Calcul intégral 201-NYB • Cégep et complément québécois à Montréal
Fiche de révision : l'intégration trigonométrique (201-NYB)
Ce chapitre se divise en trois familles : les puissances de fonctions trigonométriques, qui se traitent par parité des exposants; les substitutions trigonométriques, appelées par une racine carrée; et les fonctions inverses, qui apparaissent comme primitives. Chacune a son critère de reconnaissance, et c'est ce critère, plus que la technique, qu'il faut installer.
Cette fiche donne les trois triangles de référence, le tableau de décision par parité, et la liste des étapes finales que les copies sautent : le retour à x, le changement de bornes et la valeur absolue.
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Le fil du chapitre
Une substitution trigonométrique n'est pas finie quand l'intégrale en θ est calculée : il reste à REVENIR à x, et cela passe toujours par le triangle rectangle. C'est cette dernière étape que les copies oublient.
•∫sinmxcosnxdx : si un exposant est IMPAIR, on lui détache un facteur et on substitue l'AUTRE fonction.
•Si les DEUX exposants sont pairs, aucune substitution ne marche : il faut LINÉARISER avec sin2x=21−cos2x et cos2x=21+cos2x.
•Raccourci utile : sinxcosx=2sin2x, qui évite une substitution entière.
•Famille tangente-sécante : si la puissance de sec est PAIRE, détacher sec2x et poser u=tanx; si la puissance de tan est IMPAIRE, détacher secxtanx et poser u=secx.
•Quatre primitives à savoir : ∫tanxdx=−ln∣cosx∣, ∫cotxdx=ln∣sinx∣, ∫secxdx=ln∣secx+tanx∣, ∫cscxdx=−ln∣cscx+cotx∣.
sin2x et cos2x oscillent autour de 21 à la fréquence double : c'est ce que disent 21∓cos2x, et c'est pourquoi on linéarise les puissances paires.
La famille cotangente-cosécante est le miroir exact de la famille tangente-sécante, au signe près : tout nom qui commence par « co » porte un signe moins dans sa dérivée, donc dans sa primitive.
Les trois substitutions et leurs triangles
•a2−x2 appelle x=asinθ, avec dx=acosθdθ et a2−x2=acosθ.
•a2+x2 appelle x=atanθ, avec dx=asec2θdθ et a2+x2=asecθ.
•x2−a2 appelle x=asecθ, avec dx=asecθtanθdθ et x2−a2=a∣tanθ∣, la valeur absolue étant obligatoire.
•Le TRIANGLE de référence sert au retour : on y lit sinθ, cosθ et tanθ en fonction de x et de a.
•Un trinôme se ramène toujours à l'une des trois formes par COMPLÉTION DU CARRÉ : x2−6x+13=(x−3)2+4.
Trois racines, trois triangles : la quantité sous la racine occupe à chaque fois le côté qui reste une fois x et a placés. C'est ce dessin qui donne le retour à x à la fin du calcul.
Le triangle se dessine une fois pour toutes en début de question : il donne à la fois la substitution, la simplification de la racine et le retour à x. Le sauter fait perdre les trois.
Les fonctions inverses, en primitive et en intégrande
•La valeur absolue de la troisième n'est pas décorative : sans elle, la primitive est fausse sur la branche négative.
•Une racine au DÉNOMINATEUR sous une somme donne un arc sinus; pas de racine donne un arc tangente. C'est le seul critère à retenir.
•Intégrer une fonction inverse se fait par PARTIES avec le facteur 1 invisible : ∫arcsinxdx=xarcsinx+1−x2 et ∫arctanxdx=xarctanx−21ln(1+x2).
•Les versions en arccos et arccot ne diffèrent que par un signe : la somme des deux primitives d'un couple vaut toujours 2πx.
arcsin n'existe que sur [−1,1] ; arctan est définie partout. Toutes deux restent entre −2π et 2π.
Deux primitives d'apparence différente peuvent être toutes deux justes : elles diffèrent alors d'une CONSTANTE. Le contrôle est de les dériver, pas de les comparer terme à terme.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Ne pas revenir à x après une substitution trigonométrique
3 points, et une réponse dans une variable qui n'existe pas dans l'énoncé
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫16−x2dx=∫dθ=θ+C. »
Ce qu'il faut écrire
« Il faut revenir à la variable de départ : x=4sinθ donne sinθ=4x, donc θ=arcsin4x et la primitive est arcsin4x+C. »
Pourquoi : La variable θ est un outil de calcul introduit par nous : elle n'a aucun sens dans l'énoncé. Une primitive doit s'exprimer dans la variable de la question.
2.Garder les bornes en x après le passage à θ
toute la question, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫0216−x2x2dx=∫0216sin2θdθ. »
Ce qu'il faut écrire
« Les bornes suivent la variable : x=0 donne θ=0 et x=2 donne θ=6π, donc ∫0π/616sin2θdθ. »
Pourquoi : Évaluer une primitive en θ à des bornes exprimées en x n'a aucun sens. L'alternative est de revenir à x avant d'évaluer, mais il faut choisir l'une des deux voies.
3.Écrire x2−a2=atanθ sans valeur absolue
3 points, et une primitive fausse sur la moitié du domaine
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Avec x=asecθ : x2−a2=atanθ. »
Ce qu'il faut écrire
« x2−a2=a∣tanθ∣ : la racine est toujours positive, alors que tanθ change de signe selon la branche. »
x2−a2 vit sur DEUX branches : à gauche, x=asecθ donne tanθ<0, d'où la valeur absolue.
Pourquoi : La fonction x=asecθ a deux branches, x≥a et x≤−a, et tanθ y a des signes opposés. Le cas x≥a est le seul où l'on peut retirer la valeur absolue, et il faut le dire.
4.Attaquer deux exposants pairs par une substitution
toute la question, 5 points, et dix minutes dans une impasse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫sin2xcos2xdx : je détache un cosx et je pose u=sinx. »
Ce qu'il faut écrire
« Détacher un cosinus laisse cos1x, dont on ne peut rien faire : il faut LINÉARISER. Avec sinxcosx=2sin2x, l'intégrale devient ∫4sin22xdx=8x−32sin4x. »
Pourquoi : La substitution ne fonctionne que si le facteur détaché est bien la dérivée de la variable posée. Avec deux exposants pairs, ce facteur n'existe pas, et aucune manipulation ne le fera apparaître.
5.Substituer sur un trinôme sans compléter le carré
toute la question, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫x2−6x+13dx : la forme est x2−a2, donc je pose x=asecθ. »
Ce qu'il faut écrire
« On complète d'abord : x2−6x+13=(x−3)2+4. C'est donc la forme u2+a2 avec u=x−3 et a=2, qui appelle u=2tanθ. »
Le trinôme ne descend jamais sous 4 : il ne s'annule pas, donc il ne se factorise pas. Sa forme réelle est un CARRÉ PLUS une constante, ce qui impose la substitution par la tangente.
Pourquoi : Le trinôme a un discriminant négatif : il ne se factorise pas et ne peut donc pas être de la forme x2−a2. La complétion du carré révèle la forme réelle, et avec elle la bonne substitution.
6.Oublier le dx de la substitution trigonométrique
toute la question, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x=4sinθ, donc ∫16−x2x2dx=∫4cosθ16sin2θdθ. »
Ce qu'il faut écrire
« dx=4cosθdθ : l'intégrale devient ∫4cosθ16sin2θ⋅4cosθdθ=∫16sin2θdθ. »
Pourquoi : C'est justement le dx qui fait disparaître le cosinus du dénominateur, et donc tout l'intérêt de la substitution. Sans lui, l'intégrale obtenue est plus difficile que celle de départ.
7.Confondre le critère de l'arc sinus et celui de l'arc tangente
3 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫9+x2dx=arcsin3x. »
Ce qu'il faut écrire
« Sans racine au dénominateur, c'est une arc tangente : ∫9+x2dx=31arctan3x. »
Avec une racine, 9−x21 n'existe qu'entre −3 et 3 : arc sinus. Sans racine, 9+x21 est définie partout : arc tangente.
Pourquoi : Le seul critère est la présence d'une racine : a2−u21 donne un arc sinus, a2+u21 un arc tangente. Le facteur a1 n'apparaît d'ailleurs que dans le second.
8.Croire que deux primitives d'apparence différente ne peuvent pas être toutes deux justes
pas de points perdus, mais du temps et de la confiance
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le corrigé donne −4cos2x et j'ai trouvé 2sin2x : l'un des deux est faux. »
Ce qu'il faut écrire
« 2sin2x=41−cos2x=−4cos2x+41 : les deux diffèrent d'une CONSTANTE, donc les deux sont justes. »
2sin2x et −4cos2x ont la même forme, décalée de 41 : deux primitives justes de sinxcosx.
Pourquoi : Une primitive n'est définie qu'à une constante près. Le seul contrôle valable est de dériver les deux expressions : si les dérivées coïncident, les deux réponses sont correctes.
9.Utiliser une substitution trigonométrique quand une substitution simple suffit
aucun point, mais cinq à dix minutes perdues en examen
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫16−x2xdx : je pose x=4sinθ. »
Ce qu'il faut écrire
« La dérivée de 16−x2 est −2x, qui est déjà là : u=16−x2 donne −16−x2+C en trois lignes. »
Pourquoi : La substitution trigonométrique est le dernier recours, pas le premier réflexe. La présence d'un facteur x devant la racine signale presque toujours une substitution ordinaire.
10.Se tromper de signe dans la famille cotangente-cosécante
2 points, mais l'erreur se répète sur toute une question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫csc2xdx=cotx. »
Ce qu'il faut écrire
« ∫csc2xdx=−cotx : tout ce qui commence par « co » porte un signe moins dans sa dérivée, donc dans sa primitive. »
Pourquoi : La règle du « co » est systématique : (cos)′=−sin, (cot)′=−csc2, (csc)′=−csccot. Elle transforme chaque formule de la famille tangente-sécante en sa jumelle avec un signe.
Quelle méthode choisir
Quelle technique selon la forme trigonométrique
Ce qu'on voit sous l'intégrale
Si un exposant IMPAIR sur sin ou cos → détacher un facteur de la fonction à exposant impair et substituer l'autre
Exemple : ∫sin3xcos2xdx avec u=cosx
Si les DEUX exposants pairs → LINÉARISER par les formules de duplication, aucune substitution ne marche
Exemple : ∫sin2xcos2xdx=8x−32sin4x
Si puissance PAIRE de sec → détacher sec2x et poser u=tanx
Exemple : ∫tan3xsec4xdx
Si puissance IMPAIRE de tan → détacher secxtanx et poser u=secx
Exemple : ∫tan3xsec3xdx
Si aucun des deux cas ci-dessus → convertir par tan2x=sec2x−1 et recommencer
c'est le chemin qui mène à ∫sec3xdx, le cas cyclique de la famille
La parité se lit sur l'exposant, pas sur la fonction : c'est le seul critère, et il départage les trois cas sans aucune ambiguïté.
Quelle substitution selon la racine
La forme de l'expression sous la racine, APRÈS complétion du carré si c'est un trinôme
Si a2−u2 → u=asinθ, la racine devient acosθ
Exemple : 16−x2 avec x=4sinθ
Si a2+u2 → u=atanθ, la racine devient asecθ
Exemple : (x−3)2+4 avec x−3=2tanθ
Si u2−a2 → u=asecθ, la racine devient a∣tanθ∣
Exemple : x2−9 avec x=3secθ
Si un facteur u apparaît devant la racine → substitution ORDINAIRE t= contenu de la racine, bien plus rapide
Exemple : ∫x16−x2dx
Si l'expression sous la racine est un trinôme → compléter le carré D'ABORD, puis appliquer l'une des trois lignes précédentes
le signe du terme constant après complétion décide entre le sinus et la tangente
Avant toute substitution trigonométrique, chercher si la dérivée du contenu de la racine apparaît déjà : dans ce cas une substitution ordinaire fait le travail en trois lignes au lieu de quinze.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Mener une substitution trigonométrique jusqu'au bout
Quand l'utiliser : L'intégrande contient une racine de la forme a2±u2 ou u2−a2, sans que la dérivée du contenu apparaisse.
1Identifier la forme et poser la substitution correspondante, en écrivant x, dx ET la simplification de la racine sur trois lignes distinctes.
2DESSINER le triangle de référence tout de suite : il servira au retour, et il évite de chercher les identités plus tard.
3Si l'intégrale est définie, calculer les nouvelles bornes en θ et le dire; sinon, prévoir le retour à x.
4Réécrire l'intégrale entièrement en θ et vérifier qu'aucun x ne subsiste, puis la calculer.
5Revenir à x par le triangle, ou évaluer directement aux bornes en θ si elles ont été changées.
6Vérifier en dérivant, ou en testant une valeur numérique.
Phrase de conclusion
« On pose x=4sinθ, donc dx=4cosθdθ et 16−x2=4cosθ; les bornes x=0 et x=2 deviennent θ=0 et θ=6π, et l'intégrale se réduit à ∫0π/616sin2θdθ. »
Le piège : Sauter le dessin du triangle en se disant qu'on retrouvera les identités de tête. C'est vrai pour sinθ, faux pour tanθ et secθ, et c'est là que les copies s'arrêtent.
Barème : Typiquement 2 points pour la substitution complète, 1 pour les bornes ou le triangle, 3 pour le calcul en θ, 2 pour le retour ou l'évaluation, 1 pour la conclusion.
Traiter une puissance de sinus et de cosinus
Quand l'utiliser : L'intégrande est un produit de puissances de sin et de cos.
1Relever les deux exposants et déterminer leur parité, en l'écrivant.
2Si l'un est impair, détacher UN facteur de cette fonction et convertir le reste par sin2+cos2=1.
3Poser la substitution sur l'AUTRE fonction, et vérifier que le facteur détaché est bien sa dérivée à un signe près.
4Si les deux sont pairs, remplacer chaque carré par sa formule de duplication et développer, quitte à recommencer une fois.
5Intégrer terme à terme, puis revenir à x si une substitution a été faite.
Phrase de conclusion
« L'exposant du sinus est impair : on détache sinx et l'on écrit sin2x=1−cos2x; la substitution u=cosx, dont la dérivée −sinx est exactement le facteur détaché, donne une intégrale polynomiale en u. »
Le piège : Détacher un facteur de la fonction à exposant PAIR. Le reste comporte alors une puissance impaire de l'autre fonction, qu'on ne peut pas convertir en carrés, et la substitution échoue.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Aucun θ dans la réponse finale
Relire la primitive : si elle contient encore θ, le retour à x n'a pas été fait. C'est le contrôle le plus rapide de tout le chapitre.
Une réponse « θ+C » : il fallait écrire arcsin4x+C.
La cohérence des bornes avec la variable
Vérifier que les bornes de l'intégrale finale sont dans la même variable que l'intégrande. Des bornes en x sur une intégrale en θ sont une contradiction visible.
Une intégrale ∫02sin2θdθ : la borne 2 n'est pas un angle du problème.
La dérivée du résultat
Dériver la primitive obtenue et comparer à l'intégrande. Cela valide en une fois la substitution, le retour et les constantes.
Une dérivée qui vaut 4cosθ fois l'intégrande attendue : le dx de la substitution a été oublié.
La valeur absolue là où elle est requise
Sur x2−a2 et sur l'arc sécante, vérifier la présence de la valeur absolue et préciser la branche étudiée.
Une primitive sans valeur absolue, correcte pour x>a et fausse pour x<−a.
L'ordre de grandeur d'une intégrale définie
Comparer le résultat à l'aire d'un rectangle grossier construit sur l'intervalle et sur une valeur moyenne de l'intégrande.
Un résultat de 0,72 pour une intégrande qui monte de 0 à 1,15 sur [0;2] : plausible.
L'exercice type décortiqué
Une intégrale définie par substitution trigonométrique
Calculer ∫0216−x2x2dx.
On donnera aussi la primitive exprimée en x, afin de vérifier le résultat par une seconde voie.
Le triangle porte toute la substitution : l'hypotenuse vaut 4, le côté opposé x, et le côté adjacent est exactement la racine qu'on veut simplifier. C'est lui qui donnera le retour à x à la dernière étape.
Étape 1
La forme 16−x2 est du type a2−x2 avec a=4 : on pose x=4sinθ, d'où dx=4cosθdθ et 16−x2=4cosθ.
Pourquoi
Les trois lignes s'écrivent ensemble. Aucun facteur x ne précède la racine, donc la substitution ordinaire est exclue et la substitution trigonométrique est bien la bonne.
Étape 2
Nouvelles bornes : x=0 donne sinθ=0, donc θ=0; x=2 donne sinθ=21, donc θ=6π.
Pourquoi
On change les bornes tout de suite, ce qui dispensera du retour à x pour la partie numérique. La substitution est croissante sur [0;6π], donc légitime.
C'est le dx=4cosθdθ qui annule le cosinus du dénominateur : sans lui, il resterait une fraction, et tout l'intérêt de la substitution disparaîtrait.
Étape 4
Les deux exposants sont pairs : on linéarise. 16sin2θ=8(1−cos2θ), donc l'intégrale vaut [8θ−4sin2θ]0π/6.
Pourquoi
On enchaîne deux techniques du chapitre : la substitution a ramené le problème à une puissance paire, qui relève de la linéarisation. C'est le cas le plus fréquent des examens finaux.
La borne inférieure annule les deux termes, ce qui rend l'évaluation immédiate. On garde la forme exacte avant de donner la valeur décimale.
Étape 6
Primitive en x, par le triangle : sinθ=4x et cosθ=416−x2, donc 8θ−8sinθcosθ=8arcsin4x−2x16−x2.
Pourquoi
On écrit d'abord sin2θ=2sinθcosθ pour que le triangle suffise : sans cette identité, il faudrait exprimer un angle double, ce qui n'est pas lisible sur le dessin.
Étape 7
Vérification par la primitive : en x=2, 8arcsin21−2212=34π−23; en x=0, tout s'annule. Les deux voies concordent.
Pourquoi
Deux chemins indépendants, l'un par changement de bornes et l'autre par retour à x, donnent le même nombre : c'est la meilleure validation possible d'une substitution trigonométrique.
Étape 8
Contrôle numérique : l'intégrande vaut 0 en x=0 et 1,15 en x=2; un rectangle moyen de hauteur 0,36 sur une base de 2 donne 0,72.
Pourquoi
L'ordre de grandeur confirme le résultat sans aucun calcul symbolique. Un résultat négatif ou supérieur à 2,3 aurait été rejeté immédiatement.
Conclusion rédigée
« ∫0216−x2x2dx=34π−23≈0,725, et la primitive s'écrit 8arcsin4x−2x16−x2+C. »
L'erreur classique sur cet exercice : S'arrêter à [8θ−4sin2θ] et évaluer entre 0 et 2. Les bornes sont alors des valeurs de x utilisées comme angles, et le résultat obtenu, 16−4sin4≈19,0, n'a aucun rapport avec l'aire cherchée.
À savoir par cœur
•Exposant IMPAIR : détacher un facteur et substituer l'autre fonction. Les DEUX pairs : linéariser.
•sec à puissance paire : u=tanx. tan à puissance impaire : u=secx.
•x2−a2=a∣tanθ∣ : la valeur absolue est obligatoire.
•Trinôme sous une racine : COMPLÉTER LE CARRÉ avant de choisir la substitution.
•Racine au dénominateur : arc sinus. Pas de racine : arc tangente, avec un facteur a1.
•Toujours finir par le RETOUR à x, via le triangle, ou par le changement de bornes.
Questions fréquentes
Comment choisir la substitution trigonométrique ?
On regarde la forme sous la racine. Une différence du type constante moins x au carré appelle un sinus. Une somme appelle une tangente. Une différence du type x au carré moins constante appelle une sécante. Si l'expression est un trinôme, il faut d'abord compléter le carré pour révéler laquelle des trois formes on a réellement.
Que faire quand les deux exposants du sinus et du cosinus sont pairs ?
Il faut linéariser, c'est-à-dire remplacer chaque carré par sa formule de duplication. Aucune substitution ne peut fonctionner dans ce cas, parce que le facteur qu'on détacherait ne serait pas la dérivée de la fonction posée. La linéarisation transforme le produit en une somme de cosinus d'angles multiples, immédiatement intégrable.
Pourquoi faut-il revenir à x après une substitution trigonométrique ?
Parce que l'angle introduit est un outil de calcul qui n'existe pas dans l'énoncé. Une primitive doit s'exprimer dans la variable de la question. Le retour se fait avec le triangle rectangle de référence, sur lequel on lit le sinus, le cosinus et la tangente de l'angle en fonction de x. Sur une intégrale définie, on peut aussi changer les bornes et éviter ce retour.
Quand la valeur absolue est-elle nécessaire ?
Sur la racine de x au carré moins a au carré, qui devient a fois la valeur absolue de la tangente, et sur la primitive faisant intervenir l'arc sécante. Dans les deux cas, la racine est positive par définition alors que la fonction trigonométrique change de signe selon la branche. Préciser la branche étudiée permet souvent de retirer la valeur absolue.
Comment savoir si une primitive donne un arc sinus ou un arc tangente ?
On regarde s'il y a une racine au dénominateur. Une racine d'une différence donne un arc sinus, sans facteur devant. Une somme sans racine donne un arc tangente, avec un facteur égal à l'inverse de la constante. C'est le seul critère à retenir, et il tranche sans ambiguïté.
Deux primitives différentes peuvent-elles être justes toutes les deux ?
Oui, si elles diffèrent d'une constante. Une primitive n'est jamais unique. Le seul contrôle valable est de dériver les deux expressions et de comparer les dérivées à l'intégrande. Deux réponses qui semblent éloignées peuvent se ramener l'une à l'autre par une identité trigonométrique.
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