Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal
Fiche de révision : les oscillateurs mécaniques (Terminale spécialité)
Un oscillateur harmonique se résume à une équation différentielle et à une pulsation propre. Le calcul est court, les formules tiennent en deux lignes, et pourtant c'est un chapitre qui se perd. La raison est presque toujours la même : les dépendances sont en racine carrée ou au carré, et l'intuition, elle, est linéaire.
Cette fiche liste les huit erreurs qui coûtent des points, avec la phrase exacte qui les remet, l'arbre des formules selon l'oscillateur étudié, la lecture des trois régimes d'amortissement, et une mesure de l'intensité de pesanteur au pendule décortiquée ligne par ligne.
Le fil du chapitre
La période d'un oscillateur ne dépend QUE du système, jamais de la façon dont on l'a lancé : c'est l'isochronisme. Et elle dépend des paramètres par une RACINE CARRÉE, ce qui fait que doubler la masse ne double pas la période.
L'isochronisme : la période ne dépend pas de l'amplitude
•Un oscillateur harmonique vérifie x¨+ω02x=0, dont les solutions sont x(t)=Xmcos(ω0t+φ).
•ω0 ne dépend QUE du système : ω0=mk pour un bloc-ressort, ω0=Lg pour un pendule simple.
•L'amplitude Xm et la phase φ viennent des CONDITIONS INITIALES, c'est-à-dire de la façon dont on a lancé l'oscillateur.
•Conséquence : deux lancements d'amplitudes différentes donnent exactement la même période. C'est l'isochronisme, et c'est ce qui a permis de fabriquer des horloges.
Deux amplitudes dans un rapport de 2,5, et pourtant les deux courbes s'annulent et culminent aux MÊMES instants. C'est l'isochronisme : l'amplitude ne change pas la période.
L'isochronisme du pendule simple n'est vrai que pour de PETITES oscillations, en pratique en dessous de 15∘. Au-delà, la période augmente avec l'amplitude et la formule du cours ne s'applique plus.
Les deux oscillateurs du programme, et ce dont ils dépendent
•Bloc-ressort horizontal : x¨+mkx=0, donc ω0=mk et T0=2πkm. La période DÉPEND de la masse.
•Pendule simple : T0=2πgL, INDÉPENDANT de la masse, et valable seulement aux petites oscillations.
•Dans les deux cas, la dépendance est en RACINE CARRÉE : quadrupler la masse ou la longueur double la période, la doubler la multiplie seulement par 2≈1,41.
•Pulsation, période et fréquence : ω0=T02π=2πf0. La pulsation s'exprime en radians par seconde, la fréquence en hertz.
Le pendule simple est le seul oscillateur du programme dont la période ne dépend pas de la masse : c'est exactement la même raison que la chute libre, le poids étant proportionnel à la masse.
L'énergie oscille deux fois plus vite que la position
•Sans frottement, l'énergie mécanique est constante : Em=21kXm2 pour un bloc-ressort, et vmax=ω0Xm.
•Ep et Ec échangent en permanence : l'une est maximale quand l'autre est nulle, aux instants où l'oscillateur passe aux extrémités ou par la position d'équilibre.
•Comme Ep∝x2 et Ec∝v2, les deux énergies varient en cos2 et sin2 : elles oscillent à la fréquence DOUBLE de celle de la position.
•L'énergie varie comme le CARRÉ de l'amplitude : une amplitude réduite aux 85 laisse (85)2≈39% de l'énergie.
Les trois régimes d'un oscillateur amorti
•Amortissement faible : régime PSEUDO-PÉRIODIQUE. L'oscillateur oscille encore en passant plusieurs fois par l'équilibre, avec une amplitude qui décroît.
•Amortissement fort : régime APÉRIODIQUE. L'oscillateur revient à l'équilibre sans jamais le dépasser, mais lentement.
•Cas frontière : régime CRITIQUE. C'est le retour à l'équilibre le PLUS RAPIDE sans aucun dépassement, d'où son usage dans les suspensions et les portes automatiques.
•La pseudo-période est légèrement supérieure à la période propre, et l'énergie mécanique décroît, transférée au milieu par les frottements.
Un amortisseur de voiture usé passe du régime critique au régime pseudo-périodique : la voiture rebondit après une bosse. C'est l'exemple que les sujets utilisent le plus souvent.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Rendre la période proportionnelle à la masse
1 à 2 points, et un facteur $1{,}4$ d'erreur sur toute la suite
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On double la masse accrochée au ressort, donc la période double. »
Ce qu'il faut écrire
« T0=2πkm : la période varie comme la RACINE CARRÉE de la masse. La doubler multiplie donc la période par 2≈1,41; il faut la QUADRUPLER pour doubler la période. »
En doublant la masse, la droite pointillée monterait à 2 alors que la vraie période monte à 1,41. Les deux points superposés en abscisse 2 montrent l'écart entre l'intuition et la formule.
Pourquoi : La racine carrée écrase les variations : c'est ce qui rend les horloges à pendule stables malgré les petites variations de longueur, et c'est aussi ce qui trompe l'intuition, toujours linéaire.
2.Faire dépendre la période d'un pendule simple de sa masse
1 point, et une confusion avec le bloc-ressort
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On remplace la bille par une bille deux fois plus lourde : la période augmente. »
Ce qu'il faut écrire
« T0=2πgL : la période d'un pendule simple ne dépend QUE de sa longueur et de l'intensité de pesanteur. Changer la masse ne change rien. »
Pourquoi : Le poids, moteur du mouvement, est proportionnel à la masse, exactement comme l'inertie qui s'y oppose : les deux se compensent. C'est le même mécanisme que pour la chute libre, où tous les corps tombent identiquement.
3.Croire que la période dépend de l'amplitude
1 point, et l'intérêt même du pendule d'horloge est manqué
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On lance le pendule avec une plus grande amplitude, il met donc plus de temps à revenir. »
Ce qu'il faut écrire
« La période propre ne dépend que du système, pas des conditions initiales : c'est l'isochronisme. Une plus grande amplitude donne une plus grande vitesse maximale, mais la même durée d'aller-retour, tant que les oscillations restent petites. »
Pourquoi : Une plus grande amplitude allonge le trajet ET augmente la vitesse dans exactement la même proportion : les deux effets se compensent. C'est ce qui a permis à Huygens de fabriquer la première horloge précise.
4.Faire osciller les énergies à la même fréquence que la position
1 à 2 points, et le graphique demandé est faux
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Ep oscille comme x, donc à la même fréquence que le mouvement. »
Ce qu'il faut écrire
« Ep=21kx2 varie comme le CARRÉ de x, donc en cos2 : elle passe deux fois par son maximum et deux fois par zéro à chaque période du mouvement. Sa fréquence est DOUBLE. »
La position passe une fois par période à chaque extrémité; l'énergie potentielle, elle, culmine aux deux. Elle reste toujours positive et bat deux fois plus vite.
Pourquoi : L'énergie potentielle est maximale aux DEUX extrémités du mouvement, à droite comme à gauche, alors que la position n'y passe qu'une fois chacune. Élever au carré supprime le signe et double le nombre de maximums.
5.Rendre l'énergie proportionnelle à l'amplitude
1 point, et un pourcentage faux de plus de vingt points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'amplitude est tombée aux 85 de sa valeur initiale, donc il reste 62,5% de l'énergie. »
Ce qu'il faut écrire
« Em=21kXm2 varie comme le CARRÉ de l'amplitude : il reste (85)2=6425≈39% de l'énergie initiale. »
Pourquoi : Toutes les énergies mécaniques sont quadratiques : en x2 pour un ressort, en v2 pour la cinétique. Une perte d'amplitude modeste correspond donc à une perte d'énergie beaucoup plus grande.
6.Confondre la pulsation et la fréquence
1 point, et un facteur $2\pi$ sur tous les résultats
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ω0=5rad⋅s−1, donc la fréquence vaut 5Hz et la période 0,2s. »
Ce qu'il faut écrire
« ω0=2πf0, donc f0=2π5≈0,80Hz et T0=52π≈1,26s. »
Pourquoi : La pulsation compte des radians par seconde, la fréquence des tours par seconde. Un tour vaut 2π radians, d'où le facteur. Les unités de l'énoncé sont le seul indice, et elles sont souvent le seul point de contrôle.
7.Croire que le régime critique est le plus lent
1 point, et l'interprétation technologique est inversée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le régime critique est le plus amorti, donc c'est le retour le plus lent à l'équilibre. »
Ce qu'il faut écrire
« Le régime critique est le retour le PLUS RAPIDE à l'équilibre sans dépassement. Un amortissement plus fort donne un régime apériodique, plus lent; un amortissement plus faible donne des oscillations qui traversent l'équilibre. »
La courbe critique rejoint l'équilibre sans jamais le traverser et y reste; l'autre repasse encore et encore de part et d'autre. C'est la seule qui ne descend jamais sous l'axe.
Pourquoi : C'est précisément parce qu'il est le plus rapide sans rebond qu'on le recherche dans les amortisseurs de voiture, les portes automatiques et les balances. Aller plus loin dans l'amortissement ralentit le retour.
8.Appliquer la formule du pendule à de grandes oscillations
1 point, celui du domaine de validité
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le pendule est lancé avec une amplitude de 60∘ : sa période vaut 2πgL. »
Ce qu'il faut écrire
« La formule T0=2πgL suppose l'approximation sinθ≈θ, valable pour de PETITES oscillations, en pratique sous 15∘. À 60∘, la période réelle est environ 7% plus longue. »
Pourquoi : L'équation différentielle exacte contient sinθ, qui n'est pas linéaire : ce n'est un oscillateur harmonique qu'en approximation. L'énoncé précise presque toujours « petites oscillations », et cette mention doit être reprise sur la copie.
9.Confondre l'énergie mécanique et l'énergie potentielle maximale d'un pendule
toute la question d'énergie, avec un résultat des dizaines de fois trop grand
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'énergie mécanique du pendule vaut mgL. »
Ce qu'il faut écrire
« La hauteur dont s'élève la masse n'est pas L mais L(1−cosθm), donc Em=mgL(1−cosθm). Pour θm=10∘, ce facteur vaut 0,015, soit soixante fois moins. »
Pourquoi : La masse ne monte pas de toute la longueur du fil : elle décrit un arc et ne s'élève que de la différence entre la longueur et sa projection verticale. C'est un calcul de géométrie, pas de physique, et c'est là qu'il se perd.
Quelle méthode choisir
Quelle formule selon l'oscillateur étudié
On identifie d'abord le système, puis on écrit la pulsation propre qui lui correspond. Tout le reste en découle.
Si un solide accroché à un ressort de raideur k → ω0=mk et T0=2πkm; la période dépend de la masse
Exemple : m=0,50kg et k=20N⋅m−1 donnent T0≈0,99s
Si une masse au bout d'un fil de longueur L, oscillations petites → ω0=Lg et T0=2πgL; la masse n'intervient PAS
Exemple : L=1,00m donne T0≈2,01s
Si l'énoncé donne la pulsation et demande la période ou la fréquence → T0=ω02π et f0=2πω0, sans jamais oublier le 2π
Si l'énoncé demande la vitesse maximale → vmax=ω0Xm, ou l'énergie : 21mvmax2=21kXm2
Si l'énoncé demande l'amplitude ou la phase → conditions initiales : la position et la vitesse à t=0 donnent deux équations et deux inconnues
Un lâcher sans vitesse initiale donne toujours φ=0 et Xm=x(0), ce qui est le cas de presque tous les sujets.
Si l'énoncé demande de MESURER k, L ou g → isoler la grandeur dans la formule de période, puis mesurer T0 sur un grand nombre d'oscillations
Exemple : g=T024π2L
Toutes ces formules sortent de la même équation x¨+ω02x=0 : ce qui change d'un oscillateur à l'autre, c'est uniquement l'expression de ω02, obtenue en établissant l'équation différentielle.
Quel régime d'amortissement, et comment le reconnaître
On regarde le graphique fourni, ou la description de l'énoncé : combien de fois le mobile traverse-t-il sa position d'équilibre ?
Si le mobile traverse plusieurs fois l'équilibre, avec une amplitude décroissante → régime pseudo-périodique, amortissement faible; on peut mesurer la pseudo-période entre deux maximums consécutifs
Si le mobile revient à l'équilibre sans jamais le dépasser, lentement → régime apériodique, amortissement fort
Si le mobile revient à l'équilibre sans dépassement, mais le plus vite possible → régime critique, le cas frontière entre les deux précédents
Exemple : un amortisseur de voiture neuf, une porte à fermeture douce
Si l'énoncé demande l'énergie perdue entre deux passages → calculer 21kX12−21kX22 à partir des DEUX amplitudes lues sur le graphique
L'énergie perdue est transférée au milieu extérieur sous forme thermique : c'est la phrase de conclusion attendue.
Si l'énoncé compare la pseudo-période à la période propre → la pseudo-période est légèrement SUPÉRIEURE, et l'écart est d'autant plus grand que l'amortissement est fort
Sur un graphique, le régime critique et le régime apériodique se ressemblent : ils ne se distinguent que par la rapidité du retour. L'énoncé le précise, ou fournit les deux courbes à comparer.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Établir l'équation différentielle d'un oscillateur
Quand l'utiliser : La première question de tout exercice d'oscillateur, et celle qui porte le plus de points.
1Définir le système, le référentiel et l'axe d'étude, en précisant l'ORIGINE à la position d'équilibre.
2Faire le bilan des forces et dire lesquelles se compensent : « le poids et la réaction du support se compensent, il ne reste que la force de rappel du ressort ».
3Écrire la force de rappel avec son signe : F=−kx, le signe moins traduisant qu'elle ramène vers l'équilibre.
4Appliquer la deuxième loi de Newton et projeter : −kx=mx¨.
5Mettre sous forme CANONIQUE, c'est-à-dire x¨+mkx=0, avec le coefficient de x¨ égal à 1.
6IDENTIFIER ω02 au coefficient de x, puis en déduire la période.
Phrase de conclusion
La deuxième loi de Newton projetée sur l'axe donne −kx=mx¨, soit x¨+mkx=0 : par identification avec x¨+ω02x=0, on obtient ω0=mk et T0=2πkm.
Le piège : Oublier de diviser par m avant d'identifier. Une équation laissée sous la forme mx¨+kx=0 n'est pas canonique, et l'identification donne alors ω02=k, ce qui n'est même pas homogène.
Barème : 0,5 point pour le système et l'axe, 1 point pour le bilan des forces, 1 point pour la loi de Newton projetée, 1 point pour la forme canonique et l'identification.
Mesurer une grandeur à partir d'une période
Quand l'utiliser : Le protocole expérimental du chapitre : mesurer g avec un pendule, ou la raideur d'un ressort avec un bloc.
1Écrire la formule de période et ISOLER la grandeur cherchée : g=T024π2L.
2Expliquer le protocole de mesure : chronométrer N oscillations complètes, avec N de l'ordre de vingt.
3Justifier ce choix : l'incertitude sur le déclenchement du chronomètre est divisée par N, ce qui améliore d'autant la précision sur T0.
4Calculer T0=NΔt, avec l'unité.
5Appliquer la formule numériquement, en respectant les chiffres significatifs des données.
6Comparer à la valeur attendue et commenter l'écart relatif.
Phrase de conclusion
Vingt oscillations en 35,9s donnent T0=1,795s, d'où g=1,79524π2×0,800≈9,80m⋅s−2, en accord avec la valeur attendue à moins de 0,2% près.
Le piège : Oublier d'élever la période au carré. La formule contient T02 au dénominateur, et l'oubli du carré donne un résultat de l'ordre de 17, absurde pour une intensité de pesanteur.
Barème : 1 point pour l'isolement de la grandeur, 1 point pour le protocole justifié, 1 point pour l'application numérique, 1 point pour la comparaison commentée.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Contrôler l'homogénéité de la période
km donne des kilogrammes divisés par des newtons par mètre, soit des secondes carrées : la racine donne bien des secondes. Une formule inversée donnerait des hertz.
2πmk à la place de 2πkm : le résultat serait en radians par seconde, pas en secondes.
Vérifier l'ordre de grandeur d'une période
Un pendule d'un mètre bat en deux secondes environ, un ressort de laboratoire en une seconde. Un résultat en millisecondes ou en minutes signale une erreur de puissance de dix.
T0=0,02s pour un pendule d'un mètre : la longueur a probablement été prise en centimètres.
Recouper la vitesse maximale par l'énergie
vmax=ω0Xm doit redonner la même valeur que la conservation de l'énergie, 21mvmax2=21kXm2. Deux chemins, un seul résultat.
ω0=6,32rad⋅s−1 et Xm=0,05m donnent vmax=0,32m⋅s−1, valeur que l'énergie confirme.
Compter les maximums d'énergie sur une période
Sur une période complète du mouvement, l'énergie potentielle passe DEUX fois par son maximum et deux fois par zéro. Un graphique qui n'en montre qu'un est faux.
Une courbe d'énergie tracée comme une sinusoïde négative par moments : une énergie ne peut jamais être négative pour un ressort.
Vérifier que l'amplitude ne figure pas dans la période
Aucune formule de période du chapitre ne contient Xm ni θm. Si l'amplitude apparaît dans le résultat, c'est qu'une confusion a eu lieu avec la vitesse ou l'énergie.
Une période annoncée proportionnelle à l'amplitude : l'isochronisme est contredit, donc le calcul est faux.
L'exercice type décortiqué
Mesurer l'intensité de pesanteur avec un pendule
Un pendule simple est constitué d'une masse de 50g suspendue à un fil inextensible de longueur L=0,800m. On l'écarte de 10∘ et on le lâche sans vitesse initiale. On chronomètre 20 oscillations complètes : Δt=35,9s.
1. Rappeler l'expression de la période propre et son domaine de validité. 2. Pourquoi chronométrer vingt oscillations plutôt qu'une ? 3. Calculer l'intensité de pesanteur. 4. Quelle longueur donnerait une période de 1,00s ? 5. Que deviendrait la période si l'on doublait la masse, puis si l'on doublait la longueur ?
La configuration de l'énoncé : un fil de longueur L, un écart angulaire θ par rapport à la verticale, et une masse dont on verra qu'elle n'intervient nulle part dans la période.
Étape 1
T0=2πgL, valable pour de PETITES oscillations, c'est-à-dire lorsque l'approximation sinθ≈θ est acceptable, en pratique pour θm inférieur à 15∘. Ici θm=10∘, la formule s'applique.
Pourquoi
Le domaine de validité fait partie de la réponse et vaut un demi-point. Vérifier explicitement que 10∘<15∘ est ce que le correcteur cherche, pas la formule seule.
Étape 2
Chronométrer vingt oscillations divise par vingt l'effet de l'incertitude de déclenchement du chronomètre. Si celle-ci vaut 0,2s sur la durée totale, elle ne vaut plus que 0,01s sur la période.
Pourquoi
La réponse attendue est quantitative : « pour réduire l'incertitude » ne suffit pas, il faut dire qu'elle est DIVISÉE PAR LE NOMBRE d'oscillations, avec un ordre de grandeur.
Étape 3
T0=20Δt=2035,9=1,795s.
Pourquoi
On calcule la période AVANT de l'injecter dans la formule. Beaucoup de copies remplacent directement Δt dans l'expression de g, ce qui donne un résultat quatre cents fois trop petit.
Étape 4
De T0=2πgL on tire T02=g4π2L, donc g=T024π2L=1,79524π2×0,800=3,22231,58≈9,80m⋅s−2.
Pourquoi
L'isolement passe par un carré : c'est là que le facteur se perd. Le contrôle est immédiat, une intensité de pesanteur doit tomber près de 9,8, jamais près de 17 ni de 0,5.
Étape 5
Écart relatif avec la valeur attendue 9,81m⋅s−2 : 9,81∣9,80−9,81∣≈0,1%. La mesure est en excellent accord avec la valeur de référence.
Pourquoi
La comparaison chiffrée est une question à part entière du programme. Un écart relatif, pas un écart absolu, et une phrase de conclusion sur la compatibilité.
Étape 6
Pour T0=1,00s : L=4π2gT02=39,489,81×1,00≈0,248m, soit environ 25cm.
Pourquoi
On inverse la même formule dans l'autre sens. Le résultat est cohérent : une période deux fois plus courte demande une longueur quatre fois plus petite, ce qui est bien le cas puisque 0,800 divisé par 4 vaut 0,200, du même ordre.
Étape 7
Doubler la masse ne change RIEN : la masse n'apparaît pas dans T0=2πgL. Doubler la longueur multiplie la période par 2≈1,41, soit T0≈2,54s.
Pourquoi
Les deux réponses résument le chapitre : une indépendance et une racine carrée. Ce sont exactement les deux pièges les plus fréquents, posés ici côte à côte.
Étape 8
Contrôle : 2π9,811,600=2π×0,4038≈2,54s, et 1,7952,54≈1,41, bien égal à 2.
Pourquoi
Le calcul direct confirme le raisonnement par proportionnalité. Deux méthodes indépendantes qui concordent valident à la fois la formule et son exposant.
Conclusion rédigée
Le pendule de 0,800m bat en 1,795s, ce qui donne g≈9,80m⋅s−2, à 0,1% de la valeur attendue; une période d'une seconde demanderait un fil de 25cm, doubler la masse ne changerait rien et doubler la longueur porterait la période à 2,54s.
L'erreur classique sur cet exercice : Remplacer directement Δt=35,9s par T0 dans la formule. On obtient g=128831,58≈0,025m⋅s−2, une valeur absurde que le contrôle d'ordre de grandeur détecte immédiatement.
À savoir par cœur
•Bloc-ressort : T0=2πkm, la masse compte. Pendule simple : T0=2πgL, la masse ne compte PAS.
•Toutes les dépendances sont en RACINE CARRÉE : doubler donne 2, il faut quadrupler pour doubler.
•Isochronisme : la période ne dépend pas de l'amplitude. ω0 vient du système, Xm et φ des conditions initiales.
•ω0=T02π=2πf0 : le facteur 2π ne s'oublie jamais.
•Em=21kXm2 et vmax=ω0Xm : l'énergie varie comme le CARRÉ de l'amplitude.
•Ep et Ec oscillent à la fréquence DOUBLE de celle de la position, et restent toujours positives.
•Le régime CRITIQUE est le retour le plus RAPIDE sans dépassement, d'où les amortisseurs.
•Le pendule simple n'est harmonique que pour de petites oscillations, sous 15∘ environ.
•Hauteur dont s'élève un pendule : L(1−cosθm), jamais L.
Questions fréquentes
La période d'un pendule dépend-elle de la masse accrochée ?
Non. La période d'un pendule simple ne dépend que de la longueur du fil et de l'intensité de pesanteur. Le poids, qui met le pendule en mouvement, est proportionnel à la masse, tout comme l'inertie qui s'y oppose : les deux se compensent exactement. Pour un bloc accroché à un ressort, en revanche, la masse intervient bel et bien.
Que se passe-t-il sur la période si on double la masse d'un bloc-ressort ?
Elle est multipliée par la racine carrée de deux, soit environ un virgule quarante et un, et non par deux. La période varie comme la racine carrée de la masse. Pour doubler réellement la période, il faudrait quadrupler la masse. C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, parce que l'intuition est toujours linéaire.
Qu'est-ce que l'isochronisme des oscillations ?
C'est le fait que la période ne dépende pas de l'amplitude du mouvement. Lancer un pendule plus fort augmente sa vitesse maximale et la longueur du trajet dans la même proportion, si bien que la durée de l'aller-retour ne change pas. C'est cette propriété qui a permis de construire les premières horloges précises.
Pourquoi les énergies oscillent-elles deux fois plus vite que la position ?
Parce qu'elles dépendent du carré de la position ou de la vitesse. Élever au carré supprime le signe : l'énergie potentielle est maximale aux deux extrémités du mouvement, à droite comme à gauche, alors que la position n'atteint chacune qu'une fois par période. Il y a donc deux maximums d'énergie par période.
Quelle différence entre le régime critique et le régime apériodique ?
Les deux ramènent le mobile à l'équilibre sans le dépasser, mais le régime critique le fait le plus vite possible. Un amortissement plus fort donne le régime apériodique, plus lent. C'est pour cette raison que les amortisseurs de voiture et les portes à fermeture douce sont réglés au voisinage du régime critique.
Pourquoi chronométrer plusieurs oscillations pour mesurer une période ?
Parce que l'incertitude vient surtout du déclenchement et de l'arrêt du chronomètre, et qu'elle est la même quel que soit le nombre d'oscillations mesurées. En divisant la durée totale par vingt, on divise aussi cette incertitude par vingt sur la période, ce qui améliore beaucoup la précision de la mesure.
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Exercices corrigés : Oscillateurs mécaniques
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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