Physique-chimie, Quatrième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : tension, intensité et loi d'Ohm (Quatrième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur la tension, l'intensité et la loi d'Ohm, au niveau de la classe de Quatrième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série : deux grandeurs, deux comportements exactement croisés. L'intensité est commune en série et se partage en dérivation ; la tension se partage en série et est commune en dérivation. Tout le reste du chapitre n'est que la loi d'Ohm et de la lecture d'appareils.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : l'ampèremètre se branche en série et le voltmètre en dérivation, jamais l'inverse, et le courant ne s'use pas en traversant une lampe, c'est l'énergie qui s'y dépense.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Intensité I, en ampères, mesurée à l'ampèremètre branché EN SÉRIE. 1A=1000mA.
•Tension U, en volts, mesurée au voltmètre branché EN DÉRIVATION aux bornes du dipôle.
•Loi des noeuds : la somme des intensités entrantes est égale à la somme des intensités sortantes.
•Loi d'additivité des tensions : en série, la tension du générateur est la somme des tensions des récepteurs.
•En SÉRIE : une seule intensité pour tout le circuit, la tension se partage.
•En DÉRIVATION : une seule tension pour toutes les branches, l'intensité se partage.
•Loi d'Ohm : U=R×I, valable pour un conducteur OHMIQUE seulement, pas pour une lampe.
•Caractéristique d'un conducteur ohmique : une droite passant par l'origine, de pente R.
•Résistances en série : Req=R1+R2, plus grande que chacune. En dérivation, la résistance équivalente est plus PETITE que chacune.
•Court-circuiter un dipôle annule sa tension et reporte toute la tension sur les autres. Un disjoncteur protège les fils de l'installation, pas les appareils.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Intensité, ampèremètre et loi des noeuds
L'intensité du courant se mesure en ampères avec un ampèremètre, toujours branché EN SÉRIE dans la branche où l'on veut mesurer.
Loi des noeuds : la somme des intensités qui arrivent à un noeud est égale à la somme de celles qui en repartent.
Dans le circuit ci-dessous, on mesure I1=0,30A dans la première branche et I2=0,15A dans la seconde.
a) Combien le circuit compte-t-il de branches ? Combien de noeuds ?
b) Calculez l'intensité I débitée par le générateur.
c) Convertissez I en milliampères. Rappelez la relation entre l'ampère et le milliampère.
d) On débranche la lampe L2. Que devient l'intensité dans la branche de L1 ? Que devient l'intensité débitée par le générateur ?
e) Un élève branche l'ampèremètre en dérivation aux bornes de L1. Pourquoi est-ce une erreur, et que risque-t-il ?
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Réponses
a)3 branches, 2 noeuds
b)I=0,45 A
c)450 mA
d)0,30 A dans L1 ; le générateur débite 0,30 A
e)Il court-circuite la lampe
a) Trois branches : celle du générateur et les deux branches des lampes. Deux noeuds, un en haut et un en bas, là où les fils se séparent puis se rejoignent. Un noeud est un point où au moins trois fils se rencontrent.
b) La loi des noeuds donne I=I1+I2=0,30+0,15=0,45A. L'intensité débitée par le générateur est la SOMME de celles des branches : elle est donc toujours la plus grande du circuit.
c) 1A=1000mA, donc I=0,45×1000=450mA. Le calibre d'un ampèremètre est souvent gradué en milliampères, et c'est là que se perdent les points.
d) Dans la branche de L1, rien ne change : elle reste soumise à la même tension du générateur, donc traversée par 0,30A. En revanche le générateur ne débite plus que 0,30A au lieu de 0,45. C'est le grand avantage du montage en dérivation : chaque branche est indépendante.
e) Un ampèremètre se branche TOUJOURS en série : il doit être traversé par le courant qu'il mesure. Branché en dérivation, il court-circuite la lampe, car sa résistance est presque nulle : un courant très intense le traverse, il peut griller son fusible interne ou détériorer le générateur.
Exercice 2 : Tension, voltmètre et loi d'additivité
La tension se mesure en volts avec un voltmètre, toujours branché EN DÉRIVATION aux bornes du dipôle dont on veut la tension.
Loi d'additivité des tensions : dans un circuit en série, la tension du générateur est égale à la somme des tensions des récepteurs.
a) Le générateur délivre 6,0V et on mesure U1=2,0V aux bornes de R1. Que vaut U2 ?
b) Comparez le rapport U1U2 au rapport R1R2. Que constatez-vous ?
c) On ajoute un troisième conducteur ohmique en série, aux bornes duquel on mesure 1,5V. Les deux autres tensions peuvent-elles rester inchangées ? Justifiez.
d) Où faut-il brancher le voltmètre pour mesurer la tension aux bornes du générateur ? Faites une phrase précise.
e) Un élève branche le voltmètre en série dans le circuit. Que se passe-t-il, et pourquoi ?
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Réponses
a)U2=4,0 V
b)Rapports égaux : 2
c)Non : somme de 6,0 V
d)En dérivation sur le générateur
e)Le courant devient presque nul
a) La loi d'additivité donne U1+U2=6,0, donc U2=6,0−2,0=4,0V.
b) U1U2=2,04,0=2 et R1R2=2040=2. Les deux rapports sont égaux : dans un circuit en série, la tension se répartit PROPORTIONNELLEMENT aux résistances. La plus grosse résistance prend la plus grosse part de la tension.
c) Non, elles ne peuvent pas rester inchangées : la somme des trois tensions doit toujours valoir 6,0V, et 2,0+4,0+1,5=7,5V dépasserait la tension du générateur. En réalité l'ajout d'une résistance diminue l'intensité, donc toutes les tensions changent.
d) Il faut brancher le voltmètre EN DÉRIVATION, c'est-à-dire relier sa borne V à une borne du générateur et sa borne COM à l'autre, sans ouvrir le circuit. Le circuit continue de fonctionner pendant la mesure.
e) Le courant s'arrête, ou devient négligeable, et les lampes s'éteignent. Un voltmètre a une très GRANDE résistance, justement pour ne pas perturber le circuit quand il est branché en dérivation ; placé en série, cette grande résistance bloque le passage du courant.
Exercice 3 : La loi d'Ohm
Un conducteur ohmique est un dipôle pour lequel la tension est proportionnelle à l'intensité : U=R×I, avec U en volts, I en ampères et R en ohms.
Sa caractéristique, le graphique de U en fonction de I, est donc une DROITE passant par l'origine, et sa pente vaut R.
a) Lisez sur le graphique la tension correspondant à I=0,10A, puis celle correspondant à I=0,20A.
b) Déduisez-en la valeur de la résistance R, en détaillant le calcul avec les deux points.
c) Quelle tension faut-il appliquer pour obtenir I=0,25A ? Répondez par le calcul, puis vérifiez sur le graphique.
d) Un autre dipôle donne une caractéristique qui n'est pas une droite. Est-ce un conducteur ohmique ? Donnez un exemple d'un tel dipôle.
e) On applique U=12V à ce conducteur ohmique. Calculez l'intensité, puis exprimez-la en milliampères.
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Réponses
a)5,0 V et 10,0 V
b)R=50Ω
c)U=12,5 V
d)Non ; lampe à filament
e)0,24 A = 240 mA
a) Pour I=0,10A, on lit U=5,0V. Pour I=0,20A, on lit U=10,0V. L'intensité double, la tension double : c'est bien une situation de proportionnalité.
b) R=IU=0,105,0=50Ω, et l'autre point donne 0,2010,0=50Ω également. Deux points, la même valeur : c'est la vérification qui prouve que le dipôle est bien ohmique.
c) U=R×I=50×0,25=12,5V. Sur le graphique, le point d'abscisse 0,25 est bien à la hauteur 12,5, entre les graduations 12,5 et 15.
d) Non, ce n'est pas un conducteur ohmique : la loi d'Ohm ne s'applique qu'aux dipôles dont la caractéristique est une droite passant par l'origine. Une lampe à filament en est le contre-exemple classique : sa résistance augmente quand elle chauffe, donc sa caractéristique se courbe.
e) I=RU=5012=0,24A, soit 240mA. Vérification d'ordre de grandeur : 12V est un peu plus du double de 5,0V, et 0,24 est un peu plus du double de 0,10A.
Exercice 4 : Série ou dérivation : ce qui change pour les lampes
Deux lampes identiques sont branchées sur le même générateur, d'abord en série (montage 1), puis en dérivation (montage 2).
a) Dans quel montage les lampes brillent-elles le plus ? Justifiez avec la tension reçue par chaque lampe.
b) Dans le montage 1, on dévisse une lampe. Que devient l'autre ? Même question dans le montage 2.
c) Dans le montage 2, comparez l'intensité débitée par le générateur à celle du montage 1. Dans lequel le générateur s'épuise-t-il le plus vite ?
d) On ajoute une troisième lampe identique dans chaque montage. Décrivez l'effet dans chacun.
e) Comment sont branchées les lampes d'une maison ? Donnez les deux raisons qui l'imposent.
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Réponses
a)En dérivation : 6,0 V chacune
b)Série : s'éteint ; dérivation : brille
c)Montage 2
d)Série 2,0 V ; dérivation 6,0 V
e)En dérivation
a) Dans le montage 2, en dérivation. Chaque lampe y reçoit la tension ENTIÈRE du générateur, 6,0V, alors qu'en série les deux se partagent cette tension et n'en reçoivent que 3,0V chacune. Moins de tension, moins d'éclat.
b) Montage 1 : l'autre s'éteint aussi, car le circuit est ouvert et plus aucun courant ne circule. Montage 2 : l'autre continue de briller normalement, sa branche étant intacte. C'est la différence pratique décisive entre les deux montages.
c) En dérivation, le générateur débite la somme des intensités des deux branches, donc davantage qu'en série où il n'y a qu'un seul courant, plus faible de surcroît. Le générateur s'épuise donc plus vite dans le montage 2 : plus de lumière, mais plus de consommation.
d) En série, la tension se partage désormais entre trois lampes, 2,0V chacune : les trois brillent encore moins. En dérivation, chaque lampe reçoit toujours 6,0V et brille autant qu'avant, mais le générateur débite encore plus.
e) En DÉRIVATION. Première raison : chaque lampe reçoit la tension du secteur et brille normalement, quel que soit le nombre de lampes allumées. Seconde raison : une lampe grillée n'éteint pas les autres, et chaque pièce garde son interrupteur indépendant.
Exercice 5 : Court-circuit, conducteurs et isolants
Un court-circuit se produit quand un fil de résistance quasi nulle relie directement les deux bornes d'un dipôle, ou celles du générateur.
Dans le circuit ci-dessous, on a ajouté un fil aux bornes de la lampe L2.
a) Que devient la tension aux bornes de L2 ? En déduire ce qu'on observe pour cette lampe.
b) Que devient la tension aux bornes de L1 ? La lampe L1 brille-t-elle plus ou moins qu'avant ?
c) On relie maintenant directement les deux bornes du générateur par un fil. Pourquoi est-ce dangereux ?
d) Classez en conducteurs et isolants : cuivre, verre, eau salée, plastique, aluminium, air sec. Pourquoi les fils électriques associent-ils justement les deux catégories ?
e) Expliquez pourquoi il ne faut jamais toucher un appareil électrique avec les mains mouillées.
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Réponses
a)0 V : L2 s'éteint
b)6,0 V : L1 brille plus
c)Intensité énorme, incendie
d)Conducteurs : cuivre, eau salée, aluminium
e)L'eau du robinet conduit
a) La tension aux bornes de L2 devient NULLE : ses deux bornes sont reliées par un fil sans résistance, donc au même potentiel. La lampe L2 s'éteint complètement, bien qu'elle soit intacte et toujours branchée.
b) Toute la tension du générateur se retrouve aux bornes de L1 : elle passe de 3,0 à 6,0V. La lampe L1 brille donc BEAUCOUP plus, et risque même de griller si elle n'est pas prévue pour cette tension. Court-circuiter un dipôle surcharge les autres.
c) Parce que plus rien ne limite le courant : la résistance du circuit devient quasi nulle, et l'intensité devient énorme. Les fils chauffent violemment, la gaine fond, un incendie peut se déclarer, et une pile peut exploser. C'est le court-circuit contre lequel protègent fusibles et disjoncteurs.
d) Conducteurs : le cuivre, l'eau salée, l'aluminium. Isolants : le verre, le plastique, l'air sec. Un fil électrique associe les deux parce qu'il faut à la fois laisser passer le courant, d'où l'âme en cuivre, et empêcher qu'il aille ailleurs ou atteigne la main, d'où la gaine en plastique.
e) Parce que l'eau du robinet contient des ions dissous qui la rendent CONDUCTRICE, alors que la peau sèche est un assez mauvais conducteur. Les mains mouillées offrent donc un chemin facile au courant à travers le corps, et une électrisation qui serait sans conséquence à sec peut devenir mortelle.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : la guirlande de Noël
Une vieille guirlande comporte 20 ampoules identiques montées EN SÉRIE et se branche sur une tension de 24V. Une guirlande moderne comporte 20 ampoules identiques montées EN DÉRIVATION, chacune prévue pour 24V.
a) Quelle tension chaque ampoule reçoit-elle dans la vieille guirlande ?
b) Une ampoule de la vieille guirlande grille. Qu'observe-t-on ? Pourquoi la panne est-elle si pénible à réparer ?
c) Chaque ampoule de la guirlande moderne est traversée par 20mA. Quelle intensité totale la prise doit-elle fournir ?
d) Dans la vieille guirlande, l'intensité mesurée vaut 50mA. Calculez la résistance d'une ampoule, puis celle de la guirlande entière.
e) On ajoute cinq ampoules identiques à la vieille guirlande, toujours en série sous 24V. Les ampoules brilleront-elles plus ou moins ? Calculez la nouvelle tension par ampoule.
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Réponses
a)1,2 V
b)Tout s'éteint
c)400 mA
d)24Ω et 480Ω
e)Moins : 0,96 V
a) Les 20 ampoules se partagent la tension : 2024=1,2V chacune. C'est pourquoi les ampoules d'une guirlande en série sont de toutes petites ampoules basse tension.
b) Toute la guirlande s'éteint d'un coup, car le circuit est ouvert en un point. La réparation est pénible parce que rien n'indique QUELLE ampoule a grillé : les vingt sont éteintes de la même façon, et il faut les tester une par une.
c) En dérivation, les intensités s'ajoutent : I=20×20=400mA=0,40A. La prise fournit donc bien plus de courant que pour la guirlande en série, mais chaque ampoule reçoit la pleine tension.
d) Pour une ampoule : R=IU=0,0501,2=24Ω. Pour la guirlande entière : Rtot=0,05024=480Ω, ce qui vaut bien 20×24. Les résistances en série s'ajoutent.
e) Elles brilleront MOINS. Avec 25 ampoules, chacune ne reçoit plus que 2524=0,96V au lieu de 1,2V. La résistance totale augmente, l'intensité diminue, et la lumière avec. Une guirlande en série ne se rallonge pas impunément.
Exercice 7 : Problème : le fusible et le disjoncteur
Une prise de courant est protégée par un disjoncteur de 16A : il coupe le circuit dès que l'intensité dépasse cette valeur. La tension du secteur est de 120V au Québec, contre 230V en France : on travaille ici sous 120V.
On rappelle que pour un appareil, l'intensité appelée vaut I=UP, où P est la puissance en watts.
Appareil
Bouilloire
Grille-pain
Micro-ondes
Cafetière
Puissance (W)
1 500
900
1 200
800
a) Calculez l'intensité appelée par la bouilloire seule.
b) Peut-on brancher la bouilloire et le grille-pain en même temps sur cette prise ? Justifiez par un calcul.
c) Quels sont les couples d'appareils du tableau que l'on ne peut PAS faire fonctionner simultanément ?
d) Que se passe-t-il physiquement dans le fil si le disjoncteur ne coupait pas ?
e) Un occupant remplace le disjoncteur de 16A par un modèle de 32A pour ne plus être coupé. Pourquoi est-ce une très mauvaise idée ?
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Réponses
a)12,5 A
b)Non : 20,0 A
c)Cinq couples interdits ; seul grille-pain et cafetière
d)Échauffement, gaine qui fond
e)Il protège les fils
a) I=UP=1201500=12,5A. Une bouilloire à elle seule occupe donc déjà les trois quarts de ce que la prise supporte.
b) Le grille-pain appelle 120900=7,5A. Ensemble, ils appelleraient 12,5+7,5=20,0A, au-delà des 16A : le disjoncteur coupe. On ne peut donc pas les utiliser en même temps.
c) Les intensités sont : bouilloire 12,5, grille-pain 7,5, micro-ondes 10,0, cafetière 6,67A. Dépassent 16A : bouilloire et grille-pain (20,0), bouilloire et micro-ondes (22,5), bouilloire et cafetière (19,2), grille-pain et micro-ondes (17,5), micro-ondes et cafetière (16,7). Cinq couples sur six sont donc interdits ; seul le couple grille-pain et cafetière, avec 14,2A, peut fonctionner.
d) Le fil s'échauffe par effet Joule, d'autant plus que l'intensité est grande. Au-delà de son intensité admissible, la gaine isolante ramollit puis fond, les conducteurs peuvent se toucher, et le bois ou l'isolant voisins peuvent s'enflammer. C'est la première cause d'incendie d'origine électrique.
e) Parce que le disjoncteur ne protège pas les appareils, il protège les FILS de l'installation. Ces fils ont été choisis pour supporter 16A ; un disjoncteur de 32A les laissera chauffer bien au-delà sans jamais couper. L'occupant supprime exactement la sécurité qui l'empêchait de provoquer un incendie.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « Dans un circuit en série, le courant s'use : il est plus faible après la lampe qu'avant. »
2) « Un ampèremètre se branche en dérivation aux bornes du dipôle. »
3) « La loi d'Ohm s'applique à tous les dipôles, y compris à une lampe. »
4) « Dans un circuit en dérivation, la tension se partage entre les branches. »
5) « Un disjoncteur sert à protéger les appareils branchés. »
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Réponses
1)Même intensité partout
2)En série
3)Conducteurs ohmiques seulement
4)L'intensité se partage
5)Il protège l'installation
1) FAUX. L'intensité est la MÊME en tout point d'un circuit en série : il n'y a qu'un seul chemin et la charge électrique ne s'accumule nulle part. Ce qui se dépense dans la lampe, c'est de l'énergie, pas du courant.
2) FAUX. L'ampèremètre se branche EN SÉRIE, car il doit être traversé par le courant qu'il mesure. C'est le voltmètre qui se branche en dérivation, aux bornes du dipôle.
3) FAUX. La loi d'Ohm ne vaut que pour les conducteurs OHMIQUES, ceux dont la caractéristique est une droite passant par l'origine. Le filament d'une lampe voit sa résistance augmenter en chauffant, sa caractéristique se courbe, et U=RI n'y est plus valable avec une valeur unique de R.
4) FAUX. En dérivation, la tension est la MÊME aux bornes de chaque branche : c'est l'intensité qui se partage. En série, c'est l'inverse, la tension se partage et l'intensité est commune. Retenir la paire dans les deux sens évite la moitié des erreurs du chapitre.
5) FAUX. Le disjoncteur protège l'INSTALLATION, c'est-à-dire les fils, contre l'échauffement et l'incendie. Les appareils, eux, ont leurs propres protections internes. C'est pour cela qu'on ne remplace jamais un disjoncteur par un calibre supérieur.
Exercice 9 : Problème : déterminer une résistance inconnue
Pour mesurer la résistance d'un dipôle inconnu, on fait varier la tension à ses bornes et on relève l'intensité correspondante. Voici les cinq mesures obtenues.
U (V)
1,0
2,0
3,0
4,0
5,0
I (A)
0,020
0,040
0,061
0,080
0,099
a) Calculez le quotient IU pour chacune des cinq mesures, arrondi à l'unité.
b) Ces quotients sont-ils exactement égaux ? Le dipôle est-il malgré tout un conducteur ohmique ? Justifiez.
c) Donnez la valeur de la résistance retenue et expliquez comment vous l'avez choisie.
d) Tracez l'allure de la caractéristique et dites ce que vous en attendez. Où placeriez-vous la droite ?
e) On applique maintenant U=9,0V à ce dipôle. Prévoyez l'intensité. Quelle précaution faut-il prendre avant d'annoncer ce résultat ?
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Réponses
a)50, 50, 49, 50, 51
b)Oui, écarts de mesure
c)R=50Ω
d)Droite par l'origine
e)0,18 A, hors domaine mesuré
a) 0,0201,0=50 ; 0,0402,0=50 ; 0,0613,0=49 ; 0,0804,0=50 ; 0,0995,0=51. Tous les quotients valent 50 à une unité près.
b) Non, ils ne sont pas rigoureusement égaux, mais les écarts sont d'environ 2%, ce qui est l'ordre de grandeur de la précision des appareils de laboratoire. Le dipôle EST donc bien un conducteur ohmique : en physique, deux mesures ne tombent jamais exactement pareilles, et exiger l'égalité parfaite serait une erreur de méthode.
c) On retient R=50Ω. C'est la valeur autour de laquelle les cinq quotients se répartissent, et c'est aussi leur moyenne à moins d'un ohm près. On ne retient jamais le résultat d'une seule mesure quand on en a cinq.
d) On attend une DROITE passant par l'origine, puisque U est proportionnelle à I. On place les cinq points, puis on trace la droite qui passe au plus près de tous, en la faisant partir de l'origine : elle ne passera pas exactement par chacun, et c'est normal.
e) I=RU=509,0=0,18A. La précaution est de vérifier qu'on reste dans le domaine où le dipôle a été testé : les mesures s'arrêtent à 5,0V, et rien ne garantit que la résistance reste constante à 9,0V, notamment si le dipôle chauffe. Extrapoler au-delà du domaine mesuré est toujours une prise de risque.
Exercice 10 : Problème : l'éclairage d'une salle de classe
Une salle de classe est éclairée par 8 réglettes identiques branchées en dérivation sur le secteur, à 120V. Chaque réglette est traversée par une intensité de 0,30A.
L'ensemble est commandé par un seul interrupteur placé près de la porte.
a) Quelle tension chaque réglette reçoit-elle ? Justifiez par le type de montage.
b) Calculez l'intensité totale traversant l'interrupteur.
c) Calculez la résistance d'une réglette, puis la résistance équivalente de l'ensemble. Comparez-les et commentez.
d) Une réglette grille. Que se passe-t-il pour les sept autres et pour l'intensité totale ? Donnez la nouvelle valeur.
e) On veut pouvoir éteindre séparément la rangée près des fenêtres, soit quatre réglettes. Décrivez le montage à réaliser et dites où placer le second interrupteur.
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Réponses
a)120 V
b)2,4 A
c)400Ω et 50Ω
d)Les autres fonctionnent : 2,1 A
e)Interrupteur en série avec le groupe
a) Chacune reçoit 120V, la tension entière du secteur. C'est la propriété du montage en dérivation : la tension est la même aux bornes de toutes les branches, elle ne se partage pas.
b) Les intensités des branches s'ajoutent : I=8×0,30=2,4A. L'interrupteur, placé dans la branche principale, est bien traversé par ce courant total, et il doit donc être dimensionné pour le supporter.
c) Une réglette : R=0,30120=400Ω. L'ensemble : Req=2,4120=50Ω. La résistance équivalente est huit fois PLUS PETITE que celle d'une réglette : en dérivation, ajouter une branche ouvre un chemin de plus au courant, donc diminue la résistance de l'ensemble. C'est l'inverse du montage en série.
d) Les sept autres continuent de fonctionner normalement, à 120V et 0,30A chacune : leurs branches ne sont pas touchées. L'intensité totale tombe à 7×0,30=2,1A.
e) Il faut séparer les huit réglettes en deux groupes de quatre, chacun en dérivation, et placer le second interrupteur en série AVEC le groupe des fenêtres uniquement, en amont de ses quatre branches. L'interrupteur général reste sur la branche principale. Ainsi le groupe des fenêtres s'éteint sans rien changer aux quatre autres, qui reçoivent toujours 120V.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Lire un multimètre et choisir son calibre
Un multimètre utilisé en ampèremètre propose quatre calibres : 2mA, 20mA, 200mA et 10A. L'écran affiche la valeur dans l'unité du calibre choisi.
La règle : on commence par le plus grand calibre, puis on descend jusqu'au plus petit calibre qui reste SUPÉRIEUR à la valeur mesurée.
a) Sur le calibre 10A, l'écran affiche 0.14. Quelle est l'intensité, en milliampères ?
b) Quel calibre faut-il choisir ensuite pour mesurer cette intensité le plus précisément possible ?
c) Sur ce calibre, l'écran affiche 138.6. Exprimez l'intensité en ampères. Pourquoi cette mesure est-elle plus précise que la première ?
d) On passe par erreur sur le calibre 20mA : l'écran n'affiche plus qu'un « 1 » à gauche. Que signifie cet affichage ?
e) Pourquoi la règle impose-t-elle de commencer par le plus grand calibre ?
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Réponses
a)140 mA
b)Calibre 200 mA
c)0,1386 A
d)Dépassement du calibre
e)Protéger l'appareil
a) Le calibre est en ampères, donc l'intensité vaut 0,14A, soit 0,14×1000=140mA.
b) Le calibre 2mA et le calibre 20mA sont inférieurs à 140mA : l'appareil saturerait. Le plus petit calibre supérieur à 140mA est 200mA.
c) 138,6mA=0,1386A. Sur le calibre 10A, l'écran ne donnait que deux chiffres après la virgule, au centième d'ampère ; sur le calibre 200mA, il donne la valeur au dixième de milliampère, soit cent fois plus finement.
d) Ce « 1 » isolé signale un DÉPASSEMENT : l'intensité, 140mA, est plus grande que le calibre, 20mA. Ce n'est pas une mesure, il faut remonter d'un calibre.
e) Pour protéger l'appareil : si l'intensité réelle est inconnue et dépasse beaucoup le calibre choisi, le fusible interne de l'ampèremètre peut fondre. Partir du plus grand calibre donne d'abord un ordre de grandeur sans risque, puis on affine.
Le fil : le bon calibre est le plus petit calibre supérieur à la valeur mesurée ; on y arrive en descendant, jamais en montant.
Exercice 12 : Un circuit mixte : les deux lois ensemble
Un générateur de 9,0V alimente une lampe L1 placée dans la branche principale, suivie de deux lampes L2 et L3 montées en dérivation l'une par rapport à l'autre.
On mesure l'intensité débitée par le générateur, I=0,50A, l'intensité dans la branche de L2, I2=0,20A, et la tension aux bornes de L1, U1=3,5V.
a) Calculez l'intensité I3 qui traverse L3.
b) Quelle intensité traverse la lampe L1 ? Justifiez.
c) Calculez la tension U2 aux bornes de L2.
d) Que vaut la tension U3 aux bornes de L3 ? Justifiez.
e) On dévisse L2 : les deux autres lampes restent-elles allumées ? Même question si l'on dévisse L1.
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Réponses
a)I3=0,30 A
b)0,50 A
c)U2=5,5 V
d)U3=5,5 V
e)L2 ôtée : allumées ; L1 ôtée : éteintes
a) Loi des noeuds au point où le courant se sépare : I=I2+I3, donc I3=0,50−0,20=0,30A.
b) L1 est dans la branche principale, en série avec le générateur : elle est traversée par tout le courant, 0,50A.
c) Sur la boucle formée du générateur, de L1 et de L2, les tensions s'additionnent : U1+U2=9,0, donc U2=9,0−3,5=5,5V.
d) L2 et L3 sont en dérivation, reliées aux mêmes deux points : elles ont la même tension, U3=U2=5,5V.
e) Si l'on dévisse L2, le courant passe encore par L1 puis L3 : les deux restent allumées, leur éclat change seulement. Si l'on dévisse L1, la branche principale est coupée : plus aucun courant ne circule, et L2 comme L3 s'éteignent.
Le fil : dans un circuit mixte, on applique la loi des noeuds aux dérivations et la loi d'additivité le long d'une boucle.
Exercice 13 : La DEL et sa résistance de protection
Une diode électroluminescente, ou DEL, ne laisse passer le courant que dans un sens, le sens passant, et se détruit si l'intensité dépasse sa valeur nominale.
Une DEL rouge fonctionne sous une tension de 2,0V, traversée par 20mA. On veut l'alimenter avec une pile de 9,0V : on place en série avec elle un conducteur ohmique de protection.
a) On branche d'abord la DEL seule, dans le sens bloquant, sur une pile de 1,5V. Que se passe-t-il ?
b) Dans le montage avec la pile de 9,0V, quelle tension le conducteur ohmique doit-il supporter ?
c) Quelle intensité doit le traverser ? Justifiez.
d) Calculez la résistance nécessaire.
e) Le magasin ne vend que des résistances de 330Ω et de 390Ω. Calculez l'intensité obtenue avec chacune, en gardant 2,0V aux bornes de la DEL, et choisissez.
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Réponses
a)Elle reste éteinte
b)7,0 V
c)20 mA
d)R=350Ω
e)21,2 mA et 17,9 mA : 390Ω
a) Dans le sens bloquant, la diode ne laisse passer aucun courant : elle reste éteinte, et une lampe placée en série resterait éteinte aussi. Rien n'est détruit : retourner la DEL suffit.
b) La DEL et le conducteur ohmique sont en série, les tensions s'additionnent : UR=9,0−2,0=7,0V.
c) En série, l'intensité est la même partout : 20mA, soit 0,020A, celle que l'on veut dans la DEL.
d) R=IUR=0,0207,0=350Ω. Le piège est de diviser la tension de la pile, 9,0V, qui donnerait 450Ω : la loi d'Ohm s'applique aux bornes du conducteur ohmique seulement.
e) Avec 330Ω : I=3307,0≈0,0212A, soit 21,2mA, au-dessus de la valeur nominale. Avec 390Ω : I=3907,0≈0,0179A, soit 17,9mA. On choisit 390Ω : la DEL brille un peu moins, mais elle ne risque rien. Entre deux valeurs disponibles, on prend toujours la résistance supérieure.
Le fil : la résistance de protection prend l'excédent de tension, et c'est avec cette tension-là qu'on la calcule.
Exercice 14 : Problème : le corps humain face au courant
Entre une main et un pied, le corps humain se comporte à peu près comme un conducteur ohmique. Sa résistance vaut environ 5000Ω peau sèche, et environ 1000Ω peau mouillée.
Effets du courant qui traverse le corps : au-delà de 10mA, les muscles se contractent et l'on ne peut plus lâcher prise ; au-delà de 30mA, la respiration peut s'arrêter ; au-delà de 75mA, le cœur peut se désorganiser.
a) On touche les deux bornes d'une pile de 4,5V, peau sèche. Calculez l'intensité qui traverse le corps, en milliampères. Y a-t-il un danger ?
b) On touche un fil du secteur à 230V, peau sèche. Calculez l'intensité. Quel effet faut-il craindre ?
c) Même contact à 230V, mais peau mouillée. Calculez l'intensité.
d) En Amérique du Nord, le secteur délivre 120V. Calculez l'intensité peau mouillée. Le contact est-il pour autant sans danger ?
e) Quelle tension ferait passer exactement 30mA dans un corps à la peau mouillée ? Les éclairages de piscine fonctionnent sous 12V : quelle intensité traverserait alors le corps ?
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Réponses
a)0,9 mA : pas de danger
b)46 mA : arrêt respiratoire
c)230 mA
d)120 mA : mortel
e)30 V ; 12 mA
a) I=RU=50004,5=0,0009A, soit 0,9mA. C'est bien en dessous de 10mA : on ne sent presque rien, il n'y a pas de danger.
b) I=5000230=0,046A, soit 46mA. C'est au-delà de 30mA : la respiration peut s'arrêter, et la contraction musculaire empêche de lâcher le fil.
c) I=1000230=0,230A, soit 230mA, cinq fois plus que peau sèche et trois fois le seuil cardiaque. La résistance ayant été divisée par cinq, l'intensité est multipliée par cinq.
d) I=1000120=0,120A, soit 120mA. C'est moins qu'à 230V, mais encore au-dessus de 75mA : le contact reste potentiellement mortel.
e) U=R×I=1000×0,030=30V. Sous 12V, I=100012=0,012A, soit 12mA, sous le seuil de 30mA. C'est pour cela qu'on alimente en très basse tension les appareils placés dans l'eau ou près d'elle.
Le fil : ce qui blesse, c'est l'intensité ; la loi d'Ohm montre qu'elle dépend autant de la tension que de la résistance de la peau.
Exercice 15 : Problème : le thermomètre à thermistance
Une thermistance est un dipôle dont la résistance DIMINUE quand la température augmente. À température fixée, elle se comporte comme un conducteur ohmique. Son tableau d'étalonnage est donné ci-dessous.
On la branche sous une tension de 5,0V, avec un ampèremètre en série, pour en faire un thermomètre.
Température (°C)
0
10
20
30
40
Résistance (Ω)
3 300
2 000
1 250
800
530
a) Un jour, l'ampèremètre indique 2,5mA. Calculez la résistance de la thermistance, puis lisez la température.
b) Un autre jour, il indique 4,0mA. Quelle est la température ?
c) Quelle intensité l'ampèremètre indiquera-t-il à 40∘C ? Arrondissez au dixième de milliampère.
d) De combien la résistance diminue-t-elle entre 0 et 10∘C ? Entre 30 et 40∘C ? Dans quelle zone ce thermomètre est-il le plus sensible ?
e) Un élève affirme : « la thermistance ne respecte pas la loi d'Ohm, puisque sa résistance change ». Qu'en pensez-vous ?
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Réponses
a)2000Ω : 10 °C
b)1250Ω : 20 °C
c)9,4 mA
d)1300Ω et 270Ω : vers 0 °C
e)La loi reste valable
a) R=IU=0,00255,0=2000Ω. Le tableau associe 2000Ω à 10∘C.
b) R=0,00405,0=1250Ω, ce qui correspond à 20∘C. L'intensité a augmenté parce que la résistance a diminué : il fait plus chaud.
c) À 40∘C, R=530Ω et I=5305,0≈0,0094A, soit 9,4mA.
d) Entre 0 et 10∘C : 3300−2000=1300Ω. Entre 30 et 40∘C : 800−530=270Ω. Un même écart de température change beaucoup plus la résistance vers 0∘C : c'est là que le thermomètre est le plus sensible.
e) Il confond deux choses. À une température donnée, la tension reste proportionnelle à l'intensité et U=R×I s'applique, avec la résistance de CETTE température. Ce qui change avec la température, c'est la valeur de R, pas la loi. C'est d'ailleurs la loi d'Ohm qui permet de calculer R à partir des mesures, donc de lire la température.
Le fil : un capteur transforme une grandeur physique en résistance, et la loi d'Ohm transforme cette résistance en mesure.
Votre enfant confond série et dérivation en Quatrième ?
Contactez-moi pour une première séance. Le chapitre d'électricité se joue sur quatre phrases à ne jamais mélanger, et il revient tel quel en Troisième puis en Seconde.