Physique-chimie, Cinquième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : mélanges, solutions et dissolution (Cinquième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur les mélanges, les solutions et la dissolution, au niveau de la classe de Cinquième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal. Ils couvrent les mélanges homogènes et hétérogènes, la miscibilité, la décantation, la filtration et la distillation, la solution, le soluté et le solvant, la conservation de la masse lors d'une dissolution, la concentration en masse, la dilution, la solubilité et la saturation.
À la fin de la série, vous savez choisir la technique qui sépare deux constituants (exercice 2), retrouver par la balance la masse d'une solution (exercice 3), calculer une concentration en masse c=Vm (exercices 4 et 13), lire une courbe de solubilité et dire quand une solution est saturée (exercice 5), préparer une solution à la fiole jaugée puis la diluer (exercice 7) et distiller l'eau de mer (exercice 10). Les situations : l'eau boueuse d'un ruisseau après l'orage, l'air d'une salle de classe, la tasse de café, les marais salants et la vinaigrette qui se sépare.
Le fil de la série : dissoudre n'est pas faire disparaître, et la balance le prouve à chaque fois. Toute séparation, elle, exploite une propriété qui distingue les constituants, la taille pour la filtration, la masse volumique pour la décantation, la température d'ébullition pour la distillation.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : une eau limpide n'est pas une eau potable (exercices 6 et 8), et un mélange homogène n'est pas un corps pur (exercices 1 et 8). L'exercice 12 en ajoute un troisième : mélanger de l'eau et de l'éthanol n'additionne pas les volumes, alors que les masses, elles, s'ajoutent.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Mélange hétérogène : on distingue au moins deux constituants à l'œil nu. Homogène : on n'en distingue qu'un.
•Deux liquides sont miscibles s'ils donnent un mélange homogène, non miscibles s'ils forment des couches.
•Un mélange homogène n'est PAS un corps pur : l'eau du robinet et l'air en sont la preuve.
•Décantation : on laisse reposer, le plus dense va au fond. Filtration : le filtre retient ce qui est plus gros que ses pores.
•Le liquide qui traverse le filtre est le FILTRAT, ce qui reste sur le papier est le RÉSIDU.
•La filtration ne retire jamais une substance DISSOUTE : il faut une distillation ou une évaporation.
•Solution = soluté dissous dans un solvant. Solution aqueuse quand le solvant est l'eau.
•La dissolution conserve la masse : masse de la solution = masse du solvant + masse du soluté.
•Concentration en masse : c=Vm, en grammes par litre, avec V le volume de la SOLUTION.
•Solubilité : masse maximale dissoute par litre à une température donnée. Au-delà, la solution est saturée et l'excès reste au fond.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Homogène ou hétérogène, miscible ou non
Un mélange est HÉTÉROGÈNE si l'on distingue à l'œil nu au moins deux constituants, HOMOGÈNE si l'on n'en distingue qu'un seul.
Deux liquides sont MISCIBLES s'ils forment un mélange homogène, NON MISCIBLES s'ils se séparent en couches.
N°
Mélange
1
Eau et sirop de menthe
2
Eau et huile
3
Eau et sable
4
Air
5
Jus d'orange avec pulpe
6
Eau et alcool
a) Classez les six mélanges en homogènes et hétérogènes.
b) Parmi les mélanges de deux liquides, lesquels sont miscibles ? Lesquels ne le sont pas ?
c) Un mélange homogène est-il forcément un corps pur ? Justifiez avec l'exemple de l'eau du robinet.
d) Le lait paraît homogène à l'œil nu. Observé au microscope, il montre de fines gouttelettes de matière grasse. Comment le classer, et que nous apprend cet exemple ?
e) Proposez une expérience simple pour vérifier que l'eau du robinet n'est pas de l'eau pure.
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Réponses
a)Homogènes : 1, 4, 6
b)Eau-sirop et eau-alcool ; pas eau-huile
c)Non : l'eau du robinet contient des ions
d)Homogène à l'œil nu : l'échelle compte
e)Évaporer et observer le dépôt
a)
Homogènes : eau et sirop de menthe, air, eau et alcool. Hétérogènes : eau et huile, eau et sable, jus d'orange avec pulpe. Le critère est bien l'observation à l'œil nu, rien d'autre.
b)
Miscibles : l'eau et le sirop, l'eau et l'alcool, puisqu'ils donnent un liquide unique. Non miscibles : l'eau et l'huile, qui forment deux couches, l'huile au-dessus car elle est moins dense.
c)
Non, absolument pas. L'eau du robinet est parfaitement homogène et pourtant elle contient des ions dissous, du calcium, du magnésium, du chlore. Un corps pur ne contient qu'une seule espèce chimique ; un mélange homogène peut en contenir des dizaines, simplement invisibles.
d)
À l'échelle de l'œil nu il est homogène, à l'échelle du microscope il est hétérogène. Cet exemple montre que le classement DÉPEND DE L'ÉCHELLE d'observation, et qu'il faut toujours préciser avec quel instrument on regarde. En chimie, la convention scolaire est l'œil nu.
e)
Il suffit d'en faire évaporer un volume connu dans une coupelle : l'eau pure ne laisserait rien, alors que l'eau du robinet laisse un dépôt blanchâtre de sels minéraux. On peut aussi mesurer sa conductivité, une eau pure conduisant très mal le courant.
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Exercice 2 : Séparer les constituants d'un mélange
Chaque technique de séparation exploite une PROPRIÉTÉ qui distingue les constituants : la taille pour la filtration, la masse volumique pour la décantation, la température d'ébullition pour la distillation. Le schéma ci-dessous représente les deux montages.
a) Sur quelle propriété repose la filtration ? Que retient le papier filtre et que laisse-t-il passer ?
b) Sur quelle propriété repose la décantation ? Pourquoi l'huile se place-t-elle au-dessus de l'eau ?
c) Quelle technique choisir pour séparer l'eau et le sable ? Et pour séparer l'eau et l'huile ? Justifiez à chaque fois.
d) La filtration permet-elle de séparer l'eau et le sel dissous ? Expliquez pourquoi, en pensant à la taille des entités.
e) Nommez le liquide qui traverse le filtre et ce qui reste sur le papier. Ces deux mots sont attendus en contrôle.
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Réponses
a)La taille
b)La masse volumique
c)Sable : filtration ; huile : décantation
d)Non : les ions traversent
e)Filtrat ; résidu
a)
La filtration repose sur la TAILLE des constituants. Le papier filtre est percé de pores minuscules : il retient les particules solides plus grosses que ses pores et laisse passer le liquide et tout ce qui y est dissous.
b)
La décantation repose sur la MASSE VOLUMIQUE. L'huile a une masse volumique d'environ 0,92g/cm3, plus petite que celle de l'eau, 1,00 : à volume égal elle est plus légère, elle surnage donc au-dessus.
c)
Pour l'eau et le sable : filtration, ou décantation suivie d'une filtration, car le sable est un solide insoluble dont les grains sont bien plus gros que les pores du filtre. Pour l'eau et l'huile : décantation dans une ampoule, car il s'agit de deux liquides non miscibles de masses volumiques différentes ; un filtre les laisserait passer tous les deux.
d)
Non. Le sel dissous se trouve sous forme d'ions, des entités des millions de fois plus petites que les pores du papier : ils passent avec l'eau sans être retenus. Filtrer de l'eau salée redonne de l'eau salée, ce qui se vérifie au goût.
e)
Le liquide qui traverse le filtre s'appelle le FILTRAT. Ce qui reste sur le papier s'appelle le RÉSIDU. Employer ces deux mots exacts dans un compte rendu vaut systématiquement des points.
Exercice 3 : Solution, soluté, solvant
Quand un solide se dissout dans un liquide, on obtient une SOLUTION. Le solide dissous est le SOLUTÉ, le liquide qui le dissout est le SOLVANT. Quand le solvant est l'eau, on parle de solution AQUEUSE.
On pèse un bécher vide, 128,0g. On y verse 200mL d'eau, la balance affiche 328,0g. On ajoute 15,0g de sel et on agite jusqu'à dissolution complète. Le schéma ci-dessous représente les deux pesées.
a) Nommez le soluté, le solvant et la solution obtenue.
b) Quelle masse d'eau a-t-on versée ? Que vaut la masse volumique de l'eau ainsi retrouvée ?
c) Qu'affiche la balance après dissolution complète ? Justifiez.
d) Le sel a « disparu ». Donnez deux arguments qui prouvent qu'il est toujours présent.
e) On laisse la solution s'évaporer complètement à l'air libre. Que reste-t-il dans le bécher, et quelle masse ?
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Réponses
a)Sel, eau, eau salée
b)200 g ; 1,00 g/mL
c)343 g
d)Balance et goût
e)15 g de sel
a)
Le soluté est le SEL, le solvant est l'EAU, et l'on obtient une solution aqueuse de sel, appelée eau salée ou solution de chlorure de sodium.
b)
328,0−128,0=200,0g pour 200mL. La masse volumique vaut donc 200200,0=1,00g/mL, soit 1,00g/cm3, la valeur attendue pour l'eau.
c)
Elle affiche 328,0+15,0=343,0g. La dissolution conserve la masse : le sel ne disparaît pas, il se disperse entre les molécules d'eau. Une balance ne fait aucune différence entre du sel en grains et du sel dissous.
d)
Premier argument : la balance, qui affiche bien 15,0g de plus qu'avant l'ajout. Second argument : le goût, la solution est salée, et l'on peut ajouter la conductivité électrique, qui augmente nettement, ou l'évaporation, qui redonne le sel.
e)
Il reste le SEL seul, sous forme de cristaux blancs, et sa masse vaut 15,0g, exactement celle qu'on avait introduite. C'est l'eau, et elle seule, qui s'est vaporisée : la dissolution est un phénomène réversible, contrairement à une transformation chimique.
Exercice 4 : La concentration en masse
La concentration en masse d'une solution dit quelle masse de soluté est dissoute par litre de solution : c=Vm, en grammes par litre.
Attention, V est le volume de la SOLUTION obtenue, pas celui du solvant ajouté, même si les deux sont très proches en pratique au collège.
a) On dissout 5,0g de sel dans de l'eau pour obtenir 250mL de solution. Calculez la concentration en masse.
b) Quelle masse de sel contiennent 100mL de cette solution ?
c) On veut préparer 1,5L d'une solution de sucre à 30g/L. Quelle masse de sucre faut-il peser ?
d) On prélève 100mL de la solution de la question a) et on complète à 500mL avec de l'eau. Calculez la nouvelle concentration de deux façons.
e) Une eau minérale indique 486mg de calcium par litre. Exprimez cette concentration en grammes par litre, puis calculez la masse de calcium apportée par une bouteille de 1,5L.
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Réponses
a)20 g/L
b)2,0 g
c)45 g
d)4,0 g/L
e)0,486 g/L ; 0,729 g
a)
250mL=0,250L, donc c=0,2505,0=20g/L. La conversion des millilitres en litres est la première chose à faire, avant même d'écrire la formule.
b)
m=c×V=20×0,100=2,0g. On peut aussi raisonner par proportion : 100mL, c'est 250100 de la solution, donc 250100 des 5,0g, soit 2,0g.
c)
m=c×V=30×1,5=45g de sucre. On pèse ces 45g, on les met dans une fiole d'un litre et demi, puis on complète avec de l'eau jusqu'au trait de jauge, sans jamais ajouter 1,5L d'eau au sucre.
d)
Première façon, par la masse : le prélèvement contient 20×0,100=2,0g de sel, désormais dans 0,500L, donc c=0,5002,0=4,0g/L. Seconde façon, par le facteur de dilution : le volume est multiplié par 100500=5, donc la concentration est divisée par 5, soit 520=4,0g/L. Les deux chemins donnent la même valeur, ce qui vaut vérification.
e)
486mg=0,486g, donc c=0,486g/L. Une bouteille de 1,5L apporte 0,486×1,5=0,729g de calcium, soit environ 729mg.
Exercice 5 : Solubilité et saturation
Un solvant ne peut pas dissoudre une quantité illimitée de soluté. La SOLUBILITÉ est la masse maximale que l'on peut dissoudre dans un litre de solvant, à une température donnée. Au-delà, le soluté en excès reste au fond : la solution est SATURÉE.
Le graphique donne la solubilité du sel et celle du sulfate de cuivre en fonction de la température.
a) Lisez la solubilité du sel et celle du sulfate de cuivre à 20∘C.
b) On verse 200g de sel dans 1,0L d'eau à 20∘C. Tout se dissout-il ? Et avec 400g ?
c) Décrivez en une phrase comment chaque solubilité évolue avec la température. Laquelle dépend le plus de la température ?
d) On sature 1,0L d'eau en sulfate de cuivre à 80∘C, puis on refroidit doucement à 20∘C. Que se passe-t-il ? Estimez la masse de solide qui réapparaît.
e) Pourquoi le sucre se dissout-il bien mieux dans un thé chaud que dans un thé glacé ? Quel autre facteur accélère une dissolution, à température égale ?
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Réponses
a)360 et 207 g/L
b)200 g : oui ; 400 g : 40 g au fond
c)Le sulfate de cuivre
d)Cristallisation d'environ 343 g
e)Agitation et broyage
a)
À 20∘C : environ 360g/L pour le sel, environ 207g/L pour le sulfate de cuivre.
b)
Avec 200g, oui, tout se dissout : on est en dessous des 360g/L possibles. Avec 400g, non : seuls 360g se dissolvent et 400−360=40g restent au fond. La solution est alors saturée.
c)
La solubilité du sel augmente très peu avec la température, la courbe est presque horizontale. Celle du sulfate de cuivre augmente fortement, elle passe d'environ 140 à 750g/L entre 0 et 100∘C, quand celle du sel ne gagne qu'une quinzaine de grammes par litre. C'est donc le sulfate de cuivre qui dépend le plus de la température.
d)
La solubilité diminue en refroidissant : la solution ne peut plus contenir tout ce qu'elle contenait, et l'excès CRISTALLISE au fond. À 80∘C on avait dissous environ 550g, à 20∘C il n'en reste que 207g en solution : environ 550−207=343g réapparaissent en beaux cristaux bleus. C'est exactement la technique de recristallisation utilisée pour purifier un solide.
e)
Parce que la solubilité du sucre augmente fortement avec la température, comme celle du sulfate de cuivre. À température égale, deux facteurs accélèrent la dissolution : l'AGITATION, qui renouvelle le contact entre soluté et solvant, et le BROYAGE du soluté, qui augmente la surface d'échange. Ni l'un ni l'autre ne change la solubilité, ils ne font que gagner du temps.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : rendre limpide une eau boueuse
Un élève rapporte un litre d'eau prélevée dans un ruisseau après l'orage. Elle est brune et trouble. Il veut la rendre limpide, puis savoir si elle est potable. Le schéma ci-dessous représente l'eau rapportée.
a) L'eau du ruisseau est-elle un mélange homogène ou hétérogène ? Justifiez.
b) Décrivez la première étape, la décantation, et dites ce qu'elle sépare exactement.
c) Décrivez la seconde étape, la filtration, et dites ce qu'elle retire que la décantation avait laissé passer.
d) Après ces deux étapes, l'eau est parfaitement limpide. Peut-on la boire ? Justifiez par deux dangers que ni la décantation ni la filtration n'éliminent.
e) Proposez une troisième étape adaptée, et dites pourquoi une distillation, bien que très efficace, n'est pas la solution retenue pour l'eau d'une ville.
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Réponses
a)Hétérogène
b)Dépôt des particules lourdes
c)Retire les fines particules
d)Non : microbes et substances dissoutes
e)Désinfection ; distillation trop coûteuse
a)
Hétérogène : on distingue à l'œil nu des particules de boue en suspension, qui rendent le liquide trouble. Un mélange homogène serait limpide, même coloré.
b)
On laisse le récipient au repos sans le bouger. Les particules solides, plus denses que l'eau, tombent lentement au fond et forment un dépôt. On récupère ensuite l'eau du dessus en la versant délicatement. La décantation sépare donc les particules les plus GROSSES et les plus denses, celles qui sédimentent en un temps raisonnable.
c)
On verse l'eau décantée dans un entonnoir garni d'un papier filtre. Le filtre retient les particules encore en suspension, trop fines et trop légères pour être tombées d'elles-mêmes. Le liquide recueilli, le filtrat, est limpide ; le résidu reste sur le papier.
d)
Non, il ne faut pas la boire. Deux dangers subsistent : les micro-organismes, bactéries et virus, bien plus petits que les pores du papier filtre, et les substances DISSOUTES, nitrates, pesticides, métaux, qui traversent tout filtre puisqu'elles sont à l'échelle des ions. Limpide ne veut pas dire potable, c'est le message central du chapitre.
e)
Une désinfection, par ébullition prolongée ou par ajout d'un désinfectant chloré, élimine les micro-organismes. La distillation, elle, donnerait une eau très pure, mais elle exige de vaporiser puis de condenser toute l'eau : c'est un procédé beaucoup trop coûteux en énergie pour les millions de litres quotidiens d'une ville, et l'eau obtenue serait d'ailleurs dépourvue des minéraux qui lui donnent son goût.
Exercice 7 : Problème : préparer une solution puis la diluer
En laboratoire, on demande de préparer 500mL d'une solution de sulfate de cuivre à 40g/L, puis d'en tirer une solution plus diluée.
a) Quelle masse de sulfate de cuivre faut-il peser ?
b) Décrivez le protocole complet, en nommant la verrerie utilisée à chaque étape.
c) Un élève verse la masse pesée dans 500mL d'eau déjà mesurés. Pourquoi sa solution n'a-t-elle pas exactement la concentration demandée ?
d) On prélève 50mL de la solution et on complète à 250mL. Calculez la concentration obtenue et le facteur de dilution.
e) On veut 200mL d'une solution à 5,0g/L à partir de la solution mère à 40g/L. Quel volume de solution mère faut-il prélever, et quel volume d'eau ajouter ?
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Réponses
a)20 g
b)Fiole jaugée, compléter au trait
c)Volume > 500 mL : concentration plus faible
d)8,0 g/L ; facteur 5
e)25 mL de mère + 175 mL d'eau
a)
m=c×V=40×0,500=20g de sulfate de cuivre.
b)
On pèse 20g de solide sur une balance, dans une coupelle tarée. On les introduit dans une FIOLE JAUGÉE de 500mL à l'aide d'un entonnoir. On ajoute de l'eau distillée jusqu'à la moitié environ, on bouche et on agite jusqu'à dissolution complète. On complète enfin jusqu'au TRAIT DE JAUGE, à la pipette pour les dernières gouttes, puis on homogénéise en retournant la fiole plusieurs fois.
c)
Parce qu'en ajoutant 20g de solide à 500mL d'eau, il obtient un volume de solution LÉGÈREMENT SUPÉRIEUR à 500mL : le soluté occupe lui aussi de la place. Sa concentration est donc un peu plus faible que 40g/L. La fiole jaugée existe précisément pour éviter cette erreur : on complète jusqu'au volume final voulu.
d)
La masse prélevée vaut 40×0,050=2,0g, désormais dans 0,250L : c=0,2502,0=8,0g/L. Le facteur de dilution vaut 50250=5, et l'on vérifie que 540=8,0g/L.
e)
Le facteur de dilution voulu vaut 5,040=8. Il faut donc prélever 8200=25mL de solution mère et compléter à 200mL, c'est-à-dire ajouter 200−25=175mL d'eau. On vérifie par les masses : 40×0,025=1,0g dans 0,200L, soit bien 5,0g/L.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Quand le sel se dissout, il disparaît : la masse de la solution est celle de l'eau seule. »
2) « Une eau limpide est une eau potable. »
3) « La filtration permet de séparer l'eau et le sel dissous. »
4) « Un mélange homogène est un corps pur. »
5) « Pour préparer 500mL de solution, on ajoute le soluté à 500mL d'eau. »
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Réponses
1)Masse conservée
2)Limpide n'est pas potable
3)Il faut distiller
4)Plusieurs espèces : pas un corps pur
5)Compléter au trait de jauge
1)
FAUX. La dissolution conserve la masse : la masse de la solution est la somme de celle de l'eau et de celle du sel. Le sel n'a pas disparu, il s'est dispersé sous forme d'ions entre les molécules d'eau, et l'évaporation le rend intégralement.
2)
FAUX. Limpide veut dire qu'on n'y voit pas de particules en suspension, rien de plus. Une eau limpide peut contenir des micro-organismes et des substances dissoutes toxiques, invisibles l'un comme l'autre. Une eau potable doit respecter des critères de composition précis, contrôlés en laboratoire.
3)
FAUX. Le sel dissous est présent sous forme d'ions, des entités infiniment plus petites que les pores du papier filtre : ils passent avec l'eau. Pour séparer l'eau et le sel, il faut une DISTILLATION, ou une évaporation si c'est le sel que l'on veut récupérer.
4)
FAUX. Un corps pur ne contient qu'une seule espèce chimique. Un mélange homogène en contient plusieurs, mais on ne les distingue pas à l'œil nu : l'eau du robinet, l'air et l'eau sucrée en sont trois exemples.
5)
FAUX. On dissout le soluté dans un peu d'eau, puis on COMPLÈTE jusqu'au trait de jauge des 500mL. Ajouter le soluté à 500mL d'eau donne un volume final supérieur, donc une concentration plus faible que celle demandée.
Exercice 9 : Problème : l'air, un mélange de gaz
L'air est un mélange homogène de gaz : environ 78% de diazote, 21% de dioxygène et 1% d'autres gaz, en volume. Le diagramme ci-dessous représente cette composition.
On raisonnera sur une salle de classe de 8,0m de long, 6,0m de large et 2,5m de haut.
a) Calculez le volume d'air de la salle, en mètres cubes puis en litres.
b) Calculez le volume de dioxygène qu'elle contient, en mètres cubes.
c) L'air a une masse volumique d'environ 1,2g/L. Calculez la masse de l'air de la salle, en kilogrammes.
d) Ce résultat vous surprend-il ? Proposez une expérience simple qui prouve que l'air a une masse.
e) L'air est-il un corps pur ou un mélange ? Est-il homogène ou hétérogène ? Justifiez les deux réponses.
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Réponses
a)120 m³ = 120 000 L
b)25,2 m³
c)144 kg
d)Peser un ballon gonflé
e)Mélange homogène
a)
V=8,0×6,0×2,5=120m3. Comme 1m3=1000L, cela fait 120000L.
b)
21% de 120m3, soit 0,21×120=25,2m3 de dioxygène. Le diazote, lui, en occupe 93,6m3.
c)
m=ρ×V=1,2×120000=144000g=144kg. L'air de la salle pèse donc autant que deux adultes.
d)
Le résultat surprend, parce qu'on ne sent pas l'air. L'expérience de référence est simple : on pèse un ballon de football dégonflé, on le gonfle avec une pompe, on le repèse. La balance affiche davantage, et la différence est la masse de l'air ajouté. Une balance de précision suffit.
e)
C'est un MÉLANGE, puisqu'il contient plusieurs espèces chimiques : diazote, dioxygène, argon, dioxyde de carbone, vapeur d'eau. Il est HOMOGÈNE, puisqu'on ne distingue aucun de ces constituants à l'œil nu, ni aucune séparation en couches. L'air est donc l'exemple type du mélange homogène qui n'est pas un corps pur.
Exercice 10 : Problème : distiller l'eau de mer
L'eau de mer contient environ 35g de sels dissous par litre. On en distille 2,0L dans le montage ci-dessous : on chauffe, la vapeur monte, se refroidit dans le réfrigérant et retombe en gouttes dans un bécher.
a) Quelle masse de sels les 2,0L d'eau de mer contiennent-ils ?
b) À quelle température l'ébullition commence-t-elle, approximativement ? Le sel s'évapore-t-il avec l'eau ? Justifiez.
c) Comment appelle-t-on le liquide recueilli dans le bécher ? Quelle est sa composition ?
d) On recueille 1,6L de ce liquide. Que reste-t-il dans le ballon, et quelle est la concentration en sels de ce qui reste ?
e) On teste le liquide recueilli au nitrate d'argent : aucun précipité. Que prouve ce test, et pourquoi n'est-il pas suffisant pour déclarer cette eau potable ?
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Réponses
a)70 g
b)Vers 100 °C ; le sel reste
c)Distillat : eau presque pure
d)0,4 L à 175 g/L
e)Pas de chlorure ; pas preuve de potabilité
a)
m=c×V=35×2,0=70g de sels dissous.
b)
L'ébullition commence vers 100∘C, à peine au-dessus à cause des sels dissous. Non, le sel ne s'évapore pas : sa température d'ébullition est de plus de 1400∘C, il reste donc entièrement dans le ballon. C'est précisément la différence des températures d'ébullition qui rend la séparation possible.
c)
Le liquide recueilli s'appelle le DISTILLAT. C'est de l'eau pratiquement pure, sans les sels : c'est de l'eau distillée, celle qu'on utilise dans les fers à repasser et en laboratoire.
d)
Il reste 2,0−1,6=0,4L de liquide dans le ballon, contenant toujours les 70g de sels, puisqu'aucun n'est parti. Sa concentration vaut donc 0,470=175g/L, soit cinq fois celle de départ. En distillant, on purifie d'un côté et on concentre de l'autre.
e)
L'absence de précipité prouve qu'il n'y a pas d'ions CHLORURE dans le distillat, donc que le sel n'est pas passé : la distillation a bien fonctionné. Cela ne suffit pas à déclarer l'eau potable, d'abord parce que ce test ne dit rien des autres substances ni des micro-organismes éventuellement apportés après coup, ensuite parce qu'une eau totalement déminéralisée n'est pas recommandée à la consommation régulière, faute des minéraux que l'organisme y trouve normalement. Le test au nitrate d'argent est au programme de Troisième : en Cinquième, on retient seulement qu'aucun précipité signifie qu'il n'y a pas d'ions chlorure. Le test au nitrate d'argent est au programme de Troisième : en Cinquième, on retient seulement qu'aucun précipité signifie qu'il n'y a pas d'ions chlorure.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Soluble dans l'eau, soluble dans l'huile
On verse une pincée de quatre solides dans un tube d'eau, puis dans un tube d'huile, et l'on agite. Le tableau résume les observations. Le schéma ci-dessous représente les huit tubes après agitation.
Solide
Dans l'eau
Dans l'huile
Sel
disparaît, liquide limpide
reste au fond
Sucre
disparaît, liquide limpide
reste au fond
Sable
reste au fond
reste au fond
Beurre
reste en morceaux
disparaît, liquide limpide
a) Quels solides sont solubles dans l'eau ?
b) Le beurre agité dans l'huile donne-t-il une solution ? Si oui, nommez le soluté et le solvant.
c) Pourquoi l'eau seule n'enlève-t-elle pas une tache de beurre sur un vêtement ?
d) Un solide soluble dans l'eau est-il soluble dans tous les liquides ? Appuyez-vous sur le tableau.
e) Le tube d'eau et de sable est-il une solution ? Comment récupérer le sable ?
Voir la correction
Réponses
a)Sel et sucre
b)Oui : beurre dans l'huile
c)Le beurre est insoluble dans l'eau
d)Non : cela dépend du solvant
e)Non ; filtration
a)
Le sel et le sucre : ils disparaissent et le liquide reste limpide. Le sable et le beurre ne se dissolvent pas dans l'eau.
b)
Oui : le beurre disparaît et l'huile reste limpide. Le soluté est le BEURRE, le solvant est l'HUILE. Une solution n'est pas forcément aqueuse : le solvant peut être un autre liquide.
c)
Parce que le beurre, un corps gras, n'est pas soluble dans l'eau. Il faut un solvant qui dissout les graisses, ou un savon, dont une partie s'accroche à la graisse et l'autre à l'eau.
d)
Non. Le sel et le sucre sont solubles dans l'eau mais restent au fond de l'huile. Être soluble n'est pas une propriété du solide seul : elle dépend du COUPLE soluté et solvant.
e)
Non : le sable ne se dissout pas, on obtient un mélange hétérogène, les grains restent visibles. On le récupère par filtration, ou en laissant décanter puis en versant l'eau.
Le fil : on dit toujours soluble DANS quel solvant ; le même solide peut se dissoudre dans l'un et pas dans l'autre.
Exercice 12 : Mélanger ne veut pas dire additionner les volumes
Dans une éprouvette graduée, on verse 50,0mL d'eau, de masse 50,0 g, puis 50,0mL d'éthanol, de masse 39,5 g, et l'on agite. Le mélange obtenu est limpide et occupe 96,5mL. Le schéma ci-dessous représente l'expérience.
a) L'eau et l'éthanol sont-ils miscibles ? Justifiez.
b) Quelle est la masse du mélange ?
c) Quel volume semble avoir « disparu » ?
d) Calculez la masse volumique du mélange, au centième de gramme par millilitre. Est-elle comprise entre celle de l'eau et celle de l'éthanol ?
e) On dissout 20 g de sucre dans 100 g d'eau, soit 100mL. Quelle est la masse de la solution ? Peut-on prévoir son volume en additionnant ?
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Réponses
a)Oui
b)89,5 g
c)3,5 mL
d)≈0,93 g/mL, entre 0,79 et 1,00
e)120 g ; volumes non additifs
a)
Oui : le mélange est homogène et limpide, on ne voit pas deux couches.
b)
La masse se conserve : 50,0+39,5=89,5 g.
c)
50,0+50,0=100,0mL attendus, 96,5mL mesurés : 3,5mL semblent avoir disparu. Rien n'a disparu : les petites molécules d'eau se logent entre les molécules d'éthanol, et l'ensemble prend moins de place.
d)
ρ=96,589,5≈0,93g/mL. Elle est bien comprise entre celle de l'éthanol, 50,039,5=0,79g/mL, et celle de l'eau, 1,00g/mL.
e)
La masse de la solution vaut 100+20=120 g. Le volume, lui, ne se prévoit pas par addition : on mesure environ 112mL, bien moins que 100 mL d'eau plus le volume du tas de sucre. Les masses s'additionnent toujours, les volumes presque jamais.
Le fil : lors d'un mélange ou d'une dissolution, la masse se conserve, pas le volume.
Exercice 13 : Une tasse de café : extraction, filtration, concentration
Dans une cafetière à filtre, de l'eau chaude traverse 12 g de café moulu posés sur un filtre en papier. Elle dissout les arômes et la caféine, et l'on recueille 200mL de café dans la tasse, qui contiennent environ 90 mg de caféine. Le schéma ci-dessous représente la cafetière.
a) Le café de la tasse est-il un mélange homogène ou hétérogène ?
b) Que retient le filtre et que laisse-t-il passer ? Comment appelle-t-on le café recueilli ?
c) Calculez la concentration en masse de caféine du café filtre, en grammes par litre.
d) Un expresso de 30mL contient 60 mg de caféine. Calculez sa concentration. Combien de fois est-il plus concentré que le café filtre ? Arrondissez au dixième.
e) On allonge la tasse de café filtre avec 100mL d'eau chaude. Quelle masse de caféine contient-elle ? Quelle est sa nouvelle concentration ?
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Réponses
a)Homogène
b)Retient la mouture ; filtrat
c)0,45 g/L
d)2,0 g/L : ≈4,4 fois
e)90 mg ; 0,30 g/L
a)
Homogène : il est coloré mais limpide, on n'y distingue aucun constituant à l'œil nu.
b)
Le filtre retient la mouture, solide qui ne se dissout pas : c'est le RÉSIDU. Il laisse passer l'eau et tout ce qui y est dissous, arômes et caféine : le café recueilli est le FILTRAT.
c)
90 mg =0,090 g et 200mL=0,200 L : c=0,2000,090=0,45g/L.
d)
c=0,0300,060=2,0g/L. 0,452,0≈4,4 : l'expresso est environ quatre fois et demie plus concentré, même s'il contient moins de caféine au total que la grande tasse.
e)
Ajouter de l'eau ne retire rien : la tasse contient toujours 90 mg de caféine, mais dans 300mL. c=0,3000,090=0,30g/L.
Le fil : la concentration dit la masse PAR litre ; une petite tasse très concentrée peut contenir moins qu'une grande tasse diluée.
Exercice 14 : Problème : les marais salants
Dans un marais salant, on laisse l'eau de mer s'évaporer au soleil dans des bassins peu profonds. L'eau de mer contient environ 35 g de sels dissous par litre, dont 27 g de chlorure de sodium, le sel de table.
Un bassin rectangulaire mesure 20 m sur 10 m ; on le remplit d'eau de mer sur 5 cm de hauteur. Le schéma ci-dessous représente le bassin, sans respecter l'échelle.
a) Quel volume d'eau de mer contient le bassin, en mètres cubes puis en litres ?
b) Quelle masse de sel de table obtiendrait-on si toute l'eau s'évaporait ? Quelle masse de sels en tout ?
c) Quel changement d'état permet de récolter le sel ? Pourquoi une filtration ne marcherait-elle pas ?
d) Par beau temps, le soleil évapore 5 mm d'eau par jour. Combien de jours faut-il pour évaporer les 5 cm ?
e) La solubilité du chlorure de sodium vaut 360g/L. Quel volume d'eau reste-t-il dans le bassin quand le sel commence à cristalliser ? Quel pourcentage de l'eau s'est alors évaporé ?
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Réponses
a)10 m³ = 10 000 L
b)270 kg de sel de table ; 350 kg de sels
c)Évaporation ; le sel dissous traverse
d)10 jours
e)750 L ; 92,5 % évaporé
a)
20×10×0,05=10m3, soit 10000 L.
b)
Sel de table : 27×10000=270000 g, soit 270 kg. Sels en tout : 35×10000=350000 g, soit 350 kg.
c)
L'ÉVAPORATION, une vaporisation lente de l'eau : l'eau passe dans l'air, le sel reste. Une filtration laisserait passer le sel, qui est dissous et traverse tous les filtres.
d)
5 cm =50 mm, et 50÷5=10 jours.
e)
Le sel commence à cristalliser quand la solution est saturée, à 360g/L. Les 270000 g de chlorure de sodium sont alors dissous dans V=360270000=750 L. Il reste 750 L d'eau, l'eau évaporée vaut 10000−750=9250 L, soit 92,5%. Le sel n'apparaît donc que dans les derniers jours.
Le fil : on sépare un soluté de son solvant en faisant disparaître le solvant ; le soluté ne réapparaît qu'une fois la saturation atteinte.
Exercice 15 : Problème : la vinaigrette qui se sépare
Une vinaigrette se prépare avec 3 cuillères à soupe d'huile pour 1 cuillère à soupe de vinaigre. Une cuillère à soupe contient 15mL. Masses volumiques : huile 0,92g/mL, vinaigre 1,01g/mL.
On agite vivement, puis on laisse la vinaigrette au repos.
a) Quels volumes d'huile et de vinaigre utilise-t-on ? Quel volume de vinaigrette obtient-on ?
b) Calculez la masse d'huile, la masse de vinaigre, puis la masse de la vinaigrette, au dixième de gramme.
c) Au repos, quel liquide se place au-dessus ? Quelle fraction du volume la couche du haut occupe-t-elle ?
d) Juste après avoir agité, la vinaigrette est trouble et paraît uniforme. Est-ce un mélange homogène ?
e) Quelle technique permet de récupérer le vinaigre seul ? Lequel des deux liquides sort en premier par le robinet du bas ?
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Réponses
a)45 mL + 15 mL = 60 mL
b)41,4 g + 15,15 g ≈56,6 g
c)L'huile : 75 % du volume
d)Non : émulsion hétérogène
e)Décantation : le vinaigre sort d'abord
a)
Huile : 3×15=45mL. Vinaigre : 15mL. Les deux liquides ne sont pas miscibles, ils se juxtaposent : la vinaigrette occupe 45+15=60mL.
b)
Huile : 0,92×45=41,4 g. Vinaigre : 1,01×15=15,15 g. Vinaigrette : 41,4+15,15≈56,6 g.
c)
L'HUILE, moins dense que le vinaigre. Elle occupe 6045=43 du volume, soit 75%.
d)
Non. Elle est faite de fines gouttelettes d'huile dispersées dans le vinaigre, une émulsion : à la loupe on les distingue, et au repos elles se rassemblent en une couche. C'est un mélange HÉTÉROGÈNE, même si on ne le voit pas tout de suite.
e)
Une DÉCANTATION, dans une ampoule à décanter. Le vinaigre, plus dense, est en bas : c'est lui qui sort en premier par le robinet. On ferme le robinet quand l'huile arrive.
Le fil : deux liquides non miscibles finissent toujours en couches rangées par masse volumique, et c'est cet ordre qu'exploite la décantation.
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