Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Résoudre une équation diophantienne de bout en bout
Quand l'utiliser : L'exercice central du chapitre, souvent en trois ou quatre questions enchaînées.
- 1 Calculer d=pgcd(a;b) et VÉRIFIER que d divise c : sinon, conclure qu'il n'y a pas de solution.
- 2 Exhiber une solution particulière (x0;y0) et la vérifier par substitution.
- 3 Soustraire membre à membre les deux égalités : a(x−x0)+b(y−y0)=0.
- 4 Diviser par d, puis appliquer GAUSS en citant la primalité entre eux des coefficients obtenus.
- 5 En déduire x=x0+dbk et y=y0−dak, avec k ENTIER.
- 6 Vérifier en substituant la solution générale dans l'équation de départ, et conclure par l'ensemble.
Phrase de conclusion
Comme 5 et 3 sont premiers entre eux et que 3 divise 5(x−2), le théorème de Gauss donne 3∣x−2, donc x=2+3k avec k entier, puis y=−3−5k; l'ensemble des solutions est {(2+3k;−3−5k), k∈Z}.
Le piège : Appliquer Gauss sans nommer l'hypothèse. La phrase attendue contient toujours « comme a et b sont premiers entre eux », et c'est elle que le barème cherche, pas la conclusion.
Barème : 0,5 point pour la condition d'existence, 1 point pour la solution particulière, 1,5 point pour l'application de Gauss avec son hypothèse, 1 point pour l'ensemble avec le paramètre entier.
Déterminer un reste de puissance par les congruences
Quand l'utiliser : L'énoncé demande le reste de an modulo p avec un exposant très grand.
- 1 Vérifier si p est PREMIER et s'il divise ou non a : cela décide de l'emploi du petit théorème de Fermat.
- 2 Si Fermat s'applique, écrire ap−1≡1 [p] et l'énoncer avec ses deux hypothèses.
- 3 Effectuer la division euclidienne de l'exposant par p−1 : n=(p−1)q+r.
- 4 En déduire an=(ap−1)q×ar≡ar [p].
- 5 Calculer ar modulo p, avec r<p−1, donc un calcul court.
- 6 Conclure en donnant le reste, qui doit être compris entre 0 et p−1.
Phrase de conclusion
7 est premier et ne divise pas 2, donc 26≡1 [7]; comme 100=6×16+4, il vient 2100≡24=16≡2 [7], et le reste cherché vaut 2.
Le piège : Oublier de vérifier que p ne divise pas a. Si c'est le cas, toutes les puissances sont congrues à zéro, et la conclusion de Fermat est exactement l'inverse de la vérité.
Barème : 1 point pour les hypothèses de Fermat vérifiées, 1 point pour la division de l'exposant, 1 point pour le calcul final et le reste dans le bon intervalle.
Démontrer que l'ensemble des nombres premiers est infini
Quand l'utiliser : Démonstration exigible du programme, demandée telle quelle ou adaptée (premiers de la forme 4k + 3).
- 1 Établir d'abord que tout entier n≥2 a un diviseur premier : son plus petit diviseur strictement supérieur à 1.
- 2 Supposer, par l'absurde, que les nombres premiers sont en nombre fini : p1, ..., pk.
- 3 Poser N=p1p2⋯pk+1 et montrer que le reste de N par chaque pi vaut 1.
- 4 Prendre un diviseur premier q de N : il n'est égal à aucun pi.
- 5 Conclure à la contradiction, en écrivant qu'elle porte sur l'hypothèse de finitude.
Phrase de conclusion
Le nombre N=p1⋯pk+1≥2 admet un diviseur premier q ; comme le reste de N par chaque pi vaut 1, q n'est aucun des pi, ce qui contredit l'hypothèse : l'ensemble des nombres premiers est infini.
Le piège : Écrire que N est premier. C'est faux en général, 30031=59×509, et ce n'est pas utile.
Barème : 1 point pour le diviseur premier de tout entier, 1 point pour le reste 1, 1 point pour la contradiction rédigée.
Démontrer que le PGCD s'écrit au+bv
Quand l'utiliser : Démonstration exigible, qui donne le théorème de Bézout et, par lui, celui de Gauss.
- 1 Définir E, l'ensemble des entiers strictement positifs de la forme ax+by ; il est non vide.
- 2 Prendre son plus petit élément d=au+bv : toute partie non vide de N en a un.
- 3 Diviser a par d : a=dq+r, puis écrire r=a(1−uq)+b(−vq), de la forme ax+by.
- 4 Conclure r=0 : sinon r serait dans E et plus petit que d. Donc d divise a, et de même b.
- 5 Montrer que tout diviseur commun de a et b divise au+bv=d : d est le PGCD.
Phrase de conclusion
Si l'on avait r>0, r=a(1−uq)+b(−vq) serait un élément de E strictement inférieur à d, ce qui contredit la minimalité de d ; donc r=0 et d divise a.
Le piège : Chercher à construire u et v : la démonstration ne les calcule pas, elle prend le plus petit élément d'un ensemble non vide.
Barème : 1 point pour E non vide et son minimum, 1,5 point pour le reste nul, 1 point pour le caractère de plus grand diviseur commun.