Physique-chimie, Quatrième • Exercices corrigés à Montréal

Fiche de révision : mouvement, vitesse et lumière (Quatrième)

Vitesse et lumière tiennent dans une seule formule, v=dtv=\frac{d}{t}, et pourtant ce chapitre se perd sur des détails de lecture : quelle distance, quelle durée, et dans quelle unité. La formule ne protège de rien; c'est la relecture de l'énoncé qui rapporte les points.

Vous trouverez ici les huit erreurs qui reviennent en contrôle, avec la phrase exacte à écrire pour chacune, l'arbre des trois calculs de vitesse et du cas particulier de l'aller-retour, la lecture d'un graphique distance-temps, et la hauteur d'un arbre déterminée par son ombre, étape par étape.

Le fil du chapitre

Une vitesse moyenne se calcule sur la distance TOTALE et la durée TOTALE, jamais en faisant la moyenne de deux vitesses; et un signal qui revient a parcouru DEUX fois la distance cherchée.

Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Quatrième

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

L'essentiel

La vitesse moyenne, et rien d'autre que la vitesse moyenne

  • v=dtv=\dfrac{d}{t} : distance TOTALE parcourue divisée par durée TOTALE du trajet, arrêts compris.
  • On en tire d=v×td=v\times t et t=dvt=\dfrac{d}{v}, à condition que vv et dd utilisent les mêmes unités de longueur et de temps.
  • Conversion : des kilomètres par heure vers les mètres par seconde, on DIVISE par 3,63{,}6. Dans l'autre sens, on MULTIPLIE.
  • 108 km/h=30 m/s108\ \mathrm{km/h}=30\ \mathrm{m/s} et 10 m/s=36 km/h10\ \mathrm{m/s}=36\ \mathrm{km/h} : deux valeurs à connaître pour contrôler ses conversions.
  • Une vitesse moyenne n'est jamais la moyenne de deux vitesses, sauf si les deux DURÉES sont égales, ce qui n'arrive presque jamais dans un énoncé.

Le réflexe de conversion : 1 km=1000 m1\ \mathrm{km}=1000\ \mathrm{m} et 1 h=3600 s1\ \mathrm{h}=3600\ \mathrm{s}, donc le facteur vaut 36001000=3,6\frac{3600}{1000}=3{,}6. Le retrouver prend cinq secondes et évite de le prendre à l'envers.

Décrire un mouvement : trajectoire, puis évolution de la vitesse

  • Un mouvement se décrit par sa TRAJECTOIRE, rectiligne ou curviligne, ET par l'évolution de sa vitesse, uniforme, accélérée ou ralentie.
  • Une seule des deux ne suffit pas : « rectiligne uniforme » et « rectiligne accéléré » sont deux mouvements différents.
  • Sur une CHRONOPHOTOGRAPHIE, les positions sont relevées à intervalles de temps ÉGAUX : l'écart entre deux points mesure donc directement la vitesse.
  • Points écartés régulièrement : uniforme. Écarts qui augmentent : accéléré. Écarts qui diminuent : ralenti.
  • Tout mouvement se décrit par rapport à un RÉFÉRENTIEL. Un passager est immobile dans le référentiel du train et en mouvement dans celui du quai.
uniformeaccelereralenti
Les trois séries ont été prises avec le même intervalle de temps. Ce sont les ÉCARTS qui parlent : constants en haut, de plus en plus grands au milieu, de plus en plus petits en bas.

La phrase attendue en contrôle contient toujours deux informations : « le mouvement est rectiligne et accéléré ». Une réponse d'un seul mot perd la moitié des points.

La lumière : ligne droite, ombres, et une vitesse énorme

  • La lumière se propage en LIGNE DROITE dans un milieu transparent et homogène. Tout le chapitre des ombres découle de cette seule phrase.
  • OMBRE PROPRE : la partie non éclairée de l'objet lui-même. OMBRE PORTÉE : la zone sombre dessinée sur l'écran ou sur le sol.
  • SOURCE PRIMAIRE : elle produit sa propre lumière, comme le Soleil ou une lampe. OBJET DIFFUSANT : il renvoie celle qu'il reçoit, comme la Lune ou une feuille de papier.
  • Vitesse de la lumière : 3,0×108 m/s3{,}0\times 10^{8}\ \mathrm{m/s}, soit 300000 km/s300\,000\ \mathrm{km/s}. Celle du son dans l'air n'est que de 340 m/s340\ \mathrm{m/s}.
  • L'ANNÉE-LUMIÈRE est une DISTANCE, celle que la lumière parcourt en un an : environ 9,5×1012 km9{,}5\times 10^{12}\ \mathrm{km}.

On ne voit un faisceau de lumière de côté que s'il rencontre de la poussière ou des gouttelettes qui le diffusent vers l'oeil. Dans un air parfaitement propre, un faisceau laser est invisible latéralement.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Faire la moyenne de deux vitesses

toute la question, souvent 3 points

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Il parcourt 2 km2\ \mathrm{km} à 10 km/h10\ \mathrm{km/h} puis 2 km2\ \mathrm{km} à 30 km/h30\ \mathrm{km/h}, donc sa vitesse moyenne est 10+302=20 km/h\frac{10+30}{2}=20\ \mathrm{km/h}. »

Ce qu'il faut écrire

« Vitesse moyenne égale distance TOTALE sur durée TOTALE : t=210+230=0,267 ht=\frac{2}{10}+\frac{2}{30}=0{,}267\ \mathrm{h}, donc v=40,267=15 km/hv=\frac{4}{0{,}267}=15\ \mathrm{km/h}. »

Pourquoi : On passe plus de TEMPS à la vitesse lente qu'à la vitesse rapide, donc la lente pèse davantage dans la moyenne. Le résultat est toujours plus proche de la plus petite des deux vitesses.

2. Prendre le facteur 3,6 à l'envers

1,5 point, et une vitesse absurde dans toute la suite

Ce qu'il ne faut pas écrire

« 90 km/h=90×3,6=324 m/s90\ \mathrm{km/h}=90\times 3{,}6=324\ \mathrm{m/s}. »

Ce qu'il faut écrire

« Des kilomètres par heure vers les mètres par seconde, on DIVISE : 90÷3,6=25 m/s90\div 3{,}6=25\ \mathrm{m/s}. »

Pourquoi : Le contrôle qui ne trompe jamais : un nombre de mètres par seconde est toujours PLUS PETIT que le nombre de kilomètres par heure correspondant. 324 m/s324\ \mathrm{m/s} dépasserait la vitesse du son.

3. Lire une droite montante comme une accélération

2 points, et la description du mouvement entière

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Sur le graphique distance-temps, la courbe monte, donc le mobile accélère. »

Ce qu'il faut écrire

« Une DROITE qui monte signifie une vitesse CONSTANTE : la pente ne change pas. Le mobile accélère seulement si la courbe se REDRESSE, c'est-à-dire si la pente augmente. »

246810100200300400500600vitesse constantearret : palierplus rapide
Trois portions, trois mouvements : une droite d'abord, donc une vitesse constante; un palier ensuite, donc un arrêt; enfin une droite plus raide, donc plus rapide qu'au départ.

Pourquoi : Sur un graphique distance-temps, c'est la PENTE qui représente la vitesse, pas la hauteur. Un palier horizontal signale un arrêt, une droite un mouvement uniforme, une courbe qui se redresse une accélération.

4. Oublier que le signal fait l'aller ET le retour

2 points, et un résultat exactement deux fois trop grand

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'écho revient au bout de 3,0 s3{,}0\ \mathrm{s} dans l'eau, donc le fond est à 1500×3,0=4500 m1500\times 3{,}0=4500\ \mathrm{m}. »

Ce qu'il faut écrire

« Le son a fait l'ALLER ET LE RETOUR, donc il a parcouru 4500 m4500\ \mathrm{m} en tout. La profondeur cherchée en est la MOITIÉ : 2250 m2250\ \mathrm{m}. »

Pourquoi : Sonar, radar, écho et télémètre laser fonctionnent tous sur le même principe : la durée mesurée est celle du trajet complet. Le facteur 22 est la signature de tout le chapitre des signaux.

5. Prendre l'année-lumière pour une durée

1 point, et l'unité fausse dans toute la réponse

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'étoile est à 44 années-lumière, donc sa lumière met 44 ans à nous parvenir, et 44 années-lumière est une durée de 44 ans. »

Ce qu'il faut écrire

« L'année-lumière est une DISTANCE : celle que la lumière parcourt en un an, environ 9,5×1012 km9{,}5\times 10^{12}\ \mathrm{km}. Il est vrai que sa lumière met 44 ans à nous parvenir, mais l'unité, elle, mesure une longueur. »

Pourquoi : Le nom trompe parce qu'il contient le mot année. Le raisonnement se refait en une ligne : distance égale vitesse multipliée par durée, donc une vitesse multipliée par un an donne bien une longueur.

6. Échanger ombre propre et ombre portée

1 point à chaque emploi du mot, donc souvent 2

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'ombre propre est la tache sombre projetée sur le mur. »

Ce qu'il faut écrire

« L'ombre PROPRE est la partie non éclairée de l'objet lui-même, sa face arrière. L'ombre PORTÉE est la tache sombre dessinée sur l'écran ou sur le sol. »

sourceombre propreombre porteeecran
La face de la boule tournée vers la droite n'est jamais éclairée : c'est l'ombre propre. Sur l'écran, la tache limitée par les deux rayons tangents est l'ombre portée, et elle est plus grande que la boule.

Pourquoi : Le mot porté dit que l'ombre est portée AILLEURS, sur autre chose. Ce qui reste sur l'objet est donc son ombre propre, celle qui lui appartient.

7. Faire de la Lune une source de lumière

1 point, et la question sur les phases de la Lune

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La Lune éclaire la nuit, c'est donc une source de lumière. »

Ce qu'il faut écrire

« La Lune est un objet DIFFUSANT : elle ne produit aucune lumière, elle renvoie celle qu'elle reçoit du Soleil. La seule source primaire du système solaire est le Soleil. »

Pourquoi : La distinction commande tout le chapitre des éclipses et des phases : si la Lune produisait sa lumière, elle serait toujours pleine et ne connaîtrait pas de phases.

8. Croire que l'on voit un faisceau de lumière de côté

1,5 point, et la justification du modèle du rayon

Ce qu'il ne faut pas écrire

« On voit le rayon laser traverser la salle, donc la lumière est visible en elle-même. »

Ce qu'il faut écrire

« On ne voit que la lumière qui ENTRE dans l'oeil. Si le faisceau se voit de côté, c'est que des poussières ou des gouttelettes en diffusent une partie vers nous. Dans un air parfaitement propre, il serait invisible. »

Pourquoi : Le rayon lumineux est un MODÈLE, une ligne dessinée pour raisonner, pas un objet observable. C'est aussi pourquoi le ciel est noir entre les étoiles alors que la lumière y circule dans tous les sens.

Quelle méthode choisir

Quel calcul de vitesse selon les données

On repère les deux grandeurs connues parmi la distance, la durée et la vitesse, puis on vérifie s'il y a un aller-retour.

  • Si l'énoncé donne une distance et une durée v=dtv=\dfrac{d}{t}, en prenant la distance TOTALE et la durée TOTALE

    Exemple : 100 m100\ \mathrm{m} en 10,0 s10{,}0\ \mathrm{s} donnent 10,0 m/s10{,}0\ \mathrm{m/s}, soit 36 km/h36\ \mathrm{km/h}

  • Si l'énoncé donne une vitesse et une durée d=v×td=v\times t, après avoir mis les deux dans des unités compatibles

    Exemple : 340 m/s340\ \mathrm{m/s} pendant 6 s6\ \mathrm{s} donnent 2040 m2040\ \mathrm{m}

  • Si l'énoncé donne une vitesse et une distance t=dvt=\dfrac{d}{v}

    Exemple : 150 km150\ \mathrm{km} à 100 km/h100\ \mathrm{km/h} demandent 1,5 h1{,}5\ \mathrm{h}, soit 1 h 301\ \mathrm{h}\ 30

  • Si le signal REVIENT vers son point de départ, écho, sonar, radar, laser diviser par 22 : d=v×t2d=\dfrac{v\times t}{2}

    Exemple : un laser revient de la Lune en 2,56 s2{,}56\ \mathrm{s}, donc d=3,0×108×2,562=3,84×108 md=\frac{3{,}0\times 10^{8}\times 2{,}56}{2}=3{,}84\times 10^{8}\ \mathrm{m}

  • Si le trajet comporte plusieurs portions à des vitesses différentes calculer chaque DURÉE séparément, les additionner, puis diviser la distance totale par cette somme

    Ne jamais faire la moyenne des vitesses : elle n'est correcte que si les durées sont égales, ce que l'énoncé ne dit presque jamais.

Avant tout calcul, écrire les unités de chaque donnée. Une vitesse en kilomètres par heure avec une durée en secondes est la première cause d'erreur du chapitre, et elle ne se voit pas dans le résultat.

Lire un graphique distance-temps

On regarde la PENTE de chaque portion, jamais la hauteur atteinte.

  • Si la portion est une droite oblique mouvement UNIFORME, et la vitesse se lit comme la pente : distance parcourue divisée par durée écoulée sur cette portion

    Exemple : de (0;0)(0\,;0) à (4;200)(4\,;200), la vitesse vaut 2004=50 m/min\frac{200}{4}=50\ \mathrm{m/min}

  • Si la portion est horizontale le mobile est à l'ARRÊT : la distance n'augmente plus alors que le temps passe

    Un palier n'est jamais un retour en arrière : la distance parcourue ne diminue pas, elle stagne.

  • Si la courbe se redresse, la pente augmente mouvement ACCÉLÉRÉ

  • Si la courbe s'aplatit progressivement, la pente diminue mouvement RALENTI

  • Si deux portions droites de pentes différentes se suivent comparer les pentes : la plus raide correspond à la plus grande vitesse

    Exemple : une portion à 50 m/min50\ \mathrm{m/min} suivie d'une portion à 100 m/min100\ \mathrm{m/min}

Attention à ne pas confondre ce graphique avec un graphique vitesse-temps, qui se lit tout autrement : là, un palier signifie une vitesse constante et non un arrêt. On lit toujours le nom des axes avant les nombres.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Calculer une vitesse moyenne et la convertir

Quand l'utiliser : L'énoncé décrit un trajet, éventuellement en plusieurs portions, et demande la vitesse moyenne dans une unité précise.

  1. 1 Relever la distance TOTALE et la durée TOTALE, arrêts compris, et les écrire avec leurs unités.
  2. 2 Convertir la durée dans une unité cohérente, en le montrant : « t=1 h 15=1,25 ht=1\ \mathrm{h}\ 15=1{,}25\ \mathrm{h} », jamais 1,151{,}15.
  3. 3 Écrire la formule littérale avant de remplacer : « v=dtv=\dfrac{d}{t} ».
  4. 4 Remplacer, calculer, et donner l'unité obtenue, celle qui découle des données.
  5. 5 Convertir si l'énoncé le demande, en indiquant l'opération : « ÷3,6\div 3{,}6 pour passer des kilomètres par heure aux mètres par seconde ».

Phrase de conclusion

La distance totale vaut 150 km150\ \mathrm{km} et la durée totale 1,25 h1{,}25\ \mathrm{h}, donc la vitesse moyenne est v=1501,25=120 km/hv=\dfrac{150}{1{,}25}=120\ \mathrm{km/h}, soit 1203,633 m/s\dfrac{120}{3{,}6}\approx 33\ \mathrm{m/s}.

Le piège : Écrire 1 h 15=1,15 h1\ \mathrm{h}\ 15=1{,}15\ \mathrm{h}. Une heure et quart vaut 1,25 h1{,}25\ \mathrm{h}, parce que quinze minutes font un quart d'heure et non quinze centièmes : l'erreur passe inaperçue et fausse tout.

Barème : 0,5 point pour la distance et la durée totales, 0,5 point pour la conversion de la durée, 1 point pour la formule, 1 point pour le calcul avec unité, 0,5 point pour la conversion finale.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Mesurer la hauteur d'un arbre avec son ombre

Un piquet vertical de 1,50 m1{,}50\ \mathrm{m} planté dans un jardin projette au sol une ombre de 0,90 m0{,}90\ \mathrm{m}. Au même instant, un arbre voisin projette une ombre de 5,40 m5{,}40\ \mathrm{m}.

1. Pourquoi peut-on considérer que les rayons du Soleil arrivent parallèles sur le jardin ? 2. Calculer le rapport entre les deux ombres. 3. En déduire la hauteur de l'arbre. 4. Vérifier le résultat autrement. 5. Pourquoi les deux mesures doivent-elles être faites au même instant ?

piquet1,50 mombre 0,90 marbre : h = ?ombre 5,40 m
Les deux rayons solaires ont exactement la même inclinaison, donc les deux triangles ont la même forme : l'arbre est à son ombre ce que le piquet est à la sienne.

Étape 1

Le Soleil est à environ 150150 millions de kilomètres, une distance énorme devant les quelques mètres du jardin. Les rayons qui arrivent sur le piquet et sur l'arbre ont donc pratiquement la même direction : on les considère PARALLÈLES.

Pourquoi

Cette justification est la clé de tout l'exercice et elle vaut souvent un point entier. Sans le parallélisme, les deux triangles n'auraient aucune raison d'avoir la même forme.

Étape 2

5,400,90=6,0\dfrac{5{,}40}{0{,}90}=6{,}0 : l'ombre de l'arbre est 66 fois plus longue que celle du piquet.

Pourquoi

On calcule d'abord le rapport des ombres, qui sont les deux longueurs connues. Diviser dans l'autre sens donnerait 0,1670{,}167, un nombre plus petit que 11 qui devrait alerter puisque l'arbre est plus grand.

Étape 3

La lumière se propageant en ligne droite et les rayons étant parallèles, la hauteur est dans le même rapport que l'ombre : h=1,50×6,0=9,00 mh=1{,}50\times 6{,}0=9{,}00\ \mathrm{m}.

Pourquoi

On applique le rapport à la hauteur connue, en rappelant pourquoi on en a le droit. Le rapport seul ne prouve rien : c'est la propagation rectiligne qui transporte la proportion d'une longueur à l'autre.

Étape 4

Vérification par l'autre rapport : 1,500,901,67\dfrac{1{,}50}{0{,}90}\approx 1{,}67 et 9,005,401,67\dfrac{9{,}00}{5{,}40}\approx 1{,}67. Les deux quotients hauteur sur ombre sont bien égaux.

Pourquoi

Le contrôle emprunte un chemin différent du calcul, ce qui est la seule façon d'attraper une erreur de méthode. Retrouver le même nombre par deux voies rend le résultat sûr.

Étape 5

La hauteur du Soleil dans le ciel change au cours de la journée, donc la longueur des ombres aussi. Mesurer les deux ombres à deux moments différents comparerait deux inclinaisons différentes et fausserait tout.

Pourquoi

La question porte sur le protocole, pas sur le calcul. La réponse doit nommer ce qui varie, la position du Soleil, et sa conséquence, la longueur de l'ombre.

Étape 6

Contrôle d'ordre de grandeur : un arbre de 9 m9\ \mathrm{m} correspond à un immeuble de trois étages, ce qui est plausible pour un arbre de jardin.

Pourquoi

Un résultat de 90 m90\ \mathrm{m} ou de 0,9 m0{,}9\ \mathrm{m} serait absurde et signalerait une virgule perdue. Ce réflexe coûte deux secondes et sauve des copies entières.

Conclusion rédigée

Les rayons du Soleil étant parallèles et la lumière se propageant en ligne droite, l'ombre de l'arbre étant 66 fois plus longue que celle du piquet, l'arbre est 66 fois plus haut : h=1,50×6,0=9,00 mh=1{,}50\times 6{,}0=9{,}00\ \mathrm{m}, ce que confirme l'égalité des quotients 1,500,90\frac{1{,}50}{0{,}90} et 9,005,40\frac{9{,}00}{5{,}40}.

L'erreur classique sur cet exercice : Additionner au lieu de multiplier : croire que l'arbre mesure 1,50+(5,400,90)=6,00 m1{,}50+(5{,}40-0{,}90)=6{,}00\ \mathrm{m}. La relation entre hauteur et ombre est une PROPORTION, pas un écart constant, et l'énoncé le prouve puisque les deux quotients doivent être égaux.

À savoir par cœur

  • v=dtv=\dfrac{d}{t} : distance TOTALE sur durée TOTALE. La moyenne de deux vitesses n'est presque jamais la vitesse moyenne.
  • Des kilomètres par heure aux mètres par seconde, on DIVISE par 3,63{,}6. Repère : 108 km/h=30 m/s108\ \mathrm{km/h}=30\ \mathrm{m/s}.
  • Un mouvement se décrit par sa trajectoire ET par l'évolution de sa vitesse : « rectiligne et accéléré ».
  • Sur un graphique distance-temps, la PENTE est la vitesse. Un palier est un arrêt, une droite un mouvement uniforme.
  • Écho, sonar, radar, laser : le signal fait l'aller et le retour, donc d=v×t2d=\dfrac{v\times t}{2}.
  • Lumière : 3,0×108 m/s3{,}0\times 10^{8}\ \mathrm{m/s}. Son dans l'air : 340 m/s340\ \mathrm{m/s}. L'année-lumière est une DISTANCE.
  • Ombre PROPRE sur l'objet, ombre PORTÉE sur l'écran. La Lune diffuse, elle n'éclaire pas.

Questions fréquentes

Comment calculer une vitesse moyenne sur un trajet en deux parties ?

On additionne les distances des deux parties, on additionne les durées, puis on divise la distance totale par la durée totale. Il ne faut jamais faire la moyenne des deux vitesses : on passe plus de temps sur la portion lente, donc elle compte davantage. Le résultat est toujours plus proche de la plus petite des deux vitesses.

Faut-il multiplier ou diviser par 3,6 pour convertir une vitesse ?

Des kilomètres par heure vers les mètres par seconde, on divise par trois virgule six. Dans l'autre sens, on multiplie. Le contrôle est simple : le nombre de mètres par seconde doit toujours être le plus petit des deux. Cent huit kilomètres par heure valent trente mètres par seconde.

Une année-lumière, c'est une durée ou une distance ?

C'est une distance : celle que la lumière parcourt en une année, soit environ neuf mille cinq cents milliards de kilomètres. Le nom trompe parce qu'il contient le mot année. Dire qu'une étoile est à quatre années-lumière signifie que sa lumière met quatre ans à nous parvenir, mais l'unité mesure bien une longueur.

Pourquoi divise-t-on par deux dans un calcul d'écho ?

Parce que le signal fait l'aller puis le retour. La durée mesurée correspond donc au trajet complet, deux fois la distance cherchée. On calcule d'abord la distance totale parcourue par le son ou la lumière, puis on la divise par deux. C'est le même principe pour le sonar, le radar et le télémètre laser.

Quelle est la différence entre ombre propre et ombre portée ?

L'ombre propre est la partie de l'objet qui n'est pas éclairée, sa face arrière. L'ombre portée est la tache sombre que l'objet dessine sur un écran, un mur ou le sol. Le mot porté indique que l'ombre est portée ailleurs, sur autre chose que l'objet lui-même.

Passer à la pratique

Exercices corrigés : Mouvement, vitesse et lumière

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 15 exercices corrigés
  • 150 points
  • 195 minutes
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Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

Voir aussi

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