Troisième, programme français à Montréal • Exercices corrigés

Fiche de révision : probabilités et arbres à deux épreuves (Troisième)

Cette fiche de révision couvre les probabilités et les arbres à deux épreuves en classe de troisième du programme français, tels qu'ils sont évalués au brevet et dans les contrôles du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.

Elle ne redit pas le cours, que vous avez déjà : elle dit ce qui fait perdre des points sur ce chapitre, et le geste précis qui évite chaque perte. Le fil est toujours le même : dessiner l'arbre, puis multiplier le long des chemins et additionner entre eux.

Le fil du chapitre

Une probabilité se compte sur les ISSUES, jamais sur les objets. Et dans un arbre, on MULTIPLIE le long d'un chemin et on ADDITIONNE entre les chemins : inverser les deux opérations est l'erreur qui coûte le plus cher dans ce chapitre.

Ce chapitre fait partie de Mathématiques en Troisième

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (5 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Fractions et proportionnalitéSixième
  2. 2Durées, tableaux et graphiquesSixième
  3. 3Les fractionsCinquième
  4. 4Statistiques et probabilitésCinquième
  5. 5Statistiques et probabilitésQuatrième

L'essentiel

Compter les ISSUES, pas les objets

  • Quand les issues sont ÉQUIPROBABLES, la probabilité d'un événement vaut le nombre d'issues qui le réalisent divisé par le nombre TOTAL d'issues.
  • Une probabilité est toujours comprise entre 00 et 11. Un événement impossible vaut 00, un événement certain vaut 11.
  • La somme des probabilités de TOUTES les issues vaut 11 : c'est le contrôle le plus rapide d'un tableau ou d'un arbre.
  • Événement contraire : p(contraire de A)=1p(A)p(\text{contraire de }A)=1-p(A). C'est le raccourci à chercher dès que l'énoncé contient les mots « au moins un ».
  • L'équiprobabilité n'est jamais automatique : elle se vérifie, ou bien l'énoncé l'affirme (« dé équilibré », « boules indiscernables au toucher »).

Écrire le dénominateur en premier, « il y a 55 issues en tout », force à vérifier l'équiprobabilité avant de compter les cas favorables.

L'arbre pondéré : multiplier le long, additionner entre

  • La probabilité d'un CHEMIN est le PRODUIT des probabilités rencontrées le long de ce chemin.
  • La probabilité d'un ÉVÉNEMENT est la SOMME des probabilités des chemins qui le réalisent.
  • À chaque noeud, la somme des probabilités des branches qui en partent vaut 11.
  • La somme des probabilités de tous les chemins de l'arbre vaut aussi 11 : c'est le contrôle final.
3/52/53/52/53/52/5RVRVRV9/256/256/254/25avec remise
Chaque chemin donne son produit : 35×35=925\dfrac{3}{5}\times\dfrac{3}{5}=\dfrac{9}{25} pour deux rouges. La somme des quatre résultats vaut 2525\dfrac{25}{25}, ce qui vérifie l'arbre entier.

Un arbre se dessine TOUJOURS, même quand l'énoncé ne le demande pas : il vaut souvent un point de méthode et il supprime l'essentiel des erreurs de comptage.

Avec remise ou sans remise : ce qui change au second tirage

  • AVEC remise, la composition de l'urne est identique aux deux tirages : les probabilités du second niveau sont les mêmes que celles du premier.
  • SANS remise, il y a une boule de moins au total, et une de moins dans la couleur tirée : le dénominateur ET le numérateur changent.
  • Un tirage SIMULTANÉ de deux boules se traite exactement comme un tirage successif sans remise.
  • Dans les deux cas, la somme des branches partant d'un même noeud reste égale à 11.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Additionner les probabilités le long d'un chemin

3 points, et le résultat dépasse $1$, ce qui est impossible

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Deux rouges : 35+35=65\dfrac{3}{5}+\dfrac{3}{5}=\dfrac{6}{5}. »

Ce qu'il faut écrire

« Deux rouges : 35×35=925\dfrac{3}{5}\times\dfrac{3}{5}=\dfrac{9}{25}. »

Pourquoi : Un chemin décrit deux conditions qui doivent être réalisées ENSEMBLE : on multiplie. Le contrôle est immédiat, une probabilité ne dépasse jamais 11.

2. Multiplier les probabilités de deux chemins différents

3 points, et un résultat beaucoup trop petit

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Une rouge et une verte, dans n'importe quel ordre : 625×625\dfrac{6}{25}\times\dfrac{6}{25}. »

Ce qu'il faut écrire

« Deux chemins réalisent cet événement, donc on ADDITIONNE : 625+625=1225\dfrac{6}{25}+\dfrac{6}{25}=\dfrac{12}{25}. »

Pourquoi : Deux chemins sont deux façons ALTERNATIVES de réaliser l'événement : l'une OU l'autre, donc on additionne. Multiplier reviendrait à exiger les deux à la fois, ce qui est impossible.

3. Garder les mêmes probabilités au second tirage sans remise

3 points, tout l'arbre est faux à partir du second niveau

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Sans remise, deux rouges : 35×35\dfrac{3}{5}\times\dfrac{3}{5}. »

Ce qu'il faut écrire

« Sans remise, il reste 44 boules dont 22 rouges, donc 35×24=620\dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4}=\dfrac{6}{20}. »

Pourquoi : Retirer une boule change la composition de l'urne. Le dénominateur passe de 55 à 44, et le numérateur de la couleur tirée diminue lui aussi d'une unité.

4. Supposer que les issues sont équiprobables sans le vérifier

toute la question, environ 3 points

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La somme de deux dés donne un nombre entre 22 et 1212, soit 1111 issues, donc p(somme=7)=111p(\text{somme}=7)=\dfrac{1}{11}. »

Ce qu'il faut écrire

« Les 3636 issues du couple de dés sont équiprobables, et 66 d'entre elles donnent 77 : p(somme=7)=636=16p(\text{somme}=7)=\dfrac{6}{36}=\dfrac{1}{6}. »

21324354657685941031121210123456nombre de façons d'obtenir la somme
Les onze sommes possibles n'ont pas le même nombre de façons d'apparaître : une seule pour 22, six pour 77. Diviser par 1111 traiterait toutes ces barres comme si elles avaient la même hauteur.

Pourquoi : Les sommes ne sont pas équiprobables : il n'y a qu'une façon d'obtenir 22 et six façons d'obtenir 77. La formule ne s'applique qu'aux issues élémentaires, ici les couples de faces.

5. Énumérer au lieu de passer par l'événement contraire

0 point de perdu si l'énumération est juste, mais 3 chances sur 4 d'oublier un chemin

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Au moins une verte : je calcule VR, RV et VV, puis j'additionne les trois. »

Ce qu'il faut écrire

« Le contraire de « au moins une verte » est « aucune verte », c'est-à-dire deux rouges : 1620=1420=7101-\dfrac{6}{20}=\dfrac{14}{20}=\dfrac{7}{10}. »

Pourquoi : « Au moins un » recouvre presque tous les chemins : le contraire n'en recouvre qu'un seul. Un seul calcul remplace trois, et l'oubli devient impossible.

6. Confondre la fréquence observée et la probabilité

2 points d'interprétation

Ce qu'il ne faut pas écrire

« J'ai lancé le dé 6060 fois et j'ai obtenu 1212 fois le 66, donc p(6)=1260=0,2p(6)=\dfrac{12}{60}=0{,}2. »

Ce qu'il faut écrire

« La fréquence observée vaut 0,20{,}2, mais pour un dé équilibré p(6)=160,17p(6)=\dfrac{1}{6}\approx 0{,}17. La fréquence s'approche de la probabilité quand le nombre de lancers augmente. »

Pourquoi : La probabilité est une valeur théorique, la fréquence un résultat d'expérience. Elles se rapprochent avec un grand nombre d'essais, mais elles ne sont jamais confondues.

7. Annoncer une probabilité supérieure à 11 ou négative

2 points, et la réponse est immédiatement identifiée comme fausse

Ce qu'il ne faut pas écrire

« p=75p=\dfrac{7}{5}. »

Ce qu'il faut écrire

« Une probabilité est toujours comprise entre 00 et 11 : un résultat supérieur à 11 signale une addition faite là où il fallait multiplier. »

Pourquoi : Le nombre de cas favorables ne peut pas dépasser le nombre total de cas. Ce contrôle prend une seconde et attrape la moitié des erreurs du chapitre.

8. Compter les objets au lieu des issues sur une roue

toute la question, environ 3 points

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La roue a 44 secteurs colorés, donc chaque couleur a une probabilité de 14\dfrac{1}{4}. »

Ce qu'il faut écrire

« Les secteurs n'ont pas la même taille : le rouge occupe la moitié de la roue, donc p(rouge)=12p(\text{rouge})=\dfrac{1}{2}, et les trois autres se partagent le reste. »

Pourquoi : L'équiprobabilité porte sur des issues de MÊME poids. Sur une roue, c'est l'angle ou l'aire qui décide, pas le nombre de couleurs.

9. Oublier que la somme des branches d'un noeud vaut 11

2 points, et l'arbre devient incohérent

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Depuis le noeud rouge, je mets 24\dfrac{2}{4} pour rouge et 34\dfrac{3}{4} pour verte. »

Ce qu'il faut écrire

« Depuis le noeud rouge, il reste 22 rouges et 22 vertes sur 44 boules : 24\dfrac{2}{4} et 24\dfrac{2}{4}, dont la somme vaut bien 11. »

Pourquoi : Depuis un noeud, une seule des branches se réalise, et l'une d'elles se réalise forcément : leurs probabilités se partagent donc exactement l'unité.

Quelle méthode choisir

Quel calcul selon la question ?

Repérer combien de chemins de l'arbre réalisent l'événement demandé.

  • Si un SEUL chemin (« rouge puis verte », dans cet ordre) MULTIPLIER les probabilités du chemin

    Exemple : 35×24=620\dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4}=\dfrac{6}{20}

  • Si PLUSIEURS chemins (« une de chaque couleur », sans ordre imposé) calculer chaque chemin, puis ADDITIONNER

    Exemple : 620+620=1220\dfrac{6}{20}+\dfrac{6}{20}=\dfrac{12}{20}

  • Si « au moins un », « au moins une fois » passer par l'événement CONTRAIRE : 1p(aucun)1-p(\text{aucun})

    Exemple : 1620=14201-\dfrac{6}{20}=\dfrac{14}{20}

    le contraire de « au moins un » est « aucun », jamais « tous »

  • Si « les deux de la même couleur » additionner les deux chemins homogènes

    Exemple : 620+220=820\dfrac{6}{20}+\dfrac{2}{20}=\dfrac{8}{20}

  • Si l'énoncé donne des effectifs observés et non un modèle il s'agit d'une FRÉQUENCE, pas d'une probabilité

    Exemple : 1212 succès sur 6060 essais donnent une fréquence de 0,20{,}2

Si aucun arbre n'apparaît évident, revenir au comptage des issues élémentaires : un tableau à double entrée fait le travail pour deux dés ou deux tirages.

Avec remise ou sans remise ?

Chercher dans l'énoncé les mots « remet », « replace », « simultanément », « en même temps ».

  • Si « on remet la boule dans l'urne » ou « on relance le dé » AVEC remise : les probabilités du second niveau sont identiques à celles du premier

    Exemple : 35\dfrac{3}{5} puis encore 35\dfrac{3}{5}

  • Si « on ne remet pas la boule », « on tire successivement sans remise » SANS remise : un de moins au total, et un de moins dans la couleur déjà tirée

    Exemple : 35\dfrac{3}{5} puis 24\dfrac{2}{4}

  • Si « on tire deux boules SIMULTANÉMENT » traiter comme un tirage sans remise

    Exemple : les deux boules sont forcément différentes objets

    seul l'ordre disparaît, la composition change comme sans remise

  • Si l'énoncé ne précise rien mais l'objet ne peut pas être repris (une carte gardée en main) SANS remise

    Exemple : distribuer deux cartes d'un jeu

Dans les deux cas, la somme des branches partant d'un même noeud vaut 11 : c'est le contrôle qui attrape un dénominateur oublié.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Construire un arbre et calculer la probabilité d'un événement

Quand l'utiliser : L'énoncé décrit une expérience à deux épreuves et demande la probabilité d'un événement.

  1. 1 Décrire l'expérience et l'univers : « l'urne contient 55 boules, 33 rouges et 22 vertes, indiscernables au toucher ».
  2. 2 Dessiner l'arbre et écrire les probabilités SUR chaque branche, en vérifiant que celles qui partent d'un noeud font 11.
  3. 3 Identifier les chemins qui réalisent l'événement, et les nommer : « les chemins RV et VR ».
  4. 4 Multiplier le long de chaque chemin, puis additionner les chemins retenus.
  5. 5 Conclure par une phrase avec la valeur, simplifiée, et si possible son écriture décimale.

Phrase de conclusion

« La probabilité d'obtenir une boule de chaque couleur vaut 620+620=1220=35\dfrac{6}{20}+\dfrac{6}{20}=\dfrac{12}{20}=\dfrac{3}{5}, soit 0,60{,}6. »

Le piège : Écrire les probabilités sur les noeuds au lieu des branches : on ne sait plus alors ce qu'on multiplie, et le correcteur ne peut pas suivre.

Barème : 1 point pour l'arbre correctement pondéré, 1 point pour l'identification des chemins, 1 point pour le calcul et la conclusion.

Utiliser l'événement contraire

Quand l'utiliser : L'énoncé contient « au moins un », « au moins une fois », « pas tous ».

  1. 1 Nommer l'événement demandé : « soit AA l'événement obtenir au moins une boule verte ».
  2. 2 Écrire son CONTRAIRE en français : « le contraire de AA est n'obtenir aucune verte, c'est-à-dire deux rouges ».
  3. 3 Calculer la probabilité du contraire, qui ne demande souvent qu'un seul chemin.
  4. 4 Appliquer la formule p(A)=1p(contraire de A)p(A)=1-p(\text{contraire de }A).
  5. 5 Conclure, et vérifier que le résultat est bien compris entre 00 et 11.

Phrase de conclusion

« La probabilité d'obtenir au moins une boule verte vaut 1620=1420=7101-\dfrac{6}{20}=\dfrac{14}{20}=\dfrac{7}{10}, soit 0,70{,}7. »

Le piège : Écrire que le contraire de « au moins une verte » est « au moins une rouge » : le vrai contraire est « aucune verte », donc « les deux rouges ».

Barème : 1 point pour le contraire correctement identifié, 1 point pour son calcul, 0,5 point pour la soustraction et la conclusion.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Deux tirages sans remise dans une urne

Une urne contient 55 boules indiscernables au toucher : 33 rouges et 22 vertes. On tire une boule, on la garde, puis on en tire une seconde.

1. Construire l'arbre pondéré de cette expérience.

2. Calculer la probabilité d'obtenir deux boules de la même couleur.

3. Calculer la probabilité d'obtenir au moins une boule verte.

3/52/52/42/43/41/4RVRVRV6/206/206/202/20sans remise
Au second tirage il ne reste que 44 boules : depuis le noeud rouge, il y a 22 rouges et 22 vertes ; depuis le noeud vert, 33 rouges et 11 verte. Les dénominateurs passent tous de 55 à 44.

Étape 1

Premier tirage : p(R)=35p(R)=\dfrac{3}{5} et p(V)=25p(V)=\dfrac{2}{5}. Leur somme vaut 11.

Pourquoi

On vérifie la somme dès le premier noeud : une erreur de composition d'urne se voit immédiatement, avant d'avoir construit tout l'arbre.

Étape 2

Second tirage après une rouge : il reste 22 rouges et 22 vertes sur 44, donc 24\dfrac{2}{4} et 24\dfrac{2}{4}. Après une verte : 33 rouges et 11 verte sur 44, donc 34\dfrac{3}{4} et 14\dfrac{1}{4}.

Pourquoi

Sans remise, DEUX nombres changent : le total passe de 55 à 44, et la couleur déjà tirée perd une unité. Oublier le second est l'erreur la plus fréquente.

Étape 3

Chemins : p(RR)=35×24=620p(RR)=\dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4}=\dfrac{6}{20}, p(RV)=620p(RV)=\dfrac{6}{20}, p(VR)=620p(VR)=\dfrac{6}{20}, p(VV)=25×14=220p(VV)=\dfrac{2}{5}\times\dfrac{1}{4}=\dfrac{2}{20}.

Pourquoi

On multiplie le long de chaque chemin, et on garde les fractions sur 2020 sans simplifier tout de suite : le contrôle par la somme est alors immédiat.

Étape 4

Contrôle : 620+620+620+220=2020=1\dfrac{6}{20}+\dfrac{6}{20}+\dfrac{6}{20}+\dfrac{2}{20}=\dfrac{20}{20}=1.

Pourquoi

Ce contrôle coûte cinq secondes et valide tout l'arbre d'un coup. S'il échoue, l'erreur est dans un des quatre produits, et il faut la trouver avant de répondre.

Étape 5

Même couleur : les chemins RRRR et VVVV, donc 620+220=820=25=0,4\dfrac{6}{20}+\dfrac{2}{20}=\dfrac{8}{20}=\dfrac{2}{5}=0{,}4.

Pourquoi

Deux chemins réalisent l'événement, donc on ADDITIONNE. La simplification finale et l'écriture décimale sont attendues par le barème.

Étape 6

Au moins une verte : le contraire est « aucune verte », c'est-à-dire RRRR. Donc 1620=1420=710=0,71-\dfrac{6}{20}=\dfrac{14}{20}=\dfrac{7}{10}=0{,}7.

Pourquoi

Un seul calcul remplace trois additions de chemins. Le contrôle est gratuit : 620\dfrac{6}{20} et 1420\dfrac{14}{20} totalisent bien 11.

Conclusion rédigée

« La probabilité d'obtenir deux boules de la même couleur vaut 25\dfrac{2}{5}, soit 0,40{,}4, et celle d'obtenir au moins une boule verte vaut 710\dfrac{7}{10}, soit 0,70{,}7. »

L'erreur classique sur cet exercice : Garder 35\dfrac{3}{5} et 25\dfrac{2}{5} au second niveau, comme s'il y avait remise : la somme des quatre chemins vaudrait encore 11, donc le contrôle global ne suffit pas ici. C'est la relecture du mot « on la garde » qui tranche.

À savoir par cœur

  • Probabilité =issues favorablesissues totales=\dfrac{\text{issues favorables}}{\text{issues totales}}, et seulement si les issues sont ÉQUIPROBABLES.
  • Une probabilité est toujours comprise entre 00 et 11.
  • Le long d'un CHEMIN, on MULTIPLIE. Entre deux CHEMINS, on ADDITIONNE.
  • Depuis un noeud, la somme des branches vaut 11 ; la somme de tous les chemins aussi.
  • « Au moins un » appelle l'événement CONTRAIRE : 1p(aucun)1-p(\text{aucun}).
  • Sans remise : le total baisse d'une unité ET la couleur tirée aussi.
  • Un tirage simultané se traite comme un tirage sans remise.
  • Une FRÉQUENCE vient d'une expérience, une PROBABILITÉ d'un modèle.

Questions fréquentes

Quand faut-il multiplier et quand faut-il additionner les probabilités ?

On multiplie le long d'un chemin de l'arbre, parce que les deux étapes doivent se produire ensemble. On additionne entre plusieurs chemins, parce qu'ils sont des façons différentes d'obtenir le même résultat. Multiplier deux chemins donnerait un nombre beaucoup trop petit.

Qu'est-ce qui change dans un tirage sans remise ?

Deux nombres changent au second tirage. Le total diminue d'une unité, puisqu'une boule est sortie de l'urne, et l'effectif de la couleur déjà tirée diminue lui aussi d'une unité. Oublier ce second changement est l'erreur la plus fréquente du chapitre.

Comment calculer la probabilité d'obtenir au moins un succès ?

On passe par l'événement contraire, qui est aucun succès, et on soustrait sa probabilité à un. Cela remplace plusieurs additions de chemins par un seul calcul, et supprime le risque d'oublier un cas. Attention, le contraire de au moins un n'est pas tous, c'est aucun.

Pourquoi les sommes de deux dés ne sont-elles pas équiprobables ?

Parce que les issues élémentaires sont les trente-six couples de faces, pas les onze sommes. Il n'existe qu'une seule façon d'obtenir deux, alors qu'il en existe six pour obtenir sept. La formule du quotient ne s'applique qu'aux issues qui ont réellement le même poids.

Quelle différence entre fréquence et probabilité en 3e ?

La fréquence est un résultat observé lors d'une expérience, calculée en divisant le nombre de succès par le nombre d'essais. La probabilité est une valeur théorique, prévue par le modèle. Plus le nombre d'essais est grand, plus la fréquence se rapproche de la probabilité, sans jamais lui être forcément égale.

Passer à la pratique

Exercices corrigés : Probabilités et arbres à deux épreuves

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 15 exercices corrigés
  • 150 points
  • 195 minutes
Faire les exercices
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Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

Voir aussi

Les probabilités bloquent en troisième à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. L'arbre pondéré du collège est exactement celui de la Première et de la Terminale : un élève qui additionne encore le long d'un chemin en troisième refera la même erreur sur les lois binomiales trois ans plus tard.

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