Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : satellites et lois de Kepler (Terminale spécialité)

Voici une série d'exercices corrigés de spécialité physique-chimie sur les satellites et les lois de Kepler, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le résultat le plus contre-intuitif du chapitre est que la vitesse d'un satellite DÉCROÎT avec l'altitude : le géostationnaire, à trente-six mille kilomètres, ne file qu'à 3,1 kilomètres par seconde contre 7,7 pour la Station spatiale. Ce qui augmente avec l'altitude, c'est la période.

L'exercice 6 est le plus beau de la série : à partir des seules observations de Galilée sur les quatre lunes de Jupiter, on obtient la masse de la planète avec un écart de un pour mille sur la valeur admise, sans jamais quitter la Terre.

Quelques exercices dépassent le programme en vigueur et le disent en dernière ligne de leur énoncé : le frottement fluide et la vitesse limite (exercices 5, 8 et 15, où seule la poussée d'Archimède est au programme), l'énergie potentielle gravitationnelle (exercice 7, questions c à e) et le transfert de Hohmann (exercice 14). Ils restent en ligne pour aller plus loin.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (10 chapitres, les plus proches) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Les fonctions affinesTroisième, Mathématiques
  2. 2Équations, équations produit et inéquationsTroisième, Mathématiques
  3. 3Poids, gravitation et signauxTroisième
  4. 4Vecteurs et géométrie repéréeSeconde, Mathématiques
  5. 5Généralités sur les fonctionsSeconde, Mathématiques
  6. 6Fonctions affines et systèmesSeconde, Mathématiques
  7. 7Mouvement et interactionsSeconde
  8. 8La dérivationPremière, Mathématiques
  9. 9Mouvement, Newton et champsPremière
  10. 10Mouvement dans un champ uniforme

Rappel de cours

  • • Mouvement circulaire uniforme : a=v2r=4π2rT2a=\dfrac{v^{2}}{r}=\dfrac{4\pi^{2}r}{T^{2}}, accélération centripète. La norme est constante, le VECTEUR vitesse ne l'est pas.
  • • Satellite en orbite circulaire : v=GMrv=\sqrt{\dfrac{GM}{r}} et T=2πr3GMT=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM}}. Ni l'une ni l'autre ne dépendent de la masse du satellite.
  • • Plus haut, MOINS vite mais période plus longue.
  • • Kepler : orbites elliptiques, loi des aires, et T2a3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM} constante pour un même astre central. Elle permet de peser cet astre.
  • • Géostationnaire : orbite équatoriale, circulaire, de période égale au jour SIDÉRAL 86 164 s86\,164\ \mathrm{s}, soit r=4,22×107 mr=4{,}22\times 10^{7}\ \mathrm{m} et h≈35 800 kmh\approx 35\,800\ \mathrm{km}.
  • • Approfondissement hors programme, exercice 7 : en orbite circulaire, Em=−GMm2r=−Ec=Ep2E_{m}=-\dfrac{GMm}{2r}=-E_{c}=\dfrac{E_{p}}{2}, négative car le satellite est lié.
  • • Poussée d'Archimède, au programme : Π=ρfluideVg\Pi=\rho_{\mathrm{fluide}}Vg, verticale vers le haut. Approfondissement hors programme, exercices 5, 8 et 15 : frottement f=kvf=kv et vitesse limite vlim⁡=(m−ρV)gkv_{\lim}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{k}.
  • • Loi des aires aux apsides : rPvP=rAvAr_{P}v_{P}=r_{A}v_{A}.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Le mouvement circulaire uniforme

Un point décrit un cercle de rayon rr à vitesse constante en norme. Son accélération est alors centripète, dirigée vers le centre, et de norme a=v2ra=\dfrac{v^{2}}{r}.

  • a) Justifiez que l'accélération ne peut pas avoir de composante tangentielle dans ce mouvement.
  • b) Justifiez qu'elle ne peut pas être nulle pour autant.
  • c) Établissez la relation entre la vitesse vv, le rayon rr et la période TT du mouvement.
  • d) Exprimez l'accélération centripète en fonction de rr et TT seulement.
  • e) Un point de l'équateur terrestre décrit un cercle de rayon 6,37×106 m6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m} en 86 164 s86\,164\ \mathrm{s}. Calculez sa vitesse et son accélération centripète, puis comparez cette dernière à gg.

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Réponses

  • a) Norme constante : at=0a_{t}=0
  • b) La direction de v⃗\vec{v} change : a⃗≠0⃗\vec{a}\neq\vec{0}
  • c) v=2πrTv=\dfrac{2\pi r}{T}
  • d) a=4π2rT2a=\dfrac{4\pi^{2}r}{T^{2}}
  • e) v=464v=464 m/s, a=3,39×10−2a=3{,}39\times 10^{-2} m/s², 0,350{,}35 % de gg

a) La composante tangentielle de l'accélération traduit la variation de la NORME de la vitesse. Or celle-ci est constante par hypothèse, donc cette composante est nulle. L'accélération est entièrement radiale.

b) Parce que la DIRECTION du vecteur vitesse, elle, change en permanence : il reste tangent au cercle et tourne donc continûment. Un vecteur qui change de direction varie, même si sa norme est fixe, donc sa dérivée n'est pas nulle. Confondre vitesse constante en norme et vecteur vitesse constant est l'erreur centrale de ce chapitre.

c) En une période, le point parcourt la circonférence entière : v=2πrTv=\dfrac{2\pi r}{T}.

d) En reportant : a=v2r=1r(2πrT)2=4π2rT2a=\dfrac{v^{2}}{r}=\dfrac{1}{r}\left(\dfrac{2\pi r}{T}\right)^{2}=\dfrac{4\pi^{2}r}{T^{2}}.

e) v=2π×6,37×10686 164=464 m/sv=\dfrac{2\pi\times 6{,}37\times 10^{6}}{86\,164}=464\ \mathrm{m/s}, soit environ 1670 km/h1670\ \mathrm{km/h}. L'accélération vaut a=4π2×6,37×10686 1642=3,39×10−2 m/s2a=\dfrac{4\pi^{2}\times 6{,}37\times 10^{6}}{86\,164^{2}}=3{,}39\times 10^{-2}\ \mathrm{m/s^{2}}. Le rapport à gg vaut 3,39×10−29,81=3,5×10−3\dfrac{3{,}39\times 10^{-2}}{9{,}81}=3{,}5\times 10^{-3}, soit 0,350{,}35 pour cent : la rotation terrestre ne modifie donc le poids apparent que de trois millièmes, ce qui explique qu'on la néglige presque toujours et pourquoi le référentiel terrestre passe pour galiléen.

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Exercice 2 : Un satellite en orbite circulaire

Un satellite de masse mm décrit une orbite circulaire de rayon rr autour de la Terre, de masse MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg} et de rayon RT=6,37×106 mR_{T}=6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m}.

On prendra G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2G=6{,}67\times 10^{-11}\ \mathrm{N\cdot m^{2}\cdot kg^{-2}} et on néglige toute force autre que l'attraction terrestre.

  • a) Appliquez la deuxième loi de Newton au satellite et montrez que sa vitesse vaut v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}}.
  • b) Justifiez que cette vitesse ne dépend pas de la masse du satellite.
  • c) Établissez l'expression de la période de révolution en fonction de rr.
  • d) Calculez la vitesse et la période pour une orbite à 400 km400\ \mathrm{km} d'altitude.
  • e) Un satellite plus haut va-t-il plus vite ou moins vite ? Justifiez et commentez ce résultat contre-intuitif.

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Réponses

  • a) GMTmr2=mv2r\dfrac{GM_{T}m}{r^{2}}=m\dfrac{v^{2}}{r} : v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}}
  • b) mm se simplifie
  • c) T=2πr3GMTT=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM_{T}}}
  • d) v=7,67×103v=7{,}67\times 10^{3} m/s, T=92,4T=92{,}4 min
  • e) Moins vite

a) La seule force est l'attraction gravitationnelle, de norme GMTmr2\dfrac{GM_{T}m}{r^{2}} et dirigée vers le centre de la Terre. Le mouvement étant circulaire uniforme, l'accélération vaut v2r\dfrac{v^{2}}{r} et pointe aussi vers le centre. La deuxième loi donne GMTmr2=mv2r\dfrac{GM_{T}m}{r^{2}}=m\dfrac{v^{2}}{r}, d'où après simplification v2=GMTrv^{2}=\dfrac{GM_{T}}{r} et v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}}.

b) Parce que la masse mm du satellite apparaît des deux côtés de l'équation et se simplifie : elle figure dans la force, qui lui est proportionnelle, et dans l'inertie. C'est le même mécanisme que pour la chute libre, et cela signifie qu'un satellite de une tonne et un boulon perdu suivent exactement la même orbite s'ils partent avec la même vitesse.

c) De v=2πrTv=\dfrac{2\pi r}{T} on tire T=2πrv=2πrrGMT=2πr3GMTT=\dfrac{2\pi r}{v}=2\pi r\sqrt{\dfrac{r}{GM_{T}}}=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM_{T}}}.

d) r=6,37×106+4,00×105=6,77×106 mr=6{,}37\times 10^{6}+4{,}00\times 10^{5}=6{,}77\times 10^{6}\ \mathrm{m}. Alors v=6,67×10−11×5,97×10246,77×106=7,67×103 m/sv=\sqrt{\dfrac{6{,}67\times 10^{-11}\times 5{,}97\times 10^{24}}{6{,}77\times 10^{6}}}=7{,}67\times 10^{3}\ \mathrm{m/s}, soit environ 27 600 km/h27\,600\ \mathrm{km/h}. Et T=2π×6,77×1067,67×103=5,55×103 sT=\dfrac{2\pi\times 6{,}77\times 10^{6}}{7{,}67\times 10^{3}}=5{,}55\times 10^{3}\ \mathrm{s}, soit 92,4 min92{,}4\ \mathrm{min}. La Station spatiale fait donc environ seize fois le tour de la Terre par jour.

e) Il va MOINS vite, puisque v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}} décroît quand rr croît. Le résultat surprend parce qu'on imagine qu'aller plus loin demande d'aller plus vite. En réalité, plus haut le champ gravitationnel est plus faible, donc l'accélération centripète nécessaire est plus petite, donc la vitesse orbitale l'est aussi. Un satellite géostationnaire, à 36 000 km36\,000\ \mathrm{km}, ne file qu'à 3,1 km/s3{,}1\ \mathrm{km/s} contre 7,77{,}7 pour la Station. En revanche, la période, elle, augmente fortement avec l'altitude.

Exercice 3 : Les trois lois de Kepler

Kepler a énoncé trois lois décrivant le mouvement des planètes autour du Soleil, avant même que Newton n'en donne l'explication.

  • a) Énoncez la première loi et précisez ce qu'elle remplace dans le modèle antérieur.
  • b) Énoncez la deuxième loi et déduisez-en où la planète va le plus vite sur son orbite.
  • c) Énoncez la troisième loi sous forme d'une relation entre la période et le demi-grand axe.
  • d) Retrouvez la troisième loi dans le cas particulier d'une orbite circulaire, à partir du résultat de l'exercice 2.
  • e) La constante de la troisième loi dépend-elle de la planète considérée ? De l'astre central ? Justifiez à partir de l'expression obtenue.

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a)
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Réponses

  • a) Ellipse, Soleil à un foyer
  • b) Aires égales en durées égales : plus vite au périhélie
  • c) T2a3\dfrac{T^{2}}{a^{3}} constant
  • d) T2r3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{r^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM}
  • e) Indépendante du satellite, dépend de l'astre central

a) Première loi, dite loi des orbites : dans le référentiel héliocentrique, chaque planète décrit une ELLIPSE dont le Soleil occupe l'un des foyers. Elle remplace les cercles et les épicycles du modèle de Ptolémée, et même les cercles que Copernic avait conservés : c'est l'abandon du dogme de la circularité, qui avait tenu deux millénaires.

b) Deuxième loi, dite loi des aires : le segment reliant le Soleil à la planète balaie des aires ÉGALES en des durées égales. Comme l'aire balayée dépend à la fois de la distance et de l'arc parcouru, la planète doit parcourir un arc plus long quand elle est plus proche du Soleil. Elle va donc le plus VITE au périhélie, le point le plus proche, et le plus lentement à l'aphélie.

c) Troisième loi, dite loi des périodes : le rapport T2a3\dfrac{T^{2}}{a^{3}} est le même pour toutes les planètes tournant autour d'un même astre, où aa est le demi-grand axe de l'ellipse.

d) Pour une orbite circulaire, a=ra=r et l'exercice 2 donne T=2πr3GMT=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM}}. En élevant au carré : T2=4π2r3GMT^{2}=\dfrac{4\pi^{2}r^{3}}{GM}, donc T2r3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{r^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM}. Le rapport est bien constant, et l'on obtient de surcroît sa valeur, ce que Kepler ne pouvait pas faire.

e) La constante 4π2GM\dfrac{4\pi^{2}}{GM} ne contient NI la masse du satellite, NI son rayon orbital : elle ne dépend donc pas du corps en orbite, ce qui est précisément l'affirmation de la loi. En revanche elle dépend de MM, la masse de l'astre CENTRAL. Chaque système a donc sa propre constante, et c'est cette dépendance qui permet de peser un astre en observant simplement ce qui tourne autour de lui, comme le fait l'exercice 6.

Exercice 4 : Le satellite géostationnaire

Un satellite géostationnaire reste en permanence à la verticale du même point de l'équateur terrestre.

On garde G=6,67×10−11G=6{,}67\times 10^{-11}, MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg} et RT=6,37×106 mR_{T}=6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m}.

Terreorbite basse, 400 km6,6 Rorbite geostationnairele geostationnaire tourne en 24 h EXACTEMENT, a la verticaledu meme point : c'est cette condition qui impose son rayon
  • a) Quelles sont les trois conditions qu'une orbite géostationnaire doit remplir ?
  • b) Quelle est la période de révolution d'un tel satellite ? Justifiez la valeur de 86 164 s86\,164\ \mathrm{s} plutôt que 86 40086\,400.
  • c) Établissez l'expression du rayon de l'orbite en fonction de TT, puis calculez-le.
  • d) Déduisez-en l'altitude du satellite.
  • e) Calculez sa vitesse et comparez-la à celle de la Station spatiale calculée à l'exercice 2.

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Réponses

  • a) Équatoriale, circulaire, période de rotation terrestre
  • b) 86 16486\,164 s : jour sidéral
  • c) r=4,215×107r=4{,}215\times 10^{7} m
  • d) h≈35 800h\approx 35\,800 km
  • e) v=3,07v=3{,}07 km/s

a) L'orbite doit être ÉQUATORIALE, sinon le satellite oscillerait en latitude au cours de la journée. Elle doit être CIRCULAIRE, sinon sa vitesse angulaire varierait d'après la loi des aires et il dériverait en longitude. Et sa période doit être exactement égale à la période de rotation propre de la Terre, dans le même sens.

b) La période est le jour SIDÉRAL, 86 164 s86\,164\ \mathrm{s}, et non le jour solaire de 86 400 s86\,400\ \mathrm{s}. La différence tient à ce que le jour solaire mesure le retour du Soleil au méridien, ce qui inclut le déplacement de la Terre sur son orbite pendant la journée : il faut alors tourner d'un peu plus d'un tour complet. Le jour sidéral, lui, mesure un tour vrai par rapport aux étoiles fixes, et c'est bien celui-là que le satellite doit suivre. L'écart de 236 s236\ \mathrm{s} correspond exactement à 1365,25\dfrac{1}{365{,}25} de journée.

c) De T2=4π2r3GMTT^{2}=\dfrac{4\pi^{2}r^{3}}{GM_{T}} on tire r=(GMTT24π2)1/3r=\left(\dfrac{GM_{T}T^{2}}{4\pi^{2}}\right)^{1/3}. Numériquement : r=(3,982×1014×7,424×10939,48)1/3=(7,489×1022)1/3=4,215×107 mr=\left(\dfrac{3{,}982\times 10^{14}\times 7{,}424\times 10^{9}}{39{,}48}\right)^{1/3}=\left(7{,}489\times 10^{22}\right)^{1/3}=4{,}215\times 10^{7}\ \mathrm{m}.

d) h=r−RT=4,215×107−6,37×106=3,578×107 mh=r-R_{T}=4{,}215\times 10^{7}-6{,}37\times 10^{6}=3{,}578\times 10^{7}\ \mathrm{m}, soit environ 35 800 km35\,800\ \mathrm{km}. C'est plus de cinq fois le rayon terrestre, ce qui explique le retard de transmission perceptible sur les liaisons satellitaires : l'aller-retour représente déjà près d'un quart de seconde à la vitesse de la lumière.

e) v=2πrT=2π×4,215×10786 164=3,07×103 m/sv=\dfrac{2\pi r}{T}=\dfrac{2\pi\times 4{,}215\times 10^{7}}{86\,164}=3{,}07\times 10^{3}\ \mathrm{m/s}. C'est nettement MOINS que les 7,67×103 m/s7{,}67\times 10^{3}\ \mathrm{m/s} de la Station spatiale, conformément à la décroissance de vv avec le rayon. Le satellite géostationnaire va donc deux fois et demie moins vite tout en mettant vingt-quatre heures au lieu de quatre-vingt-douze minutes, parce que son orbite est bien plus longue.

Exercice 5 : Un objet en mouvement dans un fluide

Un objet immergé dans un fluide subit trois forces : son poids, la poussée d'Archimède et une force de frottement fluide.

La poussée vaut Π=ρfluide V g\Pi=\rho_{\mathrm{fluide}}\,V\,g et le frottement, à faible vitesse, s'écrit f=k vf=k\,v.

Approfondissement hors programme pour les questions b) à e) : la force de frottement fluide et la vitesse limite ne sont pas au programme de spécialité physique-chimie de Terminale. La question a), la poussée d'Archimède, y est en revanche, dans la partie « Modéliser l'écoulement d'un fluide ».

246810-4-224681012vitesse (cm/s)temps (s)vitesse limiterelevez la vitesse limite, puis le temps caracteristique :la tangente a l'origine coupe l'asymptote a t = τ
  • a) Rappelez l'énoncé du théorème d'Archimède et précisez à quel volume VV correspond la formule.
  • b) Faites le bilan des forces sur une bille lâchée sans vitesse dans un fluide, et écrivez la deuxième loi de Newton en projection sur la verticale.
  • c) Décrivez qualitativement l'évolution de la vitesse au cours de la chute.
  • d) Établissez l'expression de la vitesse limite en fonction de mm, gg, ρfluide\rho_{\mathrm{fluide}}, VV et kk.
  • e) Que se passe-t-il si la poussée dépasse le poids ? Donnez un exemple concret.

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Réponses

  • a) Poids du fluide déplacé ; VV immergé
  • b) mdvdt=mg−ρVg−kvm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=mg-\rho Vg-kv
  • c) Croît de moins en moins vite vers vlim⁡v_{\lim}
  • d) vlim⁡=(m−ρV)gkv_{\lim}=\dfrac{(m-\rho V)g}{k}
  • e) L'objet remonte et flotte

a) Tout corps immergé dans un fluide subit de la part de ce fluide une force verticale, dirigée vers le haut, égale au poids du volume de fluide déplacé. Le volume VV de la formule est donc le volume IMMERGÉ du corps, qui coïncide avec son volume total seulement s'il est entièrement sous la surface.

b) Trois forces : le poids mgmg vers le bas, la poussée ρVg\rho Vg vers le haut, et le frottement kvkv vers le haut puisqu'il s'oppose au mouvement de descente. En orientant l'axe vers le bas : mdvdt=mg−ρVg−kvm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=mg-\rho Vg-kv.

c) Au départ, v=0v=0 donc le frottement est nul et l'accélération est maximale. À mesure que la vitesse croît, le terme kvkv augmente et l'accélération diminue. La vitesse continue donc de croître, mais de plus en plus lentement, et tend asymptotiquement vers une valeur limite pour laquelle l'accélération s'annule. Le régime est dit transitoire puis permanent.

d) En régime permanent l'accélération est nulle, donc mg−ρVg−kvlim⁡=0mg-\rho Vg-kv_{\lim}=0, d'où vlim⁡=mg−ρVgk=(m−ρV)gkv_{\lim}=\dfrac{mg-\rho Vg}{k}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{k}.

e) Si ρVg>mg\rho Vg>mg, c'est-à-dire si la masse volumique du fluide dépasse celle du corps, la résultante est dirigée vers le HAUT : l'objet ne coule pas, il remonte et finit par flotter en surface, où le volume immergé s'ajuste pour équilibrer exactement le poids. C'est le cas d'une bulle d'air dans l'eau, d'un morceau de bois lâché au fond d'un bassin, ou d'un ballon d'hélium dans l'air. La vitesse limite existe alors toujours, mais elle est ascendante.

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Peser Jupiter depuis la Terre

Galilée découvrit en 1610 quatre satellites de Jupiter. Le tableau donne leur demi-grand axe et leur période de révolution.

Le graphique porte T2T^{2} en fonction de a3a^{3} pour ces quatre satellites.

SatelliteIoEuropeGanymèdeCallisto
a (10⁸ m)4,226,7110,7018,83
T (jours)1,7693,5517,15516,689
1020304050607050100150200a³ (10²⁶ m³)T² (10¹⁰ s²)CallistoIo, Europe, Ganymède
  • a) Convertissez les périodes en secondes et calculez T2a3\dfrac{T^{2}}{a^{3}} pour Io et pour Callisto.
  • b) Que constatez-vous ? Quelle loi cela vérifie-t-il ?
  • c) Justifiez que les points du graphique soient alignés avec l'origine, et déterminez le coefficient directeur.
  • d) Déduisez-en la masse de Jupiter.
  • e) La masse de Jupiter admise vaut 1,898×1027 kg1{,}898\times 10^{27}\ \mathrm{kg}. Calculez l'écart relatif et commentez la méthode.

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Réponses

  • a) 3,108×10−163{,}108\times 10^{-16} et 3,114×10−163{,}114\times 10^{-16} s²/m³
  • b) Troisième loi de Kepler
  • c) Proportionnalité ; coefficient 3,11×10−163{,}11\times 10^{-16} s²/m³
  • d) MJ=1,90×1027M_{J}=1{,}90\times 10^{27} kg
  • e) Écart 0,10{,}1 %

a) Un jour vaut 86 400 s86\,400\ \mathrm{s}. Pour Io : T=1,769×86 400=1,528×105 sT=1{,}769\times 86\,400=1{,}528\times 10^{5}\ \mathrm{s} et a3=(4,22×108)3=7,515×1025 m3a^{3}=\left(4{,}22\times 10^{8}\right)^{3}=7{,}515\times 10^{25}\ \mathrm{m^{3}}, donc T2a3=2,336×10107,515×1025=3,108×10−16\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{2{,}336\times 10^{10}}{7{,}515\times 10^{25}}=3{,}108\times 10^{-16}. Pour Callisto : T=1,442×106 sT=1{,}442\times 10^{6}\ \mathrm{s} et a3=6,677×1027 m3a^{3}=6{,}677\times 10^{27}\ \mathrm{m^{3}}, donc le rapport vaut 2,079×10126,677×1027=3,114×10−16\dfrac{2{,}079\times 10^{12}}{6{,}677\times 10^{27}}=3{,}114\times 10^{-16}.

b) Les deux valeurs sont pratiquement identiques, à moins de 0,20{,}2 pour cent près, alors que les demi-grands axes diffèrent d'un facteur 4,54{,}5 et les périodes d'un facteur 9,49{,}4. C'est la vérification de la TROISIÈME LOI DE KEPLER, appliquée ici non pas au Soleil mais à Jupiter comme astre central.

c) La troisième loi s'écrit T2=4π2GMJa3T^{2}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM_{J}}a^{3} : c'est une relation de PROPORTIONNALITÉ entre T2T^{2} et a3a^{3}, donc une droite passant par l'origine dans ce repère. Le coefficient directeur se lit sur le point le plus éloigné, Callisto : 207,966,77=3,11\dfrac{207{,}9}{66{,}77}=3{,}11 dans les unités du graphique, soit 3,11×10−16 s2/m33{,}11\times 10^{-16}\ \mathrm{s^{2}/m^{3}} en unités du système international.

d) Le coefficient directeur vaut 4π2GMJ\dfrac{4\pi^{2}}{GM_{J}}, donc MJ=4π2G×3,114×10−16=39,486,67×10−11×3,114×10−16=1,90×1027 kgM_{J}=\dfrac{4\pi^{2}}{G\times 3{,}114\times 10^{-16}}=\dfrac{39{,}48}{6{,}67\times 10^{-11}\times 3{,}114\times 10^{-16}}=1{,}90\times 10^{27}\ \mathrm{kg}.

e) L'écart relatif vaut ∣1,90−1,898∣1,898=0,1\dfrac{\left|1{,}90-1{,}898\right|}{1{,}898}=0{,}1 pour cent. C'est remarquable, et cela illustre la puissance de la méthode : sans jamais approcher Jupiter, en observant seulement la position de ses lunes au télescope pendant quelques semaines, on obtient sa masse à un millième près. C'est exactement ainsi que l'on pèse aujourd'hui les étoiles binaires et que l'on détecte les exoplanètes, et c'est aussi pourquoi la masse d'un astre sans satellite est bien plus difficile à établir.

Exercice 7 : Placer un satellite en orbite géostationnaire

On veut placer un satellite de télécommunications de masse m=1,00×103 kgm=1{,}00\times 10^{3}\ \mathrm{kg} sur une orbite géostationnaire.

On garde G=6,67×10−11G=6{,}67\times 10^{-11}, MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg}, RT=6,37×106 mR_{T}=6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m} et T=86 164 sT=86\,164\ \mathrm{s}.

Approfondissement pour les questions c), d) et e) : l'énergie potentielle gravitationnelle −GMTmr-\frac{GM_{T}m}{r} et l'énergie mécanique d'un satellite ne sont pas au programme de Terminale, qui ne connaît que l'énergie potentielle de pesanteur mgzmgz au voisinage du sol. Les questions a) et b) sont au programme.

  • a) Rappelez le rayon de l'orbite géostationnaire calculé à l'exercice 4, et calculez la vitesse du satellite.
  • b) Calculez son énergie cinétique en orbite.
  • c) L'énergie potentielle gravitationnelle vaut Ep=−GMTmrE_{p}=-\dfrac{GM_{T}m}{r}. Calculez-la, puis l'énergie mécanique totale.
  • d) Montrez que l'énergie mécanique d'un satellite en orbite circulaire vaut toujours Em=−GMTm2rE_{m}=-\dfrac{GM_{T}m}{2r}.
  • e) Calculez l'énergie qu'il faut fournir pour amener ce satellite du sol, au repos, jusqu'à cette orbite. Exprimez-la en kilowattheures et commentez.

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Réponses

  • a) r=4,215×107r=4{,}215\times 10^{7} m, v=3,07×103v=3{,}07\times 10^{3} m/s
  • b) Ec=4,72×109E_{c}=4{,}72\times 10^{9} J
  • c) Ep=−9,45×109E_{p}=-9{,}45\times 10^{9} J, Em=−4,72×109E_{m}=-4{,}72\times 10^{9} J
  • d) Em=−GMTm2r=−EcE_{m}=-\dfrac{GM_{T}m}{2r}=-E_{c}
  • e) 5,78×10105{,}78\times 10^{10} J ≈1,6×104\approx 1{,}6\times 10^{4} kWh

a) r=4,215×107 mr=4{,}215\times 10^{7}\ \mathrm{m} et v=2πrT=3,07×103 m/sv=\dfrac{2\pi r}{T}=3{,}07\times 10^{3}\ \mathrm{m/s}.

b) Ec=12mv2=0,5×1,00×103×(3,07×103)2=4,72×109 JE_{c}=\dfrac{1}{2}mv^{2}=0{,}5\times 1{,}00\times 10^{3}\times\left(3{,}07\times 10^{3}\right)^{2}=4{,}72\times 10^{9}\ \mathrm{J}.

c) Ep=−6,67×10−11×5,97×1024×1,00×1034,215×107=−9,45×109 JE_{p}=-\dfrac{6{,}67\times 10^{-11}\times 5{,}97\times 10^{24}\times 1{,}00\times 10^{3}}{4{,}215\times 10^{7}}=-9{,}45\times 10^{9}\ \mathrm{J}. L'énergie mécanique vaut Em=Ec+Ep=4,72×109−9,45×109=−4,72×109 JE_{m}=E_{c}+E_{p}=4{,}72\times 10^{9}-9{,}45\times 10^{9}=-4{,}72\times 10^{9}\ \mathrm{J}.

d) De l'exercice 2, v2=GMTrv^{2}=\dfrac{GM_{T}}{r}, donc Ec=12mGMTr=GMTm2rE_{c}=\dfrac{1}{2}m\dfrac{GM_{T}}{r}=\dfrac{GM_{T}m}{2r}. En ajoutant Ep=−GMTmrE_{p}=-\dfrac{GM_{T}m}{r} : Em=GMTm2r−GMTmr=−GMTm2rE_{m}=\dfrac{GM_{T}m}{2r}-\dfrac{GM_{T}m}{r}=-\dfrac{GM_{T}m}{2r}. On remarque que Em=−EcE_{m}=-E_{c} et que Em=Ep2E_{m}=\dfrac{E_{p}}{2}, deux relations très commodes, et que l'énergie mécanique est NÉGATIVE : le satellite est lié à la Terre.

e) Au sol et au repos, en négligeant la rotation terrestre, Em,sol=−GMTmRT=−6,25×1010 JE_{m,\mathrm{sol}}=-\dfrac{GM_{T}m}{R_{T}}=-6{,}25\times 10^{10}\ \mathrm{J}. L'énergie à fournir vaut ΔE=−4,72×109−(−6,25×1010)=5,78×1010 J\Delta E=-4{,}72\times 10^{9}-\left(-6{,}25\times 10^{10}\right)=5{,}78\times 10^{10}\ \mathrm{J}. En kilowattheures : 5,78×10103,6×106=1,6×104 kWh\dfrac{5{,}78\times 10^{10}}{3{,}6\times 10^{6}}=1{,}6\times 10^{4}\ \mathrm{kWh}. Cela représente la consommation électrique annuelle de trois foyers environ, ce qui paraît peu ; mais il s'agit de l'énergie MINIMALE théorique, et le rendement réel d'un lanceur est très faible puisqu'il doit aussi accélérer son propre carburant, d'où des centaines de tonnes d'ergols pour une tonne utile.

Exercice 8 : La bille dans la glycérine

Une bille d'acier de masse m=5,0 gm=5{,}0\ \mathrm{g} et de rayon R=5,0 mmR=5{,}0\ \mathrm{mm} est lâchée sans vitesse dans un tube de glycérine, de masse volumique ρ=1,26×103 kg/m3\rho=1{,}26\times 10^{3}\ \mathrm{kg/m^{3}}.

Le frottement suit la loi de Stokes f=6πηRvf=6\pi\eta Rv, avec η=1,5 Pa⋅s\eta=1{,}5\ \mathrm{Pa\cdot s}, et g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}}.

Approfondissement hors programme pour les questions c) à e) : la loi de Stokes, l'équation différentielle de la vitesse et la vitesse limite ne sont pas au programme de Terminale. Les questions a) et b), poids et poussée d'Archimède, y sont.

  • a) Calculez le volume de la bille, puis son poids et la poussée d'Archimède.
  • b) Comparez ces deux forces et concluez sur le sens du mouvement.
  • c) Calculez le coefficient k=6πηRk=6\pi\eta R et établissez l'équation différentielle vérifiée par la vitesse.
  • d) Calculez la vitesse limite.
  • e) Calculez l'accélération initiale, puis le temps caractéristique τ=mk\tau=\dfrac{m}{k}. Au bout de combien de temps la vitesse atteint-elle 99 pour cent de sa valeur limite ?

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Réponses

  • a) V=5,24×10−7V=5{,}24\times 10^{-7} m³, P=4,91×10−2P=4{,}91\times 10^{-2} N, Π=6,47×10−3\Pi=6{,}47\times 10^{-3} N
  • b) P≈7,6 ΠP\approx 7{,}6\,\Pi : la bille coule
  • c) k=0,141k=0{,}141 kg/s ; dvdt+kmv=(m−ρV)gm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}+\dfrac{k}{m}v=\dfrac{(m-\rho V)g}{m}
  • d) vlim⁡=0,301v_{\lim}=0{,}301 m/s
  • e) a0=8,52a_{0}=8{,}52 m/s², τ=3,54×10−2\tau=3{,}54\times 10^{-2} s, 0,1630{,}163 s

a) V=43πR3=43π(5,0×10−3)3=5,24×10−7 m3V=\dfrac{4}{3}\pi R^{3}=\dfrac{4}{3}\pi\left(5{,}0\times 10^{-3}\right)^{3}=5{,}24\times 10^{-7}\ \mathrm{m^{3}}. Le poids vaut P=mg=5,0×10−3×9,81=4,91×10−2 NP=mg=5{,}0\times 10^{-3}\times 9{,}81=4{,}91\times 10^{-2}\ \mathrm{N} et la poussée Π=ρVg=1,26×103×5,24×10−7×9,81=6,47×10−3 N\Pi=\rho Vg=1{,}26\times 10^{3}\times 5{,}24\times 10^{-7}\times 9{,}81=6{,}47\times 10^{-3}\ \mathrm{N}.

b) Le poids est environ 7,67{,}6 fois la poussée, donc la résultante de ces deux forces est dirigée vers le bas : la bille COULE. C'était prévisible sans calcul, puisque l'acier est bien plus dense que la glycérine.

c) k=6π×1,5×5,0×10−3=0,141 kg/sk=6\pi\times 1{,}5\times 5{,}0\times 10^{-3}=0{,}141\ \mathrm{kg/s}. En projetant sur un axe descendant : mdvdt=mg−ρVg−kvm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=mg-\rho Vg-kv, soit dvdt+kmv=(m−ρV)gm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}+\dfrac{k}{m}v=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{m}.

d) En régime permanent, dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0, donc vlim⁡=(m−ρV)gk=4,91×10−2−6,47×10−30,141=4,26×10−20,141=0,301 m/sv_{\lim}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{k}=\dfrac{4{,}91\times 10^{-2}-6{,}47\times 10^{-3}}{0{,}141}=\dfrac{4{,}26\times 10^{-2}}{0{,}141}=0{,}301\ \mathrm{m/s}, soit environ 30 cm/s30\ \mathrm{cm/s}.

e) À t=0t=0 la vitesse est nulle donc le frottement aussi : a0=(m−ρV)gm=4,26×10−25,0×10−3=8,52 m/s2a_{0}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{m}=\dfrac{4{,}26\times 10^{-2}}{5{,}0\times 10^{-3}}=8{,}52\ \mathrm{m/s^{2}}, soit près de 0,87 g0{,}87\,g. Le temps caractéristique vaut τ=mk=5,0×10−30,141=3,54×10−2 s\tau=\dfrac{m}{k}=\dfrac{5{,}0\times 10^{-3}}{0{,}141}=3{,}54\times 10^{-2}\ \mathrm{s}. La solution étant en 1−e−t/τ1-\mathrm{e}^{-t/\tau}, atteindre 9999 pour cent demande t=τln⁡100=4,6 τ=0,163 st=\tau\ln 100=4{,}6\,\tau=0{,}163\ \mathrm{s}. Le régime permanent est donc établi en moins de deux dixièmes de seconde, ce qui explique qu'on observe la bille descendre à vitesse constante sur presque toute la hauteur du tube.

Exercice 9 : Quatre affirmations à corriger

Chacune des quatre affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, expliquez l'erreur et appuyez-vous sur un résultat chiffré des exercices précédents.

L'affirmation d) porte sur la vitesse limite, qui n'est pas au programme de Terminale : c'est un approfondissement, qui renvoie aux exercices 5 et 8.

  • a) « Un satellite plus haut doit aller plus vite pour rester en orbite. »
  • b) « Un satellite lourd doit être placé plus bas qu'un satellite léger. »
  • c) « La période d'un satellite géostationnaire est de 24 heures exactement. »
  • d) « Une bille atteint sa vitesse limite quand le frottement devient égal à son poids. »

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Réponses

  • a) Faux : moins vite (3,073{,}07 contre 7,677{,}67 km/s)
  • b) Faux : la masse se simplifie
  • c) Faux : 86 16486\,164 s, jour sidéral
  • d) Faux : frottement == poids −- poussée

a) Faux, il va MOINS vite. La relation v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}} est décroissante en rr : l'exercice 4 le chiffre, 3,07 km/s3{,}07\ \mathrm{km/s} pour le géostationnaire à 42 000 km42\,000\ \mathrm{km} contre 7,67 km/s7{,}67\ \mathrm{km/s} pour la Station à 6 770 km6\,770\ \mathrm{km}. Plus haut, le champ gravitationnel est plus faible, donc l'accélération centripète nécessaire est moindre. Ce qui augmente avec l'altitude, c'est la PÉRIODE, et fortement.

b) Faux. La masse du satellite se simplifie dans l'équation du mouvement, puisqu'elle apparaît à la fois dans la force gravitationnelle et dans l'inertie. Ni la vitesse ni le rayon d'orbite n'en dépendent : un satellite d'une tonne et un boulon perdu par un astronaute suivent exactement la même orbite. La masse intervient en revanche dans l'ÉNERGIE nécessaire pour l'y placer, comme le montre l'exercice 7, et c'est ce qui coûte cher.

c) Faux, elle vaut 86 164 s86\,164\ \mathrm{s}, soit 23 h 56 min 4 s23\ \mathrm{h}\ 56\ \mathrm{min}\ 4\ \mathrm{s}, et non 86 400 s86\,400\ \mathrm{s}. La période pertinente est le jour SIDÉRAL, durée d'un tour vrai par rapport aux étoiles, et non le jour solaire qui inclut le déplacement de la Terre sur son orbite. L'écart de 236 s236\ \mathrm{s} semble minime mais, cumulé, il ferait dériver le satellite d'un degré de longitude par jour, ce qui ruinerait sa fonction en quelques semaines.

d) Faux, il faut aussi compter la POUSSÉE D'ARCHIMÈDE. L'équilibre s'écrit mg=ρVg+kvlim⁡mg=\rho Vg+kv_{\lim}, donc le frottement égale le poids DIMINUÉ de la poussée. L'exercice 8 le chiffre : le poids vaut 4,91×10−2 N4{,}91\times 10^{-2}\ \mathrm{N} mais le frottement limite ne vaut que 4,26×10−2 N4{,}26\times 10^{-2}\ \mathrm{N}, la différence de 6,47×10−3 N6{,}47\times 10^{-3}\ \mathrm{N} étant la poussée. Négliger celle-ci surestimerait la vitesse limite de 1515 pour cent ici, et davantage encore pour un objet peu dense.

Exercice 10 : Une orbite elliptique et la loi des aires

Une comète décrit une orbite elliptique autour du Soleil. Sa distance au Soleil vaut rP=0,60 u.a.r_{P}=0{,}60\ \mathrm{u.a.} au périhélie et rA=4,40 u.a.r_{A}=4{,}40\ \mathrm{u.a.} à l'aphélie.

On rappelle qu'une unité astronomique vaut la distance Terre-Soleil, et que la Terre a une période de 1,00 an1{,}00\ \mathrm{an} pour un demi-grand axe de 1,00 u.a.1{,}00\ \mathrm{u.a.}

  • a) Calculez le demi-grand axe de l'orbite de la comète.
  • b) Déduisez-en sa période de révolution, en années, par la troisième loi de Kepler.
  • c) La loi des aires impose que le segment Soleil-comète balaie des aires égales en des durées égales. Déduisez-en le rapport des vitesses au périhélie et à l'aphélie.
  • d) Calculez ce rapport numériquement et commentez.
  • e) La comète passe-t-elle plus de temps près du Soleil ou loin de lui ? Justifiez à partir de la loi des aires.

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d)
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Réponses

  • a) a=2,50a=2{,}50 u.a.
  • b) T=3,95T=3{,}95 ans
  • c) rPvP=rAvAr_{P}v_{P}=r_{A}v_{A}
  • d) vPvA=7,33\dfrac{v_{P}}{v_{A}}=7{,}33
  • e) Plus de temps loin du Soleil

a) Le grand axe est la somme des distances extrêmes, donc 2a=rP+rA=0,60+4,40=5,00 u.a.2a=r_{P}+r_{A}=0{,}60+4{,}40=5{,}00\ \mathrm{u.a.} et a=2,50 u.a.a=2{,}50\ \mathrm{u.a.}

b) La troisième loi appliquée au système solaire s'écrit T2a3=TTerre2aTerre3=1\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{T_{\mathrm{Terre}}^{2}}{a_{\mathrm{Terre}}^{3}}=1 dans ces unités. Donc T2=a3=2,503=15,6T^{2}=a^{3}=2{,}50^{3}=15{,}6, d'où T=15,6=3,95 ansT=\sqrt{15{,}6}=3{,}95\ \mathrm{ans}. L'intérêt de ce système d'unités est qu'il fait disparaître toute constante.

c) Sur une durée très courte dt\mathrm{d}t, l'aire balayée vaut approximativement celle d'un triangle de base v dtv\,\mathrm{d}t et de hauteur rr, soit 12rv dt\dfrac{1}{2}rv\,\mathrm{d}t. Aux deux extrémités de l'ellipse, la vitesse est perpendiculaire au rayon, donc l'égalité des aires balayées impose rPvP=rAvAr_{P}v_{P}=r_{A}v_{A}, d'où vPvA=rArP\dfrac{v_{P}}{v_{A}}=\dfrac{r_{A}}{r_{P}}.

d) vPvA=4,400,60=7,33\dfrac{v_{P}}{v_{A}}=\dfrac{4{,}40}{0{,}60}=7{,}33. La comète va donc plus de sept fois plus vite au périhélie qu'à l'aphélie. C'est ce qui donne aux comètes leur allure caractéristique : un passage fulgurant près du Soleil, où elles deviennent visibles, suivi de longues années de lente dérive dans le froid.

e) Elle passe beaucoup plus de temps LOIN du Soleil. Puisqu'elle balaie des aires égales en des temps égaux et qu'elle se déplace très lentement à l'aphélie, il lui faut énormément de temps pour couvrir la portion d'orbite éloignée, alors qu'elle expédie le voisinage du Soleil à grande vitesse. Sur les 3,953{,}95 ans de période, la traversée de la région proche ne dure que quelques semaines. C'est la raison pour laquelle une comète périodique n'est observable que pendant une fraction infime de son cycle.

Soleilaire balayeememe aireles deux secteurs ont la MEME aire, donc sont balayes dansla meme duree : la planete va plus vite pres du Soleil

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Accélération dans un virage : le repère de Frenet

Une voiture aborde un rond-point circulaire de rayon r=50 mr=50\ \mathrm{m}. À l'instant considéré, sa vitesse vaut v=10 m/sv=10\ \mathrm{m/s} et elle accélère : dvdt=1,5 m/s2\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=1{,}5\ \mathrm{m/s^{2}}.

Dans le repère de Frenet, lié au véhicule, u⃗t\vec{u}_{t} est tangent à la trajectoire dans le sens du mouvement et u⃗n\vec{u}_{n} pointe vers le centre du virage : a⃗=dvdtu⃗t+v2ru⃗n\vec{a}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\vec{u}_{t}+\dfrac{v^{2}}{r}\vec{u}_{n}.

  • a) Calculez la composante normale de l'accélération.
  • b) Donnez la composante tangentielle et dites ce qu'elle traduit.
  • c) Calculez la norme du vecteur accélération.
  • d) La voiture repasse plus tard dans le même rond-point à 20 m/s20\ \mathrm{m/s}, à vitesse constante. Calculez son accélération. Par quel facteur a-t-elle été multipliée ?
  • e) Les pneus décrochent au-delà d'une accélération de 5,0 m/s25{,}0\ \mathrm{m/s^{2}}. Calculez la vitesse maximale, constante, dans ce rond-point, en m/s\mathrm{m/s} puis en km/h\mathrm{km/h}.

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Réponses

  • a) an=2,0a_{n}=2{,}0 m/s²
  • b) at=1,5a_{t}=1{,}5 m/s² : la norme de vv augmente
  • c) a=2,5a=2{,}5 m/s²
  • d) 8,08{,}0 m/s², multipliée par 44
  • e) 15,815{,}8 m/s ≈57\approx 57 km/h

a) an=v2r=10250=2,0 m/s2a_{n}=\dfrac{v^{2}}{r}=\dfrac{10^{2}}{50}=2{,}0\ \mathrm{m/s^{2}}, dirigée vers le centre du virage.

b) at=dvdt=1,5 m/s2a_{t}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=1{,}5\ \mathrm{m/s^{2}}. Elle traduit la variation de la NORME de la vitesse, tandis que ana_{n} traduit le changement de DIRECTION. Positive ici, elle indique que la voiture accélère.

c) Les deux composantes sont perpendiculaires : a=2,02+1,52=6,25=2,5 m/s2a=\sqrt{2{,}0^{2}+1{,}5^{2}}=\sqrt{6{,}25}=2{,}5\ \mathrm{m/s^{2}}. Additionner 2,0+1,5=3,52{,}0+1{,}5=3{,}5 serait faux, on ajoute des vecteurs orthogonaux.

d) À vitesse constante, at=0a_{t}=0 et a=an=20250=8,0 m/s2a=a_{n}=\dfrac{20^{2}}{50}=8{,}0\ \mathrm{m/s^{2}}. La vitesse a doublé, l'accélération a été multipliée par 44, parce qu'elle varie comme le CARRÉ de la vitesse. C'est pourquoi un virage pris un peu trop vite devient vite dangereux.

e) v2r≤5,0\dfrac{v^{2}}{r}\leq 5{,}0 donne v≤5,0×50=250=15,8 m/sv\leq\sqrt{5{,}0\times 50}=\sqrt{250}=15{,}8\ \mathrm{m/s}, soit 15,8×3,6=57 km/h15{,}8\times 3{,}6=57\ \mathrm{km/h}. À 20 m/s20\ \mathrm{m/s}, l'accélération de d) dépasse ce seuil : la voiture aurait glissé.

Exercice 12 : Les chaises volantes

Dans un manège de chaises volantes, chaque siège est suspendu à un câble de longueur L=5,0 mL=5{,}0\ \mathrm{m}, accroché à un bras situé à d=3,0 md=3{,}0\ \mathrm{m} de l'axe de rotation. En régime établi, le câble fait un angle θ=35∘\theta=35^{\circ} avec la verticale et le siège décrit un cercle horizontal à vitesse constante.

Le siège et son passager ont une masse m=70 kgm=70\ \mathrm{kg} ; on prend g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}} et on néglige l'air.

  • a) Calculez le rayon rr du cercle décrit par le siège.
  • b) Faites le bilan des forces. En projetant la deuxième loi de Newton sur la verticale et sur l'horizontale, montrez que a=gtan⁡θa=g\tan\theta et calculez-la.
  • c) Déduisez-en la vitesse du siège.
  • d) Calculez la période de rotation du manège.
  • e) Calculez la tension du câble. L'angle θ\theta dépendrait-il de la masse du passager ?

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a)
b)
c)
d)
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  • a) r=5,87r=5{,}87 m
  • b) a=gtan⁡θ=6,87a=g\tan\theta=6{,}87 m/s²
  • c) v=6,35v=6{,}35 m/s
  • d) 5,815{,}81 s
  • e) 838838 N ; θ\theta indépendant de mm

a) Le siège est écarté de l'axe par le bras puis par le câble incliné : r=d+Lsin⁡θ=3,0+5,0×sin⁡35∘=3,0+2,87=5,87 mr=d+L\sin\theta=3{,}0+5{,}0\times\sin 35^{\circ}=3{,}0+2{,}87=5{,}87\ \mathrm{m}. Oublier dd donne 2,87 m2{,}87\ \mathrm{m}, le rayon d'un pendule accroché sur l'axe.

b) Deux forces : le poids mg⃗m\vec{g}, vertical, et la tension T⃗\vec{T}, le long du câble. Le mouvement étant circulaire uniforme, a⃗\vec{a} est horizontale et pointe vers l'axe. Sur la verticale : Tcos⁡θ−mg=0T\cos\theta-mg=0. Sur l'horizontale : Tsin⁡θ=maT\sin\theta=ma. En divisant : tan⁡θ=ag\tan\theta=\dfrac{a}{g}, donc a=gtan⁡θ=9,81×0,700=6,87 m/s2a=g\tan\theta=9{,}81\times 0{,}700=6{,}87\ \mathrm{m/s^{2}}.

c) a=v2ra=\dfrac{v^{2}}{r} donne v=ar=6,87×5,87=40,3=6,35 m/sv=\sqrt{ar}=\sqrt{6{,}87\times 5{,}87}=\sqrt{40{,}3}=6{,}35\ \mathrm{m/s}.

d) Trot=2πrv=2π×5,876,35=5,81 sT_{\mathrm{rot}}=\dfrac{2\pi r}{v}=\dfrac{2\pi\times 5{,}87}{6{,}35}=5{,}81\ \mathrm{s} par tour.

e) T=mgcos⁡θ=70×9,81cos⁡35∘=686,70,819=838 NT=\dfrac{mg}{\cos\theta}=\dfrac{70\times 9{,}81}{\cos 35^{\circ}}=\dfrac{686{,}7}{0{,}819}=838\ \mathrm{N}, soit 1,221{,}22 fois le poids : le passager se sent plus lourd. L'angle, lui, ne dépend PAS de la masse, puisque tan⁡θ=v2rg\tan\theta=\dfrac{v^{2}}{rg} ne contient pas mm : à même vitesse, un siège vide et un siège occupé s'inclinent pareil, comme on l'observe sur un manège.

Exercice 13 : Peser une étoile grâce à son exoplanète

En 1995, Michel Mayor et Didier Queloz découvrent 51 Pegasi b, première planète détectée autour d'une étoile semblable au Soleil. Elle tourne en T=4,23T=4{,}23 jours sur une orbite quasi circulaire de rayon a=0,0527 u.a.a=0{,}0527\ \mathrm{u.a.}

On rappelle la troisième loi, T2a3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM}, où MM est la masse de l'astre central. Pour la Terre autour du Soleil : T=1,00T=1{,}00 an =365,25=365{,}25 jours, a=1,00 u.a.a=1{,}00\ \mathrm{u.a.} On donne M⊙=1,989×1030 kgM_{\odot}=1{,}989\times 10^{30}\ \mathrm{kg} et 1 u.a.=1,496×1011 m1\ \mathrm{u.a.}=1{,}496\times 10^{11}\ \mathrm{m}.

  • a) Convertissez la période de 51 Pegasi b en années.
  • b) En écrivant la troisième loi pour la Terre et pour 51 Pegasi b, montrez que MM⊙=a3T2\dfrac{M}{M_{\odot}}=\dfrac{a^{3}}{T^{2}} lorsque aa est en unités astronomiques et TT en années, puis calculez ce rapport.
  • c) Déduisez-en la masse de l'étoile 51 Pegasi en kilogrammes.
  • d) Calculez la vitesse orbitale de la planète, en km/s\mathrm{km/s}.
  • e) La masse de la planète intervient-elle dans ce calcul ? Qu'est-ce qui permet malgré tout de la détecter ?

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a)
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  • a) 1,158×10−21{,}158\times 10^{-2} an
  • b) MM⊙=1,09\dfrac{M}{M_{\odot}}=1{,}09
  • c) 2,17×10302{,}17\times 10^{30} kg
  • d) 136136 km/s
  • e) Non ; détectée par l'oscillation de l'étoile

a) T=4,23365,25=1,158×10−2 anT=\dfrac{4{,}23}{365{,}25}=1{,}158\times 10^{-2}\ \mathrm{an}, un peu plus de quatre jours pour faire le tour de son étoile.

b) Pour la Terre : 1213=4π2GM⊙\dfrac{1^{2}}{1^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM_{\odot}} dans ces unités. Pour la planète : T2a3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM}. En divisant la première égalité par la seconde, a3T2=MM⊙\dfrac{a^{3}}{T^{2}}=\dfrac{M}{M_{\odot}} : les constantes 4π24\pi^{2} et GG disparaissent. Numériquement, 0,05273(1,158×10−2)2=1,464×10−41,341×10−4=1,09\dfrac{0{,}0527^{3}}{(1{,}158\times 10^{-2})^{2}}=\dfrac{1{,}464\times 10^{-4}}{1{,}341\times 10^{-4}}=1{,}09.

c) M=1,09×1,989×1030=2,17×1030 kgM=1{,}09\times 1{,}989\times 10^{30}=2{,}17\times 10^{30}\ \mathrm{kg} : une étoile à peine plus massive que le Soleil, ce qui confirme qu'elle lui ressemble.

d) a=0,0527×1,496×1011=7,88×109 ma=0{,}0527\times 1{,}496\times 10^{11}=7{,}88\times 10^{9}\ \mathrm{m} et T=4,23×86 400=3,655×105 sT=4{,}23\times 86\,400=3{,}655\times 10^{5}\ \mathrm{s}, donc v=2πaT=1,36×105 m/sv=\dfrac{2\pi a}{T}=1{,}36\times 10^{5}\ \mathrm{m/s}, soit 136 km/s136\ \mathrm{km/s}, plus de quatre fois la vitesse de la Terre sur son orbite (29,8 km/s29{,}8\ \mathrm{km/s}). Garder TT en jours ou aa en unités astronomiques ici donnerait un nombre sans signification.

e) Non : la masse de la planète se simplifie, comme celle de tout satellite, et la loi ne pèse que l'astre CENTRAL. La planète est détectée par son effet sur l'étoile : les deux corps tournent autour de leur centre de masse commun, et l'étoile oscille légèrement, ce que le décalage Doppler de sa lumière révèle. C'est cette oscillation, et non l'orbite, qui renseigne sur la masse de la planète.

Exercice 14 : Le transfert de Hohmann vers l'orbite géostationnaire

Un lanceur dépose un satellite sur une orbite basse circulaire de rayon r1=6,67×106 mr_{1}=6{,}67\times 10^{6}\ \mathrm{m}. Pour le monter sur l'orbite géostationnaire de rayon r2=4,215×107 mr_{2}=4{,}215\times 10^{7}\ \mathrm{m}, on lui fait suivre une demi-ellipse dont la Terre occupe un foyer, avec son périgée sur l'orbite basse et son apogée sur l'orbite haute.

On donne G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2G=6{,}67\times 10^{-11}\ \mathrm{N\cdot m^{2}\cdot kg^{-2}}, MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg} et, pour une orbite elliptique de demi-grand axe aa, la vitesse à la distance rr du centre de la Terre : v=GMT(2r−1a)v=\sqrt{GM_{T}\left(\dfrac{2}{r}-\dfrac{1}{a}\right)}.

Approfondissement : le transfert de Hohmann et la vitesse sur une orbite elliptique ne sont pas au programme de Terminale, et la formule de la vitesse est donc donnée. Les questions b) et d) n'utilisent que la troisième loi de Kepler et la loi des aires, qui y sont.

  • a) Calculez le demi-grand axe de l'ellipse de transfert.
  • b) Par la troisième loi de Kepler, calculez la durée du transfert, en heures.
  • c) Calculez la vitesse du satellite sur l'orbite basse circulaire, puis sa vitesse au périgée de l'ellipse. De combien faut-il l'accélérer ?
  • d) Par la loi des aires, calculez la vitesse à l'apogée de l'ellipse.
  • e) La vitesse sur l'orbite géostationnaire vaut 3,07 km/s3{,}07\ \mathrm{km/s}. Quelle poussée faut-il donner à l'apogée ? Que se passerait-il sans elle ?

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  • a) a=2,441×107a=2{,}441\times 10^{7} m
  • b) 5,275{,}27 h
  • c) 7,737{,}73 puis 10,1510{,}15 km/s : +2,43+2{,}43 km/s
  • d) vA=1,61v_{A}=1{,}61 km/s
  • e) +1,47+1{,}47 km/s, sinon il reste sur l'ellipse

a) Périgée et apogée sont aux deux bouts du grand axe : 2a=r1+r22a=r_{1}+r_{2}, donc a=6,67×106+4,215×1072=2,441×107 ma=\dfrac{6{,}67\times 10^{6}+4{,}215\times 10^{7}}{2}=2{,}441\times 10^{7}\ \mathrm{m}.

b) La période complète de l'ellipse vaut T=2πa3GMT=2π(2,441×107)33,982×1014=3,80×104 sT=2\pi\sqrt{\dfrac{a^{3}}{GM_{T}}}=2\pi\sqrt{\dfrac{(2{,}441\times 10^{7})^{3}}{3{,}982\times 10^{14}}}=3{,}80\times 10^{4}\ \mathrm{s}. Le transfert n'en parcourt que la MOITIÉ : 1,90×104 s1{,}90\times 10^{4}\ \mathrm{s}, soit 5,27 h5{,}27\ \mathrm{h}.

c) Sur l'orbite basse, v1=GMTr1=3,982×10146,67×106=7,73 km/sv_{1}=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r_{1}}}=\sqrt{\dfrac{3{,}982\times 10^{14}}{6{,}67\times 10^{6}}}=7{,}73\ \mathrm{km/s}. Au périgée de l'ellipse, vP=3,982×1014(26,67×106−12,441×107)=10,15 km/sv_{P}=\sqrt{3{,}982\times 10^{14}\left(\dfrac{2}{6{,}67\times 10^{6}}-\dfrac{1}{2{,}441\times 10^{7}}\right)}=10{,}15\ \mathrm{km/s}. Il faut donc un gain de vitesse de 10,15−7,73=2,43 km/s10{,}15-7{,}73=2{,}43\ \mathrm{km/s}, donné par un allumage bref du moteur.

d) Au périgée et à l'apogée, la vitesse est perpendiculaire au rayon, et la loi des aires impose r1vP=r2vAr_{1}v_{P}=r_{2}v_{A}. Donc vA=r1vPr2=6,67×106×10,154,215×107=1,61 km/sv_{A}=\dfrac{r_{1}v_{P}}{r_{2}}=\dfrac{6{,}67\times 10^{6}\times 10{,}15}{4{,}215\times 10^{7}}=1{,}61\ \mathrm{km/s}. La formule de l'énoncé, appliquée en r2r_{2}, redonne la même valeur.

e) Arrivé à l'apogée à 1,61 km/s1{,}61\ \mathrm{km/s}, le satellite va trop LENTEMENT pour l'orbite circulaire : il faut l'accélérer de 3,07−1,61=1,47 km/s3{,}07-1{,}61=1{,}47\ \mathrm{km/s}. Sans ce second allumage, il redescendrait vers son périgée et parcourrait indéfiniment la même ellipse. Le résultat surprend : pour atteindre une orbite où l'on va moins vite, on accélère deux fois.

Exercice 15 : La chute d'un grêlon

Un grêlon sphérique de rayon R=1,0 cmR=1{,}0\ \mathrm{cm} et de masse m=3,84 gm=3{,}84\ \mathrm{g} se détache d'un nuage à 1 500 m1\,500\ \mathrm{m} d'altitude, sans vitesse initiale. L'air a une masse volumique ρair=1,2 kg/m3\rho_{\mathrm{air}}=1{,}2\ \mathrm{kg/m^{3}}.

À ces vitesses, le frottement de l'air est de la forme f=kv2f=kv^{2} avec k=1,2×10−4 kg/mk=1{,}2\times 10^{-4}\ \mathrm{kg/m}. On prend g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}} et un axe vertical orienté vers le bas.

Approfondissement hors programme pour les questions b) à e) : le frottement de l'air, la vitesse limite et la méthode d'Euler ne sont pas au programme de Terminale, et ce mouvement n'est pas dans un champ de gravitation au sens du chapitre. Seule la question a), la poussée d'Archimède, relève du programme.

  • a) Calculez le poids du grêlon et la poussée d'Archimède de l'air. Peut-on négliger la poussée ?
  • b) Montrez que la vitesse vérifie l'équation différentielle dvdt=g−kmv2\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=g-\dfrac{k}{m}v^{2}.
  • c) Calculez la vitesse limite.
  • d) Appliquez la méthode d'Euler avec un pas Δt=0,50 s\Delta t=0{,}50\ \mathrm{s} : calculez vv à t=0,50 st=0{,}50\ \mathrm{s} puis à t=1,0 st=1{,}0\ \mathrm{s}.
  • e) Sans frottement, quelle serait la vitesse au sol ? Commentez en comparant les énergies cinétiques.

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a)
b)
c)
d)
e)
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  • a) P=3,77×10−2P=3{,}77\times 10^{-2} N, Π=4,93×10−5\Pi=4{,}93\times 10^{-5} N : négligeable
  • b) dvdt=g−kmv2\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=g-\dfrac{k}{m}v^{2}
  • c) vlim⁡=17,7v_{\lim}=17{,}7 m/s
  • d) 4,914{,}91 puis 9,439{,}43 m/s
  • e) 172172 m/s ; énergie 9494 fois plus grande

a) V=43πR3=4,19×10−6 m3V=\dfrac{4}{3}\pi R^{3}=4{,}19\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{3}}. Poids : P=mg=3,84×10−3×9,81=3,77×10−2 NP=mg=3{,}84\times 10^{-3}\times 9{,}81=3{,}77\times 10^{-2}\ \mathrm{N}. Poussée : Π=ρairVg=1,2×4,19×10−6×9,81=4,93×10−5 N\Pi=\rho_{\mathrm{air}}Vg=1{,}2\times 4{,}19\times 10^{-6}\times 9{,}81=4{,}93\times 10^{-5}\ \mathrm{N}. Le rapport PΠ≈760\dfrac{P}{\Pi}\approx 760 : la poussée représente un peu plus d'un millième du poids, on la néglige. Ce ne serait pas le cas d'un ballon de baudruche.

b) Deux forces : le poids mgmg vers le bas et le frottement kv2kv^{2} vers le haut, opposé au mouvement. La deuxième loi en projection sur l'axe descendant donne mdvdt=mg−kv2m\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=mg-kv^{2}, et en divisant par mm : dvdt=g−kmv2\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=g-\dfrac{k}{m}v^{2}, avec km=1,2×10−43,84×10−3=3,125×10−2 m−1\dfrac{k}{m}=\dfrac{1{,}2\times 10^{-4}}{3{,}84\times 10^{-3}}=3{,}125\times 10^{-2}\ \mathrm{m^{-1}}.

c) En régime permanent, dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0, donc vlim⁡=mgk=3,77×10−21,2×10−4=17,7 m/sv_{\lim}=\sqrt{\dfrac{mg}{k}}=\sqrt{\dfrac{3{,}77\times 10^{-2}}{1{,}2\times 10^{-4}}}=17{,}7\ \mathrm{m/s}, soit 64 km/h64\ \mathrm{km/h}. Avec un frottement en v2v^{2}, on prend la racine carrée, pas le quotient.

d) Euler s'écrit vn+1=vn+(g−kmvn2)Δtv_{n+1}=v_{n}+\left(g-\dfrac{k}{m}v_{n}^{2}\right)\Delta t. À t=0,50 st=0{,}50\ \mathrm{s} : v1=0+9,81×0,50=4,91 m/sv_{1}=0+9{,}81\times 0{,}50=4{,}91\ \mathrm{m/s}. À t=1,0 st=1{,}0\ \mathrm{s} : v2=4,905+(9,81−0,03125×4,9052)×0,50=4,905+9,058×0,50=9,43 m/sv_{2}=4{,}905+\left(9{,}81-0{,}03125\times 4{,}905^{2}\right)\times 0{,}50=4{,}905+9{,}058\times 0{,}50=9{,}43\ \mathrm{m/s}. Le second gain est déjà plus petit que le premier : le frottement se fait sentir.

e) Sans frottement, v=2gh=2×9,81×1 500=172 m/sv=\sqrt{2gh}=\sqrt{2\times 9{,}81\times 1\,500}=172\ \mathrm{m/s}, près de 620 km/h620\ \mathrm{km/h}. Les vitesses sont dans un rapport 17217,7≈9,7\dfrac{172}{17{,}7}\approx 9{,}7, donc les énergies cinétiques dans un rapport 9,72≈949{,}7^{2}\approx 94. Sans l'air, chaque grêlon frapperait avec près de cent fois plus d'énergie : c'est le frottement qui rend la grêle supportable.

Chapitre précédent Équilibre et quotient de réaction Chapitre suivant Fluides : révision de la statique de Première, puis Archimède et écoulement

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/tspc-satellites-kepler. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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