Physique-chimie, Cinquième • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : mouvement, actions mécaniques et interactions (Cinquième)

Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur le mouvement, les actions mécaniques et les interactions, au niveau de la classe de Cinquième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.

Le fil de la série : un mouvement n'existe que par rapport à un objet de référence, et il ne change que si quelque chose agit. Le diagramme objet-interaction, le DOI, est la façon d'écrire ce « quelque chose » : on y note tout ce qui agit sur le système, au contact ou à distance.

Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : oublier la Terre, qui agit sans toucher, et croire qu'un objet immobile ne subit aucune action. Un troisième ferme la série : quand A agit sur B, B agit toujours sur A.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Cinquième
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Rappel de cours

  • Décrire un mouvement : le SYSTÈME étudié, l'OBJET DE RÉFÉRENCE, la TRAJECTOIRE (rectiligne, circulaire, curviligne) et la NATURE (uniforme, accéléré, ralenti).
  • Le mouvement, la trajectoire et la vitesse dépendent de l'objet de référence : la valve d'une roue décrit un cercle par rapport au vélo, des arches par rapport à la route.
  • Chronophotographie : photos à intervalles de temps égaux. Écarts égaux, uniforme; écarts croissants, accéléré; écarts décroissants, ralenti.
  • Une action mécanique est exercée par un ACTEUR sur un RECEVEUR. Elle est de CONTACT ou À DISTANCE, LOCALISÉE ou RÉPARTIE.
  • Effets d'une action : mettre en mouvement, modifier la vitesse, modifier la trajectoire, déformer.
  • Un mouvement ne change que si quelque chose agit. Un objet immobile peut subir des actions, si leurs effets se compensent.
  • Le DOI : le système encadré, un trait par objet qui agit sur lui; trait plein pour le contact, pointillés pour la distance.
  • Un DOI ne contient que les objets qui agissent DIRECTEMENT sur le système; on n'oublie jamais la Terre.
  • Principe des actions réciproques : si A agit sur B, alors B agit sur A, en même temps. D'où le mot INTERACTION.
  • L'attraction gravitationnelle est une interaction à distance : le Soleil tient les planètes sur leur orbite, la Terre tient la Lune.
  • Sans l'attraction qui courbe sa trajectoire, un astre partirait tout droit, comme la pierre lâchée par une fronde.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Décrire le mouvement d'une luge en quatre mots

Décrire un mouvement, c'est répondre à quatre questions dans l'ordre : QUOI bouge (le système étudié), PAR RAPPORT À QUOI (l'objet de référence), sur quelle LIGNE (la trajectoire), et COMMENT (uniforme, accéléré ou ralenti).

Un photographe posté au bord d'une piste de luge parfaitement droite prend une photo toutes les 0,5 s0{,}5\ \mathrm{s} et les superpose. Chaque point marque la position de l'avant de la luge. L'enfant se laisse d'abord glisser, puis freine avec ses talons.

AFKsens du mouvementune position toutes les 0,5 sla piste, parfaitement droite
  • a) Quel est le système étudié ? Quel objet de référence le photographe utilise-t-il, sans le dire ?
  • b) Quelle est la trajectoire de la luge ? Justifiez avec la figure.
  • c) Entre les positions A et F, comment évolue l'écart entre deux points successifs ? Quelle est la nature du mouvement ?
  • d) Quelle est la nature du mouvement entre F et K ? Vers quelle position l'enfant a-t-il commencé à freiner ?
  • e) Par rapport à la luge, l'enfant assis dessus est-il en mouvement ? Et par rapport à la piste ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Système : la luge ; référence : la piste (le sol)
  • b) Trajectoire rectiligne, points alignés
  • c) Écarts croissants : mouvement accéléré
  • d) Écarts décroissants : ralenti, freinage vers F
  • e) Immobile par rapport à la luge, en mouvement par rapport à la piste

a) Le système étudié est la LUGE : c'est l'objet dont on suit les positions. Le photographe est immobile au bord de la piste, donc les positions sont repérées par rapport à la PISTE, c'est-à-dire par rapport au sol. C'est l'objet de référence implicite de toute photographie prise d'un point fixe. Le piège est de répondre « l'enfant » pour le système : l'enfant et la luge bougent ensemble ici, mais la question porte sur ce que marquent les points, l'avant de la luge.

b) Tous les points sont alignés sur une même droite : la trajectoire est RECTILIGNE. La trajectoire ne dit rien de la vitesse; elle décrit seulement la ligne suivie. Une luge peut accélérer, freiner, s'arrêter, sa trajectoire reste rectiligne tant que les points restent alignés.

c) Les écarts successifs grandissent : de A à F, la luge parcourt une distance de plus en plus grande pendant chaque intervalle de 0,5 s0{,}5\ \mathrm{s}. Les photos étant prises à intervalles de temps ÉGAUX, un écart qui grandit veut dire une vitesse qui grandit : le mouvement est ACCÉLÉRÉ. On ne mesure rien, on compare seulement les écarts à l'œil.

d) De F à K, les écarts diminuent : le mouvement est RALENTI. Les deux plus grands écarts entourent la position F, c'est donc vers F que la vitesse est la plus grande et que l'enfant commence à freiner. Après F, quelque chose agit pour ralentir la luge : ce sont les talons de l'enfant qui frottent la neige. Un mouvement ne change pas tout seul, et c'est le fil de toute la série. Au total, de A à K, il y a 1010 intervalles, donc la descente photographiée dure 10×0,5=5 s10\times 0{,}5 = 5\ \mathrm{s}, et non 11×0,511\times 0{,}5 : on compte les espaces, pas les points.

e) Par rapport à la luge, l'enfant est IMMOBILE : il reste assis à la même place. Par rapport à la piste, il est en mouvement, exactement comme la luge : trajectoire rectiligne, mouvement accéléré puis ralenti. La même personne est immobile ou en mouvement selon l'objet de référence choisi, et une réponse qui ne nomme pas cet objet ne rapporte pas le point.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches d'une visite à l'autre et te dit quel chapitre attaquer ensuite. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : La valve d'une roue de vélo : un cercle ou une courbe ?

Une petite lampe est fixée sur la valve de la roue avant d'un vélo qui roule en ligne droite à vitesse constante. Dans le noir, on photographie la lampe à intervalles de temps égaux, pendant un tour de roue, de deux façons : avec un appareil fixé sur le cadre du vélo, puis avec un appareil posé sur le trottoir.

Les deux relevés concernent la MÊME valve, pendant le MÊME tour de roue.

relevé 1appareil sur le vélorelevé 2appareil sur le trottoirla routeun tour de roue
  • a) Pour le relevé 1, quel est l'objet de référence ? Quelle est la trajectoire de la valve ?
  • b) Même question pour le relevé 2.
  • c) Sur le relevé 1, les points sont-ils également espacés ? Quelle est la nature du mouvement de la valve par rapport au vélo ?
  • d) Sur le relevé 2, où les points sont-ils les plus serrés ? Que peut-on en dire de la vitesse de la valve par rapport à la route à cet endroit ?
  • e) Un élève conclut : « la valve ne peut pas avoir deux trajectoires, donc l'une des deux photos est fausse ». Répondez-lui.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Référence : le vélo ; trajectoire circulaire
  • b) Référence : le sol ; trajectoire curviligne
  • c) Écarts égaux : mouvement circulaire uniforme
  • d) Au contact de la route : la valve y est presque immobile
  • e) Les deux sont justes : la trajectoire dépend de l'objet de référence

a) L'appareil est fixé sur le cadre : il avance avec le vélo, et les positions sont repérées par rapport au VÉLO. Vue du vélo, la roue ne fait que tourner autour de son axe, et la valve décrit un CERCLE : la trajectoire est circulaire.

b) L'appareil est posé sur le trottoir : l'objet de référence est le SOL, ou la route. Vue du trottoir, la valve tourne ET avance avec le vélo en même temps. Les deux mouvements se combinent en une série d'arches : la trajectoire n'est ni une droite ni un cercle, elle est CURVILIGNE.

c) Oui : sur le cercle, deux points voisins sont toujours séparés du même arc. La valve parcourt la même distance pendant chaque intervalle de temps : par rapport au vélo, son mouvement est circulaire et UNIFORME.

d) Les points sont très serrés au bas de l'arche, là où la valve touche presque la route, et très écartés en haut. Au contact de la route, la valve va donc très LENTEMENT par rapport au sol, elle y est même un instant immobile : c'est pour cela qu'un pneu ne glisse pas sur le bitume. En haut de la roue, elle va au contraire plus vite que le vélo lui-même. Vu de la route, ce mouvement est tantôt accéléré, tantôt ralenti, alors qu'il était uniforme vu du vélo : la NATURE du mouvement dépend elle aussi de l'objet de référence.

e) Les deux photos sont justes. Une trajectoire n'est pas une propriété de l'objet seul : c'est la ligne suivie PAR RAPPORT À un objet de référence. Par rapport au vélo, la valve décrit un cercle; par rapport à la route, une courbe en arches. Dire « la trajectoire de la valve » sans préciser par rapport à quoi est aussi incomplet que dire « elle bouge » sans préciser par rapport à quoi. Le piège est de croire que seules l'immobilité et le mouvement dépendent de l'objet de référence : la trajectoire et la vitesse en dépendent aussi.

Exercice 3 : Contact ou à distance, localisée ou répartie

Une action mécanique est exercée par un objet, l'ACTEUR, sur un autre objet, le RECEVEUR. Elle est DE CONTACT si les deux objets se touchent, À DISTANCE sinon. Elle est LOCALISÉE si elle s'exerce sur une toute petite zone du receveur, RÉPARTIE si elle s'exerce sur une grande surface ou dans tout son volume.

Situation 1 : le vent gonfle la voile d'un bateau. Situation 2 : un doigt appuie sur une touche de clavier. Situation 3 : la Terre attire une pomme qui tombe. Situation 4 : une règle en plastique frottée sur un pull attire de petits morceaux de papier sans les toucher. Situation 5 : un crochet retient un manteau par sa petite boucle.

  • a) Pour chaque situation, nommez l'acteur et le receveur.
  • b) Classez les cinq actions en actions de contact et actions à distance.
  • c) Classez-les en actions localisées et actions réparties.
  • d) Avant de tomber, la pomme était accrochée à sa branche par sa queue. Quelle action de contact l'empêchait de tomber ? Est-elle localisée ou répartie ?
  • e) Un élève affirme : « pour agir sur un objet, il faut le toucher ». Citez deux situations qui le contredisent.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Acteurs : vent, doigt, Terre, règle, crochet ; receveurs : voile, touche, pomme, papiers, manteau
  • b) Contact : 1, 2, 5 ; à distance : 3 et 4
  • c) Localisées : 2 et 5 ; réparties : 1, 3, 4
  • d) Action de la queue : contact localisée
  • e) Situations 3 et 4 : la Terre et la règle agissent sans toucher

a) 1 : acteur l'air en mouvement, le vent; receveur la voile. 2 : acteur le doigt; receveur la touche. 3 : acteur la Terre; receveur la pomme. 4 : acteur la règle frottée; receveurs les morceaux de papier. 5 : acteur le crochet; receveur le manteau. La règle d'écriture est toujours « action de l'acteur SUR le receveur », dans cet ordre : écrire « action de la voile sur le vent » décrit une autre action, qui existe aussi mais n'est pas celle qu'on étudie.

b) Contact : situations 1, 2 et 5, car l'acteur touche le receveur. À distance : situations 3 et 4, soit deux actions. La Terre attire la pomme à travers l'air sans la toucher, et la règle soulève les papiers avant même de les atteindre. Le piège de la situation 1 : on ne voit pas le vent, mais l'air TOUCHE la voile, c'est donc une action de contact.

c) Localisées : situations 2 et 5, le bout du doigt et le crochet n'agissent que sur une petite zone. Réparties : situation 1, l'air pousse sur toute la surface de la voile, et situation 3, la Terre attire chaque morceau de la pomme, dans tout son volume. La situation 4 est répartie elle aussi, sur chaque petit papier entier. Une action à distance comme l'attraction de la Terre est toujours répartie : aucune partie de l'objet n'y échappe.

d) La queue de la pomme, attachée à la branche, la retenait : c'est une action de contact LOCALISÉE, qui s'exerce sur le tout petit point d'attache. Pendant ce temps, la Terre attirait déjà la pomme : les deux actions existaient ensemble et la pomme restait immobile. Quand la queue casse, seule l'action de la Terre subsiste, et le mouvement de la pomme change : elle tombe.

e) Les situations 3 et 4 : la Terre fait tomber la pomme et la règle soulève les papiers sans aucun contact. On peut ajouter l'aimant qui attire un clou, ou le Soleil qui retient la Terre sur son orbite, à 150150 millions de kilomètres de distance. Toucher n'est donc pas nécessaire pour agir.

Exercice 4 : Les effets d'une action pendant un échange de tennis

Une action mécanique se reconnaît à ses EFFETS. Elle peut mettre en mouvement un objet, modifier sa vitesse, modifier sa trajectoire, ou le déformer; elle en produit souvent plusieurs à la fois.

Moment 1 : au service, la joueuse lance la balle en l'air; tout en haut, la balle s'arrête un instant, et la raquette la frappe. Moment 2 : en vol, la balle ne touche plus rien et sa trajectoire se courbe vers le sol. Moment 3 : la balle rebondit sur le court, s'écrase un instant, puis repart vers le haut. Moment 4 : elle frôle la bande du filet, perd de la vitesse et continue presque tout droit. Moment 5 : au retour, les cordes de la raquette adverse se creusent au moment de l'impact.

  • a) Moment 1 : quel est l'acteur, quel est le receveur, et quel est l'effet principal de l'action ?
  • b) Moment 2 : quel objet agit sur la balle ? De quel type d'action s'agit-il ?
  • c) Moment 3 : quels sont les effets de l'action du court sur la balle ?
  • d) Moment 4 : quel effet l'action du filet produit-elle ?
  • e) Moment 5 : quel objet agit sur les cordes ? Qu'en concluez-vous sur les actions entre une raquette et une balle ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Raquette sur balle : mise en mouvement
  • b) La Terre, action à distance
  • c) Déformation et changement de trajectoire
  • d) Le filet modifie la vitesse
  • e) La balle agit sur la raquette : les actions sont réciproques

a) L'acteur est la raquette, le receveur la balle. Tout en haut de son lancer, la balle est un instant immobile : l'effet principal est de la METTRE EN MOUVEMENT. On peut ajouter qu'au même moment la balle s'aplatit contre les cordes : elle est aussi déformée. Une action a souvent plusieurs effets, et la question « l'effet principal » demande celui qui se voit le mieux.

b) La balle ne touche plus rien, à part l'air qui la freine un peu. Ce qui courbe sa trajectoire vers le sol, c'est la TERRE, par une action À DISTANCE. L'effet est de modifier la trajectoire : sans la Terre, la balle filerait tout droit. C'est le fil de la série : la trajectoire change, donc quelque chose agit, et ce quelque chose n'a pas besoin de toucher.

c) Deux effets : le court DÉFORME la balle, qui s'écrase un instant, et il MODIFIE SA TRAJECTOIRE, puisqu'elle descendait et qu'elle remonte. Le piège est de n'en citer qu'un; la question dit « les effets », au pluriel.

d) Le filet MODIFIE LA VITESSE de la balle : elle ralentit sans presque changer de direction. C'est une action de contact, localisée sur le petit point où la balle touche la bande.

e) Ce sont les cordes qui se déforment : le receveur est ici la RAQUETTE, et l'acteur est la BALLE. Au moment 1, la raquette agissait sur la balle; ici la balle agit sur la raquette, et l'on voit son effet. En réalité, les deux actions existent toujours ensemble, à chaque impact : quand la raquette agit sur la balle, la balle agit sur la raquette. C'est le principe des actions réciproques, et c'est pour cela qu'on parle d'INTERACTION.

Exercice 5 : Le diagramme objet-interaction d'une lampe suspendue

Pour recenser les actions qui s'exercent sur un objet sans en oublier, on dessine un DIAGRAMME OBJET-INTERACTION, le DOI. On y écrit le SYSTÈME étudié, encadré deux fois, puis chaque objet qui agit sur lui, et l'on relie le système à chacun par un trait : trait plein pour une interaction de contact, trait en pointillés pour une interaction à distance.

Une lampe est suspendue au plafond d'une chambre par un fil. Elle est immobile. On néglige l'action de l'air.

plafondfillampe
  • a) Quel est le système étudié ? Combien d'objets touchent la lampe ?
  • b) Quel objet agit à distance sur la lampe ?
  • c) Le plafond agit-il directement sur la lampe ? Justifiez.
  • d) Dessinez le DOI de la lampe. Combien d'interactions y figurent ? Combien sont à distance ?
  • e) La lampe subit des actions et pourtant elle reste immobile. Est-ce contradictoire ? Que se passerait-il si l'on coupait le fil ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Système : la lampe ; un seul objet la touche, le fil
  • b) La Terre, à distance
  • c) Non : le plafond agit sur le fil, pas sur la lampe
  • d) 2 interactions : fil (contact), Terre (à distance)
  • e) Pas contradictoire : les actions se compensent ; sans fil, elle tombe

a) Le système est la LAMPE. Un seul objet la touche : le FIL. Le plafond ne la touche pas, il touche le fil. Pour faire l'inventaire des contacts, on suit le contour du système du doigt et l'on nomme tout ce qu'on rencontre : c'est la méthode qui évite les oublis.

b) La TERRE, par une action à distance : elle attire la lampe sans la toucher. C'est l'action que les élèves oublient le plus souvent dans un DOI, justement parce qu'on ne voit rien relier la lampe à la Terre.

c) Non. Le plafond agit sur le fil, et c'est le fil qui agit sur la lampe. Le plafond n'agit sur la lampe que par l'intermédiaire du fil : dans le DOI de la lampe, il n'apparaît donc pas. Un DOI ne contient que les objets qui agissent DIRECTEMENT sur le système.

d) Le DOI compte 22 interactions : lampe et fil, en trait plein, car le fil touche la lampe; lampe et Terre, en pointillés, car la Terre agit à distance. Une seule interaction est à distance. Le trait ne porte pas de flèche : il représente une INTERACTION, c'est-à-dire deux actions à la fois, celle du fil sur la lampe et celle de la lampe sur le fil.

e) Ce n'est pas contradictoire. Deux actions s'exercent sur la lampe, l'une vers le haut, celle du fil, l'autre vers le bas, celle de la Terre, et leurs effets se compensent : la lampe reste immobile. Si l'on coupe le fil, l'action du fil disparaît, il ne reste que celle de la Terre, et le mouvement de la lampe change : elle tombe. Immobile ne veut donc pas dire « aucune action », mais « des actions dont les effets se compensent ».

lampefilTerrecontactà distance

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Problème : retrouver la scène à partir d'un DOI

Un élève a dessiné le DOI ci-dessous pour un ballon de basket, à un instant précis d'un match, mais il a oublié d'écrire lequel. Le DOI suffit pourtant à retrouver la scène, parce qu'il dit exactement qui agit sur le ballon.

ballonTerreaircontactà distanceDOI de l'élève
  • a) Quel est le système étudié ? Combien d'interactions le DOI compte-t-il ?
  • b) Quelle interaction est à distance ? Comment le lit-on sur le diagramme ?
  • c) À cet instant, le ballon est-il dans les mains d'un joueur ? Justifiez à partir du diagramme seul.
  • d) Proposez un instant du match qui correspond à ce DOI.
  • e) Dessinez le DOI du ballon à l'instant où il rebondit sur le parquet. Combien d'interactions compte-t-il ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Système : le ballon ; 2 interactions
  • b) Ballon et Terre, tracée en pointillés
  • c) Non : aucune main dans le DOI
  • d) Le ballon en vol, par exemple vers le panier
  • e) 3 interactions : Terre, air, parquet

a) Le système est le BALLON, l'objet encadré deux fois. Le DOI compte 22 interactions : avec la Terre et avec l'air. On compte les TRAITS qui partent du système, pas les cases du dessin.

b) L'interaction ballon et Terre est à distance : elle est tracée en POINTILLÉS. L'interaction ballon et air est de contact, en trait plein : l'air entoure le ballon et frotte sur toute sa surface, c'est une action de contact répartie.

c) Non. Si un joueur tenait le ballon, la main toucherait le ballon, et le DOI porterait une case « main » reliée par un trait plein. Elle n'y est pas, donc rien d'autre que l'air ne touche le ballon. Un DOI se lit aussi par ce qui MANQUE : c'est l'information la plus utile de cet exercice.

d) Le ballon est en l'air, sans contact avec aucun joueur ni avec le sol : par exemple pendant son vol vers le panier, juste après un tir, ou pendant une passe. Seules la Terre et l'air agissent sur lui : la Terre courbe sa trajectoire vers le bas, l'air le freine un peu.

e) Au rebond, le PARQUET touche le ballon : on ajoute une case « parquet » reliée au ballon par un trait plein. Le DOI compte alors 33 interactions : Terre en pointillés, air et parquet en trait plein. C'est l'action du parquet qui déforme le ballon et fait remonter sa trajectoire. Une case de plus dans le DOI, c'est un effet de plus sur le mouvement.

Exercice 7 : Problème : deux patineurs se repoussent

Inès et Tom, en patins, sont immobiles face à face sur une patinoire, paumes contre paumes. Inès pousse brusquement sur les mains de Tom. Tom, lui, ne fait aucun effort : il garde simplement les bras tendus. On néglige les frottements de la glace.

InèsTomla glace
  • a) Tom se met en mouvement. Quel objet a agi sur lui ? De quel type d'action s'agit-il ?
  • b) On constate qu'Inès, elle aussi, se met à reculer. Quel objet a agi sur elle ?
  • c) Complétez la phrase : « si A agit sur B, alors ... ».
  • d) Dans quels sens les deux patineurs partent-ils ?
  • e) Tom est nettement plus lourd qu'Inès. Lequel des deux recule le plus vite ? Cela contredit-il le principe des actions réciproques ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Inès agit sur Tom, action de contact
  • b) Tom agit sur Inès
  • c) B agit aussi sur A : actions réciproques
  • d) En sens opposés
  • e) Inès, la plus légère ; la réciprocité tient toujours

a) Ce sont les mains d'Inès, donc INÈS, qui agissent sur Tom : c'est une action de contact, localisée sur les paumes. Tom était immobile, il se met en mouvement : l'effet de l'action est de mettre en mouvement.

b) C'est TOM qui a agi sur Inès, par ses mains, alors qu'il n'a fait aucun effort. Rien d'autre ne touche Inès que la glace, qui ne la pousse pas vers l'arrière, et l'air, négligeable. Si Inès recule, c'est qu'une action s'exerce sur elle, et cette action vient forcément de Tom. Le piège est de croire qu'il faut « vouloir » agir pour agir : un mur, une table, des bras tendus agissent aussi.

c) « Si A agit sur B, alors B agit sur A. » Les deux actions existent en même temps, elles commencent et s'arrêtent ensemble. C'est le principe des actions réciproques, et c'est pour cela qu'on dessine dans un DOI un trait sans flèche : il représente une INTERACTION, les deux actions à la fois.

d) En SENS OPPOSÉS : Tom part vers l'arrière de son côté, Inès vers l'arrière du sien. L'action d'Inès sur Tom est dirigée vers Tom, celle de Tom sur Inès vers Inès; chacun est poussé loin de l'autre.

e) C'est INÈS, la plus légère, qui recule le plus vite. Cela ne contredit pas la réciprocité : chacun agit bien sur l'autre, en même temps. Mais un même type de poussée met plus facilement en mouvement un objet léger qu'un objet lourd : c'est plus facile de lancer une balle de tennis qu'une boule de bowling. Réciproque ne veut pas dire « mêmes effets », et c'est l'erreur à ne pas faire.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune de ces cinq phrases contient une erreur. Dites laquelle, puis réécrivez la phrase correctement.

  • 1) « Pour agir sur un objet, il faut forcément le toucher. »
  • 2) « La lampe suspendue est immobile, donc aucune action ne s'exerce sur elle. »
  • 3) « Quand je pousse un mur, le mur n'agit pas sur moi, puisqu'il ne bouge pas. »
  • 4) « La Lune tourne autour de la Terre parce qu'elle a été lancée un jour; depuis, plus rien n'agit sur elle. »
  • 5) « La trajectoire d'un objet ne dépend que de l'objet : la valve d'une roue décrit toujours un cercle. »

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

1)
2)
3)
4)
5)
Voir la correction

Réponses

  • 1) Une action peut être à distance
  • 2) Des actions qui se compensent
  • 3) Le mur agit aussi sur moi
  • 4) La Terre attire la Lune en permanence
  • 5) La trajectoire dépend de l'objet de référence

1) Faux. Une action peut s'exercer À DISTANCE : la Terre attire un fruit qui tombe, un aimant attire un clou, une règle frottée soulève des papiers, sans aucun contact. Correction : « une action mécanique peut être de contact ou à distance ».

2) Faux. Deux actions s'exercent sur la lampe, celle du fil et celle de la Terre, et leurs effets se compensent. Si l'on supprime l'une d'elles en coupant le fil, la lampe tombe. Correction : « la lampe est immobile parce que les actions qu'elle subit se compensent ».

3) Faux. Si je pousse le mur, le mur agit sur moi en même temps : c'est même cette action qui me fait reculer si je suis en patins. Le mur ne bouge pas parce qu'il est solidement fixé au sol, pas parce qu'il n'agit pas. Correction : « quand je pousse le mur, le mur agit aussi sur moi ».

4) Faux. La Terre attire la Lune en permanence, par une action à distance. C'est cette attraction qui courbe sans cesse sa trajectoire : sans elle, la Lune partirait en ligne droite. Correction : « la Lune tourne autour de la Terre parce que la Terre l'attire à chaque instant ».

5) Faux. La trajectoire dépend de l'objet de référence : la valve décrit un cercle par rapport au vélo, et une courbe en arches par rapport à la route. Correction : « la valve décrit un cercle PAR RAPPORT AU VÉLO ».

Exercice 9 : Problème : la fronde, un modèle d'orbite

Un berger fait tournoyer une pierre dans une fronde, une lanière de cuir tenue à la main. Vue de dessus, la pierre décrit un cercle à vitesse constante autour de la main. Au point P, il lâche une extrémité de la lanière : la pierre est libérée. On ne s'intéresse qu'au mouvement vu de dessus.

La figure propose trois trajets possibles pour la pierre après le lâcher : A, B et C.

ABCPla mainsens de rotationvue de dessus
  • a) Pendant que la pierre tourne, quel objet l'empêche de s'éloigner de la main ? De quel type d'action s'agit-il ?
  • b) Quel trajet, A, B ou C, la pierre suit-elle après le lâcher ? Justifiez.
  • c) Pourquoi la pierre ne suit-elle pas le trajet C ?
  • d) La Lune tourne autour de la Terre. Qu'est-ce qui joue le rôle de la lanière ?
  • e) Si l'attraction de la Terre disparaissait brusquement, que ferait la Lune ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) La lanière, action de contact
  • b) Trajet B, tout droit dans la direction qu'elle avait en P
  • c) Plus rien ne courbe sa trajectoire
  • d) L'attraction de la Terre, à distance
  • e) Elle partirait tout droit

a) C'est la LANIÈRE qui retient la pierre : elle la tire à chaque instant vers la main. C'est une action de contact, localisée au point d'attache. Son effet est de MODIFIER LA TRAJECTOIRE : sans elle, la pierre ne tournerait pas. La vitesse, elle, ne change pas : la lanière courbe le trajet sans accélérer ni freiner la pierre.

b) Trajet B. Au moment du lâcher, plus rien ne courbe la trajectoire vue de dessus : la pierre continue TOUT DROIT, dans la direction où elle allait à cet instant précis. Au point P, elle allait vers la gauche, en suivant le cercle : elle file donc selon la droite B, qui touche le cercle en P. Le trajet A, qui s'éloigne droit de la main, est le choix le plus fréquent et il est faux : rien ne pousse la pierre vers l'extérieur.

c) Pour suivre une courbe comme C, il faudrait que quelque chose continue à courber la trajectoire. Or la lanière ne tire plus. Un mouvement ne change que si quelque chose agit : sans action, pas de virage.

d) L'ATTRACTION DE LA TERRE joue le rôle de la lanière. C'est une action à distance : aucun câble ne relie la Lune à la Terre, et pourtant la Terre tire la Lune vers elle à chaque instant, ce qui courbe sa trajectoire en une orbite presque circulaire. La main du berger, c'est la Terre.

e) La Lune partirait TOUT DROIT, dans la direction où elle allait à cet instant, exactement comme la pierre au point P. Elle ne tomberait pas sur la Terre, puisque la Terre ne l'attirerait plus, et elle ne continuerait pas de tourner, puisque plus rien ne courberait sa trajectoire.

Exercice 10 : Problème : une sonde passe près de Jupiter

Une sonde spatiale, moteurs coupés, voyage dans le vide loin du Soleil. La figure donne ses positions par rapport à Jupiter, relevées tous les 22 jours. Au début du relevé, la sonde est si loin de Jupiter que l'action de la planète sur elle est encore négligeable, et aucun autre astre n'agit notablement.

Sur la partie d'arrivée, la sonde parcourt 1,71{,}7 million de kilomètres entre deux positions successives.

Jupiterla sonde arriveelle repartune position tous les 2 jours
  • a) Au début du relevé, quelle est la trajectoire de la sonde ? Quelle est la nature de son mouvement ?
  • b) Moteurs coupés, rien ne pousse la sonde. Pourquoi continue-t-elle d'avancer ?
  • c) Près de Jupiter, que devient la trajectoire ? Et l'écart entre deux positions ? Quel objet en est responsable, et par quel type d'action ?
  • d) Sur la partie d'arrivée, quelle distance la sonde parcourt-elle en 1010 jours ?
  • e) Loin de Jupiter, après le passage, quelle est de nouveau la nature du mouvement ? Pourquoi ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Rectiligne et uniforme
  • b) Rien n'agit, donc le mouvement ne change pas
  • c) Trajectoire courbée, écarts qui grandissent puis diminuent : Jupiter, à distance
  • d) 5×1,7=8,55\times 1{,}7 = 8{,}5 millions de km
  • e) Rectiligne uniforme, dans une autre direction

a) Les premières positions sont alignées et également espacées : la trajectoire est RECTILIGNE et le mouvement UNIFORME. La sonde avance en ligne droite, à vitesse constante.

b) Parce qu'un mouvement ne CHANGE que si quelque chose agit. Loin de tout astre, rien n'agit sur la sonde, donc son mouvement ne change pas : elle garde sa vitesse et sa direction, sans aucun moteur. Le moteur ne sert qu'à MODIFIER le mouvement, jamais à l'entretenir dans le vide. L'erreur habituelle vient de la vie courante, où tout finit par s'arrêter : sur Terre, les frottements agissent toujours, ce qui n'est pas le cas dans le vide.

c) La trajectoire se COURBE autour de Jupiter : elle devient curviligne. En même temps, les écarts grandissent à l'approche de la planète puis diminuent en s'en éloignant : le mouvement est accéléré, puis ralenti. Le responsable est JUPITER, qui attire la sonde par une action À DISTANCE, d'autant plus nettement que la sonde est proche. Une seule action produit ici deux effets : elle modifie la trajectoire et la vitesse.

d) 1010 jours font 10÷2=510\div 2 = 5 intervalles de 22 jours. Sur la partie rectiligne et uniforme, chaque intervalle vaut 1,71{,}7 million de kilomètres, donc la sonde parcourt 5×1,7=8,55\times 1{,}7 = 8{,}5 millions de kilomètres. Le calcul n'est permis que parce que le mouvement est uniforme sur cette partie : près de Jupiter, les écarts ne sont plus égaux et ce raisonnement serait faux.

e) Une fois loin de Jupiter, l'action de la planète redevient négligeable : les positions sont de nouveau alignées et également espacées, le mouvement est de nouveau RECTILIGNE UNIFORME, mais dans une autre direction. Le passage près de Jupiter a changé la direction de la sonde, et c'est pour cela que les ingénieurs s'en servent pour l'envoyer vers une autre planète sans brûler de carburant.

Partie C : les classiques (/50)

Exercice 11 : Le DOI d'un skieur au téléski

Un skieur remonte une pente, tiré par la perche d'un téléski dont le disque est coincé entre ses jambes. Ses skis glissent sur la neige. Cette fois, on tient compte de l'air, qui frotte sur tout le corps du skieur.

  • a) Quel est le système étudié ? Combien d'objets agissent sur lui ?
  • b) Combien de ces interactions sont de contact ? Combien à distance ?
  • c) Dessinez le DOI du skieur, en respectant les conventions de trait.
  • d) Le skieur lâche la perche en pleine pente. Quel objet disparaît du DOI ? Que devient son mouvement ?
  • e) La perche tire le skieur. Le skieur agit-il sur la perche ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Le skieur ; 4 objets : perche, neige, air, Terre
  • b) 3 de contact, 1 à distance
  • c) Perche, neige, air en trait plein ; Terre en pointillés
  • d) La perche disparaît : il ralentit puis redescend
  • e) Oui, actions réciproques : la perche se déforme

a) Le système est le SKIEUR, avec ses skis. Quatre objets agissent sur lui : la perche, la neige, l'air et la Terre. La méthode : on fait le tour du système en nommant tout ce qui le TOUCHE, puis on ajoute les actions à distance, ici la seule Terre. Oublier la Terre est l'erreur la plus fréquente, oublier l'air la deuxième.

b) 33 interactions de contact, avec la perche, la neige et l'air, et 11 à distance, avec la Terre. On peut préciser : l'action de la perche est localisée sur le petit disque, celles de la neige et de l'air sont réparties, sur toute la semelle des skis et sur tout le corps.

c) Le skieur au centre, encadré deux fois; la perche, la neige et l'air reliés par des traits pleins; la Terre reliée par des pointillés. Pas de flèche sur les traits, et pas de case « téléski » ni « câble » : ils n'agissent sur le skieur qu'à travers la perche.

d) La PERCHE disparaît du DOI. Il ne reste que la neige, l'air et la Terre, et plus rien ne tire le skieur vers le haut de la pente : son mouvement change. Il ralentit, s'arrête, puis se met à redescendre. Supprimer une case du DOI, c'est prévoir un changement de mouvement.

e) Oui : si la perche agit sur le skieur, le skieur agit sur la perche. On le voit à la tige de la perche, qui s'incline vers le skieur et dont le ressort s'étire : le skieur tire sur elle, et elle s'en trouve déformée. C'est le principe des actions réciproques.

skieurpercheneigeTerreaircontactà distance

Exercice 12 : Lire une chronophotographie : la bille qui tombe dans l'huile

On lâche une bille d'acier, sans vitesse, à la surface d'une grande éprouvette remplie d'huile, et l'on filme sa chute. Les positions, relevées toutes les 0,1 s0{,}1\ \mathrm{s} sur une règle collée à l'éprouvette, sont données dans le tableau, en centimètres depuis le point de lâcher.

Position123456789
Repère (cm)00,41,32,64,26,07,89,611,4
024681012cmhuile
  • a) Calculez l'écart entre deux positions successives, pour les huit intervalles.
  • b) Quelle est la nature du mouvement au début de la chute ? Et à partir de la position 5 ?
  • c) Quelle est la trajectoire de la bille ?
  • d) Pendant la phase finale, quelle distance la bille parcourt-elle en 0,1 s0{,}1\ \mathrm{s} ? Et en 1 s1\ \mathrm{s} ? Donnez sa vitesse en centimètres par seconde.
  • e) Deux objets agissent sur la bille pendant sa chute, sans compter la règle. Lesquels ? Lequel explique qu'elle cesse d'accélérer ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) 0,40{,}4 ; 0,90{,}9 ; 1,31{,}3 ; 1,61{,}6 ; puis quatre fois 1,81{,}8 cm
  • b) Accéléré au début, uniforme à partir de la position 5
  • c) Rectiligne (verticale)
  • d) 1,81{,}8 cm en 0,10{,}1 s, 1818 cm en 11 s : 1818 cm/s
  • e) La Terre et l'huile ; l'huile freine jusqu'à compenser

a) Les écarts sont, en centimètres : 0,40{,}4 ; 0,90{,}9 ; 1,31{,}3 ; 1,61{,}6 ; 1,81{,}8 ; 1,81{,}8 ; 1,81{,}8 ; 1,81{,}8. Par exemple, entre les positions 2 et 3 : 1,30,4=0,9 cm1{,}3-0{,}4 = 0{,}9\ \mathrm{cm}. On soustrait deux repères VOISINS; le piège est de recopier les repères eux-mêmes, qui sont des distances depuis le départ et non des écarts.

b) Au début, les écarts grandissent : le mouvement est ACCÉLÉRÉ. À partir de la position 5, les écarts restent égaux à 1,8 cm1{,}8\ \mathrm{cm} : le mouvement devient UNIFORME. La bille ne va donc pas de plus en plus vite jusqu'au fond, contrairement à ce qu'on prédit souvent.

c) La bille tombe verticalement, tous les points sont sur une même droite : la trajectoire est RECTILIGNE.

d) En 0,1 s0{,}1\ \mathrm{s}, la bille parcourt 1,8 cm1{,}8\ \mathrm{cm}. Une seconde compte 1010 fois 0,1 s0{,}1\ \mathrm{s}, et comme le mouvement est uniforme, la distance est 1010 fois plus grande : 10×1,8=18 cm10\times 1{,}8 = 18\ \mathrm{cm}. La vitesse de la bille est donc de 18 cm18\ \mathrm{cm} par seconde, soit 18 cm/s18\ \mathrm{cm/s}. Ce calcul ne vaut que pour la phase uniforme : au début de la chute, les écarts ne sont pas égaux et l'on ne pourrait pas multiplier ainsi.

e) La TERRE, à distance, qui attire la bille vers le bas, et l'HUILE, par contact, sur toute la surface de la bille. L'huile freine la bille, et elle la freine d'autant plus que la bille va vite. Au début, l'action de la Terre l'emporte et la bille accélère; puis l'action de l'huile grandit jusqu'à compenser celle de la Terre, et le mouvement ne change plus : il devient uniforme. Dans l'air, pour la même bille, cette phase n'arriverait qu'au bout d'une très longue chute.

Exercice 13 : Immobile ou en mouvement : le ravitaillement en vol

Un avion ravitailleur vole en ligne droite, à vitesse constante, et un avion de chasse se place juste derrière lui pour faire le plein par un long tuyau. Pendant toute l'opération, les deux avions restent à la même distance l'un de l'autre et dans la même position l'un par rapport à l'autre.

  • a) Par rapport au ravitailleur, l'avion de chasse est-il en mouvement ?
  • b) Par rapport au sol, l'avion de chasse est-il en mouvement ? Quelle est sa trajectoire ?
  • c) Pour le pilote de l'avion de chasse, le paysage défile. Dans quel sens ?
  • d) Pourquoi dit-on que la phrase « l'avion de chasse est immobile » n'est ni vraie ni fausse ?
  • e) Le ravitailleur ralentit un peu, l'avion de chasse garde son allure. Vu du ravitailleur, l'avion de chasse avance-t-il ou recule-t-il ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Immobile par rapport au ravitailleur
  • b) En mouvement par rapport au sol, trajectoire rectiligne
  • c) Vers l'arrière
  • d) Il manque l'objet de référence
  • e) Il avance

a) Non : sa distance au ravitailleur et sa position par rapport à lui ne changent pas. Par rapport au ravitailleur, l'avion de chasse est IMMOBILE, et c'est justement ce qui permet de brancher le tuyau.

b) Oui : par rapport au sol, sa position change à chaque instant, et très vite. Comme il accompagne le ravitailleur, qui vole en ligne droite, sa trajectoire par rapport au sol est RECTILIGNE, et son mouvement uniforme.

c) Vers l'ARRIÈRE. Par rapport à l'avion, le sol se déplace dans le sens contraire du vol. Le pilote voit le même paysage défiler qu'un passager de voiture, pour la même raison : on a changé d'objet de référence.

d) Parce qu'il manque l'objet de référence. « Immobile par rapport au ravitailleur » est vrai, « immobile par rapport au sol » est faux : la phrase sans complément ne décrit rien. C'est la question de cours la plus fréquente du chapitre, et une réponse sans les mots « par rapport à » ne rapporte pas le point.

e) Il AVANCE. Si le ravitailleur ralentit et que l'avion de chasse garde son allure, l'avion de chasse gagne du terrain : vu du ravitailleur, il se rapproche en venant de l'arrière, donc il avance vers l'avant. C'est pour cela que les deux pilotes doivent garder exactement la même allure : le moindre écart de vitesse se voit immédiatement d'un avion à l'autre, alors qu'il est invisible depuis le sol.

Exercice 14 : Marcher, ramer, décoller : les actions réciproques

Pour que notre mouvement change, il faut qu'un objet agisse sur NOUS. Or nos muscles n'agissent que sur ce que nous touchons. Le principe des actions réciproques résout ce paradoxe : si A agit sur B, alors B agit sur A.

On étudie trois façons d'avancer : marcher sur le sol, ramer dans une barque, et, pour une fusée, décoller.

  • a) Quand vous marchez, sur quoi votre pied agit-il, et vers où ? Quel objet vous fait avancer ?
  • b) Pourquoi est-il si difficile de démarrer sur une plaque de verglas ?
  • c) Le rameur plonge ses rames dans l'eau. Vers où doit-il pousser l'eau pour que la barque avance ?
  • d) On gonfle un ballon de baudruche, puis on le lâche sans le fermer. Il file à travers la pièce. Quel objet agit sur le ballon pour le propulser ?
  • e) Une fusée décolle, puis continue d'accélérer dans le vide, où il n'y a ni sol ni air. Sur quoi « s'appuie »-t-elle ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Le pied pousse le sol vers l'arrière, le sol vous pousse vers l'avant
  • b) Le pied n'agit presque pas sur la glace, donc la glace n'agit pas sur lui
  • c) Vers l'arrière
  • d) L'air qui s'échappe
  • e) Les gaz qu'elle éjecte

a) Votre pied agit sur le SOL, vers l'ARRIÈRE : à chaque pas, il pousse le sol en arrière. D'après le principe des actions réciproques, le sol agit alors sur votre pied, vers l'AVANT, et c'est cette action du sol qui vous fait avancer. La réponse « mes jambes » est le piège : les jambes ne peuvent pas agir sur vous-même, elles appartiennent au système.

b) Sur le verglas, le pied glisse : il ne parvient presque pas à agir sur la glace vers l'arrière. Si le pied n'agit pas sur la glace, la glace n'agit pas sur le pied en retour, et rien ne vous pousse vers l'avant. C'est pour cela qu'on met du sable ou du sel sur un trottoir gelé.

c) Vers l'ARRIÈRE. Les rames poussent l'eau vers l'arrière, l'eau pousse les rames vers l'avant, et la barque avance. Pousser l'eau vers l'avant ferait reculer la barque, ce que fait justement un rameur qui freine.

d) C'est l'AIR QUI S'ÉCHAPPE. Le ballon, en se dégonflant, chasse l'air vers l'arrière par son embout; l'air chassé agit en retour sur le ballon, vers l'avant. Le ballon n'est pas poussé par l'air de la pièce : il fonctionnerait aussi dans le vide.

e) Sur les GAZ qu'elle éjecte. Ses moteurs projettent vers le bas une énorme quantité de gaz brûlés; ces gaz agissent en retour sur la fusée, vers le haut. Elle n'a besoin ni du sol ni de l'air, c'est pour cela qu'elle peut accélérer dans le vide. C'est exactement le ballon de baudruche, en beaucoup plus puissant.

Exercice 15 : Problème : qui tient qui dans le système solaire ?

Le Soleil, la Terre et la Lune interagissent à distance, par l'attraction gravitationnelle : chaque astre attire chacun des deux autres, sans aucun contact, à travers le vide. Ce sont ces attractions qui courbent les trajectoires en orbites.

  • a) Quel astre fait tourner la Terre autour de lui ? Quel astre fait tourner la Lune autour de lui ?
  • b) Dessinez le DOI de la Lune. Combien d'interactions compte-t-il ? De quel type sont-elles ?
  • c) La Lune attire-t-elle la Terre ? Quel phénomène, visible sur les côtes, le montre ?
  • d) Le Soleil attire les planètes. Pourquoi ne tombent-elles pas sur lui ?
  • e) Les astronautes de la Station spatiale internationale, qui tourne autour de la Terre, sont-ils attirés par la Terre ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

a)
b)
c)
d)
e)
Voir la correction

Réponses

  • a) Le Soleil tient la Terre, la Terre tient la Lune
  • b) 2 interactions, Terre et Soleil, toutes deux à distance
  • c) Oui : les marées
  • d) Leur vitesse, courbée sans cesse par l'attraction, donne l'orbite
  • e) Oui, c'est ce qui fait tourner la Station

a) Le SOLEIL fait tourner la Terre autour de lui : son attraction courbe la trajectoire de la Terre en une orbite presque circulaire, parcourue en un an. La TERRE fait tourner la Lune autour d'elle de la même façon. Chaque orbite est tenue par l'astre qui en occupe le centre.

b) Le DOI de la Lune compte 22 interactions : avec la Terre et avec le Soleil, toutes deux À DISTANCE, donc tracées en pointillés. Aucun trait plein : rien ne touche la Lune. Les autres planètes l'attirent aussi, mais si faiblement, étant si loin, qu'on les néglige.

c) Oui, d'après le principe des actions réciproques : la Terre attire la Lune, donc la Lune attire la Terre. On le voit aux MARÉES : l'attraction de la Lune soulève l'eau des océans, et la mer monte et descend deux fois par jour. La Lune agit donc bien sur la Terre, même si elle ne la fait pas tourner.

d) Parce qu'elles ont une vitesse qui les fait avancer « de côté ». Comme la pierre de la fronde, une planète partirait tout droit si rien n'agissait sur elle; l'attraction du Soleil courbe sans cesse sa trajectoire vers lui, sans jamais la ramener jusqu'à lui. Une planète qui serait immobile, elle, tomberait droit sur le Soleil : c'est la vitesse et l'attraction ENSEMBLE qui font l'orbite.

e) Oui. La Station tourne autour de la Terre justement PARCE QUE la Terre l'attire, elle et tout ce qu'elle contient, exactement comme elle attire la Lune. Si les astronautes flottent dans la cabine, ce n'est pas que la Terre ne les attire plus : c'est que la Station et eux tournent ensemble, de la même façon. L'idée « dans l'espace, il n'y a plus d'attraction » est le piège le plus répandu du chapitre.

LuneTerreSoleilcontactà distance
Chapitre précédent Mélanges, solutions et dissolution Chapitre suivant Formes et conversions d'énergie

Ce chapitre resservira dans

Les chapitres qui le réclament en amont, plus tard dans l'année ou dans les années suivantes.

Voir aussi

Votre enfant aborde les interactions en Cinquième ?

Contactez-moi pour une première séance. Le diagramme objet-interaction est le premier outil de modélisation du collège, et les élèves qui apprennent dès la Cinquième à ne jamais oublier la Terre ni l'objet de référence abordent la mécanique du lycée avec une longueur d'avance.

Site par Studio Squalli