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Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : oscillateurs mécaniques (Terminale spécialité)

Voici une série d'exercices corrigés de spécialité physique-chimie sur les oscillateurs mécaniques, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Une distinction structure toute la série : la période propre ne dépend QUE du système, jamais de la façon dont on le lance. C'est l'isochronisme, et c'est ce qui rend un oscillateur utilisable comme horloge. En revanche le bloc-ressort dépend de la masse et le pendule n'en dépend pas, parce que l'un est élastique et l'autre gravitationnel.

L'exercice 4 contient le point que le graphique rend évident et que les copies manquent presque toujours : les énergies oscillent à la fréquence DOUBLE du mouvement, parce qu'elles varient comme le carré de la position et de la vitesse.

L'exercice 8 calcule la rotation du plan du pendule de Foucault à Montréal, 33,6 heures contre 31,9 à Paris, et explique pourquoi l'expérience ne montrerait rien à l'équateur.

Rappel de cours

  • Bloc-ressort : x¨+ω02x=0\ddot{x}+\omega_{0}^{2}x=0 avec ω0=km\omega_{0}=\sqrt{\dfrac{k}{m}} et T0=2πmkT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{m}{k}}. Dépend de la masse.
  • Pendule simple : T0=2πLgT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}}, INDÉPENDANT de la masse, valable seulement pour de petites oscillations.
  • Racine carrée : doubler la masse multiplie la période par 2\sqrt{2}, pas par 2. Il faut quadrupler pour doubler.
  • Isochronisme : la période ne dépend pas de l'amplitude. Amplitude et phase viennent des conditions initiales, ω0\omega_{0} du système seul.
  • Énergie : Em=12kXm2E_{m}=\dfrac{1}{2}kX_{m}^{2}, constante sans frottement, et vmax=ω0Xmv_{\max}=\omega_{0}X_{m}. Les énergies oscillent à la fréquence DOUBLE.
  • Amortissement : régimes pseudo-périodique, critique et apériodique. Le critique donne le retour le plus rapide sans rebond, d'où son usage en suspension.
  • L'énergie varie comme le CARRÉ de l'amplitude : amplitude à 58\dfrac{5}{8} signifie énergie à 39 %39\ \%.
  • Pendule de Foucault : le plan tourne en 24 hsinλ\dfrac{24\ \mathrm{h}}{\sin\lambda}, donc jamais à l'équateur et en 24 h24\ \mathrm{h} au pôle.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : L'équation différentielle du bloc-ressort

Un bloc de masse mm glisse sans frottement sur un plan horizontal, attaché à un ressort de raideur kk dont l'autre extrémité est fixe. On note xx l'écart à la position d'équilibre.

  • a) Faites le bilan des forces et écrivez la deuxième loi de Newton en projection sur l'axe du mouvement.
  • b) Déduisez-en l'équation différentielle vérifiée par x(t)x(t), sous la forme x¨+ω02x=0\ddot{x}+\omega_{0}^{2}x=0.
  • c) Donnez l'expression de ω0\omega_{0} et son unité.
  • d) Vérifiez que x(t)=Xmcos(ω0t+φ)x(t)=X_{m}\cos\left(\omega_{0}t+\varphi\right) est solution de cette équation.
  • e) Que représentent physiquement XmX_{m} et φ\varphi ? De quoi dépendent-ils ?
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a) Trois forces s'exercent : le poids et la réaction normale du support, tous deux verticaux et qui se compensent, et la force de rappel du ressort, horizontale, de valeur algébrique kx-kx. En projetant sur l'axe horizontal : mx¨=kxm\ddot{x}=-kx.

b) En divisant par mm et en réarrangeant : x¨+kmx=0\ddot{x}+\dfrac{k}{m}x=0, soit x¨+ω02x=0\ddot{x}+\omega_{0}^{2}x=0 en posant ω02=km\omega_{0}^{2}=\dfrac{k}{m}.

c) ω0=km\omega_{0}=\sqrt{\dfrac{k}{m}}, la pulsation propre, en rad/s\mathrm{rad/s}. On vérifie l'homogénéité : kk est en N/m\mathrm{N/m} soit kgs2\mathrm{kg\cdot s^{-2}}, donc km\dfrac{k}{m} est en s2\mathrm{s^{-2}} et sa racine en s1\mathrm{s^{-1}}.

d) En dérivant deux fois : x˙=Xmω0sin(ω0t+φ)\dot{x}=-X_{m}\omega_{0}\sin\left(\omega_{0}t+\varphi\right) puis x¨=Xmω02cos(ω0t+φ)=ω02x\ddot{x}=-X_{m}\omega_{0}^{2}\cos\left(\omega_{0}t+\varphi\right)=-\omega_{0}^{2}x. En reportant : ω02x+ω02x=0-\omega_{0}^{2}x+\omega_{0}^{2}x=0, l'équation est vérifiée pour toutes valeurs de XmX_{m} et φ\varphi.

e) XmX_{m} est l'AMPLITUDE, l'écart maximal à l'équilibre, et φ\varphi la PHASE À L'ORIGINE, qui fixe la position et le sens du mouvement à l'instant initial. Ces deux constantes ne dépendent QUE des conditions initiales, c'est-à-dire de la façon dont on lance l'oscillateur, et nullement de kk ni de mm. C'est l'inverse pour ω0\omega_{0}, qui ne dépend que du système et pas du lancement : c'est toute la distinction entre les caractéristiques propres et les conditions initiales.

Exercice 2 : Période propre et fréquence propre

On considère un bloc de masse m=250 gm=250\ \mathrm{g} attaché à un ressort de raideur k=40,0 N/mk=40{,}0\ \mathrm{N/m}, oscillant sans frottement.

  • a) Calculez la pulsation propre.
  • b) Calculez la période propre et la fréquence propre.
  • c) On double la masse. Que devient la période ? Et si l'on double la raideur ?
  • d) On double l'amplitude du lancement. Que devient la période ? Comment appelle-t-on cette propriété ?
  • e) Le même dispositif est emporté sur la Lune. La période change-t-elle ? Et pour un pendule simple ?
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a) ω0=km=40,00,250=160=12,6 rad/s\omega_{0}=\sqrt{\dfrac{k}{m}}=\sqrt{\dfrac{40{,}0}{0{,}250}}=\sqrt{160}=12{,}6\ \mathrm{rad/s}.

b) T0=2πω0=2π12,6=0,497 sT_{0}=\dfrac{2\pi}{\omega_{0}}=\dfrac{2\pi}{12{,}6}=0{,}497\ \mathrm{s} et f0=1T0=2,01 Hzf_{0}=\dfrac{1}{T_{0}}=2{,}01\ \mathrm{Hz}.

c) T0=2πmkT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{m}{k}} : doubler la masse multiplie la période par 21,41\sqrt{2}\approx 1{,}41, elle passe donc à 0,702 s0{,}702\ \mathrm{s}. Doubler la raideur la DIVISE par 2\sqrt{2}, elle tombe à 0,351 s0{,}351\ \mathrm{s}. Un ressort plus raide oscille plus vite, une masse plus lourde plus lentement, et dans les deux cas l'effet est atténué par la racine carrée.

d) Elle ne change PAS. La période propre est indépendante de l'amplitude, propriété appelée ISOCHRONISME des oscillations. Elle découle directement du fait que ω0\omega_{0} ne dépend que de kk et mm, et c'est elle qui rend l'oscillateur utilisable comme horloge.

e) Pour le bloc-ressort, la période NE CHANGE PAS : ni kk ni mm ne dépendent de la pesanteur, et la force de rappel est purement élastique. Pour un pendule simple, en revanche, T0=2πLgT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}} dépend de gg : sur la Lune, où gg vaut environ le sixième de sa valeur terrestre, la période serait multipliée par 62,4\sqrt{6}\approx 2{,}4. C'est la différence essentielle entre les deux oscillateurs : l'un est élastique, l'autre gravitationnel.

Exercice 3 : Le pendule simple

Un pendule simple est constitué d'une masse ponctuelle suspendue à un fil inextensible de longueur LL et de masse négligeable. Pour de petites oscillations, sa période propre vaut T0=2πLgT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}}.

On prendra g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}}.

θLmasse mon ecarte de θ puis on lache sans vitesse initiale :mesurez la duree de dix allers-retours pour en tirer la periode
  • a) Calculez la période d'un pendule de longueur 0,80 m0{,}80\ \mathrm{m}.
  • b) Quelle longueur donne une période de 2,00 s2{,}00\ \mathrm{s} ? Comment appelle-t-on un tel pendule ?
  • c) Justifiez que la période ne dépende pas de la masse suspendue.
  • d) Pourquoi la formule n'est-elle valable que pour de PETITES oscillations ? Que se passe-t-il pour de grandes amplitudes ?
  • e) Vérifiez l'homogénéité de la formule par une analyse dimensionnelle.
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a) T0=2π0,809,81=2π×0,2856=1,79 sT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{0{,}80}{9{,}81}}=2\pi\times 0{,}2856=1{,}79\ \mathrm{s}.

b) De T0=2πLgT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}} on tire L=gT024π2=9,81×4,0039,48=0,994 mL=\dfrac{gT_{0}^{2}}{4\pi^{2}}=\dfrac{9{,}81\times 4{,}00}{39{,}48}=0{,}994\ \mathrm{m}. Un pendule d'environ un mètre a donc une période de deux secondes : on l'appelle pendule battant la SECONDE, puisque chaque aller simple, soit une demi-période, dure une seconde. C'est le principe des horloges à balancier.

c) Parce que la masse intervient à la fois dans la force de rappel, qui est une composante du poids donc proportionnelle à mm, et dans l'inertie, également proportionnelle à mm. Les deux se compensent exactement, comme pour la chute libre. C'est d'ailleurs pourquoi un pendule ne peut pas servir à peser quoi que ce soit.

d) Parce que l'établissement de la formule utilise l'approximation sinθθ\sin\theta\approx\theta, valable seulement pour de petits angles exprimés en radians. Pour de grandes amplitudes, la force de rappel n'est plus proportionnelle à l'écart, l'oscillateur cesse d'être harmonique et la période AUGMENTE avec l'amplitude : l'isochronisme est perdu. À 3030 degrés l'écart atteint déjà environ 1,71{,}7 pour cent, ce qui est considérable pour une horloge.

e) LL est une longueur, en mètres ; gg est une accélération, en ms2\mathrm{m\cdot s^{-2}}. Le rapport Lg\dfrac{L}{g} est donc en s2\mathrm{s^{2}}, et sa racine carrée en secondes. Le facteur 2π2\pi étant sans dimension, la formule donne bien un temps : elle est homogène.

Exercice 4 : L'énergie d'un oscillateur

Pour le bloc-ressort de l'exercice 2, lancé avec une amplitude Xm=8,0 cmX_{m}=8{,}0\ \mathrm{cm}, on a Ep=12kx2E_{p}=\dfrac{1}{2}kx^{2} et Ec=12mv2E_{c}=\dfrac{1}{2}mv^{2}.

Le graphique donne les deux énergies et leur somme en fonction du temps.

0.20.40.60.810.020.040.060.080.10.120.14t (s)E (J)Em = 0,128 JEcEp
  • a) Calculez l'énergie mécanique de l'oscillateur et vérifiez la lecture graphique.
  • b) Calculez la vitesse maximale du bloc et précisez où elle est atteinte.
  • c) Sur le graphique, mesurez la période des échanges d'énergie et comparez-la à la période propre du mouvement. Expliquez le facteur observé.
  • d) À quels instants les deux énergies sont-elles égales ? Que vaut alors chacune ?
  • e) Justifiez que la somme soit une droite horizontale, et dites ce qui changerait en présence de frottements.
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a) À l'amplitude, la vitesse est nulle et toute l'énergie est potentielle : Em=12kXm2=0,5×40,0×0,0802=0,128 JE_{m}=\dfrac{1}{2}kX_{m}^{2}=0{,}5\times 40{,}0\times 0{,}080^{2}=0{,}128\ \mathrm{J}. Le graphique montre bien la droite horizontale à 0,128 J0{,}128\ \mathrm{J}.

b) Au passage par l'équilibre, toute l'énergie est cinétique : 12mvmax2=0,128\dfrac{1}{2}mv_{\max}^{2}=0{,}128, donc vmax=2×0,1280,250=1,01 m/sv_{\max}=\sqrt{\dfrac{2\times 0{,}128}{0{,}250}}=1{,}01\ \mathrm{m/s}. On retrouve vmax=ω0Xm=12,6×0,080=1,01 m/sv_{\max}=\omega_{0}X_{m}=12{,}6\times 0{,}080=1{,}01\ \mathrm{m/s}.

c) Le graphique montre que chaque énergie effectue un cycle complet en environ 0,25 s0{,}25\ \mathrm{s}, soit la MOITIÉ de la période propre T0=0,497 sT_{0}=0{,}497\ \mathrm{s}. Les énergies oscillent donc à la fréquence DOUBLE du mouvement. L'explication est que EpE_{p} varie comme x2x^{2} : le bloc passe par la position d'équilibre deux fois par période, et l'énergie potentielle s'y annule deux fois. Élever au carré une fonction de période T0T_{0} donne une fonction de période T02\dfrac{T_{0}}{2}.

d) Elles sont égales quand chacune vaut la moitié de l'énergie totale, soit 0,064 J0{,}064\ \mathrm{J}, ce qui correspond aux intersections des deux courbes. Cela se produit pour x=±Xm2=±5,7 cmx=\pm\dfrac{X_{m}}{\sqrt{2}}=\pm 5{,}7\ \mathrm{cm}, donc quatre fois par période.

e) Parce qu'en l'absence de frottements aucune force non conservative ne travaille : l'énergie mécanique se conserve, elle est constante et son graphe est horizontal. Avec frottements, cette droite deviendrait une courbe DÉCROISSANTE, et les deux énergies oscilleraient sous une enveloppe qui se resserre. C'est d'ailleurs la façon la plus claire de visualiser un amortissement.

Exercice 5 : Oscillations amorties

En présence de frottements, l'amplitude d'un oscillateur décroît au cours du temps et l'énergie mécanique n'est plus conservée.

12345678-3-2-1123elongation (cm)temps (s)envelopperelevez la pseudo-periode entre deux maximums successifs,puis le rapport de deux amplitudes separees d'une pseudo-periode
  • a) Distinguez les trois régimes possibles d'un oscillateur amorti.
  • b) Dans le régime pseudo-périodique, qu'appelle-t-on pseudo-période ? Est-elle égale à la période propre ?
  • c) L'amplitude d'un bloc-ressort passe de 8,08{,}0 à 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm} après dix oscillations. Calculez le rapport des énergies correspondant.
  • d) Quelle fraction de l'énergie initiale a été dissipée ? Où est-elle passée ?
  • e) Pour un amortisseur de voiture, quel régime recherche-t-on et pourquoi ?
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a) Le régime PSEUDO-PÉRIODIQUE, pour un amortissement faible : le système oscille encore, avec une amplitude qui décroît exponentiellement. Le régime APÉRIODIQUE, pour un amortissement fort : le système revient à l'équilibre sans jamais le dépasser, lentement. Et le régime CRITIQUE, cas limite entre les deux : retour à l'équilibre sans oscillation, dans le temps le plus court possible.

b) La pseudo-période est la durée séparant deux passages successifs par la position d'équilibre dans le même sens. Elle n'est pas rigoureusement égale à la période propre : elle lui est légèrement SUPÉRIEURE, l'amortissement ralentissant le mouvement. L'écart est cependant négligeable pour un amortissement faible, ce qui permet en pratique de mesurer T0T_{0} sur un système réel.

c) L'énergie étant proportionnelle au carré de l'amplitude, EE0=(5,08,0)2=0,6252=0,391\dfrac{E}{E_{0}}=\left(\dfrac{5{,}0}{8{,}0}\right)^{2}=0{,}625^{2}=0{,}391. Il reste donc 3939 pour cent de l'énergie initiale.

d) Il en a été dissipé 10,391=0,6091-0{,}391=0{,}609, soit 6161 pour cent. Cette énergie n'a pas disparu : elle a été convertie en CHALEUR par les frottements, dans l'air et dans le ressort lui-même, et communiquée au milieu extérieur. Le bilan énergétique global reste rigoureusement équilibré, mais l'énergie est devenue inutilisable pour le mouvement.

e) On recherche le régime CRITIQUE, ou juste en deçà. Un amortissement trop faible laisserait la voiture osciller longuement après chaque bosse, ce qui est inconfortable et dangereux puisque les roues perdent le contact avec la route. Un amortissement trop fort rendrait la suspension rigide et transmettrait tous les chocs. Le régime critique est exactement le compromis : retour à l'équilibre le plus rapide possible sans rebond, et c'est pourquoi le test du rebond permet de juger l'usure des amortisseurs.

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Deux façons de mesurer une raideur

On veut déterminer la raideur kk d'un ressort par deux méthodes indépendantes.

Méthode statique : on suspend une masse m=200 gm=200\ \mathrm{g} et on mesure un allongement à l'équilibre de 4,9 cm4{,}9\ \mathrm{cm}. Méthode dynamique : on fait osciller la même masse et on mesure une période de 0,445 s0{,}445\ \mathrm{s}. On prendra g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}}.

  • a) Établissez la relation d'équilibre statique et calculez kk par cette méthode.
  • b) Établissez l'expression de kk en fonction de mm et T0T_{0}, puis calculez kk par la méthode dynamique.
  • c) Calculez l'écart relatif entre les deux valeurs et concluez.
  • d) Pourquoi la méthode dynamique est-elle en général plus précise ? Que gagne-t-on à chronométrer vingt oscillations plutôt qu'une ?
  • e) La méthode statique suppose implicitement quelque chose sur le ressort. Quoi, et comment le vérifier ?
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a) À l'équilibre, la force de rappel compense le poids : kx=mgkx=mg, donc k=mgx=0,200×9,810,049=40,0 N/mk=\dfrac{mg}{x}=\dfrac{0{,}200\times 9{,}81}{0{,}049}=40{,}0\ \mathrm{N/m}.

b) De T0=2πmkT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{m}{k}} on tire, en élevant au carré, T02=4π2mkT_{0}^{2}=\dfrac{4\pi^{2}m}{k} puis k=4π2mT02=39,48×0,2000,4452=7,8960,198=39,9 N/mk=\dfrac{4\pi^{2}m}{T_{0}^{2}}=\dfrac{39{,}48\times 0{,}200}{0{,}445^{2}}=\dfrac{7{,}896}{0{,}198}=39{,}9\ \mathrm{N/m}.

c) L'écart relatif vaut 40,039,940,0=0,42\dfrac{\left|40{,}0-39{,}9\right|}{40{,}0}=0{,}42 pour cent. Les deux méthodes concordent remarquablement, ce qui valide à la fois le modèle du ressort idéal et les deux protocoles.

d) Parce qu'une durée se mesure bien plus précisément qu'une longueur : un chronomètre atteint le centième de seconde, alors que lire un allongement de quelques centimètres à la règle laisse une incertitude d'au moins un millimètre, soit deux pour cent. Chronométrer vingt oscillations divise en outre l'incertitude sur la période par vingt, puisque l'erreur de déclenchement du chronomètre est la même quel que soit le nombre d'oscillations comptées. C'est la façon la plus simple d'améliorer une mesure sans changer d'instrument.

e) Elle suppose que le ressort suit la loi de Hooke, c'est-à-dire que sa force de rappel est PROPORTIONNELLE à l'allongement, avec un kk constant. Pour le vérifier, il suffit de recommencer avec plusieurs masses différentes et de tracer la force en fonction de l'allongement : si le modèle est valide, les points sont alignés et passent par l'origine, et la pente donne kk. Un ressort trop étiré sort de ce domaine et la droite s'incurve.

Exercice 7 : Mesurer g avec un pendule

Un pendule simple de longueur L=1,000 mL=1{,}000\ \mathrm{m} effectue 2020 oscillations complètes en 40,10 s40{,}10\ \mathrm{s}.

On souhaite en déduire l'intensité du champ de pesanteur au lieu de l'expérience.

0.20.40.60.811.2-2-11234T² (s²)longueur L (m)les cinq points sont alignes et passent par l'origine :la pente vaut 4π²/g, donc une mesure de g
  • a) Calculez la période du pendule.
  • b) Établissez l'expression de gg en fonction de LL et T0T_{0}, puis calculez sa valeur.
  • c) Comparez à la valeur usuelle 9,81 m/s29{,}81\ \mathrm{m/s^{2}} et calculez l'écart relatif.
  • d) L'incertitude sur la longueur est de 1 mm1\ \mathrm{mm} et celle sur la durée totale de 0,2 s0{,}2\ \mathrm{s}. Laquelle des deux pèse le plus sur le résultat ? Justifiez.
  • e) La valeur de gg varie de 9,789{,}78 à l'équateur à 9,839{,}83 aux pôles. Citez deux causes de cette variation.
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a) T0=40,1020=2,005 sT_{0}=\dfrac{40{,}10}{20}=2{,}005\ \mathrm{s}.

b) De T0=2πLgT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}} on tire T02=4π2LgT_{0}^{2}=\dfrac{4\pi^{2}L}{g}, donc g=4π2LT02=39,478×1,0002,0052=39,4784,020=9,820 m/s2g=\dfrac{4\pi^{2}L}{T_{0}^{2}}=\dfrac{39{,}478\times 1{,}000}{2{,}005^{2}}=\dfrac{39{,}478}{4{,}020}=9{,}820\ \mathrm{m/s^{2}}.

c) L'écart relatif vaut 9,8209,819,81=0,11\dfrac{\left|9{,}820-9{,}81\right|}{9{,}81}=0{,}11 pour cent. L'accord est excellent pour un montage aussi simple.

d) L'incertitude relative sur la longueur vaut 11000=0,10\dfrac{1}{1000}=0{,}10 pour cent. Celle sur la durée totale vaut 0,240,10=0,50\dfrac{0{,}2}{40{,}10}=0{,}50 pour cent, mais elle intervient au CARRÉ dans le calcul de gg, ce qui la double à 1,01{,}0 pour cent. C'est donc la mesure de la DURÉE qui domine largement l'incertitude, d'un facteur dix. Pour améliorer la mesure, il faudrait compter davantage d'oscillations plutôt que de mesurer la longueur plus finement.

e) D'abord la ROTATION de la Terre : à l'équateur, une partie du poids sert à fournir l'accélération centripète du mouvement circulaire, ce qui diminue le poids apparent d'environ 0,340{,}34 pour cent, comme calculé à l'exercice 1 de la série sur les satellites. Ensuite l'APLATISSEMENT de la Terre : le rayon équatorial dépasse le rayon polaire d'une vingtaine de kilomètres, et l'on est donc plus loin du centre à l'équateur, ce qui réduit encore l'attraction. On peut ajouter l'altitude et les variations locales de densité du sous-sol, que la gravimétrie exploite pour prospecter.

Exercice 8 : Le pendule de Foucault

En 1851, Léon Foucault suspendit au Panthéon un pendule de 67 m67\ \mathrm{m} de long portant une masse de 28 kg28\ \mathrm{kg}, démontrant publiquement la rotation de la Terre.

Le plan d'oscillation d'un tel pendule tourne avec une période Trot=24 hsinλT_{\mathrm{rot}}=\dfrac{24\ \mathrm{h}}{\sin\lambda}, où λ\lambda est la latitude du lieu. On prendra g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}}.

  • a) Calculez la période d'oscillation de ce pendule.
  • b) Calculez la période de rotation du plan d'oscillation à Paris, de latitude 48,8748{,}87^{\circ}.
  • c) Calculez-la à Montréal, de latitude 45,5045{,}50^{\circ}, et comparez.
  • d) Que se passerait-il à l'équateur ? Et au pôle Nord ? Justifiez à partir de la formule.
  • e) Pourquoi fallait-il un pendule aussi long et aussi lourd pour cette expérience ?
Voir la correction

a) T0=2π679,81=2π×2,613=16,4 sT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{67}{9{,}81}}=2\pi\times 2{,}613=16{,}4\ \mathrm{s}. Chaque aller-retour dure donc plus d'un quart de minute, ce qui rend le mouvement très lent et parfaitement observable.

b) sin(48,87)=0,753\sin\left(48{,}87^{\circ}\right)=0{,}753, donc Trot=240,753=31,9 hT_{\mathrm{rot}}=\dfrac{24}{0{,}753}=31{,}9\ \mathrm{h}. Le plan tourne donc d'environ 1111 degrés par heure.

c) sin(45,50)=0,713\sin\left(45{,}50^{\circ}\right)=0{,}713, donc Trot=240,713=33,6 hT_{\mathrm{rot}}=\dfrac{24}{0{,}713}=33{,}6\ \mathrm{h}. La rotation est un peu plus lente qu'à Paris, d'environ une heure quarante, parce que Montréal est plus proche de l'équateur.

d) À l'équateur, λ=0\lambda=0 donc sinλ=0\sin\lambda=0 et la période tend vers l'INFINI : le plan d'oscillation ne tourne pas du tout, et l'expérience ne montrerait rien. Au pôle Nord, λ=90\lambda=90^{\circ} et sinλ=1\sin\lambda=1 : la période vaut exactement 24 h24\ \mathrm{h}, ce qui est le cas le plus simple à comprendre puisque c'est alors la Terre qui tourne sous un plan d'oscillation fixe par rapport aux étoiles.

e) La longueur donne une période d'oscillation longue, donc un mouvement lent et lisible, et surtout elle réduit l'influence des perturbations au point d'attache. La masse importante assure une grande inertie et une énergie considérable, ce qui rend le pendule insensible aux courants d'air et lui permet d'osciller pendant des heures malgré les frottements : il faut en effet plusieurs heures d'observation pour que la rotation du plan devienne indiscutable, alors qu'elle n'est que de onze degrés par heure. Un petit pendule de laboratoire s'arrêterait bien avant.

Exercice 9 : Quatre affirmations à corriger

Chacune des quatre affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, expliquez l'erreur et appuyez-vous sur un résultat chiffré des exercices précédents.

  • a) « Doubler la masse d'un bloc-ressort double sa période. »
  • b) « La période d'un pendule dépend de la masse suspendue, puisque le poids est la force motrice. »
  • c) « L'énergie cinétique d'un oscillateur varie à la même fréquence que sa position. »
  • d) « Un pendule de Foucault montrerait la rotation de la Terre depuis n'importe quel point du globe. »
Voir la correction

a) Faux, elle est multipliée par 21,41\sqrt{2}\approx 1{,}41, pas par 2. La formule T0=2πmkT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{m}{k}} fait intervenir une RACINE CARRÉE. L'exercice 2 le chiffre : la période passe de 0,4970{,}497 à 0,702 s0{,}702\ \mathrm{s} et non à 0,9940{,}994. Pour doubler réellement la période, il faudrait quadrupler la masse.

b) Faux. La masse intervient effectivement dans la force de rappel, qui est une composante du poids, mais elle intervient AUSSI dans l'inertie du système, et les deux se compensent exactement. La formule T0=2πLgT_{0}=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}} ne contient pas mm. C'est le même mécanisme que pour la chute libre, et c'est pourquoi un pendule ne peut servir à peser. En revanche, un bloc-ressort dépend bien de mm, parce que sa force de rappel est élastique et non gravitationnelle.

c) Faux, elle varie à la fréquence DOUBLE. L'énergie cinétique est proportionnelle à v2v^{2} et l'énergie potentielle à x2x^{2} : élever au carré une fonction sinusoïdale de période T0T_{0} donne une fonction de période T02\dfrac{T_{0}}{2}. Le graphique de l'exercice 4 le montre, les échanges se répétant tous les 0,25 s0{,}25\ \mathrm{s} pour un mouvement de période 0,497 s0{,}497\ \mathrm{s}. Physiquement, le bloc passe deux fois par l'équilibre à chaque aller-retour.

d) Faux, il ne montrerait RIEN à l'équateur. La période de rotation du plan vaut 24 hsinλ\dfrac{24\ \mathrm{h}}{\sin\lambda}, qui tend vers l'infini quand la latitude tend vers zéro. L'exercice 8 donne 31,9 h31{,}9\ \mathrm{h} à Paris et 33,6 h33{,}6\ \mathrm{h} à Montréal, mais l'effet s'annule complètement sur l'équateur. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'expérience fut menée à Paris et non sous les tropiques.

Exercice 10 : Un oscillateur réel du début à la fin

Un bloc de masse m=250 gm=250\ \mathrm{g} attaché à un ressort de raideur k=40,0 N/mk=40{,}0\ \mathrm{N/m} est écarté de 8,0 cm8{,}0\ \mathrm{cm} puis lâché sans vitesse. Les frottements sont d'abord négligés, puis pris en compte.

On prendra g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}}.

  • a) Écrivez l'équation horaire x(t)x(t) en déterminant l'amplitude et la phase à l'origine à partir des conditions initiales.
  • b) Calculez la position et la vitesse à t=0,10 st=0{,}10\ \mathrm{s}.
  • c) Calculez l'énergie cinétique et l'énergie potentielle à cet instant, et vérifiez leur somme.
  • d) En réalité, l'amplitude tombe à 5,0 cm5{,}0\ \mathrm{cm} au bout de dix oscillations. Calculez la puissance moyenne dissipée par les frottements.
  • e) Combien d'oscillations faudrait-il, à ce rythme de dissipation en pourcentage, pour que l'amplitude tombe sous 1,0 cm1{,}0\ \mathrm{cm} ?
Voir la correction

a) À t=0t=0, x=Xmx=X_{m} et v=0v=0 : l'amplitude vaut donc Xm=8,0×102 mX_{m}=8{,}0\times 10^{-2}\ \mathrm{m} et la phase φ=0\varphi=0, puisque le cosinus est maximal en zéro. Avec ω0=12,6 rad/s\omega_{0}=12{,}6\ \mathrm{rad/s}, l'équation est x(t)=8,0×102cos(12,6t)x(t)=8{,}0\times 10^{-2}\cos\left(12{,}6\,t\right), en mètres.

b) x(0,10)=8,0×102cos(1,265)=8,0×102×0,3018=2,4×102 mx(0{,}10)=8{,}0\times 10^{-2}\cos\left(1{,}265\right)=8{,}0\times 10^{-2}\times 0{,}3018=2{,}4\times 10^{-2}\ \mathrm{m}. La vitesse vaut v=Xmω0sin(ω0t)=8,0×102×12,65×0,9534=0,965 m/sv=-X_{m}\omega_{0}\sin\left(\omega_{0}t\right)=-8{,}0\times 10^{-2}\times 12{,}65\times 0{,}9534=-0{,}965\ \mathrm{m/s}, le signe indiquant que le bloc revient vers l'équilibre.

c) Ec=12×0,250×0,9652=0,1164 JE_{c}=\dfrac{1}{2}\times 0{,}250\times 0{,}965^{2}=0{,}1164\ \mathrm{J} et Ep=12×40,0×(2,4×102)2=0,0117 JE_{p}=\dfrac{1}{2}\times 40{,}0\times\left(2{,}4\times 10^{-2}\right)^{2}=0{,}0117\ \mathrm{J}. Leur somme vaut 0,1281 J0{,}1281\ \mathrm{J}, égale à l'énergie mécanique 0,128 J0{,}128\ \mathrm{J} aux arrondis près : la conservation est vérifiée.

d) L'énergie passe de 0,1280{,}128 à 0,050 J0{,}050\ \mathrm{J}, soit une dissipation de 0,078 J0{,}078\ \mathrm{J}. Dix oscillations durent 10×T0=10×0,497=4,97 s10\times T_{0}=10\times 0{,}497=4{,}97\ \mathrm{s}. La puissance moyenne dissipée vaut donc P=0,0784,97=1,57×102 WP=\dfrac{0{,}078}{4{,}97}=1{,}57\times 10^{-2}\ \mathrm{W}, soit environ 16 mW16\ \mathrm{mW}.

e) L'amplitude est multipliée par 5,08,0=0,625\dfrac{5{,}0}{8{,}0}=0{,}625 toutes les dix oscillations. On cherche nn tel que 8,0×0,625n/10<1,08{,}0\times 0{,}625^{n/10}<1{,}0, soit 0,625n/10<0,1250{,}625^{n/10}<0{,}125. En passant au logarithme : n10>ln0,125ln0,625=2,0790,470=4,42\dfrac{n}{10}>\dfrac{\ln 0{,}125}{\ln 0{,}625}=\dfrac{-2{,}079}{-0{,}470}=4{,}42, donc n>44,2n>44{,}2 : il faut environ 4545 oscillations, soit un peu plus de 22 s22\ \mathrm{s}. La décroissance étant exponentielle, l'oscillateur met beaucoup plus longtemps à s'arrêter qu'une extrapolation linéaire ne le suggérerait.

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