Math CST, secondaire 5 à Montréal • Compétence 1

Situations-problèmes C1 corrigées : math CST, secondaire 5

Voici dix situations-problèmes corrigées de mathématique CST de cinquième secondaire, au format de la compétence 1 (C1), « Résoudre une situation-problème », qui compte pour 30 % du résultat. Chaque situation combine au moins deux chapitres du programme : l'optimisation par programmation linéaire, la théorie des graphes, les mathématiques financières, les probabilités et l'espérance mathématique, les procédures de vote, la loi des cosinus et les figures et solides équivalents. Comme à l'évaluation, il n'y a qu'une consigne, des documents à trier et aucun modèle donné : c'est à vous de construire le système, le graphe ou la règle.

À la fin de la série, vous savez tirer d'une situation les données utiles et les contraintes, choisir vos outils, enchaîner les étapes et conclure dans le contexte. La partie A combine deux chapitres par situation : un bac de plantation de terrasse (exercice 1), une garantie prolongée (exercice 2), la deuxième presse d'un atelier de sérigraphie (exercice 3), le montage d'un festival (exercice 4) et l'élection d'une association de locataires (exercice 5). La partie B est faite de synthèses : la salle d'un gala (exercice 6), le réseau d'arrosage d'une pépinière (exercice 7), le projet d'une coopérative d'habitation (exercice 8), l'emploi d'été d'une élève (exercice 9) et le sentier glacé d'un parc (exercice 10).

Chaque corrigé suit la grille du Ministère : compréhension, modèles, résolution, validation et conclusion, puis ce qui fait une copie de niveau A, C ou E sur cette situation pour les critères 1 à 3. Les pièges sont ceux qui coûtent le plus de copies : des chances lues comme une probabilité (exercice 2), un profit qu'on croit doubler (exercice 3), un sommet optimal arrondi vers le bas (exercice 6), une longueur non mesurée qu'on oublie (exercice 7), une porte qui impose la hauteur d'une citerne (exercice 8), des pourboires oubliés (exercice 9) et un sentier répété au mauvais endroit (exercice 10).

Comptez 45 à 75 minutes par situation, comme à l'évaluation. Faites-la au complet, traces comprises, avant d'ouvrir la correction : c'est la démarche qui est notée, pas seulement la réponse.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Mathématique CST, secondaire 5

Rappel de cours

  • • UNE SITUATION-PROBLÈME (C1) est une situation jamais vue, qui demande une combinaison non apprise de notions. Une seule consigne, aucune sous-question, aucun modèle donné : la règle, le système ou le graphe sont à construire à partir des documents.
  • • TROIS CRITÈRES NOTÉS. Cr1, la compréhension : données utiles, contraintes, tri de ce qui ne sert pas. Cr2, la mobilisation des savoirs : les bons concepts, appliqués sans erreur. Cr3, l'élaboration d'une solution : des traces claires et complètes, sans étape implicite.
  • • LA VALIDATION se fait toujours, mais selon le Cadre d'évaluation des apprentissages, elle donne lieu à une rétroaction et ne compte pas dans la note. Elle sert à ne pas remettre une conclusion absurde.
  • • LA MÉTHODE : écrire ce qu'on cherche, lister les données et les contraintes, définir les inconnues, construire les modèles, résoudre en titrant chaque étape, valider, puis conclure par une phrase dans le contexte.
  • • GARDER LES DÉCIMALES jusqu'au bout : un arrondi trop tôt est une erreur de processus, et il peut renverser une décision quand la marge est mince.
  • • UNE DÉCISION SE CHIFFRE : « oui » ne suffit pas, on dit de combien, à quelle date et dans quelle unité.

Partie A : situations à deux chapitres (/50)

Exercice 1 : Situation-problème : le bac de plantation du coin de terrasse

Sur sa terrasse, Mireille veut cultiver sept plants de tomates dans un bac en cèdre. Le coin de la terrasse est formé par le mur de la maison et par une clôture qui ne lui est pas perpendiculaire (document 1). Elle hésite entre deux bacs.

Le bac en coin est un prisme droit dont la base est le triangle formé par le mur, la clôture et une façade avant. Le bac rectangulaire, un prisme droit à base rectangulaire, se poserait contre le mur, à partir du coin ; la porte-fenêtre commence à 2,60 m du coin et, pour ne pas gêner le passage, la profondeur de ce bac ne doit pas dépasser 25 cm. Il contiendrait exactement la même quantité de terreau que le bac en coin.

Les deux bacs ont la même hauteur, 45 cm, soit trois planches de 15 cm superposées sur chaque côté. Chaque bac a ses propres parois, même contre le mur ou la clôture, et un fond en contreplaqué ; il n'a pas de couvercle. On le remplit de terreau jusqu'à 5 cm sous le bord. La fiche de culture conseille au moins 30 L de terreau par plant.

mur de la maisonclôtureporte-fenêtrebac1,20 m1,00 m105°O
Document 1 : le coin de la terrasse vu de dessus ; le bac en coin occupe le triangle coloré.
ArticlePrix
Planche de cèdre de 15 cm de largeur, coupée sur mesure7,80 dollars le mètre
Contreplaqué traité pour le fond, coupé sur mesure24 dollars le mètre carré
Terreau à potager, sac de 50 L9,49 dollars le sac
Vis inoxydables, boîte de 10011,99 dollars
Document 2 : les prix relevés par Mireille.

Lequel des deux bacs coûte le moins cher à construire, et combien coûte-t-il ? Combien de sacs de terreau Mireille doit-elle acheter pour le remplir ? Toute votre démarche doit apparaître.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
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Réponses

  • 1) Le bac en coin (façade ≈1,75\approx 1{,}75 m, base ≈0,5796\approx 0{,}5796 m²)
  • 2) 106,33106{,}33 dollars, contre 134,10134{,}10 dollars pour le bac rectangulaire de 2,322{,}32 m sur 0,250{,}25 m
  • 3) 231,8231{,}8 L de terreau : 55 sacs

Compréhension. On cherche deux choses : le bac le moins cher (planches et fond) avec son coût, puis le nombre de sacs de terreau.

Données utiles : les côtés de 1,20 m et 1,00 m et leur angle de 105°, trois rangées de planches, les prix, la profondeur de 25 cm au plus, le terreau 5 cm sous le bord, les sacs de 50 L.

Contrainte cachée : c'est l'égalité des volumes qui fixe la longueur du bac rectangulaire. Les vis servent aux deux bacs : elles ne départagent rien.

Modèles. La façade avant fait face à l'angle de 105°, connu avec les deux côtés qui le forment : c'est un cas de loi des cosinus, pas de Pythagore, puisque l'angle n'est pas droit.

L'aire de la base triangulaire se calcule par 12absin⁡C\frac{1}{2}ab\sin C, vue en quatrième secondaire.

Les deux bacs sont des solides équivalents de même hauteur : leurs bases ont donc la même aire. Le fond coûte le même prix dans les deux cas ; seul le tour de la base, donc la longueur des planches, les départage.

Coût des planches : périmètre de la base ×3\times 3 rangées ×7,80\times 7{,}80 dollars.

Résolution. Façade avant du bac en coin :

c2=1,202+1,002−2(1,20)(1,00)cos⁡105∘≈3,0612\displaystyle c^{2}=1{,}20^{2}+1{,}00^{2}-2(1{,}20)(1{,}00)\cos 105^\circ\approx 3{,}0612

donc c≈1,7496c\approx 1{,}7496 m.

Aire de la base : 12(1,20)(1,00)sin⁡105∘≈0,5796\frac{1}{2}(1{,}20)(1{,}00)\sin 105^\circ\approx 0{,}5796 m².

Bac en coin : tour 1,20+1,00+1,7496≈3,94961{,}20+1{,}00+1{,}7496\approx 3{,}9496 m, soit 3×3,9496≈11,8493\times 3{,}9496\approx 11{,}849 m de planche et 92,4292{,}42 dollars.

Bac rectangulaire : même base de 0,57960{,}5796 m² et profondeur de 0,250{,}25 m, donc une longueur de 0,57960,25≈2,3182\frac{0{,}5796}{0{,}25}\approx 2{,}3182 m.

Son tour : 2(2,3182+0,25)≈5,13642(2{,}3182+0{,}25)\approx 5{,}1364 m, soit 15,40915{,}409 m de planche et 120,19120{,}19 dollars.

Fond, identique pour les deux : 0,5796×24≈13,910{,}5796\times 24\approx 13{,}91 dollars.

Totaux : bac en coin 92,42+13,91=106,3392{,}42+13{,}91=106{,}33 dollars ; bac rectangulaire 120,19+13,91=134,10120{,}19+13{,}91=134{,}10 dollars, soit 27,7727{,}77 dollars de plus.

Terreau : hauteur utile 0,400{,}40 m, volume 0,5796×0,40≈0,23180{,}5796\times 0{,}40\approx 0{,}2318 m³, soit 231,8231{,}8 L.

Sacs : 231,850≈4,64\frac{231{,}8}{50}\approx 4{,}64, donc 55 sacs, puisqu'on n'achète pas une fraction de sac.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Inégalité triangulaire : 1,74961{,}7496 est bien entre 1,20−1,00=0,201{,}20-1{,}00=0{,}20 et 1,20+1,00=2,201{,}20+1{,}00=2{,}20.

Un angle obtus donne un côté opposé plus long que ce que donnerait un angle droit : 1,7496>1,202+1,002≈1,561{,}7496>\sqrt{1{,}20^{2}+1{,}00^{2}}\approx 1{,}56, c'est cohérent.

Le bac rectangulaire de 2,322{,}32 m tient avant la porte-fenêtre, à 2,602{,}60 m : c'était une vraie option.

Terreau par plant : 231,87≈33,1\frac{231{,}8}{7}\approx 33{,}1 L, au-dessus des 30 L conseillés.

Conclusion. Mireille doit construire le bac en coin : il coûte 106,33 dollars de bois, 27,77 dollars de moins que le bac rectangulaire équivalent, et elle doit acheter 5 sacs de terreau.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie voit que l'égalité des volumes fixe la longueur du bac rectangulaire, et tient compte des trois rangées, du fond et des 5 cm sous le bord. C : un de ces éléments manque, par exemple une seule rangée de planches. E : les deux bacs ne sont pas rendus équivalents.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : loi des cosinus pour la façade, 12absin⁡C\frac{1}{2}ab\sin C pour l'aire, base commune des solides équivalents, conversion des m³ en litres. C : Pythagore à la place de la loi des cosinus (1,561{,}56 m au lieu de 1,751{,}75 m), le reste juste. E : aucun modèle pour le triangle.

Cr3, élaboration d'une solution. A : étapes titrées (façade, aire, longueur du bac rectangulaire, coûts, sacs), unités comprises, conclusion qui répond aux deux questions. C : calculs justes mais étapes implicites, ou une question sans réponse. E : résultats isolés, sans lien entre eux.

Piège : remplir jusqu'au bord. Avec 0,450{,}45 m, on trouve 260,8260{,}8 L et 66 sacs, un de trop : la donnée « 5 cm sous le bord » se lit dans l'énoncé, aucune formule ne la donne.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Situation-problème : la garantie prolongée de l'ordinateur

Jérémie, étudiant au cégep, achète un ordinateur portable de 1 4001\,400 dollars. La garantie du fabricant couvre la première année. Au comptoir, le vendeur lui propose une garantie prolongée qui couvre la deuxième et la troisième année, au prix de 189 dollars payables tout de suite (document 1).

Avec la garantie prolongée, chaque réparation coûte quand même une franchise de 50 dollars. Sans elle, Jérémie paie la réparation au complet. Une association de consommateurs publie les chances de panne et le coût moyen d'une réparation pour ce modèle (document 2). On admet qu'il y a au plus une panne majeure pendant ces deux années, et qu'une réparation se paie à la fin de l'année où survient la panne.

S'il n'achète pas la garantie, Jérémie laisse les 189 dollars dans son compte d'épargne, qui rapporte 3,6 % par année, capitalisé mensuellement.

achat1 an2 ans3 ansgarantie du fabricantgarantie prolongée offertepanne ?panne ?
Document 1 : la garantie prolongée, offerte à 189 dollars le jour de l'achat, couvre la deuxième et la troisième année.
PériodeChances pour qu'une première panne majeure survienneCoût moyen de la réparation sans garantie
2e année3 contre 47450 dollars
3e année9 contre 91520 dollars
Document 2 : les données de l'association de consommateurs pour ce modèle.

En tenant compte de l'argent qui dort dans le compte d'épargne, l'achat de la garantie prolongée est-il avantageux pour Jérémie, en moyenne ? Chiffrez l'écart en dollars d'aujourd'hui, puis déterminez le prix auquel cette garantie serait équitable.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Non : coût moyen 195,83195{,}83 dollars avec la garantie, 67,1467{,}14 dollars sans
  • 2) Écart moyen : 128,69128{,}69 dollars d'aujourd'hui
  • 3) Prix équitable : environ 60,3160{,}31 dollars

Compréhension. On compare deux coûts MOYENS : acheter la garantie (prix, plus les franchises éventuelles) ou ne pas l'acheter (les réparations éventuelles).

Les montants tombent à des dates différentes : aujourd'hui, dans 24 mois, dans 36 mois. On les ramène tous à aujourd'hui avec le taux du compte d'épargne, sinon on compare des dollars qui ne valent pas la même chose.

Donnée inutile : le prix de l'ordinateur. Contraintes : au plus une panne, paiement en fin d'année, taux nominal capitalisé mensuellement.

Modèles. Des chances pour de aa contre bb correspondent à la probabilité aa+b\frac{a}{a+b} :

P2=33+47=0,06P_{2}=\frac{3}{3+47}=0{,}06 et P3=99+91=0,09P_{3}=\frac{9}{9+91}=0{,}09.

Valeur actuelle : C=VF(1+i)−nC=VF(1+i)^{-n}, avec i=0,03612=0,003i=\frac{0{,}036}{12}=0{,}003 par mois.

Espérance d'un coût : somme des coûts actualisés, pondérés par leurs probabilités ; l'absence de panne, de probabilité 0,850{,}85, coûte 00.

Résolution. Facteurs d'actualisation : (1,003)−24≈0,9306(1{,}003)^{-24}\approx 0{,}9306 et (1,003)−36≈0,8978(1{,}003)^{-36}\approx 0{,}8978.

Sans garantie :

E1=0,06×450×1,003−24+0,09×520×1,003−36≈25,127+42,016≈67,14E_{1}=0{,}06\times 450\times 1{,}003^{-24}+0{,}09\times 520\times 1{,}003^{-36}\approx 25{,}127+42{,}016\approx 67{,}14 dollars.

Avec garantie :

E2=189+0,06×50×1,003−24+0,09×50×1,003−36≈189+2,792+4,040≈195,83E_{2}=189+0{,}06\times 50\times 1{,}003^{-24}+0{,}09\times 50\times 1{,}003^{-36}\approx 189+2{,}792+4{,}040\approx 195{,}83 dollars.

Écart : 195,83−67,14=128,69195{,}83-67{,}14=128{,}69 dollars d'aujourd'hui, en défaveur de la garantie.

Prix équitable pp : celui qui rend les deux espérances égales, p+6,832=67,143p+6{,}832=67{,}143, d'où p≈60,31p\approx 60{,}31 dollars.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Ordre de grandeur sans actualiser : 0,06×450+0,09×520=73,800{,}06\times 450+0{,}09\times 520=73{,}80 dollars. L'actualisation baisse un peu ce montant, ce qui est logique : un dollar payé plus tard coûte moins aujourd'hui.

Probabilités : 0,06+0,09=0,150{,}06+0{,}09=0{,}15, il reste bien 0,850{,}85 pour « aucune panne ».

Comparer à une même date future, dans 36 mois, donne le même verdict : chaque montant est multiplié par le même facteur 1,003361{,}003^{36}.

Limite : l'espérance est une moyenne. Quelqu'un qui ne pourrait pas payer 520 dollars d'un coup peut choisir la garantie comme une assurance, en sachant qu'elle lui coûte en moyenne près de 129 dollars.

Conclusion. En moyenne, la garantie prolongée n'est pas avantageuse : elle coûte 195,83 dollars d'aujourd'hui contre 67,14 dollars sans elle, un écart de 128,69 dollars. Elle ne serait équitable qu'à un prix d'environ 60,31 dollars.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie pose les deux scénarios, n'oublie ni la franchise ni la date de chaque paiement, et compare à une date commune. C : elle oublie la franchise, ou compare sans actualiser. E : elle compare 189 dollars à 450 ou 520 dollars, sans probabilités.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : chances converties en probabilités, valeur actuelle mensuelle, espérance. C : le taux annuel appliqué à 24 et 36 périodes, ou l'espérance juste mais non actualisée. E : aucune espérance, une décision « au jugé ».

Cr3, élaboration d'une solution. A : les deux espérances sont posées et titrées, chaque montant porte sa date, la conclusion chiffre l'écart et le prix équitable. C : la décision est juste mais un des deux montants demandés manque. E : un nombre sans démarche.

Piège : lire « 3 contre 47 » comme 347≈0,064\frac{3}{47}\approx 0{,}064. Les chances comparent les cas favorables aux cas DÉFAVORABLES : la probabilité se divise par le total, 3+47=503+47=50.

Exercice 3 : Situation-problème : la deuxième presse de l'atelier de sérigraphie

Kim dirige un petit atelier de sérigraphie qui imprime des t-shirts et des cotons ouatés pour des entreprises et des équipes sportives. Chaque article passe d'abord sous la presse, puis dans le séchoir à tunnel (document 1).

Ses clients lui commandent chaque semaine plus qu'il ne peut produire, mais jamais plus de 700 t-shirts ni plus de 350 cotons ouatés. Un t-shirt lui laisse un profit de 6 dollars, un coton ouaté 14 dollars, matériel et encre payés.

Un fournisseur lui propose une deuxième presse, identique à la première, pour 42 00042\,000 dollars. Sa banque lui prête cette somme au taux de 7,8 % par année, capitalisé mensuellement ; le prêt se rembourse en un seul versement, capital et intérêts, dans 12 mois. La deuxième presse exigerait un employé de plus, 40 heures par semaine à 22 dollars l'heure. L'atelier travaille 48 semaines par année. Le séchoir, lui, ne change pas.

ÉtapeUn t-shirtUn coton ouatéDisponible par semaine
Presse4 min6 min40 h par presse
Séchoir à tunnel3 min6 min60 h
Emballage, fait par les clients1 min1 minsans limite
Document 1 : le temps de passage d'un article à chaque étape, et le temps disponible chaque semaine.

Kim affirme : « Avec deux presses, je double mon profit, et la presse se paie en quelques semaines. » Les profits supplémentaires de la première année suffiront-ils à rembourser le prêt à son échéance ? Si oui, après combien de semaines d'activité ? Justifiez par une démarche complète.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Profit maximal : 53505350 dollars en (75 ;350)(75\,;350) avec une presse, 79007900 dollars en (500 ;350)(500\,;350) avec deux
  • 2) Oui : gain net de 16701670 dollars par semaine, 80 16080\,160 dollars sur 48 semaines, pour 45 395,6945\,395{,}69 dollars dus
  • 3) 2828 semaines d'activité

Compréhension. On compare deux montants à la même date, dans 12 mois : ce qu'il faut rembourser et le profit supplémentaire accumulé.

Ce profit supplémentaire n'est donné nulle part : c'est le profit MAXIMAL avec deux presses, moins le profit maximal avec une presse, moins le salaire de l'employé.

Variables : xx t-shirts et yy cotons ouatés par semaine, avec x≥0x\ge 0 et y≥0y\ge 0. Donnée inutile : l'emballage, sans limite, n'impose aucune contrainte.

Modèles. Une presse : 4x+6y≤24004x+6y\le 2400 (40 h font 2400 min), séchoir 3x+6y≤36003x+6y\le 3600, x≤700x\le 700, y≤350y\le 350.

Deux presses : 4x+6y≤48004x+6y\le 4800, le reste inchangé.

Fonction à maximiser : P=6x+14yP=6x+14y. Prêt : VF=C(1+i)nVF=C(1+i)^{n}, avec i=0,07812=0,0065i=\frac{0{,}078}{12}=0{,}0065 et n=12n=12.

Résolution. Une presse : la contrainte du séchoir est redondante, puisque 3x+6y≤4x+6y≤2400<36003x+6y\le 4x+6y\le 2400<3600. Sommets (0 ;0)(0\,;0), (600 ;0)(600\,;0), (75 ;350)(75\,;350), (0 ;350)(0\,;350).

P(600 ;0)=3600P(600\,;0)=3600, P(75 ;350)=450+4900=5350P(75\,;350)=450+4900=5350, P(0 ;350)=4900P(0\,;350)=4900 : maximum de 53505350 dollars par semaine.

Deux presses : le séchoir devient la contrainte qui bloque. Sommets (0 ;0)(0\,;0), (700 ;0)(700\,;0), (700 ;250)(700\,;250), (500 ;350)(500\,;350), (0 ;350)(0\,;350).

3(700)+6y=36003(700)+6y=3600 donne y=250y=250 ; 3x+6(350)=36003x+6(350)=3600 donne x=500x=500. Les deux points respectent les presses : 4(700)+6(250)=4300≤48004(700)+6(250)=4300\le 4800 et 4(500)+6(350)=4100≤48004(500)+6(350)=4100\le 4800.

L'intersection des presses et du séchoir, (1200 ;0)(1200\,;0), sort de la région : ce n'est pas un sommet.

P(700 ;0)=4200P(700\,;0)=4200, P(700 ;250)=7700P(700\,;250)=7700, P(500 ;350)=7900P(500\,;350)=7900, P(0 ;350)=4900P(0\,;350)=4900 : maximum de 79007900 dollars.

Profit supplémentaire net : 7900−5350−40×22=2550−880=16707900-5350-40\times 22=2550-880=1670 dollars par semaine.

Montant à rembourser : 42 000(1,0065)12≈45 395,6942\,000(1{,}0065)^{12}\approx 45\,395{,}69 dollars.

Sur 48 semaines : 48×1670=80 16048\times 1670=80\,160 dollars, plus que 45 395,6945\,395{,}69 : le prêt est remboursé.

Semaines nécessaires : 45 395,691670≈27,2\frac{45\,395{,}69}{1670}\approx 27{,}2, donc 2828 semaines d'activité.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Le profit ne double pas : 7900<2×5350=10 7007900<2\times 5350=10\,700, parce qu'une deuxième presse ne double ni le séchoir ni la demande.

Le sommet (500 ;350)(500\,;350) est entier : aucune question d'arrondi.

28 semaines, c'est moins que les 48 de l'année. Même si l'atelier ne travaillait que 30 semaines, 30×1670=50 10030\times 1670=50\,100 dollars couvriraient encore le prêt : la décision est solide.

Conclusion. Kim a raison d'acheter la presse, mais pas pour la raison qu'il donne : son profit hebdomadaire maximal passe de 5 350 à 7 900 dollars, pas au double. Une fois l'employé payé, il gagne 1 670 dollars de plus par semaine, et 28 semaines d'activité suffisent à couvrir les 45 395,69 dollars dus dans 12 mois.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie voit que le gain est l'écart entre deux optimums, que le séchoir ne double pas, retire le salaire et compare au montant dû dans 12 mois. C : elle oublie le salaire, ou compare au capital de 42 000 dollars sans intérêts. E : elle double le profit sans modèle.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : deux systèmes, sommets vérifiés dans toutes les contraintes, fonction évaluée à chaque sommet, valeur future mensuelle. C : un point hors région retenu comme sommet, ou le taux annuel appliqué sur 12 périodes. E : aucun système.

Cr3, élaboration d'une solution. A : deux tableaux de sommets titrés « une presse » et « deux presses », le gain net, le prêt, puis le nombre de semaines. C : résultats justes mais la deuxième question (combien de semaines) sans réponse. E : traces confuses.

Piège : croire Kim. Un profit doublé, 2×5350−5350−880=44702\times 5350-5350-880=4470 dollars par semaine, ferait payer la presse en 1111 semaines ; c'est le séchoir, qui ne double pas, qui limite la production.

10020030040050060070080050100150200250300350400450pressesséchoirx = 700y = 350(500 ; 350)(700 ; 250)xy
La région avec deux presses : la droite des presses ne touche plus la région, le séchoir et la demande la bornent ; le maximum est en (500 ; 350).

Exercice 4 : Situation-problème : le montage du festival de quartier

Le comité d'un festival de musique de quartier monte la scène et les kiosques la veille de l'ouverture. L'équipe dispose de 24 heures de travail en continu, par relais, entre l'arrivée du camion et l'ouverture des portes. Le document 1 donne les tâches, leur durée et celles qui doivent être terminées avant de commencer chacune ; des tâches différentes peuvent se faire en même temps.

La météo annonce de la pluie et du vent pour la nuit du montage (document 2). Chaque heure de retard sur l'ouverture des portes coûte 1 8001\,800 dollars au comité, en heures supplémentaires et en billets remboursés.

Un chapiteau, loué 780 dollars, abriterait la structure de la scène : la pluie ne retarderait plus son montage. Il ne protège pas du vent, ni les autres tâches.

TâcheDuréeTâches préalables
A : livraison et déchargement du matériel3 haucune
B : pose des clôtures du site6 haucune
C : montage de la structure de la scène9 hA
D : montage des kiosques alimentaires5 hA
E : éclairage et sonorisation de la scène6 hC
F : raccordements électriques des kiosques4 hD
G : inspection de sécurité du site2 hB, E et F
H : tests de son avec les musiciens3 hE
Document 1 : les tâches du montage.
PhénomènePrévisionEffet sur le montage
Pluie pendant le montagechances pour : 2 contre 3C dure 4 h de plus
Vents de plus de 50 km/hprobabilité de 25 %D dure 11 h de plus et E dure 2 h de plus
Températureentre 12 et 16 degrésaucun
Document 2 : les prévisions de la météo. La pluie et le vent sont indépendants l'un de l'autre.

Le comité doit-il louer le chapiteau ? Appuyez votre recommandation sur la durée minimale du montage et sur le coût moyen des retards, avec et sans chapiteau.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Chemin critique A, C, E, H : 2121 h par beau temps
  • 2) Oui : 13501350 dollars de retards moyens sans chapiteau, 450+780=1230450+780=1230 dollars avec
  • 3) Économie moyenne : 120120 dollars

Compréhension. On cherche si les 780 dollars de location évitent, EN MOYENNE, plus de 780 dollars de retards.

Il faut donc la durée du montage dans chaque météo possible, c'est-à-dire le chemin le plus long du réseau des tâches, puis une espérance.

Données utiles : durées, préalables, 24 h disponibles, 1 800 dollars par heure de retard, probabilités et effets. Inutile : la température. Contrainte : le chapiteau n'annule que l'effet de la pluie sur C.

Modèles. Graphe orienté des tâches : un chemin va du début à la fin en respectant les préalables. La durée minimale du montage est celle du chemin CRITIQUE, le plus LONG.

Chemins : A, C, E, H ; A, C, E, G ; A, D, F, G ; B, G.

Probabilités : pluie 22+3=0,4\frac{2}{2+3}=0{,}4, vent 0,250{,}25. Les phénomènes sont indépendants : on multiplie, ce qui donne quatre météos.

Coût moyen des retards : E=∑(retard×1800)×pE=\sum(\text{retard}\times 1800)\times p.

Résolution. Beau temps : A, C, E, H dure 3+9+6+3=213+9+6+3=21 h ; A, C, E, G 2020 h ; A, D, F, G 1414 h ; B, G 88 h. Chemin critique A, C, E, H : 2121 h, soit 33 h de marge.

Beau temps, 0,6×0,75=0,450{,}6\times 0{,}75=0{,}45 : 2121 h, aucun retard.

Pluie seule, 0,4×0,75=0,30{,}4\times 0{,}75=0{,}3 : A, C, E, H dure 2525 h, retard de 11 h.

Vent seul, 0,6×0,25=0,150{,}6\times 0{,}25=0{,}15 : A, C, E, H dure 2323 h, mais A, D, F, G passe à 3+16+4+2=253+16+4+2=25 h, retard de 11 h. Le vent change le chemin critique.

Pluie et vent, 0,4×0,25=0,10{,}4\times 0{,}25=0{,}1 : A, C, E, H dure 3+13+8+3=273+13+8+3=27 h, retard de 33 h.

Sans chapiteau :

E=(0,3×1+0,15×1+0,1×3)×1800=0,75×1800=1350E=(0{,}3\times 1+0{,}15\times 1+0{,}1\times 3)\times 1800=0{,}75\times 1800=1350 dollars.

Avec chapiteau, la pluie ne retarde plus C : pluie seule 2121 h ; vent seul 2525 h ; pluie et vent max⁡(23 ;25)=25\max(23\,;25)=25 h.

E=(0,15×1+0,1×1)×1800=450E=(0{,}15\times 1+0{,}1\times 1)\times 1800=450 dollars, plus la location : 450+780=1230450+780=1230 dollars.

Économie moyenne grâce au chapiteau : 1350−1230=1201350-1230=120 dollars.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Somme des probabilités : 0,45+0,3+0,15+0,1=10{,}45+0{,}3+0{,}15+0{,}1=1.

Le chapiteau ne peut pas tout régler : avec du vent, le chemin des kiosques dépasse 24 h quoi qu'il arrive, d'où les 450 dollars de retards moyens qui restent.

Sensibilité : l'économie n'est que de 120 dollars. Si la location dépassait 1350−450=9001350-450=900 dollars, la décision s'inverserait.

Conclusion. Le comité devrait louer le chapiteau. Le montage dure au minimum 21 h par beau temps ; le coût moyen des retards passe de 1 350 dollars sans chapiteau à 450 dollars avec, soit 1 230 dollars location comprise, une économie moyenne de 120 dollars.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie retient les 24 h, les trois préalables de G, les deux tâches touchées par le vent et le rôle limité du chapiteau. C : elle oublie l'effet du vent sur E, ou applique le chapiteau à toutes les tâches. E : elle compare 780 dollars à une heure de retard sans probabilités.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : graphe orienté, chemin le plus long, quatre météos dont les probabilités se multiplient, espérance. C : chances converties en 23\frac{2}{3}, ou chemin le plus COURT pris pour la durée. E : aucune espérance.

Cr3, élaboration d'une solution. A : un tableau des quatre météos (probabilité, durée, retard) avec et sans chapiteau, puis la recommandation chiffrée. C : tableau juste mais conclusion sans comparaison chiffrée. E : calculs épars.

Piège : ne regarder que la pluie, parce que le vent touche surtout D, qui n'est pas critique. On trouve alors 0,4×1×1800=7200{,}4\times 1\times 1800=720 dollars de retards évitables, moins que 780 dollars, et on refuse le chapiteau à tort : avec 11 h de plus, D, qui n'avait que 7 h de marge, devient critique.

A 3B 6C 9D 5E 6F 4H 300G 2débutfin
Le réseau des tâches par beau temps : le chemin critique A, C, E, H en orange. Les arcs pointillés de durée 0 disent seulement que G attend la fin de E et de B.

Exercice 5 : Situation-problème : la présidence de l'association des locataires

L'association des locataires d'un grand ensemble résidentiel élit sa présidence. Quatre personnes se présentent : Ariane (A), Benoît (B), Carmen (C) et Dao (D). Chaque ménage membre a déposé un bulletin où il classe les quatre candidatures (document 1).

Les statuts ne disent pas encore quelle procédure de vote appliquer. Le comité de révision des statuts hésite entre trois procédures : la pluralité, le vote par élimination et le vote de Borda (4 points pour un premier choix, puis 3, 2 et 1). Il a fixé son critère (document 2).

Rang44 ménages41 ménages38 ménages22 ménages5 ménages
1er choixBDACB
2e choixCCCDA
3e choixDBDAD
4e choixAABBC
Document 1 : les bulletins des ménages, regroupés par ordre de préférence. Chaque colonne se lit de haut en bas.
Extrait du procès-verbal du comité de révision
« Un ménage est satisfait si la personne élue est son premier ou son deuxième choix. Le comité retiendra la procédure dont la personne élue satisfait le plus de ménages. »
Document 2 : le critère du comité.

Quelle procédure le comité doit-il retenir selon son critère ? Calculez la probabilité qu'un ménage choisi au hasard soit satisfait avec cette procédure, puis, parmi les ménages satisfaits, la probabilité qu'un ménage choisi au hasard ait classé la personne élue en premier.

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Réponses

  • 1) Pluralité : B ; élimination : D ; Borda : C (462462 points). Le vote de Borda satisfait 145145 ménages, contre 4949 et 6363
  • 2) P(satisfait)=145150≈0,967P(\text{satisfait})=\frac{145}{150}\approx 0{,}967
  • 3) P(premier∣satisfait)=22145≈0,152P(\text{premier}\mid\text{satisfait})=\frac{22}{145}\approx 0{,}152

Compréhension. Le critère ne juge pas la procédure elle-même, il juge la personne qu'elle fait élire. Il faut donc appliquer les trois procédures, puis compter les ménages satisfaits par chaque élu.

Nombre de ménages : 44+41+38+22+5=15044+41+38+22+5=150, la somme des effectifs et non le nombre de colonnes.

La seconde probabilité est conditionnelle : son univers n'est plus les 150 ménages, mais les seuls ménages satisfaits.

Modèles. Pluralité : le plus de premiers choix. Élimination : à chaque tour, on écarte la candidature la plus faible et on reporte ses bulletins sur le nom suivant encore en lice, jusqu'à une majorité absolue de 76 voix. Borda : somme des points.

Probabilité : cas favorablescas possibles\frac{\text{cas favorables}}{\text{cas possibles}}, et P(premier∣satisfait)=P(premier et satisfait)P(satisfait)P(\text{premier}\mid\text{satisfait})=\frac{P(\text{premier et satisfait})}{P(\text{satisfait})}.

Résolution. Premiers choix : A 3838, B 44+5=4944+5=49, C 2222, D 4141, total 150150. Pluralité : B est élu.

Élimination, tour 1 : personne n'a 76 voix. C (22) est éliminée ; ses 22 bulletins (C, D, A, B) passent à D : D 6363, B 4949, A 3838.

Tour 2 : A est éliminée ; ses 38 bulletins (A, C, D, B) vont à D, puisque C n'est plus en lice : D 101101, B 4949. D est élu.

Borda :

A=44(1)+41(1)+38(4)+22(2)+5(3)=296B=44(4)+41(2)+38(1)+22(1)+5(4)=338C=44(3)+41(3)+38(3)+22(4)+5(1)=462D=44(2)+41(4)+38(2)+22(3)+5(2)=404\begin{aligned} A &= 44(1)+41(1)+38(4)+22(2)+5(3)=296 \\ B &= 44(4)+41(2)+38(1)+22(1)+5(4)=338 \\ C &= 44(3)+41(3)+38(3)+22(4)+5(1)=462 \\ D &= 44(2)+41(4)+38(2)+22(3)+5(2)=404 \end{aligned}

Total 1500=150×101500=150\times 10. Borda : C est élue.

Ménages satisfaits, l'élu étant au 1er ou au 2e rang : par B, 44+5=4944+5=49 ; par D, 41+22=6341+22=63 ; par C, 44+41+38+22=14544+41+38+22=145.

Le vote de Borda l'emporte : P(satisfait)=145150=2930≈0,967P(\text{satisfait})=\frac{145}{150}=\frac{29}{30}\approx 0{,}967.

Parmi les 145 ménages satisfaits, 22 seulement ont classé C en premier : P(premier∣satisfait)=22145≈0,152P(\text{premier}\mid\text{satisfait})=\frac{22}{145}\approx 0{,}152.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Contrôles de calcul : 150 voix à chaque tour d'élimination, 1 500 points de Borda en tout.

Le résultat est plausible : C est deuxième choix sur 123 bulletins, c'est une candidature de compromis, ce que Borda récompense. Elle gagne aussi ses trois duels : devant A sur 107 bulletins, devant B sur 101, devant D sur 104.

La faible valeur 0,1520{,}152 ne contredit rien : la satisfaction vient presque entièrement des deuxièmes choix.

Conclusion. Le comité doit retenir le vote de Borda, qui fait élire Carmen : un ménage pris au hasard est satisfait avec une probabilité d'environ 0,967, et parmi les ménages satisfaits, la probabilité qu'il ait classé Carmen en premier n'est que d'environ 0,152.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie applique les trois procédures, compte la satisfaction de chaque élu et restreint l'univers aux ménages satisfaits pour la seconde probabilité. C : elle n'applique qu'une ou deux procédures, ou confond « satisfait » et « premier choix ». E : elle choisit une procédure sur sa réputation.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : reports exacts (les bulletins d'Ariane vont à Dao en sautant Carmen), barème de Borda à 4 points, probabilité conditionnelle. C : un report vers une candidature éliminée, ou le dénominateur 150 dans la conditionnelle. E : le nombre de colonnes pris pour le nombre de ménages.

Cr3, élaboration d'une solution. A : trois blocs titrés, un par procédure, un tableau des satisfaits, puis les deux probabilités et la phrase de recommandation. C : calculs justes, recommandation absente. E : élus donnés sans calcul.

Piège : diviser par 150 dans la seconde probabilité. « Parmi les ménages satisfaits » change l'univers : on divise par 145. Le quotient 22150≈0,147\frac{22}{150}\approx 0{,}147 répond à une autre question.

Partie B : situations de synthèse (/50)

Exercice 6 : Situation-problème : la salle du gala des finissants

Le comité du gala des finissants d'une école secondaire a réservé une salle de réception dont le plan est un quadrilatère irrégulier (document 1). Il y installera une scène de 8 m sur 4 m, une piste de danse carrée de 7 m de côté et un buffet qui occupe 24 m².

Le service de sécurité incendie exige que les tables, chaises comprises, n'occupent pas plus de 70 % de l'aire qui reste une fois la scène, la piste et le buffet installés : le reste sert à la circulation.

Le locateur propose deux sortes de tables (document 2), et le comité dispose de 1 3201\,320 dollars pour leur location.

ABCD24 m15 m20 m16 m100°
Document 1 : le plan de la salle vu de dessus.
TablePlacesEspace occupé, chaises comprisesLocationDisponibles
ronde10un disque de 3,4 m de diamètre84 dollars12 au plus
rectangulaire8un rectangle de 3,0 m sur 2,6 m60 dollarssans limite
Document 2 : l'offre du locateur, nappes comprises.

Le comité attend 160 invités. Peut-il tous les asseoir dans cette salle ? Déterminez le nombre maximal d'invités assis et le nombre de tables de chaque sorte à louer.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Aire de la salle : 177,27+145,06≈322,33177{,}27+145{,}06\approx 322{,}33 m², dont 152,13152{,}13 m² pour les tables
  • 2) 162162 invités avec 99 tables rondes et 99 tables rectangulaires (12961296 dollars)
  • 3) Oui, les 160 invités ont une place

Compréhension. Trois limites pèsent sur le nombre de tables : l'ESPACE au sol, l'ARGENT et le stock de 12 tables rondes.

L'espace dépend de l'aire de la salle, qui n'est donnée nulle part : il faut la tirer du plan. On cherche le nombre maximal d'invités, avec des nombres ENTIERS de tables.

On retire la scène, la piste et le buffet, PUIS on prend 70 % de ce qui reste.

Modèles. La diagonale AC‾\overline{AC} découpe la salle en deux triangles. Dans ABCABC, deux côtés et l'angle compris : loi des cosinus pour ACAC, puis 12absin⁡C\frac{1}{2}ab\sin C. Dans ACDACD, les trois côtés sont connus : formule de Héron.

Programmation linéaire : xx tables rondes et yy tables rectangulaires, entiers, x≥0x\ge 0, y≥0y\ge 0. On maximise N=10x+8yN=10x+8y.

Résolution. AC2=242+152−2(24)(15)cos⁡100∘≈926,03AC^{2}=24^{2}+15^{2}-2(24)(15)\cos 100^\circ\approx 926{,}03, donc AC≈30,4307AC\approx 30{,}4307 m.

Aire de ABCABC : 12(24)(15)sin⁡100∘≈177,27\frac{1}{2}(24)(15)\sin 100^\circ\approx 177{,}27 m².

Aire de ACDACD : p=30,4307+20+162≈33,2153p=\frac{30{,}4307+20+16}{2}\approx 33{,}2153, puis p(p−30,4307)(p−20)(p−16)≈145,06\sqrt{p(p-30{,}4307)(p-20)(p-16)}\approx 145{,}06 m².

Aire de la salle : 177,27+145,06=322,33177{,}27+145{,}06=322{,}33 m².

Aire restante : 322,33−32−49−24=217,33322{,}33-32-49-24=217{,}33 m², dont 70 % pour les tables : 152,13152{,}13 m².

Table ronde : π(1,7)2≈9,079\pi(1{,}7)^{2}\approx 9{,}079 m². Table rectangulaire : 3,0×2,6=7,83{,}0\times 2{,}6=7{,}8 m².

Système : 9,079x+7,8y≤152,139{,}079x+7{,}8y\le 152{,}13 ; 84x+60y≤132084x+60y\le 1320, soit 7x+5y≤1107x+5y\le 110 ; x≤12x\le 12.

Sommets : (0 ;0)(0\,;0), (12 ;0)(12\,;0), (12 ;5,2)(12\,;5{,}2), (10,58 ;7,19)(10{,}58\,;7{,}19) à l'intersection de l'espace et du budget, (0 ;19,50)(0\,;19{,}50).

NN aux sommets : 00, 120120, 161,6161{,}6, 163,31163{,}31, 156,03156{,}03. Le maximum est en (10,58 ;7,19)(10{,}58\,;7{,}19), mais on ne loue pas 0,58 table.

Arrondir vers le bas donne (10 ;7)(10\,;7) et 156156 invités seulement. On cherche donc, pour chaque xx, le plus grand yy entier permis par l'espace et par le budget :

x=12x=12 : y≤5y\le 5, N=160N=160 ; x=11x=11 : y≤6y\le 6, N=158N=158 ; x=10x=10 : y≤7y\le 7, N=156N=156 ; x=9x=9 : y≤9y\le 9, N=162N=162 ; x=8x=8 : y≤10y\le 10, N=160N=160.

Pour xx de 00 à 77, le même calcul ne dépasse jamais 158158 invités.

Maximum : (9 ;9)(9\,;9), 162162 invités ; espace 9(9,079)+9(7,8)≈151,919(9{,}079)+9(7{,}8)\approx 151{,}91 m² sur 152,13152{,}13, location 9(84)+9(60)=12969(84)+9(60)=1296 dollars sur 13201320.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Contrôles du triangle : 30,43<20+1630{,}43<20+16, et l'angle obtus en BB donne ACAC plus long que 242+152≈28,30\sqrt{24^{2}+15^{2}}\approx 28{,}30.

La marge d'espace n'est que de 0,220{,}22 m² : un arrondi trop tôt de ACAC ou de l'aire de la salle peut faire croire que (9 ;9)(9\,;9) ne tient pas. On garde les décimales jusqu'au bout.

Les 160 invités tiennent, avec 2 places de libres.

Conclusion. Oui : la salle mesure environ 322,33 m², et en louant 9 tables rondes et 9 tables rectangulaires, pour 1 296 dollars, le comité peut asseoir au plus 162 invités. Les 160 invités prévus auront tous une place.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie retire la scène, la piste et le buffet avant de prendre 70 %, tient compte du stock de 12 tables rondes et cherche des nombres entiers. C : elle prend 70 % de la salle entière, ou oublie le stock. E : elle divise l'aire de la salle par l'espace d'une table.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : loi des cosinus, aire trigonométrique et Héron, aire du disque, système, sommets, recherche d'un optimum entier. C : la salle traitée comme un rectangle de 24 m sur 15 m, ou le sommet arrondi au hasard. E : aucun système.

Cr3, élaboration d'une solution. A : étapes titrées (aire de la salle, aire disponible, système, sommets, points entiers) et conclusion qui répond au comité. C : optimum juste sans réponse à la question des 160 invités. E : un nombre de tables sans justification.

Piège : arrondir le sommet optimal vers le bas. (10 ;7)(10\,;7) n'assoit que 156 invités et fait répondre « non » au comité, alors que (9 ;9)(9\,;9) en assoit 162 : le bon point entier se cherche le long des contraintes qui bloquent.

Exercice 7 : Situation-problème : le réseau d'arrosage de la pépinière

Une pépinière familiale veut relier sa pompe P à ses cinq serres A, B, C, D et E par des conduites d'irrigation enterrées. L'eau peut passer d'une serre à l'autre : il suffit que chaque serre soit reliée à la pompe par une suite de conduites. Le document 1 montre les tranchées possibles ; le terrain, un ancien verger, interdit toutes les autres.

Deux longueurs n'ont pas été mesurées, parce qu'un étang et une rangée d'arbres empêchaient de tendre le ruban : AB et AC. L'arpenteur a seulement relevé les deux angles indiqués sur le plan.

L'entrepreneur demande 46 dollars par mètre de conduite posée, plus 1 3501\,350 dollars pour les raccordements, quelle que soit la longueur. Il offre deux modes de paiement (document 2). L'argent de la pépinière est placé à 4,8 % par année, capitalisé trimestriellement, et il y resterait jusqu'à chaque paiement.

38 m50 m36 m40 m41 m??PABCDE44 m39 m44°64°
Document 1 : les tranchées possibles vues de dessus ; les deux tranchées en pointillé n'ont pas été mesurées.
Mode de paiementConditions
Comptantle prix total moins un escompte de 6 %, payé à la fin des travaux
En trois versementstrois versements égaux, sans intérêt : à la fin des travaux, un an plus tard et deux ans plus tard
Document 2 : l'offre de l'entrepreneur.

Quelles tranchées la pépinière doit-elle faire creuser pour que le réseau coûte le moins cher, et quel mode de paiement doit-elle choisir ? Chiffrez l'économie réalisée en dollars d'aujourd'hui.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Tranchées AB, BE, PA, CD et BC : 187,79187{,}79 m, 9988,349988{,}34 dollars
  • 2) Payer comptant : 9389,049389{,}04 dollars, contre 9530,189530{,}18 dollars d'aujourd'hui en trois versements
  • 3) Économie : environ 141,14141{,}14 dollars d'aujourd'hui

Compréhension. Deux décisions : le réseau le plus court, donc le moins cher puisque le prix vaut 46 dollars par mètre plus un montant fixe, puis le paiement le moins coûteux, comparé à une même date.

Le réseau doit relier six sommets sans conduite inutile : c'est un arbre.

Les deux longueurs manquantes peuvent appartenir au réseau optimal : on ne peut pas les ignorer, il faut les calculer.

Modèles. Graphe valué : sommets P, A, B, C, D, E ; arêtes, les tranchées possibles ; valeurs, leurs longueurs. Le réseau le moins cher est l'arbre de valeurs minimales : 5 arêtes pour 6 sommets, prises par longueurs croissantes en écartant celles qui fermeraient un cycle.

Loi des cosinus dans le triangle PABPAB (angle de 44∘44^\circ en P) et dans le triangle DACDAC (angle de 64∘64^\circ en D).

Valeur actuelle de chaque versement : C=VF(1+i)−nC=VF(1+i)^{-n}, avec i=0,0484=0,012i=\frac{0{,}048}{4}=0{,}012 par trimestre.

Résolution. AB2=382+502−2(38)(50)cos⁡44∘≈1210,51AB^{2}=38^{2}+50^{2}-2(38)(50)\cos 44^\circ\approx 1210{,}51, donc AB≈34,79AB\approx 34{,}79 m.

AC2=412+392−2(41)(39)cos⁡64∘≈1800,09AC^{2}=41^{2}+39^{2}-2(41)(39)\cos 64^\circ\approx 1800{,}09, donc AC≈42,43AC\approx 42{,}43 m.

Arêtes par longueurs croissantes : AB 34,7934{,}79 ; BE 3636 ; PA 3838 ; CD 3939 ; BC 4040 ; AD 4141 ; AC 42,4342{,}43 ; PE 4444 ; PB 5050.

On garde AB, BE et PA (P, A, B et E sont reliés), puis CD, puis BC, qui relie le bloc C, D au reste. Cinq arêtes : l'arbre est complet. AD fermerait le cycle A, B, C, D.

Longueur du réseau : 34,79+36+38+39+40=187,7934{,}79+36+38+39+40=187{,}79 m.

Prix : 187,79×46+1350≈9988,34187{,}79\times 46+1350\approx 9988{,}34 dollars.

Comptant : 0,94×9988,34≈9389,040{,}94\times 9988{,}34\approx 9389{,}04 dollars, payés aujourd'hui.

Trois versements de 9988,343≈3329,45\frac{9988{,}34}{3}\approx 3329{,}45 dollars, à 0, 4 et 8 trimestres. Valeur actuelle :

3329,45(1+1,012−4+1,012−8)≈3329,45×2,8624≈9530,183329{,}45\left(1+1{,}012^{-4}+1{,}012^{-8}\right)\approx 3329{,}45\times 2{,}8624\approx 9530{,}18 dollars.

Le comptant coûte 9530,18−9389,04=141,149530{,}18-9389{,}04=141{,}14 dollars de moins, en dollars d'aujourd'hui.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Arbre : 5 arêtes pour 6 sommets, aucun cycle, tous les sommets atteints.

Dans PABPAB, l'angle de 44∘44^\circ est le plus petit des trois (les autres valent environ 49∘49^\circ et 87∘87^\circ) : il fait bien face au plus petit côté, AB.

Le paiement en trois fois n'est pas « gratuit » : sur deux ans, l'argent laissé placé rapporte moins que l'escompte de 6 %. Comparer les deux options à une autre date, dans deux ans par exemple, donne le même choix.

Conclusion. La pépinière doit faire creuser les tranchées AB, BE, PA, CD et BC, soit 187,79 m de conduite pour 9 988,34 dollars, et payer comptant : elle économise ainsi environ 141,14 dollars d'aujourd'hui par rapport aux trois versements.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie reconnaît un réseau sans cycle, calcule les deux longueurs manquantes, n'oublie pas le montant fixe et compare les paiements à une date commune. C : elle compare les paiements sans actualiser. E : elle additionne toutes les tranchées.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : loi des cosinus deux fois, arbre de valeurs minimales, valeur actuelle trimestrielle. C : Pythagore dans un triangle qui n'est pas rectangle, ou les plus courtes chaînes de P vers chaque serre à la place de l'arbre. E : aucun graphe.

Cr3, élaboration d'une solution. A : liste ordonnée des arêtes, chaque choix et chaque rejet justifiés, coût, puis comparaison des paiements et économie chiffrée. C : réseau juste, paiement choisi sans calcul. E : tranchées citées sans démarche.

Piège : laisser de côté les deux tranchées non mesurées. Le réseau BE, PA, CD, BC, AD mesure 194194 m, 6,216{,}21 m de trop, et coûte 285,66285{,}66 dollars de plus : ici, l'arête calculée AB est la plus courte du plan.

Exercice 8 : Situation-problème : le projet de la coopérative d'habitation

Une coopérative d'habitation de 60 ménages doit choisir son prochain projet commun parmi trois : une remise à vélos (V), un toit-terrasse (T) ou une citerne de récupération d'eau de pluie (C). En assemblée générale, chaque ménage a classé les trois projets (document 1). Les statuts de la coopérative prévoient que le choix se fait par le vote de Borda : 3 points pour un premier choix, 2 pour un deuxième, 1 pour un troisième.

La remise à vélos coûte 19 50019\,500 dollars et le toit-terrasse 27 00027\,000 dollars, installation comprise. La citerne n'a pas encore de prix : c'est un cylindre droit fabriqué sur mesure, qui doit pouvoir contenir l'eau d'une pluie de 25 mm tombée sur tout le toit, un rectangle de 28 m sur 15 m (document 2).

Le fabricant facture 520 dollars par mètre carré de paroi (fond, couvercle et paroi latérale), plus 3 8003\,800 dollars d'installation. Il ne fabrique que deux hauteurs, 1,8 m ou 2,0 m. La citerne sera posée dans le local technique, dont la porte est assez haute pour les deux hauteurs mais ne laisse passer qu'un diamètre de 2,6 m au plus.

La coopérative a 15 00015\,000 dollars dans son fonds de réserve, placé au taux de 4 % par année, capitalisé semestriellement, et elle n'y ajoutera rien. Le projet élu sera réalisé dès que le fonds suffira à le payer.

Rang24 ménages20 ménages16 ménages
1er choixVTC
2e choixCCT
3e choixTVV
Document 1 : les classements des 60 ménages.
hdiamètre d
Document 2 : la citerne, un cylindre droit de diamètre d et de hauteur h.

Quel projet la coopérative réalisera-t-elle, avec quelles dimensions s'il s'agit de la citerne, et dans combien de temps ?

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Réponses

  • 1) Borda : V 108108, T 116116, C 136136 points ; la citerne est élue
  • 2) Citerne de 2,02{,}0 m de haut, de rayon ≈1,29\approx 1{,}29 m (diamètre ≈2,59\approx 2{,}59 m) : 17 707,3017\,707{,}30 dollars
  • 3) 99 semestres, soit 4,54{,}5 ans

Compréhension. Trois étapes s'enchaînent : le vote désigne le projet ; si c'est la citerne, la géométrie donne son prix ; la finance donne le délai.

Le volume de la citerne n'est pas donné : c'est celui de la pluie tombée sur le toit. Contraintes : deux hauteurs possibles, un diamètre de 2,6 m au plus, des intérêts versés par semestres entiers.

Modèles. Vote de Borda, comme le veulent les statuts. Volume de pluie : aire du toit ×\times hauteur de pluie, en mètres.

Cylindre : V=πr2hV=\pi r^{2}h, dont on tire le rayon (mesure manquante d'un solide de volume imposé), puis l'aire totale 2πr2+2πrh2\pi r^{2}+2\pi rh.

Fonds : VF=C(1+i)nVF=C(1+i)^{n} avec i=0,02i=0{,}02 par semestre, et n=log⁡(VF/C)log⁡(1+i)n=\frac{\log(VF/C)}{\log(1+i)}, arrondi au semestre supérieur.

Résolution. Borda : V =24(3)+20(1)+16(1)=108=24(3)+20(1)+16(1)=108 ; T =24(1)+20(3)+16(2)=116=24(1)+20(3)+16(2)=116 ; C =24(2)+20(2)+16(3)=136=24(2)+20(2)+16(3)=136. Total 360=60×6360=60\times 6. La citerne est élue.

Volume : 28×15×0,025=10,528\times 15\times 0{,}025=10{,}5 m³.

Hauteur 1,8 m : r=10,51,8π≈1,3626r=\sqrt{\frac{10{,}5}{1{,}8\pi}}\approx 1{,}3626 m, diamètre 2,732{,}73 m >2,6>2{,}6 m : elle ne passe pas la porte.

Hauteur 2,0 m : r=10,52π≈1,2927r=\sqrt{\frac{10{,}5}{2\pi}}\approx 1{,}2927 m, diamètre ≈2,59\approx 2{,}59 m ≤2,6\le 2{,}6 m.

Aire totale : 2π(1,2927)2+2π(1,2927)(2,0)≈10,50+16,24≈26,74482\pi(1{,}2927)^{2}+2\pi(1{,}2927)(2{,}0)\approx 10{,}50+16{,}24\approx 26{,}7448 m².

Prix : 26,7448×520+3800≈17 707,3026{,}7448\times 520+3800\approx 17\,707{,}30 dollars.

Délai : 15 000(1,02)n≥17 707,3015\,000(1{,}02)^{n}\ge 17\,707{,}30 donne n≥log⁡(1,18049)log⁡(1,02)≈8,38n\ge\frac{\log(1{,}18049)}{\log(1{,}02)}\approx 8{,}38.

Les intérêts tombent par semestres entiers : n=9n=9 semestres, soit 4,54{,}5 ans. En effet 15 000(1,02)8≈17 574,8915\,000(1{,}02)^{8}\approx 17\,574{,}89 ne suffit pas, et 15 000(1,02)9≈17 926,3915\,000(1{,}02)^{9}\approx 17\,926{,}39 suffit.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Le cylindre retenu contient bien π(1,2927)2(2,0)≈10,5\pi(1{,}2927)^{2}(2{,}0)\approx 10{,}5 m³, soit 10 50010\,500 L.

Avec la pluralité, que les statuts n'autorisent pas, la remise à vélos (24 premiers choix) aurait été élue et payée après log⁡(1,3)log⁡(1,02)≈13,2\frac{\log(1{,}3)}{\log(1{,}02)}\approx 13{,}2, donc 14 semestres.

La hauteur de 2,0 m est d'ailleurs la moins chère en paroi des deux, mais même plus chère, elle serait imposée par la porte.

Conclusion. La coopérative réalisera la citerne : un cylindre de 2,0 m de haut et d'environ 2,59 m de diamètre, qui coûte 17 707,30 dollars. Son fonds suffira dans 9 semestres, soit 4 ans et demi.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie applique le vote prévu par les statuts, tire le volume de la pluie, teste les deux hauteurs contre la porte et compte des semestres entiers. C : un de ces quatre points manque. E : elle choisit le projet le moins cher sans vote.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : Borda, conversion de 25 mm en 0,025 m, rayon tiré du volume, aire totale avec les deux disques, logarithme. C : 25 mm pris pour 0,25 m, ou paroi latérale seule. E : aucun modèle de cylindre.

Cr3, élaboration d'une solution. A : trois blocs titrés (vote, citerne, délai), unités partout, conclusion qui donne le projet, les dimensions et le délai. C : une des trois réponses absente. E : traces isolées.

Piège : oublier la porte. Avec 1,8 m, on trouve une citerne de 2,73 m de diamètre qui n'entre pas dans le local, et un prix d'environ 17 880,4817\,880{,}48 dollars qui donne aussi 9 semestres : le délai ne trahit pas l'erreur, seule la contrainte du diamètre la révèle.

Exercice 9 : Situation-problème : l'emploi d'été et l'échange étudiant

Léa veut partir en échange étudiant dans deux ans ; il lui faudra alors 6 8006\,800 dollars. Cet été, pendant 10 semaines, elle peut travailler à deux endroits : comme serveuse au café-terrasse de son quartier et comme commis au marché public.

Au café, elle gagne 13,40 dollars l'heure plus les pourboires, qui varient d'une heure à l'autre ; l'été dernier, la serveuse qu'elle remplace a noté ses pourboires heure par heure (document 1). Au marché, elle gagne 17,25 dollars l'heure, sans pourboire.

Le café lui offre au plus 25 heures par semaine, le marché au plus 30. Son contrat avec le marché l'oblige à y faire au moins 8 heures par semaine, et elle ne veut pas travailler plus de 35 heures par semaine en tout. Les horaires des deux emplois ne se chevauchent jamais.

À la fin de l'été, elle placera tout ce qu'elle aura gagné au taux de 3,9 % par année, capitalisé mensuellement, jusqu'à son départ, deux ans plus tard. On néglige les impôts et ses dépenses.

123456789101020304050607080dollars par heureheures
Document 1 : les pourboires de 200 heures de service au café l'été dernier. Par exemple, pendant 70 heures, la serveuse a reçu 4 dollars de l'heure.

Comment Léa doit-elle répartir ses heures chaque semaine pour gagner le plus possible, en moyenne ? Atteindra-t-elle son objectif ?

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Pourboire moyen 5,105{,}10 dollars par heure : 2525 heures au café
  • 2) 1010 heures au marché, soit 635635 dollars par semaine en moyenne
  • 3) Oui : 63506350 dollars sur l'été, environ 6864,266864{,}26 dollars dans deux ans

Compréhension. On maximise un revenu MOYEN, parce que les pourboires sont aléatoires : le salaire horaire moyen au café n'est donné nulle part, il faut le construire avec le document 1.

Ensuite, le revenu de l'été, placé à la fin de l'été pendant deux ans, doit atteindre 6 800 dollars.

Variables : xx heures au café et yy heures au marché par semaine.

Modèles. Espérance du pourboire horaire, avec les fréquences du relevé (probabilité fréquentielle) : E=∑xipiE=\sum x_{i}p_{i}.

Contraintes : 0≤x≤250\le x\le 25, 8≤y≤308\le y\le 30, x+y≤35x+y\le 35. Revenu moyen par semaine : R=(13,40+E)x+17,25yR=(13{,}40+E)x+17{,}25y.

Placement : VF=C(1+i)nVF=C(1+i)^{n} avec i=0,03912=0,00325i=\frac{0{,}039}{12}=0{,}00325 et n=24n=24.

Résolution. Pourboire moyen :

E=40(2)+70(4)+50(6)+40(9)200=1020200=5,10E=\frac{40(2)+70(4)+50(6)+40(9)}{200}=\frac{1020}{200}=5{,}10 dollars par heure.

Au café : 13,40+5,10=18,5013{,}40+5{,}10=18{,}50 dollars par heure en moyenne, plus qu'au marché.

Sommets : (0 ;8)(0\,;8), (25 ;8)(25\,;8), (25 ;10)(25\,;10), (5 ;30)(5\,;30), (0 ;30)(0\,;30).

R(0 ;8)=138R(0\,;8)=138 ; R(25 ;8)=600,50R(25\,;8)=600{,}50 ; R(25 ;10)=635R(25\,;10)=635 ; R(5 ;30)=610R(5\,;30)=610 ; R(0 ;30)=517,50R(0\,;30)=517{,}50.

Maximum : 25 heures au café et 10 heures au marché, 635635 dollars par semaine en moyenne.

Été : 10×635=635010\times 635=6350 dollars.

Dans deux ans : 6350(1,00325)24≈6864,266350(1{,}00325)^{24}\approx 6864{,}26 dollars, plus que 68006800.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Somme des fréquences : 40+70+50+40=20040+70+50+40=200. Le sommet optimal est entier : les heures se font telles quelles.

Seuil : il fallait gagner au moins 6800(1,00325)24≈6290,55\frac{6800}{(1{,}00325)^{24}}\approx 6290{,}55 dollars cet été. La marge, 64,2664{,}26 dollars à l'arrivée, est mince : EE est une moyenne, et un été moins généreux en pourboires, ou une semaine de congé, suffirait à manquer l'objectif.

Conclusion. Léa devrait travailler 25 heures au café et 10 heures au marché chaque semaine. Elle gagnerait en moyenne 635 dollars par semaine, 6 350 dollars sur l'été, qui deviendraient environ 6 864,26 dollars dans deux ans : elle atteindrait son objectif, de justesse.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie voit que les pourboires changent le salaire du café, garde les quatre contraintes, dont le minimum de 8 heures au marché, et fait commencer le placement à la fin de l'été. C : elle oublie le minimum de 8 heures, ou place l'argent pendant deux ans et dix semaines. E : elle répond sans revenu moyen.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : espérance pondérée par les heures, système, sommets, valeur future mensuelle. C : moyenne simple des quatre pourboires, 2+4+6+94=5,25\frac{2+4+6+9}{4}=5{,}25, sans pondération, ou taux annuel appliqué 24 fois. E : aucun système.

Cr3, élaboration d'une solution. A : les étapes titrées (salaire moyen au café, horaire optimal, revenu de l'été, valeur dans deux ans) et une conclusion qui dit l'horaire et répond sur l'objectif. C : horaire juste, objectif non tranché. E : nombres sans lien.

Piège : oublier les pourboires. Le café paie alors moins que le marché, l'optimum devient (5 ;30)(5\,;30), et le revenu calculé, 584,50584{,}50 dollars par semaine, donne 6318,366318{,}36 dollars dans deux ans : on conclut à tort que Léa n'y arrivera pas, et on lui conseille le mauvais horaire.

5101520253035405101520253035x = 25y = 30x + y = 35y = 8(25 ; 10)(5 ; 30)xy
La région des horaires possibles : le revenu moyen est maximal en (25 ; 10) ; sans les pourboires, on irait à tort en (5 ; 30).

Exercice 10 : Situation-problème : le sentier glacé du parc

Chaque hiver, une ville transforme les sentiers d'un parc en sentier glacé pour le patin. Une petite arroseuse part du chalet H, où elle fait le plein d'eau, et dépose sur la glace une mince couche d'eau qui gèle pendant la nuit (document 1).

À chaque passe, l'arroseuse doit déposer une couche de 1,5 mm d'eau sur toute la largeur des sentiers, 2,5 m, et sur TOUS les sentiers, une seule fois. Quand elle emprunte un sentier déjà arrosé pendant la même passe, le chauffeur ferme la vanne. Elle doit revenir au chalet à la fin de la passe.

Son réservoir est un cylindre couché de 1,6 m de diamètre et de 2,5 m de long. Elle roule à 8 km/h.

étang120 m110 m180 m150 m140 m170 m260 mH (chalet)JMKNL
Document 1 : les sentiers du parc et leur longueur. Le sentier de 260 m entre J et M contourne l'étang ; le plan n'est pas à l'échelle.

Quel trajet l'arroseuse doit-elle suivre pour que chaque passe soit la plus courte possible, et quelle distance parcourt-elle ? Son réservoir lui permet-il de faire une passe complète sans revenir faire le plein ?

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Trajet H, J, K, N, L, M, J, H, M, H : 1130+230=13601130+230=1360 m
  • 2) Oui : réservoir de 5026,55026{,}5 L
  • 3) Eau d'une passe : 4237,54237{,}5 L

Compréhension. Deux questions : le trajet le plus court qui passe sur chaque sentier et revient au chalet, puis le volume d'eau d'une passe, comparé à celui du réservoir.

L'eau ne dépend pas du trajet, mais de la longueur des sentiers ARROSÉS : la vanne est fermée sur un sentier repris.

Donnée inutile : la vitesse de 8 km/h.

Modèles. Graphe : sommets, les intersections et le chalet ; arêtes, les sentiers ; valeurs, leurs longueurs.

Passer une fois sur chaque arête et revenir au départ, c'est un cycle eulérien, possible seulement si tous les sommets sont de degré pair. Sinon, il faut repasser sur des arêtes : on répète la chaîne la plus courte entre les deux sommets impairs.

Volumes : la couche d'eau est un prisme droit très mince (longueur ×\times largeur ×\times épaisseur) ; le réservoir est un cylindre, V=πr2LV=\pi r^{2}L.

Résolution. Degrés : H 2, J 3, K 2, N 2, L 2, M 3. Deux sommets impairs, J et M : pas de cycle eulérien.

Chaînes de J à M : le sentier direct, 260260 m ; J, H, M, 120+110=230120+110=230 m ; J, K, N, L, M, 640640 m. On répète J, H, M : 230230 m.

Un trajet possible : H, J, K, N, L, M, J, H, M, H.

Longueur des sentiers : 120+110+260+180+150+140+170=1130120+110+260+180+150+140+170=1130 m. Distance d'une passe : 1130+230=13601130+230=1360 m.

Eau d'une passe : 1130×2,5×0,0015=4,23751130\times 2{,}5\times 0{,}0015=4{,}2375 m³, soit 4237,54237{,}5 L.

Réservoir : π(0,8)2(2,5)≈5,0265\pi(0{,}8)^{2}(2{,}5)\approx 5{,}0265 m³, soit 5026,55026{,}5 L.

4237,5<5026,54237{,}5<5026{,}5 : une passe complète se fait sans refaire le plein, avec environ 789789 L de reste.

Validation (rétroaction seulement : ce critère ne compte pas dans la note).

Le trajet commence et finit en H, passe sur les 7 sentiers et ne reprend que les sentiers J, H et H, M.

Ordre de grandeur : 1,5 mm sur 2,5 m de large, c'est 3,753{,}75 L par mètre de sentier, et 1130×3,75=4237,51130\times 3{,}75=4237{,}5 L.

Si la vanne restait ouverte sur les sentiers repris, il faudrait 1360×3,75=51001360\times 3{,}75=5100 L, plus que le réservoir : la phrase sur la vanne décide de la réponse.

Conclusion. L'arroseuse suit par exemple le trajet H, J, K, N, L, M, J, H, M, H : 1 360 m par passe, en ne reprenant que les sentiers de J à H et de H à M. Elle dépose 4 237,5 L d'eau, et son réservoir de 5 026,5 L suffit pour une passe complète.

Grille. Cr1, compréhension. A : la copie retient le retour au chalet, la vanne fermée sur un sentier repris, et calcule l'eau sur 1 130 m et non sur 1 360 m. C : elle compte l'eau sur tout le trajet. E : elle additionne les sentiers sans se demander si un tel trajet existe.

Cr2, mobilisation des savoirs. A : degrés, sommets impairs, chaîne la plus courte entre eux, conversions de 1,5 mm en mètres et de m³ en litres, volume du cylindre avec le RAYON. C : le sentier direct de 260 m répété, ou le diamètre pris pour le rayon. E : aucun graphe.

Cr3, élaboration d'une solution. A : un trajet écrit en entier, sa longueur, puis deux volumes comparés et une phrase de réponse. C : longueur juste sans trajet explicite. E : un nombre isolé.

Piège : répéter le sentier direct entre J et M parce que ce sont les deux sommets impairs. La chaîne la plus courte entre eux passe par le chalet : 230 m au lieu de 260 m, et la passe mesure 1 360 m, pas 1 390 m.

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