Physique-chimie, Cinquième • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : formes, sources et conversions d'énergie (Cinquième)

Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur les formes, les sources et les conversions d'énergie, au niveau de la classe de Cinquième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le fil de la série : l'énergie ne se crée pas et ne disparaît pas, elle CHANGE DE FORME. Tout convertisseur rend une partie de ce qu'il reçoit sous une forme qu'on ne voulait pas, presque toujours de la chaleur, et cette partie n'est pas détruite : elle est dispersée. Chaque exercice se termine donc par la même vérification, ce qui sort doit égaler ce qui entre.

Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : une source, une forme et un convertisseur sont trois choses différentes, et une batterie stocke de l'énergie chimique, pas de l'électricité. Aucune formule de Troisième n'est utilisée ici : les bilans se font en unités, par additions et soustractions.

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Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Cinquième
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Rappel de cours

  • Les FORMES d'énergie : cinétique (mouvement), de position (hauteur), chimique (matière), électrique, thermique (température), lumineuse ou rayonnement, nucléaire (cœur des atomes).
  • Une SOURCE se prélève dans la nature (Soleil, vent, bois, pétrole, uranium); une FORME s'écrit « énergie » suivi d'un adjectif; un CONVERTISSEUR reçoit une forme et en rend une autre.
  • Une chaîne énergétique : réservoir ou arrivée, flèche nommée par la forme transférée, convertisseur dans un cadre, forme utile, et une flèche vers le bas pour l'énergie perdue.
  • Un objet immobile peut posséder de l'énergie : de position, chimique, thermique. Seule l'énergie cinétique demande du mouvement.
  • CONSERVATION : l'énergie ne se crée pas et ne disparaît pas. Énergie reçue = énergie utile + énergie perdue.
  • L'énergie perdue est presque toujours THERMIQUE, dispersée dans l'environnement : perdue pour l'usage, pas détruite.
  • « Utile » dépend de ce qu'on voulait : la chaleur d'un fil chauffé est utile dans un grille-pain, perdue dans une lampe.
  • Aucun convertisseur ne rend plus d'énergie utile qu'il n'en reçoit.
  • Une pile ou une batterie stocke de l'énergie CHIMIQUE; un lac en hauteur, de l'énergie de position; un ballon d'eau chaude, de l'énergie thermique.
  • Seule la cellule photovoltaïque produit de l'électricité sans turbine ni alternateur.
  • Tôt ou tard, presque toute l'énergie utilisée finit en chaleur dispersée.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Reconnaître une forme d'énergie

L'énergie se présente sous plusieurs FORMES, et chacune a un nom : énergie cinétique (liée au mouvement), énergie de position (liée à la hauteur), énergie chimique (stockée dans la matière, libérée par une combustion ou par la digestion), énergie électrique, énergie thermique (liée à la température), énergie lumineuse, ou rayonnement, et énergie nucléaire (stockée au cœur des atomes).

Les huit cases ci-dessous décrivent huit situations. Dans chacune, une forme d'énergie domine.

1boule lancéesur une piste2rocher aubord du vide3bûche poséesur le tas4courant dansune rallonge5soupe chaudedans un bol6lumièred'un phare7uranium d'unréacteur8pain auchocolathuit situations : quelle forme d'énergie ?
  • a) Nommez la forme d'énergie qui domine dans les situations 1 à 4.
  • b) Nommez la forme d'énergie qui domine dans les situations 5 à 8.
  • c) Le rocher de la case 2 ne bouge pas. Comment peut-on dire qu'il possède de l'énergie ?
  • d) Un avion de ligne vole à dix kilomètres d'altitude, réservoirs à moitié pleins. Citez trois formes d'énergie qu'il possède en même temps. Sous quelle forme est l'énergie de son carburant ?
  • e) Deux cases de la grille relèvent de la même forme d'énergie. Lesquelles ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 1 cinétique, 2 de position, 3 chimique, 4 électrique
  • b) 5 thermique, 6 lumineuse, 7 nucléaire, 8 chimique
  • c) Il peut tomber : il a de l'énergie de position
  • d) Cinétique, de position, chimique ; kérosène : chimique
  • e) Cases 3 et 8, énergie chimique

a) Case 1, la boule qui roule : énergie CINÉTIQUE, celle de tout objet en mouvement. Case 2, le rocher au bord du vide : énergie DE POSITION, due à sa hauteur. Case 3, la bûche : énergie CHIMIQUE, stockée dans le bois et libérée quand il brûle. Case 4, le courant dans la rallonge : énergie ÉLECTRIQUE, qui voyage le long du fil. La méthode est toujours la même : on ne se demande pas « à quoi sert l'objet ? » mais « qu'est-ce qui pourrait se produire si on laissait faire ? ». La boule peut renverser des quilles, le rocher peut tomber, la bûche peut brûler, le courant peut allumer une lampe.

b) Case 5, la soupe chaude : énergie THERMIQUE, liée à sa température; elle la cède peu à peu à l'air et au bol. Case 6, le phare : énergie LUMINEUSE, ou rayonnement, qui traverse la nuit sans avoir besoin de fil ni de matière. Case 7, l'uranium du réacteur : énergie NUCLÉAIRE, stockée au cœur des atomes. Case 8, le pain au chocolat : énergie CHIMIQUE, que le corps libère en digérant. Piège fréquent : répondre « énergie alimentaire » pour la case 8. Ce n'est pas un nom de forme, c'est un usage; la forme est chimique, exactement comme pour la bûche.

c) Parce qu'il PEUT tomber. En tombant, il prendrait de la vitesse, et l'énergie de position qu'il possède deviendrait de l'énergie cinétique. Posséder de l'énergie ne veut pas dire être en train de s'en servir : un objet immobile peut en contenir beaucoup, en réserve. Le piège « immobile, donc sans énergie » est l'erreur la plus répandue du chapitre, et la bûche de la case 3 le dément aussi.

d) De l'énergie CINÉTIQUE, parce qu'il vole vite; de l'énergie DE POSITION, parce qu'il est haut; de l'énergie CHIMIQUE, dans le kérosène de ses réservoirs. On peut ajouter l'énergie thermique de ses moteurs très chauds et l'énergie électrique qui circule dans ses câbles. Un même objet porte donc presque toujours PLUSIEURS formes à la fois : la question « quelle forme ? » se pose pour une partie de l'objet ou pour un transfert, pas pour l'objet tout entier.

e) Les cases 3 et 8 : la bûche et le pain au chocolat contiennent tous deux de l'énergie CHIMIQUE. L'un alimente un poêle, l'autre un corps humain, mais la forme stockée est la même, et dans les deux cas elle se libère par une transformation chimique : la combustion pour le bois, la respiration des cellules pour l'aliment. Les huit cases couvrent ainsi sept formes différentes.

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Exercice 2 : Source, forme ou convertisseur ?

Trois mots du chapitre se confondent sans cesse. Une SOURCE est ce que l'on prélève dans la nature : le Soleil, le vent, le bois, le pétrole. Une FORME est la manière dont l'énergie se présente, et son nom commence toujours par « énergie » : énergie chimique, énergie cinétique. Un CONVERTISSEUR est un objet qui reçoit de l'énergie sous une forme et la rend sous une autre.

On considère les neuf termes suivants : le Soleil, un alternateur, l'énergie thermique, le pétrole, une cellule photovoltaïque, l'énergie cinétique, l'uranium, un moteur électrique, l'énergie électrique.

  • a) Classez comme source, forme ou convertisseur : le Soleil, un alternateur, l'énergie thermique, le pétrole, une cellule photovoltaïque.
  • b) Même question pour : l'énergie cinétique, l'uranium, un moteur électrique, l'énergie électrique.
  • c) Quel indice permet de reconnaître une forme d'énergie dans une liste, sans rien savoir d'autre ?
  • d) Le vent est-il une source ou une forme ? Sous quelle forme se présente son énergie ?
  • e) Un poêle chauffe une pièce en brûlant des bûches. Que sont le bois et le poêle ? Quelle est la forme d'énergie utile en sortie ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Sources : Soleil, pétrole ; forme : thermique ; convertisseurs : alternateur, cellule
  • b) Source : uranium ; formes : cinétique, électrique ; convertisseur : moteur
  • c) « Énergie » suivi d'un adjectif
  • d) Une source ; énergie cinétique
  • e) Bois : source (chimique) ; poêle : convertisseur ; utile : thermique

a) Le Soleil : une SOURCE, on y prélève de la lumière. L'alternateur : un CONVERTISSEUR, il reçoit de l'énergie cinétique quand on le fait tourner et rend de l'énergie électrique. L'énergie thermique : une FORME. Le pétrole : une SOURCE, que l'on extrait du sous-sol. La cellule photovoltaïque : un CONVERTISSEUR, qui reçoit de l'énergie lumineuse et rend de l'énergie électrique.

b) L'énergie cinétique : une FORME. L'uranium : une SOURCE, extraite de mines. Le moteur électrique : un CONVERTISSEUR, qui reçoit de l'énergie électrique et rend de l'énergie cinétique. L'énergie électrique : une FORME. Remarquez que l'alternateur et le moteur font exactement le chemin inverse l'un de l'autre : c'est d'ailleurs le même genre de machine, utilisée dans les deux sens.

c) Une forme s'écrit « énergie » suivi d'un adjectif : chimique, thermique, cinétique. Une source est une chose de la nature, un convertisseur est un objet fabriqué qui a une entrée et une sortie. Ce test de grammaire paraît simple, mais il évite l'erreur qui coûte le plus de points en contrôle : écrire « le charbon » ou « la pile » sur une flèche de chaîne énergétique, là où l'on attend une forme.

d) Le vent est une SOURCE : c'est de l'air en mouvement, présent dans la nature, que l'on prélève avec une éolienne. Son énergie se présente sous forme CINÉTIQUE, puisqu'il s'agit d'un mouvement. On ne confond donc pas « le vent », la chose, avec « l'énergie cinétique du vent », la forme sous laquelle il la transporte.

e) Le bois est la SOURCE, et l'énergie qu'il contient est de forme chimique. Le poêle est le CONVERTISSEUR : il reçoit l'énergie chimique du bois, par la combustion, et rend de l'énergie THERMIQUE, qui est la forme utile. Une partie de cette énergie thermique part tout de même par le conduit de fumée, vers l'extérieur : même un poêle, dont le métier est de chauffer, ne chauffe pas uniquement la pièce.

Exercice 3 : La chaîne énergétique d'un grille-pain

Une CHAÎNE ÉNERGÉTIQUE se lit de gauche à droite : un réservoir ou une arrivée d'énergie, un convertisseur dans un cadre, puis ce qui reçoit l'énergie utile. Chaque flèche porte le nom de la FORME d'énergie transférée. Une flèche vers le bas représente l'énergie qui part vers l'environnement sans servir.

Quand un grille-pain fonctionne, ses fils deviennent rouge orangé.

réseauélectriquegrille-paintranchede painélectriquethermique?(la lueur rougedes fils)chaîne énergétique d'un grille-pain
  • a) Sous quelle forme le grille-pain reçoit-il l'énergie ?
  • b) Quelle est la forme d'énergie UTILE ?
  • c) La lueur rouge des fils correspond à quelle forme d'énergie ? Est-elle utile ou perdue pour griller le pain ?
  • d) Sur 100100 unités d'énergie reçues, 7070 vont dans la tranche et 33 partent sous forme de lumière. Combien partent sous forme thermique dans la cuisine, sans toucher le pain ?
  • e) Une ancienne lampe à filament fonctionne exactement comme ces fils : un fil chauffé au rouge vif. Pour cette lampe, quelle forme est utile, et que devient l'énergie thermique ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Électrique
  • b) Thermique
  • c) Lumineuse, perdue pour griller le pain
  • d) 2727 unités
  • e) Utile : lumineuse ; la thermique devient perdue

a) Sous forme ÉLECTRIQUE, par le cordon branché sur le réseau. Le réseau n'est pas une source : c'est l'arrivée d'une énergie produite ailleurs, dans une centrale. On l'écrit dans le premier cadre parce que c'est de là que l'énergie arrive dans la chaîne étudiée.

b) L'énergie THERMIQUE, puisque le rôle de l'appareil est de chauffer le pain jusqu'à le dorer. La flèche utile va donc du grille-pain vers la tranche.

c) La lueur est de l'énergie LUMINEUSE. Pour griller le pain, elle est PERDUE : personne n'achète un grille-pain pour s'éclairer. C'est ce que désigne la flèche vers le bas de la figure, avec l'énergie thermique qui réchauffe l'air de la cuisine sans toucher la tranche.

d) Rien ne se perd, donc tout ce qui entre ressort : 100=70+3+?100 = 70 + 3 + ?. L'énergie thermique partie dans la cuisine vaut 100703=27100 - 70 - 3 = 27 unités. Vérification : 70+3+27=10070 + 3 + 27 = 100, le bilan est bouclé. C'est le cœur du chapitre : l'énergie ne disparaît pas, elle se répartit. Les 2727 unités ne sont pas « détruites », elles ont réchauffé l'air, les parois de l'appareil et le plan de travail. Elles sont perdues POUR L'USAGE, pas perdues tout court.

e) Pour la lampe, la forme utile est l'énergie LUMINEUSE, et c'est l'énergie THERMIQUE qui devient perdue : dans une telle lampe, la plus grande partie de l'énergie reçue part en chaleur, ce qui explique qu'on s'y brûle les doigts. Le même phénomène physique, un fil très chaud qui chauffe et qui brille, donne deux chaînes aux étiquettes inversées. Le mot UTILE ne décrit pas l'énergie, il décrit CE QU'ON VOULAIT. C'est pourquoi on ne peut jamais écrire une chaîne sans savoir d'abord à quoi sert l'appareil.

Exercice 4 : Compléter la chaîne d'une perceuse sans fil

Une perceuse sans fil fonctionne sur batterie. Quand on appuie sur la gâchette, le moteur fait tourner le foret, qui perce le bois. Au bout de quelques minutes de travail, le corps de la perceuse est tiède.

La chaîne énergétique ci-dessous est incomplète : quatre étiquettes ont été remplacées par les lettres A, B, C et D.

batterieforme AmoteurforetBCDchaîne énergétique d'une perceuse sans fil
  • a) Sous quelle forme l'énergie est-elle STOCKÉE dans la batterie (lettre A) ?
  • b) Sous quelle forme passe-t-elle de la batterie au moteur (lettre B) ?
  • c) Quelle est la forme utile en sortie du moteur (lettre C) ?
  • d) Quelle forme porte la flèche D ? Quel indice de l'énoncé le montre ?
  • e) On recharge la batterie sur une prise. Dans quel sens la conversion se fait-elle alors dans la batterie ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) A : chimique
  • b) B : électrique
  • c) C : cinétique
  • d) D : thermique (la perceuse tiédit)
  • e) D'électrique vers chimique

a) A : énergie CHIMIQUE. Une batterie contient des substances qui réagissent entre elles; c'est dans ces substances que l'énergie est rangée. Piège classique : répondre « électrique ». La batterie ne contient pas d'électricité en réserve, comme un seau contiendrait de l'eau : elle contient des réactifs, et l'énergie électrique n'apparaît qu'au moment où l'on ferme le circuit. C'est pourquoi une batterie est à la fois un réservoir et un petit convertisseur.

b) B : énergie ÉLECTRIQUE, transférée par les fils quand la gâchette ferme le circuit.

c) C : énergie CINÉTIQUE, celle de la rotation du foret. C'est elle qui arrache les copeaux de bois.

d) D : énergie THERMIQUE, perdue vers l'environnement. L'indice est dans l'énoncé : le corps de la perceuse devient tiède. Tout moteur chauffe, parce que le courant échauffe ses bobinages et que ses pièces frottent. On pourrait ajouter une flèche d'énergie sonore, puisque la perceuse fait du bruit, mais c'est une petite quantité. Notez aussi que le foret et le bois chauffent en perçant : même l'énergie cinétique utile finit en partie en chaleur, au contact du bois.

e) Pendant la recharge, la batterie REÇOIT de l'énergie électrique et la range sous forme chimique : la conversion se fait d'électrique vers chimique, en sens inverse de l'utilisation. La chaîne de recharge s'écrit donc : réseau, puis flèche « électrique », puis chargeur, puis batterie, avec une flèche thermique vers le bas, car un chargeur tiédit lui aussi. Une batterie est un réservoir que l'on remplit et que l'on vide, et chaque passage coûte un peu d'énergie thermique.

batteriechimiquemoteurforetélectriquecinétiquethermiquela chaîne complète

Exercice 5 : Rien ne se perd : le bilan de quatre convertisseurs

Quatre convertisseurs reçoivent chacun 100100 unités d'énergie : une bouilloire électrique, le moteur du tapis roulant d'une caisse de supermarché, le brûleur d'une cuisinière à gaz sous une casserole, et le moteur à essence d'une tondeuse à gazon.

Le diagramme donne, pour chacun, le nombre d'unités qui ressortent sous la forme UTILE.

bouilloire90tapis75brûleur40tondeuse25050100unités utiles, pour 100 unités reçues
  • a) Combien d'unités chaque convertisseur perd-il vers l'environnement ?
  • b) Lequel fait le mieux son travail, c'est-à-dire rend la plus grande part utile ?
  • c) Pour chauffer une grande marmite, il faut que 8080 unités arrivent dans l'eau. Combien d'unités faut-il fournir au brûleur à gaz ?
  • d) Un vendeur annonce un moteur qui rend 105105 unités utiles pour 100100 reçues. Est-ce possible ?
  • e) Sous quelle forme part l'essentiel de l'énergie perdue par ces quatre appareils ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 1010, 2525, 6060 et 7575 unités
  • b) La bouilloire, 9090 sur 100100
  • c) 200200 unités
  • d) Impossible : l'énergie ne se crée pas
  • e) Thermique

a) Tout ce qui entre ressort, sous une forme ou sous une autre. La perte est donc ce qui manque pour arriver à 100100. Bouilloire : 10090=10100 - 90 = 10 unités. Tapis roulant : 10075=25100 - 75 = 25 unités. Brûleur : 10040=60100 - 40 = 60 unités. Tondeuse : 10025=75100 - 25 = 75 unités. Vérification : pour chaque appareil, utile plus perdu redonne 100100.

b) La BOUILLOIRE : 9090 unités utiles sur 100100, soit neuf sur dix. C'est logique, sa résistance plonge directement dans l'eau et presque toute l'énergie thermique produite y reste. Le brûleur, lui, chauffe aussi l'air autour de la casserole, ce qui explique qu'il ne rende que 4040 unités sur 100100. La tondeuse est la moins bonne : trois unités sur quatre partent en chaleur, par le pot d'échappement et par le métal brûlant du moteur.

c) Le brûleur rend 4040 unités utiles pour 100100 reçues. Pour en obtenir 8080, deux fois plus, il faut lui en fournir deux fois plus : 2×100=2002 \times 100 = 200 unités. Et parmi ces 200200, 120120 partiront dans la cuisine. Pas besoin de formule : on raisonne par proportionnalité, comme avec une recette. Piège : répondre 80+60=14080 + 60 = 140 en ajoutant la perte d'un seul passage; la perte grandit avec la quantité fournie.

d) NON, c'est impossible. Un convertisseur ne crée pas d'énergie : il ne peut rendre, au total, que ce qu'il reçoit, et la partie utile n'est qu'une partie de ce total. Rendre 105105 unités pour 100100 reçues voudrait dire que 55 unités sont apparues de nulle part. Toute annonce de ce genre est une erreur ou une tromperie : c'est la conservation de l'énergie qui l'interdit.

e) Sous forme THERMIQUE. La bouilloire tiédit, le moteur du tapis chauffe, l'air autour de la casserole se réchauffe, le moteur de la tondeuse devient brûlant. C'est la règle presque générale : l'énergie perdue par un convertisseur finit en chaleur dispersée dans l'air, trop diluée pour être réutilisée.

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Problème : suivre l'énergie dans une centrale à copeaux de bois

Une scierie brûle ses copeaux dans une petite centrale électrique. La chaudière transforme l'eau en vapeur, la vapeur fait tourner une turbine, et la turbine entraîne un alternateur relié au réseau.

Pour 100100 unités d'énergie chimique contenues dans les copeaux : la chaudière en perd 1515 par les fumées; la turbine rend 3535 unités d'énergie cinétique et cède le reste à l'eau de refroidissement, qui ressort tiède; l'alternateur perd 22 unités en chaleur.

copeauxde boischaudièreturbinealternateurréseauchimiquethermiquecinétiqueélectriquefuméeseauchaleurune centrale à copeaux de bois
  • a) Combien d'unités d'énergie thermique la vapeur apporte-t-elle à la turbine ?
  • b) Combien d'unités la turbine cède-t-elle à l'eau de refroidissement ?
  • c) Combien d'unités d'énergie électrique partent vers le réseau ?
  • d) Combien d'unités ont été perdues en tout, sur toute la chaîne ? Vérifiez que rien n'a disparu.
  • e) La scierie fait passer l'eau tiède dans les serres d'un maraîcher voisin, qui récupère 4040 des unités cédées par la turbine. Combien d'unités servent désormais à quelque chose ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 8585 unités
  • b) 5050 unités
  • c) 3333 unités
  • d) 6767 unités perdues ; 33+67=10033 + 67 = 100
  • e) 7373 unités utiles

a) La chaudière reçoit 100100 unités et en perd 1515 par les fumées. Elle transmet donc 10015=85100 - 15 = 85 unités à la vapeur, sous forme THERMIQUE. Méthode pour une chaîne à plusieurs maillons : on la suit cadre par cadre, et ce qui sort d'un cadre est ce qui entre dans le suivant.

b) La turbine reçoit 8585 unités et en rend 3535 sous forme cinétique. Le reste, 8535=5085 - 35 = 50 unités, passe à l'eau de refroidissement, qui ressort tiède. C'est de loin la plus grosse perte de la chaîne, et c'est le cas dans toutes les centrales à vapeur : les grands panaches blancs au-dessus de certaines centrales sont justement cette chaleur qu'on évacue.

c) L'alternateur reçoit 3535 unités et en perd 22 : il envoie 352=3335 - 2 = 33 unités d'énergie électrique vers le réseau. Sur 100100 unités prélevées dans le bois, un tiers seulement arrive sur le réseau.

d) Pertes : 15+50+2=6715 + 50 + 2 = 67 unités. Bilan : 33+67=10033 + 67 = 100. L'énergie ne s'est pas volatilisée : 3333 unités sont dans le réseau, 6767 sont dans l'air des fumées, dans l'eau tiède et autour de l'alternateur. Piège à éviter : additionner les quantités qui entrent dans chaque cadre, 100+85+35100 + 85 + 35, ce qui compte plusieurs fois la même énergie. On ne suit qu'UNE quantité qui se partage en route.

e) Les serres récupèrent 4040 des 5050 unités de l'eau tiède. Unités utiles : 33+40=7333 + 40 = 73 sur 100100. Rien n'a changé dans la centrale; c'est la définition de l'utile qui a changé, parce qu'on a trouvé un usage à une chaleur qui partait jusque-là dans la rivière. C'est tout le principe de la cogénération : une perte n'est perdue que tant que personne n'en veut. Le bois, enfin, reste une source renouvelable à condition que la forêt repousse aussi vite qu'on la coupe.

Exercice 7 : Problème : stocker l'énergie en remontant de l'eau

Une station de pompage relie deux lacs situés à des hauteurs différentes. La nuit, quand on a plus d'électricité qu'il n'en faut, sa machine fonctionne en pompe et remonte l'eau du lac du bas vers le lac du haut. Le jour, quand la demande est forte, on laisse redescendre l'eau et la même machine fonctionne en turbine.

Pour 100100 unités d'énergie électrique consommées la nuit, la station en rend 8080 le jour.

lac du hautpompe-turbinelac du basla nuit : on pompe vers le hautle jour : l'eau redescendune station de pompage, vue en coupe
  • a) La nuit, quelle conversion la station réalise-t-elle ?
  • b) Le jour, quelle conversion réalise-t-elle ?
  • c) Combien d'unités sont perdues sur un aller-retour ? Sous quelle forme, et où ?
  • d) La station perd de l'énergie. Pourquoi la construit-on quand même ?
  • e) On veut rendre 400400 unités le jour. Combien faut-il en consommer la nuit ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Électrique vers de position
  • b) De position vers électrique (en passant par cinétique)
  • c) 2020 unités, thermiques
  • d) Pour déplacer l'énergie dans le temps
  • e) 500500 unités

a) La nuit, la pompe reçoit de l'énergie ÉLECTRIQUE et la range sous forme d'énergie DE POSITION : l'eau remontée est plus haute qu'avant. La chaîne s'écrit : réseau, flèche « électrique », pompe, flèche « de position », eau du lac du haut, avec une flèche thermique vers le bas.

b) Le jour, c'est le chemin inverse : l'eau descend, son énergie de position devient CINÉTIQUE dans la conduite, puis la turbine et l'alternateur la rendent sous forme ÉLECTRIQUE. De position vers électrique, en passant par cinétique.

c) 10080=20100 - 80 = 20 unités perdues sur l'aller-retour. Elles sont surtout THERMIQUES : frottements de l'eau dans la conduite, échauffement de la machine dans les deux sens de fonctionnement. Elles n'ont pas disparu, elles ont très légèrement réchauffé l'eau, les tuyaux et l'air de la salle des machines.

d) Parce que la station ne sert pas à PRODUIRE de l'énergie mais à la DÉPLACER DANS LE TEMPS. La nuit, les centrales produisent plus qu'on ne consomme, et cette électricité ne se garde pas telle quelle dans les fils. Le jour, au contraire, on en manque. Perdre 2020 unités pour en avoir 8080 au bon moment vaut mieux que de gaspiller les 100100 de la nuit, puis d'allumer une centrale de plus le jour. C'est le même rôle qu'une batterie, à l'échelle d'une région.

e) La station rend 8080 unités pour 100100 consommées, c'est-à-dire 44 pour 55. Pour rendre 400400 unités, soit 55 fois 8080, il faut consommer 5×100=5005 \times 100 = 500 unités la nuit, dont 100100 seront perdues. Vérification : 500100=400500 - 100 = 400. Piège : répondre 420420 en ajoutant la perte d'un seul aller-retour; plus on stocke, plus on perd.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune de ces cinq phrases contient une erreur. Dites laquelle, puis réécrivez la phrase correctement.

  • 1) « Un moteur électrique fabrique de l'énergie cinétique. »
  • 2) « Le charbon est une forme d'énergie. »
  • 3) « Un convertisseur bien conçu rend sous la forme voulue tout ce qu'il reçoit. »
  • 4) « La chaleur qui s'échappe d'un four ouvert a disparu dans l'air. »
  • 5) « Un objet immobile ne possède aucune énergie. »

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1)
2)
3)
4)
5)
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Réponses

  • 1) Il convertit, il ne fabrique pas
  • 2) Une source ; son énergie est chimique
  • 3) Toujours une part non voulue
  • 4) Dispersée, pas détruite
  • 5) Pas de cinétique, mais d'autres formes

1) Faux. Un moteur ne fabrique rien : il CONVERTIT l'énergie électrique qu'il reçoit en énergie cinétique, et une partie en énergie thermique. Débranché, il ne tourne pas, ce qui suffit à montrer qu'il ne crée pas d'énergie. Correction : « un moteur électrique convertit l'énergie électrique reçue en énergie cinétique, avec des pertes thermiques ».

2) Faux. Le charbon est une SOURCE : une chose que l'on extrait du sol. L'énergie qu'il contient est de forme CHIMIQUE. Le test de grammaire suffit : une forme s'écrit « énergie » suivi d'un adjectif. Correction : « le charbon est une source d'énergie; il contient de l'énergie chimique ».

3) Faux. Aucun convertisseur réel ne rend tout sous la forme voulue : il y a toujours une part qui part ailleurs, presque toujours en chaleur. Un bon réglage réduit cette part, il ne la supprime jamais. Correction : « tout convertisseur rend une partie de l'énergie reçue sous une forme non voulue, le plus souvent thermique ».

4) Faux. Cette énergie n'a pas disparu : elle a réchauffé l'air de la cuisine, les murs, les meubles. Elle est DISPERSÉE, si diluée qu'on ne peut plus s'en servir, mais la quantité totale est toujours là. Correction : « la chaleur qui s'échappe du four se disperse dans la pièce; elle est perdue pour la cuisson, pas détruite ».

5) Faux. Un rocher en hauteur possède de l'énergie de position, une bûche posée possède de l'énergie chimique, une tasse de thé chaud posée sur la table possède de l'énergie thermique. Seule l'énergie CINÉTIQUE demande du mouvement. Correction : « un objet immobile n'a pas d'énergie cinétique, mais il peut posséder d'autres formes d'énergie ».

Exercice 9 : Problème : un skieur, du télésiège au bas de la piste

Un télésiège, entraîné par un moteur électrique, monte un skieur du bas B au sommet H de la piste. Le skieur redescend ensuite, passe par le point M situé à mi-hauteur, puis freine et s'arrête en B.

Au sommet H, immobile, le skieur possède 6060 unités d'énergie de position par rapport au bas de la piste. En M, il en possède encore 3030 et il a acquis 1818 unités d'énergie cinétique.

HMBcâble du télésiègela piste, du sommet H au bas B
  • a) Pendant la montée, quelle forme reçoit le moteur du télésiège ? Quelle forme d'énergie le skieur gagne-t-il ?
  • b) Pendant la descente, en quelle forme l'énergie de position du skieur se convertit-elle principalement ?
  • c) En M, combien d'unités sont déjà parties sous forme thermique ?
  • d) En B, le skieur est arrêté. Combien d'unités d'énergie thermique la descente a-t-elle produites en tout ? Où sont-elles ?
  • e) Le moteur du télésiège a consommé 150150 unités électriques pour monter ce skieur. Combien ont été perdues pendant la montée ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Électrique ; le skieur gagne de l'énergie de position
  • b) Cinétique (et un peu de thermique)
  • c) 1212 unités
  • d) 6060 unités, dans la neige, les skis et l'air
  • e) 9090 unités

a) Le moteur reçoit de l'énergie ÉLECTRIQUE. Le skieur, lui, gagne de l'énergie DE POSITION : il est plus haut en H qu'en B. Le télésiège est le convertisseur; la chaîne s'écrit : réseau, flèche « électrique », moteur du télésiège, flèche « de position », skieur.

b) En énergie CINÉTIQUE : en descendant, il perd de la hauteur et gagne de la vitesse. Mais pas seulement : le frottement des skis sur la neige et celui de l'air en convertissent une partie en énergie thermique dès les premiers mètres.

c) Au départ, il possède 6060 unités, toutes de position. En M, il lui reste 30+18=4830 + 18 = 48 unités sous forme de position et de cinétique. Les unités manquantes ne sont pas perdues au sens de détruites : 6048=1260 - 48 = 12 unités sont devenues de l'énergie thermique, dans la neige, les semelles des skis et l'air. Vérification : 30+18+12=6030 + 18 + 12 = 60.

d) En B, le skieur n'est plus en hauteur, donc plus d'énergie de position, et il est arrêté, donc plus d'énergie cinétique. Les 6060 unités de départ sont donc TOUTES devenues de l'énergie thermique : neige un peu fondue sous les carres, skis tièdes, air très légèrement réchauffé. Le freinage final a converti en chaleur l'énergie cinétique qui restait. C'est le résultat le plus frappant du chapitre : une descente complète, quand on s'arrête en bas, finit entièrement en chaleur dispersée.

e) Le skieur n'a gagné que 6060 unités de position pour 150150 unités électriques consommées : 15060=90150 - 60 = 90 unités ont été perdues en chaleur pendant la montée, dans le moteur, les poulies et le câble. Au total, les 150150 unités prises au réseau ont toutes fini en énergie thermique : 9090 pendant la montée, 6060 pendant la descente.

Exercice 10 : Problème : éclairer un refuge de montagne

Un refuge de montagne n'est relié à aucun réseau électrique. Pour éclairer sa salle le soir, le gardien hésite entre une bougie, une lanterne à gaz et une lampe à diodes sur batterie.

Pour 100100 unités d'énergie consommées, la bougie rend 11 unité sous forme de lumière, la lanterne à gaz 55 unités, et la lampe à diodes 3030 unités. Tout le reste part en chaleur dans la salle.

ÉclairageRéservoirLumière pour 100 unités
Bougiela cire1
Lanterne à gazla bouteille de gaz5
Lampe à diodesla batterie30
  • a) Sous quelle forme l'énergie est-elle stockée dans chacun des trois réservoirs ?
  • b) Pour 100100 unités consommées, combien la bougie en perd-elle en chaleur ?
  • c) Combien de bougies allumées faudrait-il pour éclairer autant que la lampe à diodes ?
  • d) Pour obtenir 2020 unités de lumière avec la lanterne, combien d'unités de gaz faut-il brûler ?
  • e) À lumière égale, quel éclairage réchauffe le plus la salle ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Chimique pour les trois
  • b) 9999 unités
  • c) 3030 bougies
  • d) 400400 unités
  • e) La bougie, qui est aussi la plus dangereuse

a) Sous forme CHIMIQUE, pour les TROIS. La cire et le gaz brûlent, et c'est la combustion qui libère leur énergie chimique. La batterie de la lampe, elle, contient des substances qui réagissent quand on ferme le circuit : c'est aussi de l'énergie chimique. Piège : répondre « électrique » pour la batterie. L'électrique est la forme qui SORT de la batterie, pas celle qui y est rangée.

b) 1001=99100 - 1 = 99 unités partent en chaleur. Une bougie est un chauffage qui éclaire un peu, bien plus qu'un éclairage qui chauffe un peu : quatre-vingt-dix-neuf unités sur cent réchauffent l'air.

c) La lampe à diodes rend 3030 unités de lumière pour 100100 consommées, la bougie 11 seule. Pour la même consommation, il faudrait donc 30÷1=3030 \div 1 = 30 bougies pour produire autant de lumière que la lampe à diodes. C'est l'écart entre ces deux chiffres qui explique pourquoi on ne s'éclaire plus à la bougie.

d) La lanterne rend 55 unités de lumière pour 100100. Pour en obtenir 2020, quatre fois plus, il faut brûler 4×100=4004 \times 100 = 400 unités de gaz, dont 380380 partent en chaleur. Vérification : 400380=20400 - 380 = 20.

e) La BOUGIE : pour produire une unité de lumière, elle envoie 9999 unités de chaleur dans la salle, contre 1919 pour la lanterne (95÷595 \div 5) et un peu plus de 22 pour la lampe à diodes (70÷3070 \div 30). C'est aussi un DANGER : une flamme près d'un rideau ou d'une boiserie peut l'enflammer, et elle consomme l'air de la pièce. Le chiffre de l'énergie perdue n'est pas qu'un détail de physique, c'est un argument de sécurité.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Écrire la chaîne de quatre convertisseurs

Pour écrire une chaîne énergétique, on répond dans l'ordre à trois questions : sous quelle forme l'énergie ENTRE-t-elle dans le convertisseur ? sous quelle forme SORT-elle utilement ? où part le reste ?

On étudie un batteur électrique de cuisine, le four d'une gazinière, la cellule photovoltaïque d'un horodateur de parking, et une centrale nucléaire considérée comme un seul grand convertisseur.

  • a) Batteur électrique : forme reçue et forme utile ?
  • b) Four à gaz : forme reçue et forme utile ?
  • c) Cellule photovoltaïque de l'horodateur : forme reçue et forme utile ?
  • d) Centrale nucléaire : forme reçue et forme utile ?
  • e) Lequel de ces quatre convertisseurs rend de l'énergie électrique sans turbine ni alternateur ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Électrique vers cinétique
  • b) Chimique vers thermique
  • c) Lumineuse vers électrique
  • d) Nucléaire vers électrique
  • e) La cellule photovoltaïque

a) Le batteur reçoit de l'énergie ÉLECTRIQUE par son cordon et rend de l'énergie CINÉTIQUE, celle des fouets qui tournent. Perte : thermique, le moteur tiédit, et un peu de bruit. Chaîne : réseau, « électrique », batteur, « cinétique », fouets, flèche thermique vers le bas.

b) Le four reçoit l'énergie CHIMIQUE du gaz de ville et rend de l'énergie THERMIQUE au plat. Perte : thermique aussi, mais celle qui chauffe la cuisine à travers la porte et les parois au lieu du plat, et un peu de lumière, la flamme bleue. Même forme utile et perdue : c'est la DESTINATION qui fait la différence, pas la forme.

c) La cellule reçoit de l'énergie LUMINEUSE du Soleil et rend de l'énergie ÉLECTRIQUE, qui recharge la petite batterie de l'horodateur. Perte : thermique, la cellule chauffe au soleil. Attention à ne pas écrire « solaire » sur la flèche : le Soleil est la source, la forme reçue est lumineuse.

d) La centrale reçoit l'énergie NUCLÉAIRE du combustible et rend de l'énergie ÉLECTRIQUE au réseau. À l'intérieur, la chaîne détaillée passe par le thermique (la vapeur) et le cinétique (la turbine), comme la centrale à bois de l'exercice 6. Perte : thermique, énorme, évacuée par les tours de refroidissement ou par l'eau d'une rivière. Considérer toute la centrale comme un seul cadre est permis : une chaîne peut être écrite en gros ou en détail, pourvu que chaque flèche porte une forme.

e) La cellule PHOTOVOLTAÏQUE. Deux des quatre convertisseurs rendent de l'énergie électrique : la centrale y arrive par une turbine qui entraîne un alternateur, la cellule convertit DIRECTEMENT la lumière en électricité, sans rien qui tourne. C'est la seule façon courante de produire de l'électricité sans alternateur, et c'est pourquoi un panneau solaire ne fait aucun bruit et s'use très peu. Le batteur et le four ne rendent pas d'énergie électrique : ils sont hors sujet pour cette question, et le repérer fait partie de la réponse.

Exercice 12 : La balle qui rebondit de moins en moins haut

On lâche une balle sans la lancer. Elle tombe, rebondit sur le sol, remonte moins haut, retombe, et ainsi de suite jusqu'à s'immobiliser.

Au moment où on la lâche, elle possède 100100 unités d'énergie de position par rapport au sol. À chaque rebond, elle garde 8080 unités sur 100100 de ce qu'elle avait juste avant.

départ1er rebond2e rebond3ehauteurs successives d'une balle lâchée
  • a) Sous quelle forme est son énergie au moment où on la lâche ? Et juste avant qu'elle touche le sol ?
  • b) Combien d'unités d'énergie de position possède-t-elle au sommet du premier rebond ? Combien ont été converties en autre chose pendant ce rebond ?
  • c) Combien d'unités perd-elle au deuxième rebond ?
  • d) Combien d'unités lui reste-t-il au sommet du troisième rebond ?
  • e) La balle finit immobile au sol. Combien d'unités d'énergie thermique tous les rebonds ont-ils produites en tout ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) De position au lâcher, cinétique avant le sol
  • b) 8080 unités ; 2020 converties
  • c) 1616 unités
  • d) 51,251{,}2 unités
  • e) 100100 unités, tout est devenu thermique

a) Au moment où on la lâche, la balle est en hauteur et immobile : son énergie est DE POSITION. Juste avant le sol, elle n'a presque plus de hauteur mais elle va vite : l'énergie de position est devenue CINÉTIQUE. Pendant la chute, l'une se convertit en l'autre, et la balle échange ensuite ces deux formes à chaque rebond.

b) Elle garde 8080 unités sur 100100 : au sommet du premier rebond, elle possède 8080 unités d'énergie de position. Les 10080=20100 - 80 = 20 autres ont été converties au choc, surtout en énergie THERMIQUE : la balle et le sol s'échauffent très légèrement à chaque impact, et le bruit du rebond emporte aussi un peu d'énergie. C'est pour cela que la balle ne remonte jamais à sa hauteur de départ.

c) Au deuxième rebond, elle garde 8080 unités sur 100100 de ses 8080 unités, soit 80×0,8=6480 \times 0{,}8 = 64 unités. Elle en perd donc 8064=1680 - 64 = 16. Piège : répondre 2020 comme au premier rebond. Elle perd la même FRACTION à chaque choc, un cinquième, mais d'une quantité qui a diminué, donc elle perd de moins en moins d'unités.

d) 64×0,8=51,264 \times 0{,}8 = 51{,}2 unités au sommet du troisième rebond. On le voit sur la figure : chaque arche est un peu moins haute que la précédente, et l'écart entre deux arches se resserre.

e) Immobile au sol, la balle n'a plus ni hauteur ni vitesse : il ne lui reste ni énergie de position ni énergie cinétique. Les 100100 unités de départ sont donc TOUTES devenues de l'énergie thermique, rebond après rebond, en passant aussi un peu par le son. Aucune n'a disparu. On peut le constater avec une balle de squash, que les joueurs frappent longuement avant un match : elle devient nettement plus chaude, et rebondit mieux.

Exercice 13 : Six centrales, six formes d'énergie en entrée

Toute centrale électrique est un convertisseur qui rend de l'énergie électrique. Ce qui les distingue est la forme d'énergie qu'elles reçoivent, et donc la source qu'elles utilisent.

On compare six centrales : une centrale nucléaire, une centrale au gaz naturel, un parc d'éoliennes, une centrale hydroélectrique, une ferme de panneaux photovoltaïques et une centrale géothermique, qui puise la chaleur profonde du sous-sol.

  • a) Quelle forme d'énergie reçoivent la centrale nucléaire, la centrale au gaz et le parc d'éoliennes ?
  • b) Même question pour la centrale hydroélectrique, la ferme photovoltaïque et la centrale géothermique.
  • c) La centrale au gaz et la centrale géothermique font toutes deux tourner leur turbine avec de la vapeur. Sous quelle forme la vapeur apporte-t-elle l'énergie à la turbine, dans les deux cas ?
  • d) Parmi les six, dans combien de centrales la chaîne détaillée passe-t-elle par de la vapeur ?
  • e) Laquelle laisse des déchets radioactifs ? Laquelle rejette du dioxyde de carbone en fonctionnant ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Nucléaire ; chimique ; cinétique
  • b) De position ; lumineuse ; thermique
  • c) Thermique, dans les deux cas
  • d) 33 : nucléaire, gaz, géothermie
  • e) Déchets : nucléaire ; dioxyde de carbone : gaz

a) Centrale nucléaire : énergie NUCLÉAIRE, celle du cœur des atomes d'uranium. Centrale au gaz : énergie CHIMIQUE, libérée en brûlant le gaz. Parc d'éoliennes : énergie CINÉTIQUE du vent, qui pousse les pales. Méthode : la forme reçue se lit sur la SOURCE, et l'on se demande ce que cette source a de particulier, un mouvement, une hauteur, une température, une substance qui brûle.

b) Centrale hydroélectrique : énergie DE POSITION de l'eau retenue en hauteur, qui devient cinétique dans la conduite. Ferme photovoltaïque : énergie LUMINEUSE du Soleil. Centrale géothermique : énergie THERMIQUE du sous-sol chaud. Les six centrales couvrent ainsi six formes différentes, et une seule forme en sortie, l'électrique.

c) Sous forme THERMIQUE dans les deux cas : c'est une vapeur chaude et sous pression qui pousse les aubes. La différence est en AMONT : au gaz, la chaleur vient d'une combustion, donc de l'énergie chimique; en géothermie, elle est déjà là, dans les roches profondes. Deux chaînes peuvent donc partager toute leur fin et ne différer que par leur premier maillon, ce qui est exactement ce qui fait la différence pour l'environnement.

d) TROIS : la centrale nucléaire, la centrale au gaz et la centrale géothermique. Chacune chauffe de l'eau, la vapeur fait tourner la turbine, la turbine entraîne l'alternateur. L'hydroélectrique et l'éolien font tourner la turbine directement, avec de l'eau qui descend ou avec le vent. Le photovoltaïque, lui, n'a ni vapeur ni turbine. Parmi les six, quatre utilisent une source renouvelable (vent, eau, Soleil, chaleur du sous-sol), et deux une source dont le stock ne se reforme pas (gaz, uranium).

e) La centrale NUCLÉAIRE laisse des déchets radioactifs, qu'il faut surveiller pendant des siècles. La centrale AU GAZ rejette du dioxyde de carbone en brûlant son combustible, ce qui contribue au réchauffement climatique. Aucune centrale n'est sans conséquence : un barrage noie une vallée, un parc éolien occupe un paysage. Choisir une source, c'est choisir quelles conséquences on accepte.

Exercice 14 : Stocker l'énergie : que contient chaque réservoir ?

Un réservoir d'énergie garde l'énergie sous une forme donnée jusqu'au moment où l'on s'en sert. On en considère six : la pile d'une télécommande, un lac de montagne retenu par un barrage, un ballon d'eau chaude, le volant d'inertie d'un bus (une lourde roue lancée à grande vitesse qui restitue son mouvement au démarrage), une bouteille de gaz de barbecue, et la batterie d'un vélo électrique.

  • a) Sous quelle forme l'énergie est-elle stockée dans la pile, dans le lac de montagne et dans le ballon d'eau chaude ?
  • b) Même question pour le volant d'inertie, la bouteille de gaz et la batterie du vélo.
  • c) Lequel de ces réservoirs se vide tout seul, même si l'on ne s'en sert pas ?
  • d) Écrivez les deux conversions de la batterie du vélo : pendant la recharge, puis pendant le trajet.
  • e) La batterie reçoit 100100 unités à la recharge, en stocke 9090 et en rend 8181 sous forme électrique pendant le trajet. Combien d'unités ont été perdues en tout ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Chimique ; de position ; thermique
  • b) Cinétique ; chimique ; chimique
  • c) Le ballon d'eau chaude
  • d) Recharge : électrique vers chimique ; trajet : chimique vers électrique
  • e) 1919 unités

a) La pile : énergie CHIMIQUE, dans les substances qui réagiront quand on appuiera sur un bouton. Le lac de montagne : énergie DE POSITION, puisque l'eau est retenue en hauteur. Le ballon d'eau chaude : énergie THERMIQUE, celle de l'eau chaude elle-même. Trois réservoirs, trois formes : stocker ne veut pas toujours dire « mettre dans une batterie ».

b) Le volant d'inertie : énergie CINÉTIQUE. C'est un réservoir en mouvement : tant que la roue tourne, elle garde l'énergie, et on la récupère en la freinant. La bouteille de gaz : énergie CHIMIQUE. La batterie du vélo : énergie CHIMIQUE aussi, et non électrique, piège déjà rencontré avec la perceuse : l'électrique n'apparaît qu'à la sortie.

c) Le BALLON D'EAU CHAUDE : même si personne ne prend de douche, l'eau cède peu à peu sa chaleur à la pièce à travers les parois, et il faut la réchauffer. Le volant d'inertie ralentit aussi par frottement, et c'est pourquoi on ne s'en sert que pour quelques secondes ou minutes. Une pile, une bouteille de gaz ou un lac, eux, se conservent des mois. Un bon réservoir, c'est un réservoir qui fuit lentement.

d) Pendant la recharge : énergie électrique reçue, rangée sous forme CHIMIQUE, d'électrique vers chimique. Pendant le trajet : l'énergie chimique est rendue sous forme ÉLECTRIQUE au moteur, de chimique vers électrique. Chaque passage chauffe un peu la batterie.

e) À la recharge : 10090=10100 - 90 = 10 unités perdues. Au trajet : 9081=990 - 81 = 9 unités perdues. En tout : 10+9=1910 + 9 = 19 unités, soit 10081100 - 81, ce qui vérifie le calcul. Stocker a donc un prix : sur 100100 unités prises au réseau, 8181 seulement arrivent au moteur, et le moteur en perdra encore une partie en chaleur avant de faire avancer le vélo.

Exercice 15 : Problème : où finit l'énergie d'un aspirateur robot ?

Un aspirateur robot se recharge sur sa base, branchée sur une prise, puis nettoie le salon avant de revenir s'arrêter sur sa base.

Pour 100100 unités prises au réseau : le chargeur en perd 1010 en chaleur et la batterie stocke le reste; pendant le ménage, la batterie perd encore 55 unités en chaleur et rend le reste aux moteurs; les moteurs chauffent et perdent 3030 unités, et donnent le reste sous forme cinétique aux roues, aux brosses et à l'air aspiré.

  • a) Combien d'unités la batterie stocke-t-elle, et sous quelle forme ?
  • b) Combien d'unités d'énergie électrique les moteurs reçoivent-ils ?
  • c) Combien d'unités d'énergie cinétique les moteurs donnent-ils ?
  • d) Le ménage terminé, le robot est arrêté, l'air ne tourbillonne plus. Qu'est devenue l'énergie cinétique de la question c) ?
  • e) Faites le bilan final : sur les 100100 unités de départ, combien finissent sous forme thermique ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 9090 unités, chimique
  • b) 8585 unités
  • c) 5555 unités
  • d) Thermique, par frottement
  • e) Les 100100 unités

a) La batterie stocke 10010=90100 - 10 = 90 unités, sous forme CHIMIQUE. On retrouve la règle des réservoirs : ce qui arrive en électrique est rangé en chimique.

b) La batterie rend 905=8590 - 5 = 85 unités électriques aux moteurs. À ce stade, 10+5=1510 + 5 = 15 unités sont déjà parties en chaleur, alors que le robot n'a pas encore bougé d'un centimètre.

c) Les moteurs reçoivent 8585 unités et en perdent 3030 : ils donnent 8530=5585 - 30 = 55 unités d'énergie cinétique. Vérification de la chaîne : 10+5+30+55=10010 + 5 + 30 + 55 = 100.

d) Elle est devenue de l'énergie THERMIQUE. Les roues ont frotté sur le sol, les brosses sur le tapis, l'air aspiré a frotté dans les conduits et le filtre puis s'est calmé dans la pièce. Chaque mouvement finit par s'arrêter, et un mouvement qui s'arrête par frottement laisse de la chaleur derrière lui. L'énergie cinétique était UTILE pendant le ménage; elle n'a pas été détruite pour autant, elle a changé de forme.

e) Les 100100 unités. Les pertes 10+5+30=4510 + 5 + 30 = 45 unités sont thermiques dès le départ, et les 5555 unités cinétiques le deviennent à leur tour : 45+55=10045 + 55 = 100. C'est la conclusion générale du chapitre, la même que pour le skieur et la balle : l'énergie ne disparaît jamais, mais presque toute l'énergie que nous utilisons finit, tôt ou tard, en chaleur dispersée dans l'environnement. Ce qui a servi, c'est le PASSAGE par la forme utile, pas le point d'arrivée.

Chapitre précédent Mouvement et interactions Chapitre suivant Circuits électriques et sécurité

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