Fiche de révision : les suites (MTH1101, Polytechnique)
Cette fiche de révision porte sur les suites, premier chapitre de MTH1101, Calcul I à Polytechnique Montréal, section 1.1 de Stewart, « Calcul à plusieurs variables », avec la démonstration par récurrence. Le chapitre reprend le 201-NYB ; ce qui change, c'est l'exigence : le contrôle périodique 1 se passe sans calculatrice, le seul document permis étant votre aide-mémoire d'une feuille recto verso, et il demande « plus de réflexion que de calculs », donc des existences prouvées et des bornes justifiées.
Elle ne refait pas le cours. Elle dit où les copies perdent des points, quelle phrase écrire à la place, et comment décider en quelques secondes de la méthode d'après la forme de la suite. Le même réflexe la traverse de bout en bout : l'existence d'abord, la valeur ensuite.
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Le fil du chapitre
Une limite de suite se PROUVE avant de se calculer : tant que l'existence n'est pas établie (monotone et bornée, encadrement, fonction associée), l'équation L=f(L) et la règle de L'Hospital ne donnent qu'un candidat ; et quand une suite sert à approcher un nombre, elle ne vaut que par sa borne d'erreur GARANTIE.
Prouver qu'une limite existe : quatre outils, pas un de plus
•FONCTION ASSOCIÉE : si an=f(n) et limx→∞f(x)=L, alors an→L. C'est le seul pont vers la règle de L'Hospital, et il ne marche que dans ce sens.
•SANDWICH : bn≤an≤cn avec bn→L et cn→L, la MÊME limite. Version courte : ∣an∣≤cn→0 donne an→0.
•MONOTONE ET BORNÉE : croissante et majorée, ou décroissante et minorée, entraîne convergente. Le théorème prouve l'existence SANS donner la valeur.
•CONTRACTION : ∣an+1−L∣≤k∣an−L∣ avec k<1 fixe donne ∣an−L∣≤kn∣a0−L∣→0, l'existence ET une borne d'erreur.
un=2−n1 monte sous le plafond 2 et converge ; vn est tout aussi bornée mais saute entre 21 et 23 et diverge : c'est la monotonie qui manque.
Bornée ne suffit pas, monotone ne suffit pas : il faut les deux. Et la monotonie peut ne commencer qu'à un certain rang, la limite ne regardant que la queue de la suite.
Ce qui se reconnaît d'un coup d'œil
•rn→0 si ∣r∣<1 ; rn=1 si r=1 ; rn→+∞ si r>1 ; DIVERGE sans limite si r≤−1.
•Échelle, pour p,k>0 et a>1 : (lnn)p≪nk≪an≪n!≪nn, où un≪vn veut dire vnun→0.
•(1+nx)n→ex pour tout réel x ; sans calculatrice, 2<e<3 et 3<π<4.
•Suite récurrente an+1=f(an) avec f continue : SI an→L, alors L=f(L). L'équation filtre des candidats, elle ne prouve rien.
Repères de calcul mental qui servent aux rangs garantis : 210=1024, 220≈1,05×106, 410=220.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
La suite géométrique rn : la position de r décide
On place d'abord r par rapport à −1 et 1, avec un encadrement exact si r contient e, π ou une racine. Les deux cases rouges ne sont pas des limites : ce sont des divergences à NOMMER.
position de r
exemple
limrn
∣r∣<1
(−4π)n
0
Exemple : 4π<1 car π<4, donc (−4π)n→0 en alternant de signe.
r=1
1n
1
Exemple : 1n=1 pour tout n : suite constante, limite 1.
r>1
(2e)n
+∞
Exemple : e>2, donc 2e>1 et (2e)n→+∞, lentement : la raison vaut environ 1,36.
r=−1
(−1)n
aucunediverge, bornée
Exemple : 1, −1, 1, −1, et ainsi de suite : deux sous-suites de limites 1 et −1.
Ce qu'il faut faire : Écrire « diverge » et le PROUVER par deux sous-suites de limites différentes.
r<−1
(−1,2)n
aucunediverge, sans limite infinie
Exemple : (−1,2)2=1,44 puis (−1,2)3=−1,728 : les termes pairs tendent vers +∞, les impairs vers −∞.
Ce qu'il faut faire : Écrire « diverge sans limite, ni finie ni infinie », jamais « tend vers ∞ ».
Le geste vaut pour toute suite de la forme Crn, et pour un quotient d'exponentielles après division par la plus forte.
Puissances où n est dans la base ET dans l'exposant
Quand base et exposant bougent ensemble, on ne passe pas à la limite séparément : on prend le logarithme, an=ebnlncn, et l'exponentielle étant continue, tout se joue sur bnlncn.
base
exposant
puissance
c fixe, 0<c<1
→+∞
0
Exemple : (32)n2→0 : base fixe plus petite que 1.
→1
→+∞
1∞forme indéterminée
Exemple : (1+n3)n : nln(1+n3)→3, donc la limite est e3.
Même forme, autre résultat : (1+n23)n : nln(1+n23)→0, limite 1. Même forme, autre réponse.
Ce qu'il faut faire : Passer au logarithme et calculer la limite de bnlncn par la fonction associée.
→+∞
→0
∞0forme indéterminée
Exemple : n1/n : nlnn→0, limite e0=1.
Même forme, autre résultat : (e3n)1/n=e3 pour tout n : même forme, limite e3.
Ce qu'il faut faire : Passer au logarithme : 1/bnlncn se traite en forme ∞∞.
Une case rouge n'est pas un résultat : c'est l'ordre de réécrire. « 1∞=1 » coûte toute la question.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Appliquer la règle de L'Hospital à la suite elle-même
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« lim3nlnn : je dérive par rapport à n. »
Ce qu'il faut écrire
« On pose f(x)=x1/3lnx, forme ∞∞ ; par L'Hospital, 31x−2/31/x=x1/33→0. Comme an=f(n), an→0. »
Pourquoi : Une suite n'est définie qu'aux entiers et n'a pas de dérivée. La rédaction doit passer par une fonction d'une variable réelle, puis revenir à la suite par le théorème.
2.Résoudre L = f(L) sans avoir prouvé la convergence
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« a0=3, an+1=3an−4 : L=3L−4, donc L=2. »
Ce qu'il faut écrire
« Par récurrence an≥3, et an+1−an=2an−4>0 : la suite croît. Si elle convergeait, sa limite vérifierait L≥3 et L=2 : absurde. Elle est croissante non majorée, donc an→+∞. »
La droite y=3x−4 coupe y=x en (2;2), mais l'escalier parti de 2,2 s'en ÉLOIGNE : 2,6, 3,8, 7,4. Un point fixe n'est pas une limite.
Pourquoi : L=f(L) suppose que la limite existe. Calculée trop tôt, l'équation donne la limite d'une suite qui n'en a pas ; utilisée par l'absurde, elle PROUVE la divergence.
3.Garder une inégalité stricte à la limite
2 points, et souvent la limite elle-même
Ce qu'il ne faut pas écrire
« an<3 pour tout n, donc L<3, et j'écarte le candidat 3. »
Ce qu'il faut écrire
« an<3 pour tout n, donc L≤3 : le candidat 3 reste possible. »
Pourquoi : Le passage à la limite conserve les inégalités LARGES seulement : n1>0 et pourtant n1→0. Écarter un candidat sur une inégalité stricte élimine régulièrement la bonne réponse.
4.Passer à la limite terme à terme dans une somme de n termes
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Chaque terme n2+k1 tend vers 0, donc ∑k=1nn2+k1→0. »
Ce qu'il faut écrire
« Pour 1≤k≤n, n2+n1≤n2+k1≤n2+11 ; en sommant les n termes, n2+nn≤Sn≤n2+1n, et le sandwich donne Sn→1. »
Pourquoi : La règle « somme des limites » ne vaut que pour un nombre FIXE de termes. Ici n termes voisins de n1 font environ 1.
5.Prendre la forme 1 puissance infini pour 1
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 1+n3→1 et 1n=1, donc (1+n3)n→1. »
Ce qu'il faut écrire
« lnan=nln(1+n3) ; par la fonction associée et L'Hospital, tln(1+3t)→3 quand t→0+, donc an→e3. »
Pourquoi : Base et exposant bougent en même temps : passer à la limite dans la base seule revient à figer n dans l'un et pas dans l'autre. La grille des puissances le dit en rouge.
6.Dire qu'une suite géométrique de raison négative tend vers l'infini
1 point
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∣−1,2∣>1, donc (−1,2)n→∞. »
Ce qu'il faut écrire
« −1,2<−1 : la suite alterne de signe et sa valeur absolue tend vers +∞ ; elle diverge sans limite, ni finie ni infinie. »
Pourquoi : ∞ sans signe n'est pas une limite de suite réelle. Les termes pairs tendent vers +∞, les impairs vers −∞ : deux sous-suites, deux limites, divergence.
7.Renoncer parce que la suite n'est pas monotone
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« an=nn+(−1)n n'est pas monotone, donc on ne peut pas conclure. »
Ce qu'il faut écrire
« ∣an−1∣=n1→0, donc an→1 par le sandwich. »
Pourquoi : La monotonie est UN outil d'existence parmi quatre, pas une condition de convergence. Une suite qui oscille autour de sa limite se traite par l'encadrement de l'écart.
8.Prendre un rang observé pour un rang garanti
toute la question d'approximation
Ce qu'il ne faut pas écrire
« an=1+nsinn : ∣a22−1∣<10−3, donc la précision 10−3 est atteinte à partir du rang 22. »
Ce qu'il faut écrire
« ∣an−1∣≤n1, et n1≤10−3 dès n≥1000 : la précision est GARANTIE à partir du rang 1000. »
Pourquoi : Un terme chanceux ne dit rien des suivants : ∣a23−1∣ dépasse 0,03. Un rang se prouve par une borne valable pour TOUS les n au-delà.
Quelle méthode choisir
Quelle méthode, d'après la forme de la suite
On regarde l'ÉCRITURE de an, pas le thème de l'exercice.
Si an=f(n) avec f dérivable, forme ∞∞ ou 00 → fonction associée, puis règle de L'Hospital sur f(x)
Exemple : 3nlnn→0 via f(x)=x1/3lnx
Si un facteur borné qui oscille : cosn, sin(n2), (−1)n → sandwich, ou valeur absolue majorée par une suite qui tend vers 0
Exemple : n2+5(−1)nn≤n1→0
Si n dans la base ET dans l'exposant → passer au logarithme
Exemple : (1+n3)n→e3
Si quotient de puissances, exponentielles, factorielles → diviser par le terme du plus haut échelon, ou étudier anan+1
Exemple : n!+n5n!+4n→1
un rapport anan+1 qui tend vers 1 ne décide rien
Si somme dont le nombre de termes dépend de n → encadrer chaque terme par le plus petit et le plus grand, puis sommer
Exemple : ∑k=1nn2+k1→1
Si an+1=f(an) → monotone et bornée par récurrence, PUIS L=f(L)
Exemple : an+1=4−an3, a0=2 : limite 3
si la suite alterne, chercher une contraction
Si aucune branche ne s'applique, calculer quelques termes pour CONJECTURER, jamais pour conclure.
Quel théorème, d'après le verbe de l'énoncé
Le verbe de la question dit ce qu'il faut prouver.
Si « montrer que la suite converge » → monotone et bornée, sandwich ou contraction : l'existence, pas la valeur
Si « déterminer la limite » d'une récurrence → existence d'abord, puis L=f(L) et tri des candidats par les bornes prouvées
Si « montrer qu'elle diverge » → deux sous-suites de limites différentes, ou l'absurde : une limite devrait vérifier L=f(L) et les bornes, impossible
Si « à partir de quel rang la précision est-elle garantie » → une borne ∣an−L∣≤εn valable pour tout n, puis résoudre εn≤ la précision
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Limite d'une suite définie par récurrence
Quand l'utiliser : L'énoncé donne a0 et an+1=f(an) et demande la limite.
1Calculer deux ou trois termes pour CONJECTURER le sens de variation et la limite, sans rien en conclure.
2Étudier f : intervalle I stable (f(I)⊂I, vérifié avec les variations de f) et signe de f(x)−x sur I.
3Démonstration par récurrence de P(n) : « an∈I », en trois temps nommés : INITIALISATION (P(0) vraie), HÉRÉDITÉ (si P(n) est vraie, alors P(n+1) l'est), CONCLUSION (donc P(n) pour tout n).
4Monotonie : an+1−an=f(an)−an, dont le signe est celui établi à l'étape 2.
5Conclure : « croissante et majorée, donc convergente », en nommant le théorème.
6Seulement alors : f continue en L, donc L=f(L) ; trier les candidats avec les bornes de l'étape 3.
Phrase de conclusion
« La suite (an) est croissante et majorée par M, donc elle converge vers un réel L≤M ; f étant continue, L=f(L), et le seul candidat compatible avec a0≤L≤M est L=… »
Le piège : L'étape 5 est celle que tout le monde saute : sans elle, les étapes 6 calculent la limite d'une suite qui n'en a peut-être pas.
Barème : Typiquement un quart des points pour la récurrence, un quart pour la monotonie, un quart pour le théorème cité, un quart pour la limite et le tri des candidats.
Prouver une divergence par l'absurde
Quand l'utiliser : La suite récurrente semble partir à l'infini, ou l'équation L=f(L) n'a aucune solution compatible.
1Établir par récurrence une borne qui ÉCARTE tous les points fixes, par exemple an≥3 quand les points fixes sont plus petits.
2Supposer que an→L ; par passage à la limite (inégalité large), L respecte la même borne.
3f continue donne L=f(L) : aucune solution ne respecte la borne, contradiction.
4Si de plus la suite est croissante, elle tend vers +∞ (croissante non majorée).
Phrase de conclusion
« Si (an) convergeait vers L, on aurait L=f(L) et L≥3, ce qui est impossible ; la suite diverge, et comme elle est croissante, an→+∞. »
Le piège : Oublier que « diverge » et « tend vers +∞ » sont deux affirmations : la seconde demande en plus la monotonie.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Les premiers termes contre le candidat
Calculer a1, a2, a3 en fractions et vérifier qu'ils se rapprochent de la limite trouvée, du bon côté.
Limite annoncée 2 alors que a3=3,8 et que les termes grandissent : la convergence n'a pas été prouvée, l'équation a été résolue trop tôt.
La limite dans l'intervalle prouvé
La limite doit respecter les bornes établies par récurrence, au sens large : si 2≤an<3, alors L∈[2;3].
Un candidat L=1 pour une suite minorée par 2 est faux, quel que soit le calcul qui l'a produit.
La substitution dans L = f(L)
Remplacer L dans la relation de récurrence : l'égalité doit tomber juste, exactement.
L=3 pour f(x)=4−x3 : 4−1=3, juste. L=25 donnerait 4−56=514=25.
Le rang garanti par les puissances de 2
Pour un rang du type 2n≥N ou 4n≥N, encadrer avec 210=1024 sans calculatrice, et vérifier que le rang précédent ÉCHOUE.
2n1<10−6 : 219=524288 échoue, 220=1048576 passe, donc n=20.
L'exercice type décortiqué
Une suite récurrente à deux candidats
Soit a0=2 et an+1=4−an3. Montrer que la suite converge et déterminer sa limite.
La figure montre la courbe de f(x)=4−x3 et la droite y=x, qui se coupent en deux points.
Deux points fixes, 1 et 3 : l'équation L=f(L) ne choisira pas seule. Ce sont les bornes prouvées, an≥2, qui écartent 1.
Conjecture seulement : la suite semble croître vers 3. Trois termes ne prouvent rien, mais ils disent quoi prouver.
Étape 2
f est croissante sur ]0;+∞[ (f′(x)=x23>0), f(2)=25 et f(3)=3, donc f([2;3[)⊂[2;3[.
Pourquoi
C'est l'intervalle stable qui rend la récurrence possible ; le dire avec les variations de f rapporte le point de justification.
Étape 3
Récurrence sur P(n) : « 2≤an<3 ». Initialisation : a0=2, P(0) vraie. Hérédité : si 2≤an<3, alors an+1=f(an)∈[f(2);f(3)[=[25;3[⊂[2;3[. Conclusion : 2≤an<3 pour tout n.
Pourquoi
Initialisation et hérédité écrites : c'est la moitié de la note de la question.
Étape 4
an+1−an=4−an3−an=−anan2−4an+3=−an(an−1)(an−3)>0 pour 2≤an<3.
Pourquoi
Factoriser par les points fixes rend le signe lisible : an−1>0, an−3<0, an>0.
Étape 5
(an) est croissante et majorée par 3 : elle CONVERGE vers un L∈[2;3].
Pourquoi
La phrase qui autorise l'étape suivante. L'inégalité stricte an<3 ne donne que L≤3.
Étape 6
f est continue en L>0, donc L=4−L3, soit L2−4L+3=0, L=1 ou L=3 ; L≥2 écarte 1, donc L=3.
Pourquoi
L'équation donne deux candidats, la borne de l'étape 3 en garde un : c'est exactement ce que montre la figure.
Étape 7
Vérification : f(3)=4−1=3, et a3≈2,93 est bien sous 3, en montant.
Pourquoi
Substitution et cohérence avec la conjecture, en cinq secondes.
Conclusion rédigée
« La suite (an) est croissante et majorée par 3, donc convergente ; sa limite vérifie L=4−L3 et L≥2, donc liman=3. »
L'erreur classique sur cet exercice : Résoudre L2−4L+3=0 dès la première ligne et répondre « 1 ou 3 », ou choisir 3 « parce que les termes s'en approchent » : la note va à la preuve d'existence et au tri par les bornes.
À savoir par cœur
•Si an=f(n) et f(x)→L, alors an→L ; la RÉCIPROQUE est fausse, et L'Hospital ne s'applique qu'à f.
•Monotone ET bornée entraîne convergente ; bornée seule, non ; convergente entraîne bornée.
•L=f(L) ne vaut que si la limite EXISTE : existence d'abord, candidats ensuite, tri par les bornes.
•Le passage à la limite conserve ≤, jamais <.
•rn : 0 si ∣r∣<1, 1 si r=1, +∞ si r>1, pas de limite si r≤−1.
•(lnn)p≪nk≪an≪n!≪nn ; 1∞ et ∞0 sont indéterminées : logarithme.
•Une précision se GARANTIT par une borne valable pour tous les rangs au-delà, jamais par un terme observé.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser la règle de L'Hospital pour calculer la limite d'une suite ?
Pas sur la suite elle-même, qui n'est définie qu'aux entiers et n'a pas de dérivée. On écrit la suite comme les valeurs d'une fonction de la variable réelle x, on applique la règle de L'Hospital à cette fonction, puis on revient à la suite par le théorème : si la fonction tend vers L à l'infini, la suite aussi. Le correcteur attend ce passage écrit.
Pourquoi faut-il prouver qu'une suite récurrente converge avant de calculer sa limite ?
Parce que l'équation L égale f de L n'est vraie que si la limite existe. Pour une suite qui diverge, elle donne quand même des solutions, qui ne sont la limite de rien. On montre donc d'abord que la suite est monotone et bornée, par récurrence, puis on résout l'équation et on garde le candidat compatible avec les bornes prouvées.
Une suite bornée est-elle toujours convergente ?
Non. La suite qui vaut alternativement un et moins un est bornée et diverge, car ses termes pairs et impairs ont des limites différentes. Il faut une hypothèse de plus : une suite bornée ET monotone converge. Dans l'autre sens, toute suite convergente est bornée, ce qui permet de prouver qu'une suite non bornée diverge.
Comment trouver la limite de 1 plus 3 sur n, le tout à la puissance n ?
On ne passe pas à la limite dans la base seule : la forme un puissance infini est indéterminée. On prend le logarithme, n fois le logarithme de 1 plus 3 sur n, dont la limite vaut 3 par la fonction associée et la règle de L'Hospital. L'exponentielle étant continue, la suite tend vers e puissance 3, et non vers 1.
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Exercices corrigés : Les suites
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