Spécialité physique-chimie, Terminale • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : décrire un fluide au repos (Terminale spécialité)
Voici dix exercices corrigés de spécialité physique-chimie sur les fluides au repos, au niveau de la classe de Terminale du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série : dans un liquide, seule la PROFONDEUR compte, ni la forme du récipient ni la quantité d'eau ; dans un gaz, la pression est au contraire uniforme sur les hauteurs usuelles mais le volume dépend fortement de la pression. Un seul mot sépare les deux mondes, incompressible.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : la poussée d'Archimède ne dépend jamais de la masse de l'objet, seulement du volume immergé et du fluide, et la force sur une paroi verticale varie comme le CARRÉ de la hauteur d'eau.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Statique des fluides incompressibles : pB−pA=ρg(hB−hA), seule la différence de PROFONDEUR intervient.
•Dans l'eau, la pression augmente d'environ 1bar tous les 10m.
•Deux points à la même altitude dans un même fluide connecté sont à la même pression : c'est le principe des vases communicants.
•Poussée d'Archimède : Π=ρfluideVimmergeg, verticale, vers le haut, indépendante de la masse de l'objet.
•Corps flottant à l'équilibre : VVimmerge=ρfluideρcorps.
•Un gaz est compressible : à température constante, pV=constante, c'est la loi de Mariotte. Le graphe p en fonction de V est une hyperbole ; en fonction de V1, une droite.
•Dans un gaz enfermé sur quelques dizaines de centimètres, la pression est considérée comme uniforme.
•Sur une paroi verticale, la pression moyenne est celle de la mi-profondeur, et la force totale varie comme le carré de la hauteur d'eau.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Pression et force pressante
Un fluide au repos exerce sur toute surface en contact avec lui une force PRESSANTE, perpendiculaire à cette surface et dirigée vers elle. Sa valeur vaut F=p×S, avec p en pascals et S en mètres carrés.
La pression atmosphérique normale vaut p0=1,013×105Pa, soit 1,013bar.
a) Calculez la force pressante exercée par l'atmosphère sur une table de 1,20m sur 0,80m.
b) Convertissez ce résultat en une masse équivalente posée sur la table, avec g=9,81N⋅kg−1. Pourquoi la table ne s'effondre-t-elle pas ?
c) Un skieur de 75kg répartit son poids sur deux skis de 1,70m par 0,09m. Calculez la pression exercée sur la neige.
d) Le même skieur debout sur ses seules chaussures, de surface totale 0,05m2. Calculez la pression et le rapport avec la précédente.
e) Expliquez avec ces deux résultats pourquoi les skis, les raquettes et les chenilles fonctionnent, alors qu'ils n'allègent personne.
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Réponses
a)F=9,72×104 N
b)9,91×103 kg ; l'air pousse aussi par dessous
c)p=2,41×103 Pa
d)p=1,47×104 Pa, rapport 6,1
e)Même poids, surface plus grande : pression plus faible
a) S=1,20×0,80=0,96m2, donc F=1,013×105×0,96=9,72×104N, soit près de 100kN.
b) m=gF=9,819,72×104=9,91×103kg, environ dix tonnes. La table ne s'effondre pas parce que l'atmosphère pousse AUSSI par en dessous, avec une force pratiquement égale et opposée : c'est la résultante qui compte, et elle est quasi nulle.
c) S=2×1,70×0,09=0,306m2 et F=75×9,81=736N. Donc p=0,306736=2,41×103Pa.
d) p=0,05736=1,47×104Pa. Le rapport vaut 2,41×1031,47×104=6,1 : la pression est six fois plus grande sur les chaussures.
e) Le poids est rigoureusement le même dans les deux cas ; c'est la SURFACE de contact qui change, donc la pression. La neige cède au-delà d'une certaine pression, pas au-delà d'une certaine force : étaler le même poids sur six fois plus de surface suffit à passer sous le seuil. Le même raisonnement explique les chenilles d'un engin de chantier et, à l'inverse, le tranchant d'un couteau, qui concentre la force sur une surface minuscule.
Exercice 2 : La loi fondamentale de la statique des fluides
Dans un fluide incompressible au repos, la pression augmente avec la profondeur selon pB−pA=ρg(zA−zB), où z est l'altitude comptée vers le haut.
Pour deux points à des profondeurs hA et hB sous la surface, cela s'écrit plus simplement pB−pA=ρg(hB−hA).
a) Calculez la pression à 3,0m de profondeur dans une piscine.
b) De combien la pression augmente-t-elle par mètre de descente ? À quelle profondeur la pression vaut-elle le double de la pression atmosphérique ?
c) Deux points A et B sont à la même profondeur mais éloignés horizontalement de 20m. Comparez les pressions et justifiez.
d) Une même profondeur dans du mercure, de masse volumique 13,6×103kg⋅m−3, donne quelle pression à 3,0m ? Commentez.
e) Pourquoi la loi ne s'applique-t-elle pas telle quelle à l'atmosphère sur plusieurs kilomètres ? Quelle hypothèse tombe ?
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Réponses
a)p=1,31×105 Pa
b)9,81×103 Pa par mètre ; h=10,3 m
c)Égales
d)p=5,01×105 Pa
e)L'air est compressible
a) p=p0+ρgh=1,013×105+1,00×103×9,81×3,0=1,013×105+2,94×104=1,31×105Pa.
b) Par mètre : ρg×1=9,81×103Pa, soit environ 0,1bar par mètre. La pression double lorsque ρgh=p0, soit h=9,81×1031,013×105=10,3m. La règle du plongeur, une atmosphère tous les dix mètres, est donc exacte à 3% près.
c) Les pressions sont ÉGALES. La loi ne fait intervenir que la différence d'altitude, jamais la distance horizontale ni la forme du récipient. C'est le principe des vases communicants, et c'est ce qui rend un niveau à eau utilisable sur un chantier.
d) p=1,013×105+13,6×103×9,81×3,0=1,013×105+4,00×105=5,01×105Pa. La contribution du fluide est 13,6 fois plus grande que dans l'eau, exactement le rapport des masses volumiques : c'est pourquoi trois mètres de mercure suffiraient à écraser ce que trente mètres d'eau ne feraient pas.
e) Parce que l'hypothèse d'INCOMPRESSIBILITÉ tombe : l'air est un gaz, sa masse volumique diminue avec l'altitude à mesure que la pression baisse. On ne peut donc pas prendre ρ constant sur plusieurs kilomètres, et la décroissance de la pression atmosphérique est en réalité exponentielle et non affine. Sur quelques dizaines de mètres, en revanche, l'approximation reste excellente.
Exercice 3 : La poussée d'Archimède
Tout corps plongé dans un fluide subit une force verticale dirigée vers le HAUT, égale au poids du volume de fluide déplacé : Π=ρfluideVimmergeg.
Elle résulte simplement du fait que la pression est plus grande sous l'objet que sur son dessus.
a) Un cube d'aluminium d'arête 10,0cm est totalement immergé dans l'eau. Calculez la poussée d'Archimède qu'il subit.
b) Calculez son poids, avec ρAl=2,70×103kg⋅m−3, puis la force à exercer pour le maintenir immobile. Dans quel sens s'exerce-t-elle ?
c) Le même cube en bois, de masse volumique 0,60×103kg⋅m−3, est lâché dans l'eau. Montrez qu'il flotte et calculez la fraction immergée à l'équilibre.
d) Établissez, dans le cas général d'un corps flottant, que la fraction immergée vaut ρfluideρcorps.
e) Le cube d'aluminium est maintenant immergé dans du mercure, ρ=13,6×103kg⋅m−3. Que se passe-t-il ? Calculez la fraction immergée.
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Réponses
a)Π=9,81 N
b)P=26,5 N ; 16,7 N vers le haut
c)Il flotte, 60 % immergé
d)VVi=ρfluideρcorps
e)Il flotte, 20 % immergé
a) V=(0,100)3=1,00×10−3m3. Donc Π=1,00×103×1,00×10−3×9,81=9,81N.
b) P=ρAlVg=2,70×103×1,00×10−3×9,81=26,5N. Le poids l'emporte sur la poussée, il faut donc une force VERS LE HAUT de 26,5−9,81=16,7N pour maintenir le cube immobile. C'est ce que l'on ressent en soulevant une pierre sous l'eau : elle paraît plus légère, elle ne l'est pas.
c) Le poids vaut 0,60×103×1,00×10−3×9,81=5,89N, inférieur à la poussée maximale 9,81N obtenue en immersion totale : le cube remonte, donc il flotte. À l'équilibre, Π=P : 1,00×103×Vi×9,81=5,89, d'où Vi=6,0×10−4m3, soit 60% du volume.
d) À l'équilibre d'un corps flottant, Π=P s'écrit ρfluideVig=ρcorpsVg. Le g se simplifie, et l'on obtient VVi=ρfluideρcorps. On vérifie sur la question c) : 1,000,60=0,60, les 60% trouvés.
e) L'aluminium est moins dense que le mercure, il FLOTTE, ce qui surprend pour un métal. La fraction immergée vaut 13,62,70=0,199, soit environ 20% : quatre cinquièmes du cube dépassent de la surface. C'est la même raison qui fait flotter des billes de plomb sur du mercure.
Exercice 4 : Le gaz au repos et la loi de Mariotte
Un gaz est COMPRESSIBLE : sa masse volumique dépend fortement de la pression. À température constante et pour une quantité de matière fixée, le produit de la pression par le volume reste constant : pV=constante.
Une seringue bouchée contient 60mL d'air à la pression atmosphérique, prise ici à 1,0bar.
a) Calculez la constante pV pour cet air, en bar⋅mL.
b) On pousse le piston jusqu'à 20mL. Quelle est la nouvelle pression ?
c) Vérifiez la cohérence des quatre points expérimentaux du graphique avec la loi de Mariotte.
d) Pourquoi la courbe p en fonction de V est-elle une hyperbole, et non une droite ? Quelle grandeur faudrait-il porter en abscisse pour obtenir une droite ?
e) Peut-on appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides à l'air de cette seringue ? Justifiez et estimez l'écart de pression entre le haut et le bas d'une seringue de 15cm.
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Réponses
a)pV=60 bar·mL
b)p2=3,0 bar
c)Les quatre produits valent 60
d)Hyperbole ; droite en V1
e)≈1,8 Pa : pression uniforme
a) pV=1,0×60=60bar⋅mL.
b) p2=2060=3,0bar. Diviser le volume par trois multiplie la pression par trois : la relation est inversement proportionnelle, jamais proportionnelle.
c) 20×3,0=60 ; 30×2,0=60 ; 40×1,5=60 ; 60×1,0=60. Les quatre produits valent la même constante, la loi de Mariotte est bien vérifiée.
d) Parce que p=Vconstante : la pression est inversement proportionnelle au volume, et le graphe d'une fonction inverse est une hyperbole. Pour obtenir une DROITE passant par l'origine, il faut porter p en fonction de V1 : la pente de cette droite vaut alors la constante.
e) On peut l'appliquer, mais elle ne donne rien de mesurable. La masse volumique de l'air vaut environ 1,2kg⋅m−3, donc l'écart vaut ρgh=1,2×9,81×0,15=1,8Pa, à comparer à 105Pa : c'est deux cent-millièmes de la pression. Dans un gaz sur de faibles hauteurs, la pression est donc considérée comme UNIFORME, alors que dans un liquide elle ne l'est jamais.
Exercice 5 : La pression atmosphérique et le baromètre
Torricelli remplit de mercure un tube d'un mètre fermé à une extrémité, le retourne dans une cuve de mercure et constate que le niveau descend puis se stabilise, laissant le vide au sommet.
Données : ρHg=13,6×103kg⋅m−3, g=9,81N⋅kg−1.
a) Écrivez l'égalité des pressions à la surface libre de la cuve et au même niveau dans le tube.
b) Déduisez-en la hauteur de mercure correspondant à p0=1,013×105Pa et comparez à la valeur historique de 760mm.
c) Quelle hauteur faudrait-il avec de l'eau ? Concluez sur la faisabilité pratique du montage.
d) On monte le baromètre en altitude et la colonne descend à 700mm. Quelle est la pression atmosphérique à cet endroit, en pascals puis en pourcentage de la valeur au niveau de la mer ?
e) Que se passerait-il si l'on inclinait le tube de 30∘ par rapport à la verticale ? La longueur de mercure dans le tube change-t-elle ? Et la hauteur verticale ?
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Réponses
a)p0=ρHggh
b)h=759 mm
c)10,3 m : impraticable
d)9,34×104 Pa, 92 %
e)Longueur 876 mm, hauteur 759 mm
a) À la surface libre de la cuve, la pression vaut p0, celle de l'atmosphère. Au même niveau à l'intérieur du tube, la pression vaut celle du vide au sommet, nulle, augmentée de la colonne de mercure : 0+ρHggh. Les deux points étant à la même altitude dans un même fluide connecté, ces pressions sont égales : p0=ρHggh.
b) h=ρHggp0=13,6×103×9,811,013×105=0,759m, soit 759mm. L'accord avec les 760mm historiques est à un millimètre près : c'est exactement la définition originale du millimètre de mercure.
c) h=1,00×103×9,811,013×105=10,3m. Il faudrait un tube de plus de dix mètres, à monter sur trois étages : le montage serait impraticable, et c'est précisément pour cela que Torricelli a choisi le mercure, treize fois plus dense.
d) p=ρHggh=13,6×103×9,81×0,700=9,34×104Pa. En pourcentage : 1,013×1059,34×104=0,922, soit 92% de la pression au niveau de la mer, ce qui correspond à environ 700m d'altitude.
e) La LONGUEUR de mercure dans le tube augmente, elle passe à cos30∘759=876mm. La HAUTEUR verticale, elle, reste rigoureusement 759mm, car la loi de la statique ne fait intervenir que la différence d'altitude. C'est le piège classique de ce montage, et l'inclinaison sert d'ailleurs à gagner en précision de lecture.
Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : la plongée sous-marine
Un plongeur descend en mer, où l'eau a une masse volumique de 1,03×103kg⋅m−3. On prendra p0=1,013×105Pa et g=9,81N⋅kg−1.
Ses poumons contiennent 6,0L d'air en surface, et il descend en apnée.
a) Calculez la pression subie à 20,0m de profondeur, en pascals puis en bars.
b) En admettant la loi de Mariotte et une température constante, quel volume occupent ses poumons à cette profondeur ?
c) À quelle profondeur le volume serait-il réduit à 1,5L ? Commentez la faisabilité.
d) Un plongeur en bouteille respire de l'air à la pression ambiante. Quel volume d'air en surface consomme-t-il pour un litre inspiré à 20,0m ? Que devient l'autonomie d'un bloc par rapport à la surface ?
e) Pourquoi un plongeur en bouteille ne doit-il JAMAIS remonter en bloquant sa respiration ? Chiffrez le danger entre 10m et la surface.
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Réponses
a)3,03×105 Pa =3,03 bar
b)V=2,0 L
c)h=30,1 m
d)3,0 L ; autonomie divisée par trois
e)Volume doublé de 10 m à la surface
a) p=p0+ρgh=1,013×105+1,03×103×9,81×20,0=1,013×105+2,021×105=3,03×105Pa, soit 3,03bar, environ trois atmosphères.
b) p1V1=p2V2, donc V2=3,031,013×6,0=2,0L. Le volume est divisé par trois, comme la pression est multipliée par trois.
c) Il faut p=1,51,013×6,0=4,05bar, soit 4,05×105Pa. La profondeur correspondante vaut h=1,03×103×9,814,05×105−1,013×105=30,1m. C'est atteignable en apnée sportive, mais la cage thoracique est alors comprimée au quart de son volume de surface, ce qui explique les limites physiologiques de la discipline.
d) À 3,03bar, un litre inspiré correspond à 1,0133,03=3,0L d'air ramené à la surface. L'autonomie d'un bloc est donc divisée par trois à cette profondeur : un bloc qui tiendrait une heure en surface ne tient que vingt minutes à vingt mètres.
e) Parce que l'air enfermé dans les poumons se DILATE à la remontée. Entre 10m, où p=2,02bar, et la surface, à 1,01bar, le volume serait multiplié par deux : six litres deviendraient douze, ce que la cage thoracique ne peut pas absorber. Il en résulte une surpression pulmonaire, accident grave, et c'est le premier réflexe enseigné en plongée, expirer en permanence pendant la remontée.
Exercice 7 : Problème : le ballon-sonde
Un ballon-sonde météorologique est rempli au sol de 4,0m3 d'hélium, de masse volumique 0,18kg⋅m−3. L'enveloppe et la nacelle pèsent ensemble 2,5kg. L'air au sol a une masse volumique de 1,22kg⋅m−3 et g=9,81N⋅kg−1.
a) Calculez la poussée d'Archimède exercée par l'air sur le ballon au sol.
b) Calculez le poids total du système, hélium compris, puis la force ascensionnelle nette.
c) Quelle masse supplémentaire d'instruments peut-on embarquer et décoller quand même ?
d) À 10km d'altitude, la masse volumique de l'air tombe à 0,41kg⋅m−3 et le ballon s'est dilaté jusqu'à 11,9m3. Le ballon monte-t-il encore ?
e) Le ballon finit par éclater à une altitude où son volume atteint 30m3. Expliquez pourquoi il gonfle en montant, puis pourquoi une enveloppe rigide serait une mauvaise idée.
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Réponses
a)Π=47,9 N
b)P=31,6 N, force nette 16,3 N
c)1,66 kg
d)Π=47,9 N : il monte encore
e)Il gonfle car p baisse ; rigide, Π=16,1 N
a) Π=ρairVg=1,22×4,0×9,81=47,9N.
b) La masse d'hélium vaut 0,18×4,0=0,72kg, donc la masse totale 2,5+0,72=3,22kg et le poids 3,22×9,81=31,6N. La force nette vaut 47,9−31,6=16,3N vers le haut : le ballon décolle.
c) Cette force nette peut soulever une masse m=9,8116,3=1,66kg. Au-delà, le poids l'emporte et le ballon reste au sol.
d) Π=0,41×11,9×9,81=47,9N, pratiquement identique à celle du sol, alors que le poids n'a pas changé. Le ballon monte donc encore : la dilatation compense presque exactement la raréfaction de l'air, ce qui n'est pas un hasard, la masse d'air déplacée restant du même ordre tant que le ballon peut gonfler librement.
e) Il gonfle parce que la pression extérieure diminue avec l'altitude : à température comparable, la loi de Mariotte impose que le volume augmente quand la pression tombe. Une enveloppe rigide interdirait cette dilatation, donc le volume resterait à 4,0m3 et la poussée s'effondrerait avec la masse volumique de l'air : à 10km, elle ne vaudrait plus que 0,41×4,0×9,81=16,1N, bien moins que les 31,6N du poids. Le ballon plafonnerait très bas.
Exercice 8 : Quatre affirmations à corriger
Chacune des quatre affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, puis donnez l'énoncé correct.
1) « La pression au fond d'un récipient dépend de la quantité d'eau qu'il contient. »
2) « La poussée d'Archimède dépend de la masse de l'objet immergé. »
3) « Un objet plus dense que l'eau ne subit aucune poussée d'Archimède, puisqu'il coule. »
4) « Dans un gaz enfermé, la pression est plus grande en bas qu'en haut, comme dans un liquide. »
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Réponses
1)Faux : seule la profondeur compte
2)Faux : volume immergé et ρ du fluide
3)Faux : il subit la poussée, son poids l'emporte
4)Faux en pratique : écart négligeable, pression uniforme
1) FAUX. Elle ne dépend que de la PROFONDEUR, de la masse volumique du fluide et de la pression en surface : p=p0+ρgh. Un tube fin d'un mètre de haut et un réservoir d'un mètre de haut donnent la même pression au fond, bien que les quantités d'eau soient sans commune mesure. C'est le paradoxe hydrostatique.
2) FAUX. Elle vaut Π=ρfluideVimmergeg : elle dépend du VOLUME immergé et de la masse volumique du FLUIDE, jamais de la masse de l'objet. Deux cubes de même volume, l'un en plomb et l'autre en bois, subissent exactement la même poussée en immersion totale.
3) FAUX. Il subit bel et bien la poussée, mais son poids est plus grand : la résultante est dirigée vers le bas et il coule. C'est d'ailleurs pour cela qu'il paraît plus léger sous l'eau, et un dynamomètre le mesure sans ambiguïté.
4) FAUX en pratique, vrai en théorie. La loi de la statique s'applique aussi aux gaz, mais leur masse volumique est environ mille fois plus petite que celle de l'eau : sur la hauteur d'un récipient de laboratoire, l'écart de pression est de l'ordre du pascal, totalement négligeable devant 105Pa. On considère donc la pression d'un gaz enfermé comme UNIFORME.
Exercice 9 : Problème : la poussée de l'eau sur un barrage
Un barrage retient une retenue d'eau de 30,0m de profondeur sur 150m de large. La pression augmente linéairement avec la profondeur, donc la pression MOYENNE sur la paroi est celle qui règne à mi-profondeur.
Données : ρ=1,00×103kg⋅m−3, g=9,81N⋅kg−1. On ne compte que la pression due à l'eau, l'atmosphère s'exerçant des deux côtés.
a) Calculez la pression due à l'eau au pied du barrage, puis la pression moyenne sur la paroi.
b) Calculez la force pressante totale exercée par l'eau sur le barrage.
c) Justifiez que la pression moyenne soit celle de la mi-profondeur, et non la moyenne des pressions en surface et au fond... vérifiez d'ailleurs que ces deux calculs donnent la même valeur.
d) Le niveau de la retenue baisse de 30,0 à 24,0m, soit 20% de moins. De quel pourcentage la force diminue-t-elle ?
e) Expliquez pourquoi un barrage est toujours plus épais à sa base qu'à son sommet, et pourquoi sa longueur importe moins que sa hauteur pour la contrainte à la base.
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Réponses
a)2,94×105 Pa ; moyenne 1,47×105 Pa
b)F=6,62×108 N
c)Pression affine : moyenne au milieu
d)F∝h2 : baisse de 36 %
e)La pression croît avec la profondeur ; la hauteur dimensionne
a) Au pied : p=ρgh=1,00×103×9,81×30,0=2,94×105Pa, soit près de 3bar. La pression moyenne est celle de la mi-profondeur, 15,0m : 1,47×105Pa.
b) La surface mouillée vaut S=30,0×150=4500m2, donc F=pmoy×S=1,47×105×4500=6,62×108N. Soit l'équivalent du poids de près de soixante-dix mille tonnes.
c) Parce que la pression varie LINÉAIREMENT avec la profondeur : la moyenne d'une fonction affine sur un intervalle est sa valeur au milieu. Vérification : 20+2,94×105=1,47×105Pa, la même valeur. Les deux formulations coïncident précisément parce que la répartition est triangulaire.
d) La force est proportionnelle au produit de la pression moyenne, elle-même proportionnelle à h, par la surface, elle aussi proportionnelle à h : F varie donc comme h2. Le rapport vaut (30,024,0)2=0,64 : la force chute de 36%, presque le double du pourcentage de baisse du niveau.
e) Parce que la pression, donc la force par unité de surface, croît avec la profondeur : la base doit résister à trois bars alors que le sommet ne subit presque rien, d'où le profil triangulaire. Quant à la longueur, elle augmente la force totale mais elle augmente aussi, dans la même proportion, la surface de béton qui la reprend : la contrainte à la base, en pascals, n'en dépend pas. C'est la HAUTEUR qui dimensionne un barrage.
Exercice 10 : Problème : le densimètre et la ligne de flottaison
Un densimètre est un tube lesté qui flotte verticalement : plus le liquide est dense, moins il s'enfonce. Le tube a une section constante S=1,20cm2 et une masse totale m=36,0g.
a) Écrivez la condition d'équilibre du densimètre flottant, puis exprimez la profondeur d'enfoncement L en fonction de m, S et ρ.
b) Calculez l'enfoncement dans l'eau pure, ρ=1,000g⋅cm−3, puis dans l'eau de mer, ρ=1,030g⋅cm−3.
c) De combien de millimètres la graduation se déplace-t-elle entre ces deux liquides ? La graduation du densimètre est-elle régulière ?
d) Un navire de 12000t passe de la mer à un fleuve d'eau douce. Son volume immergé augmente-t-il ou diminue-t-il ? Calculez la variation, en mètres cubes.
e) Reliez ce résultat aux marques de franc-bord peintes sur la coque des navires, et dites pourquoi elles distinguent l'eau douce de l'eau de mer.
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Réponses
a)L=ρSm
b)30,0 cm et 29,1 cm
c)8,7 mm ; graduation irrégulière
d)Il augmente de 350 m³
e)Il s'enfonce plus en eau douce : deux marques
a) À l'équilibre, la poussée équilibre le poids : ρSLg=mg. Le g se simplifie et L=ρSm. L'enfoncement est donc inversement proportionnel à la masse volumique, ce qui est tout le principe de l'instrument.
b) Eau pure : L=1,000×1,2036,0=30,0cm. Eau de mer : L=1,030×1,2036,0=29,1cm.
c) L'écart vaut 30,0−29,1=0,87cm, soit environ 8,7mm pour 3% d'écart de masse volumique : la lecture est confortable. Non, la graduation n'est pas régulière : L varie comme ρ1, donc les divisions se resserrent vers les fortes masses volumiques.
d) Le volume immergé AUGMENTE, car l'eau douce est moins dense et il en faut donc davantage pour déplacer la même masse. En mer : V=1,030×10312,0×106=1,165×104m3. En eau douce : V=1,000×10312,0×106=1,200×104m3. L'écart vaut 3,5×102m3, soit 350m3 de coque en plus sous la ligne d'eau.
e) Les marques de franc-bord fixent la charge maximale autorisée en repérant jusqu'où la coque peut s'enfoncer. Puisque le même navire, à charge égale, s'enfonce PLUS en eau douce, une marque unique serait soit trop permissive en fleuve, soit trop sévère en mer. Les marques distinguent donc explicitement l'eau douce, l'eau de mer, et même les saisons, la densité et l'état de la mer variant avec elles.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Débit volumique et conservation du débit
Un tuyau d'arrosage de diamètre intérieur d1=2,0cm débite 0,30L d'eau par seconde. On visse à son extrémité un embout de diamètre d2=0,80cm et l'on admet que le débit reste le même.
L'eau est un fluide incompressible en écoulement permanent : le débit volumique DV=Sv est le même à travers toutes les sections du tuyau.
a) Exprimez le débit en m3/s.
b) Calculez la section du tuyau, puis la vitesse moyenne de l'eau dans le tuyau.
c) Calculez la vitesse de l'eau à la sortie de l'embout.
d) Par quel facteur la vitesse a-t-elle été multipliée ? Exprimez ce facteur à l'aide des seuls diamètres.
e) Combien de temps faut-il pour remplir un seau de 10L, avec ou sans l'embout ? Qu'est-ce que l'embout change, et qu'est-ce qu'il ne change pas ?
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Réponses
a)DV=3,0×10−4 m³/s
b)S1=3,14×10−4 m², v1=0,95 m/s
c)v2=5,97 m/s
d)(d2d1)2=6,25
e)33 s dans les deux cas
a) 1L=10−3m3, donc DV=0,30×10−3=3,0×10−4m3/s.
b) S1=π(2d1)2=π×(1,0×10−2)2=3,14×10−4m2. On prend le RAYON, pas le diamètre. Alors v1=S1DV=3,14×10−43,0×10−4=0,95m/s.
c) S2=π×(4,0×10−3)2=5,03×10−5m2, donc v2=5,03×10−53,0×10−4=5,97m/s.
d) v1v2=S2S1=(d2d1)2=(0,802,0)2=6,25. Diviser le diamètre par 2,5 multiplie la vitesse par 2,52, puisque la section varie comme le carré du diamètre.
e) t=DVV=3,0×10−410×10−3=33s, dans les deux cas. L'embout change la VITESSE du jet, donc sa portée, mais pas le volume écoulé par seconde : il n'arrose pas plus, il arrose plus loin.
Exercice 12 : Mesurer une masse volumique avec un tube en U
Un tube en U contient de l'eau, ρe=1,00×103kg⋅m−3. On verse de l'huile, non miscible et moins dense, dans la branche de gauche. À l'équilibre, la colonne d'huile mesure hh=12,0cm au-dessus de la surface de séparation huile-eau, et la surface libre de l'eau, dans la branche de droite, se trouve he=10,8cm au-dessus du niveau de cette même séparation.
Les deux surfaces libres sont à la pression atmosphérique ; g=9,81N⋅kg−1.
a) On considère le point A à la séparation huile-eau et le point B dans la branche de droite, au même niveau. Pourquoi a-t-on pA=pB ?
b) Écrivez pA et pB à l'aide de la loi fondamentale de la statique, et déduisez-en une relation entre ρh, hh, ρe et he.
c) Calculez la masse volumique de l'huile.
d) Calculez la surpression, par rapport à l'atmosphère, qui règne au point A.
e) Quelle surface libre est la plus haute, et de combien ? Pourquoi ce décalage est-il inévitable ?
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Réponses
a)Même niveau dans l'eau continue
b)ρhhh=ρehe
c)ρh=900 kg/m³
d)1,06×103 Pa
e)L'huile, plus haute de 1,2 cm
a) A et B sont à la même altitude dans un MÊME fluide au repos et continu, l'eau, qui relie les deux points par le bas du tube. La loi de la statique ne dépend que de la différence d'altitude : les pressions sont égales. Le raisonnement ne vaudrait pas pour deux points au même niveau, l'un dans l'huile et l'autre dans l'eau, au-dessus de la séparation.
b) Dans la branche de gauche, au-dessus de A il n'y a que de l'huile : pA=p0+ρhghh. Dans celle de droite : pB=p0+ρeghe. L'égalité donne, après simplification de p0 et de g : ρhhh=ρehe.
c) ρh=ρehhhe=1,00×103×12,010,8=900kg⋅m−3. Les hauteurs peuvent rester en centimètres, puisque seul leur rapport intervient.
d) pA−p0=ρhghh=900×9,81×0,120=1,06×103Pa, ce que l'on retrouve avec l'eau : 1,00×103×9,81×0,108=1,06×103Pa.
e) La surface de l'HUILE est la plus haute, de 12,0−10,8=1,2cm. Pour produire la même pression au point A qu'une colonne d'eau, un liquide moins dense doit être plus haut : les hauteurs sont en raison inverse des masses volumiques. C'est le principe du manomètre à liquide.
Exercice 13 : Le cric hydraulique
Dans un cric hydraulique, on appuie avec une force F1=150N sur un petit piston de diamètre d1=2,0cm. L'huile, incompressible, transmet la pression à un grand piston de diamètre d2=10cm qui soulève une voiture. Les deux pistons sont au même niveau, et l'on néglige les frottements et le poids des pistons.
D'après le principe de Pascal, une variation de pression en un point d'un liquide incompressible au repos est transmise intégralement en tout point du liquide. On prend g=9,81N⋅kg−1.
a) Calculez la pression exercée sur l'huile par le petit piston.
b) Calculez la force exercée par l'huile sur le grand piston.
c) Par quel facteur la force a-t-elle été multipliée ? Exprimez-le avec les diamètres.
d) Quelle masse ce cric peut-il soulever ?
e) On enfonce le petit piston de 10cm. De combien le grand piston monte-t-il ? Comparez les travaux des deux forces et concluez : le cric fournit-il de l'énergie ?
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Réponses
a)p=4,77×105 Pa
b)F2=3,75×103 N
c)(d1d2)2=25
d)382 kg
e)0,40 cm ; travaux égaux, 15 J
a) S1=π×(1,0×10−2)2=3,14×10−4m2 et p=S1F1=3,14×10−4150=4,77×105Pa, près de cinq bars.
b) La pression est la même sous le grand piston, de section S2=π×(5,0×10−2)2=7,85×10−3m2 : F2=pS2=4,77×105×7,85×10−3=3,75×103N. C'est la PRESSION qui se transmet, pas la force.
c) F1F2=S1S2=(d1d2)2=(2,010)2=25. Un diamètre cinq fois plus grand multiplie la force par vingt-cinq.
d) m=gF2=9,813,75×103=382kg : on soulève un coin de voiture, qui porte à peu près le quart de sa masse.
e) Le volume d'huile chassé par le petit piston entre sous le grand : S1ℓ1=S2ℓ2, donc ℓ2=25ℓ1=0,40cm. Les travaux valent W1=150×0,10=15J et W2=3,75×103×4,0×10−3=15J : ils sont égaux. Le cric ne crée aucune énergie ; il échange de la force contre de la distance, et c'est pourquoi il faut pomper longtemps pour lever la voiture de quelques centimètres.
Exercice 14 : La vidange d'un réservoir : la formule de Torricelli
Un grand réservoir cylindrique de section S=0,50m2 contient de l'eau jusqu'à une hauteur h=1,25m au-dessus d'un petit orifice latéral de section s=1,0cm2. L'orifice est lui-même situé à H=0,80m au-dessus du sol, et le jet en sort horizontalement.
On admet la relation de Bernoulli le long d'une ligne de courant, pour un fluide incompressible, non visqueux, en écoulement permanent : p+21ρv2+ρgz=constante. On prend g=9,81m/s2.
a) Appliquez la relation de Bernoulli entre un point A de la surface libre et un point B du jet à la sortie de l'orifice, où la pression vaut aussi p0. En négligeant vA, établissez vB=2gh.
b) Calculez la vitesse de sortie du jet.
c) Calculez le débit volumique en L/s, puis la vitesse de descente de la surface libre. L'approximation de a) était-elle justifiée ?
d) Le jet, horizontal à la sortie, n'est plus soumis qu'à son poids. À quelle distance du pied du réservoir touche-t-il le sol ?
e) Plus tard, la hauteur d'eau au-dessus de l'orifice n'est plus que la moitié de h. Calculez la nouvelle vitesse de sortie. Pourquoi la vidange ralentit-elle ?
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Réponses
a)vB=2gh
b)4,95 m/s
c)0,50 L/s ; vA≈1 mm/s, négligeable
d)2,00 m
e)3,50 m/s : le débit baisse avec la hauteur
a) En A et en B, la pression est p0 : les termes de pression s'éliminent. Avec vA≈0 et zA−zB=h : ρgzA=21ρvB2+ρgzB, soit 21vB2=gh et vB=2gh. C'est la vitesse d'une chute libre depuis la surface : l'énergie potentielle de l'eau devient énergie cinétique.
b) vB=2×9,81×1,25=24,5=4,95m/s.
c) DV=svB=1,0×10−4×4,95=4,95×10−4m3/s, soit 0,50L/s. Par conservation du débit, la surface descend à vA=SDV=0,504,95×10−4=9,9×10−4m/s, soit 1mm/s. Le rapport vAvB=sS=5000 : vA2 est vingt-cinq millions de fois plus petit que vB2, l'approximation est excellente.
d) Le jet part horizontalement à 4,95m/s depuis 0,80m : la chute dure t=g2H=9,811,60=0,404s, pendant laquelle il avance de x=vBt=4,95×0,404=2,00m. Joli résultat : x=2hH, qui vaut ici 21,25×0,80=2m.
e) v=2×9,81×0,625=3,50m/s, soit 24,95 : diviser la hauteur par deux ne divise la vitesse que par 2. Le débit, proportionnel à vB, diminue avec la hauteur, donc la surface descend de moins en moins vite : la seconde moitié du réservoir se vide plus lentement que la première, et la durée de vidange n'est pas proportionnelle à la hauteur.
Exercice 15 : Le débitmètre de Venturi
Une canalisation horizontale d'eau, de diamètre d1=5,0cm, présente un rétrécissement de diamètre d2=2,5cm. Un capteur mesure la différence de pression entre la partie large et le rétrécissement : p1−p2=1,20×104Pa.
On donne ρ=1,00×103kg⋅m−3 et la relation de Bernoulli p+21ρv2+ρgz=constante, pour un écoulement permanent d'un fluide incompressible et non visqueux.
a) Par la conservation du débit, exprimez v2 en fonction de v1.
b) Appliquez la relation de Bernoulli entre les deux sections. Où la pression est-elle la plus faible ?
c) Déduisez-en v1 puis v2.
d) Calculez le débit volumique, en L/s.
e) Le débit double. Que devient la différence de pression mesurée ? Pourquoi ce capteur est-il plus précis aux forts débits ?
Voir la correction
Réponses
a)v2=4v1
b)p1−p2=21ρ(v22−v12) : p minimale au rétrécissement
c)v1=1,26 m/s, v2=5,06 m/s
d)2,48 L/s
e)Multipliée par 4 : 4,80×104 Pa
a) S1v1=S2v2, donc v2=v1S2S1=v1(d2d1)2=4v1. Diamètre divisé par deux, vitesse multipliée par quatre.
b) La conduite étant horizontale, z1=z2 et p1+21ρv12=p2+21ρv22, soit p1−p2=21ρ(v22−v12). Comme v2>v1, p2<p1 : la pression est la plus FAIBLE dans le rétrécissement, là où l'eau va le plus vite. C'est l'effet Venturi, contraire à l'intuition qui voudrait que l'eau « serrée » y soit plus comprimée.
c) p1−p2=21ρ(16v12−v12)=7,5ρv12. Donc v1=7,5×1,00×1031,20×104=1,60=1,26m/s, et v2=4×1,265=5,06m/s. Oublier le terme v12 donnerait v2=4,90m/s, une erreur de 3%.
d) S1=π×(2,5×10−2)2=1,96×10−3m2 et DV=S1v1=1,96×10−3×1,265=2,48×10−3m3/s, soit 2,48L/s.
e) Les vitesses doublent, et la différence de pression, proportionnelle à v12, est multipliée par QUATRE : 4,80×104Pa. Aux faibles débits, en revanche, l'écart devient minuscule et se noie dans l'incertitude du capteur : ce débitmètre est d'autant plus précis que le débit est grand.
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