Troisième, programme français à Montréal • Exercices corrigés

Exercices corrigés : probabilités en Troisième

Ces quinze exercices corrigés couvrent la probabilité d'un événement, l'événement contraire et les expériences à deux épreuves, au programme de troisième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.

Le fil de la série tient en une question, toujours la même : combien d'issues FAVORABLES sur combien d'issues au TOTAL, et ces issues sont-elles équiprobables ? Tant que cette dernière condition n'est pas vérifiée, compter les cas ne donne rien. C'est ce qui fait la différence entre le lancer d'un dé, où les six faces sont interchangeables, et la somme de deux dés, où 77 est six fois plus probable que 22.

Pour deux épreuves, l'arbre est l'outil unique. On MULTIPLIE les probabilités le long d'un chemin, parce que les deux conditions doivent être remplies l'une après l'autre, et on ADDITIONNE les chemins qui conviennent, parce qu'il suffit que l'un d'eux se produise. Multiplier pour ET, additionner pour OU : c'est la seule règle du chapitre, et elle explique aussi pourquoi la somme de toutes les branches vaut 11.

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Ce chapitre fait partie de Mathématiques en Troisième
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (5 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Fractions et proportionnalitéSixième
  2. 2Durées, tableaux et graphiquesSixième
  3. 3Les fractionsCinquième
  4. 4Statistiques et probabilitésCinquième
  5. 5Statistiques et probabilitésQuatrième

Rappel de cours

  • Quand les issues sont équiprobables, la probabilité d'un événement vaut le nombre d'issues qui le réalisent divisé par le nombre total d'issues. C'est un nombre compris entre 00 et 11.
  • La probabilité d'un événement impossible vaut 00, celle d'un événement certain vaut 11, et la somme des probabilités de toutes les issues vaut 11.
  • Événement contraire : p(contraire de A)=1p(A)p(\text{contraire de }A)=1-p(A). C'est le raccourci à chercher dès qu'un énoncé contient les mots « au moins un ».
  • Arbre à deux épreuves : la probabilité d'un chemin est le PRODUIT des probabilités rencontrées ; la probabilité d'un événement est la SOMME des chemins qui le réalisent.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Un dé équilibré, et le vocabulaire

On lance un dé équilibré à six faces numérotées de 11 à 66. Le mot équilibré est celui qui autorise tout le reste : il signifie que les six issues ont la même probabilité, et sans lui aucun comptage ne serait valable.

  • 1) Donner la probabilité d'obtenir 44.
  • 2) Donner la probabilité d'obtenir un nombre pair.
  • 3) Donner la probabilité d'obtenir un nombre strictement supérieur à 44.
  • 4) Écrire l'événement contraire de « obtenir au moins 55 » et donner sa probabilité.
  • 5) Donner la probabilité d'obtenir 77, puis celle d'obtenir un entier compris entre 11 et 66.
  • 6) Vérifier que la somme des probabilités des six issues vaut 11, et dire pourquoi ce n'est pas un hasard.

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Réponses

  • 1) 16\frac{1}{6}
  • 2) 12\frac{1}{2}
  • 3) 13\frac{1}{3}
  • 4) Au plus 4 : 23\frac{2}{3}
  • 5) 0 et 1
  • 6) 6×16=16\times\frac{1}{6}=1

1) Il y a une seule issue favorable, la face 44, sur six issues équiprobables : p=160,167p=\dfrac{1}{6}\approx 0{,}167.

2) Les nombres pairs sont 22, 44 et 66, soit trois issues favorables : p=36=12p=\dfrac{3}{6}=\dfrac{1}{2}. Une probabilité se donne toujours sous forme irréductible ou décimale, jamais sous la forme brute 36\dfrac{3}{6} seule.

3) Strictement supérieur à 44 signifie 55 ou 66, donc deux issues : p=26=130,333p=\dfrac{2}{6}=\dfrac{1}{3}\approx 0{,}333. Noter que 44 est EXCLU par le mot « strictement ».

4) « Obtenir au moins 55 » signifie obtenir 55 ou 66. Son contraire est « obtenir au plus 44 », c'est-à-dire 11, 22, 33 ou 44, et sa probabilité vaut 126=46=231-\dfrac{2}{6}=\dfrac{4}{6}=\dfrac{2}{3}. Le piège du vocabulaire est ici : « au plus 55 » ne conviendrait PAS, car la face 55 appartiendrait alors aux deux événements à la fois. Un événement et son contraire ne partagent jamais aucune issue, et ensemble ils les couvrent toutes.

5) La face 77 n'existe pas : l'événement est IMPOSSIBLE et sa probabilité vaut 00. En revanche obtenir un entier compris entre 11 et 66 arrive à coup sûr : l'événement est CERTAIN et sa probabilité vaut 11. Toute probabilité se situe entre ces deux bornes ; un résultat négatif ou supérieur à 11 signale une erreur, sans avoir besoin de la chercher.

6) Chacune des six issues a pour probabilité 16\dfrac{1}{6}, et 6×16=16\times \dfrac{1}{6}=1. Ce n'est pas un hasard : l'événement « obtenir l'une des six faces » est certain, or il se décompose en six issues qui ne peuvent pas se produire ensemble. Leur somme vaut donc la probabilité de l'événement certain, c'est-à-dire 11. C'est le contrôle à faire sur tout tableau de probabilités.

Exercice 2 : L'urne et sa composition

Une urne opaque contient 1212 jetons indiscernables au toucher : 55 rouges, 44 verts et 33 bleus. On en tire un au hasard.

RRRRRVVVVBBB12 jetonsR : rouge (5)V : vert (4)B : bleu (3)
  • 1) Donner la probabilité de tirer un jeton rouge, un vert, un bleu, sous forme irréductible.
  • 2) Vérifier que la somme des trois probabilités vaut 11.
  • 3) Donner la probabilité de ne PAS tirer un jeton rouge, de deux façons.
  • 4) On ajoute 33 jetons bleus. Que devient la probabilité de tirer un bleu ?
  • 5) En repartant de l'urne initiale, combien de jetons verts faut-il ajouter pour que la probabilité de tirer un vert atteigne exactement 12\dfrac{1}{2} ?
  • 6) Peut-on, en ajoutant seulement des jetons rouges, faire tomber la probabilité de tirer un bleu à exactement 15\dfrac{1}{5} ?

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Réponses

  • 1) 512\frac{5}{12}, 13\frac{1}{3}, 14\frac{1}{4}
  • 2) 1212=1\frac{12}{12}=1
  • 3) 712\frac{7}{12}
  • 4) 615=0,4\frac{6}{15}=0{,}4
  • 5) 4 jetons verts
  • 6) Oui : 3 jetons rouges

1) p(rouge)=512p(\text{rouge})=\dfrac{5}{12}, qui est déjà irréductible. p(vert)=412=13p(\text{vert})=\dfrac{4}{12}=\dfrac{1}{3} et p(bleu)=312=14p(\text{bleu})=\dfrac{3}{12}=\dfrac{1}{4}.

2) 512+412+312=1212=1\dfrac{5}{12}+\dfrac{4}{12}+\dfrac{3}{12}=\dfrac{12}{12}=1. Réduire au même dénominateur 1212 rend la vérification immédiate ; c'est d'ailleurs pour cela qu'on ne simplifie qu'à la fin.

3) Première façon, par dénombrement : les jetons non rouges sont les 44 verts et les 33 bleus, soit 77 jetons, donc p=712p=\dfrac{7}{12}. Deuxième façon, par l'événement contraire : 1512=7121-\dfrac{5}{12}=\dfrac{7}{12}. Les deux coïncident, et la seconde est celle qui restera praticable quand les issues seront trop nombreuses pour être comptées.

4) L'urne contient alors 12+3=1512+3=15 jetons, dont 3+3=63+3=6 bleus, donc p=615=25=0,4p=\dfrac{6}{15}=\dfrac{2}{5}=0{,}4. Attention, les DEUX nombres changent : ajouter des jetons bleus augmente le numérateur mais aussi le dénominateur. Répondre 612\dfrac{6}{12} serait oublier que le total a grossi.

5) Si l'on ajoute xx jetons verts, l'urne compte 12+x12+x jetons dont 4+x4+x verts. On résout 4+x12+x=12\dfrac{4+x}{12+x}=\dfrac{1}{2}, ce qui donne 2(4+x)=12+x2(4+x)=12+x, soit 8+2x=12+x8+2x=12+x et x=4x=4. Il faut ajouter quatre jetons verts. Vérification : l'urne compte alors 1616 jetons dont 88 verts, et 816=12\dfrac{8}{16}=\dfrac{1}{2}.

6) Si l'on ajoute yy jetons rouges, le nombre de bleus reste 33 et le total devient 12+y12+y. On résout 312+y=15\dfrac{3}{12+y}=\dfrac{1}{5}, donc 12+y=1512+y=15 et y=3y=3. Oui, en ajoutant trois jetons rouges : l'urne compte alors 1515 jetons dont 33 bleus. On remarque que la probabilité du bleu diminue sans qu'aucun jeton bleu ne soit retiré, uniquement parce que le total augmente. Une probabilité est une PROPORTION, jamais un effectif.

Exercice 3 : Deux tirages avec remise

Une urne contient 22 boules rouges et 33 boules vertes, indiscernables au toucher. On tire une boule, on note sa couleur, on la REMET dans l'urne, puis on en tire une seconde. L'arbre de la figure décrit l'expérience.

départR2/5R puis R2/5R puis V3/5V3/5V puis R2/5V puis V3/5premier tirage, puis second tirage AVEC remise
  • 1) Justifier les probabilités portées par les branches du second niveau.
  • 2) Calculer la probabilité d'obtenir deux rouges.
  • 3) Calculer la probabilité d'obtenir deux vertes.
  • 4) Calculer la probabilité d'obtenir une boule de chaque couleur.
  • 5) Vérifier que la somme des quatre chemins vaut 11.
  • 6) Calculer la probabilité d'obtenir au moins une rouge, de la façon la plus courte.

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Réponses

  • 1) Remise : mêmes probabilités
  • 2) 0,160{,}16
  • 3) 0,360{,}36
  • 4) 0,480{,}48
  • 5) 1 ✓
  • 6) 0,640{,}64

1) Comme la première boule est remise, l'urne est exactement dans le même état au second tirage : 55 boules dont 22 rouges. Les probabilités du second niveau sont donc les MÊMES qu'au premier, 25\dfrac{2}{5} et 35\dfrac{3}{5}, quelle que soit la branche empruntée. C'est la signature de la remise, et le seul point à vérifier avant de calculer.

2) On multiplie le long du chemin : p(RR)=25×25=425=0,16p(RR)=\dfrac{2}{5}\times \dfrac{2}{5}=\dfrac{4}{25}=0{,}16.

3) p(VV)=35×35=925=0,36p(VV)=\dfrac{3}{5}\times \dfrac{3}{5}=\dfrac{9}{25}=0{,}36.

4) Deux chemins conviennent, rouge puis verte et verte puis rouge, et il faut les ADDITIONNER : 25×35+35×25=625+625=1225=0,48\dfrac{2}{5}\times \dfrac{3}{5}+\dfrac{3}{5}\times \dfrac{2}{5}=\dfrac{6}{25}+\dfrac{6}{25}=\dfrac{12}{25}=0{,}48. Oublier l'un des deux chemins, et donc répondre 625\dfrac{6}{25}, est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre : l'énoncé ne dit pas dans quel ORDRE les couleurs sortent.

5) 425+925+1225=2525=1\dfrac{4}{25}+\dfrac{9}{25}+\dfrac{12}{25}=\dfrac{25}{25}=1. Cette vérification coûte cinq secondes et détecte à la fois un chemin oublié et un produit faux.

6) « Au moins une rouge » est le contraire de « aucune rouge », c'est-à-dire de « deux vertes ». Donc p=1925=1625=0,64p=1-\dfrac{9}{25}=\dfrac{16}{25}=0{,}64. La voie directe demanderait d'additionner trois chemins, RRRR, RVRV et VRVR ; le passage par le contraire n'en demande qu'un. Dès qu'un énoncé contient « au moins un », c'est le réflexe à avoir.

Exercice 4 : Deux tirages sans remise

Même urne, 22 boules rouges et 33 vertes, mais cette fois on ne remet PAS la première boule. L'arbre garde la même forme, seules les probabilités du second niveau changent.

départR2/5R puis R1/4R puis V3/4V3/5V puis R2/4V puis V2/4second tirage SANS remise : il ne reste que 4 boules
  • 1) Justifier les probabilités du second niveau, branche par branche.
  • 2) Calculer la probabilité d'obtenir deux rouges.
  • 3) Calculer la probabilité d'obtenir deux vertes.
  • 4) Calculer la probabilité d'obtenir une boule de chaque couleur.
  • 5) Calculer la probabilité d'obtenir au moins une rouge et comparer avec l'exercice 3.
  • 6) Que vaudrait la probabilité de tirer trois rouges de suite, sans remise ?

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Réponses

  • 1) 14\frac{1}{4}, 34\frac{3}{4} ou 24\frac{2}{4}, 24\frac{2}{4}
  • 2) 0,10{,}1
  • 3) 0,30{,}3
  • 4) 0,60{,}6
  • 5) 0,70{,}7, plus qu'avec remise
  • 6) 0 : impossible

1) Après le premier tirage il ne reste que 44 boules, et leur composition dépend de ce qui est sorti. Si la première est rouge, il reste 11 rouge et 33 vertes, d'où 14\dfrac{1}{4} et 34\dfrac{3}{4}. Si la première est verte, il reste 22 rouges et 22 vertes, d'où 24\dfrac{2}{4} et 24\dfrac{2}{4}. C'est toute la différence avec l'exercice 3 : sans remise, les branches d'un même niveau ne portent plus les mêmes nombres.

2) p(RR)=25×14=220=110=0,1p(RR)=\dfrac{2}{5}\times \dfrac{1}{4}=\dfrac{2}{20}=\dfrac{1}{10}=0{,}1, contre 0,160{,}16 avec remise. Retirer une rouge de l'urne rend la seconde plus difficile à obtenir.

3) p(VV)=35×24=620=310=0,3p(VV)=\dfrac{3}{5}\times \dfrac{2}{4}=\dfrac{6}{20}=\dfrac{3}{10}=0{,}3.

4) Les deux chemins mixtes donnent 25×34+35×24=620+620=1220=35=0,6\dfrac{2}{5}\times \dfrac{3}{4}+\dfrac{3}{5}\times \dfrac{2}{4}=\dfrac{6}{20}+\dfrac{6}{20}=\dfrac{12}{20}=\dfrac{3}{5}=0{,}6. Vérification : 0,1+0,3+0,6=10{,}1+0{,}3+0{,}6=1.

5) p(au moins une rouge)=1p(VV)=1310=710=0,7p(\text{au moins une rouge})=1-p(VV)=1-\dfrac{3}{10}=\dfrac{7}{10}=0{,}7, contre 0,640{,}64 avec remise. Le tirage sans remise rend donc « au moins une rouge » PLUS probable, ce qui surprend souvent. L'explication tient en une phrase : sans remise, deux vertes de suite sont plus difficiles à obtenir, car la première verte appauvrit le stock de vertes.

6) Il n'y a que deux boules rouges dans l'urne : en tirer trois est IMPOSSIBLE, la probabilité vaut 00. Le calcul le confirme d'ailleurs de lui-même, 25×14×03=0\dfrac{2}{5}\times \dfrac{1}{4}\times \dfrac{0}{3}=0, le troisième facteur étant nul faute de rouge restante. Avec remise, en revanche, la même question donnerait (25)3=8125=0,064\left(\dfrac{2}{5}\right)^3=\dfrac{8}{125}=0{,}064, une valeur petite mais non nulle.

Exercice 5 : Fréquence observée et probabilité

Un élève lance mille fois un dé à six faces et note les résultats : la face 11 sort 158158 fois, la face 22 sort 171171 fois, la 33 sort 165165 fois, la 44 sort 180180 fois, la 55 sort 154154 fois et la 66 sort 172172 fois.

  • 1) Vérifier que le total des effectifs vaut 10001000.
  • 2) Calculer la fréquence de la face 44, puis celle de la face 55.
  • 3) Comparer ces fréquences à la probabilité théorique.
  • 4) Calculer l'écart le plus grand entre un effectif observé et l'effectif attendu.
  • 5) Peut-on conclure que le dé est truqué ?
  • 6) Que se passerait-il avec cent mille lancers ?

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Réponses

  • 1) 1 000 ✓
  • 2) 0,1800{,}180 et 0,1540{,}154
  • 3) Proches de 160,167\frac{1}{6}\approx 0{,}167
  • 4) 13,3\approx 13{,}3 pour la face 4
  • 5) Non : fluctuation normale
  • 6) Fréquences vers 16\frac{1}{6}

1) 158+171+165+180+154+172=1000158+171+165+180+154+172=1000. Cette vérification n'est pas une formalité : un total faux invaliderait toutes les fréquences d'un coup.

2) La fréquence de la face 44 vaut 1801000=0,180\dfrac{180}{1000}=0{,}180, soit 18,018{,}0 pour cent. Celle de la face 55 vaut 1541000=0,154\dfrac{154}{1000}=0{,}154, soit 15,415{,}4 pour cent.

3) La probabilité théorique de chaque face vaut 160,1667\dfrac{1}{6}\approx 0{,}1667, soit environ 16,716{,}7 pour cent. La face 44 est donc sortie un peu plus souvent que prévu, la face 55 un peu moins. Les mots comptent : une FRÉQUENCE se constate après coup sur des lancers réels, une PROBABILITÉ se calcule avant, sur le modèle. Elles ne sont jamais égales, et il n'y a aucune raison qu'elles le soient.

4) L'effectif attendu pour chaque face vaut 10006166,7\dfrac{1000}{6}\approx 166{,}7. Les écarts valent environ 8,78{,}7 pour la face 11, 4,34{,}3 pour la 22, 1,71{,}7 pour la 33, 13,313{,}3 pour la 44, 12,712{,}7 pour la 55 et 5,35{,}3 pour la 66. Le plus grand est celui de la face 44, environ 13,313{,}3 lancers, soit 1,31{,}3 pour cent des mille lancers.

5) Non. Un écart de treize lancers sur mille est tout à fait ordinaire : sur un tirage au hasard, les fréquences fluctuent toujours autour de la probabilité, et il serait au contraire très suspect d'obtenir exactement 166,67166{,}67 fois chaque face, ce qui n'est même pas un nombre entier. Conclure au truquage demanderait des écarts d'un tout autre ordre, ou beaucoup plus de lancers.

6) Les fréquences se rapprocheraient de 16\dfrac{1}{6}. C'est la loi des grands nombres : plus le nombre d'expériences augmente, plus la fréquence observée se stabilise autour de la probabilité. Attention à ce qu'elle ne dit PAS : elle ne promet aucun rattrapage. Une face en retard n'a pas plus de chances de sortir au coup suivant ; c'est simplement que l'écart, rapporté au nombre total de lancers, devient de plus en plus petit.

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : La roue de la kermesse

Une roue équilibrée est partagée en huit secteurs identiques : quatre blancs, trois gris et un noir. On gagne un lot si la roue s'arrête sur le secteur noir.

NBBGBGBGB : blanc (4 secteurs)G : gris (3 secteurs)N : noir (1 secteur)
  • 1) Donner la probabilité de gagner en un tour.
  • 2) On joue deux tours de suite, indépendants. Calculer la probabilité de ne rien gagner.
  • 3) En déduire la probabilité de gagner au moins un lot en deux tours.
  • 4) Calculer la probabilité de gagner exactement une fois en deux tours.
  • 5) Combien de tours faut-il jouer pour que la probabilité de gagner au moins un lot dépasse 12\dfrac{1}{2} ?
  • 6) Un joueur affirme : « en huit tours, je suis sûr de gagner ». Que répondre ?

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Réponses

  • 1) 18\frac{1}{8}
  • 2) 49640,766\frac{49}{64}\approx 0{,}766
  • 3) 15640,234\frac{15}{64}\approx 0{,}234
  • 4) 14640,219\frac{14}{64}\approx 0{,}219
  • 5) Six tours
  • 6) Faux : 0,344\approx 0{,}344 de ne rien gagner

1) Les huit secteurs sont identiques donc équiprobables, et un seul est noir : p=18=0,125p=\dfrac{1}{8}=0{,}125.

2) Ne rien gagner en un tour a pour probabilité 118=781-\dfrac{1}{8}=\dfrac{7}{8}. Les deux tours étant indépendants, on multiplie : (78)2=49640,766\left(\dfrac{7}{8}\right)^2=\dfrac{49}{64}\approx 0{,}766.

3) C'est l'événement contraire du précédent : 14964=15640,2341-\dfrac{49}{64}=\dfrac{15}{64}\approx 0{,}234.

4) Deux chemins conviennent, gagner puis perdre et perdre puis gagner : 2×18×78=14640,2192\times \dfrac{1}{8}\times \dfrac{7}{8}=\dfrac{14}{64}\approx 0{,}219. On vérifie la cohérence : gagner deux fois vaut 164\dfrac{1}{64}, et 1464+164=1564\dfrac{14}{64}+\dfrac{1}{64}=\dfrac{15}{64}, ce qui est bien le résultat de la question 3.

5) Il faut 1(78)n>0,51-\left(\dfrac{7}{8}\right)^n>0{,}5, c'est-à-dire (78)n<0,5\left(\dfrac{7}{8}\right)^n<0{,}5. On calcule de proche en proche : 0,8750{,}875 ; 0,7660{,}766 ; 0,6700{,}670 ; 0,5860{,}586 ; 0,5130{,}513 ; 0,4490{,}449. La condition est remplie à partir de n=6n=6. Il faut donc jouer six tours pour avoir plus d'une chance sur deux de gagner au moins un lot.

6) Que c'est faux. La probabilité de ne rien gagner en huit tours vaut (78)80,344\left(\dfrac{7}{8}\right)^8\approx 0{,}344 : il a plus d'une chance sur trois de repartir les mains vides. Le raisonnement « une chance sur huit, donc huit tours suffisent » revient à additionner huit fois 18\dfrac{1}{8} pour obtenir 11, ce qui est interdit : on n'additionne les probabilités que pour des événements qui ne peuvent pas se produire ensemble, et ici les huit tours peuvent très bien être gagnants tous les huit.

Exercice 7 : La somme de deux dés

On lance simultanément un dé rouge et un dé vert, tous deux équilibrés. Le tableau à double entrée donne la somme des deux faces pour chacune des trente-six issues, qui sont équiprobables.

+112233445566234567345678456789567891067891011789101112de rouge en colonne, de vert en ligne
  • 1) Justifier qu'il y a bien 3636 issues équiprobables.
  • 2) Donner la probabilité d'obtenir une somme de 77.
  • 3) Donner la probabilité d'obtenir une somme de 22, puis de 1212.
  • 4) Donner la probabilité d'obtenir une somme supérieure ou égale à 1010.
  • 5) Donner la probabilité d'obtenir une somme paire.
  • 6) Un joueur dit : « il y a onze sommes possibles, de 22 à 1212, donc chacune a une chance sur onze ». Que répondre ?

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Réponses

  • 1) 6×6=366\times 6=36
  • 2) 636=16\frac{6}{36}=\frac{1}{6}
  • 3) 136\frac{1}{36} chacune
  • 4) 636=16\frac{6}{36}=\frac{1}{6}
  • 5) 1836=12\frac{18}{36}=\frac{1}{2}
  • 6) Sommes non équiprobables

1) Le dé rouge peut donner six résultats, et pour chacun d'eux le dé vert en donne six : il y a donc 6×6=366\times 6=36 couples possibles. Ils sont équiprobables parce que les deux dés sont équilibrés et indépendants. C'est le tableau, et non la liste des sommes, qui donne le bon dénominateur.

2) La somme 77 apparaît sur toute une diagonale du tableau : (1;6)(1;6), (2;5)(2;5), (3;4)(3;4), (4;3)(4;3), (5;2)(5;2) et (6;1)(6;1), soit six cases. Donc p=636=160,167p=\dfrac{6}{36}=\dfrac{1}{6}\approx 0{,}167. C'est la somme la plus probable, et c'est pour cela qu'elle est au centre de tant de jeux de dés.

3) La somme 22 ne s'obtient que par (1;1)(1;1), une seule case : p=1360,028p=\dfrac{1}{36}\approx 0{,}028. La somme 1212 ne s'obtient que par (6;6)(6;6) : p=136p=\dfrac{1}{36} également. Ces deux sommes sont six fois moins probables que 77.

4) Les sommes supérieures ou égales à 1010 sont 1010, 1111 et 1212. La somme 1010 occupe trois cases, (4;6)(4;6), (5;5)(5;5) et (6;4)(6;4) ; la somme 1111 en occupe deux ; la somme 1212 une seule. Cela fait 3+2+1=63+2+1=6 cases, donc p=636=16p=\dfrac{6}{36}=\dfrac{1}{6}.

5) Une somme est paire quand les deux dés ont la même parité : pair et pair, ou impair et impair. Chaque dé a trois faces paires et trois impaires, donc cela fait 3×3+3×3=183\times 3+3\times 3=18 cases sur 3636, soit p=1836=12p=\dfrac{18}{36}=\dfrac{1}{2}. Le comptage case par case donnerait le même résultat, en beaucoup plus long.

6) Que les onze sommes ne sont PAS équiprobables, et que la règle « favorables sur total » ne s'applique qu'à des issues équiprobables. La somme 77 a six fois plus de chances que la somme 22, comme le montre le tableau. Si l'on veut absolument compter, il faut compter les trente-six couples, qui sont équiprobables, et non les onze sommes, qui ne le sont pas. C'est le piège central du chapitre : le dénominateur n'est pas le nombre de réponses possibles, c'est le nombre d'issues élémentaires.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.

  • 1) « Comme il y a onze sommes possibles avec deux dés, chacune a pour probabilité 111\dfrac{1}{11}. »
  • 2) « Le contraire de l'événement « obtenir au moins une rouge » est « obtenir au moins une verte ». »
  • 3) « Sur un arbre, on additionne les probabilités le long d'un chemin. »
  • 4) « Une pièce est tombée cinq fois sur pile, donc face a plus de chances de sortir au sixième lancer. »
  • 5) « Une probabilité peut valoir 1,21{,}2 si l'événement est très probable. »

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Réponses

  • 1) On compte sur 36 couples
  • 2) Contraire : aucune rouge
  • 3) On multiplie sur un chemin
  • 4) Pas de mémoire : 12\frac{1}{2}
  • 5) Entre 0 et 1

1) FAUX. Les onze sommes ne sont pas équiprobables : la somme 77 occupe six cases du tableau contre une seule pour la somme 22. Énoncé correct : on compte sur les 3636 couples équiprobables, ce qui donne 636\dfrac{6}{36} pour la somme 77 et 136\dfrac{1}{36} pour la somme 22.

2) FAUX. Le contraire de « au moins une rouge » est « AUCUNE rouge », c'est-à-dire ici « deux vertes ». « Au moins une verte » n'est pas le contraire, puisque le tirage rouge puis verte réalise les deux événements à la fois, ce qu'un événement et son contraire ne peuvent jamais faire.

3) FAUX. On MULTIPLIE le long d'un chemin, parce que les deux étapes doivent se produire l'une après l'autre ; on additionne entre chemins différents. Sur l'arbre sans remise, le chemin des deux rouges donne 25×14=0,1\dfrac{2}{5}\times \dfrac{1}{4}=0{,}1, alors qu'additionner donnerait 0,650{,}65, une valeur supérieure à la probabilité du premier tirage seul, ce qui est absurde.

4) FAUX. La pièce n'a pas de mémoire : à chaque lancer, pile et face restent à 12\dfrac{1}{2}. La loi des grands nombres dit que la fréquence se rapproche de 12\dfrac{1}{2} quand le nombre de lancers augmente, mais par DILUTION de l'écart dans un total qui grandit, pas par compensation. Cette confusion porte un nom, l'erreur du joueur, et elle coûte cher dans les casinos.

5) FAUX. Une probabilité est toujours comprise entre 00 et 11, bornes incluses. La valeur 00 correspond à l'événement impossible, la valeur 11 à l'événement certain, et il n'y a rien au-delà : un événement ne peut pas être plus que certain. Tout résultat supérieur à 11 ou négatif signale une erreur de calcul, souvent un chemin compte deux fois.

Exercice 9 : Deux élèves tirés au sort

Une classe compte 3030 élèves, dont 1212 filles et 1818 garçons. Le professeur tire au sort deux élèves différents pour présenter un exposé. Le tirage se fait donc SANS remise.

  • 1) Donner la probabilité que le premier élève tiré soit une fille.
  • 2) Calculer la probabilité que les deux élèves tirés soient des filles.
  • 3) Calculer la probabilité que les deux soient des garçons.
  • 4) En déduire la probabilité d'obtenir une fille et un garçon.
  • 5) Retrouver ce dernier résultat directement.
  • 6) Le professeur veut au moins une fille. Quelle est la probabilité que son souhait soit exaucé ?

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Réponses

  • 1) 0,40{,}4
  • 2) 221450,152\frac{22}{145}\approx 0{,}152
  • 3) 511450,352\frac{51}{145}\approx 0{,}352
  • 4) 721450,497\frac{72}{145}\approx 0{,}497
  • 5) Deux chemins de 216870\frac{216}{870}
  • 6) 941450,648\frac{94}{145}\approx 0{,}648

1) p=1230=25=0,4p=\dfrac{12}{30}=\dfrac{2}{5}=0{,}4.

2) Après le tirage d'une fille, il reste 2929 élèves dont 1111 filles. Donc p(FF)=1230×1129=132870=221450,152p(FF)=\dfrac{12}{30}\times \dfrac{11}{29}=\dfrac{132}{870}=\dfrac{22}{145}\approx 0{,}152. Le dénominateur passe de 3030 à 2929 ET le numérateur de 1212 à 1111 : les deux changent, c'est ce que veut dire « sans remise ».

3) p(GG)=1830×1729=306870=511450,352p(GG)=\dfrac{18}{30}\times \dfrac{17}{29}=\dfrac{306}{870}=\dfrac{51}{145}\approx 0{,}352.

4) Les trois événements « deux filles », « deux garçons » et « un de chaque » recouvrent toutes les possibilités, donc p=12214551145=14573145=721450,497p=1-\dfrac{22}{145}-\dfrac{51}{145}=\dfrac{145-73}{145}=\dfrac{72}{145}\approx 0{,}497.

5) Directement, deux chemins conviennent : fille puis garçon, 1230×1829=216870\dfrac{12}{30}\times \dfrac{18}{29}=\dfrac{216}{870}, et garçon puis fille, 1830×1229=216870\dfrac{18}{30}\times \dfrac{12}{29}=\dfrac{216}{870}. La somme vaut 432870=72145\dfrac{432}{870}=\dfrac{72}{145}, la même valeur. Les deux chemins ont ici la même probabilité, ce qui est général dans un tirage sans remise de deux individus : seuls les ordres diffèrent.

6) « Au moins une fille » est le contraire de « deux garçons », donc p=151145=941450,648p=1-\dfrac{51}{145}=\dfrac{94}{145}\approx 0{,}648. Le professeur a donc près de deux chances sur trois d'avoir au moins une fille, alors que les filles ne sont que 4040 pour cent de la classe : tirer deux élèves augmente nettement les chances d'en toucher au moins une.

Exercice 10 : Le contrôle qualité de l'usine

Une usine fabrique des pièces sur deux machines. La machine A produit 6060 pour cent des pièces et en rate 22 pour cent ; la machine B produit les 4040 pour cent restants et en rate 55 pour cent. On prélève une pièce au hasard dans la production.

départmachine A0,6défectueuse0,02correcte0,98machine B0,4défectueuse0,05correcte0,95origine de la pièce, puis état de la pièce
  • 1) Calculer la probabilité que la pièce vienne de A et soit défectueuse.
  • 2) Calculer la probabilité qu'elle vienne de B et soit défectueuse.
  • 3) En déduire la probabilité qu'une pièce prélevée soit défectueuse.
  • 4) Sur une production de 50005000 pièces, combien peut-on en attendre de défectueuses ?
  • 5) Parmi les pièces défectueuses, quelle proportion vient de la machine A ?
  • 6) L'usine veut descendre sous 22 pour cent de pièces défectueuses en n'agissant que sur la machine B. Quel taux de rebut doit-elle atteindre ?

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  • 1) 0,0120{,}012
  • 2) 0,0200{,}020
  • 3) 0,0320{,}032
  • 4) 160 pièces
  • 5) 37,537{,}5 %
  • 6) Moins de 2 %

1) On multiplie le long du chemin : 0,6×0,02=0,0120{,}6\times 0{,}02=0{,}012, soit 1,21{,}2 pour cent des pièces produites.

2) De même : 0,4×0,05=0,0200{,}4\times 0{,}05=0{,}020, soit 2,02{,}0 pour cent.

3) Les deux chemins menant à une pièce défectueuse s'additionnent : 0,012+0,020=0,0320{,}012+0{,}020=0{,}032, soit 3,23{,}2 pour cent. Remarquer que ce taux global n'est ni 22 ni 55 pour cent, mais un intermédiaire qui penche du côté de la machine A puisqu'elle produit davantage.

4) 5000×0,032=1605000\times 0{,}032=160 pièces défectueuses attendues. Le mot « attendre » a son importance : le nombre réel variera d'un lot à l'autre, exactement comme les fréquences de l'exercice 5.

5) Sur 3232 pièces défectueuses pour mille produites, 1212 viennent de A. La proportion vaut donc 0,0120,032=1232=0,375\dfrac{0{,}012}{0{,}032}=\dfrac{12}{32}=0{,}375, soit 37,537{,}5 pour cent. Voilà un résultat contre-intuitif qui mérite d'être lu deux fois : la machine A fabrique 6060 pour cent des pièces mais seulement 37,537{,}5 pour cent des rebuts, parce qu'elle est la plus fiable. Le raisonnement va dans l'autre sens que celui de la question 1, et c'est ce qui le rend difficile.

6) En notant tt le taux de rebut de la machine B, la proportion globale vaut 0,6×0,02+0,4×t=0,012+0,4t0{,}6\times 0{,}02+0{,}4\times t=0{,}012+0{,}4t. On veut 0,012+0,4t<0,020{,}012+0{,}4t<0{,}02, donc 0,4t<0,0080{,}4t<0{,}008 et t<0,02t<0{,}02. La machine B devrait donc descendre elle aussi sous 22 pour cent. C'était prévisible sans calcul : la machine A est déjà exactement à 22 pour cent, donc la moyenne pondérée des deux taux ne peut passer sous 22 pour cent que si celui de la machine B y passe aussi.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Tirer une carte dans un jeu de 32 cartes

Un jeu de 3232 cartes compte quatre couleurs, cœur, carreau, trèfle et pique, et dans chaque couleur huit cartes : 77, 88, 99, 1010, valet, dame, roi et as. Les figures sont les valets, les dames et les rois. On tire une carte au hasard.

  • 1) Quelle est la probabilité de tirer un as ?
  • 2) Quelle est la probabilité de tirer un cœur ?
  • 3) Quelle est la probabilité de tirer une figure ?
  • 4) Quelle est la probabilité de tirer l'as de cœur ?
  • 5) Quelle est la probabilité de tirer un cœur ou un as ?

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Réponses

  • 1) 18\frac{1}{8}
  • 2) 14\frac{1}{4}
  • 3) 38\frac{3}{8}
  • 4) 132\frac{1}{32}
  • 5) 1132\frac{11}{32}, pas 1232\frac{12}{32}

1) Il y a 44 as sur 3232 cartes équiprobables : 432=18=0,125\dfrac{4}{32}=\dfrac{1}{8}=0{,}125.

2) 88 cœurs sur 3232 : 832=14=0,25\dfrac{8}{32}=\dfrac{1}{4}=0{,}25.

3) Trois figures par couleur, quatre couleurs : 1212 figures, et 1232=38=0,375\dfrac{12}{32}=\dfrac{3}{8}=0{,}375.

4) Une seule carte : 1320,031\dfrac{1}{32}\approx 0{,}031. On remarque que c'est aussi 14×18\dfrac{1}{4}\times\dfrac{1}{8} : être un cœur et être un as sont deux caractères indépendants dans un jeu complet.

5) Les cartes qui sont un cœur ou un as sont les 88 cœurs et les 33 as qui ne sont pas des cœurs : 1111 cartes, soit 11320,344\dfrac{11}{32}\approx 0{,}344. Le piège est d'additionner 8+4=128+4=12 : l'as de cœur serait compté deux fois. On n'additionne les probabilités que de deux événements qui ne peuvent pas se produire ensemble.

Le fil : on compte les issues favorables sans en compter aucune deux fois, puis on divise par le nombre d'issues équiprobables.

Exercice 12 : Une pièce, puis un dé

On lance une pièce équilibrée, puis un dé équilibré à six faces. Une issue est un couple, par exemple (pile ; 3).

  • 1) Combien y a-t-il d'issues ? Sont-elles équiprobables ?
  • 2) Quelle est la probabilité d'obtenir pile et 66 ?
  • 3) Quelle est la probabilité d'obtenir face et un nombre pair ?
  • 4) Quelle est la probabilité d'obtenir pile ou 66 ?
  • 5) On lance maintenant la pièce trois fois de suite. Quelle est la probabilité d'obtenir au moins un pile ?

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  • 1) 12 issues équiprobables
  • 2) 112\frac{1}{12}
  • 3) 14\frac{1}{4}
  • 4) 712\frac{7}{12}
  • 5) 78\frac{7}{8}

1) Pour chacune des 22 faces de la pièce, le dé donne 66 résultats : 2×6=122\times 6=12 issues. La pièce et le dé étant équilibrés et indépendants, elles sont équiprobables.

2) Une seule issue, (pile ; 6) : 1120,083\dfrac{1}{12}\approx 0{,}083. On retrouve le produit 12×16\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{6} du chemin sur l'arbre.

3) Face avec 22, 44 ou 66 : 33 issues, donc 312=14=0,25\dfrac{3}{12}=\dfrac{1}{4}=0{,}25.

4) On passe par le contraire : ni pile ni 66, c'est face avec 11, 22, 33, 44 ou 55, soit 55 issues. Donc 1512=7120,5831-\dfrac{5}{12}=\dfrac{7}{12}\approx 0{,}583. Additionner 12+16\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{6} compterait deux fois l'issue (pile ; 6) et donnerait 812\dfrac{8}{12}.

5) Le contraire est « trois faces », de probabilité 12×12×12=18\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{2}=\dfrac{1}{8}. Donc 118=78=0,8751-\dfrac{1}{8}=\dfrac{7}{8}=0{,}875.

Le fil : on multiplie le long d'un chemin, on additionne des chemins qui s'excluent, et « au moins un » se calcule par le contraire.

Exercice 13 : Des probabilités lues dans un tableau croisé

Dans un collège de 200200 élèves, on a relevé le sexe et le régime de chacun : parmi les 100100 filles, 6464 sont demi-pensionnaires et 3636 externes ; parmi les 100100 garçons, 5656 sont demi-pensionnaires et 4444 externes. On choisit un élève au hasard.

  • 1) Quelle est la probabilité que ce soit une fille ?
  • 2) Quelle est la probabilité que ce soit un demi-pensionnaire ?
  • 3) Quelle est la probabilité que ce soit une fille demi-pensionnaire ?
  • 4) On choisit maintenant un élève au hasard parmi les demi-pensionnaires seulement. Quelle est la probabilité que ce soit une fille, au millième ?
  • 5) On le choisit au hasard parmi les filles seulement. Quelle est la probabilité qu'il soit demi-pensionnaire ? Comparez avec la question 4.

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Réponses

  • 1) 0,50{,}5
  • 2) 0,60{,}6
  • 3) 0,320{,}32
  • 4) 641200,533\frac{64}{120}\approx 0{,}533
  • 5) 0,640{,}64 : groupe différent

1) 100200=0,5\dfrac{100}{200}=0{,}5.

2) 64+56=12064+56=120 demi-pensionnaires, donc 120200=0,6\dfrac{120}{200}=0{,}6.

3) 64200=0,32\dfrac{64}{200}=0{,}32.

4) L'univers n'est plus les 200200 élèves mais les 120120 demi-pensionnaires : 641200,533\dfrac{64}{120}\approx 0{,}533.

5) Parmi les 100100 filles : 64100=0,64\dfrac{64}{100}=0{,}64. Les deux probabilités sont DIFFÉRENTES, bien qu'elles portent sur les mêmes 6464 élèves : ce qui change est le groupe dans lequel on tire, donc le dénominateur. Confondre « parmi les demi-pensionnaires, les filles » et « parmi les filles, les demi-pensionnaires » est l'erreur classique de lecture d'un tableau croisé.

Le fil : avant de diviser, on dit dans quel groupe on tire au hasard ; c'est lui qui fixe le dénominateur.

Exercice 14 : Problème : le jeu est-il équitable ?

Alice et Bob lancent deux dés équilibrés et multiplient les deux nombres obtenus. Si le produit est pair, Alice marque un point ; s'il est impair, c'est Bob. Un jeu est équitable quand chaque joueur a la même probabilité de gagner, ou plus généralement quand, en moyenne, chacun marque autant de points.

  • 1) À quelle condition le produit est-il impair ? Quelle est la probabilité que Bob marque ?
  • 2) Quelle est la probabilité qu'Alice marque ?
  • 3) Le jeu est-il équitable ?
  • 4) On garde les règles, mais Bob marque kk points à chaque victoire et Alice 11 point. Sur 100100 parties, combien de points chacun peut-il espérer ? Quelle valeur de kk rend le jeu équitable ?
  • 5) On change de jeu : Alice marque si la SOMME est paire, Bob si elle est impaire, un point chacun. Ce jeu est-il équitable ?

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Réponses

  • 1) Deux impairs : 14\frac{1}{4}
  • 2) 34\frac{3}{4}
  • 3) Non
  • 4) 75 et 25k25k : k=3k=3
  • 5) Oui : 12\frac{1}{2} chacun

1) Un produit est impair seulement si les DEUX nombres sont impairs. Chaque dé a 33 faces impaires sur 66 : il y a 3×3=93\times 3=9 couples favorables sur 3636, donc 936=14=0,25\dfrac{9}{36}=\dfrac{1}{4}=0{,}25.

2) C'est l'événement contraire : 114=34=0,751-\dfrac{1}{4}=\dfrac{3}{4}=0{,}75.

3) Non : Alice gagne trois fois plus souvent que Bob. L'intuition « pair ou impair, une chance sur deux » ne vaut pas pour un produit : il suffit d'un seul facteur pair pour que le produit le soit.

4) Sur 100100 parties, Alice gagne environ 7575 fois et marque 7575 points ; Bob gagne environ 2525 fois et marque 25k25k points. Le jeu est équitable si 25k=7525k=75, soit k=3k=3 : les points compensent exactement les chances.

5) La somme est paire quand les deux dés ont la même parité : 3×3+3×3=183\times 3+3\times 3=18 couples sur 3636, soit 12\dfrac{1}{2}. Chacun a une chance sur deux : ce jeu est équitable.

Le fil : on calcule les probabilités avant de juger un jeu, et l'on compense des chances inégales par des gains inversement proportionnels.

Exercice 15 : Problème : le code du cadenas

Un cadenas s'ouvre avec un code de trois chiffres, chaque molette allant de 00 à 99. Tous les codes, de 000000 à 999999, sont possibles et ont été choisis au hasard.

  • 1) Combien y a-t-il de codes possibles ?
  • 2) Un voleur essaie un code au hasard. Quelle est la probabilité qu'il ouvre le cadenas ?
  • 3) Combien de codes ont leurs trois chiffres différents ? Quelle est la probabilité que le code du cadenas soit de ce type ?
  • 4) Quelle est la probabilité que le code contienne au moins un 77 ? Arrondissez au millième.
  • 5) Le voleur essaie tous les codes dans l'ordre, à raison d'un code toutes les 55 secondes. Combien de minutes lui faut-il au pire ? Arrondissez à l'unité.

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Réponses

  • 1) 1 000 codes
  • 2) 0,0010{,}001
  • 3) 720 codes : 0,720{,}72
  • 4) 10,93=0,2711-0{,}9^3=0{,}271
  • 5) 83\approx 83 minutes

1) 1010 choix pour chaque molette : 10×10×10=1 00010\times 10\times 10=1\ 000 codes.

2) 11 000=0,001\dfrac{1}{1\ 000}=0{,}001.

3) 1010 choix pour le premier chiffre, 99 pour le deuxième, qui doit être différent, 88 pour le troisième : 10×9×8=72010\times 9\times 8=720 codes. Probabilité : 7201 000=0,72\dfrac{720}{1\ 000}=0{,}72.

4) Le contraire est « aucun 77 » : 99 choix par molette, soit 9×9×9=7299\times 9\times 9=729 codes, de probabilité 0,7290{,}729. Donc 10,729=0,2711-0{,}729=0{,}271. Le piège est de répondre 310\dfrac{3}{10} en additionnant trois fois 110\dfrac{1}{10} : les codes contenant plusieurs 77 seraient comptés plusieurs fois.

5) 1 000×5=5 0001\ 000\times 5=5\ 000 secondes, soit 5 0006083\dfrac{5\ 000}{60}\approx 83 minutes : un peu moins d'une heure et demie. Un cadenas à trois molettes ne protège donc qu'à peine.

Le fil : pour compter des codes, on multiplie les nombres de choix possibles à chaque étape ; pour « au moins un », on passe par le contraire.

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Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

Voir aussi

Les probabilités bloquent en troisième à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. Les arbres à deux épreuves et l'événement contraire tombent presque chaque année au brevet, et ils sont le point de départ des probabilités conditionnelles de Première : c'est le moment de fixer la règle, multiplier le long d'un chemin, additionner les chemins.

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