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Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : satellites, lois de Kepler et mouvement dans un fluide (Terminale spécialité)

Voici une série d'exercices corrigés de spécialité physique-chimie sur les satellites, les lois de Kepler et le mouvement dans un fluide, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le résultat le plus contre-intuitif du chapitre est que la vitesse d'un satellite DÉCROÎT avec l'altitude : le géostationnaire, à trente-six mille kilomètres, ne file qu'à 3,1 kilomètres par seconde contre 7,7 pour la Station spatiale. Ce qui augmente avec l'altitude, c'est la période.

L'exercice 6 est le plus beau de la série : à partir des seules observations de Galilée sur les quatre lunes de Jupiter, on obtient la masse de la planète avec un écart de un pour mille sur la valeur admise, sans jamais quitter la Terre.

Rappel de cours

  • Mouvement circulaire uniforme : a=v2r=4π2rT2a=\dfrac{v^{2}}{r}=\dfrac{4\pi^{2}r}{T^{2}}, accélération centripète. La norme est constante, le VECTEUR vitesse ne l'est pas.
  • Satellite en orbite circulaire : v=GMrv=\sqrt{\dfrac{GM}{r}} et T=2πr3GMT=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM}}. Ni l'une ni l'autre ne dépendent de la masse du satellite.
  • Plus haut, MOINS vite mais période plus longue.
  • Kepler : orbites elliptiques, loi des aires, et T2a3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM} constante pour un même astre central. Elle permet de peser cet astre.
  • Géostationnaire : orbite équatoriale, circulaire, de période égale au jour SIDÉRAL 86164 s86\,164\ \mathrm{s}, soit r=4,22×107 mr=4{,}22\times 10^{7}\ \mathrm{m} et h35800 kmh\approx 35\,800\ \mathrm{km}.
  • Énergie en orbite circulaire : Em=GMm2r=Ec=Ep2E_{m}=-\dfrac{GMm}{2r}=-E_{c}=\dfrac{E_{p}}{2}, négative car le satellite est lié.
  • Fluide : poussée Π=ρVg\Pi=\rho Vg et frottement f=kvf=kv. Vitesse limite vlim=(mρV)gkv_{\lim}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{k} : ne pas oublier la poussée.
  • Loi des aires aux apsides : rPvP=rAvAr_{P}v_{P}=r_{A}v_{A}.

Partie A : Les bases (/50)

Exercice 1 : Le mouvement circulaire uniforme

Un point décrit un cercle de rayon rr à vitesse constante en norme. Son accélération est alors centripète, dirigée vers le centre, et de norme a=v2ra=\dfrac{v^{2}}{r}.

  • a) Justifiez que l'accélération ne peut pas avoir de composante tangentielle dans ce mouvement.
  • b) Justifiez qu'elle ne peut pas être nulle pour autant.
  • c) Établissez la relation entre la vitesse vv, le rayon rr et la période TT du mouvement.
  • d) Exprimez l'accélération centripète en fonction de rr et TT seulement.
  • e) Un point de l'équateur terrestre décrit un cercle de rayon 6,37×106 m6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m} en 86164 s86\,164\ \mathrm{s}. Calculez sa vitesse et son accélération centripète, puis comparez cette dernière à gg.
Voir la correction

a) La composante tangentielle de l'accélération traduit la variation de la NORME de la vitesse. Or celle-ci est constante par hypothèse, donc cette composante est nulle. L'accélération est entièrement radiale.

b) Parce que la DIRECTION du vecteur vitesse, elle, change en permanence : il reste tangent au cercle et tourne donc continûment. Un vecteur qui change de direction varie, même si sa norme est fixe, donc sa dérivée n'est pas nulle. Confondre vitesse constante en norme et vecteur vitesse constant est l'erreur centrale de ce chapitre.

c) En une période, le point parcourt la circonférence entière : v=2πrTv=\dfrac{2\pi r}{T}.

d) En reportant : a=v2r=1r(2πrT)2=4π2rT2a=\dfrac{v^{2}}{r}=\dfrac{1}{r}\left(\dfrac{2\pi r}{T}\right)^{2}=\dfrac{4\pi^{2}r}{T^{2}}.

e) v=2π×6,37×10686164=464 m/sv=\dfrac{2\pi\times 6{,}37\times 10^{6}}{86\,164}=464\ \mathrm{m/s}, soit environ 1670 km/h1670\ \mathrm{km/h}. L'accélération vaut a=4π2×6,37×106861642=3,39×102 m/s2a=\dfrac{4\pi^{2}\times 6{,}37\times 10^{6}}{86\,164^{2}}=3{,}39\times 10^{-2}\ \mathrm{m/s^{2}}. Le rapport à gg vaut 3,39×1029,81=3,5×103\dfrac{3{,}39\times 10^{-2}}{9{,}81}=3{,}5\times 10^{-3}, soit 0,350{,}35 pour cent : la rotation terrestre ne modifie donc le poids apparent que de trois millièmes, ce qui explique qu'on la néglige presque toujours et pourquoi le référentiel terrestre passe pour galiléen.

Exercice 2 : Un satellite en orbite circulaire

Un satellite de masse mm décrit une orbite circulaire de rayon rr autour de la Terre, de masse MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg} et de rayon RT=6,37×106 mR_{T}=6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m}.

On prendra G=6,67×1011 Nm2kg2G=6{,}67\times 10^{-11}\ \mathrm{N\cdot m^{2}\cdot kg^{-2}} et on néglige toute force autre que l'attraction terrestre.

  • a) Appliquez la deuxième loi de Newton au satellite et montrez que sa vitesse vaut v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}}.
  • b) Justifiez que cette vitesse ne dépend pas de la masse du satellite.
  • c) Établissez l'expression de la période de révolution en fonction de rr.
  • d) Calculez la vitesse et la période pour une orbite à 400 km400\ \mathrm{km} d'altitude.
  • e) Un satellite plus haut va-t-il plus vite ou moins vite ? Justifiez et commentez ce résultat contre-intuitif.
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a) La seule force est l'attraction gravitationnelle, de norme GMTmr2\dfrac{GM_{T}m}{r^{2}} et dirigée vers le centre de la Terre. Le mouvement étant circulaire uniforme, l'accélération vaut v2r\dfrac{v^{2}}{r} et pointe aussi vers le centre. La deuxième loi donne GMTmr2=mv2r\dfrac{GM_{T}m}{r^{2}}=m\dfrac{v^{2}}{r}, d'où après simplification v2=GMTrv^{2}=\dfrac{GM_{T}}{r} et v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}}.

b) Parce que la masse mm du satellite apparaît des deux côtés de l'équation et se simplifie : elle figure dans la force, qui lui est proportionnelle, et dans l'inertie. C'est le même mécanisme que pour la chute libre, et cela signifie qu'un satellite de une tonne et un boulon perdu suivent exactement la même orbite s'ils partent avec la même vitesse.

c) De v=2πrTv=\dfrac{2\pi r}{T} on tire T=2πrv=2πrrGMT=2πr3GMTT=\dfrac{2\pi r}{v}=2\pi r\sqrt{\dfrac{r}{GM_{T}}}=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM_{T}}}.

d) r=6,37×106+4,00×105=6,77×106 mr=6{,}37\times 10^{6}+4{,}00\times 10^{5}=6{,}77\times 10^{6}\ \mathrm{m}. Alors v=6,67×1011×5,97×10246,77×106=7,67×103 m/sv=\sqrt{\dfrac{6{,}67\times 10^{-11}\times 5{,}97\times 10^{24}}{6{,}77\times 10^{6}}}=7{,}67\times 10^{3}\ \mathrm{m/s}, soit environ 27600 km/h27\,600\ \mathrm{km/h}. Et T=2π×6,77×1067,67×103=5,55×103 sT=\dfrac{2\pi\times 6{,}77\times 10^{6}}{7{,}67\times 10^{3}}=5{,}55\times 10^{3}\ \mathrm{s}, soit 92,4 min92{,}4\ \mathrm{min}. La Station spatiale fait donc environ seize fois le tour de la Terre par jour.

e) Il va MOINS vite, puisque v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}} décroît quand rr croît. Le résultat surprend parce qu'on imagine qu'aller plus loin demande d'aller plus vite. En réalité, plus haut le champ gravitationnel est plus faible, donc l'accélération centripète nécessaire est plus petite, donc la vitesse orbitale l'est aussi. Un satellite géostationnaire, à 36000 km36\,000\ \mathrm{km}, ne file qu'à 3,1 km/s3{,}1\ \mathrm{km/s} contre 7,77{,}7 pour la Station. En revanche, la période, elle, augmente fortement avec l'altitude.

Exercice 3 : Les trois lois de Kepler

Kepler a énoncé trois lois décrivant le mouvement des planètes autour du Soleil, avant même que Newton n'en donne l'explication.

  • a) Énoncez la première loi et précisez ce qu'elle remplace dans le modèle antérieur.
  • b) Énoncez la deuxième loi et déduisez-en où la planète va le plus vite sur son orbite.
  • c) Énoncez la troisième loi sous forme d'une relation entre la période et le demi-grand axe.
  • d) Retrouvez la troisième loi dans le cas particulier d'une orbite circulaire, à partir du résultat de l'exercice 2.
  • e) La constante de la troisième loi dépend-elle de la planète considérée ? De l'astre central ? Justifiez à partir de l'expression obtenue.
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a) Première loi, dite loi des orbites : dans le référentiel héliocentrique, chaque planète décrit une ELLIPSE dont le Soleil occupe l'un des foyers. Elle remplace les cercles et les épicycles du modèle de Ptolémée, et même les cercles que Copernic avait conservés : c'est l'abandon du dogme de la circularité, qui avait tenu deux millénaires.

b) Deuxième loi, dite loi des aires : le segment reliant le Soleil à la planète balaie des aires ÉGALES en des durées égales. Comme l'aire balayée dépend à la fois de la distance et de l'arc parcouru, la planète doit parcourir un arc plus long quand elle est plus proche du Soleil. Elle va donc le plus VITE au périhélie, le point le plus proche, et le plus lentement à l'aphélie.

c) Troisième loi, dite loi des périodes : le rapport T2a3\dfrac{T^{2}}{a^{3}} est le même pour toutes les planètes tournant autour d'un même astre, où aa est le demi-grand axe de l'ellipse.

d) Pour une orbite circulaire, a=ra=r et l'exercice 2 donne T=2πr3GMT=2\pi\sqrt{\dfrac{r^{3}}{GM}}. En élevant au carré : T2=4π2r3GMT^{2}=\dfrac{4\pi^{2}r^{3}}{GM}, donc T2r3=4π2GM\dfrac{T^{2}}{r^{3}}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM}. Le rapport est bien constant, et l'on obtient de surcroît sa valeur, ce que Kepler ne pouvait pas faire.

e) La constante 4π2GM\dfrac{4\pi^{2}}{GM} ne contient NI la masse du satellite, NI son rayon orbital : elle ne dépend donc pas du corps en orbite, ce qui est précisément l'affirmation de la loi. En revanche elle dépend de MM, la masse de l'astre CENTRAL. Chaque système a donc sa propre constante, et c'est cette dépendance qui permet de peser un astre en observant simplement ce qui tourne autour de lui, comme le fait l'exercice 6.

Exercice 4 : Le satellite géostationnaire

Un satellite géostationnaire reste en permanence à la verticale du même point de l'équateur terrestre.

On garde G=6,67×1011G=6{,}67\times 10^{-11}, MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg} et RT=6,37×106 mR_{T}=6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m}.

Terreorbite basse, 400 km6,6 Rorbite geostationnairele geostationnaire tourne en 24 h EXACTEMENT, a la verticaledu meme point : c'est cette condition qui impose son rayon
  • a) Quelles sont les trois conditions qu'une orbite géostationnaire doit remplir ?
  • b) Quelle est la période de révolution d'un tel satellite ? Justifiez la valeur de 86164 s86\,164\ \mathrm{s} plutôt que 8640086\,400.
  • c) Établissez l'expression du rayon de l'orbite en fonction de TT, puis calculez-le.
  • d) Déduisez-en l'altitude du satellite.
  • e) Calculez sa vitesse et comparez-la à celle de la Station spatiale calculée à l'exercice 2.
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a) L'orbite doit être ÉQUATORIALE, sinon le satellite oscillerait en latitude au cours de la journée. Elle doit être CIRCULAIRE, sinon sa vitesse angulaire varierait d'après la loi des aires et il dériverait en longitude. Et sa période doit être exactement égale à la période de rotation propre de la Terre, dans le même sens.

b) La période est le jour SIDÉRAL, 86164 s86\,164\ \mathrm{s}, et non le jour solaire de 86400 s86\,400\ \mathrm{s}. La différence tient à ce que le jour solaire mesure le retour du Soleil au méridien, ce qui inclut le déplacement de la Terre sur son orbite pendant la journée : il faut alors tourner d'un peu plus d'un tour complet. Le jour sidéral, lui, mesure un tour vrai par rapport aux étoiles fixes, et c'est bien celui-là que le satellite doit suivre. L'écart de 236 s236\ \mathrm{s} correspond exactement à 1365,25\dfrac{1}{365{,}25} de journée.

c) De T2=4π2r3GMTT^{2}=\dfrac{4\pi^{2}r^{3}}{GM_{T}} on tire r=(GMTT24π2)1/3r=\left(\dfrac{GM_{T}T^{2}}{4\pi^{2}}\right)^{1/3}. Numériquement : r=(3,982×1014×7,424×10939,48)1/3=(7,489×1022)1/3=4,215×107 mr=\left(\dfrac{3{,}982\times 10^{14}\times 7{,}424\times 10^{9}}{39{,}48}\right)^{1/3}=\left(7{,}489\times 10^{22}\right)^{1/3}=4{,}215\times 10^{7}\ \mathrm{m}.

d) h=rRT=4,215×1076,37×106=3,578×107 mh=r-R_{T}=4{,}215\times 10^{7}-6{,}37\times 10^{6}=3{,}578\times 10^{7}\ \mathrm{m}, soit environ 35800 km35\,800\ \mathrm{km}. C'est plus de cinq fois le rayon terrestre, ce qui explique le retard de transmission perceptible sur les liaisons satellitaires : l'aller-retour représente déjà près d'un quart de seconde à la vitesse de la lumière.

e) v=2πrT=2π×4,215×10786164=3,07×103 m/sv=\dfrac{2\pi r}{T}=\dfrac{2\pi\times 4{,}215\times 10^{7}}{86\,164}=3{,}07\times 10^{3}\ \mathrm{m/s}. C'est nettement MOINS que les 7,67×103 m/s7{,}67\times 10^{3}\ \mathrm{m/s} de la Station spatiale, conformément à la décroissance de vv avec le rayon. Le satellite géostationnaire va donc deux fois et demie moins vite tout en mettant vingt-quatre heures au lieu de quatre-vingt-douze minutes, parce que son orbite est bien plus longue.

Exercice 5 : Un objet en mouvement dans un fluide

Un objet immergé dans un fluide subit trois forces : son poids, la poussée d'Archimède et une force de frottement fluide.

La poussée vaut Π=ρfluideVg\Pi=\rho_{\mathrm{fluide}}\,V\,g et le frottement, à faible vitesse, s'écrit f=kvf=k\,v.

246810-4-224681012vitesse (cm/s)temps (s)vitesse limiterelevez la vitesse limite, puis le temps caracteristique :la tangente a l'origine coupe l'asymptote a t = τ
  • a) Rappelez l'énoncé du théorème d'Archimède et précisez à quel volume VV correspond la formule.
  • b) Faites le bilan des forces sur une bille lâchée sans vitesse dans un fluide, et écrivez la deuxième loi de Newton en projection sur la verticale.
  • c) Décrivez qualitativement l'évolution de la vitesse au cours de la chute.
  • d) Établissez l'expression de la vitesse limite en fonction de mm, gg, ρfluide\rho_{\mathrm{fluide}}, VV et kk.
  • e) Que se passe-t-il si la poussée dépasse le poids ? Donnez un exemple concret.
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a) Tout corps immergé dans un fluide subit de la part de ce fluide une force verticale, dirigée vers le haut, égale au poids du volume de fluide déplacé. Le volume VV de la formule est donc le volume IMMERGÉ du corps, qui coïncide avec son volume total seulement s'il est entièrement sous la surface.

b) Trois forces : le poids mgmg vers le bas, la poussée ρVg\rho Vg vers le haut, et le frottement kvkv vers le haut puisqu'il s'oppose au mouvement de descente. En orientant l'axe vers le bas : mdvdt=mgρVgkvm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=mg-\rho Vg-kv.

c) Au départ, v=0v=0 donc le frottement est nul et l'accélération est maximale. À mesure que la vitesse croît, le terme kvkv augmente et l'accélération diminue. La vitesse continue donc de croître, mais de plus en plus lentement, et tend asymptotiquement vers une valeur limite pour laquelle l'accélération s'annule. Le régime est dit transitoire puis permanent.

d) En régime permanent l'accélération est nulle, donc mgρVgkvlim=0mg-\rho Vg-kv_{\lim}=0, d'où vlim=mgρVgk=(mρV)gkv_{\lim}=\dfrac{mg-\rho Vg}{k}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{k}.

e) Si ρVg>mg\rho Vg>mg, c'est-à-dire si la masse volumique du fluide dépasse celle du corps, la résultante est dirigée vers le HAUT : l'objet ne coule pas, il remonte et finit par flotter en surface, où le volume immergé s'ajuste pour équilibrer exactement le poids. C'est le cas d'une bulle d'air dans l'eau, d'un morceau de bois lâché au fond d'un bassin, ou d'un ballon d'hélium dans l'air. La vitesse limite existe alors toujours, mais elle est ascendante.

Partie B : Niveau baccalauréat (/50)

Exercice 6 : Peser Jupiter depuis la Terre

Galilée découvrit en 1610 quatre satellites de Jupiter. Le tableau donne leur demi-grand axe et leur période de révolution.

Le graphique porte T2T^{2} en fonction de a3a^{3} pour ces quatre satellites.

SatelliteIoEuropeGanymèdeCallisto
a (10⁸ m)4,226,7110,7018,83
T (jours)1,7693,5517,15516,689
1020304050607050100150200a³ (10²⁶ m³)T² (10¹⁰ s²)CallistoIo, Europe, Ganymède
  • a) Convertissez les périodes en secondes et calculez T2a3\dfrac{T^{2}}{a^{3}} pour Io et pour Callisto.
  • b) Que constatez-vous ? Quelle loi cela vérifie-t-il ?
  • c) Justifiez que les points du graphique soient alignés avec l'origine, et déterminez le coefficient directeur.
  • d) Déduisez-en la masse de Jupiter.
  • e) La masse de Jupiter admise vaut 1,898×1027 kg1{,}898\times 10^{27}\ \mathrm{kg}. Calculez l'écart relatif et commentez la méthode.
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a) Un jour vaut 86400 s86\,400\ \mathrm{s}. Pour Io : T=1,769×86400=1,528×105 sT=1{,}769\times 86\,400=1{,}528\times 10^{5}\ \mathrm{s} et a3=(4,22×108)3=7,515×1025 m3a^{3}=\left(4{,}22\times 10^{8}\right)^{3}=7{,}515\times 10^{25}\ \mathrm{m^{3}}, donc T2a3=2,336×10107,515×1025=3,108×1016\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{2{,}336\times 10^{10}}{7{,}515\times 10^{25}}=3{,}108\times 10^{-16}. Pour Callisto : T=1,442×106 sT=1{,}442\times 10^{6}\ \mathrm{s} et a3=6,677×1027 m3a^{3}=6{,}677\times 10^{27}\ \mathrm{m^{3}}, donc le rapport vaut 2,079×10126,677×1027=3,114×1016\dfrac{2{,}079\times 10^{12}}{6{,}677\times 10^{27}}=3{,}114\times 10^{-16}.

b) Les deux valeurs sont pratiquement identiques, à moins de 0,20{,}2 pour cent près, alors que les demi-grands axes diffèrent d'un facteur 4,54{,}5 et les périodes d'un facteur 9,49{,}4. C'est la vérification de la TROISIÈME LOI DE KEPLER, appliquée ici non pas au Soleil mais à Jupiter comme astre central.

c) La troisième loi s'écrit T2=4π2GMJa3T^{2}=\dfrac{4\pi^{2}}{GM_{J}}a^{3} : c'est une relation de PROPORTIONNALITÉ entre T2T^{2} et a3a^{3}, donc une droite passant par l'origine dans ce repère. Le coefficient directeur se lit sur le point le plus éloigné, Callisto : 207,966,77=3,11\dfrac{207{,}9}{66{,}77}=3{,}11 dans les unités du graphique, soit 3,11×1016 s2/m33{,}11\times 10^{-16}\ \mathrm{s^{2}/m^{3}} en unités du système international.

d) Le coefficient directeur vaut 4π2GMJ\dfrac{4\pi^{2}}{GM_{J}}, donc MJ=4π2G×3,114×1016=39,486,67×1011×3,114×1016=1,90×1027 kgM_{J}=\dfrac{4\pi^{2}}{G\times 3{,}114\times 10^{-16}}=\dfrac{39{,}48}{6{,}67\times 10^{-11}\times 3{,}114\times 10^{-16}}=1{,}90\times 10^{27}\ \mathrm{kg}.

e) L'écart relatif vaut 1,901,8981,898=0,1\dfrac{\left|1{,}90-1{,}898\right|}{1{,}898}=0{,}1 pour cent. C'est remarquable, et cela illustre la puissance de la méthode : sans jamais approcher Jupiter, en observant seulement la position de ses lunes au télescope pendant quelques semaines, on obtient sa masse à un millième près. C'est exactement ainsi que l'on pèse aujourd'hui les étoiles binaires et que l'on détecte les exoplanètes, et c'est aussi pourquoi la masse d'un astre sans satellite est bien plus difficile à établir.

Exercice 7 : Placer un satellite en orbite géostationnaire

On veut placer un satellite de télécommunications de masse m=1,00×103 kgm=1{,}00\times 10^{3}\ \mathrm{kg} sur une orbite géostationnaire.

On garde G=6,67×1011G=6{,}67\times 10^{-11}, MT=5,97×1024 kgM_{T}=5{,}97\times 10^{24}\ \mathrm{kg}, RT=6,37×106 mR_{T}=6{,}37\times 10^{6}\ \mathrm{m} et T=86164 sT=86\,164\ \mathrm{s}.

  • a) Rappelez le rayon de l'orbite géostationnaire calculé à l'exercice 4, et calculez la vitesse du satellite.
  • b) Calculez son énergie cinétique en orbite.
  • c) L'énergie potentielle gravitationnelle vaut Ep=GMTmrE_{p}=-\dfrac{GM_{T}m}{r}. Calculez-la, puis l'énergie mécanique totale.
  • d) Montrez que l'énergie mécanique d'un satellite en orbite circulaire vaut toujours Em=GMTm2rE_{m}=-\dfrac{GM_{T}m}{2r}.
  • e) Calculez l'énergie qu'il faut fournir pour amener ce satellite du sol, au repos, jusqu'à cette orbite. Exprimez-la en kilowattheures et commentez.
Voir la correction

a) r=4,215×107 mr=4{,}215\times 10^{7}\ \mathrm{m} et v=2πrT=3,07×103 m/sv=\dfrac{2\pi r}{T}=3{,}07\times 10^{3}\ \mathrm{m/s}.

b) Ec=12mv2=0,5×1,00×103×(3,07×103)2=4,72×109 JE_{c}=\dfrac{1}{2}mv^{2}=0{,}5\times 1{,}00\times 10^{3}\times\left(3{,}07\times 10^{3}\right)^{2}=4{,}72\times 10^{9}\ \mathrm{J}.

c) Ep=6,67×1011×5,97×1024×1,00×1034,215×107=9,45×109 JE_{p}=-\dfrac{6{,}67\times 10^{-11}\times 5{,}97\times 10^{24}\times 1{,}00\times 10^{3}}{4{,}215\times 10^{7}}=-9{,}45\times 10^{9}\ \mathrm{J}. L'énergie mécanique vaut Em=Ec+Ep=4,72×1099,45×109=4,72×109 JE_{m}=E_{c}+E_{p}=4{,}72\times 10^{9}-9{,}45\times 10^{9}=-4{,}72\times 10^{9}\ \mathrm{J}.

d) De l'exercice 2, v2=GMTrv^{2}=\dfrac{GM_{T}}{r}, donc Ec=12mGMTr=GMTm2rE_{c}=\dfrac{1}{2}m\dfrac{GM_{T}}{r}=\dfrac{GM_{T}m}{2r}. En ajoutant Ep=GMTmrE_{p}=-\dfrac{GM_{T}m}{r} : Em=GMTm2rGMTmr=GMTm2rE_{m}=\dfrac{GM_{T}m}{2r}-\dfrac{GM_{T}m}{r}=-\dfrac{GM_{T}m}{2r}. On remarque que Em=EcE_{m}=-E_{c} et que Em=Ep2E_{m}=\dfrac{E_{p}}{2}, deux relations très commodes, et que l'énergie mécanique est NÉGATIVE : le satellite est lié à la Terre.

e) Au sol et au repos, en négligeant la rotation terrestre, Em,sol=GMTmRT=6,25×1010 JE_{m,\mathrm{sol}}=-\dfrac{GM_{T}m}{R_{T}}=-6{,}25\times 10^{10}\ \mathrm{J}. L'énergie à fournir vaut ΔE=4,72×109(6,25×1010)=5,78×1010 J\Delta E=-4{,}72\times 10^{9}-\left(-6{,}25\times 10^{10}\right)=5{,}78\times 10^{10}\ \mathrm{J}. En kilowattheures : 5,78×10103,6×106=1,6×104 kWh\dfrac{5{,}78\times 10^{10}}{3{,}6\times 10^{6}}=1{,}6\times 10^{4}\ \mathrm{kWh}. Cela représente la consommation électrique annuelle de trois foyers environ, ce qui paraît peu ; mais il s'agit de l'énergie MINIMALE théorique, et le rendement réel d'un lanceur est très faible puisqu'il doit aussi accélérer son propre carburant, d'où des centaines de tonnes d'ergols pour une tonne utile.

Exercice 8 : La bille dans la glycérine

Une bille d'acier de masse m=5,0 gm=5{,}0\ \mathrm{g} et de rayon R=5,0 mmR=5{,}0\ \mathrm{mm} est lâchée sans vitesse dans un tube de glycérine, de masse volumique ρ=1,26×103 kg/m3\rho=1{,}26\times 10^{3}\ \mathrm{kg/m^{3}}.

Le frottement suit la loi de Stokes f=6πηRvf=6\pi\eta Rv, avec η=1,5 Pas\eta=1{,}5\ \mathrm{Pa\cdot s}, et g=9,81 m/s2g=9{,}81\ \mathrm{m/s^{2}}.

  • a) Calculez le volume de la bille, puis son poids et la poussée d'Archimède.
  • b) Comparez ces deux forces et concluez sur le sens du mouvement.
  • c) Calculez le coefficient k=6πηRk=6\pi\eta R et établissez l'équation différentielle vérifiée par la vitesse.
  • d) Calculez la vitesse limite.
  • e) Calculez l'accélération initiale, puis le temps caractéristique τ=mk\tau=\dfrac{m}{k}. Au bout de combien de temps la vitesse atteint-elle 99 pour cent de sa valeur limite ?
Voir la correction

a) V=43πR3=43π(5,0×103)3=5,24×107 m3V=\dfrac{4}{3}\pi R^{3}=\dfrac{4}{3}\pi\left(5{,}0\times 10^{-3}\right)^{3}=5{,}24\times 10^{-7}\ \mathrm{m^{3}}. Le poids vaut P=mg=5,0×103×9,81=4,91×102 NP=mg=5{,}0\times 10^{-3}\times 9{,}81=4{,}91\times 10^{-2}\ \mathrm{N} et la poussée Π=ρVg=1,26×103×5,24×107×9,81=6,47×103 N\Pi=\rho Vg=1{,}26\times 10^{3}\times 5{,}24\times 10^{-7}\times 9{,}81=6{,}47\times 10^{-3}\ \mathrm{N}.

b) Le poids est environ 7,67{,}6 fois la poussée, donc la résultante de ces deux forces est dirigée vers le bas : la bille COULE. C'était prévisible sans calcul, puisque l'acier est bien plus dense que la glycérine.

c) k=6π×1,5×5,0×103=0,141 kg/sk=6\pi\times 1{,}5\times 5{,}0\times 10^{-3}=0{,}141\ \mathrm{kg/s}. En projetant sur un axe descendant : mdvdt=mgρVgkvm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=mg-\rho Vg-kv, soit dvdt+kmv=(mρV)gm\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}+\dfrac{k}{m}v=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{m}.

d) En régime permanent, dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0, donc vlim=(mρV)gk=4,91×1026,47×1030,141=4,26×1020,141=0,301 m/sv_{\lim}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{k}=\dfrac{4{,}91\times 10^{-2}-6{,}47\times 10^{-3}}{0{,}141}=\dfrac{4{,}26\times 10^{-2}}{0{,}141}=0{,}301\ \mathrm{m/s}, soit environ 30 cm/s30\ \mathrm{cm/s}.

e) À t=0t=0 la vitesse est nulle donc le frottement aussi : a0=(mρV)gm=4,26×1025,0×103=8,52 m/s2a_{0}=\dfrac{\left(m-\rho V\right)g}{m}=\dfrac{4{,}26\times 10^{-2}}{5{,}0\times 10^{-3}}=8{,}52\ \mathrm{m/s^{2}}, soit près de 0,87g0{,}87\,g. Le temps caractéristique vaut τ=mk=5,0×1030,141=3,54×102 s\tau=\dfrac{m}{k}=\dfrac{5{,}0\times 10^{-3}}{0{,}141}=3{,}54\times 10^{-2}\ \mathrm{s}. La solution étant en 1et/τ1-\mathrm{e}^{-t/\tau}, atteindre 9999 pour cent demande t=τln100=4,6τ=0,163 st=\tau\ln 100=4{,}6\,\tau=0{,}163\ \mathrm{s}. Le régime permanent est donc établi en moins de deux dixièmes de seconde, ce qui explique qu'on observe la bille descendre à vitesse constante sur presque toute la hauteur du tube.

Exercice 9 : Quatre affirmations à corriger

Chacune des quatre affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, expliquez l'erreur et appuyez-vous sur un résultat chiffré des exercices précédents.

  • a) « Un satellite plus haut doit aller plus vite pour rester en orbite. »
  • b) « Un satellite lourd doit être placé plus bas qu'un satellite léger. »
  • c) « La période d'un satellite géostationnaire est de 24 heures exactement. »
  • d) « Une bille atteint sa vitesse limite quand le frottement devient égal à son poids. »
Voir la correction

a) Faux, il va MOINS vite. La relation v=GMTrv=\sqrt{\dfrac{GM_{T}}{r}} est décroissante en rr : l'exercice 4 le chiffre, 3,07 km/s3{,}07\ \mathrm{km/s} pour le géostationnaire à 42000 km42\,000\ \mathrm{km} contre 7,67 km/s7{,}67\ \mathrm{km/s} pour la Station à 6770 km6\,770\ \mathrm{km}. Plus haut, le champ gravitationnel est plus faible, donc l'accélération centripète nécessaire est moindre. Ce qui augmente avec l'altitude, c'est la PÉRIODE, et fortement.

b) Faux. La masse du satellite se simplifie dans l'équation du mouvement, puisqu'elle apparaît à la fois dans la force gravitationnelle et dans l'inertie. Ni la vitesse ni le rayon d'orbite n'en dépendent : un satellite d'une tonne et un boulon perdu par un astronaute suivent exactement la même orbite. La masse intervient en revanche dans l'ÉNERGIE nécessaire pour l'y placer, comme le montre l'exercice 7, et c'est ce qui coûte cher.

c) Faux, elle vaut 86164 s86\,164\ \mathrm{s}, soit 23 h 56 min 4 s23\ \mathrm{h}\ 56\ \mathrm{min}\ 4\ \mathrm{s}, et non 86400 s86\,400\ \mathrm{s}. La période pertinente est le jour SIDÉRAL, durée d'un tour vrai par rapport aux étoiles, et non le jour solaire qui inclut le déplacement de la Terre sur son orbite. L'écart de 236 s236\ \mathrm{s} semble minime mais, cumulé, il ferait dériver le satellite d'un degré de longitude par jour, ce qui ruinerait sa fonction en quelques semaines.

d) Faux, il faut aussi compter la POUSSÉE D'ARCHIMÈDE. L'équilibre s'écrit mg=ρVg+kvlimmg=\rho Vg+kv_{\lim}, donc le frottement égale le poids DIMINUÉ de la poussée. L'exercice 8 le chiffre : le poids vaut 4,91×102 N4{,}91\times 10^{-2}\ \mathrm{N} mais le frottement limite ne vaut que 4,26×102 N4{,}26\times 10^{-2}\ \mathrm{N}, la différence de 6,47×103 N6{,}47\times 10^{-3}\ \mathrm{N} étant la poussée. Négliger celle-ci surestimerait la vitesse limite de 1515 pour cent ici, et davantage encore pour un objet peu dense.

Exercice 10 : Une orbite elliptique et la loi des aires

Une comète décrit une orbite elliptique autour du Soleil. Sa distance au Soleil vaut rP=0,60 u.a.r_{P}=0{,}60\ \mathrm{u.a.} au périhélie et rA=4,40 u.a.r_{A}=4{,}40\ \mathrm{u.a.} à l'aphélie.

On rappelle qu'une unité astronomique vaut la distance Terre-Soleil, et que la Terre a une période de 1,00 an1{,}00\ \mathrm{an} pour un demi-grand axe de 1,00 u.a.1{,}00\ \mathrm{u.a.}

  • a) Calculez le demi-grand axe de l'orbite de la comète.
  • b) Déduisez-en sa période de révolution, en années, par la troisième loi de Kepler.
  • c) La loi des aires impose que le segment Soleil-comète balaie des aires égales en des durées égales. Déduisez-en le rapport des vitesses au périhélie et à l'aphélie.
  • d) Calculez ce rapport numériquement et commentez.
  • e) La comète passe-t-elle plus de temps près du Soleil ou loin de lui ? Justifiez à partir de la loi des aires.
Voir la correction

a) Le grand axe est la somme des distances extrêmes, donc 2a=rP+rA=0,60+4,40=5,00 u.a.2a=r_{P}+r_{A}=0{,}60+4{,}40=5{,}00\ \mathrm{u.a.} et a=2,50 u.a.a=2{,}50\ \mathrm{u.a.}

b) La troisième loi appliquée au système solaire s'écrit T2a3=TTerre2aTerre3=1\dfrac{T^{2}}{a^{3}}=\dfrac{T_{\mathrm{Terre}}^{2}}{a_{\mathrm{Terre}}^{3}}=1 dans ces unités. Donc T2=a3=2,503=15,6T^{2}=a^{3}=2{,}50^{3}=15{,}6, d'où T=15,6=3,95 ansT=\sqrt{15{,}6}=3{,}95\ \mathrm{ans}. L'intérêt de ce système d'unités est qu'il fait disparaître toute constante.

c) Sur une durée très courte dt\mathrm{d}t, l'aire balayée vaut approximativement celle d'un triangle de base vdtv\,\mathrm{d}t et de hauteur rr, soit 12rvdt\dfrac{1}{2}rv\,\mathrm{d}t. Aux deux extrémités de l'ellipse, la vitesse est perpendiculaire au rayon, donc l'égalité des aires balayées impose rPvP=rAvAr_{P}v_{P}=r_{A}v_{A}, d'où vPvA=rArP\dfrac{v_{P}}{v_{A}}=\dfrac{r_{A}}{r_{P}}.

d) vPvA=4,400,60=7,33\dfrac{v_{P}}{v_{A}}=\dfrac{4{,}40}{0{,}60}=7{,}33. La comète va donc plus de sept fois plus vite au périhélie qu'à l'aphélie. C'est ce qui donne aux comètes leur allure caractéristique : un passage fulgurant près du Soleil, où elles deviennent visibles, suivi de longues années de lente dérive dans le froid.

e) Elle passe beaucoup plus de temps LOIN du Soleil. Puisqu'elle balaie des aires égales en des temps égaux et qu'elle se déplace très lentement à l'aphélie, il lui faut énormément de temps pour couvrir la portion d'orbite éloignée, alors qu'elle expédie le voisinage du Soleil à grande vitesse. Sur les 3,953{,}95 ans de période, la traversée de la région proche ne dure que quelques semaines. C'est la raison pour laquelle une comète périodique n'est observable que pendant une fraction infime de son cycle.

Soleilaire balayeememe aireles deux secteurs ont la MEME aire, donc sont balayes dansla meme duree : la planete va plus vite pres du Soleil

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