Exercice 1 : Types de probabilités, types d'événements
La roue ci-dessous est partagée en huit secteurs de même taille : trois rouges notés , trois bleus notés et deux jaunes notés . Elle est parfaitement équilibrée.
- a) Calculez la probabilité d'obtenir du rouge. S'agit-il d'une probabilité théorique, fréquentielle ou subjective ?
- b) Un élève fait tourner la roue fois et obtient fois du rouge. Quelle probabilité en tire-t-il, et de quel type est-elle ? Pourquoi diffère-t-elle de la précédente ?
- c) Les événements « rouge » et « bleu » sont-ils compatibles ? complémentaires ? Et « rouge » et « non rouge » ?
- d) On fait tourner la roue deux fois de suite. Les deux résultats sont-ils dépendants ou indépendants ?
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Réponses
- a) , probabilité THÉORIQUE
- b) , probabilité FRÉQUENTIELLE ; l'écart vient du hasard de l'échantillon
- c) Rouge et bleu : incompatibles, non complémentaires. Rouge et non rouge : complémentaires
- d) Indépendants : la roue ne garde aucune trace du tour précédent
a) Les huit secteurs sont de même taille, donc chacun a la même probabilité d'être désigné. Trois d'entre eux sont rouges, d'où . C'est une probabilité THÉORIQUE : elle se calcule à partir de la structure de l'expérience, en comptant les cas favorables sur les cas possibles, sans avoir besoin de faire tourner la roue une seule fois.
b) L'élève obtient . C'est une probabilité FRÉQUENTIELLE, ou expérimentale : elle vient d'une série d'essais réels et non d'un raisonnement. Elle diffère de à cause du hasard de l'échantillon, exactement comme deux cents lancers de pièce ne donnent presque jamais cent piles exactement. Plus le nombre d'essais grandit, plus la fréquence observée se rapproche de la probabilité théorique : c'est ce qu'on appelle la loi des grands nombres. Une probabilité SUBJECTIVE serait d'un troisième type, fondée sur un jugement, par exemple « je pense avoir sept chances sur dix de réussir cet examen ».
c) « Rouge » et « bleu » sont INCOMPATIBLES : la roue s'arrête sur un seul secteur, donc ces deux événements ne peuvent pas se produire ensemble et . Ils ne sont pas COMPLÉMENTAIRES pour autant, car il reste le jaune : , qui ne fait pas . « Rouge » et « non rouge », eux, sont complémentaires : ils sont incompatibles ET leurs probabilités totalisent , puisque . Retenez la distinction, elle est constamment évaluée : incompatibles veut dire « jamais ensemble », complémentaires veut dire « jamais ensemble ET toujours l'un des deux ».
d) Ils sont INDÉPENDANTS. La roue ne conserve aucune trace du tour précédent : la composition des secteurs est inchangée, donc la probabilité d'obtenir du rouge au deuxième tour vaut encore , quel que soit le premier résultat. Les tirages deviennent dépendants seulement lorsque la première épreuve modifie la seconde, ce qui est le cas d'un tirage SANS remise, où un jeton retiré ne peut plus sortir.