Physique-chimie, Cinquième • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : sources de lumière, visibilité et ombres (Cinquième)
Voici quinze exercices corrigés de physique-chimie sur les sources de lumière, la visibilité des objets et les ombres, au niveau de la classe de Cinquième du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil de la série tient en deux phrases. On ne voit un objet que si de la lumière venue de LUI entre dans l'œil : l'œil reçoit, il n'émet rien. Et un rayon est un trait droit : toute ombre, toute tache de lumière, toute ligne de visée se CONSTRUIT à la règle, puis se lit en carreaux.
Deux pièges reviennent d'un exercice à l'autre : la flèche qui sort de l'œil, et l'objet qu'on croit visible alors qu'aucune lumière ne l'éclaire. Les figures sur quadrillage de la partie B se recopient sur une feuille à petits carreaux avant de tracer.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Une source PRIMAIRE produit sa lumière : Soleil, lampe, flamme, écran allumé. Un objet DIFFUSANT, ou source secondaire, renvoie dans toutes les directions la lumière qu'il reçoit.
•On voit un objet quand de la lumière issue de lui entre dans l'œil. Chaîne d'un objet éclairé : source, puis objet, puis œil.
•L'œil est un RÉCEPTEUR : sur un schéma, la dernière flèche entre dans l'œil, jamais l'inverse.
•Transparent : on voit nettement à travers. Translucide : la lumière passe, la forme non. Opaque : aucune lumière ne passe.
•Dans un milieu TRANSPARENT et HOMOGÈNE, la lumière se propage en ligne droite.
•Le rayon lumineux est un MODÈLE : un trait droit tracé à la règle, fléché dans le sens de la propagation.
•Un faisceau est un ensemble de rayons ; on trace au moins ses deux bords. Il est divergent, parallèle ou convergent.
•Ombre propre : sur l'objet. Cône d'ombre : derrière l'objet. Ombre portée : la trace du cône d'ombre sur l'écran.
•Avec une source ponctuelle, la taille de l'ombre est proportionnelle à la distance à la source : écran deux fois plus loin, ombre deux fois plus grande.
•Avec deux sources ou une source étendue, on construit l'ombre due à chaque point extrême : la partie commune est l'ombre, le reste est la pénombre.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : La chaîne source, objet, œil
Le soir, une élève lit à son bureau. La seule lumière de la pièce vient d'une lampe posée au-dessus de la table. La figure place la lampe, le livre et l'œil de l'élève, sans aucun rayon tracé.
Tout le chapitre tient dans une phrase : on ne voit un objet que si de la lumière venue de LUI entre dans l'œil.
a) Parmi la lampe, le livre et l'œil, lequel est une source primaire de lumière ?
b) Le livre produit-il de la lumière ? Comment appelle-t-on un objet comme lui, et pourquoi le voit-on quand même ?
c) Décrivez le trajet de la lumière qui permet à l'élève de voir le livre. Combien de segments de rayon faut-il tracer pour représenter cette chaîne ?
d) L'élève lève les yeux vers la lampe. Combien de segments de rayon suffisent cette fois ?
e) Un camarade trace une flèche qui part de l'œil et va vers le livre, « parce que c'est l'œil qui regarde ». Qu'est-ce qui est faux dans ce tracé ?
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Réponses
a)La lampe
b)Non : objet diffusant, source secondaire, visible car éclairé
c)Lampe vers livre vers œil : 2 segments
d)1 segment, lampe vers œil
e)Le sens : la flèche doit entrer dans l'œil
a) La LAMPE. Une source primaire produit elle-même la lumière qu'elle émet : ici, c'est le filament ou la diode de la lampe, alimentée en électricité. Ni le livre ni l'œil ne produisent quoi que ce soit.
b) Non, le livre ne produit aucune lumière. C'est un objet DIFFUSANT : il reçoit la lumière de la lampe et en renvoie une partie dans toutes les directions. On dit aussi que c'est une source SECONDAIRE, parce qu'une fois éclairé il envoie de la lumière vers l'œil comme le ferait une source. La preuve qu'il n'est pas une source primaire : lampe éteinte, dans le noir complet, le livre devient invisible.
c) La lumière part de la lampe, arrive sur le livre, et le livre en renvoie une partie vers l'œil. On trace donc DEUX segments fléchés : un de la lampe au livre, un du livre à l'œil, les flèches dans le sens lampe vers livre vers œil. Oublier le premier segment revient à dire que le livre brille tout seul, ce qui coûte le point au contrôle.
d) Un seul segment : la lampe est une source primaire, sa lumière va directement d'elle à l'œil, en ligne droite, sans passer par aucun autre objet. La chaîne d'une source vue en direct a un maillon de moins que celle d'un objet éclairé.
e) Le SENS. L'œil est un RÉCEPTEUR : il reçoit la lumière, il n'en envoie aucune. Si l'œil envoyait quelque chose vers les objets, on verrait dans le noir complet, ce qui n'arrive jamais. La flèche doit donc partir du livre et entrer dans l'œil. C'est l'erreur la plus fréquente du chapitre, et un schéma dont la flèche sort de l'œil est compté faux en entier, même si le trait est bien droit. Vérification simple avant de rendre la copie : sur tout schéma de vision, la dernière flèche POINTE vers l'œil.
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Exercice 2 : Transparent, translucide ou opaque : le test de la lampe
On place successivement six plaques de matériaux différents entre une lampe allumée et l'œil, puis entre la lampe et un écran blanc. Le tableau résume ce que l'on voit de la lampe à travers chaque plaque.
Matériau
Ce qu'on voit de la lampe à travers
verre de vitre
la lampe, avec sa forme, nettement
papier calque
une lueur, sans la forme de la lampe
carton
rien du tout
eau claire d'un aquarium
la lampe, nettement
eau additionnée de quelques gouttes de lait
une lueur blanchâtre
feuille d'aluminium
rien du tout
a) Classez les six matériaux en transparents, translucides et opaques. Combien sont opaques ?
b) Comment se présente, sur l'écran, l'ombre de la plaque de papier calque ? Comparez avec celle du carton.
c) Un rideau de voilage est translucide. La nuit, lampe allumée à l'intérieur, que voit un passant dans la rue ?
d) Dans l'aquarium, on verse doucement du sirop qui reste au fond sans se mélanger. Un pinceau de lumière qui traverse la zone du mélange n'est plus droit. Quelle condition de la propagation rectiligne n'est plus remplie ?
e) Citez les deux conditions sur un milieu pour que la lumière y avance en ligne droite.
b)Calque : ombre grise et floue ; carton : ombre sombre et nette
c)Une lueur, sans aucun détail
d)Le milieu n'est plus homogène
e)Transparent et homogène
a) On classe d'après ce que l'œil reçoit. TRANSPARENTS, la lumière passe et on voit la forme de la lampe : le verre de vitre et l'eau claire. TRANSLUCIDES, la lumière passe mais la forme est perdue : le papier calque et l'eau laiteuse. OPAQUES, aucune lumière ne passe : le carton et l'aluminium. Il y a donc 2 matériaux opaques. Piège : l'eau laiteuse n'est pas opaque, elle laisse passer une lueur, et une lueur suffit à la classer translucide.
b) Le papier calque donne une ombre GRISE et aux contours mal définis : il arrête une partie de la lumière et disperse le reste dans toutes les directions, si bien que l'écran reçoit encore un peu de lumière derrière lui. Le carton, opaque, donne une ombre sombre et nette : derrière lui, l'écran ne reçoit plus rien de la lampe.
c) Il voit la fenêtre éclairée, une lueur, mais il ne distingue ni les meubles ni les personnes. Le voilage laisse passer la lumière mais brouille les directions, donc la forme des objets de la pièce ne parvient pas à l'œil du passant. C'est exactement ce qu'on attend d'un rideau.
d) L'HOMOGÉNÉITÉ. L'eau sucrée du fond et l'eau claire du dessus ne sont pas le même milieu, et la zone de mélange change d'un point à l'autre : le milieu n'est plus homogène, et la lumière n'y va plus en ligne droite. Le milieu reste transparent pourtant, ce qui montre que la transparence seule ne suffit pas.
e) Le milieu doit être TRANSPARENT, pour que la lumière le traverse, et HOMOGÈNE, c'est-à-dire identique en tous ses points. L'air calme d'une pièce, l'eau claire bien mélangée, le verre d'une vitre remplissent les deux conditions. Au contrôle, citer une seule des deux conditions ne rapporte que la moitié des points.
Exercice 3 : Trois faisceaux de lumière
Un FAISCEAU de lumière est un ensemble de rayons. On le représente en traçant quelques rayons, au moins ses deux bords, chacun par un trait droit fléché. La figure montre trois faisceaux A, B et C.
a) Nommez le faisceau A, puis le faisceau B.
b) Nommez le faisceau C.
c) Quel faisceau représente le mieux la lumière d'une petite lampe de poche sans réflecteur ? Et la lumière du Soleil qui arrive dans une cour ?
d) Combien de rayons faut-il tracer, au minimum, pour représenter un faisceau ? Lesquels ?
e) Dans le faisceau C, que deviennent les rayons une fois qu'ils se sont rencontrés en un point ?
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Réponses
a)A parallèle, B divergent
b)C convergent
c)Lampe de poche : divergent ; Soleil : pratiquement parallèle
d)2 rayons, les deux bords
e)Ils se croisent et le faisceau diverge
a) A est un faisceau PARALLÈLE : ses rayons gardent le même écart tout au long du trajet. B est un faisceau DIVERGENT : ses rayons partent d'un même point et s'écartent les uns des autres.
b) C est un faisceau CONVERGENT : ses rayons se rapprochent et se rencontrent en un point. La méthode pour trancher est toujours la même : on suit le sens des flèches et on regarde si l'écart entre deux rayons voisins grandit, reste constant ou diminue.
c) La petite lampe de poche : un faisceau DIVERGENT, puisque la lumière part d'une petite ampoule et s'étale, la tache sur le mur grandit quand on recule. La lumière du Soleil dans une cour : un faisceau pratiquement PARALLÈLE, car le Soleil est si loin que les rayons qui arrivent sur la cour viennent tous de la même direction.
d) Deux rayons, les deux BORDS du faisceau. Ils suffisent à dire où la lumière passe et où elle ne passe pas, et à voir si le faisceau s'ouvre ou se ferme. On peut ajouter un rayon au milieu pour la lisibilité, jamais le remplacer par une zone coloriée sans rayons fléchés.
e) Ils CONTINUENT tout droit, puisque rien ne les arrête : ils se croisent au point de rencontre puis s'écartent de nouveau. Après ce point, le faisceau devient divergent. Le piège est d'arrêter les rayons au point de convergence, comme s'ils y disparaissaient : un rayon ne s'arrête que sur un obstacle opaque. On l'observe en approchant une feuille puis en la reculant derrière ce point : la tache rétrécit, devient un point, puis grandit à nouveau.
Exercice 4 : Tracer un rayon lumineux : juger quatre copies
On demande à quatre élèves de représenter la lumière qui va d'une lampe S jusqu'à un point M d'un mur. Leurs quatre tracés sont reproduits sur la figure, numérotés de 1 à 4.
Le RAYON LUMINEUX est un modèle : un trait droit, fléché dans le sens de la propagation. Il n'existe pas « un rayon » que l'on pourrait isoler, mais ce trait suffit à prévoir où va la lumière.
a) Quel tracé est correct ?
b) Qu'est-ce qui est faux dans le tracé 2 ?
c) Qu'est-ce qui est faux dans le tracé 3 ? Dans quel cas la lumière pourrait-elle ne pas aller tout droit ?
d) Qu'est-ce qui manque au tracé 1, et pourquoi est-ce grave ?
e) Un élève demande : « le rayon lumineux, on peut l'attraper avec un trou très fin ? ». Que lui répondre ?
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Réponses
a)Le tracé 4
b)La flèche va dans le mauvais sens, de M vers S
c)Trait courbe ; possible seulement dans un milieu non homogène
d)La flèche : sans elle, pas de sens de propagation
e)Non : le rayon est un modèle, un trou fin donne toujours un faisceau
a) Le tracé 4 : un trait droit, tiré à la règle, qui part de S et arrive en M, avec une flèche orientée de S vers M. Il respecte les deux règles du modèle, la ligne droite et le sens.
b) Le SENS. Le trait est droit, mais la flèche pointe de M vers S, comme si la lumière partait du mur pour aller vers la lampe. Or c'est la lampe qui est la source : la lumière part d'elle. C'est la même faute que la flèche qui sort de l'œil, et elle coûte tout le schéma.
c) Le trait est COURBE. Dans l'air de la pièce, milieu transparent et homogène, la lumière se propage en ligne droite : un rayon se trace donc à la règle, jamais à main levée. La lumière pourrait ne pas aller tout droit si elle traversait un milieu non homogène, comme l'eau sucrée mal mélangée, ou si elle changeait de milieu ; ce n'est pas le cas ici.
d) La FLÈCHE. Sans elle, le trait dit seulement que la lumière suit cette droite, sans dire d'où elle vient. Or toute la physique du chapitre repose sur le sens : qui éclaire qui, et ce qui entre dans l'œil. Un rayon sans flèche est compté faux, même tracé à la règle.
e) Non. Le rayon est un MODÈLE, un outil de dessin. Si l'on fait passer la lumière par un trou de plus en plus fin, on obtient un pinceau de plus en plus étroit, mais toujours un faisceau, jamais un trait sans épaisseur ; et en dessous d'une certaine taille le trou étale même la lumière au lieu de l'amincir. Le modèle du rayon reste pourtant excellent : il prévoit exactement où tombent les ombres et les taches de lumière. Conclusion à retenir : on compte donc 1 tracé correct sur 4, et les trois autres illustrent chacun l'une des trois règles du rayon, la droite, le sens, la flèche.
Une petite lampe S, assimilée à un point, éclaire une balle opaque placée devant un écran. Les deux rayons tracés frôlent la balle. La figure numérote cinq zones de 1 à 5.
a) Nommez la zone 1 et la zone 2, qui sont deux parties de la balle.
b) Nommez la zone 3, l'espace situé entre la balle et l'écran, limité par les deux rayons.
c) Nommez la zone 4 et la zone 5, qui sont deux parties de l'écran.
d) On recule l'écran sans bouger ni la lampe ni la balle. La zone 4 devient-elle plus grande, plus petite, ou garde-t-elle sa taille ?
e) Une fourmi se promène dans la zone 3 et regarde vers S. Voit-elle la lampe ? Justifiez avec un rayon.
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Réponses
a)1 : partie éclairée de la balle ; 2 : ombre propre
b)3 : cône d'ombre
c)4 : ombre portée ; 5 : partie éclairée de l'écran
d)Plus grande
e)Non : la balle opaque arrête tout rayon venu de S
a) La zone 1 est la partie ÉCLAIRÉE de la balle, tournée vers la lampe. La zone 2 est l'OMBRE PROPRE : la partie de la balle elle-même qui ne reçoit pas de lumière, sa face arrière. La frontière entre les deux passe par les points où les deux rayons touchent la balle, en pointillé sur la figure.
b) La zone 3 est le CÔNE D'OMBRE : tout l'espace, derrière la balle, où la lumière de S ne parvient pas. Il est limité par les deux rayons qui frôlent la balle, et il a bien la forme d'un cône, qui s'élargit en s'éloignant de la lampe.
c) La zone 4 est l'OMBRE PORTÉE : la partie de l'écran que le cône d'ombre rencontre, donc qui ne reçoit rien de la lampe. La zone 5 est la partie ÉCLAIRÉE de l'écran. L'ombre portée n'est rien d'autre que la trace du cône d'ombre sur l'écran : c'est la phrase qui relie les trois mots.
d) Elle devient PLUS GRANDE. Les deux rayons qui limitent le cône s'écartent l'un de l'autre à mesure qu'on s'éloigne de S ; un écran placé plus loin coupe donc le cône là où il est plus large. On le vérifie sur la figure en prolongeant les deux rayons au-delà de l'écran.
e) NON. Pour voir la lampe, il faudrait qu'un rayon parti de S entre dans l'œil de la fourmi. Or toute droite qui joint S à un point de la zone 3 traverse la balle, qui est opaque : la lumière est arrêtée avant d'arriver. Être dans l'ombre d'un objet, c'est exactement ne pas voir la source, cachée par cet objet. Réciproquement, de la zone 5 on voit la lampe.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Construire à la règle l'ombre d'une tige
Sur le quadrillage, un carreau représente 10cm. Une petite lampe S éclaire une tige opaque verticale AB, placée devant un écran vertical. On repère une hauteur en carreaux, en partant du bas du quadrillage.
Toute ombre se CONSTRUIT : deux rayons issus de la source, frôlant les deux extrémités de l'objet, prolongés jusqu'à l'écran.
a) Reproduisez la figure et tracez les deux rayons qui délimitent l'ombre portée de la tige sur l'écran.
b) À quelle hauteur, en carreaux, le rayon qui passe par A touche-t-il l'écran ?
c) À quelle hauteur le rayon qui passe par B touche-t-il l'écran ?
d) Quelle est la hauteur de l'ombre portée, en carreaux puis en centimètres ?
e) Combien de fois l'ombre est-elle plus grande que la tige ? Comparez avec le rapport des distances de la lampe à l'écran et de la lampe à la tige.
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Réponses
a)Deux rayons fléchés de S par A et par B jusqu'à l'écran
b)Hauteur 9
c)Hauteur 3
d)6 carreaux, soit 60cm
e)3 fois, comme 12÷4
a) On pose la règle sur S et sur A, et l'on trace la demi-droite issue de S jusqu'à l'écran ; même geste avec S et B. On oriente les deux rayons dans le sens de S vers l'écran. L'ombre portée est le segment de l'écran compris entre les deux points d'arrivée : c'est la figure du corrigé, où l'ombre est doublée d'un trait épais.
b) Le rayon part de S à la hauteur 6 et passe par A à la hauteur 7 : il monte de 1 carreau pour 4 carreaux parcourus vers la droite. De S à l'écran il y a 12 carreaux, soit trois fois plus : il monte de 3 carreaux en tout et touche l'écran à la hauteur 6+3=9.
c) Par symétrie, le rayon qui passe par B, à la hauteur 5, descend d'un carreau tous les 4 carreaux : il descend de 3 carreaux en tout et touche l'écran à la hauteur 6−3=3. Sur le quadrillage, on vérifie que chaque point d'arrivée tombe exactement sur un nœud : c'est le signe que la règle a été bien posée.
d) L'ombre va de 3 à 9 : elle mesure 9−3=6 carreaux, soit 6×10=60cm. La tige, elle, mesure 2 carreaux, 20cm.
e) 6÷2=3 : l'ombre est TROIS fois plus grande que la tige. La lampe est à 12 carreaux de l'écran et à 4 carreaux de la tige, et 12÷4=3 aussi. Ce n'est pas une coïncidence : les rayons issus d'un même point s'écartent régulièrement, donc la taille de l'ombre est proportionnelle à la distance parcourue depuis la source. Piège classique : croire que l'ombre a la taille de l'objet, ce qui n'est vrai qu'avec des rayons parallèles.
Exercice 7 : Deux lampes, deux ombres et une zone sans lumière
Deux petites lampes identiques S1 et S2, placées l'une au-dessus de l'autre, éclairent en même temps une tige opaque devant un écran. Sur le quadrillage, on repère les hauteurs en carreaux depuis le bas.
Chaque lampe donne SA propre ombre : on construit donc les deux, séparément, puis on superpose.
a) Construisez l'ombre portée due à S1 seule, puis celle due à S2 seule, avec deux rayons chacune.
b) Entre quelles hauteurs de l'écran s'étend l'ombre due à S1 ?
c) Entre quelles hauteurs s'étend l'ombre due à S2 ?
d) Quelle partie de l'écran ne reçoit la lumière d'AUCUNE des deux lampes ? Donnez sa hauteur en carreaux.
e) Quelle hauteur totale d'écran ne reçoit la lumière que d'UNE seule lampe ? Comment appelle-t-on ces zones ?
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Réponses
a)Quatre rayons, deux par lampe
b)De 3 à 7
c)De 5 à 9
d)De 5 à 7 : 2 carreaux
e)4 carreaux de pénombre, de 3 à 5 et de 7 à 9
a) Pour S1 : un rayon de S1 par le haut de la tige, un autre par le bas, prolongés jusqu'à l'écran. Même construction pour S2, de préférence en pointillé pour ne pas confondre les deux familles. La figure du corrigé montre les quatre rayons et les trois zones obtenues.
b) S1 est à la hauteur 7, comme le haut de la tige : le premier rayon est horizontal et touche l'écran à la hauteur 7. Le second descend de 2 carreaux entre S1 et le bas de la tige, sur 6 carreaux ; l'écran est 6 carreaux plus loin, il descend encore de 2 et arrive à la hauteur 3. Ombre de S1 : de 3 à 7.
c) S2 est à la hauteur 5, comme le bas de la tige : le rayon par le bas est horizontal et arrive à 5. Le rayon par le haut monte de 2 carreaux jusqu'à la tige, puis encore de 2 jusqu'à l'écran : il arrive à 9. Ombre de S2 : de 5 à 9. Remarque : l'ombre de la lampe du BAS est la plus HAUTE, parce que les rayons se croisent au passage de la tige.
d) La partie commune aux deux ombres, de 5 à 7, soit 2 carreaux. Là, la tige cache les deux lampes à la fois : c'est l'OMBRE au sens strict, la seule zone vraiment sombre.
e) De 3 à 5, l'écran est dans l'ombre de S1 mais reçoit la lumière de S2 ; de 7 à 9, c'est l'inverse. Au total 2+2=4 carreaux, moins éclairés que le reste de l'écran mais pas noirs : ce sont des zones de PÉNOMBRE. Le piège est de compter deux ombres noires : un objet éclairé par deux lampes a deux ombres GRISES qui ne sont noires que là où elles se recouvrent.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct.
1) « On voit un objet parce que notre regard part des yeux et va le toucher. »
2) « Un livre posé sur la table est une source de lumière, puisqu'on le voit. »
3) « Plus on éloigne l'écran, plus l'ombre portée d'un objet éclairé par une petite lampe est petite. »
4) « Avec deux lampes, un objet donne une seule ombre, deux fois plus noire. »
5) « Une ombre, c'est de la lumière noire que l'objet envoie derrière lui. »
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Réponses
1)La lumière venue de l'objet entre dans l'œil
2)Objet diffusant, visible s'il est éclairé
3)L'ombre grandit : 20cm à 80cm
4)Deux ombres grises, noires seulement où elles se recouvrent
5)Une absence de lumière
1) FAUX. Rien ne sort de l'œil : c'est un récepteur. On voit un objet quand de la lumière venue de cet objet ENTRE dans l'œil. Preuve : dans le noir complet, les yeux grands ouverts, on ne voit rien. Énoncé correct : « on voit un objet quand de la lumière issue de lui pénètre dans notre œil ».
2) FAUX. Le livre ne produit aucune lumière : c'est un objet diffusant, qui renvoie celle qu'il reçoit. On le voit parce qu'il est ÉCLAIRÉ. Dans le noir, il est invisible. Énoncé correct : « le livre est un objet diffusant, visible seulement s'il est éclairé ».
3) FAUX, c'est l'inverse. Les rayons issus d'une petite lampe s'écartent, donc l'ombre grandit avec la distance. Exemple : un objet de 5cm à 20cm de la lampe donne, sur un écran à 40cm, une ombre de 5×40÷20=10cm ; écran à 80cm, l'ombre mesure 5×80÷20=20cm. Énoncé correct : « plus l'écran est loin, plus l'ombre est grande ».
4) FAUX. Chaque lampe donne sa propre ombre : on obtient DEUX ombres, chacune éclairée par l'autre lampe, donc grises. Seule leur partie commune, si elle existe, est vraiment sombre. Énoncé correct : « avec deux lampes, un objet donne deux ombres, noires seulement là où elles se recouvrent ».
5) FAUX. Il n'existe pas de lumière noire qui partirait de l'objet. Une ombre est une ABSENCE de lumière : la région où la lumière de la source n'arrive pas, parce que l'objet opaque l'arrête. Énoncé correct : « l'ombre est la zone que la lumière de la source n'atteint pas, cachée par l'objet ».
Exercice 9 : Problème : le théâtre d'ombres
Pour un spectacle, une lampe presque ponctuelle est posée à 3,00m d'une toile tendue. Les marionnettistes se placent entre la lampe et la toile ; le public est assis de l'AUTRE côté de la toile. La marionnette principale mesure 20cm de haut.
Comme à l'exercice 6, la hauteur de l'ombre est la hauteur de l'objet multipliée par le rapport : distance lampe-toile divisée par distance lampe-marionnette.
a) La toile doit-elle être transparente, translucide ou opaque pour que le public voie les ombres ? Justifiez.
b) La marionnette est tenue à 1,00m de la lampe. Quelle est la hauteur de son ombre sur la toile, en centimètres ?
c) Même question quand la marionnette est à 1,50m de la lampe.
d) Pour une scène d'ogre, on veut une ombre de 1,20m. À quelle distance de la lampe faut-il tenir la marionnette ? Répondez en centimètres.
e) On remplace la petite lampe par un grand projecteur à large vitre. Pourquoi le contour des ombres devient-il flou ?
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Réponses
a)Translucide
b)60cm
c)40cm
d)50cm de la lampe
e)Source étendue : une bande de pénombre borde l'ombre
a) TRANSLUCIDE. Il faut que la lumière traverse la toile pour arriver jusqu'au public, ce qui exclut une toile opaque : le public ne verrait rien. Mais une toile transparente laisserait voir directement la lampe et les marionnettistes, et aucune ombre ne se formerait sur elle. La toile translucide arrête la forme des objets situés derrière et ne laisse passer qu'une lumière diffuse : les zones éclairées paraissent claires, l'ombre paraît sombre.
b) Le rapport des distances vaut 3,00÷1,00=3 : l'ombre mesure 20×3=60cm.
c) Rapport 3,00÷1,50=2 : l'ombre mesure 20×2=40cm. En éloignant la marionnette de la lampe, donc en la rapprochant de la toile, on rapetisse son ombre ; collée contre la toile, l'ombre aurait sa taille réelle, 20cm.
d) Il faut 1,20m=120cm, soit 120÷20=6 fois la taille de la marionnette. Le rapport des distances doit donc valoir 6 : distance à la lampe 300÷6=50cm. Vérification : 20×300÷50=120cm. Piège : mélanger les mètres et les centimètres ; tout mettre en centimètres avant de calculer évite l'erreur.
e) Parce que le projecteur n'est plus une source ponctuelle mais une source ÉTENDUE. Chaque point de sa vitre donne sa propre ombre, un peu décalée des autres : au bord de l'ombre, certains points de l'écran sont cachés d'une partie du projecteur seulement et restent à moitié éclairés. Il apparaît une bande de pénombre, et le contour n'est plus net. C'est pour cela que les théâtres d'ombres utilisent une lampe aussi petite que possible.
Exercice 10 : Problème : cache-cache dans la cour
La figure est une vue de DESSUS d'une cour, sur un quadrillage. Un enfant E s'est caché derrière un mur, qui va du point (8;0) au point (8;8). Quatre camarades le cherchent, en A, B, C et D. Une lanterne L est posée par terre.
Pour que C, par exemple, voie E, il faut que de la lumière venue de E arrive en ligne droite jusqu'à C sans rencontrer le mur.
a) Tracez les quatre droites qui joignent E à chaque camarade, et repérez celles qui traversent le mur.
b) En plein jour, combien de camarades voient l'enfant ?
c) La droite qui joint E(4;4) à B(16;10) traverse la ligne du mur, x=8, à quelle hauteur ?
d) On démolit le haut du mur. En dessous de quelle hauteur doit-il s'arrêter pour que B puisse voir l'enfant ?
e) Le mur est intact. C'est maintenant la nuit, et la lanterne L(18;5) est la seule lumière ; on néglige la lumière renvoyée par le sol. Combien de camarades voient l'enfant ?
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Réponses
a)EA et EB traversent le mur ; EC et ED sont libres
b)2 : C et D
c)Hauteur 6
d)Sous la hauteur 6
e)Aucun : l'enfant n'est pas éclairé
a) On pose la règle de E à chaque camarade. Les droites EA et EB coupent le segment du mur ; les droites EC et ED ne le rencontrent pas. La figure du corrigé trace en trait plein les visées libres et en pointillé les visées bloquées, avec le trajet de la lanterne.
b) DEUX : C et D. D est du même côté du mur que l'enfant. C est de l'autre côté, mais assez haut : la droite EC monte de 9 carreaux pour 6 vers la droite, et atteint la ligne du mur à la hauteur 4+9×4÷6=10, au-dessus du bout du mur, qui s'arrête à 8. Pour A, la droite descend de 3 carreaux sur 12 et passe la ligne du mur à la hauteur 3 : bloquée.
c) De E à B, on avance de 12 carreaux et l'on monte de 6 : 1 carreau de montée pour 2 d'avancée. De E à la ligne du mur on avance de 4 carreaux, donc on monte de 2 : hauteur 4+2=6. Comme le mur va jusqu'à 8, la visée est bloquée.
d) La visée EB passe à la hauteur 6 : il faut que le mur s'arrête SOUS la hauteur 6 pour la laisser passer. Tant qu'il dépasse 6, B ne voit rien de l'enfant, même si le mur est très bas partout ailleurs.
e) AUCUN. Voir l'enfant demande DEUX trajets en ligne droite : de la lanterne à l'enfant, pour qu'il soit éclairé, puis de l'enfant à l'œil. Or la droite LE passe la ligne du mur à la hauteur 5−10÷14≈4,3, en plein dans le mur : l'enfant est dans l'ombre de la lanterne. Il ne renvoie donc aucune lumière, et même C et D, dont la visée est libre, ne le voient pas. C'est le fil du chapitre : une ligne de visée libre ne suffit pas, il faut aussi que l'objet soit éclairé.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Une source large : ombre, pénombre et scialytique
Une lampe tube, verticale, va du point U (hauteur 5) au point T (hauteur 7). Elle éclaire un objet opaque vertical, de la hauteur 4 à la hauteur 8, placé devant un écran. Toutes les hauteurs sont en carreaux.
Une source étendue se traite comme une foule de sources ponctuelles : il suffit de construire l'ombre due à chacune de ses deux EXTRÉMITÉS.
a) Construisez l'ombre due à l'extrémité T seule, puis l'ombre due à l'extrémité U seule.
b) Quelle partie de l'écran est cachée de TOUTE la lampe ? Donnez sa hauteur en carreaux.
c) Quelle hauteur totale d'écran est en pénombre ?
d) On remplace la lampe tube par un grand panneau lumineux qui va de la hauteur 1 à la hauteur 11, sans rien bouger d'autre. Quelle est maintenant la hauteur de l'ombre totale ?
e) Pourquoi les lampes des blocs opératoires, appelées scialytiques, sont-elles très larges ?
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Réponses
a)Ombre de T : de 1 à 9 ; ombre de U : de 3 à 11
b)De 3 à 9 : 6 carreaux
c)4 carreaux, de 1 à 3 et de 9 à 11
d)0 : l'ombre totale disparaît
e)Une source très large ne laisse que de la pénombre
a) De T (hauteur 7) par le haut de l'objet (hauteur 8) : le rayon monte de 1 sur 6 carreaux, encore 1 jusqu'à l'écran, il arrive à 9. De T par le bas de l'objet (hauteur 4) : il descend de 3 puis encore de 3, il arrive à 1. Ombre de T : de 1 à 9. De U (hauteur 5) : par le haut, il monte de 3 puis 3, arrivée à 11 ; par le bas, il descend de 1 puis 1, arrivée à 3. Ombre de U : de 3 à 11.
b) L'ombre totale est la partie commune aux deux ombres, de 3 à 9, soit 6 carreaux. Un point de cette zone est caché de T ET de U, donc de tous les points du tube, qui sont entre les deux.
c) De 1 à 3 (caché de T, éclairé par U) et de 9 à 11 (caché de U, éclairé par T) : 2+2=4 carreaux de pénombre. La pénombre n'est pas uniforme : elle s'éclaircit de l'ombre vers la zone éclairée, car on y voit une part de plus en plus grande de la lampe.
d) On refait la construction avec les nouvelles extrémités. Depuis le haut du panneau (hauteur 11), le rayon par le haut de l'objet descend de 3 puis 3 : il arrive à 5. Depuis le bas du panneau (hauteur 1), le rayon par le bas de l'objet monte de 3 puis 3 : il arrive à 7. L'ombre totale irait de 7 à 5, ce qui est impossible : elle a DISPARU, sa hauteur vaut 0. Tout l'écran derrière l'objet reçoit un peu de lumière d'une partie du panneau.
e) Parce qu'une source très large ne laisse presque aucune ombre totale, comme on vient de le construire : les mains et les instruments du chirurgien ne plongent jamais la zone opérée dans le noir, il n'y a que de la pénombre légère. Le nom le dit : scialytique signifie « qui dissout l'ombre ». Piège à éviter : croire qu'une lampe plus PUISSANTE suffirait ; c'est la LARGEUR de la source qui supprime l'ombre, pas son intensité.
Exercice 12 : La chambre noire : une image par un simple trou
Une boîte fermée est percée d'un petit trou sur une face ; la face opposée est une feuille de papier calque qui sert d'écran. On place une bougie allumée de 12cm de haut à 30cm du trou ; l'écran est à 10cm derrière le trou.
Chaque point de la flamme envoie de la lumière dans toutes les directions, mais un seul rayon par point passe par le trou.
a) Tracez le rayon qui part du haut de la flamme et passe par le trou, puis celui qui part du pied de la bougie.
b) L'image obtenue sur l'écran est-elle droite ou renversée ?
c) Quelle est la hauteur de l'image, en centimètres ?
d) On recule la bougie à 60cm du trou. Quelle est la nouvelle hauteur de l'image ?
e) On agrandit le trou. Que devient l'image ?
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Réponses
a)Deux rayons droits qui se croisent au trou
b)Renversée
c)4cm
d)2cm
e)Plus lumineuse mais floue
a) Le rayon issu du haut de la flamme descend en ligne droite, passe par le trou et continue jusqu'à l'écran, qu'il touche en BAS. Le rayon issu du pied de la bougie monte, passe par le trou et touche l'écran en HAUT. Les deux rayons se CROISENT au trou : c'est toute l'explication du phénomène, et la figure du corrigé la montre.
b) RENVERSÉE : le haut de la bougie donne le bas de l'image, et inversement, parce que les rayons se croisent au trou. Le même raisonnement montre que la gauche et la droite sont aussi échangées. C'est une preuve directe de la propagation rectiligne : si la lumière pouvait tourner, rien n'obligerait l'image à se retourner.
c) Les deux triangles de part et d'autre du trou ont la même forme ; l'écran est 30÷10=3 fois plus près du trou que la bougie, donc l'image est 3 fois plus petite : 12÷3=4cm.
d) La bougie est maintenant 60÷10=6 fois plus loin du trou que l'écran : l'image mesure 12÷6=2cm. Distance doublée, image deux fois plus petite. Le piège est de dire que l'image ne change pas parce que la bougie ne change pas : c'est le rapport des distances qui fixe la taille.
e) Elle devient plus LUMINEUSE mais FLOUE. Par un trou large, chaque point de la flamme envoie non plus un rayon mais un petit faisceau, qui fait une tache sur l'écran au lieu d'un point ; les taches voisines se chevauchent et les détails se brouillent. Un trou très fin donne une image nette mais sombre : c'est le compromis de tous les appareils à sténopé, les ancêtres de l'appareil photo.
Exercice 13 : Murs blancs, murs noirs : les objets diffusants éclairent aussi
Une lampe de bureau à abat-jour éclaire uniquement le dessus d'un bureau. Une affiche est fixée sur le mur d'en face, hors du faisceau : aucune droite ne joint la lampe à l'affiche sans traverser l'abat-jour. Pourtant, dans une chambre aux murs blancs, on lit l'affiche sans difficulté.
Un luxmètre, qui mesure l'éclairement d'une surface, indique sur l'affiche 120 lux quand les murs et le bureau sont blancs, et 8 lux dans la même pièce repeinte en noir mat.
a) D'où vient la lumière qui éclaire l'affiche dans la chambre aux murs blancs ?
b) Écrivez la chaîne la plus courte qui permet à l'élève de voir l'affiche, en partant de la lampe. Combien de segments de rayon comporte-t-elle ?
c) Combien de fois l'affiche est-elle plus éclairée avec les murs blancs qu'avec les murs noirs ?
d) Un objet diffusant peut-il éclairer un autre objet ? Justifiez avec cet exemple.
e) Pourquoi peint-on en blanc le plafond d'une salle de classe ?
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Réponses
a)Du bureau et des murs, objets diffusants éclairés
b)Lampe, bureau, affiche, œil : 3 segments
c)15 fois
d)Oui : le bureau éclaire l'affiche
e)Il diffuse la lumière reçue vers les tables
a) Du BUREAU et des MURS, éclairés par la lampe. Ce sont des objets diffusants : ils renvoient la lumière qu'ils reçoivent dans toutes les directions, y compris vers l'affiche. Ils jouent le rôle de sources secondaires, sans rien produire eux-mêmes.
b) Lampe, puis bureau, puis affiche, puis œil : trois segments de rayon, 3 flèches toutes orientées vers l'œil. Chaque maillon est un trajet en ligne droite entre deux objets qui se « voient ». Oublier le bureau revient à faire passer la lumière à travers l'abat-jour, ce qui est impossible.
c) 120÷8=15 : l'affiche est 15 fois plus éclairée. Les murs noirs absorbent presque toute la lumière qu'ils reçoivent et en renvoient très peu : ils sont de bien mauvaises sources secondaires. Les 8 lux qui restent viennent de ce que le noir mat renvoie encore un peu.
d) OUI. Le bureau blanc ne produit aucune lumière, et pourtant il éclaire l'affiche. Être une source secondaire, c'est exactement cela : recevoir et renvoyer. C'est pourquoi on voit presque tout dans une pièce claire éclairée par une seule lampe, alors qu'une lampe torche dans une grotte sombre n'éclaire que ce qu'elle vise.
e) Pour qu'il DIFFUSE vers les tables la lumière des fenêtres et des plafonniers : un plafond blanc devient une grande source secondaire, étendue au-dessus de toute la salle, qui éclaire les cahiers sans ombre marquée. Piège : dire que le blanc « produit » de la lumière. Il n'en produit pas ; il renvoie celle qu'il reçoit, et dans le noir complet un plafond blanc est aussi invisible qu'un plafond noir.
Exercice 14 : Reconnaître un faisceau à ses mesures
On dirige trois lampes A, B et C vers un mur, en changeant la distance entre la lampe et le mur, et l'on mesure le diamètre de la tache de lumière obtenue.
Distance lampe-mur
1 m
2 m
3 m
4 m
Lampe A : diamètre de la tache
30 cm
60 cm
90 cm
120 cm
Lampe B : diamètre de la tache
20 cm
20 cm
20 cm
20 cm
Lampe C : diamètre de la tache
40 cm
30 cm
20 cm
10 cm
a) Quel est le type du faisceau de la lampe A ? Justifiez par les mesures.
b) Quel est le type du faisceau de la lampe B ?
c) Quel est le type du faisceau de la lampe C ?
d) Quel serait le diamètre de la tache de la lampe A à 2,5m du mur ?
e) À quelle distance la tache de la lampe C se réduit-elle à un point ? Que devient la tache au-delà ?
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Réponses
a)Divergent, tache proportionnelle à la distance
b)Parallèle, tache constante
c)Convergent, tache qui rétrécit
d)75cm
e)À 5m ; au-delà, elle regrandit
a) DIVERGENT : la tache s'agrandit quand on recule, ses bords s'écartent. Mieux, le diamètre est PROPORTIONNEL à la distance, 30cm par mètre : les rayons partent comme d'un point situé à la lampe elle-même, exactement ce que dessine un faisceau divergent.
b) PARALLÈLE : le diamètre reste 20cm quelle que soit la distance, donc les bords du faisceau gardent le même écart. C'est le faisceau d'un bon projecteur de poursuite.
c) CONVERGENT : la tache rétrécit quand on recule, de 10cm par mètre. Les bords du faisceau se rapprochent.
d) Par proportionnalité : 30×2,5=75cm. Vérification : 75 est bien entre 60 et 90, et exactement au milieu, comme 2,5 est au milieu de 2 et 3.
e) La tache perd 10cm par mètre : elle mesure 10cm à 4m, donc 0 à 5m, où tous les rayons se rencontrent. Au-delà, les rayons CONTINUENT tout droit et s'écartent de nouveau : la tache regrandit, de 10cm par mètre, et vaut par exemple 10cm à 6m. Le piège est de répondre qu'elle reste un point ou qu'elle disparaît : rien n'arrête la lumière au point de convergence.
Exercice 15 : La tache de lumière d'une fenêtre sur le plancher
Un réverbère L, assimilé à un point, éclaire de nuit une chambre à travers une fenêtre. La figure est une vue de côté sur un quadrillage : le plancher est le bas du quadrillage, le mur de la fenêtre est vertical, et la fenêtre est l'ouverture comprise entre les hauteurs 6 et 8. On repère une position sur le plancher par son abscisse, en carreaux.
a) Tracez les deux rayons qui délimitent la tache de lumière sur le plancher.
b) À quelle abscisse commence la tache, du côté du mur ?
c) À quelle abscisse finit-elle ?
d) Quelle est la longueur de la tache ? Combien de fois est-elle plus longue que la hauteur de la fenêtre ?
e) On monte la lanterne du réverbère de 2 carreaux, en (1;12). À quelle abscisse la tache commence-t-elle, et quelle est sa longueur ?
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Réponses
a)Deux rayons de L par les deux bords de la fenêtre
b)Abscisse 11
c)Abscisse 21
d)10 carreaux, 5 fois la fenêtre
e)De 9 à 13 : début en 9, longueur 4
a) On pose la règle sur L et sur le bord HAUT de la fenêtre, et l'on prolonge jusqu'au plancher ; même geste avec le bord BAS. Les deux rayons se croisent-ils ? Non : celui qui passe par le bord bas descend plus vite et touche le plancher plus près du mur. La tache est entre les deux points d'arrivée, en trait épais sur la figure du corrigé.
b) Rayon par le bord bas (5;6) : de L(1;10) il descend de 4 pour 4 vers la droite, soit 1 pour 1. Il lui reste 6 carreaux à descendre, donc 6 vers la droite : il touche le plancher en 5+6=11.
c) Rayon par le bord haut (5;8) : il descend de 2 pour 4, soit 1 pour 2. Il lui reste 8 carreaux à descendre, donc 16 vers la droite : il arrive en 5+16=21.
d) La tache va de 11 à 21 : 10 carreaux. La fenêtre mesure 2 carreaux de haut : la tache est 10÷2=5 fois plus longue. Le faisceau qui passe la fenêtre est divergent, et en plus il arrive en biais sur le plancher, deux raisons pour que la tache soit bien plus grande que l'ouverture. Piège : dessiner une tache de la taille de la fenêtre, juste sous elle.
e) Nouveau rayon par le bord bas : de (1;12) à (5;6), il descend de 6 pour 4, soit 3 pour 2 ; il reste 6 à descendre, donc 4 vers la droite : début en 5+4=9. Par le bord haut : de (1;12) à (5;8), il descend de 4 pour 4 ; reste 8, donc 8 vers la droite : fin en 13. La tache va de 9 à 13 : elle se rapproche du mur et ne mesure plus que 4 carreaux. Plus la source est haute, plus les rayons plongent, et plus la tache est courte.
Contactez-moi pour une première séance. Les constructions d'ombres s'apprennent en une heure avec une règle et un quadrillage, et le réflexe de la flèche qui entre dans l'œil sert jusqu'aux lentilles de Troisième.