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Maths expertes, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : l'arithmétique (maths expertes)

Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques expertes sur l'arithmétique, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

L'arithmétique est la partie du programme où le raisonnement compte plus que le calcul : une équation diophantienne se résout entièrement, avec l'ensemble de toutes les solutions, et une divisibilité se démontre, jamais ne se constate.

Rappel de cours

  • Division euclidienne de aa par b>0b>0 : il existe un unique couple (q, r)(q,\ r) avec a=bq+ra=bq+r et 0r<b0\leq r<b. Le reste est toujours positif, même si aa est négatif.
  • Algorithme d'Euclide : pgcd(a, b)=pgcd(b, r)\mathrm{pgcd}(a,\ b)=\mathrm{pgcd}(b,\ r), où rr est le reste de aa par bb. On itère jusqu'à un reste nul.
  • ab [n]a\equiv b\ [n] signifie que nn divise aba-b. Les congruences se conservent par somme, produit et puissance.
  • Théorème de Bézout : aa et bb sont premiers entre eux si et seulement s'il existe des entiers uu et vv tels que au+bv=1au+bv=1.
  • L'équation ax+by=cax+by=c admet des solutions entières si et seulement si pgcd(a, b)\mathrm{pgcd}(a,\ b) divise cc.
  • Théorème de Gauss : si aa divise bcbc et si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa divise cc.
  • Petit théorème de Fermat : si pp est premier et ne divise pas aa, alors ap11 [p]a^{p-1}\equiv 1\ [p].
  • Simplifier une congruence par cc n'est licite que si cc et le module sont premiers entre eux.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Division euclidienne et divisibilité

On rappelle que le reste d'une division euclidienne est toujours positif ou nul, et strictement inférieur au diviseur.

  • a) Effectuez la division euclidienne de 2024 par 7.
  • b) Effectuez la division euclidienne de 17-17 par 5. Attention au signe du reste.
  • c) Déterminez tous les diviseurs positifs de 36.
  • d) Démontrez que pour tout entier naturel nn, le produit n(n+1)n(n+1) est pair.
Voir la correction

a) 2024=7×289+12024=7\times 289+1, avec 01<70\leq 1<7. Le quotient est 289 et le reste 1.

b) On cherche qq tel que le reste soit dans [0;5[[0;5[. Avec q=4q=-4 : 5×(4)=205\times(-4)=-20 et 17(20)=3-17-(-20)=3. Donc 17=5×(4)+3-17=5\times(-4)+3, quotient 4-4 et reste 3. L'erreur classique serait d'écrire 17=5×(3)2-17=5\times(-3)-2, mais 2-2 n'est pas un reste valable.

c) 36=22×3236=2^{2}\times 3^{2}, donc ses diviseurs positifs sont 11, 22, 33, 44, 66, 99, 1212, 1818 et 3636. Il y en a (2+1)×(2+1)=9(2+1)\times(2+1)=9.

d) Parmi deux entiers consécutifs, l'un est nécessairement pair. Plus précisément, si nn est pair alors n(n+1)n(n+1) l'est ; si nn est impair alors n+1n+1 est pair et le produit l'est aussi. Dans tous les cas n(n+1)n(n+1) est divisible par 2.

Exercice 2 : Algorithme d'Euclide

Déterminez les PGCD demandés en écrivant toutes les étapes de l'algorithme d'Euclide.

  • a) pgcd(1071, 462)\mathrm{pgcd}(1071,\ 462)
  • b) pgcd(240, 156)\mathrm{pgcd}(240,\ 156)
  • c) Retrouvez le résultat de b) par décomposition en facteurs premiers.
  • d) Les entiers 35 et 64 sont-ils premiers entre eux ?
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a) 1071=2×462+1471071=2\times 462+147 ; 462=3×147+21462=3\times 147+21 ; 147=7×21+0147=7\times 21+0. Le dernier reste non nul est 21, donc pgcd(1071, 462)=21\mathrm{pgcd}(1071,\ 462)=21.

b) 240=1×156+84240=1\times 156+84 ; 156=1×84+72156=1\times 84+72 ; 84=1×72+1284=1\times 72+12 ; 72=6×12+072=6\times 12+0. Donc pgcd(240, 156)=12\mathrm{pgcd}(240,\ 156)=12.

c) 240=24×3×5240=2^{4}\times 3\times 5 et 156=22×3×13156=2^{2}\times 3\times 13. On garde les facteurs communs avec le plus petit exposant : 22×3=122^{2}\times 3=12. On retrouve bien le même résultat.

d) 35=5×735=5\times 7 et 64=2664=2^{6} : ils n'ont aucun facteur premier commun, donc pgcd(35, 64)=1\mathrm{pgcd}(35,\ 64)=1. Ils sont premiers entre eux, bien qu'aucun des deux ne soit un nombre premier.

Exercice 3 : Congruences

Toutes les réponses doivent être justifiées par un raisonnement sur les congruences, sans calcul de la puissance complète.

  • a) Déterminez le reste de 2024 dans la division par 7.
  • b) Déterminez le reste de 31003^{100} dans la division par 7.
  • c) Déterminez le chiffre des unités de 720247^{2024}.
  • d) Résolvez la congruence 3x1 [7]3x\equiv 1\ [7].
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a) D'après l'exercice 1, 2024=7×289+12024=7\times 289+1, donc 20241 [7]2024\equiv 1\ [7] et le reste vaut 1.

b) On calcule les puissances successives de 3 modulo 7 : 3133^{1}\equiv 3, 3223^{2}\equiv 2, 3363^{3}\equiv 6, 3443^{4}\equiv 4, 3553^{5}\equiv 5, 3613^{6}\equiv 1. Le cycle a pour longueur 6. Or 100=6×16+4100=6\times 16+4, donc 3100344 [7]3^{100}\equiv 3^{4}\equiv 4\ [7]. Le reste vaut 4.

c) Le chiffre des unités est le reste modulo 10. Les puissances de 7 modulo 10 sont 77, 99, 33, 11, puis le cycle recommence : sa longueur est 4. Or 2024=4×5062024=4\times 506, donc 72024741 [10]7^{2024}\equiv 7^{4}\equiv 1\ [10]. Le chiffre des unités est 1.

d) On teste les restes possibles : 3×5=15=14+11 [7]3\times 5=15=14+1\equiv 1\ [7]. Donc x5 [7]x\equiv 5\ [7], c'est-à-dire x{, 2, 5, 12, 19, }x\in\{\ldots,\ -2,\ 5,\ 12,\ 19,\ \ldots\}.

Exercice 4 : Critères de divisibilité par les congruences

Cet exercice montre d'où viennent les critères de divisibilité appris au collège.

  • a) Montrez que 101 [9]10\equiv 1\ [9], puis que 10k1 [9]10^{k}\equiv 1\ [9] pour tout entier naturel kk.
  • b) Déduisez-en qu'un entier est congru à la somme de ses chiffres modulo 9.
  • c) Appliquez ce critère à 5823 : ce nombre est-il divisible par 9 ?
  • d) Montrez que 101 [11]10\equiv-1\ [11] et déduisez-en le critère de divisibilité par 11.
  • e) Le nombre 5823 est-il divisible par 11 ?
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a) 101=910-1=9 est divisible par 9, donc 101 [9]10\equiv 1\ [9]. En élevant à la puissance kk, la compatibilité des congruences avec le produit donne 10k1k=1 [9]10^{k}\equiv 1^{k}=1\ [9].

b) Un entier s'écrit N=ak10kN=\sum a_{k}10^{k} où les aka_{k} sont ses chiffres. Comme 10k1 [9]10^{k}\equiv 1\ [9], on obtient Nak [9]N\equiv\sum a_{k}\ [9] : NN est congru à la somme de ses chiffres modulo 9. En particulier, NN est divisible par 9 si et seulement si cette somme l'est.

c) La somme des chiffres vaut 5+8+2+3=185+8+2+3=18, qui est divisible par 9. Donc 5823 l'est aussi, et en effet 5823=9×6475823=9\times 647.

d) 10+1=1110+1=11 est divisible par 11, donc 101 [11]10\equiv-1\ [11], puis 10k(1)k [11]10^{k}\equiv(-1)^{k}\ [11]. Un entier est donc congru modulo 11 à la somme alternée de ses chiffres, en partant du chiffre des unités avec un signe plus.

e) La somme alternée vaut 32+85=43-2+8-5=4, qui n'est pas divisible par 11. Donc 5823 ne l'est pas non plus : la division donne 5823=11×529+45823=11\times 529+4, et on retrouve bien le reste 4.

Exercice 5 : Nombres premiers

On rappelle que 1 n'est pas un nombre premier.

  • a) Décomposez 360 en produit de facteurs premiers.
  • b) Décomposez 2024 en produit de facteurs premiers.
  • c) Combien 360 admet-il de diviseurs positifs ?
  • d) Le nombre 221 est-il premier ?
  • e) Pour tester si un entier nn est premier, jusqu'à quelle valeur faut-il chercher des diviseurs ? Justifiez.
Voir la correction

a) 360=36×10=22×32×2×5=23×32×5360=36\times 10=2^{2}\times 3^{2}\times 2\times 5=2^{3}\times 3^{2}\times 5.

b) 2024=2×1012=22×506=23×2532024=2\times 1012=2^{2}\times 506=2^{3}\times 253. Ensuite 253=11×23253=11\times 23, deux nombres premiers. Donc 2024=23×11×232024=2^{3}\times 11\times 23.

c) Le nombre de diviseurs s'obtient en ajoutant 1 à chaque exposant et en multipliant : (3+1)×(2+1)×(1+1)=4×3×2=24(3+1)\times(2+1)\times(1+1)=4\times 3\times 2=24 diviseurs positifs.

d) Non. On teste les premiers successifs : 221 n'est divisible ni par 2, ni par 3, ni par 5, ni par 7, ni par 11, mais 221=13×17221=13\times 17. Il n'est donc pas premier.

e) Il suffit de chercher jusqu'à n\sqrt{n}. En effet, si n=abn=ab avec 1<ab1<a\leq b, alors a2ab=na^{2}\leq ab=n, donc ana\leq\sqrt{n} : tout diviseur non trivial admet un partenaire, et le plus petit des deux ne dépasse pas n\sqrt{n}. Pour 221, il suffisait donc d'aller jusqu'à 14, puisque 142=196<221<225=15214^{2}=196<221<225=15^{2}.

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Coefficients de Bézout

On considère les entiers 17 et 5.

  • a) Justifiez que 17 et 5 sont premiers entre eux.
  • b) Écrivez les deux divisions euclidiennes de l'algorithme d'Euclide appliqué à 17 et 5.
  • c) En remontant l'algorithme, déterminez deux entiers uu et vv tels que 17u+5v=117u+5v=1.
  • d) Vérifiez votre couple.
  • e) Le couple trouvé est-il unique ? Donnez-en un autre.
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a) 17 est premier et ne divise pas 5, donc leur seul diviseur commun positif est 1 : ils sont premiers entre eux.

b) 17=3×5+217=3\times 5+2, puis 5=2×2+15=2\times 2+1. Le reste suivant serait nul, et le dernier reste non nul vaut bien 1.

c) On part de la dernière égalité : 1=52×21=5-2\times 2. Or la première donne 2=173×52=17-3\times 5. En substituant : 1=52(173×5)=52×17+6×5=7×52×171=5-2(17-3\times 5)=5-2\times 17+6\times 5=7\times 5-2\times 17. Donc u=2u=-2 et v=7v=7.

d) 17×(2)+5×7=34+35=117\times(-2)+5\times 7=-34+35=1. Le couple convient.

e) Non, il n'est pas unique. En ajoutant 5 à uu et en retranchant 17 à vv, la valeur ne change pas : 17×3+5×(10)=5150=117\times 3+5\times(-10)=51-50=1. Plus généralement, tous les couples s'écrivent (2+5k, 717k)(-2+5k,\ 7-17k) pour kk entier.

Exercice 7 : Équation diophantienne

On cherche tous les couples d'entiers relatifs (x, y)(x,\ y) vérifiant 17x+5y=317x+5y=3.

  • a) Justifiez que cette équation admet des solutions entières.
  • b) À partir du couple de Bézout de l'exercice 6, déterminez une solution particulière.
  • c) Déterminez l'ensemble de toutes les solutions.
  • d) Vérifiez votre résultat pour deux valeurs différentes du paramètre.
  • e) Existe-t-il une solution avec xx et yy tous deux positifs ?
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a) pgcd(17, 5)=1\mathrm{pgcd}(17,\ 5)=1, et 1 divise 3. L'équation admet donc des solutions entières.

b) De 17×(2)+5×7=117\times(-2)+5\times 7=1, on multiplie tout par 3 : 17×(6)+5×21=317\times(-6)+5\times 21=3. Une solution particulière est donc (x0, y0)=(6, 21)(x_{0},\ y_{0})=(-6,\ 21).

c) Soit (x, y)(x,\ y) une solution quelconque. En soustrayant, 17(x+6)+5(y21)=017(x+6)+5(y-21)=0, donc 17(x+6)=5(y21)17(x+6)=-5(y-21). Ainsi 5 divise 17(x+6)17(x+6), et comme 5 et 17 sont premiers entre eux, le théorème de Gauss donne que 5 divise x+6x+6. On écrit x+6=5kx+6=5k, d'où x=6+5kx=-6+5k et, en reportant, y=2117ky=21-17k. Réciproquement ces couples conviennent. L'ensemble des solutions est {(6+5k, 2117k), kZ}\{(-6+5k,\ 21-17k),\ k\in\mathbb{Z}\}.

d) Pour k=1k=1 : (1, 4)(-1,\ 4) et 17×(1)+5×4=17+20=317\times(-1)+5\times 4=-17+20=3. Pour k=2k=2 : (4, 13)(4,\ -13) et 6865=368-65=3. Les deux conviennent.

e) Il faut 6+5k0-6+5k\geq 0, soit k1,2k\geq 1{,}2 donc k2k\geq 2, et 2117k021-17k\geq 0, soit k1,23k\leq 1{,}23 donc k1k\leq 1. Ces deux conditions sont incompatibles : il n'existe aucune solution à coordonnées toutes deux positives.

Exercice 8 : Théorème de Gauss

Le théorème de Gauss affirme que si aa divise bcbc et si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa divise cc.

L'hypothèse de coprimalité est indispensable, comme le montre la dernière question.

  • a) Soit nn un entier tel que 7 divise 5n5n. Démontrez que 7 divise nn.
  • b) Résolvez la congruence 5x0 [7]5x\equiv 0\ [7].
  • c) Soit nn un entier tel que 6 divise 4n4n. Peut-on en conclure que 6 divise nn ? Donnez un contre-exemple.
  • d) Expliquez précisément quelle hypothèse manque dans la question c).
  • e) Que peut-on tout de même conclure dans la situation de la question c) ?
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a) 7 divise le produit 5×n5\times n, et pgcd(7, 5)=1\mathrm{pgcd}(7,\ 5)=1 puisque 7 est premier et ne divise pas 5. Le théorème de Gauss s'applique : 7 divise nn.

b) 5x0 [7]5x\equiv 0\ [7] signifie que 7 divise 5x5x. D'après la question a), 7 divise alors xx, c'est-à-dire x0 [7]x\equiv 0\ [7]. Réciproquement tout multiple de 7 convient. L'ensemble des solutions est donc l'ensemble des multiples de 7.

c) Non. Contre-exemple : n=3n=3. Alors 4n=124n=12, qui est bien divisible par 6, alors que 6 ne divise pas 3.

d) Il manque la coprimalité : pgcd(6, 4)=2\mathrm{pgcd}(6,\ 4)=2, qui n'est pas égal à 1. Le théorème de Gauss ne s'applique donc pas, et sa conclusion tombe.

e) On peut simplifier par le PGCD. De 64n6\mid 4n on tire, en divisant par 2, que 33 divise 2n2n. Or pgcd(3, 2)=1\mathrm{pgcd}(3,\ 2)=1, donc cette fois Gauss s'applique : 3 divise nn. On vérifie sur le contre-exemple : n=3n=3 est bien divisible par 3.

Exercice 9 : Petit théorème de Fermat

Le petit théorème de Fermat affirme que si pp est premier et ne divise pas aa, alors ap11 [p]a^{p-1}\equiv 1\ [p].

Il permet de calculer le reste de très grandes puissances sans jamais les développer.

  • a) Déterminez le reste de 21002^{100} dans la division par 11.
  • b) Déterminez le reste de 320243^{2024} dans la division par 13.
  • c) Déterminez le reste de 720247^{2024} dans la division par 13.
  • d) Pour la question b), on peut aussi remarquer que 331 [13]3^{3}\equiv 1\ [13]. Vérifiez-le et refaites le calcul avec cet ordre plus court.
  • e) Pourquoi le théorème ne s'applique-t-il pas au calcul du reste de 61006^{100} modulo 12 ?
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a) 11 est premier et ne divise pas 2, donc 2101 [11]2^{10}\equiv 1\ [11]. Comme 100=10×10100=10\times 10, on obtient 2100=(210)10110=1 [11]2^{100}=(2^{10})^{10}\equiv 1^{10}=1\ [11]. Le reste vaut 1.

b) 13 est premier et ne divise pas 3, donc 3121 [13]3^{12}\equiv 1\ [13]. On divise l'exposant par 12 : 2024=12×168+82024=12\times 168+8. Donc 3202438 [13]3^{2024}\equiv 3^{8}\ [13]. Or 32=93^{2}=9, 348133^{4}\equiv 81\equiv 3, puis 3832=9 [13]3^{8}\equiv 3^{2}=9\ [13]. Le reste vaut 9.

c) De même 7121 [13]7^{12}\equiv 1\ [13] et 2024=12×168+82024=12\times 168+8, donc 7202478 [13]7^{2024}\equiv 7^{8}\ [13]. On calcule : 72=49107^{2}=49\equiv 10, 7410097^{4}\equiv 100\equiv 9, 78813 [13]7^{8}\equiv 81\equiv 3\ [13]. Le reste vaut 3.

d) 33=27=2×13+13^{3}=27=2\times 13+1, donc 331 [13]3^{3}\equiv 1\ [13] : l'ordre de 3 modulo 13 vaut 3, ce qui est bien un diviseur de 12. On écrit alors 2024=3×674+22024=3\times 674+2, d'où 3202432=9 [13]3^{2024}\equiv 3^{2}=9\ [13]. On retrouve le même reste, avec un calcul plus court.

e) Parce que 12 n'est pas premier. Le petit théorème de Fermat exige un module premier ; ici il faudrait passer par un autre outil. On remarque d'ailleurs que pgcd(6, 12)=61\mathrm{pgcd}(6,\ 12)=6\neq 1, ce qui empêche toute inversibilité de 6 modulo 12.

Exercice 10 : Quatre implications fausses

Chacune des affirmations suivantes est fausse. Corrigez-la et donnez un contre-exemple.

  • a) « Si aa et bb sont premiers entre eux, alors aa ou bb est un nombre premier. »
  • b) « Si aa divise bcbc, alors aa divise bb ou aa divise cc. »
  • c) « Si acbc [n]ac\equiv bc\ [n], alors ab [n]a\equiv b\ [n]. »
  • d) « 1 est un nombre premier, puisqu'il n'est divisible que par 1 et par lui-même. »
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a) Faux. Contre-exemple : a=8a=8 et b=9b=9. Leur PGCD vaut 1, ils sont donc premiers entre eux, et pourtant 8=238=2^{3} et 9=329=3^{2} ne sont ni l'un ni l'autre des nombres premiers. Être premiers entre eux est une propriété du couple, pas de chaque nombre.

b) Faux. Contre-exemple : a=6a=6, b=4b=4 et c=3c=3. On a bc=12bc=12, divisible par 6, alors que 6 ne divise ni 4 ni 3. L'implication devient vraie si aa est premier, ou si l'on ajoute une hypothèse de coprimalité comme dans le théorème de Gauss.

c) Faux. On ne peut simplifier par cc que si cc et nn sont premiers entre eux. Contre-exemple modulo 6 avec c=2c=2 : 2×3=602\times 3=6\equiv 0 et 2×0=002\times 0=0\equiv 0, donc 2×32×0 [6]2\times 3\equiv 2\times 0\ [6], pourtant 3≢0 [6]3\not\equiv 0\ [6]. Ici pgcd(2, 6)=21\mathrm{pgcd}(2,\ 6)=2\neq 1.

d) Faux. Un nombre premier est par définition un entier admettant exactement deux diviseurs positifs distincts. Or 1 n'en a qu'un seul, lui-même. L'exclure n'est pas une convention arbitraire : c'est ce qui rend unique la décomposition en facteurs premiers, sinon on pourrait insérer autant de facteurs 1 que l'on veut.

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