Quatrième, programme français à Montréal • Exercices corrigés
Exercices corrigés : les statistiques et les probabilités (Quatrième)
Ces quinze exercices corrigés couvrent les statistiques et les probabilités en quatrième. Ils s'adressent aux élèves du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas à Montréal.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix indicateurs statistiques à calculer directement, comme dans les listes des manuels : la moyenne d'une série d'entiers puis de décimaux, la moyenne pondérée par des coefficients et la moyenne d'un tableau valeur-effectif, la médiane d'une série de neuf valeurs non rangée, de dix valeurs et d'un tableau d'effectifs, l'étendue avec des nombres relatifs, la fréquence et l'effectif retrouvé à partir d'une fréquence, chacun avec un résultat vérifié en direct.
Le fil de la série : une fréquence, une moyenne et une probabilité rapportent toutes une PARTIE à un TOUT. La vraie question n'est donc jamais quelle opération faire, mais sur quel total on divise, et c'est le choix de ce total qui départage une réponse juste d'une réponse fausse.
Trois pièges reviennent d'un exercice à l'autre et le corrigé les désigne à chaque fois : comparer des effectifs alors que les groupes n'ont pas la même taille, calculer la moyenne de deux moyennes sans tenir compte des effectifs, et croire qu'une pièce ou un dé se souvient de ses résultats passés.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Effectif : le nombre d'individus d'une catégorie. Fréquence : effectif totaleffectif, un nombre compris entre 0 et 1, souvent écrit en pourcentage.
•La somme de toutes les fréquences d'une série vaut toujours 1, soit 100 pour cent.
•Moyenne pondérée : on multiplie chaque valeur par son effectif ou son coefficient, on additionne, puis on divise par la somme des effectifs ou des coefficients.
•Médiane : après avoir RANGÉ les valeurs dans l'ordre croissant, c'est la valeur qui partage la série en deux moitiés de même effectif.
•Avec un effectif impair n, la médiane est la valeur de rang 2n+1 ; avec un effectif pair, c'est la demi-somme des deux valeurs centrales.
•Étendue : la plus grande valeur moins la plus petite. Elle mesure la dispersion, pas le niveau.
•Une probabilité est un nombre compris entre 0 et 1 : 0 pour un événement impossible, 1 pour un événement certain.
•Dans une situation d'équiprobabilité, la probabilité d'un événement vaut nombre d’issues possiblesnombre d’issues favorables.
•Probabilité de l'événement contraire : P(non A)=1−P(A).
•Quand on répète beaucoup une expérience, la fréquence observée se rapproche de la probabilité, sans jamais l'atteindre exactement : c'est la loi des grands nombres.
Calculs : les indicateurs à calculer
Exercice 0.1 : Calculer une moyenne, une médiane ou une fréquence : dix calculs directs
Calculez l'indicateur demandé pour chaque série. Une moyenne qui ne tombe pas juste s'arrondit au centième, une fréquence se donne en pourcentage.
Une seule méthode pour les dix lignes : appliquer la DÉFINITION de l'indicateur. La moyenne est la somme des valeurs divisée par leur nombre, chaque valeur comptée autant de fois que son effectif ou son coefficient. La médiane se lit sur la série RANGÉE dans l'ordre croissant : elle la coupe en deux moitiés de même effectif. L'étendue est la plus grande valeur moins la plus petite, et une fréquence est un effectif divisé par l'effectif total.
a) Moyenne de la série 13 ; 7 ; 16 ; 9 ; 10.
b) Étendue de la série −4 ; 7 ; 12 ; −1 ; 9 ; 3.
c) Fréquence, en pourcentage, d'une valeur d'effectif 18 dans une série d'effectif total 48.
d) Dans une série d'effectif total 40, une valeur a pour fréquence 0,35. Quel est son effectif ?
e) Moyenne de la série 1,2 ; 0,8 ; 1,5 ; 2,1 ; 0,9 ; 1,7, arrondie au centième.
f) Moyenne pondérée des notes 16 (coefficient 2), 9 (coefficient 3) et 13 (coefficient 1).
g) Moyenne de la série donnée par le tableau : valeurs 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4, d'effectifs respectifs 4 ; 7 ; 6 ; 2 ; 1.
h) Médiane de la série 14 ; 6 ; 21 ; 9 ; 17 ; 11 ; 25 ; 8 ; 13.
i) Médiane de la série 3 ; 12 ; 7 ; 15 ; 9 ; 4 ; 11 ; 6 ; 14 ; 8.
j) Médiane de la série donnée par le tableau : pointures 36 ; 37 ; 38 ; 39 ; 40, d'effectifs respectifs 3 ; 5 ; 8 ; 6 ; 3.
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Réponses
a)555=11
b)12−(−4)=16
c)4818=37,5%
d)0,35×40=14
e)68,2≈1,37
f)672=12
g)2029=1,45
h)5e valeur rangée : 13
i)28+9=8,5
j)13e valeur : 38
Le geste qui décide de tout : savoir sur QUEL TOTAL on divise et sur QUELLE SÉRIE on lit. Une moyenne pondérée se divise par la somme des coefficients ou des effectifs, jamais par le nombre de valeurs distinctes ; une médiane se lit sur la série rangée, jamais sur la liste telle qu'elle est écrite.
a)
Somme : 13+7+16+9+10=55. Moyenne : 555=11.
b)
La plus grande valeur est 12, la plus petite est −4. Étendue : 12−(−4)=12+4=16. Piège : prendre −1 pour la plus petite valeur, ou calculer 12−4=8 en oubliant le signe.
c)
4818=0,375, soit 37,5%.
d)
Effectif = fréquence × effectif total =0,35×40=14.
e)
Somme : 1,2+0,8+1,5+2,1+0,9+1,7=8,2. Moyenne : 68,2≈1,366…, soit 1,37 au centième.
f)
2+3+116×2+9×3+13×1=632+27+13=672=12. Piège : diviser par 3, le nombre de notes, au lieu de 6, la somme des coefficients ; ou faire 316+9+13≈12,67 sans les coefficients.
g)
Effectif total : 4+7+6+2+1=20. Somme des valeurs : 0×4+1×7+2×6+3×2+4×1=0+7+12+6+4=29. Moyenne : 2029=1,45. Piège : diviser par 5, le nombre de valeurs distinctes.
h)
On range : 6 ; 8 ; 9 ; 11 ; 13 ; 14 ; 17 ; 21 ; 25. Neuf valeurs : la médiane est la 5e, soit 13. Piège : prendre 17, la valeur écrite au milieu de la liste non rangée.
i)
On range : 3 ; 4 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 11 ; 12 ; 14 ; 15. Dix valeurs, nombre pair : la médiane est la moyenne de la 5e et de la 6e, 28+9=8,5.
j)
Effectif total : 3+5+8+6+3=25, impair : la médiane est la 13e valeur. Effectifs cumulés : 3, puis 8, puis 16 ; la 13e valeur est dans la colonne 38. Médiane : 38. Piège : répondre 8, qui est un effectif et non une pointure ; la médiane est toujours une VALEUR de la série.
Contrôle : une moyenne est toujours comprise entre la plus petite et la plus grande valeur ; en g), 1,45 est bien entre 0 et 4. Pour une médiane, on compte autant de valeurs au-dessous qu'au-dessus : en h), quatre valeurs sous 13 et quatre au-dessus.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Effectifs et fréquences
On a demandé à 200 élèves d'un collège quel sport ils pratiquent en dehors de l'école.
Sport
Soccer
Natation
Basket
Danse
Autres
Effectif
64
36
48
32
20
1) Vérifiez que l'effectif total est bien de 200 élèves.
2) Calculez la fréquence du soccer, en pourcentage.
3) Calculez les quatre autres fréquences.
4) Que vaut la somme de toutes les fréquences ? Pourquoi ?
5) Sur un diagramme circulaire, quel angle représenterait le soccer ?
6) Dans un autre collège de 500 élèves, 80 jouent au soccer. Ce sport y est-il plus répandu ?
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Réponses
1)200 élèves
2)32 %
3)18 %, 24 %, 16 %, 10 %
4)100 %
5)115,2°
6)Non : 16 % seulement
1)
64+36+48+32+20=200. Cette vérification n'est pas une formalité : si le total ne tombe pas juste, toutes les fréquences suivantes seront fausses, et rien dans les calculs ne le signalera.
2)
20064=0,32, soit 32 pour cent des élèves. On divise l'effectif par le total, jamais l'inverse : une fréquence est toujours comprise entre 0 et 1.
3)
Natation 20036=0,18 soit 18 pour cent ; basket 20048=0,24 soit 24 pour cent ; danse 20032=0,16 soit 16 pour cent ; autres 20020=0,10 soit 10 pour cent.
4)
0,32+0,18+0,24+0,16+0,10=1, soit 100 pour cent. C'est normal : chaque élève est compté dans exactement une catégorie, donc les fréquences se partagent la totalité. Cette somme est le meilleur contrôle du chapitre, elle détecte aussi bien une erreur de calcul qu'un oubli de catégorie.
5)
Le disque entier fait 360 degrés et représente 100 pour cent, donc l'angle est proportionnel à la fréquence : 0,32×360=115,2 degrés. On retrouve à peu près un tiers du disque, ce qui est cohérent avec 32 pour cent.
6)
Non, il y est moins répandu, même si l'effectif est plus grand. La fréquence vaut 50080=0,16, soit 16 pour cent, c'est-à-dire la MOITIÉ de la proportion du premier collège. C'est exactement le piège du chapitre : 80 est plus grand que 64, mais les deux nombres ne se rapportent pas au même total, donc ils ne se comparent pas directement. Seules les fréquences se comparent.
Exercice 2 : La moyenne pondérée
Un élève a obtenu en mathématiques : 12 au premier devoir (coefficient 1), 15 au deuxième (coefficient 1), 8 au devoir surveillé (coefficient 2) et 14 au devoir commun (coefficient 3).
1) Calculez la moyenne des quatre notes sans tenir compte des coefficients.
2) Calculez sa moyenne pondérée, arrondie au centième.
3) Pourquoi les deux résultats diffèrent-ils, et dans quel sens ?
4) Un dernier devoir de coefficient 3 arrive. Quelle note faut-il pour atteindre exactement 13 de moyenne ?
5) Ce système de coefficients avantage-t-il cet élève ?
6) Un camarade calcule 712+15+8+14. Que vaut ce quotient, et pourquoi le calcul n'a-t-il aucun sens ?
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Réponses
1)12,25
2)785≈12,14
3)Plus basse : le 8 compte double
4)15
5)Non
6)7 : quotient sans sens
1)
412+15+8+14=449=12,25. C'est la moyenne simple, celle qui traiterait les quatre devoirs comme également importants.
2)
On multiplie chaque note par son coefficient : 12×1+15×1+8×2+14×3=12+15+16+42=85. On divise par la somme des coefficients, 1+1+2+3=7 : 785≈12,14. Le total des coefficients est le TOTAL sur lequel on divise, et c'est là que se joue tout l'exercice.
3)
La moyenne pondérée est plus basse, parce que la note la plus faible, le 8, compte double alors que le 15 ne compte qu'une fois. Un coefficient n'est rien d'autre qu'un effectif déguisé : dire coefficient 2, c'est dire que cette note figure deux fois dans la liste.
4)
Avec ce devoir, le total des coefficients devient 7+3=10 et le total des points devient 85+3x. On veut 1085+3x=13, donc 85+3x=130, donc 3x=45 et x=15. Vérification : 1085+45=13 exactement.
5)
Non, il le dessert : sa moyenne pondérée 12,14 est inférieure à sa moyenne simple 12,25. Le système favorise les élèves réguliers sur les gros devoirs, et pénalise ceux dont le seul mauvais résultat tombe sur un devoir à fort coefficient. C'est une lecture utile d'un bulletin.
6)
Ce quotient vaut 749=7, un nombre qui ne correspond à rien. On y divise un total de points calculé SANS coefficients par une somme de coefficients : le numérateur et le dénominateur ne parlent pas de la même chose. Une moyenne n'a de sens que si l'on divise par le total exact de ce qu'on a additionné, et le résultat 7, très en dessous de toutes les notes, aurait dû alerter immédiatement.
Exercice 3 : Médiane et étendue
Onze élèves donnent leur temps de trajet, en minutes, pour venir au collège : 12, 25, 8, 40, 15, 22, 10, 35, 18, 12, 60.
1) Rangez ces onze valeurs dans l'ordre croissant.
2) Déterminez la médiane et interprétez-la par une phrase.
3) Calculez l'étendue de la série.
4) Calculez le temps moyen, arrondi au dixième.
5) Pourquoi la moyenne est-elle nettement supérieure à la médiane ?
6) On retire l'élève qui met 60 minutes. Recalculez la moyenne et la médiane des dix élèves restants.
8 ; 10 ; 12 ; 12 ; 15 ; 18 ; 22 ; 25 ; 35 ; 40 ; 60. Cette étape n'est pas facultative : sans rangement, la valeur du milieu du tableau n'est pas la médiane, et la note 12 répétée doit bien être écrite deux fois.
2)
Il y a 11 valeurs, donc la médiane est celle de rang 211+1=6, c'est-à-dire 18 minutes. Interprétation : au moins la moitié des élèves mettent 18 minutes ou moins, et au moins la moitié mettent 18 minutes ou plus.
3)
Étendue =60−8=52 minutes. Elle mesure l'écart entre les situations extrêmes, pas le niveau habituel : deux classes peuvent avoir la même moyenne et des étendues très différentes.
4)
La somme vaut 8+10+12+12+15+18+22+25+35+40+60=257, donc la moyenne est 11257≈23,4 minutes.
5)
À cause de la valeur extrême 60, qui pèse dans la somme comme n'importe quelle autre mais tire fortement la moyenne vers le haut. La médiane, elle, ne dépend que du RANG des valeurs, pas de leur taille : remplacer 60 par 200 ne la changerait pas d'une minute. C'est pour cela qu'on publie la médiane des salaires plutôt que leur moyenne.
6)
Il reste dix valeurs, de somme 257−60=197, donc une moyenne de 10197=19,7 minutes : elle a chuté de près de quatre minutes. La médiane de dix valeurs est la demi-somme des deux valeurs centrales, celles de rang 5 et 6 : 215+18=16,5 minutes. Elle n'a bougé que d'une minute et demie, ce qui confirme la question précédente.
Exercice 4 : Lire un diagramme en barres
Le diagramme donne les notes obtenues par les élèves d'une classe de quatrième à un contrôle noté sur 20.
1) Combien d'élèves compte la classe ?
2) Combien d'élèves ont au moins 14 ? Quelle fréquence cela représente-t-il ?
3) Calculez la moyenne de la classe.
4) Déterminez la médiane des notes.
5) Calculez l'étendue.
6) Quelle est la fréquence des élèves ayant moins de 10 ?
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Réponses
1)25 élèves
2)11 élèves : 44 %
3)12,72
4)12
5)10 points
6)8 %
1)
On additionne les hauteurs des six barres : 2+5+7+6+3+2=25 élèves.
2)
Les notes d'au moins 14 sont 14, 16 et 18, soit 6+3+2=11 élèves. La fréquence vaut 2511=0,44, soit 44 pour cent de la classe. Attention au sens de au moins : la note 14 est comprise.
3)
Chaque note est pondérée par son effectif : 8×2+10×5+12×7+14×6+16×3+18×2=16+50+84+84+48+36=318. La moyenne vaut 25318=12,72. Diviser par 6, le nombre de notes différentes, serait l'erreur classique : on divise par le nombre d'ÉLÈVES.
4)
Avec 25 élèves, la médiane est la note de rang 13. Les effectifs cumulés donnent 2 élèves jusqu'à 8, puis 7 jusqu'à 10, puis 14 jusqu'à 12 : le treizième élève est donc dans le groupe des 12. La médiane vaut 12.
5)
Étendue =18−8=10 points. La classe est assez homogène, toutes les notes tenant dans une fourchette de dix points.
6)
Seuls les deux élèves ayant 8 sont sous la barre des 10, soit 252=0,08, c'est-à-dire 8 pour cent. Notez que la note 10 elle-même n'est pas comptée : moins de 10 exclut 10, alors qu'au moins 14 incluait 14. Lire précisément l'inégalité de l'énoncé fait partie de l'exercice.
Exercice 5 : Probabilités sur une roue
Une roue est partagée en huit secteurs identiques, numérotés de 1 à 8. Les secteurs 1, 2 et 3 sont rouges, les secteurs 4 et 5 sont bleus, les secteurs 6, 7 et 8 sont verts. On la fait tourner une fois.
1) Combien d'issues cette expérience comporte-t-elle ? Sont-elles équiprobables ?
2) Calculez la probabilité d'obtenir un secteur rouge.
3) Calculez la probabilité d'obtenir un secteur bleu.
4) Calculez la probabilité de NE PAS obtenir un secteur vert, de deux façons.
5) Calculez la probabilité d'obtenir un numéro pair, puis celle d'obtenir un numéro pair ET rouge.
6) Donnez un événement certain et un événement impossible dans cette expérience.
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Réponses
1)8 issues équiprobables
2)83
3)41
4)85
5)21 et 81
6)Certain : 1 à 8 ; impossible : 9
1)
Il y a huit issues, les huit numéros. Elles sont équiprobables parce que les secteurs sont identiques : chacune a donc la probabilité 81=0,125. Cette phrase justificative est exigée, car sans équiprobabilité on n'aurait pas le droit de compter les secteurs.
2)
Trois secteurs sur huit sont favorables : P(rouge)=83=0,375.
3)
P(bleu)=82=41=0,25. Contrôle : 83+82+83=1, les trois couleurs se partagent bien toute la roue.
4)
Première façon, en comptant les secteurs non verts : ils sont 5, donc 85=0,625. Seconde façon, par l'événement contraire : 1−P(vert)=1−83=85. Les deux résultats coïncident, et la seconde méthode est celle qui fait gagner du temps dès que compter les cas favorables devient long.
5)
Les numéros pairs sont 2, 4, 6 et 8, donc P(pair)=84=0,5. Parmi eux, un seul est rouge, le 2 : P(pair et rouge)=81=0,125. Le mot ET impose de vérifier les DEUX conditions sur la même issue, ce qui réduit fortement le nombre de cas favorables.
6)
Événement certain : obtenir un numéro compris entre 1 et 8, de probabilité 1. Événement impossible : obtenir le numéro 9, ou obtenir un secteur jaune, de probabilité 0. Toute probabilité de cette expérience est donc comprise entre 0 et 1, bornes incluses.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : La moyenne de deux classes
Dans un collège, la classe A compte 20 élèves et sa moyenne au contrôle commun est 11,5. La classe B compte 30 élèves et sa moyenne est 14.
1) Calculez le total des points obtenus par chaque classe.
2) Calculez la moyenne des 50 élèves.
3) Que donnerait la moyenne des deux moyennes ? Pourquoi ce calcul est-il faux ?
4) Expliquez pourquoi la vraie moyenne est supérieure à celle des deux moyennes.
5) Si la classe B n'avait compté que 10 élèves avec la même moyenne, quelle aurait été la moyenne de l'ensemble ?
6) Quelle moyenne la classe B, avec ses 30 élèves, aurait-elle dû obtenir pour que l'ensemble atteigne 13,5 ?
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Réponses
1)230 et 420 points
2)13
3)12,75 : effectifs ignorés
4)B, plus nombreuse, a la meilleure moyenne
5)≈12,33
6)≈14,83
1)
Le total des points d'une classe, c'est sa moyenne multipliée par son effectif : 20×11,5=230 points pour A et 30×14=420 points pour B. Repasser par les totaux est la clé de tout l'exercice : une moyenne seule ne se combine pas, un total se combine toujours.
2)
50230+420=50650=13. La moyenne des cinquante élèves est exactement 13.
3)
211,5+14=12,75, ce qui n'est pas 13. Ce calcul traite les deux classes comme si elles avaient le même effectif, alors que B compte une fois et demie plus d'élèves que A. Une moyenne se pondère par les effectifs, exactement comme les notes se pondèrent par les coefficients à l'exercice 2.
4)
Parce que la classe la plus nombreuse est aussi celle qui a la meilleure moyenne : les trente élèves de B pèsent plus lourd que les vingt de A, donc le résultat d'ensemble est tiré vers le 14. Si les effectifs étaient inversés, la vraie moyenne serait au contraire inférieure à 12,75, et le sens de l'écart se prévoit sans aucun calcul.
5)
Le total deviendrait 230+10×14=230+140=370 points pour 30 élèves, soit 30370≈12,33. Cette fois la classe la plus nombreuse est la plus faible, et la moyenne d'ensemble tombe sous 12,75 : c'est bien la pondération, et non les notes, qui a tout changé.
6)
Pour une moyenne d'ensemble de 13,5 sur 50 élèves, il faut 50×13,5=675 points au total, donc 675−230=445 points pour la classe B, soit une moyenne de 30445≈14,83. Il ne suffisait donc pas d'ajouter un demi-point à B : il en fallait plus de huit dixièmes, puisque B ne représente que trois cinquièmes de l'effectif total.
Exercice 7 : Fréquence contre probabilité
On lance une pièce équilibrée et l'on note le nombre de fois où elle tombe sur pile. Cinq séries ont été réalisées : 7 piles sur 10 lancers, 27 sur 50, 96 sur 200, 508 sur 1000 et 2513 sur 5000.
1) Calculez la fréquence de pile dans chacune des cinq séries.
2) Que remarque-t-on quand le nombre de lancers augmente ?
3) Quelle est la probabilité théorique d'obtenir pile ? Justifiez.
4) Dans la série de 5000 lancers, de combien le nombre de piles s'écarte-t-il de la moitié ? Exprimez cet écart en pourcentage des lancers.
5) Après les sept piles des dix premiers lancers, un joueur affirme que face va forcément sortir au coup suivant. Qu'en pensez-vous ?
Les fréquences se rapprochent de 0,5 et les écarts diminuent : 0,2 pour dix lancers, 0,008 pour mille, 0,0026 pour cinq mille. C'est la loi des grands nombres : la fréquence observée se stabilise autour de la probabilité quand l'expérience est très répétée, sans jamais tomber exactement dessus.
3)
La pièce est équilibrée, donc les deux issues pile et face sont équiprobables : P(pile)=21=0,5. La probabilité se calcule AVANT toute expérience, à partir de la symétrie de l'objet ; la fréquence, elle, se constate APRÈS. Confondre les deux est l'erreur de fond du chapitre.
4)
La moitié de 5000 vaut 2500, donc l'écart est de 2513−2500=13 piles. Rapporté aux lancers, cela fait 500013=0,0026, soit 0,26 pour cent : treize piles d'écart paraissent beaucoup en valeur absolue, et ne sont presque rien en proportion. C'est encore une question de total de référence.
5)
C'est faux. La pièce n'a pas de mémoire : au onzième lancer, pile et face gardent chacun la probabilité 0,5, quels que soient les résultats précédents. Ce qui rattrape l'écart, ce n'est pas une correction mystérieuse, c'est la DILUTION : trois piles d'avance sur dix lancers pèsent beaucoup, les mêmes trois piles d'avance sur cinq mille lancers ne se voient plus.
6)
Non. On peut seulement affirmer que le résultat sera vraisemblablement proche de 500, comme le montre le 508 observé. Une probabilité annonce une tendance sur un grand nombre de répétitions, jamais un résultat garanti : c'est précisément ce qui la distingue d'une prédiction.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Une probabilité peut valoir 1,5 si l'événement est très probable. »
2) « La médiane, c'est la valeur écrite au milieu de la liste. »
3) « Un dé qui vient de faire trois fois 6 a moins de chances de refaire 6. »
4) « La moyenne de deux classes est la moyenne de leurs deux moyennes. »
5) « Deux séries qui ont la même moyenne ont les mêmes valeurs. »
Voir la correction
Réponses
1)Entre 0 et 1
2)Ranger d'abord : 12
3)Toujours 61
4)13, pas 12,75
5)Étendues 0 et 16
1)
FAUX. Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1, car c'est une proportion : le nombre de cas favorables ne peut pas dépasser le nombre de cas possibles. Énoncé correct : un événement très probable a une probabilité proche de 1, par exemple 0,95, et l'événement certain vaut exactement 1.
2)
FAUX. Il faut d'abord RANGER les valeurs dans l'ordre croissant. Dans la série 12 ; 60 ; 8, la valeur écrite au milieu est 60, alors que la médiane est 12. Énoncé correct : la médiane est la valeur centrale de la série ordonnée, celle qui partage l'effectif en deux moitiés.
3)
FAUX. Le dé n'a pas de mémoire, et chaque lancer est indépendant des précédents : la probabilité d'obtenir 6 reste 61, soit environ 0,167. Énoncé correct : sur un très grand nombre de lancers, la fréquence des 6 se rapproche de 61, mais aucun lancer particulier n'est influencé par les autres.
4)
FAUX, sauf si les deux classes ont exactement le même effectif. Il faut pondérer par les effectifs : 20 élèves à 11,5 et 30 élèves à 14 donnent 50650=13 et non 12,75. Énoncé correct : on additionne les TOTAUX de points, puis on divise par l'effectif total.
5)
FAUX. Les séries 10 ; 10 ; 10 et 2 ; 10 ; 18 ont toutes deux pour moyenne 10, mais leurs étendues valent 0 et 16. Énoncé correct : la moyenne résume le niveau, l'étendue résume la dispersion, et il faut les deux pour décrire une série.
Exercice 9 : Un sondage sur le temps d'écran
On a demandé à 30 élèves de quatrième combien d'heures par jour ils passent devant un écran. Les réponses ont été regroupées par tranches d'une heure.
1) Vérifiez que le sondage porte bien sur 30 élèves.
2) Quelle tranche est la plus représentée ?
3) Quelle fréquence représentent les élèves passant au moins 3 heures par jour devant un écran ? Arrondissez au dixième de pourcent.
4) En prenant le centre de chaque tranche, estimez le temps d'écran moyen, arrondi au centième.
5) Pourquoi ce résultat n'est-il qu'une estimation ?
6) Dans quelle tranche se situe la médiane ?
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Réponses
1)30 élèves
2)De 2 à 3 h
3)≈23,3 %
4)≈2,23 h
5)Centres de tranches
6)De 2 à 3 h
1)
4+9+10+5+2=30 élèves. Le total du diagramme doit toujours être vérifié avant d'en tirer la moindre fréquence.
2)
La tranche de 2 à 3 heures, avec 10 élèves. On l'appelle la classe modale : c'est le sommet du diagramme, et elle se lit sans aucun calcul.
3)
Les tranches concernées sont 3 à 4 h et 4 à 5 h, soit 5+2=7 élèves. La fréquence vaut 307≈0,233, soit environ 23,3 pour cent, c'est-à-dire près d'un élève sur quatre.
4)
On remplace chaque tranche par son centre, 0,5 ; 1,5 ; 2,5 ; 3,5 ; 4,5 heures, puis on pondère par les effectifs : 0,5×4+1,5×9+2,5×10+3,5×5+4,5×2=2+13,5+25+17,5+9=67. La moyenne estimée vaut 3067≈2,23 heures, soit environ 2 h 14 min.
5)
Parce qu'on ne connaît pas les valeurs exactes : un élève de la tranche 2 à 3 h peut aussi bien passer 2 h 05 que 2 h 55, et on lui attribue 2 h 30 dans les deux cas. Le regroupement en tranches fait gagner en lisibilité ce qu'il fait perdre en précision, et le résultat est d'autant plus fiable que les valeurs se répartissent régulièrement dans chaque tranche.
6)
Avec 30 élèves, la médiane se situe entre les valeurs de rang 15 et 16. Les effectifs cumulés donnent 4 élèves jusqu'à 1 h, puis 13 jusqu'à 2 h, puis 23 jusqu'à 3 h : les rangs 15 et 16 tombent donc tous deux dans la tranche de 2 à 3 heures. On ne peut pas donner mieux qu'une tranche, faute des valeurs individuelles, et c'est la même limite qu'à la question 5.
Exercice 10 : Le jeu des douze jetons
Un sac contient 12 jetons indiscernables au toucher : 5 rouges, 4 bleus et 3 verts. On tire un jeton au hasard. Un jeton rouge rapporte 2 dollars, un bleu rapporte 5 dollars, un vert ne rapporte rien. La partie coûte 3 dollars.
1) Calculez la probabilité de tirer un jeton de chaque couleur, puis vérifiez la somme.
2) Quelle est la probabilité de gagner quelque chose ? Et celle de ne rien gagner ?
3) Sur 120 parties, combien de jetons bleus peut-on espérer environ ?
4) Calculez le gain moyen par partie, avant de retirer la mise.
5) Le jeu est-il avantageux pour le joueur ? Que gagne l'organisateur sur 120 parties ?
6) Quelle mise rendrait le jeu équitable ?
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Réponses
1)125 ; 31 ; 41
2)43 et 41
3)Environ 40
4)2,50 dollars
5)Non : 60 dollars pour l'organisateur
6)2,50 dollars
1)
P(rouge)=125≈0,417, P(bleu)=124=31≈0,333 et P(vert)=123=0,25. Somme : 125+124+123=1212=1. Les jetons étant indiscernables au toucher, les douze tirages sont équiprobables, ce qui autorise à compter les jetons.
2)
Gagner quelque chose, c'est tirer rouge ou bleu : 125+4=129=0,75. L'événement contraire, ne rien gagner, a pour probabilité 1−0,75=0,25, ce qui est bien la probabilité du vert.
3)
Sur 120 parties, on peut espérer environ 120×124=40 jetons bleus. Le mot environ compte : on n'en obtiendra pas exactement 40, c'est l'ordre de grandeur que la probabilité annonce, exactement comme à l'exercice 7.
4)
On pondère chaque gain par le nombre de jetons qui le produisent : 125×2+4×5+3×0=1210+20+0=1230=2,50 dollars. C'est encore une moyenne pondérée, et le total sur lequel on divise est le nombre de jetons, pas le nombre de couleurs.
5)
Non : la partie coûte 3 dollars et rapporte en moyenne 2,50 dollars, donc le joueur perd en moyenne 0,50 dollars par partie. Sur 120 parties, l'organisateur encaisse 120×3=360 dollars et reverse en moyenne 120×2,50=300 dollars : il gagne environ 60 dollars. Un joueur peut très bien gagner sur quelques parties, c'est sur la durée que le déséquilibre se manifeste.
6)
Un jeu est équitable quand la mise égale le gain moyen, donc il faudrait faire payer 2,50 dollars la partie. Le gain moyen du joueur serait alors nul, et celui de l'organisateur aussi. C'est le même raisonnement que pour une moyenne de classe : ce qui compte n'est pas le meilleur cas, c'est le total rapporté au nombre de parties.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Retrouver les effectifs à partir des fréquences
Les résultats d'une enquête sur le moyen de transport des élèves d'un collège ont été publiés en pourcentages : bus 45 pour cent, marche 25 pour cent, vélo 15 pour cent, voiture pour le reste. On sait par ailleurs que 54 élèves viennent en bus.
1) Quelle est la fréquence des élèves qui viennent en voiture ?
2) Combien d'élèves ont répondu à l'enquête ?
3) Combien d'élèves viennent à pied ? Combien à vélo ?
4) Un élève affirme que 15 élèves viennent en voiture. Corrigez.
5) Dix nouveaux élèves, qui viennent tous à vélo, répondent à leur tour à l'enquête. Quelle est la nouvelle fréquence du vélo, au dixième de pourcent ?
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Réponses
1)15 %
2)120 élèves
3)30 à pied, 18 à vélo
4)18 élèves en voiture
5)≈21,5 %
1)
Les fréquences totalisent 100 pour cent : 100−45−25−15=15 pour cent.
2)
54 élèves représentent 45 pour cent du total : 0,4554=120 élèves. Vérification : 0,45×120=54.
3)
À pied : 0,25×120=30 élèves. À vélo : 0,15×120=18 élèves.
4)
Il confond le pourcentage et l'effectif : 15 pour cent de 120 élèves font 0,15×120=18 élèves, autant qu'à vélo. Contrôle : 54+30+18+18=120.
5)
Le vélo compte maintenant 18+10=28 élèves sur 130 : 13028≈0,2154, soit environ 21,5 pour cent. On ne peut pas ajouter 10 au pourcentage : le total a changé lui aussi, et TOUTES les fréquences ont bougé.
Le fil : une fréquence et un effectif connus donnent l'effectif total, et c'est ce total qui ramène chaque pourcentage à un nombre d'élèves.
Exercice 12 : Une lettre tirée au hasard
On écrit chacune des douze lettres du mot PROBABILITES sur un carton. On mélange les douze cartons, retournés, et l'on en tire un au hasard.
La figure ci-dessous représente la situation.
1) Combien cette expérience compte-t-elle d'issues ? Sont-elles équiprobables ?
2) Quelle est la probabilité de tirer la lettre B ?
3) Quelle est la probabilité de tirer une voyelle ? Une consonne ?
4) Quelle est la probabilité de tirer une lettre qui figure dans le mot MATHS ?
5) Quelle est la probabilité de tirer la lettre Z ? Celle de tirer une lettre de l'alphabet ?
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Réponses
1)12 issues équiprobables
2)61
3)125 et 127
4)41
5)0 et 1
1)
Il y a 12 issues, les douze cartons. Ils sont identiques et bien mélangés : les issues sont équiprobables, de probabilité 121 chacune. Les issues sont les CARTONS, pas les lettres différentes : il n'y a que 10 lettres différentes, car B et I apparaissent deux fois.
2)
Deux cartons portent la lettre B : 122=61. Répondre 101 reviendrait à compter les lettres différentes.
3)
Les voyelles sont O, A, I, I et E : 5 cartons, donc 125. Les consonnes forment l'événement contraire : 1−125=127. Contrôle : P, R, B, B, L, T, S font bien 7 cartons.
4)
Parmi M, A, T, H et S, seules A, T et S figurent dans PROBABILITES, chacune une fois : 123=41.
5)
Aucun carton ne porte Z : c'est un événement impossible, de probabilité 0. Tous les cartons portent une lettre de l'alphabet : c'est un événement certain, de probabilité 1.
Le fil : on compte les cartons, pas les lettres différentes ; c'est le nombre d'issues équiprobables qui fait le dénominateur.
Exercice 13 : Le dé truqué
Un dé à six faces est truqué : la face 6 sort avec la probabilité 0,3, et les cinq autres faces ont toutes la même probabilité de sortir.
1) Que vaut la somme des probabilités des six faces ? Pourquoi ?
2) Quelle est la probabilité d'obtenir la face 1 ?
3) Quelle est la probabilité d'obtenir un nombre pair ?
4) Quelle est la probabilité de ne pas obtenir 6 ?
5) On lance ce dé 500 fois. Combien de 6 peut-on s'attendre à obtenir environ ? Et combien de 1 ?
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Réponses
1)1
2)0,14
3)0,58
4)0,7
5)Environ 150 et 70
1)
Elle vaut 1 : à chaque lancer, une et une seule face sort, les six issues se partagent donc la totalité des chances, que le dé soit truqué ou non.
2)
Les cinq autres faces se partagent 1−0,3=0,7, à parts égales : 50,7=0,14. On ne peut pas répondre 61 : le dé n'est pas équilibré, les issues ne sont pas équiprobables.
3)
Les faces paires sont 2, 4 et 6 : 0,14+0,14+0,3=0,58. Avec un dé équilibré, on aurait trouvé 0,5.
4)
C'est l'événement contraire de « obtenir 6 » : 1−0,3=0,7.
5)
Environ 0,3×500=150 fois la face 6 et environ 0,14×500=70 fois la face 1. Ce ne sont que des ordres de grandeur, la fréquence observée fluctuant autour de la probabilité.
Le fil : même sans équiprobabilité, les probabilités des issues totalisent 1 ; c'est cette somme qui fournit la probabilité inconnue.
Exercice 14 : Problème : la circulation devant le collège
Pendant une matinée, des élèves ont compté les véhicules qui passent devant le collège, heure par heure. Les résultats figurent dans le tableau.
Tranche horaire
7 h - 8 h
8 h - 9 h
9 h - 10 h
10 h - 11 h
Voitures
180
240
120
90
Camions
20
30
40
50
Vélos
40
90
30
20
1) Combien de véhicules sont passés en tout pendant la matinée ?
2) Quelle tranche horaire est la plus chargée ? Quelle fréquence de la circulation totale représente-t-elle, au dixième de pourcent ?
3) Quel est le nombre moyen de véhicules par heure sur la matinée ?
4) On choisit au hasard un véhicule parmi tous ceux qui ont été comptés. Quelle est la probabilité que ce soit un camion, au centième ?
5) Quel pourcentage des véhicules les camions représentent-ils entre 7 h et 8 h ? Et entre 10 h et 11 h ? Arrondissez au dixième.
Par tranche : 240, 360, 190 et 160 véhicules. La tranche de 8 h à 9 h est la plus chargée, avec 950360≈0,3789, soit environ 37,9 pour cent de la circulation.
3)
4950=237,5 véhicules par heure. Aucune heure n'a exactement ce nombre : une moyenne n'est pas forcément une valeur observée.
4)
950140≈0,147, soit environ 0,15. Les véhicules comptés sont tous équiprobables, et le total de référence est l'ensemble des 950 véhicules.
5)
Entre 7 h et 8 h : 24020≈8,3 pour cent. Entre 10 h et 11 h : 16050=31,25 pour cent, environ 31,3 pour cent. Il passe plus de camions à 10 h qu'à 7 h, mais surtout beaucoup moins d'autres véhicules : la proportion de camions a presque été multipliée par quatre.
Le fil : chaque question choisit son total, la matinée entière, une tranche horaire ou une catégorie ; c'est ce choix qui fait la réponse.
Exercice 15 : Problème : deux pièces lancées ensemble
On lance ensemble deux pièces équilibrées, une pièce de 1 dollar et une pièce de 2 dollars, et l'on note les faces obtenues. Un élève affirme : « il y a trois résultats possibles, deux piles, deux faces, ou un pile et un face ; chacun a donc la probabilité 31 ».
1) Écrivez toutes les issues en distinguant les deux pièces. Combien y en a-t-il ?
2) Ces issues sont-elles équiprobables ? Quelle est la probabilité de chacune ?
3) Quelle est la probabilité d'obtenir deux piles ? Celle d'obtenir un pile et un face ?
4) L'élève a-t-il raison ? Expliquez son erreur.
5) On lance les deux pièces 400 fois. Combien de fois peut-on s'attendre à obtenir un pile et un face ?
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Réponses
1)4 issues
2)Oui : 41 chacune
3)41 et 21
4)Non : issues non équiprobables
5)Environ 200
1)
En écrivant d'abord la pièce de 1 dollar : pile-pile, pile-face, face-pile, face-face. Il y a 4 issues.
2)
Oui : chaque pièce est équilibrée, et chacune des quatre combinaisons a la même chance. Chaque issue a la probabilité 41=0,25.
3)
Deux piles : une seule issue, pile-pile, donc 41. Un pile et un face : deux issues, pile-face et face-pile, donc 42=21.
4)
Non. Ses trois résultats ne sont pas équiprobables : « un pile et un face » regroupe DEUX issues, car les deux pièces sont différentes. On ne peut diviser par le nombre de résultats que si ces résultats sont équiprobables.
5)
Environ 400×21=200 fois. Si l'élève avait raison, on en attendrait environ 133 ; une expérience répétée permet donc de trancher.
Le fil : avant de compter des issues, on vérifie qu'elles sont équiprobables, et l'on distingue les objets même quand ils se ressemblent.
Il manque quelque chose dans cette série ?Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
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Contactez-moi pour une première séance. Statistiques et probabilités ne se rattrapent pas en révisant la veille : ce sont des chapitres de raisonnement, où la même erreur de référence se répète du brevet jusqu'aux fréquences conditionnelles de première. Un élève qui sait dire sur quel total il divise a déjà fait le plus dur.