Physique-chimie, Cinquième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : états de la matière, masse et volume (Cinquième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur les états de la matière, la masse et le volume, au niveau de la classe de Cinquième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal. Ils couvrent les trois états et le modèle particulaire, les changements d'état et leurs noms (fusion, solidification, vaporisation, liquéfaction, sublimation, condensation), la courbe de refroidissement et la courbe de chauffage avec leur palier, la conservation de la masse, le corps pur et le mélange, et la masse volumique.
À la fin de la série, vous savez représenter un corps pur dans ses trois états avec le modèle particulaire (exercice 1), nommer chaque changement d'état (exercice 2), lire un palier sur une courbe de refroidissement ou de chauffage (exercices 3 et 11) et s'en servir pour distinguer un corps pur d'un mélange (exercice 12), calculer une masse volumique ρ=Vm et prévoir ce qui flotte (exercices 5 et 6), identifier trois liquides superposés dans une éprouvette (exercice 9) et prévoir l'état d'un corps à une température donnée (exercice 13). Les situations : le glaçon qui flotte, la buée et le brouillard, la bouteille oubliée au congélateur, le lac qui gèle par le dessus et la neige carbonique qui fume.
Le fil de la série : un changement d'état conserve la MASSE mais pas le VOLUME, et la température reste bloquée pendant tout le palier. Le modèle particulaire explique les trois faits d'un coup, puisque ce sont les mêmes particules, simplement rangées autrement. Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : masse et volume ne se comportent pas de la même façon et ne se confondent jamais (exercices 4 et 10), et la vapeur d'eau est un gaz invisible, alors que le nuage blanc que l'on voit est déjà de l'eau liquide (exercice 7).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Trois états : solide, forme et volume propres ; liquide, volume propre sans forme propre ; gaz, ni l'un ni l'autre.
•Modèle particulaire : particules rangées et immobiles dans un solide, au contact mais désordonnées dans un liquide, dispersées et très agitées dans un gaz.
•Un gaz est compressible, un liquide ne l'est pratiquement pas.
•Il faut apporter de l'énergie pour aller vers le gaz, en retirer pour aller vers le solide.
•Pendant un changement d'état d'un corps pur, la température reste CONSTANTE : c'est le palier.
•L'eau pure fond et se solidifie à 0∘C, bout à 100∘C sous la pression normale. Le sel abaisse la température de solidification.
•La masse se conserve lors d'un changement d'état ; le volume, non. L'eau qui gèle augmente d'environ 9%.
•Masse volumique : ρ=Vm. Un corps flotte sur un liquide si sa masse volumique est plus petite que celle du liquide.
•Conversions : 1L=1000cm3 et 1mL=1cm3.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Les trois états et le modèle particulaire
Une même substance peut exister à l'état solide, liquide ou gazeux. Ce ne sont pas trois matières différentes : ce sont les MÊMES particules, disposées et animées autrement.
Les trois schémas ci-dessous représentent le même corps pur dans ses trois états.
a) Associez chaque schéma à un état, en justifiant par la disposition des particules.
b) Pour chaque état, dites si la substance a une forme propre et si elle a un volume propre.
c) Un gaz est-il compressible ? Et un liquide ? Justifiez avec le modèle particulaire.
d) Pourquoi dit-on qu'un gaz occupe TOUT le volume qui lui est offert ?
e) Le nombre de particules change-t-il quand on passe d'un état à l'autre ? Que change-t-on exactement ?
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Réponses
a)1 solide, 2 liquide, 3 gaz
b)Solide : forme et volume ; liquide : volume ; gaz : ni l'un ni l'autre
c)Gaz compressible ; liquide non
d)Particules agitées qui se dispersent
e)Même nombre ; disposition et agitation changent
a)
Schéma 1 : les particules sont rangées, serrées et immobiles à leur place, c'est le SOLIDE. Schéma 2 : elles restent au contact mais sont désordonnées et peuvent glisser les unes sur les autres, c'est le LIQUIDE. Schéma 3 : elles sont très éloignées, dispersées et très agitées, c'est le GAZ.
b)
Solide : forme propre et volume propre. Liquide : pas de forme propre, il épouse celle du récipient, mais un volume propre. Gaz : ni forme propre, ni volume propre. Ces trois lignes suffisent à identifier un état dans n'importe quel exercice.
c)
Un gaz est très compressible, parce qu'il y a beaucoup de VIDE entre ses particules : les rapprocher est facile. Un liquide est pratiquement incompressible, ses particules étant déjà au contact les unes des autres. C'est pourquoi les freins d'une voiture utilisent un liquide et non un gaz.
d)
Parce que ses particules sont très agitées et ne se retiennent pas les unes les autres : elles se dispersent jusqu'à occuper tout l'espace disponible, quelle que soit sa taille. Un litre de gaz versé dans un récipient de dix litres remplit les dix litres, en devenant simplement moins dense.
e)
Non, le nombre de particules ne change pas, et leur nature non plus. Ce qui change, c'est leur DISPOSITION et leur AGITATION. C'est exactement pour cette raison que la masse se conserve lors d'un changement d'état : on n'a rien ajouté ni retiré.
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Exercice 2 : Les six changements d'état
Entre trois états, il existe six passages possibles, et chacun a un nom précis à connaître.
a) Nommez le passage de l'état solide à l'état liquide, puis celui de l'état liquide à l'état solide.
b) Nommez le passage de l'état liquide à l'état gazeux, puis celui de l'état gazeux à l'état liquide.
c) Nommez les deux passages directs entre l'état solide et l'état gazeux, dans les deux sens, et donnez un exemple pour chacun.
d) Pour chacun des six changements, dites si la substance doit RECEVOIR ou CÉDER de l'énergie.
e) Identifiez le changement d'état en jeu : la buée sur une vitre froide, le linge qui sèche, la neige qui disparaît sans flaque par grand froid, le beurre qui fond dans la poêle.
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Réponses
a)Fusion ; solidification
b)Vaporisation ; liquéfaction
c)Sublimation ; condensation
d)Reçoivent : fusion, vaporisation, sublimation
e)Liquéfaction, évaporation, sublimation, fusion
a)
Solide vers liquide : la FUSION. Liquide vers solide : la SOLIDIFICATION. Attention, on ne dit pas « fondaison » ni « congélation » dans une copie : congeler est le procédé, la solidification est le phénomène.
b)
Liquide vers gazeux : la VAPORISATION, qui prend la forme d'une ébullition si elle a lieu dans tout le liquide, ou d'une évaporation si elle a lieu seulement en surface. Gazeux vers liquide : la LIQUÉFACTION.
c)
Solide vers gazeux directement : la SUBLIMATION, comme la neige carbonique qui fume sans laisser de flaque, ou la neige qui disparaît par temps très froid et sec. Gazeux vers solide directement : la CONDENSATION, comme le givre qui se forme sur une vitre ou dans un congélateur.
d)
Reçoivent de l'énergie, car les particules doivent se libérer : fusion, vaporisation, sublimation. Cèdent de l'énergie, car les particules se rapprochent et s'ordonnent : solidification, liquéfaction, condensation. On retient le sens facilement : il faut chauffer pour aller vers le gaz, refroidir pour aller vers le solide.
e)
La buée sur une vitre froide : liquéfaction de la vapeur d'eau de l'air. Le linge qui sèche : vaporisation, plus précisément évaporation. La neige qui disparaît sans flaque : sublimation. Le beurre qui fond : fusion.
Exercice 3 : La courbe de refroidissement et le palier
On place de l'eau liquide à 20∘C dans un congélateur et on relève sa température toutes les minutes. Le graphique donne la température en fonction du temps.
a) Quelle est la température de l'eau au départ ? Au bout de combien de temps atteint-elle 0∘C ?
b) Décrivez ce qui se passe entre 5 et 13min. Quelle est la température pendant cette phase ?
c) Que contient le récipient au début du palier, à la moitié du palier, et à la fin du palier ?
d) Le congélateur continue de refroidir pendant tout le palier. Où va l'énergie retirée à l'eau, puisque la température ne baisse pas ?
e) On recommence avec de l'eau salée. Elle ne commence à geler que vers −2∘C, et sa température continue de baisser lentement pendant qu'elle gèle : il n'y a plus de palier net. Que peut-on conclure sur l'eau salée, et quel usage courant en fait-on l'hiver dans les pays froids ?
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Réponses
a)20 °C ; 0 °C à 5 min
b)Palier de solidification à 0 °C
c)Liquide ; mélange ; glace
d)À réorganiser les particules
e)Solidification plus basse : on sale les routes
a)
Au départ, 20∘C. La courbe atteint 0∘C au bout de 5min, et c'est là que commence le palier.
b)
La température reste CONSTANTE à 0∘C pendant huit minutes : c'est le palier de solidification. L'eau se transforme en glace, et tant que la transformation dure, la température ne bouge pas.
c)
Au début du palier : de l'eau liquide, à 0∘C, qui commence tout juste à geler. À la moitié : un MÉLANGE d'eau liquide et de glace, les deux à 0∘C. À la fin : de la glace seule, encore à 0∘C, qui va maintenant pouvoir se refroidir davantage.
d)
L'énergie retirée ne sert pas à baisser la température : elle sert à RÉORGANISER les particules, à les faire passer de l'arrangement désordonné du liquide à l'arrangement rangé du solide. Tant qu'il reste du liquide à transformer, toute l'énergie retirée y passe, et le thermomètre reste bloqué.
e)
L'eau salée se solidifie à une température PLUS BASSE que l'eau pure : le sel abaisse la température de solidification. C'est exactement pourquoi on épand du sel sur les routes et les trottoirs en hiver : l'eau salée reste liquide jusqu'à plusieurs degrés sous zéro, et la glace ne se forme plus. L'absence de palier net dit aussi que l'eau salée est un MÉLANGE : seul un corps pur garde une température constante pendant son changement d'état.
Exercice 4 : Masse et volume lors d'un changement d'état
On place 100g d'eau liquide, occupant 100cm3, dans une éprouvette graduée, puis on met le tout au congélateur.
Après solidification complète, on repèse et on relit le volume.
a) Quelle masse la balance affiche-t-elle après solidification ? Justifiez.
b) On lit un volume de 109cm3. Le volume s'est-il conservé ? De combien a-t-il varié, en pourcentage arrondi à l'unité ?
c) Expliquez avec le modèle particulaire pourquoi la masse se conserve mais pas le volume.
d) L'eau est une exception : la plupart des corps se contractent en se solidifiant. Que vaudrait le volume de la glace si l'eau se comportait comme les autres corps, en diminuant de 5% ?
e) Calculez la masse volumique de l'eau liquide et celle de la glace, en grammes par centimètre cube. Laquelle est la plus petite ?
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Réponses
a)100 g
b)Non : + 9 %
c)Même nombre de particules, rangées autrement
d)95 cm³
e)1,00 et 0,92 g/cm³ : la glace
a)
Elle affiche toujours 100g. La masse se CONSERVE lors d'un changement d'état, car les particules sont exactement les mêmes et en même nombre : rien n'est entré, rien n'est sorti.
b)
Non, le volume ne s'est pas conservé : il est passé de 100 à 109cm3, soit une AUGMENTATION de 9cm3, c'est-à-dire 1009=0,09, soit 9%. L'eau qui gèle prend de la place.
c)
La masse ne dépend que du NOMBRE de particules, qui ne change pas. Le volume, lui, dépend de la façon dont elles sont RANGÉES. En gelant, les molécules d'eau s'organisent en un réseau régulier qui laisse plus de vide entre elles que le désordre du liquide : mêmes particules, plus de place.
d)
Il vaudrait 100−5=95cm3. C'est ce que font presque tous les autres corps, et c'est pourquoi un bloc de métal solide coule dans son propre bain fondu, alors qu'un glaçon flotte sur l'eau.
e)
Eau liquide : 100100=1,00g/cm3. Glace : 109100=0,92g/cm3. Celle de la GLACE est la plus petite : à masse égale, elle occupe plus de volume, donc elle est moins dense. C'est ce seul nombre qui explique qu'un glaçon flotte.
Exercice 5 : La masse volumique
La masse volumique d'un corps est la masse d'un volume donné de ce corps : ρ=Vm. En grammes par centimètre cube, elle dit combien pèse un cube d'un centimètre de côté.
Rappel utile : 1L=1000cm3 et 1mL=1cm3.
Corps
Masse
Volume
Eau
250 g
250 cm3
Huile
184 g
200 cm3
Aluminium
270 g
100 cm3
Fer
790 g
100 cm3
Bois de chêne
480 g
600 cm3
a) Calculez la masse volumique de chacun des cinq corps du tableau.
b) Lesquels flottent sur l'eau ? Justifiez par la comparaison des masses volumiques.
c) Quelle est la masse de 2,0L d'huile ? Détaillez la conversion.
d) Quel volume occupent 1,0kg d'aluminium ? Et 1,0kg de fer ? Lequel des deux blocs est le plus encombrant ?
e) Un élève affirme que « le fer est plus lourd que le bois ». Reformulez correctement cette phrase.
Flottent sur l'eau les corps dont la masse volumique est INFÉRIEURE à 1,00g/cm3 : l'huile (0,92) et le chêne (0,80). Coulent : l'aluminium et le fer. Ce n'est jamais la masse seule qui décide, c'est la masse volumique.
c)
2,0L=2000cm3. Alors m=ρ×V=0,92×2000=1840g, soit 1,84kg. Deux litres d'huile pèsent donc moins que deux litres d'eau, qui feraient 2,00kg.
d)
Aluminium : V=ρm=2,701000=370cm3. Fer : 7,901000=127cm3. À masse égale, c'est le bloc d'ALUMINIUM qui est le plus encombrant, presque trois fois plus volumineux, parce que sa masse volumique est plus faible.
e)
La phrase n'a pas de sens telle quelle : une planche de chêne d'un mètre cube pèse bien plus qu'un clou en fer. Il faut dire : « à volume égal, le fer est plus lourd que le bois », ou plus précisément « la masse volumique du fer est près de dix fois celle du chêne ».
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : le glaçon qui flotte
Un glaçon flotte dans un verre d'eau, une partie émergée et une partie immergée. La masse volumique de la glace vaut 0,92g/cm3 et celle de l'eau liquide 1,00g/cm3.
Le glaçon a un volume total de 25cm3.
a) Calculez la masse du glaçon.
b) Un corps qui flotte déplace un volume d'eau dont la masse est égale à la sienne. Quel volume d'eau le glaçon déplace-t-il ?
c) Quelle est la fraction du glaçon qui est immergée, en pourcentage ? Quelle fraction émerge ?
d) Le glaçon fond entièrement dans le verre. Le niveau de l'eau monte-t-il, descend-il ou reste-t-il le même ? Justifiez par un calcul.
e) Reliez ce résultat au débat sur la fonte des glaces : la fonte de la banquise flottante et celle des glaciers du Groenland ont-elles le même effet sur le niveau de la mer ?
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Réponses
a)23 g
b)23 cm³
c)92 % immergé, 8 % émergé
d)Le niveau ne change pas
e)Seuls les glaciers sur terre montent la mer
a)
m=ρ×V=0,92×25=23g.
b)
Le volume d'eau déplacé a une masse de 23g, donc un volume de V=1,0023=23cm3.
c)
Le volume immergé est justement ce volume déplacé, 23cm3 sur 25, soit 2523=0,92, c'est-à-dire 92%. Il n'émerge donc que 8% du glaçon. On retrouve le rapport des masses volumiques, ce qui n'est pas un hasard, et c'est aussi l'origine de l'expression « la partie émergée de l'iceberg ».
d)
Le niveau reste EXACTEMENT le même. En fondant, les 23g de glace donnent 23g d'eau liquide, soit un volume de 23cm3, précisément le volume que le glaçon occupait sous la surface. L'eau produite comble exactement le creux laissé.
e)
Non, elles n'ont pas du tout le même effet. La banquise flotte déjà : sa fonte ne change pas le niveau de la mer, pour la raison qu'on vient de calculer. Les glaciers du Groenland et de l'Antarctique, eux, reposent sur des TERRES : l'eau qu'ils libèrent s'ajoute à l'océan et fait monter le niveau. C'est pourquoi les climatologues suivent surtout les calottes continentales.
Exercice 7 : Problème : buée, brouillard et cycle de l'eau
L'air contient toujours de la vapeur d'eau, un gaz INVISIBLE. Quand cet air se refroidit, une partie de cette vapeur se liquéfie en fines gouttelettes, qui, elles, se voient. Le schéma ci-dessous représente les trois situations.
a) Pourquoi la buée apparaît-elle sur la face intérieure d'une fenêtre en hiver, et non sur la face extérieure ?
b) On dit souvent qu'on voit « la vapeur » sortir d'une casserole. Corrigez cette phrase en nommant précisément ce que l'on voit et ce qu'on ne voit pas.
c) Décrivez le brouillard comme un changement d'état, en précisant le sens du transfert d'énergie.
d) Un verre sorti du réfrigérateur se couvre de gouttelettes à l'extérieur. D'où vient cette eau ? Certains élèves pensent qu'elle traverse le verre : réfutez.
e) Placez les mots vaporisation, liquéfaction et solidification dans une description du cycle de l'eau : océan, nuage, pluie, neige.
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Réponses
a)Air chaud et humide contre vitre froide
b)Des gouttelettes liquides ; la vapeur est invisible
c)Liquéfaction : l'eau cède de l'énergie
d)De la vapeur d'eau de l'air
e)Vaporisation, liquéfaction, solidification
a)
Parce que c'est la face INTÉRIEURE qui est en contact avec l'air chaud et humide de la pièce, et c'est elle qui est refroidie par le froid extérieur. La vapeur d'eau de la pièce se liquéfie donc à son contact. À l'extérieur, l'air est froid et contient peu de vapeur, et la vitre n'y est pas plus froide que lui.
b)
Ce que l'on voit est un brouillard de fines GOUTTELETTES d'eau liquide, formées quand la vapeur rencontre l'air plus froid. La vapeur d'eau elle-même est invisible : elle occupe justement la petite zone transparente juste au-dessus du bec de la casserole, avant que le panache blanc n'apparaisse.
c)
Le brouillard est une LIQUÉFACTION : la vapeur d'eau contenue dans l'air se transforme en gouttelettes liquides en suspension, quand l'air se refroidit assez, souvent au petit matin. Le corps CÈDE de l'énergie à son environnement en passant du gaz au liquide.
d)
Cette eau vient de l'AIR de la pièce, dont la vapeur d'eau se liquéfie au contact de la paroi froide du verre. Elle ne traverse pas le verre : la preuve est immédiate, la même chose se produit avec un verre parfaitement étanche rempli de billes de métal froides, sans une goutte de liquide à l'intérieur. Et si l'eau venait de l'intérieur, le niveau baisserait, ce qui ne s'observe pas.
e)
L'eau de l'océan subit une VAPORISATION sous l'action du Soleil et monte dans l'atmosphère sous forme de vapeur invisible. En altitude, l'air est froid : la vapeur subit une LIQUÉFACTION et forme les gouttelettes des nuages, qui retombent en pluie. Si la température est assez basse, l'eau subit une SOLIDIFICATION et retombe en neige.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Quand l'eau gèle, sa masse augmente puisque son volume augmente. »
2) « Pendant la fusion de la glace, la température monte régulièrement de 0 à 20∘C. »
3) « Le nuage blanc au-dessus d'une bouilloire est de la vapeur d'eau. »
4) « Un litre de plomb est plus lourd qu'un litre de plume, donc le plomb pèse plus que la plume. »
5) « Un liquide se comprime facilement, comme un gaz. »
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Réponses
1)La masse se conserve
2)Palier à 0 °C
3)Gouttelettes liquides
4)Comparer les masses volumiques
5)Liquide incompressible
1)
FAUX. La masse se CONSERVE : 100g d'eau donnent 100g de glace. Seul le volume augmente, d'environ 9%, parce que les molécules se rangent en laissant plus de vide. Masse et volume sont deux grandeurs distinctes, et elles ne se comportent pas de la même façon.
2)
FAUX. Pendant toute la fusion, la température reste BLOQUÉE à 0∘C : c'est le palier. Elle ne recommence à monter qu'une fois le dernier morceau de glace fondu. Toute l'énergie apportée sert d'abord à défaire l'arrangement du solide.
3)
FAUX. La vapeur d'eau est un gaz INVISIBLE. Le nuage blanc est un brouillard de gouttelettes d'eau LIQUIDE, formé par liquéfaction quand la vapeur rencontre l'air plus froid.
4)
FAUX dans sa conclusion. La comparaison à volume égal est juste, mais on ne peut pas en tirer « le plomb pèse plus que la plume » sans préciser le volume : une tonne de plumes pèse plus qu'un gramme de plomb. Ce qui se compare, ce sont les MASSES VOLUMIQUES.
5)
FAUX. Un liquide est pratiquement INCOMPRESSIBLE, parce que ses particules sont déjà au contact. Seul le gaz est compressible, grâce au vide qui sépare ses particules. C'est cette différence qui rend les circuits de freinage hydrauliques efficaces.
Exercice 9 : Problème : identifier trois liquides
Trois liquides non miscibles ont été versés dans une éprouvette : ils se superposent en trois couches nettes. On dispose du tableau suivant. Le schéma ci-dessous représente l'éprouvette.
Liquide
Eau salée
Eau
Huile
Alcool
Sirop
Masse volumique (g/cm3)
1,10
1,00
0,92
0,79
1,30
a) Un liquide flotte sur un autre s'il est moins dense. Rangez les cinq liquides du tableau du plus dense au moins dense.
b) Dans l'éprouvette, les trois couches sont, de haut en bas, A, B et C. Que peut-on affirmer sur leurs masses volumiques ?
c) On mesure : la couche A a une masse de 39,5g pour 50cm3, la couche B 40,0g pour 40cm3, la couche C 65,0g pour 50cm3. Identifiez les trois liquides.
d) On ajoute un petit cube de plastique de masse volumique 1,05g/cm3. Où se placera-t-il ? Justifiez.
e) On agite fortement l'éprouvette. Que se passe-t-il immédiatement, puis au bout d'un moment ? Cette expérience change-t-elle les masses volumiques ?
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Réponses
a)Sirop, eau salée, eau, huile, alcool
b)ρA<ρB<ρC
c)A alcool, B eau, C sirop
d)Entre B et C
e)Couches reformées, masses volumiques inchangées
a)
Du plus dense au moins dense : sirop (1,30), eau salée (1,10), eau (1,00), huile (0,92), alcool (0,79).
b)
La couche du haut est la moins dense, celle du bas la plus dense : ρA<ρB<ρC. C'est la seule information que donne l'ordre des couches, mais elle suffit souvent à conclure.
c)
Couche A : 5039,5=0,79g/cm3, c'est l'ALCOOL. Couche B : 4040,0=1,00g/cm3, c'est l'EAU. Couche C : 5065,0=1,30g/cm3, c'est le SIROP. L'ordre trouvé, 0,79<1,00<1,30, est bien croissant de haut en bas, ce qui confirme la cohérence des mesures.
d)
Sa masse volumique, 1,05, est comprise entre celle de l'eau (1,00) et celle du sirop (1,30). Le cube coulera donc à travers l'alcool et l'eau, mais flottera sur le sirop : il se placera exactement à l'interface entre la couche B et la couche C.
e)
Immédiatement, les liquides se mélangent en une émulsion trouble, faite de gouttelettes en suspension. Au bout d'un moment, les liquides n'étant pas miscibles, les gouttelettes se rejoignent et les trois couches se reforment dans le MÊME ordre. Non, l'agitation ne change aucune masse volumique : c'est une propriété du liquide, pas de la façon dont on le remue.
Exercice 10 : Problème : la bouteille oubliée au congélateur
Une bouteille en plastique rigide de contenance 1,50L est remplie à ras bord d'eau, bouchée, puis oubliée au congélateur.
On rappelle que 1,00L d'eau liquide donne environ 1,09L de glace. Le schéma ci-dessous représente la situation.
a) Quelle masse d'eau la bouteille contient-elle, sachant que la masse volumique de l'eau vaut 1,00kg/L ?
b) Quel volume cette eau occuperait-elle une fois entièrement solidifiée ?
c) Que va-t-il se passer pour la bouteille ? Quel volume manque-t-il ?
d) Quel volume d'eau aurait-il fallu mettre au maximum dans cette bouteille pour qu'elle résiste ? Donnez le résultat au centilitre près.
e) La même expérience avec de l'huile, qui se contracte en se solidifiant, poserait-elle le même problème ? Expliquez en une phrase pourquoi les canalisations d'eau gèlent et éclatent l'hiver.
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Réponses
a)1,50 kg
b)1,635 L
c)Elle se fend : il manque 135 mL
d)1,37 L au plus
e)Non : l'huile se contracte
a)
m=ρ×V=1,00×1,50=1,50kg, soit 1500g.
b)
1,50×1,09=1,635L, soit environ 1,64L de glace. La masse, elle, reste de 1,50kg.
c)
La glace réclame 1,635L alors que la bouteille n'en offre que 1,50. Il manque 1,635−1,50=0,135L, soit 135mL. La glace pousse sur les parois avec une force considérable : la bouteille se déforme, puis se fend, généralement le long d'une soudure.
d)
Il faut que le volume final tienne dans 1,50L : V×1,09≤1,50, donc V≤1,091,50=1,376L. Au centilitre près, il ne faut pas dépasser 1,37L, ce qui laisse un vide d'environ 13cL. C'est exactement pourquoi les bouteilles vendues pleines ne se congèlent pas telles quelles.
e)
Non : l'huile se contracte en se solidifiant, elle occuperait moins de place et la bouteille ne risquerait rien. Les canalisations d'eau éclatent l'hiver précisément parce que l'eau est l'exception qui augmente de volume en gelant, et qu'un tuyau plein et fermé ne lui laisse aucune place.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : La courbe de chauffage de l'eau : deux paliers
On chauffe régulièrement un bloc de glace à −10∘C dans une casserole, et l'on relève la température.
La température atteint 0∘C au bout de 2 min, puis reste à 0∘C jusqu'à 8 min. Elle monte ensuite régulièrement et atteint 100∘C à 16 min. Elle reste alors à 100∘C jusqu'à 40 min, instant où la dernière goutte d'eau disparaît. Le graphique ci-dessous représente ces relevés.
a) Combien de temps dure le palier de fusion ? À quelle température se produit-il ?
b) Entre 8 et 16 min, de combien de degrés la température monte-t-elle chaque minute ?
c) Dans quel état se trouve l'eau à 5 min ? À 12 min ? À 30 min ?
d) Combien de temps dure le palier d'ébullition ? Combien de fois plus que le palier de fusion ?
e) On double la puissance du feu pendant l'ébullition. Quelle température le thermomètre indique-t-il alors dans l'eau ? Qu'est-ce qui change ?
Voir la correction
Réponses
a)6 min à 0 °C
b)12,5 °C par minute
c)Mélange ; liquide ; liquide et vapeur
d)24 min : 4 fois plus
e)100 °C ; le palier est plus court
a)
De 2 à 8 min : le palier de fusion dure 6 min, à 0∘C. Pendant ce temps, la glace fond sans que la température bouge.
b)
La température passe de 0 à 100∘C en 8 min : 100÷8=12,5∘C par minute.
c)
À 5 min, on est en plein palier de fusion : un MÉLANGE de glace et d'eau liquide. À 12 min : de l'eau liquide seule, qui se réchauffe. À 30 min, pendant l'ébullition : de l'eau liquide qui se transforme en vapeur, donc du liquide et du gaz.
d)
De 16 à 40 min : 24 min, soit 24÷6=4 fois la durée de la fusion. Il faut beaucoup plus d'énergie pour séparer complètement les particules, en passant au gaz, que pour les désordonner, en passant au liquide.
e)
Toujours 100∘C : tant qu'il reste de l'eau liquide, l'énergie supplémentaire sert à la vaporiser, pas à la chauffer. Ce qui change, c'est la DURÉE du palier : l'eau s'évapore plus vite. C'est pourquoi on baisse le feu une fois l'ébullition atteinte, sans rien perdre en température.
Le fil : pendant un changement d'état d'un corps pur, l'énergie reçue change l'état, pas la température.
Exercice 12 : Corps pur ou mélange : le palier comme test
On chauffe régulièrement deux solides et l'on relève leur température chaque minute. Le premier est de l'étain, un corps pur ; le second est du chocolat noir, un mélange de beurre de cacao, de sucre et de cacao.
Temps (min)
0
1
2
3
4
5
6
7
8
Étain (°C)
200
215
228
232
232
232
232
240
249
Chocolat (°C)
20
26
30
33
35
37
40
43
46
a) Lequel des deux présente un palier ? À quelle température ?
b) Combien de minutes dure ce palier ?
c) Le chocolat présente-t-il un palier ? Que peut-on en conclure sur sa nature ?
d) Un métal gris inconnu fond avec un palier à 232∘C. Peut-on affirmer que c'est de l'étain ?
e) On recommence avec deux fois plus d'étain, chauffé de la même façon. La température du palier change-t-elle ? Et sa durée ?
Voir la correction
Réponses
a)L'étain, à 232 °C
b)3 min
c)Pas de palier : un mélange
d)Probable, pas certain
e)Même température, durée plus longue
a)
L'étain : sa température reste à 232∘C de la 3e à la 6e minute. C'est sa température de fusion.
b)
De 3 à 6 min : 3 min.
c)
Non : la température du chocolat monte sans jamais se bloquer, même pendant qu'il ramollit, vers 30 à 35∘C. Un mélange ne fond pas à une température fixe, il fond sur une plage de températures. L'absence de palier indique un MÉLANGE, ce que l'on savait ici.
d)
Pas avec certitude. Un palier à 232∘C est compatible avec l'étain, et l'on peut raisonnablement le supposer, mais une seule mesure ne prouve rien : un autre corps pur pourrait fondre à une température très proche. On confirme avec une deuxième propriété, par exemple la masse volumique.
e)
La température du palier ne change pas : elle est caractéristique du corps pur, pas de sa quantité. Sa durée, elle, augmente, environ du double : il faut fondre deux fois plus de matière avec la même puissance de chauffage.
Le fil : un palier à température fixe signe un corps pur ; sa température identifie le corps, sa durée dépend de la quantité.
L'étain reste à 232∘C de la 3e à la 6e minute : un palier, donc un corps pur.
La température du chocolat monte à chaque minute, sans jamais se bloquer : aucun palier, c'est un mélange.
Exercice 13 : Prévoir l'état d'un corps à une température donnée
Un corps est solide en dessous de sa température de fusion, liquide entre sa température de fusion et sa température d'ébullition, gazeux au-dessus. Le tableau donne ces deux températures, sous la pression atmosphérique normale.
Corps
Fusion (°C)
Ébullition (°C)
Eau
0
100
Éthanol
-114
78
Mercure
-39
357
Dioxygène
-218
-183
Fer
1 538
2 862
a) Dans quel état se trouve chacun des cinq corps à 20∘C ?
b) Lequel ou lesquels de ces corps sont liquides à −50∘C ?
c) Dans les régions très froides, les thermomètres à liquide contiennent de l'alcool plutôt que du mercure. Pourquoi ?
d) Sur quel écart de températures le mercure reste-t-il liquide ?
e) Jusqu'à quelle température faut-il au moins refroidir le dioxygène pour le liquéfier ? Sur quel écart de températures reste-t-il liquide ?
À −50∘C : l'eau est solide, puisque −50<0 ; l'éthanol est liquide, puisque −114<−50<78 ; le mercure est SOLIDE, puisque −50<−39 ; le dioxygène est gazeux ; le fer est solide. Seul l'éthanol est liquide.
c)
Le mercure se solidifie à −39∘C : au-dessous, le thermomètre gèle et ne mesure plus rien. L'éthanol reste liquide jusqu'à −114∘C, il mesure les températures des hivers les plus froids.
d)
De −39 à 357∘C : 357−(−39)=357+39=396∘C.
e)
Le dioxygène se liquéfie à −183∘C : il faut le refroidir au moins jusque-là. Il reste liquide de −218 à −183∘C, soit sur −183−(−218)=35∘C seulement.
Le fil : l'état d'un corps se lit en plaçant la température entre ses deux températures de changement d'état, en respectant l'ordre des nombres relatifs.
Exercice 14 : Problème : le lac qui gèle par le dessus
L'eau liquide a une masse volumique maximale, 1,000g/cm3, vers 4∘C. Plus froide ou plus chaude, elle est un peu moins dense. La glace a une masse volumique de 0,92g/cm3.
En hiver, l'air refroidit la surface d'un lac profond. Le schéma ci-dessous représente le lac en coupe.
a) Où la glace se forme-t-elle, et pourquoi y reste-t-elle ?
b) Quand le lac est gelé en surface, quelle est la température de l'eau au fond ?
c) La couche de glace est épaisse de 30 cm. Sur 1m2 de lac, quel est son volume en litres, et sa masse en kilogrammes ?
d) Quelle hauteur d'eau liquide a-t-il fallu geler pour obtenir cette couche de 30 cm ?
e) Que se passerait-il si la glace était plus dense que l'eau liquide ?
Voir la correction
Réponses
a)À la surface : glace moins dense
b)Environ 4 °C
c)300 L, 276 kg
d)27,6 cm
e)Le lac gèlerait par le fond
a)
À la SURFACE. La glace est moins dense que l'eau, 0,92<1,000 : elle flotte et reste en haut, au lieu de couler.
b)
Environ 4∘C : l'eau à 4∘C est la plus dense et descend au fond, l'eau plus froide reste au-dessus, sous la glace.
c)
1m2×0,30m=0,30m3=300 L, soit 300000cm3. Masse : 0,92×300000=276000 g, soit 276 kg.
d)
La masse se conserve : il a fallu 276 kg d'eau liquide, soit 276 L à 1,000kg/L. Sur 1m2, 276 L forment une hauteur de 27,6 cm. En gelant, 27,6 cm d'eau sont devenus 30 cm de glace.
e)
La glace coulerait au fond dès qu'elle se forme, et le lac gèlerait du fond vers la surface, parfois entièrement. La couche de glace flottante, au contraire, isole l'eau du froid de l'air : l'eau reste liquide dessous, et les poissons passent l'hiver.
Le fil : la glace flotte parce qu'elle est moins dense que l'eau, et cette exception protège la vie des lacs.
Exercice 15 : Problème : la neige carbonique qui fume
La neige carbonique est du dioxyde de carbone solide. Sous la pression atmosphérique, elle passe directement à l'état gazeux à −78,5∘C, sans devenir liquide.
Masse volumique de la neige carbonique : 1,56g/cm3. Masse volumique du dioxyde de carbone gazeux à 20∘C : 1,84g/L. Le schéma ci-dessous représente la situation.
a) Comment s'appelle ce changement d'état ? La neige carbonique reçoit-elle ou cède-t-elle de l'énergie ?
b) Quel est le volume d'un bloc de 100 g de neige carbonique, arrondi au dixième de centimètre cube ?
c) Quel volume de gaz ce bloc produit-il en disparaissant, à 20∘C ? Arrondissez au dixième de litre.
d) Combien de fois plus de place le gaz occupe-t-il que le solide ? Arrondissez à la dizaine.
e) Pourquoi ne faut-il jamais enfermer de la neige carbonique dans une bouteille fermée ? Et qu'est-ce que la « fumée » blanche qui s'en échappe ?
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Réponses
a)Sublimation : elle reçoit de l'énergie
b)≈64,1 cm³
c)≈54,3 L
d)Environ 850 fois
e)Explosion ; gouttelettes d'eau de l'air
a)
C'est une SUBLIMATION, le passage direct du solide au gaz. La neige carbonique reçoit de l'énergie de l'air ambiant, ce qui la refroidit et explique le froid intense autour du bloc.
b)
V=ρm=1,56100≈64,1cm3, à peine plus qu'un pot de yaourt à boire.
c)
La masse se conserve : 100 g de gaz. V=1,84100≈54,3 L.
d)
54,3 L font 54300cm3, et 64,154300≈850. Le gaz occupe environ 850 fois le volume du solide : les mêmes particules, mais séparées par beaucoup de vide.
e)
Le gaz produit ne tient pas dans la bouteille : la pression monte jusqu'à la faire éclater, de façon dangereuse. La fumée blanche n'est pas du dioxyde de carbone, qui est un gaz invisible : c'est la vapeur d'eau de l'AIR, refroidie par le gaz très froid, qui se liquéfie en fines gouttelettes.
Le fil : la masse se conserve d'un état à l'autre, le volume peut être multiplié par des centaines.
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