Physique-chimie, Seconde • Fiche de révision à Montréal
Fiche de révision : ondes et signaux (Seconde)
Cette fiche ne refait pas le cours sur les ondes et les signaux : vous l'avez déjà dans votre classeur. Elle traite ce que le cours ne dit jamais et qui décide pourtant de la note, l'erreur exacte qui coûte deux points sur une copie, la loi à choisir selon le signal étudié, et la rédaction que le correcteur de Seconde attend mot pour mot.
Elle est écrite pour les élèves de Seconde du programme français. Une fois la fiche lue, la série d'exercices corrigés du même chapitre met chaque réflexe à l'épreuve.
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Le fil du chapitre
Un signal transporte de l'INFORMATION, pas de la matière, et ce que la source lui a donné ne change plus en cours de route : la fréquence d'un son reste la même quand il passe dans l'eau. Les points se perdent quand on fait varier ce que la source a fixé, quand on oublie qu'un écho fait un aller ET un retour, ou quand on applique une loi de proportionnalité à une courbe qui n'est pas une droite.
•La SOURCE fixe la fréquence f, donc la période T=f1. Elles ne changent pas quand le signal traverse un autre milieu.
•Le MILIEU fixe la célérité : 340m/s pour le son dans l'air, 1500m/s dans l'eau, 3,00×108m/s pour la lumière dans le vide.
•Un son est une onde MÉCANIQUE : il lui faut de la matière et il ne se propage pas dans le vide. La lumière s'en passe.
•Un signal transporte de l'information et de l'énergie, jamais de matière : l'air vibre sur place, il ne voyage pas jusqu'à l'oreille.
La source impose la fréquence, 440 Hz dans l'air comme dans l'eau. Le milieu impose la célérité, 4,4 fois plus grande dans l'eau : la longueur d'onde, notion de Première spécialité, s'étire de 0,77 m à 3,4 m.
Question de cours quasi systématique : « le son est-il plus aigu dans l'eau ? ». Non, la hauteur est liée à la fréquence, et la fréquence appartient à la source.
Les trois signaux du programme et leur loi
•Signal SONORE : f=T1, avec T en secondes et f en hertz. Niveau d'intensité sonore L en décibels, échelle non proportionnelle.
•Signal LUMINEUX : n1sini1=n2sini2, les angles étant mesurés par rapport à la NORMALE. Indices : air 1,00, eau 1,33, verre 1,50.
•Signal ÉLECTRIQUE : U=RI pour un conducteur ohmique, avec U en volts, I en ampères, R en ohms.
•Pont diviseur, deux résistances en série sous une tension E : U2=E×R1+R2R2, la résistance du NUMÉRATEUR étant celle dont on mesure la tension.
•Capteur RÉSISTIF : sa résistance varie avec une grandeur, température, force ou lumière. Une courbe d'étalonnage fait passer de la résistance à la grandeur, seulement sur la plage où elle a été mesurée.
Même incidence de 50∘ : le rayon se rapproche de la normale dans l'eau, 35,2∘, et plus encore dans le verre, 30,7∘, d'indice plus grand. Les angles se lisent depuis la normale.
Les trois lois ont la même structure de contrôle : écrire la relation littérale, remplacer, puis vérifier l'unité obtenue. C'est cette ligne littérale qui vaut le point de méthode.
Lentille convergente : foyer et image
•Une lentille convergente fait converger en son foyer image F′ les rayons parallèles à l'axe optique. La distance focale est f′=OF′ ; le foyer objet F est symétrique de F′ par rapport au centre optique O.
•Trois rayons issus du point B construisent son image B′ : celui qui passe par O n'est pas dévié, celui qui arrive parallèle à l'axe ressort par F′, celui qui passe par F ressort parallèle à l'axe.
•Un objet AB placé avant le foyer objet F donne une image A′B′ RÉELLE et renversée, qu'on recueille sur un écran.
•Le grandissement compare la taille de l'image à celle de l'objet : en valeur absolue, ∣γ∣>1 pour une image agrandie, ∣γ∣<1 pour une image réduite.
L'objet AB est avant F : les trois rayons issus de B se recoupent en B', de l'autre côté de la lentille. L'image A'B' est réelle, renversée, ici plus petite que l'objet.
L'échelle des décibels n'est pas une échelle ordinaire
•L=10logI0I avec I0=1,0×10−12W/m2, le seuil d'audibilité.
•Multiplier l'intensité par 10 ajoute 10dB. La multiplier par 2 ajoute 3dB. Jamais on n'additionne les niveaux.
•Doubler la distance à une source ponctuelle divise l'intensité par 4, donc RETIRE 6dB.
•Repères : 30dB une chambre calme, 60dB une conversation, 85dB le seuil de risque, 120dB le seuil de douleur.
Chaque graduation de 10 dB multiplie l'intensité par 10. De la conversation (60 dB) au seuil de douleur (120 dB), l'intensité est multipliée par un million, pas par deux.
Au-delà du programme de Seconde : l'expression L=10logI0I, les règles +3dB et +10dB et l'atténuation de 6dB par doublement de la distance sont au programme de Terminale spécialité ; en Seconde, le lien entre intensité sonore et niveau d'intensité sonore est seulement qualitatif. Deux machines de 60dB ne font pas 120dB mais 63dB : ce sont les intensités qui s'additionnent, pas les niveaux.
Une durée de propagation, et le facteur deux
•Relation de base : d=v×Δt, avec d en mètres, v en m/s et Δt en secondes.
•Aller SIMPLE : le signal part de la source et arrive au récepteur. La distance est directement vΔt.
•Aller-RETOUR, c'est-à-dire écho, sonar ou radar : le signal fait deux fois le trajet, donc d=2vΔt.
•Question à se poser avant tout calcul : l'émetteur et le récepteur sont-ils au même endroit ? Si oui, le facteur 2 s'impose.
À gauche, émetteur et récepteur sont séparés : le tonnerre fait le trajet une seule fois, d=vΔt. À droite, ils sont au même endroit : le signal fait l'aller-retour, d=2vΔt.
L'orage met en jeu deux signaux : l'éclair arrive presque instantanément, le tonnerre fait un aller simple. La durée mesurée est celle du son seul, sans facteur 2.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Croire que la fréquence change en changeant de milieu
2 points, et la question suivante sur la hauteur
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le son se propage plus vite dans l'eau, il y devient donc plus aigu. »
Ce qu'il faut écrire
« La fréquence est fixée par la SOURCE : elle est la même dans l'air et dans l'eau, donc le son est perçu à la même hauteur. Seule la célérité change. »
En un point, le signal garde la période que la source lui donne : même T dans l'air et dans l'eau, donc même hauteur. La période raccourcie, en rouge, n'existe que sur la copie.
Pourquoi : La source impose le rythme des vibrations, et ce rythme se transmet tel quel de proche en proche. Le milieu ne décide que de la vitesse à laquelle la perturbation avance, jamais du nombre d'oscillations par seconde.
2.Lire la période sur une demi-oscillation
2 points, avec un facteur 2 sur la fréquence
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La courbe monte puis redescend en 2,0ms, donc T=2,0ms et f=500Hz. »
Ce qu'il faut écrire
« Une période est un motif COMPLET, jusqu'au retour au même point avec le même sens de variation : T=4,0ms, donc f=250Hz. »
Le motif complet dure 4ms : une bosse au-dessus et une en dessous. Ne compter que la bosse du haut donne 2ms et double la fréquence ; mesurer cinq périodes d'un coup supprime le doute.
Pourquoi : Le motif d'un signal sinusoïdal comprend une alternance positive ET une alternance négative. En pratique, on mesure plusieurs périodes d'un coup et on divise : la précision augmente et le piège disparaît.
3.Oublier le facteur deux dans un écho
2 points, et la réponse est exactement le double de la bonne
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'écho revient après 2,4s, donc la falaise est à 340×2,4=816m. »
Ce qu'il faut écrire
« Le son a fait l'aller ET le retour : d=2vΔt=2340×2,4=408m. »
Le son parcourt deux fois la distance cherchée, une fois à l'aller et une fois au retour, alors que le chronomètre n'a tourné qu'une fois. C'est pour cela, et seulement pour cela, qu'on divise par deux.
Pourquoi : L'émetteur et le récepteur sont au même endroit, ce qui n'arrive que dans les situations d'écho, de sonar et de radar. La durée mesurée couvre donc deux fois la distance cherchée, et c'est le seul indice qui déclenche la division.
4.Additionner des décibels
2 points, et une conclusion absurde sur le danger
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Deux machines de 60dB côte à côte produisent 120dB. »
Ce qu'il faut écrire
« Ce sont les INTENSITÉS qui s'additionnent : elle est doublée, donc le niveau augmente de 3dB et vaut 63dB. »
Deux machines identiques doublent l'intensité, et doubler l'intensité ajoute 3 dB : 63 dB. La somme des niveaux, 120 dB, placerait l'atelier au seuil de douleur.
Pourquoi : Le décibel est une échelle logarithmique : additionner deux niveaux revient à multiplier les intensités entre elles, ce qui n'a aucun sens physique. En Seconde, on retient que les niveaux ne s'additionnent pas ; les règles ×2 donne +3dB et ×10 donne +10dB sont au programme de Terminale spécialité.
5.Mesurer un angle par rapport à la surface
toute la question, et un résultat qui semble pourtant plausible
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le rayon fait 30° avec la surface de l'eau, donc i1=30°. »
Ce qu'il faut écrire
« Les angles des lois de Descartes se mesurent par rapport à la NORMALE : si le rayon fait 30° avec la surface, alors i1=90−30=60°. »
Le rayon fait 30° avec la surface, donc 60° avec la normale : c'est i₁ = 60° qui entre dans la loi de Descartes, et le rayon réfracté fait 40,6° avec la normale.
Pourquoi : La normale est la droite perpendiculaire à la surface au point d'incidence, et c'est elle qui sert de référence dans les deux lois. Une erreur de convention ne produit aucune absurdité visible : rien ne la signale, il faut donc vérifier avant de calculer.
6.Traiter toute caractéristique comme une droite
toute la question de lecture graphique
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La lampe est traversée par 50mA sous 1,3V ; sous 100mA elle sera donc sous 2,6V. »
Ce qu'il faut écrire
« La caractéristique d'une lampe n'est PAS une droite : sa résistance augmente avec la température du filament. La tension se lit sur la courbe, environ 3,5V sous 100mA ; elle ne se calcule pas par proportionnalité. »
La droite passe par l'origine : sa pente est la résistance, et la loi d'Ohm s'applique. La courbe de la lampe se redresse, sa résistance augmente, et aucune proportionnalité n'y est valable.
Pourquoi : Seul un conducteur ohmique a une caractéristique rectiligne passant par l'origine, et c'est justement ce qui le définit. Pour tout autre dipôle, la loi d'Ohm ne s'applique pas et le graphique est la seule source d'information.
7.Mélanger les unités dans la loi d'Ohm
2 points, avec un facteur 1000 d'erreur
Ce qu'il ne faut pas écrire
« U=RI=470×20=9400V. »
Ce qu'il faut écrire
« I=20mA=20×10−3A, donc U=470×0,020=9,4V. »
Pourquoi : La loi d'Ohm n'est vraie que dans les unités du système international : volts, ampères, ohms. Les énoncés donnent presque toujours des milliampères et des kilo-ohms, et c'est exactement là que le point se gagne ou se perd.
8.Se tromper de résistance au numérateur du pont diviseur
2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« U2=ER1+R2R1=12×3,01,0=4,0V. »
Ce qu'il faut écrire
« La tension aux bornes de R2 s'écrit U2=ER1+R2R2=12×3,02,0=8,0V. »
La plus grande résistance prend la plus grande part : 8,0 V aux bornes de R₂, 4,0 V aux bornes de R₁, et les deux redonnent 12 V. Mettre R₁ au numérateur donne U₁, pas U₂.
Pourquoi : Au numérateur figure la résistance dont on cherche la tension, jamais l'autre. Le contrôle est immédiat : la plus grande résistance prend la plus grande part de la tension, et les deux tensions doivent redonner E en s'additionnant.
9.Compter le trajet de l'éclair comme celui du tonnerre
2 points, et le facteur 2 appliqué au mauvais endroit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Il y a 6s entre l'éclair et le tonnerre, donc l'orage est à 2340×6=1020m. »
Ce qu'il faut écrire
« L'éclair arrive presque instantanément et le tonnerre fait un aller SIMPLE : d=340×6=2040m, soit environ 2km. »
Pourquoi : Le facteur 2 ne dépend pas du type de signal mais de la GÉOMÉTRIE : il n'apparaît que si l'émetteur et le récepteur sont au même endroit. Ici, l'orage émet et vous recevez : le trajet est unique.
Quelle méthode choisir
Quelle loi, selon le signal étudié
Le chapitre réunit trois domaines qui n'ont presque rien en commun. On repère d'abord de quel signal parle l'énoncé, et la loi vient toute seule.
Si l'énoncé parle d'un oscillogramme, d'une hauteur, d'un son grave ou aigu → f=T1, la période étant lue sur un motif complet, ou sur plusieurs motifs divisés par leur nombre
Exemple : 5 périodes en 20ms donnent T=4,0ms et f=250Hz
Si l'énoncé parle d'un niveau d'intensité sonore, de décibels, d'un seuil de risque → échelle logarithmique : ×2 donne +3dB, ×10 donne +10dB, distance doublée donne −6dB
On ne fait jamais de somme ni de moyenne de décibels. Ces trois règles chiffrées sont au programme de Terminale spécialité : en Seconde, l'énoncé les donne.
Si l'énoncé donne des angles et deux milieux transparents → n1sini1=n2sini2, angles pris par rapport à la NORMALE
Exemple : un rayon à 60° dans l'air entre dans l'eau à 40,6°
Si l'énoncé donne une durée entre une émission et une réception → d=vΔt pour un aller simple, d=2vΔt si l'émetteur et le récepteur sont au même endroit
C'est la position du récepteur qui décide, pas la nature du signal.
Si l'énoncé donne une tension et une intensité, et le mot conducteur ohmique ou résistance → U=RI, après conversion des milliampères en ampères
Exemple : 470Ω parcourus par 20mA donnent 9,4V
Si l'énoncé donne deux résistances en série et demande la tension aux bornes de l'une → pont diviseur, U2=ER1+R2R2, la résistance étudiée au numérateur
Le contrôle : les deux tensions obtenues doivent redonner E en s'additionnant.
Si la courbe de l'énoncé n'est pas une droite passant par l'origine, on lit le graphique point par point, et on n'extrapole jamais par proportionnalité.
Aller simple ou aller-retour
La seule question à se poser avant d'écrire d=vΔt est celle de la géométrie du trajet. Une figure au brouillon la tranche en cinq secondes.
En haut, deux signaux partis ensemble : la lumière compte pour zéro, Δt est la durée du son. En bas, deux milieux : 2,0 s dans l'air plus 1,0 s dans l'eau, jamais la moyenne des deux célérités.
Si l'émetteur et le récepteur sont au même endroit, comme dans un écho, un sonar ou un radar → le signal fait deux fois le trajet : d=2vΔt
Exemple : un écho revenu en 2,4s place l'obstacle à 408m
Si l'émetteur et le récepteur sont à deux endroits différents → aller simple : d=vΔt, sans aucun facteur
Exemple : le tonnerre entendu 6s après l'éclair place l'orage à 2040m
Si deux signaux partent ensemble et arrivent à des instants différents → la durée mesurée est la DIFFÉRENCE des deux temps de parcours, et le plus rapide est souvent considéré comme instantané
C'est le cas de l'éclair et du tonnerre : la lumière met moins de dix microsecondes, on la néglige.
Si le signal traverse deux milieux de célérités différentes → on additionne les durées, chacune calculée avec la célérité de son milieu
Ne jamais prendre la moyenne des deux célérités.
En cas de doute, dessinez le trajet avec une flèche par sens. Le nombre de flèches donne le facteur, et rien d'autre ne le donne.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Calculer une distance à partir d'une durée, rédigé
Quand l'utiliser : Écho, sonar, radar, orage : toute question où une durée mesurée doit devenir une distance.
1Déterminer la célérité et la justifier : valeur donnée par l'énoncé, ou calculée par v=331+0,60θ pour le son dans l'air.
2Décrire le trajet en une phrase, et dire s'il s'agit d'un aller simple ou d'un aller-retour.
3Écrire la relation littérale correspondante, d=vΔt ou d=2vΔt, AVANT tout nombre.
4Convertir les durées en secondes et les distances en mètres, puis faire l'application numérique.
5Conclure avec l'unité et vérifier l'ordre de grandeur par rapport à la situation décrite.
Phrase de conclusion
Le son parcourt deux fois la distance qui sépare le randonneur de la falaise, donc d=2vΔt=2340×2,4=408m : la falaise se trouve à environ 4,1×102m.
Le piège : Écrire directement d=340×2,4 parce que la formule est connue par cœur. La phrase qui décrit le trajet vaut un point à elle seule, et c'est elle qui fait apparaître le facteur 2.
Barème : En général 1 point pour la célérité justifiée, 1 point pour la nature du trajet, 1 point pour la relation littérale, 1 point pour l'application numérique avec l'unité.
Exploiter une caractéristique pour trouver une résistance
Quand l'utiliser : L'énoncé fournit un graphe de U en fonction de I et demande la nature du dipôle ou sa résistance.
1Dire si la courbe est une DROITE PASSANT PAR L'ORIGINE, et en déduire si le dipôle est ohmique ou non. C'est la première phrase attendue.
2Si le dipôle est ohmique, choisir un point de la droite éloigné de l'origine et lire ses deux coordonnées.
3Convertir l'intensité en ampères, puis calculer R=IU avec ce point.
4Si le dipôle n'est pas ohmique, dire que la loi d'Ohm ne s'applique pas et lire directement la valeur demandée sur la courbe.
5Conclure avec l'unité, l'ohm, et une phrase sur la nature du dipôle.
Phrase de conclusion
La caractéristique est une droite passant par l'origine : le dipôle est un conducteur ohmique. Le point de coordonnées I=100mA et U=5,0V donne R=IU=0,1005,0=50Ω.
Le piège : Calculer la pente sur un point trop proche de l'origine, où l'incertitude de lecture est du même ordre que les valeurs. On choisit toujours le point le plus éloigné possible.
Barème : 1 point pour la nature du dipôle justifiée par l'allure, 1 point pour le point choisi et lu, 1 point pour le calcul avec conversion, 1 point pour l'unité.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Compter les flèches du trajet
Avant de rendre une distance calculée à partir d'une durée, dessinez le trajet au brouillon avec une flèche par sens. Deux flèches imposent la division par deux, une seule l'interdit.
Un écho a deux flèches, un coup de tonnerre une seule : la même durée ne donne donc pas la même distance.
Vérifier que les milliampères ont été convertis
Dans toute formule électrique, l'intensité doit être en ampères. Repérez les mA de l'énoncé et cherchez le 10−3 correspondant dans votre calcul.
Une tension trouvée à 9400V dans un montage de laboratoire signale immédiatement la conversion oubliée.
Additionner les tensions d'un montage en série
Dans un pont diviseur, les deux tensions calculées doivent redonner exactement la tension du générateur. Si la somme ne tombe pas, l'une des deux fractions est inversée.
8,0+4,0=12V confirme le calcul ; 4,0+4,0=8,0V le dénonce.
Comparer un niveau sonore aux repères connus
Un résultat en décibels doit se situer entre 0 et 130. Confrontez-le aux repères, 30dB une chambre, 60dB une conversation, 120dB la douleur.
Un niveau de 180dB pour deux machines d'atelier révèle une addition de décibels.
Vérifier que l'angle réfracté va du bon côté
En entrant dans un milieu plus réfringent, le rayon se RAPPROCHE de la normale, donc l'angle diminue. En sortant vers un milieu moins réfringent, il s'en écarte.
Un rayon passant de l'air à l'eau avec i1=60° doit donner i2<60° ; trouver plus de 60°, ou une erreur de la calculatrice, signale une inversion des indices.
L'exercice type décortiqué
L'écho de la falaise, comme au contrôle
Un randonneur pousse un cri face à une falaise et entend son écho Δt=2,4s plus tard. La température de l'air est θ=15∘C, et la célérité du son dans l'air vaut v=331+0,60θ, en m/s.
1. Calculer la célérité du son ce jour-là.
2. En déduire la distance entre le randonneur et la falaise.
3. L'oscillogramme du cri montre 5 périodes en 20ms. Déterminer la période, puis la fréquence du son émis.
4. Le niveau sonore du cri vaut 80dB à 1,0m de la bouche du randonneur. Que vaut-il à 2,0m ?
Au-delà du programme de Seconde : la question 4 utilise l'atténuation avec la distance, au programme de Terminale spécialité, et la relation donnée entre célérité et température n'est pas au programme de Seconde.
La situation de l'exemple, sans échelle : l'écho revient 2,4 s après le cri, à 15 °C ; le niveau vaut 80 dB à 1,0 m de la bouche, et la question 4 le demande à 2,0 m.
Étape 1
v=331+0,60×15=331+9,0=340m/s.
Pourquoi
On calcule la célérité au lieu de reprendre le 340m/s appris par cœur, parce que l'énoncé fournit une formule et une température : la valeur mémorisée ne vaudrait aucun point ici.
Étape 2
Le son va jusqu'à la falaise puis en revient : il parcourt 2d pendant Δt. Donc d=2vΔt=2340×2,4=408m.
Pourquoi
La phrase sur le trajet précède la formule. C'est elle qui justifie le facteur 2, et sans elle une copie qui écrit la bonne formule a l'air de l'avoir devinée.
Étape 3
T=520ms=4,0ms=4,0×10−3s.
Pourquoi
On mesure sur cinq périodes puis on divise : la précision de lecture est cinq fois meilleure, et le risque de confondre une période avec une demi-période disparaît.
Étape 4
f=T1=4,0×10−31=250Hz.
Pourquoi
La période doit être en SECONDES avant l'inversion. Rester en millisecondes donnerait 0,25, un nombre qui ne veut rien dire en hertz.
Étape 5
Passer de 1,0 à 2,0m double la distance : l'intensité est divisée par 22=4, donc le niveau perd 6dB et vaut 80−6=74dB.
Pourquoi
On raisonne sur l'intensité, jamais directement sur les décibels. Le −6dB est le résultat de deux règles enchaînées, la division par quatre puis la conversion en niveau.
Étape 6
Vérification : 408×2=816m parcourus en 2,4s donnent bien 340m/s ; et 250Hz est une fréquence de voix humaine, comprise entre 20 et 20000Hz.
Pourquoi
La substitution inverse contrôle le facteur 2, et le domaine d'audibilité contrôle la fréquence. Deux vérifications de cinq secondes qui couvrent les deux moitiés de l'exercice.
Conclusion rédigée
La célérité du son vaut 340m/s ce jour-là, la falaise se trouve à 408m, le cri a une période de 4,0ms donc une fréquence de 250Hz, et son niveau sonore tombe à 74dB lorsqu'on double la distance.
L'erreur classique sur cet exercice : Rendre 816m pour la distance à la falaise. Rien dans le résultat ne semble anormal, une falaise peut être à huit cents mètres : seule la phrase sur l'aller-retour, écrite avant le calcul, empêche l'erreur.
À savoir par cœur
•La SOURCE fixe la fréquence, le MILIEU fixe la célérité. Changer de milieu ne change jamais la hauteur d'un son.
•f=T1, avec T en secondes. On mesure plusieurs périodes puis on divise par leur nombre.
•Terminale spécialité. Décibels : ×2 sur l'intensité donne +3dB, ×10 donne +10dB, distance doublée donne −6dB. On n'additionne jamais des niveaux.
•d=vΔt pour un aller simple, d=2vΔt quand l'émetteur et le récepteur sont au même endroit.
•n1sini1=n2sini2, avec les angles mesurés depuis la NORMALE, pas depuis la surface.
•U=RI en volts, ampères et ohms : les milliampères se convertissent AVANT le calcul.
•Pont diviseur : U2=ER1+R2R2, la résistance dont on cherche la tension au numérateur, et les deux tensions redonnent E.
Questions fréquentes
Un son devient-il plus aigu dans l'eau ?
Non. La hauteur d'un son est liée à sa fréquence, et la fréquence est fixée par la source qui l'a émis : elle ne change pas quand le son passe d'un milieu à un autre. Ce qui change, c'est la célérité, environ trois cent quarante mètres par seconde dans l'air et quinze cents dans l'eau.
Comment lire une période sur un oscillogramme ?
On repère un motif complet, c'est-à-dire le retour au même point avec le même sens de variation, ce qui comprend une bosse au-dessus et une en dessous. Le plus sûr est de mesurer la durée de plusieurs motifs, cinq par exemple, puis de diviser par leur nombre : la précision augmente et l'erreur de demi-période disparaît.
Pourquoi divise-t-on par deux dans un calcul d'écho ?
Parce que le son parcourt deux fois la distance cherchée : il va jusqu'à l'obstacle puis revient. Le chronomètre mesure la durée totale de ce trajet double. Le facteur deux n'apparaît que lorsque l'émetteur et le récepteur sont au même endroit, jamais lorsqu'ils sont séparés, comme pour le tonnerre.
Peut-on additionner des décibels ?
Non, jamais. Le décibel est une échelle logarithmique : ce sont les intensités sonores qui s'additionnent. Deux sources identiques de soixante décibels donnent soixante-trois décibels, pas cent vingt. Doubler l'intensité ajoute trois décibels et la multiplier par dix en ajoute dix, deux règles au programme de Terminale spécialité ; en Seconde, on retient que les niveaux ne s'additionnent pas.
Par rapport à quoi mesure-t-on les angles en réfraction ?
Par rapport à la normale, c'est-à-dire la droite perpendiculaire à la surface au point où le rayon la rencontre. Jamais par rapport à la surface elle-même. Si un énoncé donne l'angle avec la surface, il faut le retrancher de quatre-vingt-dix degrés avant d'appliquer la loi de Descartes.
Passer à la pratique
Exercices corrigés : Ondes et signaux
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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