1) On applique la relation de conjugaison avec les mesures algébriques, l'objet étant devant la lentille : OA=−2000 mm. Alors OA′1=f′1+OA1=501−20001=200040−1=200039, d'où OA′=392000=51,3 mm. L'image se forme donc à 51,3 mm derrière l'objectif, et c'est là qu'il faut placer le capteur pour que la photo soit nette.
2) Le grandissement vaut γ=OAOA′=−200051,28=−2,56×10−2. Il est négatif, donc l'image est RENVERSÉE, ce que le boîtier corrige électroniquement à l'affichage. Sa valeur absolue étant très inférieure à 1, l'image est fortement réduite : la personne de 1,70 m occupe sur le capteur une hauteur de 1,70×2,564×10−2=4,36×10−2 m, soit 4,36 cm. Cette valeur est cohérente avec la réalité, un capteur plein format mesurant 24 mm de haut : il faudrait donc reculer davantage pour cadrer la personne entière, ce que fait tout photographe d'instinct.
3) La distance image trouvée, 51,3 mm, dépasse la distance focale de 1,3 mm seulement, soit à peine 2,6 %. La raison se lit dans la relation de conjugaison : le terme OA1 vaut 20001, quarante fois moins que f′1, il ne corrige donc que très peu. Si l'objet s'éloigne encore, ce terme tend vers zéro et OA′ tend vers f′ : l'image d'un objet situé à l'INFINI se forme exactement dans le plan focal image. C'est pourquoi la bague de mise au point d'un objectif a une course très courte pour les grandes distances et très étalée pour les objets proches, où la correction devient importante.
4) L'énergie d'un photon vaut E=λhc=1,10×10−66,63×10−34×3,00×108=1,10×10−61,989×10−25=1,81×10−19 J. En divisant par 1,60×10−19, on obtient 1,13 eV ✓, ce qui confirme la donnée de l'énoncé. Le produit hc=1,989×10−25 J·m est une constante commode à mémoriser sous la forme hc≈1240 eV·nm, qui donne directement 11001240=1,13 eV ✓ en une seule division.
5) Pour le photon rouge, E=7001240=1,77 eV, supérieur au seuil de 1,13 eV : il est DÉTECTÉ. Pour le photon infrarouge de 1,50 μm, soit 1500 nm, E=15001240=0,83 eV, inférieur au seuil : il n'est PAS détecté. Le critère porte bien sur l'énergie de CHAQUE photon, pris individuellement, et non sur la puissance du faisceau : un faisceau infrarouge très intense ne produira jamais aucun signal, alors qu'un unique photon rouge suffit. C'est exactement l'argument qui a imposé le modèle particulaire de la lumière, l'effet photoélectrique étant inexplicable par une description purement ondulatoire.
6) L'énergie d'un photon de 550 nm vaut E=550×10−91,989×10−25=3,62×10−19 J. Le nombre de photons reçus par seconde est le quotient de la puissance par cette énergie : N=3,62×10−191,0×10−6=2,8×1012 photons par seconde. Ce nombre appelle deux commentaires. D'abord, une puissance ridiculement faible, un millionième de watt, correspond tout de même à près de trois mille milliards de photons chaque seconde : c'est ce qui explique que la nature granulaire de la lumière soit invisible dans la vie courante, la moyenne sur un si grand nombre gommant toute fluctuation. Ensuite, ce même nombre montre pourquoi la photographie en très faible lumière est BRUITÉE : quand le flux tombe à quelques centaines de photons par pixel et par pose, les fluctuations statistiques, de l'ordre de la racine carrée du nombre reçu, deviennent perceptibles et produisent le grain caractéristique des photos de nuit. Le modèle particulaire, invisible en plein jour, redevient donc directement observable dès que la lumière se fait rare.