784=2^{2}\times 3\times 7 et 60=22×3×560=2^{2}\times 3\times 5, donc pgcd(84 ;60)=12\mathrm{pgcd}(84\,;60)=12, ce qui confirme que 1212, trouvé en a), est bien le plus petit élément de EE.

d)

Si aa et bb sont premiers entre eux, d=1d=1 et 1=au+bv1=au+bv. Réciproquement, si au+bv=1au+bv=1, tout diviseur commun positif de aa et bb divise 11, donc vaut 11 : aa et bb sont premiers entre eux. De plus, c) montre que EE ne contient que des multiples de dd : ax+byax+by est toujours divisible par dd. Pour 8484 et 6060, 3030 n'est pas un multiple de 1212, donc 30∉E30\notin E : aucune combinaison 84x+60y84x+60y ne vaut 3030. À l'inverse, 36=3×1236=3\times 12 s'écrit 84×(−6)+60×984\times(-6)+60\times 9.

e)

a′=7a'=7 et b′=5b'=5. On divise l'égalité 84×(−2)+60×3=1284\times(-2)+60\times 3=12 par 1212 : 7×(−2)+5×3=−14+15=17\times(-2)+5\times 3=-14+15=1. Par le théorème de Bézout, 77 et 55 sont premiers entre eux. Le résultat est général : en divisant au+bv=dau+bv=d par dd, on obtient adu+bdv=1\frac{a}{d}u+\frac{b}{d}v=1, donc ad\frac{a}{d} et bd\frac{b}{d} sont TOUJOURS premiers entre eux. C'est la propriété qu'on utilise pour résoudre une équation diophantienne après avoir divisé par le PGCD.

À retenir : le PGCD est le plus petit entier strictement positif qui s'écrit ax+byax+by ; Bézout en est le cas d=1d=1, et c'est la seule valeur qui caractérise.

Exercice 18 : Le théorème de Gauss : démonstration et quatre conséquences

Théorème de Gauss : si un entier aa divise bcbc et si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa divise cc. On le démontre à l'aide du théorème de Bézout (exercice 17), puis on s'en sert.

  • a) Démontrez le théorème de Gauss. Quelle égalité, fournie par Bézout, faut-il multiplier par cc ?
  • b) Démontrez que si aa et bb sont premiers entre eux et divisent tous deux nn, alors abab divise nn. Avec a=4a=4 et b=6b=6, qui ne sont pas premiers entre eux, donnez le plus petit entier n>0n>0 divisible par 44 et par 66, et constatez que 2424 ne le divise pas.
  • c) Démontrez que si un nombre premier pp divise un produit bcbc, alors pp divise bb ou pp divise cc.
  • d) On suppose 2=pq\sqrt{2}=\frac{p}{q} avec pp et qq entiers strictement positifs premiers entre eux. Montrez que 22 divise pp, puis que 22 divise qq. Concluez.
  • e) Déterminez tous les entiers xx de l'intervalle [0 ;100][0\,;100] tels que 12x≡0 [45]12x\equiv 0\ [45]. Combien y en a-t-il ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) au+bv=1au+bv=1 donne c=acu+bcvc=acu+bcv, somme de deux multiples de aa
  • b) n=akn=ak, Gauss donne b∣kb\mid k, donc ab∣nab\mid n ; pour 44 et 66 : 1212, que 2424 ne divise pas
  • c) pgcd(p ;b)=1\mathrm{pgcd}(p\,;b)=1 puis Gauss : lemme d'Euclide
  • d) 2∣p2\mid p puis 2∣q2\mid q : contradiction, 2\sqrt{2} irrationnel
  • e) 15∣x15\mid x : 00, 1515, 3030, 4545, 6060, 7575, 9090, soit 77 solutions
a)

Comme aa et bb sont premiers entre eux, Bézout fournit des entiers uu et vv tels que au+bv=1au+bv=1. On multiplie par cc : acu+bcv=cacu+bcv=c. Or aa divise acuacu, évidemment, et aa divise bcvbcv puisqu'il divise bcbc. Donc aa divise la somme, qui vaut cc. La démonstration tient en trois lignes, mais chacune porte une hypothèse : la première utilise « premiers entre eux », la dernière « aa divise bcbc ». Sans la première, il n'y a pas de couple (u ;v)(u\,;v) donnant 11, et le théorème tombe, comme le montre l'exercice 8 c).

b)

aa divise nn, donc n=akn=ak avec kk entier. bb divise n=akn=ak et bb est premier avec aa : par Gauss, bb divise kk, soit k=bmk=bm. Alors n=abmn=abm, et abab divise nn. Contre-exemple sans l'hypothèse : les multiples communs de 44 et 66 sont les multiples de 1212, le plus petit étant 1212 ; et 24=4×624=4\times6 ne divise pas 1212. C'est pour cela que « divisible par 44 et par 66 » ne veut pas dire « divisible par 2424 », alors que « divisible par 88 et par 99 » veut bien dire « divisible par 7272 ».

c)

Si pp divise bb, c'est fini. Sinon, les seuls diviseurs positifs de pp sont 11 et pp, et pp ne divise pas bb, donc pgcd(p ;b)=1\mathrm{pgcd}(p\,;b)=1 : pp et bb sont premiers entre eux. Par Gauss, pp divise cc. C'est le lemme d'Euclide. Il est FAUX pour un diviseur non premier : 66 divise 4×94\times 9 sans diviser ni 44 ni 99 (exercice 9 b).

d)

2=pq\sqrt{2}=\frac{p}{q} donne p2=2q2p^{2}=2q^{2}. Donc 22 divise p2=p×pp^{2}=p\times p, et par c) avec 22 premier, 22 divise pp : p=2p′p=2p'. Alors 4p′2=2q24p'^{2}=2q^{2}, soit q2=2p′2q^{2}=2p'^{2} : de même 22 divise qq. Donc 22 divise pp et qq, qui étaient supposés premiers entre eux : contradiction. Le nombre 2\sqrt{2} n'est pas rationnel. La preuve n'utilise que le lemme d'Euclide, lui-même tiré de Gauss.

e)

pgcd(12 ;45)=3\mathrm{pgcd}(12\,;45)=3. 12x≡0 [45]12x\equiv 0\ [45] signifie que 4545 divise 12x12x, soit 12x=45k12x=45k, et en divisant par 33 : 4x=15k4x=15k, donc 1515 divise 4x4x. Or pgcd(15 ;4)=1\mathrm{pgcd}(15\,;4)=1 : par Gauss, 1515 divise xx. Réciproquement, si x=15mx=15m, alors 12x=180m=45×4m12x=180m=45\times 4m. Les solutions de [0 ;100][0\,;100] sont 00, 1515, 3030, 4545, 6060, 7575 et 9090 : il y en a 77. L'erreur fréquente est d'appliquer Gauss directement à 4545 et 1212, qui ne sont PAS premiers entre eux, et de conclure que 4545 divise xx, ce qui ne donne que 33 solutions.

À retenir : Gauss se démontre par Bézout en multipliant au+bv=1au+bv=1 par cc ; avant de l'appliquer, on divise par le PGCD pour se ramener à deux nombres premiers entre eux.

Exercice 19 : Le crible d'Ératosthène en Python

Pour obtenir tous les nombres premiers inférieurs ou égaux à nn, le crible d'Ératosthène part de la liste des entiers de 22 à nn et, pour chaque nombre premier pp rencontré, barre ses multiples. La fonction ci-dessous le programme : la liste est_premier dit, pour chaque entier kk de 00 à nn, s'il n'a pas été barré.

def crible(n):
    est_premier = [True] * (n + 1)
    est_premier[0] = False
    est_premier[1] = False
    p = 2
    while p * p <= n:
        if est_premier[p]:
            for m in range(p * p, n + 1, p):
                est_premier[m] = False
        p = p + 1
    return [k for k in range(n + 1) if est_premier[k]]
  • a) On appelle crible(50). Pour quelles valeurs de pp la boucle for barre-t-elle des multiples ? Donnez la plus grande.
  • b) Pourquoi peut-on commencer à barrer à p×pp\times p plutôt qu'à 2p2p ?
  • c) Pourquoi peut-on arrêter la boucle while dès que p×p>np\times p>n ? Démontrez que tout entier composé m≤nm\leq n a un diviseur premier qq avec q2≤mq^{2}\leq m.
  • d) Combien d'éléments la liste renvoyée par crible(100) contient-elle ? Quel est le dernier élément de crible(50) ?
  • e) Pour crible(30), combien de fois l'instruction est_premier[m] = False est-elle exécutée ? Comparez au nombre d'entiers composés entre 22 et 3030 et expliquez l'écart.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) p=2p=2, 33, 55, 77 ; la plus grande est 77
  • b) kpkp avec k<pk<p a un diviseur premier plus petit que pp, il est déjà barré
  • c) m=rsm=rs, r≤sr\leq s donne r2≤mr^{2}\leq m : un diviseur premier qq de rr vérifie q2≤mq^{2}\leq m
  • d) 2525 éléments ; dernier élément de crible(50) : 4747
  • e) 2424 exécutions pour 1919 composés : 55 passages en trop
a)

La boucle while tourne tant que p2≤50p^{2}\leq 50, donc pour pp de 22 à 77 (72=49≤507^{2}=49\leq 50 et 82=64>508^{2}=64>50). Elle ne barre que si est_premier[p] vaut encore True, c'est-à-dire si pp n'a pas été barré : c'est le cas de 22, 33, 55 et 77, pas de 44 ni de 66, déjà barrés comme multiples de 22. La plus grande valeur qui barre est donc 77. Le test sur est_premier[p] fait que seuls les nombres PREMIERS barrent : un entier non barré au moment où on l'atteint n'a aucun diviseur premier plus petit que lui, il est donc premier.

b)

Un multiple kpkp avec 2≤k<p2\leq k<p a un facteur kk plus petit que pp, donc un diviseur premier q≤k<pq\leq k<p : il a déjà été barré lors du passage de qq. Par exemple, pour p=7p=7, les multiples 1414, 2121, 2828, 3535 et 4242 ont été barrés par 22, 33 ou 55 ; le premier multiple de 77 encore à barrer est 49=7×749=7\times 7. Commencer à p2p^{2} ne change pas le résultat, cela évite du travail inutile.

c)

Soit mm composé : m=rsm=rs avec 2≤r≤s2\leq r\leq s. Alors r2≤rs=mr^{2}\leq rs=m, et un diviseur premier qq de rr vérifie q≤rq\leq r, donc q2≤m≤nq^{2}\leq m\leq n. Ainsi tout composé m≤nm\leq n est un multiple d'un premier qq avec q2≤nq^{2}\leq n, et il a été barré lors du passage de qq. Une fois p2>np^{2}>n, il ne reste aucun composé à barrer : tout ce qui n'est pas barré est premier. C'est le même argument que celui qui limite un test de primalité à la racine carrée.

d)

crible(100) renvoie les nombres premiers inférieurs ou égaux à 100100 : 22, 33, 55, 77, 1111, 1313, 1717, 1919, 2323, 2929, 3131, 3737, 4141, 4343, 4747, 5353, 5959, 6161, 6767, 7171, 7373, 7979, 8383, 8989, 9797, soit 2525 nombres. Le dernier élément de crible(50) est 4747, puisque 4848, 4949 et 5050 sont barrés.

e)

Pour n=30n=30, la boucle barre pour p=2p=2 (de 44 à 3030 de 22 en 22 : 1414 fois), p=3p=3 (de 99 à 3030 de 33 en 33 : 88 fois) et p=5p=5 (2525 et 3030 : 22 fois) ; p=4p=4 ne barre pas et 62>306^{2}>30 arrête la boucle. Total : 14+8+2=2414+8+2=24 exécutions. Or il n'y a que 1919 composés entre 22 et 3030 (2929 entiers dont 1010 premiers). L'écart de 55 vient des nombres barrés plusieurs fois : 1212, 1818 et 2424 par 22 et par 33, et 3030 par 22, 33 et 55, soit 3×1+2=53\times 1+2=5 passages en trop. Barrer deux fois ne fausse rien ; cela coûte seulement du temps.

À retenir : le crible barre les multiples des seuls nombres premiers, de p2p^{2} jusqu'à nn, et s'arrête quand p2>np^{2}>n ; ce qui reste est exactement l'ensemble des nombres premiers.

Exercice 20 : La décomposition en facteurs premiers en Python

Tout entier n≥2n\geq 2 s'écrit de façon unique, à l'ordre près, comme produit de nombres premiers. La fonction ci-dessous calcule cette décomposition : elle essaie les diviseurs d=2d=2, 33, 44... et divise nn par dd tant que c'est possible.

def decompose(n):
    facteurs = []
    d = 2
    while d * d <= n:
        while n % d == 0:
            facteurs.append(d)
            n = n // d
        d = d + 1
    if n > 1:
        facteurs.append(n)
    return facteurs
  • a) Faites tourner decompose(1386) à la main. Combien d'éléments la liste renvoyée contient-elle, et quel est le dernier ?
  • b) La variable dd prend aussi des valeurs non premières, comme 44 ou 66. Pourquoi ne peuvent-elles jamais être ajoutées à la liste ?
  • c) À quoi sert le test final if n > 1 ? Que renvoie decompose(94) ?
  • d) Pour n=997n=997, qui est premier, combien de valeurs de dd la boucle while teste-t-elle ?
  • e) En utilisant l'unicité de la décomposition, montrez que 12k≠18j12^{k}\neq 18^{j} pour tous entiers k≥1k\geq 1 et j≥1j\geq 1.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) [2,3,3,7,11][2, 3, 3, 7, 11] : 55 éléments, le dernier est 1111
  • b) Quand dd arrive, les facteurs premiers plus petits ont été retirés : dd ajouté est premier
  • c) Le reste n>1n>1 est premier ; decompose(94) renvoie [2,47][2, 47]
  • d) dd de 22 à 3131 : 3030 valeurs
  • e) 22k3k=2j32j2^{2k}3^{k}=2^{j}3^{2j} imposerait 2k=j2k=j et k=2jk=2j, donc k=0k=0 : impossible
a)

d=2d=2 : 1386=2×6931386=2\times 693, on ajoute 22 et nn devient 693693, impair. d=3d=3 : 693=3×231693=3\times 231 puis 231=3×77231=3\times 77, on ajoute deux fois 33 et nn devient 7777. d=4d=4, 55, 66 : aucun ne divise 7777. d=7d=7 : 77=7×1177=7\times 11, on ajoute 77 et nn devient 1111. Puis d=8d=8 et 8×8=64>118\times 8=64>11 : la boucle s'arrête. Comme n=11>1n=11>1, on ajoute 1111. La liste est [2,3,3,7,11][2, 3, 3, 7, 11] : 55 éléments, le dernier est 1111, et 1 386=2×32×7×111\,386=2\times 3^{2}\times 7\times 11.

b)

Quand dd atteint 44, tous les facteurs 22 ont déjà été retirés de nn par la boucle intérieure lorsque dd valait 22 : nn n'est plus pair, donc 44 ne le divise pas. Plus généralement, quand dd arrive, nn n'a plus aucun diviseur premier strictement inférieur à dd ; si dd divisait nn, un diviseur premier de dd, plus petit que dd, diviserait nn, ce qui est impossible. Donc tout dd ajouté est premier. C'est la même idée que dans le crible : on ne teste que ce qui reste.

c)

La boucle s'arrête quand d2>nd^{2}>n. Si à ce moment n>1n>1, ce nn n'a aucun diviseur premier qq avec q2≤nq^{2}\leq n : par l'argument de l'exercice 19 c), il est premier, et c'est le dernier facteur. Sans ce test, le plus grand facteur premier serait perdu. Pour 9494 : d=2d=2 donne 94=2×4794=2\times 47, nn devient 4747 ; puis dd va de 33 à 66 sans diviser, et 72=49>477^{2}=49>47 arrête la boucle. On ajoute 4747 : decompose(94) renvoie [2,47][2, 47].

d)

Aucun dd ne divise 997997, donc nn reste égal à 997997 et la boucle tourne tant que d2≤997d^{2}\leq 997. Or 312=961≤99731^{2}=961\leq 997 et 322=1 024>99732^{2}=1\,024>997 : dd prend les valeurs 22 à 3131, soit 3030 valeurs. Le test final ajoute 997997. Le coût est de l'ordre de n\sqrt{n} essais : pour un nombre de dix chiffres, environ cent mille, ce qui reste rapide, mais pour un nombre de trois cents chiffres, c'est hors de portée, et c'est sur cette difficulté que repose le chiffrement RSA.

e)

12=22×312=2^{2}\times 3 et 18=2×3218=2\times 3^{2}, donc 12k=22k×3k12^{k}=2^{2k}\times 3^{k} et 18j=2j×32j18^{j}=2^{j}\times3^{2j}. Si ces deux nombres étaient égaux, l'unicité de la décomposition imposerait les mêmes exposants : 2k=j2k=j et k=2jk=2j. Alors k=2j=4kk=2j=4k, donc k=0k=0, ce qui contredit k≥1k\geq 1. Ainsi 12k≠18j12^{k}\neq 18^{j}. L'algorithme calcule UNE décomposition ; c'est le théorème d'unicité, démontré grâce au lemme d'Euclide (exercice 18 c), qui garantit qu'il n'y en a pas d'autre.

À retenir : on divise par dd tant que c'est possible avant de passer à d+1d+1, on s'arrête quand d2>nd^{2}>n, et le reste, s'il dépasse 11, est premier.

Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

Chapitre précédent Les équations polynomiales Chapitre suivant Les matrices

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/expertes-arithmetique. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous cherchez un tuteur de maths expertes à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On travaille sur des exercices calibrés sur le niveau réel des contrôles au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas.

Site par Studio Squalli