Maths Seconde, programme français • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : probabilités, modèle et loi des grands nombres (Seconde)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématiques sur les probabilités, au niveau de la classe de Seconde du programme français : le modèle probabiliste, les événements et leurs opérations, les arbres et les tableaux, et la loi des grands nombres, qui relie la fréquence observée à la probabilité du modèle.
Ce qui change avec le programme 2026. L'intervalle de fluctuation en n1 n'est plus au programme de Seconde ; restent la loi des grands nombres, observée par simulation, et l'idée de fluctuation d'échantillonnage. L'exercice 8 garde son intervalle pour la loi des grands nombres qu'il illustre, et sa dernière question lit une simulation de lancers. Deux notions entrent, et chacune a sa série : les probabilités conditionnelles et les arbres pondérés, dans Probabilités conditionnelles et arbres pondérés, et le croisement de deux variables qualitatives, dans Tableaux croisés et fréquences conditionnelles. L'exercice 14, sur la fiabilité d'un test de dépistage, en donne déjà un avant-goût.
Le fil de la série : une probabilité est un rapport entre deux comptages faits dans le même univers. L'exercice 9 est entièrement consacré aux raisonnements faux que les correcteurs voient chaque année : additionner des probabilités d'événements qui ne sont pas incompatibles, ou supposer l'équiprobabilité là où elle n'existe pas.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Une loi de probabilité attribue à chaque issue un nombre entre 0 et 1, et la somme de toutes ces probabilités vaut exactement 1.
•L'équiprobabilité est une hypothèse du modèle, qui ne se démontre pas : un mot de l'énoncé la porte (« équilibré », « au hasard ») et on l'énonce dans la copie. Dans ce cas, P(A)=nombre d’issues totalesnombre d’issues favorables.
•Événement contraire : P(A)=1−P(A).
•Formule générale : P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B). On ne peut écrire P(A∪B)=P(A)+P(B) que si A et B sont incompatibles, c'est-à-dire si P(A∩B)=0.
•Dans un arbre, on multiplie les probabilités le long d'un chemin et on additionne les chemins qui réalisent l'événement.
•Loi des grands nombres, dans la version du programme : lorsque n est grand, sauf exception, la fréquence observée est proche de la probabilité. D'un échantillon à l'autre, la fréquence varie : c'est la fluctuation d'échantillonnage.
•Hors programme de Seconde depuis 2026, utilisé seulement à l'exercice 8 : l'intervalle de fluctuation au seuil de 95 % pour un échantillon de taille n, [p−n1;p+n1].
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Loi de probabilité d'un dé truqué
Un dé à six faces est truqué. On sait que P(1)=P(2)=P(3)=0,1 et P(4)=P(5)=0,15.
Une loi de probabilité n'est rien d'autre qu'une répartition de la totalité du hasard, c'est-à-dire de 1, entre les issues possibles : c'est cette contrainte qui permet de retrouver la valeur manquante.
a) Déterminez P(6).
b) Calculez la probabilité d'obtenir un nombre pair.
c) Calculez la probabilité d'obtenir au moins 4.
d) Calculez la probabilité d'obtenir un nombre strictement inférieur à 4, de deux façons différentes.
e) Ce dé est-il avantageux pour un joueur qui parie sur le 6 ? Comparez avec un dé équilibré et dites de combien la chance est multipliée.
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Réponses
a)P(6)=0,4
b)0,65
c)0,7
d)0,3 (directement ou 1−0,7)
e)Oui : 0,4 contre 61, soit 2,4 fois plus
a)
La somme des probabilités de toutes les issues vaut toujours 1 : 0,1×3+0,15×2+P(6)=1, soit 0,3+0,3+P(6)=1, donc P(6)=0,4. La rédaction attendue commence par citer cette propriété, pas par poser l'équation : c'est elle qui justifie le calcul.
b)
Un événement est un ensemble d'issues, et sa probabilité est la SOMME des probabilités de ces issues. Les nombres pairs sont 2, 4 et 6 : P=0,1+0,15+0,4=0,65. Sur un dé équilibré on aurait trouvé 0,5 : le trucage se voit déjà ici, puisque la face truquée est paire.
c)
Au moins 4 signifie 4, 5 ou 6, l'expression incluant la valeur 4 : P=0,15+0,15+0,4=0,7. Confondre au moins 4 et plus de 4 est l'erreur de lecture la plus fréquente, et elle change ici le résultat de 0,15.
d)
Directement, en additionnant les trois issues favorables : P(1)+P(2)+P(3)=0,1×3=0,3. Par l'événement contraire : strictement inférieur à 4 est exactement le contraire de au moins 4, donc P=1−0,7=0,3 ✓. Les deux méthodes concordent, et la seconde est la plus rapide dès que l'événement contraire compte moins d'issues. C'est le réflexe à prendre pour toute question commençant par au moins.
e)
Très avantageux. Sur un dé équilibré, P(6)=61≈0,167 ; ici P(6)=0,4, soit 2,4 fois plus. Concrètement, sur 100 lancers on attend environ 40 six au lieu de 17. À l'inverse, les faces 1, 2 et 3 sont défavorisées : 0,1 au lieu de 0,167. Retenir la lecture : dans une loi non équiprobable, le mot hasard ne dit plus rien à lui seul, seule la loi permet de conclure.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Équiprobabilité : un jeu de 52 cartes
On tire au hasard une carte dans un jeu bien mélangé de 52 cartes. Il y a quatre couleurs de 13 cartes, et quatre rois.
Bien mélangé est le mot qui autorise l'équiprobabilité : chaque carte a la même probabilité 521, et toute probabilité se ramène alors à un comptage.
La figure range les 52 cartes : une ligne par couleur, une colonne par valeur (V, D et R pour valet, dame et roi).
a) Calculez la probabilité de tirer un cœur.
b) Calculez la probabilité de tirer un roi.
c) Calculez la probabilité de tirer le roi de cœur.
d) Calculez la probabilité de tirer un roi ou un cœur. Expliquez pourquoi on ne peut pas se contenter d'additionner les résultats de a) et b).
e) Comparez le produit des réponses a) et b) avec la réponse c). Que constatez-vous ?
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Réponses
a)41
b)131
c)521
d)5216=134 : on retranche le roi de cœur
e)41×131=521 : couleur et hauteur indépendantes
a)
En situation d'équiprobabilité, la probabilité est le nombre de cas favorables divisé par le nombre de cas possibles : P(cœur)=5213=41. Résultat attendu, puisque les quatre couleurs se partagent le jeu à parts égales.
b)
P(roi)=524=131≈0,077. Il y a un roi par couleur.
c)
Une seule carte du jeu convient, donc P=521≈0,019. C'est la probabilité d'une issue élémentaire.
d)
Les deux événements ne sont pas incompatibles : le roi de cœur est à la fois un roi et un cœur, il appartient aux deux ensembles. La formule générale retranche donc l'intersection, comptée deux fois : P=5213+524−521=5216=134. Additionner sans retrancher donnerait 5217, un résultat faux. Le contrôle est facile à faire à la main : les cartes favorables sont les 13 cœurs plus les 3 rois qui ne sont pas des cœurs, soit 16 cartes ✓.
e)
Le produit vaut 41×131=521, exactement la réponse c). Ce n'est pas une règle générale, c'est une propriété de ce jeu : la couleur ne donne aucune information sur la hauteur de la carte, puisque chaque couleur contient exactement un roi. On dit que les deux événements sont indépendants, notion qui sera formalisée en Première. Contre-exemple immédiat : dans un jeu de 32 cartes auquel on aurait ajouté un joker, ou dans un jeu tronqué, cette égalité tomberait en défaut.
Exercice 3 : Réunion, intersection et contraire
A et B sont deux événements d'une même expérience aléatoire, avec P(A)=0,45, P(B)=0,3 et P(A∩B)=0,12.
Aucune expérience n'est décrite, et ce n'est pas un oubli : toutes les questions se traitent avec les seules relations entre événements, ce qui est justement l'objet de l'exercice.
a) Calculez P(A∪B).
b) Calculez P(A).
c) Calculez la probabilité que A soit réalisé mais pas B.
d) Calculez la probabilité qu'aucun des deux ne soit réalisé.
e) Les événements A et B sont-ils incompatibles ? Justifiez.
f) Vérifiez que les quatre cas possibles (A et B, A sans B, B sans A, ni l'un ni l'autre) ont des probabilités de somme 1.
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Réponses
a)0,63
b)0,55
c)0,33
d)0,37
e)Non : P(A∩B)=0,12=0
f)0,12+0,33+0,18+0,37=1
a)
P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)=0,45+0,3−0,12=0,63. On retranche l'intersection parce qu'elle est comptée dans P(A) et de nouveau dans P(B).
b)
P(A)=1−P(A)=1−0,45=0,55. L'événement contraire complète toujours à 1.
c)
L'événement A se décompose en deux morceaux disjoints : A avec B, et A sans B. Donc P(A∩B)=P(A)−P(A∩B)=0,45−0,12=0,33. Cette décomposition est le raisonnement clé du chapitre, plus utile à retenir que la formule elle-même.
d)
Aucun des deux est le contraire de au moins un des deux, c'est-à-dire le contraire de A∪B : P=1−0,63=0,37. Traduire aucun par le contraire de au moins un évite d'avoir à calculer directement une intersection de contraires.
e)
Non. Deux événements incompatibles ne peuvent pas se produire ensemble, donc vérifient P(A∩B)=0. Ici cette probabilité vaut 0,12, qui n'est pas nulle : les deux événements se produisent simultanément dans 12 % des cas.
f)
Les quatre cas valent respectivement 0,12, 0,33, P(B)−P(A∩B)=0,3−0,12=0,18 et 0,37. Leur somme : 0,12+0,33+0,18+0,37=1 ✓. Ces quatre cas forment une partition de l'univers : ils sont deux à deux incompatibles et couvrent toutes les possibilités. C'est exactement l'information que résume un tableau à double entrée, comme celui de l'exercice suivant, et c'est le meilleur outil de vérification d'un énoncé de ce type.
Exercice 4 : Tableau à double entrée
Dans un lycée, 120 élèves ont été interrogés sur leurs activités. 70 pratiquent un sport, 45 pratiquent la musique, et 25 pratiquent les deux.
On interroge au hasard un de ces 120 élèves.
Le tableau à double entrée n'est pas une présentation décorative : il matérialise la partition en quatre cas de l'exercice précédent, et il rend chaque probabilité lisible sans aucune formule.
Musique
Pas de musique
Total
Sport
25
70
Pas de sport
Total
45
120
a) Recopiez et complétez le tableau.
b) Calculez la probabilité que l'élève pratique un sport.
c) Calculez la probabilité qu'il pratique au moins une des deux activités.
d) Calculez la probabilité qu'il ne pratique aucune des deux, et vérifiez la cohérence avec la question c).
e) La somme 70+45 dépasse le nombre d'élèves interrogés qui pratiquent au moins une activité. Expliquez cet écart et donnez sa valeur.
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Réponses
a)25, 45, 70 / 20, 30, 50 / 45, 75, 120
b)127≈0,583
c)43
d)41=1−43
e)Écart 25 : les élèves des deux activités
a)
On remplit toujours en partant de la case commune, la seule donnée directement : 25 élèves pratiquent les deux. Sport sans musique : 70−25=45. Musique sans sport : 45−25=20. Élèves sans sport : 120−70=50, dont 20 musiciens, donc 50−20=30 ne font ni l'un ni l'autre. Contrôle par les deux marges : la colonne sans musique donne 45+30=75, et 45+75=120 ✓. Un tableau qui ne boucle pas sur ses deux marges contient une erreur, et ce contrôle prend dix secondes.
b)
P(sport)=12070=127≈0,583. On lit un total de ligne, pas une case.
c)
Au moins une activité, ce sont les trois cases autres que celle des 30 : 12045+25+20=12090=43. On retrouve bien la formule de la réunion : 12070+45−25=12090 ✓.
d)
Aucune des deux : la case correspondante contient 30 élèves, donc 12030=41. C'est bien 1−43, ce qui confirme la question c) ✓. Avec le tableau, cette probabilité se lit directement, alors que sans lui il faut passer par l'événement contraire : c'est tout l'intérêt de le construire d'abord.
e)
70+45=115, alors que 90 élèves seulement pratiquent au moins une activité. L'écart vaut 115−90=25, c'est-à-dire exactement le nombre d'élèves qui pratiquent les deux : ils ont été comptés une fois dans les sportifs et une fois dans les musiciens. C'est la même idée que le terme retranché dans P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B), vue ici sur des effectifs plutôt que sur des probabilités.
Exercice 5 : Arbre : deux tirages avec remise
Une urne contient 3 boules rouges et 2 boules vertes, indiscernables au toucher.
On tire une boule, on note sa couleur, on la remet dans l'urne, puis on tire une seconde boule.
Indiscernables au toucher est la formule consacrée qui autorise à supposer l'équiprobabilité entre les boules : c'est une hypothèse du modèle, et sans elle aucun calcul ne serait possible.
a) Construisez l'arbre des possibles en indiquant toutes les probabilités.
b) Calculez la probabilité d'obtenir deux boules rouges.
c) Calculez la probabilité d'obtenir deux boules vertes.
d) Calculez la probabilité d'obtenir une boule de chaque couleur, puis vérifiez que la somme des trois résultats vaut 1.
e) Pourquoi le chemin RV et le chemin VR comptent-ils tous les deux, alors que le résultat une rouge et une verte est le même dans les deux cas ?
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Réponses
a)53 et 52 à chaque niveau
b)259=0,36
c)254=0,16
d)2512=0,48 ; somme 1 ✓
e)RV et VR sont deux déroulements distincts
a)
Comme la boule est remise, la composition de l'urne est identique aux deux tirages : chaque branche rouge porte 53 et chaque branche verte 52, au premier comme au second niveau. L'arbre a quatre chemins : RR, RV, VR et VV. Contrôle de construction : la somme des probabilités des branches issues d'un même nœud vaut toujours 1, ici 53+52=1 ✓. Sans remise, le second étage changerait : l'urne ne contiendrait plus que quatre boules et les probabilités dépendraient du premier tirage.
b)
On multiplie le long d'un chemin : P(RR)=53×53=259=0,36. La multiplication traduit le fait que les deux conditions doivent être remplies l'une APRÈS l'autre.
c)
P(VV)=52×52=254=0,16.
d)
Deux chemins conviennent, et on additionne leurs probabilités : P(RV)+P(VR)=53×52+52×53=256+256=2512=0,48. Vérification : 259+254+2512=2525=1 ✓. La règle du chapitre tient en deux verbes : on multiplie LE LONG d'un chemin, on additionne ENTRE les chemins.
e)
Parce que l'expérience distingue l'ordre : le premier tirage et le second sont deux instants différents, et rouge puis verte n'est pas le même déroulement que verte puis rouge, même si le bilan final se ressemble. Oublier l'un des deux chemins donnerait 256=0,24 au lieu de 0,48, et la somme des trois cas ne ferait plus 1 : c'est d'ailleurs ce contrôle qui permet de détecter l'oubli. Retenir que le résultat une de chaque est le plus probable des trois, précisément parce qu'il se réalise de deux façons.
Partie B : Niveau examen (/50)
Exercice 6 : Avec remise ou sans remise
On reprend l'urne contenant 3 boules rouges et 2 boules vertes, mais cette fois les deux boules sont tirées successivement et sans remise.
Un seul mot de l'énoncé change, et tout l'arbre change avec lui : c'est le type de détail qu'il faut chercher avant de commencer à calculer.
a) Expliquez ce qui change sur l'arbre par rapport à l'exercice précédent.
b) Calculez la probabilité d'obtenir deux boules rouges.
c) Calculez la probabilité d'obtenir deux boules vertes, puis une boule de chaque couleur.
d) Comparez la probabilité d'obtenir deux rouges avec et sans remise. Le sens de la variation était-il prévisible ?
e) Mêmes questions avec une urne de 30 rouges et 20 vertes, dans les mêmes proportions. L'écart entre les deux modes de tirage reste-t-il aussi marqué ?
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Réponses
a)Le second niveau dépend du premier tirage
b)103=0,3
c)0,1 et 0,6
d)0,36 contre 0,30 : baisse prévisible
e)≈0,355 : écart dix fois plus faible
a)
Les probabilités du second niveau dépendent désormais du résultat du premier tirage : il ne reste que 4 boules, et la composition a changé selon la branche empruntée. Après une rouge, il reste 2 rouges sur 4 ; après une verte, il reste 3 rouges sur 4. Le premier niveau, lui, est inchangé. C'est la seule différence, mais elle interdit de réutiliser les mêmes nombres partout.
b)
P(RR)=53×42=206=103=0,3.
c)
P(VV)=52×41=202=101=0,1. Pour une de chaque, deux chemins : 53×42+52×43=206+206=2012=53=0,6. Vérification : 0,3+0,1+0,6=1 ✓. Noter que les deux chemins mixtes ont encore la même probabilité, ce qui n'a rien d'évident ici puisque les branches diffèrent : 53×42 et 52×43 ont les mêmes facteurs dans un ordre différent.
d)
Avec remise : 259=0,36. Sans remise : 103=0,30. La probabilité diminue, et c'était prévisible : une fois une rouge retirée, il en reste 2 sur 4 au lieu de 3 sur 5, donc la seconde rouge devient moins probable. Règle générale : sans remise, tirer deux fois la même couleur est toujours moins probable qu'avec remise, et tirer deux couleurs différentes est toujours plus probable.
e)
Avec 30 rouges et 20 vertes, la proportion de rouges est la même, 0,6. Avec remise, P(RR)=0,62=0,36, inchangé. Sans remise, P(RR)=5030×4929≈0,355. L'écart est tombé d'environ 0,06 à environ 0,005, plus de dix fois moins. La raison est simple : retirer une boule sur 50 modifie à peine la composition, alors que retirer une boule sur 5 la bouleverse. C'est pour cela que, sur de grandes populations, les sondages sans remise se traitent comme s'ils étaient avec remise.
Exercice 7 : Utiliser la formule à l'envers
Dans une classe, 60 % des élèves étudient l'espagnol, 45 % étudient l'allemand, et 15 % n'étudient aucune de ces deux langues.
On choisit un élève au hasard. On note E l'événement « l'élève étudie l'espagnol » et A l'événement « l'élève étudie l'allemand ».
La donnée manquante est ici l'intersection : l'exercice consiste à utiliser la formule de la réunion dans l'autre sens, ce qui est exactement ce que demandent les contrôles au-delà des questions d'application directe.
a) Déterminez P(E∪A).
b) Déduisez-en le pourcentage d'élèves qui étudient les deux langues.
c) Quel pourcentage d'élèves étudie l'espagnol mais pas l'allemand ?
d) Un élève affirme : « 60+45=105, donc l'énoncé est impossible ». Répondez-lui.
e) Si on ne connaissait pas le pourcentage d'élèves n'étudiant aucune des deux langues, entre quelles valeurs le pourcentage de bilingues pourrait-il varier ?
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Réponses
a)0,85
b)20%
c)40%
d)Les bilingues sont comptés deux fois : 105−85=20
e)Entre 5% et 45%
a)
Aucune des deux est le contraire de au moins une des deux, c'est-à-dire de E∪A. Donc P(E∪A)=1−0,15=0,85 : 85 % des élèves étudient au moins une de ces langues.
b)
On applique la formule de la réunion en cherchant le terme manquant : 0,85=0,60+0,45−P(E∩A), donc P(E∩A)=1,05−0,85=0,20. Ainsi 20 % des élèves étudient les deux langues. Contrôle par les quatre cas : 20 % bilingues, 40 % espagnol seul, 25 % allemand seul, 15 % aucune, et la somme fait bien 100 % ✓.
c)
P(E∩A)=P(E)−P(E∩A)=0,60−0,20=0,40, soit 40 % de la classe.
d)
L'énoncé est parfaitement cohérent, et son objection suppose que les deux groupes sont disjoints. La somme 60+45 dépasse 100 précisément parce que les bilingues sont comptés deux fois, une fois dans chaque groupe. Le surplus 105−85=20 est exactement le pourcentage de bilingues, ce qui est d'ailleurs une autre façon de répondre à la question b). Rien n'interdit à deux pourcentages de dépasser 100 ensemble : ce serait impossible seulement si les deux groupes étaient disjoints.
e)
Le pourcentage de bilingues ne peut pas dépasser le plus petit des deux groupes, donc il est au plus 45 % : le maximum est atteint si tous les germanistes font aussi de l'espagnol. À l'inverse, comme les deux groupes occupent au total 105 points de pourcentage dans une classe qui n'en contient que 100, le recouvrement vaut au moins 105−100=5 %. Le pourcentage de bilingues est donc compris entre 5 % et 45 %, et la donnée des 15 % sans langue fixe la valeur à 20 % dans cet intervalle. Cet encadrement, max(0,P(E)+P(A)−1)≤P(E∩A)≤min(P(E),P(A)), est un bon réflexe de contrôle : un résultat qui en sort est nécessairement faux.
Exercice 8 : Loi des grands nombres et intervalle de fluctuation
On souhaite tester si une pièce de monnaie est équilibrée. Sous l'hypothèse d'équilibre, la proportion attendue de « pile » est p=0,5.
On utilise l'intervalle de fluctuation au seuil de 95 % : [p−n1;p+n1].
Le seuil de 95 % signifie que, si la pièce est réellement équilibrée, la fréquence observée tombe dans cet intervalle dans environ 95 % des expériences : le test se trompe donc environ une fois sur vingt, et cela fait partie de la méthode.
Depuis la rentrée 2026, l'intervalle de fluctuation en n1 n'est plus au programme de Seconde : l'exercice reste ici pour la loi des grands nombres qu'il illustre, puisque la même fréquence 0,58 ne dit pas la même chose sur 100 et sur 1000 lancers.
a) On lance la pièce 100 fois et on obtient 58 « pile ». Calculez la fréquence observée, puis l'intervalle de fluctuation. Peut-on rejeter l'hypothèse ?
b) On lance maintenant la pièce 1000 fois et on obtient 580 « pile ». Reprenez la question.
c) La fréquence observée est la même dans les deux cas. Expliquez pourquoi les conclusions diffèrent.
d) Dans le cas de 100 lancers, à partir de combien de « pile » aurait-on rejeté l'hypothèse ?
e) Un programme Python simule des lancers d'une pièce équilibrée et affiche la fréquence de « pile » après n lancers : 0,43 pour n=100, 0,495 pour n=1000, 0,5122 pour n=10000 et 0,502 pour n=100000. Calculez l'écart entre la fréquence et 0,5 pour n=100 et pour n=100000, puis dites ce que cette simulation illustre.
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Réponses
a)f=0,58∈[0,4;0,6] : on ne rejette pas
b)f=0,58∈/[0,468;0,532] : on rejette
c)L'amplitude n2 diminue quand n augmente
d)Au moins 61 piles (ou au plus 39)
e)Écarts 0,07 et 0,002 : pour n grand, sauf exception, la fréquence est proche de la probabilité
a)
Fréquence observée : f=10058=0,58. Comme 1001=101=0,1, l'intervalle est [0,4;0,6]. La fréquence 0,58 appartient à cet intervalle, donc on ne rejette pas l'hypothèse. Formulation importante : on ne rejette pas ne veut pas dire on a prouvé que la pièce est équilibrée. Le test n'a simplement rien détecté, ce qui est très différent.
b)
Fréquence observée : f=1000580=0,58, identique. Mais 10001≈0,0316, donc l'intervalle se resserre à environ [0,468;0,532]. Cette fois 0,58 est en dehors : on rejette l'hypothèse d'équilibre, avec un risque d'erreur d'environ 5% : on juge la pièce truquée. Les 5% sont le risque de rejeter une pièce équilibrée, pas la probabilité que celle-ci le soit.
c)
L'amplitude de l'intervalle vaut n2, donc elle diminue quand la taille de l'échantillon augmente, mais lentement : il faut multiplier n par 4 pour diviser l'amplitude par 2. Un écart de 0,08 à la valeur théorique s'explique aisément par le hasard sur 100 lancers, mais devient invraisemblable sur 1000. Autrement dit, ce n'est pas la fréquence seule qui compte, c'est le couple fréquence et taille d'échantillon. C'est aussi pourquoi un sondage sur 50 personnes ne permet presque jamais de conclure.
d)
Il faut sortir de [0,4;0,6], donc obtenir une fréquence strictement supérieure à 0,6, c'est-à-dire au moins 61 piles sur 100 (ou au plus 39, du côté opposé). Avec 60 piles exactement, la fréquence 0,6 est encore une borne de l'intervalle, donc on ne rejette pas. Trois piles de plus que les 58 observés auraient donc inversé la conclusion, ce qui montre à quel point un test au seuil de 95 % est une décision, et non une preuve.
e)
Les écarts valent ∣0,43−0,5∣=0,07 pour n=100 et ∣0,502−0,5∣=0,002 pour n=100000.
C'est la loi des grands nombres, dans la version du programme : lorsque n est grand, sauf exception, la fréquence observée est proche de la probabilité.
Elle ne promet ni une fréquence égale à 0,5, ni un écart qui diminue à chaque étape : ici, l'écart remonte de 0,005 à 0,0122 entre 1000 et 10000 lancers.
Une autre exécution du programme donnerait d'autres nombres : c'est la fluctuation d'échantillonnage.
Exercice 9 : Quatre raisonnements à démonter
Chacune des affirmations suivantes est fausse ou incomplète. Dites pourquoi, et corrigez.
Trois des quatre erreurs viennent de la même source : appliquer une formule sans vérifier l'hypothèse qui la rend valable.
a) « A et B sont incompatibles, avec P(A)=0,5 et P(B)=0,6. »
b) « Pour deux événements quelconques, P(A∪B)=P(A)+P(B). »
c) « Une pièce a deux faces, donc la probabilité d'obtenir pile est toujours 21. »
d) « On lance deux dés et on note la somme. Les sommes possibles vont de 2 à 12, cela fait 11 issues, donc la probabilité d'obtenir 7 est 111. »
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Réponses
a)Impossible : 0,5+0,6=1,1>1
b)P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)
c)Seulement si la pièce est équilibrée
d)P(7)=366=61, P(2)=361
a)
Impossible. Si A et B étaient incompatibles, on aurait P(A∪B)=P(A)+P(B)=0,5+0,6=1,1, or aucune probabilité ne peut dépasser 1. Deux événements de probabilités 0,5 et 0,6 ont donc nécessairement une intersection, et même une intersection de probabilité au moins 0,1. Cette contrainte, P(A∩B)≥P(A)+P(B)−1, est la version chiffrée de l'idée que deux ensembles occupant ensemble plus de place que le tout doivent se chevaucher.
b)
L'égalité P(A∪B)=P(A)+P(B) n'est valable que si A et B sont incompatibles. Dans le cas général il faut retrancher l'intersection : P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B). La première formule est un cas particulier de la seconde, celui où P(A∩B)=0, et non une formule concurrente. Contre-exemple pris à l'exercice 2 : roi et cœur donnent 134 et non 5217.
c)
Compter les issues ne suffit jamais : la formule cas favorables sur cas possibles exige que les issues soient ÉQUIPROBABLES. La conclusion n'est donc valable que pour une pièce équilibrée. Une pièce truquée a bien deux issues, mais des probabilités différentes, comme le dé de l'exercice 1 qui a six faces sans avoir six probabilités égales à 61.
d)
Même erreur, sous une forme plus spectaculaire. Les 11 sommes possibles ne sont pas équiprobables : il n'existe qu'une façon d'obtenir 2, à savoir 1 et 1, contre six façons d'obtenir 7, qui sont 1+6, 2+5, 3+4, 4+3, 5+2 et 6+1. Le bon univers équiprobable est celui des 36 couples de résultats des deux dés : P(7)=366=61≈0,167 alors que P(2)=361≈0,028, six fois moins. La leçon générale du chapitre : avant tout comptage, il faut choisir un univers dont les issues ont vraiment la même probabilité.
Exercice 10 : Rendre un jeu équitable
Un jeu de fête foraine se joue avec un dé équilibré à six faces. Le joueur lance le dé une fois.
Règle initiale : son gain net est de 5 dollars s'il obtient un 6, et il perd 1 dollar sinon.
Un jeu est dit équitable quand, sur un très grand nombre de parties, le gain moyen par partie du joueur est proche de zéro : ni lui ni l'organisateur n'est avantagé. En Première, ce raisonnement sur un grand nombre de parties deviendra le calcul de l'espérance.
a) Quelle est la probabilité d'obtenir un 6 ?
b) Sur 600 parties, à combien de 6 peut-on s'attendre environ ? Estimez le gain total du joueur sur ces 600 parties.
c) Le jeu est-il équitable ? Justifiez.
d) L'organisateur remplace le gain de 5 dollars par un gain de 4 dollars. Reprenez le calcul de la question b) et concluez.
e) L'organisateur veut que le jeu soit équitable tout en faisant perdre 2 dollars au joueur en cas d'échec. Quel gain g doit-il proposer pour un 6 ?
Voir la correction
Réponses
a)61
b)100 six ; gain total 0
c)Équitable
d)−100 dollars : défavorable au joueur
e)g=10 dollars
a)
Le dé est équilibré, donc les six faces sont équiprobables et P(6)=61≈0,167. Le joueur perd donc environ cinq fois sur six.
b)
Sur 600 parties, on attend environ 600×61=100 apparitions du 6, donc 500 échecs. Gain estimé : 100×5+500×(−1)=500−500=0 dollar. Le choix de 600 n'est pas anodin : c'est un multiple de 6, ce qui évite les arrondis et rend le raisonnement lisible. On peut refaire le calcul avec 6000 parties, on trouvera encore 0.
c)
Le gain total attendu étant nul, le jeu est équitable. Attention à ce que cela signifie : sur une partie donnée, le joueur gagne 5 ou perd 1, jamais 0. C'est seulement la moyenne sur un grand nombre de parties qui s'approche de zéro. Un jeu équitable n'est pas un jeu sans risque.
d)
Avec un gain de 4 dollars : 100×4+500×(−1)=400−500=−100 dollars sur 600 parties, soit environ −0,17 dollar par partie. Le jeu devient défavorable au joueur, et c'est exactement le principe économique d'une fête foraine : la perte moyenne du joueur est le bénéfice de l'organisateur, ici environ 17 centimes par partie, soit 100 dollars pour 600 parties jouées.
e)
Avec une perte de 2 dollars en cas d'échec, le total sur 600 parties vaut 100g+500×(−2)=100g−1000. L'équité impose que ce total soit nul, donc 100g=1000 et g=10 dollars. Vérification : 100×10−1000=0 ✓. Lecture générale : pour rester équitable, le gain doit compenser exactement le rapport des fréquences, ici g×1=2×5 puisque l'échec est cinq fois plus fréquent que le succès. Doubler la perte double donc le gain nécessaire, ce qui explique le passage de 5 à 10 dollars.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Deux dés : le tableau des 36 issues
On lance deux dés équilibrés à six faces, l'un rouge et l'autre bleu. L'univers équiprobable est celui des 36 couples (résultat du rouge ; résultat du bleu).
Pour chaque question, on peut s'aider d'un tableau à 6 lignes et 6 colonnes, dans lequel on colorie les cases favorables.
a) Justifiez qu'il y a 36 issues équiprobables.
b) Calculez la probabilité d'obtenir un double.
c) Calculez la probabilité que la somme soit au moins égale à 10.
d) Calculez la probabilité d'obtenir au moins un 6.
e) Calculez la probabilité que le produit des deux résultats soit pair.
Voir la correction
Réponses
a)6×6=36 couples équiprobables
b)61
c)366=61
d)3611
e)3627=43
a)
Le dé rouge a 6 résultats possibles et, pour chacun, le dé bleu en a 6 : 6×6=36 couples. Les dés étant équilibrés et distincts, ces 36 couples sont équiprobables, de probabilité 361 chacun. Distinguer les deux dés par leur couleur est ce qui rend (2;5) et (5;2) différents.
b)
Les doubles sont les 6 cases de la diagonale : P=366=61.
c)
Somme 10 : (4;6), (5;5), (6;4), soit 3 cases. Somme 11 : (5;6), (6;5), soit 2 cases. Somme 12 : (6;6), soit 1 case. Au total 6 cases : P=366=61. « Au moins 10 » inclut 10 : l'oublier ferait perdre la moitié des cas.
d)
Le contraire de « au moins un 6 » est « aucun 6 » : 5 résultats pour chaque dé, soit 5×5=25 cases. Donc P=1−3625=3611≈0,306. Le compte direct donne 6+6−1=11 cases, le couple (6;6) n'étant compté qu'une fois ✓. Répondre 3612 compte deux fois le double six.
e)
Un produit est impair seulement si les deux facteurs sont impairs : 3×3=9 cases. Donc P(produit pair)=1−369=3627=43.
Le fil : un univers équiprobable bien choisi transforme chaque question en comptage de cases, et le passage au contraire divise souvent le travail par deux.
Exercice 12 : Trois lancers d'une pièce équilibrée
On lance trois fois de suite une pièce équilibrée et l'on note la suite des résultats, par exemple PFP pour pile, face, pile.
a) Construisez l'arbre et donnez le nombre d'issues.
b) Calculez la probabilité d'obtenir trois piles.
c) Calculez la probabilité d'obtenir exactement deux piles.
d) Calculez la probabilité d'obtenir au moins un pile.
e) Calculez la probabilité que deux lancers consécutifs ne donnent jamais le même résultat.
Voir la correction
Réponses
a)8 issues
b)81
c)83
d)87
e)82=41
a)
Chaque lancer double le nombre de branches : 2×2×2=8 issues, PPP, PPF, PFP, PFF, FPP, FPF, FFP, FFF. La pièce étant équilibrée, elles sont équiprobables, de probabilité 81 chacune.
b)
Un seul chemin : P(PPP)=21×21×21=81.
c)
Les issues favorables sont PPF, PFP et FPP : la face peut être au premier, au deuxième ou au troisième lancer. P=83. Répondre 81 oublie que « deux piles » se réalise de trois façons.
d)
Le contraire est FFF, de probabilité 81. Donc P=1−81=87.
e)
Il faut alterner : PFP ou FPF, soit 2 issues. P=82=41.
À retenir : le nombre d'issues d'un arbre se multiplie à chaque étape, et « exactement k » demande de compter toutes les positions possibles, pas un seul chemin.
Exercice 13 : Tirage simultané : choisir deux délégués
Cinq élèves se présentent pour deux postes de délégués : Alice, Bruno, Chloé, David et Emma. On tire au sort, SIMULTANÉMENT, deux noms parmi les cinq : l'ordre ne compte pas.
Alice, Chloé et Emma sont des filles, Bruno et David des garçons.
a) Dressez la liste de tous les binômes possibles. Combien y en a-t-il ?
b) Calculez la probabilité qu'Alice soit élue.
c) Calculez la probabilité que le binôme soit Alice et Bruno.
d) Calculez la probabilité que les deux délégués soient des filles, puis celle qu'il y ait une fille et un garçon.
e) Calculez la probabilité qu'au moins un garçon soit élu.
Voir la correction
Réponses
a)10 binômes
b)0,4
c)0,1
d)Deux filles 0,3 ; une fille et un garçon 0,6
e)0,7
a)
En notant chaque élève par son initiale : AB, AC, AD, AE, BC, BD, BE, CD, CE, DE. Il y a 10 binômes. On les liste dans un ordre systématique (tous ceux qui contiennent A, puis ceux qui contiennent B sans A, et ainsi de suite) pour n'en oublier aucun et n'en compter aucun deux fois : AB et BA sont le MÊME binôme.
b)
Alice figure dans AB, AC, AD, AE : 4 binômes sur 10. P=104=0,4. C'est aussi 52 : deux postes pour cinq candidats.
c)
Un seul binôme : P=101=0,1.
d)
Deux filles : AC, AE, CE, soit 3 binômes, P=103=0,3. Deux garçons : BD seulement, P=101. Une fille et un garçon : le reste, 10−3−1=6 binômes, P=0,6. Contrôle : 0,3+0,1+0,6=1 ✓.
e)
« Au moins un garçon » est le contraire de « deux filles » : P=1−0,3=0,7.
Le point de méthode : dans un tirage simultané, l'ordre ne compte pas, donc on liste des PAIRES et non des couples. Compter AB et BA séparément donnerait 20 issues, et il faudrait alors doubler aussi tous les cas favorables.
Exercice 14 : Problème : fiabilité d'un test de dépistage
Dans une population de 10000 personnes, 2% sont atteintes d'une maladie. Un test de dépistage est positif chez 95% des personnes malades, et il est aussi positif, à tort, chez 3% des personnes non malades.
On raisonne sur les effectifs, en complétant un tableau croisé Malade / Non malade et Test positif / Test négatif.
a) Complétez le tableau : nombre de malades testés positifs, de non-malades testés positifs, et total des tests positifs.
b) On choisit une personne au hasard. Quelle est la probabilité que son test soit positif ?
c) Parmi les personnes dont le test est positif, quelle proportion est réellement malade ? Arrondissez au dixième de pourcentage.
d) Parmi les personnes dont le test est négatif, quelle proportion est réellement non malade ? Arrondissez au dixième de pourcentage.
e) Dans une autre population, 20% des personnes sont malades. Avec le même test, quelle proportion des tests positifs correspond à de vrais malades ?
Malades : 0,02×10000=200, dont 0,95×200=190 positifs et 10 négatifs. Non malades : 9800, dont 0,03×9800=294 positifs et 9506 négatifs. Total des positifs : 190+294=484.
b)
P(positif)=10000484=0,0484.
c)
On divise par le nombre de POSITIFS, pas par la population : 484190≈0,393, soit environ 39,3%. Moins de quatre positifs sur dix sont malades, alors que le test « détecte 95% des malades ». La raison : les non-malades sont si nombreux que 3% d'entre eux, 294 personnes, dépassent les 190 vrais positifs.
d)
Négatifs : 10+9506=9516. Proportion de non-malades : 95169506≈0,999, soit 99,9%. Un test négatif est donc très rassurant, un test positif beaucoup moins.
e)
Sur 10000 personnes : 2000 malades, dont 1900 positifs ; 8000 non-malades, dont 240 positifs. Proportion : 21401900≈0,888, soit environ 88,8%. Le même test devient bien plus fiable quand la maladie est fréquente : la fiabilité d'un résultat positif dépend de la population, pas seulement du test.
Ce problème est le plus bel exemple du chapitre de l'importance de la population de référence : 95% se calcule sur les malades, 39,3% sur les positifs, et les confondre conduit à des conclusions médicales fausses.
Exercice 15 : Problème : la cible de fléchettes
Une cible circulaire de rayon 30 cm est partagée en trois zones : un disque central de rayon 10 cm, un anneau entre 10 et 20 cm, et un anneau extérieur entre 20 et 30 cm.
On suppose que la fléchette atteint toujours la cible, et que la probabilité d'atteindre une zone est proportionnelle à son aire.
La figure donne les trois zones, avec leurs rayons.
a) Calculez l'aire de chaque zone en fonction de π.
b) Calculez la probabilité d'atteindre chacune des trois zones.
c) Le joueur mise 3 euros. Il reçoit 13 euros s'il atteint le centre, 5 euros s'il atteint l'anneau du milieu et rien sinon. Sur 900 lancers, estimez son gain total, mises déduites.
d) Quelle somme s faudrait-il remettre pour le centre, les autres règles étant inchangées, pour que le jeu soit équitable ?
e) Le joueur lance deux fléchettes. Quelle est la probabilité qu'elles atteignent toutes les deux l'anneau extérieur ?
Voir la correction
Réponses
a)100π, 300π, 500π cm²
b)91, 31, 95
c)+100 euros : favorable au joueur
d)s=12 euros
e)8125≈0,309
a)
Centre : π×102=100π cm². Anneau du milieu : π×202−π×102=300π cm². Anneau extérieur : 900π−400π=500π cm². Total : 900π cm² ✓. Doubler le rayon QUADRUPLE l'aire : l'anneau du milieu n'a pas la même aire que le centre.
b)
P(centre)=900π100π=91≈0,111 ; P(milieu)=900π300π=31 ; P(exteˊrieur)=95≈0,556. Le facteur π se simplifie : seules les proportions comptent.
c)
Sur 900 lancers, on attend environ 100 centres, 300 milieux et 500 extérieurs. Sommes reçues : 100×13+300×5=1300+1500=2800 euros. Mises : 900×3=2700 euros. Gain total : 2800−2700=+100 euros, soit environ 0,11 euro par lancer. Le jeu est légèrement favorable au joueur.
d)
Il faut 100s+1500=2700, soit 100s=1200 et s=12 euros. Contrôle : 100×12+300×5−900×3=0 ✓.
e)
Les deux lancers sont indépendants : on multiplie le long du chemin extérieur puis extérieur. P=95×95=8125≈0,309.
Ce problème relie deux chapitres : l'aire d'un disque donne la loi de probabilité, et le raisonnement sur un grand nombre de parties décide si le jeu est équitable.
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