Physique-chimie, Cinquième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : circuits électriques et sécurité (Cinquième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur les circuits électriques et la sécurité, au niveau de la classe de Cinquième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série : un courant n'existe que dans une BOUCLE fermée, et tout ce qui suit en découle. Une boucle unique donne le montage en série, où une coupure éteint tout ; plusieurs boucles donnent le montage en dérivation, où chaque branche vit sa vie.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : le courant ne s'arrête pas dans la lampe et ne s'y use pas, et un circuit ouvert est un circuit où RIEN ne circule, contrairement à ce que le mot suggère.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Un dipôle possède deux bornes. La pile est un générateur, la lampe et le moteur sont des récepteurs, l'interrupteur est un organe de commande.
•Un schéma s'écrit avec les symboles normalisés, des traits droits à la règle et des angles droits.
•Le courant ne circule que dans un circuit FERMÉ, c'est-à-dire une boucle complète de conducteurs contenant un générateur.
•Sens conventionnel du courant : de la borne + vers la borne − à l'extérieur du générateur, à l'inverse du déplacement réel des électrons.
•Tous les métaux sont conducteurs, mais tous les conducteurs ne sont pas des métaux : le graphite et l'eau salée conduisent aussi.
•L'eau du robinet conduit à cause des IONS qu'elle contient ; l'eau distillée conduit très mal.
•En SÉRIE : une seule boucle, l'ordre des dipôles est sans importance, une coupure éteint tout, et les lampes brillent moins à mesure qu'on en ajoute.
•En DÉRIVATION : plusieurs branches, chacune indépendante, chaque lampe brille normalement, mais le générateur s'épuise plus vite.
•Un court-circuit relie directement les deux bornes par un conducteur sans résistance : le courant devient très intense et les fils chauffent dangereusement.
•Fusible et disjoncteur protègent l'installation, pas les appareils. L'eau rend le corps conducteur : jamais d'appareil électrique avec les mains mouillées.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Les symboles normalisés et le schéma
Un schéma électrique n'est pas un dessin : c'est un langage. Chaque dipôle a un SYMBOLE normalisé, les fils sont des traits droits, et les angles sont droits.
Un schéma correct se lit de la même façon partout dans le monde, ce qu'aucun dessin ne permet.
a) Nommez les six symboles représentés.
b) Qu'est-ce qu'un dipôle ? Combien de bornes possède-t-il ?
c) Classez les six dipôles en générateurs et récepteurs. Lequel n'est ni l'un ni l'autre ?
d) Citez trois règles de tracé d'un schéma électrique qu'un dessin ne respecte pas.
e) Faites le schéma d'un circuit comportant une pile, un interrupteur et une lampe, tous en une seule boucle.
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Réponses
a)Pile, lampe, interrupteurs ouvert et fermé, moteur, conducteur ohmique
b)Deux bornes
c)Pile : générateur ; interrupteur : commande
d)Symboles, traits droits, angles droits
e)Une boucle fermée pile-interrupteur-lampe
a) Une pile, une lampe, un interrupteur ouvert, un interrupteur fermé, un moteur et un conducteur ohmique.
b) Un dipôle est un composant qui possède exactement DEUX bornes, par lesquelles il est relié au reste du circuit. Pile, lampe, moteur, interrupteur et conducteur ohmique sont tous des dipôles.
c) Générateur : la pile, seule à fournir l'énergie électrique. Récepteurs : la lampe, le moteur et le conducteur ohmique, qui la consomment. L'interrupteur n'est ni l'un ni l'autre : c'est un organe de commande, il ouvre ou ferme le passage sans rien fournir ni consommer.
d) Premièrement, on utilise les symboles normalisés, jamais un dessin de l'objet. Deuxièmement, les fils sont des segments de DROITE, tracés à la règle. Troisièmement, les changements de direction se font à angle droit, et l'on donne au circuit une forme simple, souvent rectangulaire. On peut ajouter qu'on ne croise jamais deux fils sans nécessité.
e) On trace un rectangle. Sur le côté gauche on place le symbole de la pile, sur le côté haut celui de l'interrupteur, sur le côté bas celui de la lampe, et l'on relie le tout par des segments droits. La boucle doit être FERMÉE sur le papier, sinon le schéma décrit un circuit ouvert.
Exercice 2 : La boucle, le circuit ouvert et le circuit fermé
Pour qu'un courant circule, il faut une BOUCLE fermée de matériaux conducteurs, contenant au moins un générateur. La moindre coupure arrête tout, instantanément et partout.
a) Dans lequel des deux circuits la lampe brille-t-elle ? Justifiez avec le mot « boucle ».
b) Où passe le courant dans le circuit fermé ? Décrivez son trajet en partant de la borne + de la pile.
c) Quel est le sens conventionnel du courant dans un circuit ? Est-ce le sens de déplacement réel des électrons ?
d) On ouvre l'interrupteur : la lampe s'éteint. Combien de temps après, approximativement ? Que peut-on en déduire ?
e) On remplace l'interrupteur par un fil de fer, puis par une règle en plastique. Décrivez ce qui se passe dans chaque cas.
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Réponses
a)Le circuit fermé
b)De + à −, en passant par la lampe
c)De + vers − ; électrons en sens inverse
d)Instantanément : tout s'arrête partout
e)Fer : allumée ; plastique : éteinte
a) Dans le circuit FERMÉ, celui de droite. La boucle y est complète : le courant peut faire le tour. Dans le circuit ouvert, l'interrupteur coupe la boucle et rien ne circule, la lampe reste éteinte.
b) Le courant sort par la borne + de la pile, parcourt le fil jusqu'à l'interrupteur fermé, le traverse, continue jusqu'à la lampe, la traverse en la faisant briller, et revient à la borne − de la pile. Il fait un tour complet, sans jamais s'arrêter ni s'user en chemin.
c) Le sens conventionnel va de la borne + vers la borne − à l'extérieur du générateur. Non, ce n'est pas le sens réel des électrons : eux se déplacent en sens INVERSE, du − vers le +. Le sens conventionnel a été fixé avant qu'on ne découvre l'électron, et on l'a conservé.
d) Elle s'éteint pratiquement instantanément, en une fraction de seconde imperceptible. On en déduit que l'effet se propage dans tout le circuit à une vitesse énorme : ce ne sont pas des électrons partis de la pile qui doivent atteindre la lampe, c'est le mouvement d'ensemble qui s'arrête partout à la fois.
e) Avec le fil de fer, la lampe s'allume : le fer est conducteur, il referme la boucle. Avec la règle en plastique, la lampe reste éteinte : le plastique est isolant, il ne laisse pas passer le courant, la boucle reste électriquement ouverte même si elle est fermée géométriquement.
Exercice 3 : Conducteurs et isolants
Pour savoir si un matériau conduit le courant, on l'intercale dans un circuit contenant une pile et une lampe. Si la lampe s'allume, le matériau est CONDUCTEUR ; si elle reste éteinte, il est ISOLANT.
a) Décrivez le protocole de ce test en trois phrases, et dites ce qu'il faut vérifier AVANT de tester le premier objet.
b) Prévoyez le résultat pour : une pièce de monnaie, une gomme, un trombone, un crayon à papier tenu par la mine, une bouteille d'eau du robinet, une règle en bois sec.
c) Quels matériaux sont, en général, de bons conducteurs ? Donnez la famille et deux exemples.
d) L'eau du robinet conduit le courant, l'eau distillée presque pas. Expliquez la différence.
e) Un fil électrique est fait d'une âme de cuivre entourée d'une gaine de plastique. Justifiez ce choix de deux matériaux en une phrase pour chacun.
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Réponses
a)Pointes en contact : la lampe doit s'allumer
b)Conducteurs : pièce, trombone, mine, eau
c)Les métaux
d)Les ions dissous
e)Cuivre conducteur ; plastique isolant
a) On construit un circuit en série comprenant une pile, une lampe et deux fils libres, les pointes de touche. On met les deux pointes en contact l'une avec l'autre pour vérifier que la lampe s'allume, ce qui prouve que le circuit testeur fonctionne. On place ensuite l'objet à tester entre les deux pointes et on observe la lampe. La vérification préalable est indispensable : sans elle, une lampe grillée ferait passer tous les objets pour des isolants.
b) S'allume, donc conducteur : la pièce de monnaie, le trombone, la mine de crayon, qui est en graphite, et, faiblement, l'eau du robinet. Reste éteinte, donc isolant : la gomme et la règle en bois sec.
c) Les MÉTAUX sont les bons conducteurs, sans exception : cuivre, fer, aluminium, argent, or. Le graphite est le grand conducteur non métallique, et c'est ce qui rend le test de la mine de crayon si surprenant pour les élèves.
d) L'eau distillée ne contient presque que des molécules d'eau, électriquement neutres, et conduit très mal. L'eau du robinet contient des IONS dissous, calcium, magnésium, chlorure, qui sont des porteurs de charge mobiles : ce sont eux qui assurent le passage du courant. Ce n'est donc pas l'eau qui conduit, ce sont les ions qu'elle transporte.
e) Le cuivre est choisi parce que c'est un excellent conducteur, peu coûteux et facile à étirer en fil. Le plastique est choisi parce qu'il est isolant : il empêche le courant de partir ailleurs et protège la main qui tient le fil.
Exercice 4 : Le circuit en série
Dans un circuit en SÉRIE, tous les dipôles sont montés les uns à la suite des autres, sur une boucle unique. Il n'y a qu'un seul chemin possible pour le courant.
a) Combien y a-t-il de boucles dans le montage en série ? Combien de chemins possibles pour le courant ?
b) On dévisse l'une des deux lampes. Que devient l'autre ? Expliquez.
c) On échange la place de la lampe et de l'interrupteur dans la boucle. Le fonctionnement change-t-il ? Que peut-on en conclure sur l'ordre des dipôles ?
d) On ajoute une troisième lampe en série. Que constate-t-on sur l'éclat des lampes ?
e) Donnez un objet du quotidien où un montage en série est un avantage, et un autre où il est un défaut.
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Réponses
a)Une boucle, un chemin
b)Elle s'éteint
c)Rien ne change : l'ordre est sans importance
d)Elles brillent moins
e)Interrupteur : avantage ; guirlande : défaut
a) Une seule boucle, donc un seul chemin. C'est la définition même du montage en série, et c'est de là que découlent toutes ses propriétés.
b) L'autre s'éteint aussi. Dévisser une lampe OUVRE la boucle unique : plus aucun courant ne circule nulle part, donc plus aucun dipôle ne fonctionne. Il n'y a pas de chemin de secours.
c) Le fonctionnement ne change pas : la lampe brille de la même façon et l'interrupteur commande toujours tout. L'ORDRE des dipôles dans une boucle en série n'a aucune importance, ce qui compte est seulement qu'ils soient tous sur la même boucle.
d) Les lampes brillent moins fort qu'avec deux, et bien moins qu'avec une seule. Ajouter un récepteur en série gêne davantage le passage du courant, donc l'éclat de chacune diminue.
e) Avantage : un interrupteur est nécessairement en série avec ce qu'il commande, c'est ce qui lui permet de tout couper d'un geste. Défaut : les vieilles guirlandes de Noël, où une seule ampoule grillée éteint toute la guirlande sans qu'on sache laquelle.
Exercice 5 : Le circuit en dérivation
Dans un circuit en DÉRIVATION, le courant se sépare en plusieurs branches puis se rejoint. Les points où les fils se séparent et se rejoignent sont les NŒUDS.
Le montage de droite de la figure précédente comporte deux lampes en dérivation.
a) Combien ce montage compte-t-il de branches et de nœuds ? Nommez la branche qui contient le générateur.
b) On dévisse l'une des deux lampes. Que devient l'autre ? Comparez avec le montage en série.
c) On ajoute une troisième lampe en dérivation. Que constate-t-on sur l'éclat des trois lampes ? Et sur la durée de vie de la pile ?
d) Deux lampes en dérivation brillent-elles autant qu'une seule lampe branchée seule sur la même pile ? Justifiez.
e) Les prises de courant d'une maison sont-elles en série ou en dérivation ? Donnez deux raisons de ce choix.
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Réponses
a)3 branches, 2 nœuds
b)Elle continue de briller
c)Éclat normal ; pile usée plus vite
d)Oui, autant
e)En dérivation
a) Trois branches et deux nœuds. La branche qui contient le générateur s'appelle la branche PRINCIPALE ; les deux autres sont les branches dérivées. Un nœud est un point où au moins trois fils se rejoignent.
b) L'autre continue de briller normalement : sa branche est intacte et le courant y circule toujours. C'est la différence décisive avec le montage en série, où dévisser une lampe éteint tout.
c) Les trois lampes brillent normalement, chacune comme si elle était seule. En revanche la pile fournit du courant à trois branches au lieu de deux : elle s'use PLUS VITE. Le confort se paie en consommation.
d) Oui, pratiquement autant : chaque branche reçoit la même tension, celle de la pile, donc chaque lampe brille comme si elle était seule. La différence est ailleurs, dans le courant total débité, qui double.
e) En DÉRIVATION. Première raison : chaque appareil reçoit la pleine tension du secteur et fonctionne normalement, quel que soit le nombre d'appareils branchés. Seconde raison : chaque appareil est indépendant, on peut en éteindre un sans couper les autres, et un appareil en panne n'arrête pas la maison.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : l'éclairage d'un vélo
Un vélo est équipé d'une dynamo, d'un feu avant et d'un feu arrière. La dynamo produit du courant lorsque la roue tourne.
Le schéma montre le montage réellement utilisé par le constructeur.
a) Les deux feux sont-ils montés en série ou en dérivation ? Justifiez en repérant les nœuds.
b) Le feu arrière grille. Que devient le feu avant ? Pourquoi ce comportement est-il souhaitable ?
c) Un autre constructeur monte les deux feux en série pour économiser du fil. Quels sont les deux inconvénients ?
d) Quand le cycliste s'arrête à un feu rouge, les lampes s'éteignent. Expliquez pourquoi, à partir du rôle de la dynamo.
e) Proposez une modification simple du circuit pour que le feu arrière reste allumé à l'arrêt, et dites quel composant il faut ajouter.
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Réponses
a)En dérivation
b)Le feu avant fonctionne toujours
c)Tout s'éteint et l'éclat baisse
d)La dynamo ne produit plus
e)Ajouter un stockage : batterie ou condensateur
a) En DÉRIVATION. On repère deux nœuds, là où le fil venant de la dynamo se sépare en deux et là où les deux branches se rejoignent. Chaque feu occupe une branche, et la dynamo est dans la branche principale.
b) Le feu avant continue de fonctionner normalement : sa branche est indépendante. C'est souhaitable pour la sécurité, car un cycliste dont l'ampoule arrière a grillé garde au moins son éclairage avant, et voit donc toujours la route.
c) Premier inconvénient : une ampoule grillée éteint les DEUX feux, et le cycliste se retrouve totalement dans le noir. Second inconvénient : les deux lampes se partagent la tension de la dynamo, donc elles brillent nettement moins fort, ce qui est exactement le contraire de ce qu'on demande à un éclairage.
d) La dynamo n'est pas une pile : elle ne stocke rien, elle CONVERTIT le mouvement de la roue en énergie électrique. Roue arrêtée, plus de mouvement, plus de production, donc plus de courant et les lampes s'éteignent.
e) Il suffit d'ajouter une petite batterie ou un condensateur en dérivation sur la branche du feu arrière : il se charge pendant que le cycliste roule et restitue son énergie à l'arrêt. C'est exactement ce que font les feux modernes dits à fonction stationnement, et cela demande un composant de STOCKAGE, que la dynamo seule ne peut pas remplacer.
Exercice 7 : Problème : la lampe de poche
Une lampe de poche contient deux piles plates de 4,5V, une ampoule et un interrupteur. Un élève la démonte, remonte tout, et elle ne fonctionne plus.
a) Faites la liste des vérifications à effectuer, dans un ordre logique, pour trouver la panne.
b) Il constate qu'il a placé les deux piles dans le même sens, borne + contre borne +. Que se passe-t-il alors ? Dessinez le raisonnement avec les bornes.
c) Remontées correctement, les deux piles sont en série. Quelle tension totale fournissent-elles ?
d) L'ampoule porte l'indication 9V. Est-elle adaptée ? Que se passerait-il avec une ampoule marquée 4,5V ?
e) L'élève veut doubler la durée d'éclairage sans changer l'éclat. Faut-il ajouter des piles en série ou en dérivation ? Justifiez.
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Réponses
a)Ampoule, sens des piles, contacts
b)Tensions opposées : ≈ 0 V
c)9,0 V
d)Oui ; une 4,5 V grillerait
e)En dérivation
a) On vérifie d'abord que l'ampoule n'est pas grillée, en la regardant par transparence ou en la testant sur un autre circuit. On vérifie ensuite le SENS des piles et leur état de charge. On vérifie enfin les contacts : lamelles oxydées, ressort mal placé, ampoule mal vissée. Aller du plus probable au moins probable est la méthode de tout dépannage.
b) Placées + contre +, les deux piles poussent le courant dans des sens OPPOSÉS : leurs effets se retranchent au lieu de s'ajouter. La tension totale devient nulle, ou presque, et l'ampoule reste éteinte. Pour s'additionner, les piles doivent être montées en série borne + contre borne −.
c) En série et dans le bon sens, les tensions s'ajoutent : 4,5+4,5=9,0V.
d) Oui, l'ampoule est adaptée : elle est prévue pour 9V, ce qui est exactement la tension fournie. Une ampoule marquée 4,5V recevrait le double de sa tension nominale : elle brillerait très fort pendant quelques secondes, puis son filament grillerait.
e) En DÉRIVATION. Deux jeux de piles en dérivation gardent la même tension, 9V, donc le même éclat, mais chacun ne fournit que la moitié du courant : l'ensemble tient deux fois plus longtemps. En série, la tension monterait à 18V et l'ampoule grillerait immédiatement.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Le courant part de la pile, va jusqu'à la lampe et s'y arrête. »
2) « Dans un circuit en série, la lampe la plus proche de la pile brille davantage. »
3) « Un circuit ouvert est un circuit dans lequel le courant circule librement. »
4) « Tous les objets qui ne sont pas en métal sont isolants. »
5) « Deux piles montées en dérivation donnent une tension double. »
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Réponses
1)Le courant fait une boucle
2)Même éclat en série
3)Ouvert : aucun courant
4)Le graphite conduit
5)4,5 V en dérivation
1) FAUX. Le courant fait une BOUCLE complète : il sort par une borne de la pile, traverse la lampe et revient par l'autre borne. Il ne s'arrête ni ne s'use dans la lampe ; c'est de l'énergie qui s'y convertit en lumière et en chaleur, pas du courant qui s'y consomme.
2) FAUX. Dans un circuit en série, l'ordre des dipôles n'a aucune importance et les deux lampes identiques brillent EXACTEMENT autant. L'intensité est la même en tout point de la boucle unique.
3) FAUX. C'est l'inverse : un circuit OUVERT est coupé, aucun courant n'y circule. Le courant ne circule que dans un circuit FERMÉ, c'est-à-dire dont la boucle est complète.
4) FAUX. Le graphite de la mine de crayon n'est pas un métal et conduit pourtant très bien. L'eau salée non plus, et elle conduit. La bonne règle est que tous les métaux sont conducteurs, mais que tous les conducteurs ne sont pas des métaux.
5) FAUX. En DÉRIVATION, la tension reste celle d'une seule pile ; ce qui double, c'est la durée pendant laquelle l'ensemble peut fournir du courant. C'est le montage en SÉRIE, bien orienté, qui double la tension.
Exercice 9 : Problème : sécurité électrique à la maison
Le secteur d'une maison délivre une tension bien plus élevée que celle d'une pile : 120V au Québec, 230V en France. Cette tension est dangereuse pour le corps humain.
a) Qu'est-ce qu'un court-circuit ? Décrivez ce qui se passe dans les fils quand il se produit.
b) À quoi servent un fusible et un disjoncteur ? Que protègent-ils exactement ?
c) Pourquoi ne faut-il jamais utiliser un appareil électrique dans une baignoire ou avec les mains mouillées ?
d) Un enfant introduit une pince métallique dans une prise. Expliquez le danger avec le vocabulaire du chapitre, et nommez la protection prévue sur les prises modernes.
e) Un multiprise porte l'indication 16A maximum. Que risque-t-on en y branchant en cascade plusieurs multiprises chargées d'appareils puissants ?
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Réponses
a)Liaison directe des bornes : échauffement
b)Coupent le circuit, protègent l'installation
c)L'eau rend le corps conducteur
d)Électrisation ; obturateurs
e)Surchauffe et incendie
a) Un court-circuit est une liaison directe, par un conducteur sans résistance, entre les deux bornes d'un générateur ou d'un récepteur. Le courant emprunte alors ce chemin trop facile et devient très intense. Les fils s'échauffent violemment, leur gaine fond, et un incendie peut se déclarer ; une pile peut chauffer au point de couler ou d'éclater.
b) Ils COUPENT automatiquement le circuit dès que l'intensité dépasse une valeur fixée. Le fusible le fait en fondant, une seule fois ; le disjoncteur en s'ouvrant, et il se réarme. Ils protègent l'INSTALLATION, c'est-à-dire les fils encastrés dans les murs, contre l'échauffement et l'incendie.
c) Parce que l'eau du robinet contient des ions dissous qui la rendent conductrice, alors que la peau sèche conduit assez mal. Les mains mouillées, ou un corps immergé, offrent au courant un chemin facile à travers l'organisme, et une électrisation sans conséquence à sec peut devenir mortelle.
d) La pince est en métal, donc conductrice : elle relie l'enfant à une borne du secteur, et le courant peut traverser son corps jusqu'au sol. C'est une électrisation, qui devient une électrocution si elle est mortelle. Les prises modernes comportent des OBTURATEURS, de petits volets qui ne s'ouvrent que si l'on enfonce simultanément deux broches, ce qu'un objet unique ne permet pas.
e) La multiprise et le fil qui l'alimente ne supportent que 16A. En cascadant plusieurs multiprises, on peut dépasser cette valeur sans que le disjoncteur du tableau, prévu pour la ligne entière, ne réagisse forcément. Le fil de la multiprise chauffe alors dangereusement, souvent derrière un meuble, et c'est une cause classique d'incendie domestique.
Exercice 10 : Problème : concevoir l'éclairage d'une maquette
Un groupe réalise la maquette d'une maison à deux pièces. Il dispose d'une pile plate, de trois lampes identiques, de deux interrupteurs et de fils.
Cahier des charges : deux lampes éclairent le salon et doivent s'allumer ensemble avec le premier interrupteur ; une lampe éclaire la chambre et s'allume avec le second interrupteur, indépendamment du salon. Les trois lampes doivent briller normalement.
a) Les trois lampes peuvent-elles être montées toutes en série ? Justifiez en confrontant le cahier des charges.
b) Décrivez le montage à réaliser, en précisant le nombre de branches et ce que contient chacune.
c) Où placer chaque interrupteur pour qu'il commande bien ce qu'il doit commander, et rien d'autre ?
d) Les deux lampes du salon doivent s'allumer ensemble et briller normalement. Comment les monter entre elles ? Justifiez.
e) Le groupe veut ajouter un interrupteur général qui éteigne toute la maison. Où le placer ? Justifiez.
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Réponses
a)Non
b)Deux branches dérivées
c)Chacun dans sa branche
d)En dérivation
e)Dans la branche principale
a) Non. En série, il n'y a qu'une boucle : un seul interrupteur commanderait tout, la chambre ne serait pas indépendante, et les trois lampes se partageraient la tension de la pile, donc brilleraient faiblement. Le cahier des charges est violé sur les deux points.
b) Il faut un montage en DÉRIVATION à deux branches dérivées, plus la branche principale. La branche principale contient la pile. La première branche dérivée contient le premier interrupteur et les deux lampes du salon. La seconde branche dérivée contient le second interrupteur et la lampe de la chambre.
c) Chaque interrupteur se place EN SÉRIE à l'intérieur de la branche qu'il doit commander, jamais dans la branche principale ni dans l'autre branche. Ainsi, l'ouvrir coupe uniquement sa branche et laisse l'autre intacte.
d) En DÉRIVATION l'une par rapport à l'autre, à l'intérieur de la branche du salon, chacune recevant alors la pleine tension et brillant normalement. Les monter en série entre elles les ferait bien s'allumer ensemble, mais chacune ne recevrait que la moitié de la tension et brillerait faiblement, ce que le cahier des charges interdit.
e) Dans la BRANCHE PRINCIPALE, en série avec la pile, avant le premier nœud. Placé là, il est traversé par le courant total : l'ouvrir coupe l'alimentation des deux branches à la fois, donc toute la maison. C'est exactement la fonction du disjoncteur général d'un logement réel.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Lire un schéma à trois lampes et deux interrupteurs
Un circuit comporte une pile, deux interrupteurs K1 et K2 et trois lampes identiques L1, L2 et L3.
La branche principale contient la pile, K1 et L1. Elle se sépare ensuite en deux branches dérivées : la première contient L2 seule, la seconde contient K2 et L3.
a) Combien le circuit compte-t-il de branches et de nœuds ?
b) K1 est fermé et K2 ouvert. Quelles lampes brillent ?
c) K1 et K2 sont fermés. Quelles lampes brillent ?
d) K1 est ouvert et K2 fermé. Quelles lampes brillent ?
e) K1 et K2 sont fermés et la lampe L2 grille. Quelles lampes brillent encore ? Et si c'était L1 qui grillait ?
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Réponses
a)3 branches, 2 nœuds
b)L1 et L2
c)Les trois
d)Aucune
e)L1 et L3 ; si L1 grille, aucune
a) Trois branches, la principale et deux dérivées, séparées par deux nœuds : l'un où le courant se partage, l'autre où il se rejoint.
b) K1 fermé : la branche principale conduit, L1 brille. La branche de L2 est complète, L2 brille. La branche de L3 est coupée par K2 ouvert : L3 reste éteinte. Brillent : L1 et L2.
c) Toutes les branches sont fermées : L1, L2 et L3 brillent.
d) K1 ouvert coupe la branche PRINCIPALE, par laquelle passe tout le courant : aucune lampe ne brille, même si K2 est fermé. Un interrupteur de la branche principale commande tout le circuit.
e) Si L2 grille, sa branche est coupée, mais les autres ne dépendent pas d'elle : L1 et L3 brillent encore. Si L1 grille, c'est la branche principale qui est coupée : plus aucune lampe ne brille.
Le fil : un élément de la branche principale agit sur tout le circuit, un élément d'une branche dérivée n'agit que sur sa branche.
Exercice 12 : Le va-et-vient de l'escalier
Une lampe éclaire un escalier. On veut pouvoir l'allumer et l'éteindre aussi bien d'en bas que d'en haut. On utilise deux interrupteurs spéciaux, A en bas et B en haut, qui ont chacun deux positions, notées 1 et 2.
Ils sont câblés de sorte que la lampe est allumée quand A et B sont dans la MÊME position, et éteinte sinon.
a) A est en position 1 et B en position 1. La lampe est-elle allumée ?
b) A est en position 1 et B en position 2. La lampe est-elle allumée ?
c) La lampe est allumée. Une personne bascule A en bas de l'escalier, monte, puis bascule B en haut. Dans quel état est la lampe après chaque geste ?
d) Combien de combinaisons de positions existe-t-il pour A et B ? Dans combien la lampe est-elle allumée ?
e) Pourquoi deux interrupteurs ordinaires montés en série avec la lampe ne conviendraient-ils pas ?
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Réponses
a)Allumée
b)Éteinte
c)Éteinte, puis allumée
d)4 combinaisons, 2 allumées
e)Impossible de rallumer d'en haut
a) Même position : la lampe est allumée.
b) Positions différentes : la lampe est éteinte.
c) Au départ, les positions sont les mêmes. Basculer A rend les positions différentes : la lampe s'éteint. Basculer ensuite B les rend de nouveau identiques : la lampe se rallume. Chaque geste, d'où qu'il vienne, change l'état de la lampe.
d) A a 2 positions et B en a 2 : 2×2=4 combinaisons, (1;1), (1;2), (2;1), (2;2). La lampe est allumée dans 2 d'entre elles, celles où les positions sont identiques.
e) En série, la lampe ne brille que si les DEUX interrupteurs sont fermés. Si l'on éteint en bas en ouvrant le premier, la personne arrivée en haut ne peut pas rallumer : fermer ou ouvrir le second ne change rien tant que le premier est ouvert. Le va-et-vient permet au contraire à chaque interrupteur d'inverser l'état de la lampe.
Le fil : un montage se conçoit à partir de ce qu'on attend de lui ; ici, chaque geste doit inverser l'état de la lampe.
Exercice 13 : La boîte noire : série ou dérivation ?
Trois boîtes fermées contiennent chacune une pile et deux lampes identiques L1 et L2, dont on ne voit que les ampoules, vissées sur le couvercle. On ne peut pas ouvrir les boîtes, seulement dévisser une ampoule et observer.
a) Boîte 1 : quand on dévisse L1, L2 s'éteint. Comment les lampes sont-elles montées ?
b) Boîte 2 : quand on dévisse L1, L2 continue de briller avec le même éclat. Comment les lampes sont-elles montées ?
c) Boîte 3 : sans rien dévisser, les deux lampes brillent nettement moins qu'une lampe seule sur la même pile. Quel montage peut-on supposer ?
d) Avec ses deux lampes allumées, la pile de la boîte 2 s'use en 5 heures environ. Avec une seule lampe, en combien de temps s'userait-elle, approximativement ?
e) Le test « dévisser une lampe » suffit-il toujours à distinguer une boîte en série d'une boîte en dérivation ?
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Réponses
a)Série
b)Dérivation
c)Série
d)Environ 10 heures
e)Oui
a) En SÉRIE : dévisser L1 ouvre la boucle unique, plus aucun courant ne circule, L2 s'éteint.
b) En DÉRIVATION : L2 est sur sa propre branche, qui reste fermée quand on retire L1.
c) En série : deux lampes en série se partagent la tension de la pile et brillent faiblement, alors qu'en dérivation chacune brillerait comme si elle était seule.
d) En dérivation, la pile débite le courant des deux branches ; avec une seule lampe, elle n'en débite que la moitié. Elle tiendrait environ deux fois plus longtemps : 2×5=10 heures.
e) Oui. En série, retirer une lampe éteint forcément l'autre ; en dérivation, l'autre continue forcément de briller. Les deux réponses possibles désignent sans ambiguïté les deux montages.
Le fil : on reconnaît un montage à son COMPORTEMENT, sans avoir besoin de voir les fils.
Exercice 14 : Problème : le système d'alarme, ET ou OU ?
Un capteur de porte se comporte comme un interrupteur qui se FERME quand la porte s'ouvre. Dans chaque montage ci-dessous, il y a une pile et une sirène, ou une lampe, qui fonctionne quand le courant passe.
a) Une maison a deux portes. La sirène doit sonner si la porte A OU la porte B s'ouvre. Faut-il monter les deux capteurs en série ou en dérivation ?
b) Un coffre-fort porte deux serrures, chacune avec un interrupteur qui se ferme quand on tourne sa clé. La lampe verte ne doit s'allumer que si la clé 1 ET la clé 2 sont tournées. Série ou dérivation ?
c) Dans le montage de la question a), la porte A est ouverte et la porte B fermée. La sirène sonne-t-elle ?
d) Dans le montage de la question b), seule la clé 1 est tournée. La lampe s'allume-t-elle ?
e) On équipe trois portes de capteurs montés comme en a). Combien y a-t-il de situations possibles, chaque porte étant ouverte ou fermée ? Dans combien la sirène sonne-t-elle ?
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Réponses
a)Dérivation : OU
b)Série : ET
c)Oui
d)Non
e)8 situations, sirène dans 7
a) En DÉRIVATION : chaque capteur est sur sa propre branche. Il suffit qu'UNE branche soit fermée pour que le courant passe dans la sirène, placée dans la branche principale.
b) En SÉRIE : il n'y a qu'une boucle, le courant ne passe que si les DEUX interrupteurs sont fermés. Une seule clé laisse la boucle ouverte.
c) Oui : la branche du capteur A est fermée, le courant passe par elle, la sirène sonne.
d) Non : l'interrupteur de la clé 2 reste ouvert, la boucle unique est coupée, la lampe reste éteinte.
e) Chaque porte a 2 états : 2×2×2=8 situations. La sirène se tait dans une seule, quand les trois portes sont fermées : elle sonne dans 8−1=7 situations.
Le fil : des interrupteurs en série réalisent un ET, des interrupteurs en dérivation réalisent un OU ; c'est le principe des circuits logiques des ordinateurs.
Exercice 15 : Problème : la voiture miniature et son moteur
Une voiture miniature est équipée d'un petit moteur alimenté par une pile de 4,5V, à travers un interrupteur. Quand on ferme l'interrupteur, les roues tournent et la voiture avance.
a) On retourne la pile dans son logement. Que fait le moteur ? Et la voiture ?
b) On ajoute une petite lampe témoin en série avec le moteur. Elle brille faiblement quand le moteur tourne. On bloque les roues avec la main : que devient l'éclat de la lampe ? Pourquoi ne faut-il pas bloquer le moteur longtemps ?
c) Une version à deux moteurs, un par roue arrière, doit rouler aussi vite que la version à un moteur, avec la même pile. Faut-il monter les moteurs en série ou en dérivation ?
d) Avec un seul moteur, la pile tient environ 3 heures. Avec deux moteurs en dérivation, combien de temps environ ?
e) On veut une commande marche avant et marche arrière. Qu'est-ce que l'interrupteur spécial à ajouter doit changer dans le circuit du moteur ?
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Réponses
a)Sens inverse : la voiture recule
b)Plus forte : le moteur bloqué chauffe
c)En dérivation
d)Environ 1,5 heure
e)Inverser le sens du courant
a) Le moteur tourne dans l'AUTRE sens : le sens de rotation dépend du sens du courant, qui s'inverse quand on retourne la pile. La voiture recule. Une lampe, elle, brillerait de la même façon dans les deux sens.
b) La lampe brille plus fort : un moteur bloqué laisse passer davantage de courant qu'un moteur qui tourne. Toute l'énergie reçue se transforme alors en chaleur dans le moteur, qui chauffe et peut griller.
c) En DÉRIVATION : chaque moteur reçoit alors toute la tension de la pile et tourne comme s'il était seul. En série, ils se partageraient la tension et tourneraient moins vite.
d) La pile débite environ deux fois plus de courant : elle tient environ deux fois moins longtemps, 3÷2=1,5 heure.
e) Il doit INVERSER le sens du courant dans le moteur, comme si l'on retournait la pile, en échangeant les deux fils qui arrivent à ses bornes.
Le fil : contrairement à une lampe, un moteur est sensible au sens du courant ; et le choix série ou dérivation décide de la vitesse comme de l'autonomie.
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