Spécialité physique-chimie, Terminale à Montréal • Bac blanc

Bac blanc corrigé : spécialité physique-chimie (Terminale)

Voici un baccalauréat blanc corrigé de spécialité physique-chimie, au format réel de l'épreuve : trois exercices, vingt points, trois heures trente, calculatrice autorisée. Il s'adresse aux élèves de Terminale du Lycée Marie de France et du Collège Stanislas, ainsi qu'à tout candidat au programme français.

Les trois exercices couvrent les trois formats que l'épreuve alterne. Un exercice de chimie avec exploitation d'une courbe expérimentale, un exercice de mécanique où la même question se traite par les lois de Newton puis par l'énergie, et une résolution de problème sans sous-questions, où la démarche compte autant que le résultat.

Pour la session 2027, plus aucune partie du programme de Terminale n'est exclue de l'épreuve écrite : l'écoulement d'un fluide et la relation de Bernoulli, la décroissance radioactive, l'électrolyse, les mécanismes réactionnels et la description de la lumière par des photons redeviennent évaluables, au même titre que le reste. Ce bac blanc porte sur un titrage, une chute libre et un bilan thermique ; pour les parties qu'il ne couvre pas, travaillez les séries de chapitre correspondantes, qui sont toutes au programme de l'épreuve.

Faites cette épreuve en conditions réelles : 210 minutes chronométrées, en rédigeant toutes les étapes et en vérifiant systématiquement les unités et les ordres de grandeur.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Rappel de cours

  • • À l'équivalence d'un titrage, les réactifs sont dans les proportions stœchiométriques : cAVA=cBVEc_{A}V_{A}=c_{B}V_{E} pour une réaction de nombres stœchiométriques égaux.
  • • À la demi-équivalence, [acide]=[base][\text{acide}]=[\text{base}] donc pH=pKA\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A} : c'est la lecture graphique la plus rentable d'une courbe de titrage.
  • • Un indicateur coloré convient si sa zone de virage CONTIENT le pH à l'équivalence.
  • • Champ de pesanteur uniforme : a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g}, indépendante de la masse. Au sommet, vy=0v_{y}=0 mais vx≠0v_{x}\neq 0.
  • • L'énergie mécanique se conserve quand les seules forces travaillant sont conservatives : 12mv2+mgh\frac{1}{2}mv^{2}+mgh reste constante, et la masse se simplifie.
  • • Transfert thermique : Q=mcΔTQ=mc\Delta T ; flux à travers une isolation Φ=ΔTRth\Phi=\frac{\Delta T}{R_{th}} en watts ; rendement, on DIVISE l'énergie utile par le rendement pour obtenir l'énergie consommée.
  • • Une résolution de problème se note sur la démarche : posez les grandeurs, écrivez les relations, contrôlez les unités et concluez par une phrase qui répond à la question.

Exercice 1 (7 points) • Chimie

Exercice 1 : Chimie : le degré d'acidité d'un vinaigre

Un vinaigre du commerce porte l'étiquette « 7 degrés ». Le degré d'acidité est, par définition, la masse d'acide éthanoïque, en grammes, contenue dans 100 grammes de vinaigre.

On dilue ce vinaigre dix fois. On titre ensuite VA=10,0V_{A}=10{,}0 mL de la solution diluée par une solution d'hydroxyde de sodium de concentration cB=0,100c_{B}=0{,}100 mol/L, avec suivi pH-métrique. La courbe obtenue est donnée ci-dessous, et l'équivalence est repérée à VE=12,0V_{E}=12{,}0 mL.

Données : M(CH3COOH)=60,0M(\mathrm{CH_{3}COOH})=60{,}0 g/mol ; masse volumique du vinaigre ρ=1,00\rho=1{,}00 g/mL ; zones de virage de l'hélianthine [3,1 ; 4,4][3{,}1\ ;\ 4{,}4] et de la phénolphtaléine [8,2 ; 10,0][8{,}2\ ;\ 10{,}0].

24681012141618202345678910111213V (mL)pH
  • 1) Écrivez l'équation de la réaction support du titrage et justifiez qu'elle convient à un titrage.
  • 2) Déterminez la concentration en acide éthanoïque de la solution diluée, puis celle du vinaigre commercial.
  • 3) Calculez le degré d'acidité de ce vinaigre. L'étiquette est-elle honnête ?
  • 4) Lisez sur la courbe le pH à la demi-équivalence et déduisez-en le pKA\mathrm{p}K_{A} du couple. Justifiez la méthode.
  • 5) Le pH à l'équivalence vaut environ 8,88{,}8. Justifiez qualitativement qu'il devait être supérieur à 77, puis choisissez l'indicateur coloré adapté.
  • 6) Tracez le diagramme de prédominance du couple et indiquez l'espèce majoritaire dans le vinaigre non dilué, dont le pH vaut environ 2,42{,}4.

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Réponses

  • 1) CH3COOH+HO−⟶CH3COO−+H2O\mathrm{CH_{3}COOH+HO^{-}\longrightarrow CH_{3}COO^{-}+H_{2}O}, K=109,2K=10^{9{,}2} : totale et rapide
  • 2) cdil=0,120c_{\text{dil}}=0{,}120 mol/L ; c0=1,20c_{0}=1{,}20 mol/L
  • 3) 7,2∘7{,}2^{\circ} : étiquette honnête (2,92{,}9 %)
  • 4) pKA=4,8\mathrm{p}K_{A}=4{,}8
  • 5) Ion éthanoate basique ; phénolphtaléine
  • 6) CH3COOH\mathrm{CH_{3}COOH} majoritaire à pH 2,42{,}4

1) L'ion hydroxyde apporté par la soude déprotone l'acide éthanoïque : CH3COOH+HO−⟶CH3COO−+H2O\mathrm{CH_{3}COOH}+\mathrm{HO^{-}}\longrightarrow\mathrm{CH_{3}COO^{-}}+\mathrm{H_{2}O}. Cette réaction convient à un titrage parce qu'elle est TOTALE, sa constante valant K=KAKe=10−4,810−14=109,2K=\frac{K_{A}}{K_{e}}=\frac{10^{-4{,}8}}{10^{-14}}=10^{9{,}2}, très supérieure à 10410^{4}, et parce qu'elle est RAPIDE, comme toute réaction acido-basique en solution aqueuse.

2) À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques, donc n(CH3COOH)=n(HO−)verseˊ=cB×VE=0,100×12,0×10−3=1,20×10−3n(\mathrm{CH_{3}COOH})=n(\mathrm{HO^{-}})_{\text{versé}}=c_{B}\times V_{E}=0{,}100\times 12{,}0\times 10^{-3}=1{,}20\times 10^{-3} mol. La concentration de la solution DILUÉE vaut donc cdil=1,20×10−310,0×10−3=0,120c_{\text{dil}}=\frac{1{,}20\times 10^{-3}}{10{,}0\times 10^{-3}}=0{,}120 mol/L. La dilution étant d'un facteur 1010, le vinaigre commercial a pour concentration c0=10×0,120=1,20c_{0}=10\times 0{,}120=1{,}20 mol/L. Oublier de remonter à la solution mère est l'erreur classique.

3) La concentration massique vaut cm=c0×M=1,20×60,0=72,0c_{m}=c_{0}\times M=1{,}20\times 60{,}0=72{,}0 g/L, soit 7,207{,}20 g d'acide éthanoïque pour 100100 mL de vinaigre. Comme ρ=1,00\rho=1{,}00 g/mL, 100100 mL pèsent 100100 g : le degré d'acidité vaut donc 7,2∘7{,}2^{\circ}. L'étiquette annonce 7∘7^{\circ}, l'écart relatif est de 7,2−77≈2,9 %\frac{7{,}2-7}{7}\approx 2{,}9\ \%, ce qui est tout à fait acceptable compte tenu des incertitudes de titrage : l'étiquette est honnête.

4) La demi-équivalence correspond à V=VE2=6,0V=\frac{V_{E}}{2}=6{,}0 mL, où la lecture graphique donne pH=4,8\mathrm{pH}=4{,}8. À ce volume, la moitié de l'acide a été transformée en sa base conjuguée, donc [CH3COOH]=[CH3COO−]\left[\mathrm{CH_{3}COOH}\right]=\left[\mathrm{CH_{3}COO^{-}}\right]. La relation pH=pKA+log⁡[base][acide]\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A}+\log\frac{[\text{base}]}{[\text{acide}]} se réduit alors à pH=pKA\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A}, puisque le logarithme de 11 est nul. Donc pKA=4,8\mathrm{p}K_{A}=4{,}8.

5) À l'équivalence, tout l'acide a été consommé et la solution ne contient plus que l'ion éthanoate, accompagné des ions sodium spectateurs. Or CH3COO−\mathrm{CH_{3}COO^{-}} est une BASE FAIBLE, qui réagit partiellement avec l'eau selon CH3COO−+H2O⇌CH3COOH+HO−\mathrm{CH_{3}COO^{-}}+\mathrm{H_{2}O}\rightleftharpoons\mathrm{CH_{3}COOH}+\mathrm{HO^{-}} : elle libère des ions hydroxyde et le pH est donc nécessairement supérieur à 77. L'indicateur adapté est celui dont la zone de virage CONTIENT le pH d'équivalence : la phénolphtaléine, dont la zone [8,2 ; 10,0][8{,}2\,;\,10{,}0] encadre 8,88{,}8, convient ; l'hélianthine, qui vire entre 3,13{,}1 et 4,44{,}4, changerait de couleur bien avant l'équivalence et conduirait à sous-estimer fortement le volume versé.

6) Le diagramme se lit sur un axe de pH gradué, la frontière étant placée en pKA=4,8\mathrm{p}K_{A}=4{,}8 : l'acide CH3COOH\mathrm{CH_{3}COOH} prédomine pour pH<4,8\mathrm{pH}<4{,}8, la base CH3COO−\mathrm{CH_{3}COO^{-}} prédomine pour pH>4,8\mathrm{pH}>4{,}8, et les deux espèces sont en concentrations égales à la frontière. Le vinaigre non dilué ayant un pH d'environ 2,42{,}4, très inférieur à 4,84{,}8, c'est la forme ACIDE CH3COOH\mathrm{CH_{3}COOH} qui y est majoritaire, ce qui est cohérent : un vinaigre est acide au goût comme au pH-mètre.

Un contrôle de cohérence global mérite d'être fait, et il vaut des points. Le pH initial lu sur la courbe vaut environ 2,92{,}9 pour la solution diluée à 0,1200{,}120 mol/L, ce que confirme le calcul d'un acide faible : [H3O+]=KA×c=10−4,8×0,120≈1,4×10−3\left[\mathrm{H_{3}O^{+}}\right]=\sqrt{K_{A}\times c}=\sqrt{10^{-4{,}8}\times 0{,}120}\approx 1{,}4\times 10^{-3} mol/L, soit pH≈2,86\mathrm{pH}\approx 2{,}86 ✓. Pour le vinaigre non dilué, dix fois plus concentré, le même calcul donne pH≈2,36\mathrm{pH}\approx 2{,}36, cohérent avec la valeur de 2,42{,}4 de la question 6 ✓. On notera enfin que la dilution n'augmente le pH que d'un demi-point et non d'une unité : c'est le propre d'un acide FAIBLE, dont la dissociation augmente quand on dilue, alors que diluer dix fois un acide fort ferait monter le pH d'exactement une unité.

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Exercice 2 (7 points) • Physique

Exercice 2 : Physique : le lancer du poids

Un athlète lance un poids de masse m=7,26m=7{,}26 kg. Le poids quitte sa main au point OO, situé à la hauteur h0=2,00h_{0}=2{,}00 m au-dessus du sol, avec une vitesse initiale de valeur v0=13,0v_{0}=13{,}0 m/s faisant un angle α=40∘\alpha=40^{\circ} avec l'horizontale.

On néglige toute action de l'air. On prend g=9,81g=9{,}81 m·s−2^{-2} et l'on travaille dans le repère d'origine OO projetée au sol, l'axe des abscisses horizontal et l'axe des ordonnées vertical ascendant.

Les longueurs seront arrondies au centième et les durées au centième de seconde.

  • 1) Après avoir énoncé la deuxième loi de Newton, établissez les équations horaires x(t)x(t) et y(t)y(t).
  • 2) Déterminez la date et l'altitude du sommet de la trajectoire.
  • 3) Déterminez la date d'impact au sol, puis la longueur du jet.
  • 4) Déterminez la valeur de la vitesse à l'impact par un raisonnement ÉNERGÉTIQUE, sans utiliser la date trouvée en 3).
  • 5) Déterminez l'angle que fait le vecteur vitesse avec l'horizontale à l'impact.
  • 6) Vérifiez la conservation de l'énergie mécanique entre le départ et l'impact.

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Réponses

  • 1) x=9,96 tx=9{,}96\,t ; y=−4,905 t2+8,36 t+2,00y=-4{,}905\,t^{2}+8{,}36\,t+2{,}00
  • 2) tS≈0,85t_{S}\approx 0{,}85 s ; yS≈5,56y_{S}\approx 5{,}56 m
  • 3) tI≈1,92t_{I}\approx 1{,}92 s ; jet de 19,0819{,}08 m
  • 4) vI≈14,43v_{I}\approx 14{,}43 m/s
  • 5) θ≈46,4∘\theta\approx 46{,}4^{\circ} sous l'horizontale
  • 6) Em≈755,9E_{m}\approx 755{,}9 J au départ et à l'impact

1) Le système est le poids, étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen. La seule force est le POIDS P⃗=mg⃗\vec{P}=m\vec{g}, l'air étant négligé. La deuxième loi de Newton donne ma⃗=mg⃗m\vec{a}=m\vec{g}, donc a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g} : l'accélération est constante, verticale, dirigée vers le bas, et surtout INDÉPENDANTE de la masse. En projetant, ax=0a_{x}=0 et ay=−ga_{y}=-g. Deux intégrations successives, avec v0x=v0cos⁡α≈9,96v_{0x}=v_{0}\cos\alpha\approx 9{,}96 m/s, v0y=v0sin⁡α≈8,36v_{0y}=v_{0}\sin\alpha\approx 8{,}36 m/s et les conditions initiales x(0)=0x(0)=0, y(0)=2,00y(0)=2{,}00, donnent x(t)=9,96 tx(t)=9{,}96\,t et y(t)=−4,905 t2+8,36 t+2,00y(t)=-4{,}905\,t^{2}+8{,}36\,t+2{,}00.

2) Au sommet, la composante verticale de la vitesse s'annule : vy(t)=−gt+v0y=0v_{y}(t)=-gt+v_{0y}=0 donne tS=v0yg=8,3569,81≈0,85t_{S}=\frac{v_{0y}}{g}=\frac{8{,}356}{9{,}81}\approx 0{,}85 s. L'altitude correspondante vaut y(tS)=h0+v0y22g=2,00+8,35622×9,81=2,00+3,56≈5,56y(t_{S})=h_{0}+\frac{v_{0y}^{2}}{2g}=2{,}00+\frac{8{,}356^{2}}{2\times 9{,}81}=2{,}00+3{,}56\approx 5{,}56 m. On notera que la composante horizontale, elle, ne s'annule jamais : au sommet le poids avance encore à près de 1010 m/s.

3) L'impact a lieu quand y(t)=0y(t)=0, soit −4,905 t2+8,356 t+2,00=0-4{,}905\,t^{2}+8{,}356\,t+2{,}00=0. Le discriminant vaut Δ=8,3562+4×4,905×2,00=69,83+39,24=109,07\Delta=8{,}356^{2}+4\times 4{,}905\times 2{,}00=69{,}83+39{,}24=109{,}07, donc Δ≈10,44\sqrt{\Delta}\approx 10{,}44. Les deux racines sont t=−8,356±10,44−9,81t=\frac{-8{,}356\pm 10{,}44}{-9{,}81}, ce qui donne t≈−0,21t\approx-0{,}21 s, à REJETER car antérieure au lancer, et tI≈1,92t_{I}\approx 1{,}92 s. La longueur du jet vaut alors x(tI)=9,96×1,916≈19,08x(t_{I})=9{,}96\times 1{,}916\approx 19{,}08 m.

4) L'air étant négligé, le poids n'est soumis qu'à son poids, force CONSERVATIVE : l'énergie mécanique se conserve. On écrit donc 12mv02+mgh0=12mvI2+0\frac{1}{2}mv_{0}^{2}+mgh_{0}=\frac{1}{2}mv_{I}^{2}+0, et la masse se simplifie : vI2=v02+2gh0=169+2×9,81×2,00=169+39,24=208,24v_{I}^{2}=v_{0}^{2}+2gh_{0}=169+2\times 9{,}81\times 2{,}00=169+39{,}24=208{,}24, d'où vI≈14,43v_{I}\approx 14{,}43 m/s. Ce raisonnement est plus rapide que le calcul par les composantes et surtout indépendant de la question 3, ce qui en fait un contrôle utile.

5) On calcule les composantes à l'impact : vx=v0x≈9,96v_{x}=v_{0x}\approx 9{,}96 m/s, inchangée, et vy=v0y−g tI=8,356−9,81×1,916≈−10,44v_{y}=v_{0y}-g\,t_{I}=8{,}356-9{,}81\times 1{,}916\approx-10{,}44 m/s, négative puisque le poids descend. L'angle avec l'horizontale vérifie tan⁡θ=∣vy∣vx=10,449,96≈1,049\tan\theta=\frac{|v_{y}|}{v_{x}}=\frac{10{,}44}{9{,}96}\approx 1{,}049, donc θ≈46,4∘\theta\approx 46{,}4^{\circ} sous l'horizontale. Contrôle : 9,962+10,442≈14,43\sqrt{9{,}96^{2}+10{,}44^{2}}\approx 14{,}43 m/s ✓, la même valeur qu'en 4).

6) Au départ : Ec=12×7,26×169≈613,5E_{c}=\frac{1}{2}\times 7{,}26\times 169\approx 613{,}5 J et Epp=7,26×9,81×2,00≈142,4E_{pp}=7{,}26\times 9{,}81\times 2{,}00\approx 142{,}4 J, soit Em≈755,9E_{m}\approx 755{,}9 J. À l'impact : Ec=12×7,26×208,24≈755,9E_{c}=\frac{1}{2}\times 7{,}26\times 208{,}24\approx 755{,}9 J et Epp=0E_{pp}=0, soit Em≈755,9E_{m}\approx 755{,}9 J ✓. L'énergie mécanique est bien conservée, l'énergie potentielle initiale s'étant intégralement convertie en énergie cinétique.

Deux remarques que le barème valorise. D'abord l'angle d'impact, 46,4∘46{,}4^{\circ}, est SUPÉRIEUR à l'angle de lancer, 40∘40^{\circ} : c'est la conséquence du départ en hauteur, le poids ayant plus de descente que de montée à effectuer. Un lancer depuis le sol donnerait une trajectoire symétrique et un angle d'impact égal à l'angle de départ. Ensuite, la masse de 7,267{,}26 kg n'intervient NULLE PART dans les questions 1 à 5, puisqu'elle se simplifie dans la deuxième loi de Newton comme dans le bilan énergétique : elle n'apparaît qu'à la question 6, où l'on demande des énergies. Une donnée fournie n'est donc pas nécessairement utile partout, et repérer qu'elle se simplifie est en soi un élément de compréhension.

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Exercice 3 (6 points) • Résolution de problème

Exercice 3 : Résolution de problème : le chauffe-eau

Un ballon d'eau chaude contient 200 L d'eau, initialement à 15 °C. Une résistance électrique de puissance 2 400 W doit porter cette eau à 60 °C. Le rendement du chauffage est de 90 pour cent, le reste étant perdu vers l'extérieur pendant la chauffe.

Une fois l'eau chaude, le ballon est maintenu à 60 °C dans une pièce à 20 °C. Son isolation est caractérisée par une résistance thermique Rth=0,50R_{th}=0{,}50 K·W−1^{-1}.

Données : capacité thermique massique de l'eau c=4,185×103c=4{,}185\times 10^{3} J·kg−1^{-1}·K−1^{-1} ; masse volumique de l'eau ρ=1,00\rho=1{,}00 kg/L ; prix de l'électricité 0,100{,}10 dollar par kilowattheure ; 11 kWh =3,6×106=3{,}6\times 10^{6} J.

Estimez la durée et le coût du chauffage complet, puis le coût du seul maintien en température sur une journée. Commentez la comparaison. Toute la démarche doit apparaître.

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Réponses

  • 1) Chauffage : environ 44 h 5151 min, 11,611{,}6 kWh, 1,161{,}16 dollar
  • 2) Maintien : 8080 W, 2,132{,}13 kWh, environ 0,210{,}21 dollar par jour
  • 3) Le maintien coûte plus de cinq fois la chauffe par mois : isoler d'abord

ÉTAPE 1, l'énergie utile. La masse d'eau vaut m=ρV=1,00×200=200m=\rho V=1{,}00\times 200=200 kg. L'énergie à fournir à l'eau est Q=m c ΔT=200×4,185×103×(60−15)=200×4 185×45=3,77×107Q=m\,c\,\Delta T=200\times 4{,}185\times 10^{3}\times(60-15)=200\times 4\,185\times 45=3{,}77\times 10^{7} J, soit environ 37,737{,}7 MJ. On travaille en KELVINS pour l'écart, mais un écart de 4545 °C vaut exactement 4545 K, ce qui dispense de convertir les températures elles-mêmes.

ÉTAPE 2, l'énergie électrique consommée. Le rendement étant de 90 %90\ \%, l'énergie utile ne représente que 0,900{,}90 fois l'énergie consommée : E=Q0,90=3,7665×1070,90=4,185×107E=\frac{Q}{0{,}90}=\frac{3{,}7665\times 10^{7}}{0{,}90}=4{,}185\times 10^{7} J, soit environ 41,941{,}9 MJ. On DIVISE par le rendement, on ne multiplie pas : l'énergie consommée est nécessairement supérieure à l'énergie utile.

ÉTAPE 3, la durée. La résistance délivre 2 4002\,400 J par seconde, donc Δt=EP=4,185×1072 400≈1,744×104\Delta t=\frac{E}{P}=\frac{4{,}185\times 10^{7}}{2\,400}\approx 1{,}744\times 10^{4} s. En convertissant : 17 437,53 600≈4,84\frac{17\,437{,}5}{3\,600}\approx 4{,}84 h, soit 44 h et 0,84×60≈510{,}84\times 60\approx 51 min. Le chauffage complet dure donc environ 44 h 5151 min, ce qui est cohérent avec le fonctionnement nocturne habituel de ces appareils.

ÉTAPE 4, le coût du chauffage. On convertit l'énergie consommée en kilowattheures : 4,185×1073,6×106=11,625\frac{4{,}185\times 10^{7}}{3{,}6\times 10^{6}}=11{,}625 kWh. Le coût vaut donc 11,625×0,10≈1,1611{,}625\times 0{,}10\approx 1{,}16 dollar. On peut contrôler autrement : 2,42{,}4 kW pendant 4,844{,}84 h donnent bien 11,611{,}6 kWh ✓.

ÉTAPE 5, le maintien en température. La déperdition est un flux thermique traversant l'isolation : Φ=ΔTRth=60−200,50=80\Phi=\frac{\Delta T}{R_{th}}=\frac{60-20}{0{,}50}=80 W. Sur une journée, cela représente 80×24×3 600=6,912×10680\times 24\times 3\,600=6{,}912\times 10^{6} J à compenser. En tenant compte du rendement, l'énergie électrique nécessaire vaut 6,912×1060,90=7,68×106\frac{6{,}912\times 10^{6}}{0{,}90}=7{,}68\times 10^{6} J, soit 7,68×1063,6×106≈2,13\frac{7{,}68\times 10^{6}}{3{,}6\times 10^{6}}\approx 2{,}13 kWh, donc environ 0,210{,}21 dollar par jour.

ÉTAPE 6, la comparaison et la conclusion. Sur un mois de 3030 jours, le seul maintien coûte 0,21×30≈6,400{,}21\times 30\approx 6{,}40 dollars, soit plus de CINQ FOIS le coût d'un chauffage complet, qui n'était que de 1,161{,}16 dollar. Le poste dominant de la facture n'est donc pas la chauffe mais les pertes permanentes, et sur une année le maintien approche 7878 dollars. La conclusion pratique s'impose : améliorer l'ISOLATION est bien plus rentable qu'optimiser la chauffe. Doubler la résistance thermique, en la portant de 0,500{,}50 à 1,01{,}0 K·W−1^{-1}, diviserait le flux par deux et ramènerait le maintien à environ 3939 dollars par an.

Trois contrôles valident l'ensemble, et une résolution de problème est notée autant sur eux que sur les valeurs. D'abord les ORDRES DE GRANDEUR : chauffer deux cents litres de quarante-cinq degrés avec une résistance de deux kilowatts en quelques heures est plausible, alors qu'un résultat de quelques minutes ou de plusieurs jours aurait dû alerter. Ensuite les UNITÉS : le produit d'une masse en kilogrammes, d'une capacité en joules par kilogramme et par kelvin et d'un écart en kelvins donne bien des joules ✓, et un flux en watts multiplié par des secondes redonne des joules ✓. Enfin la COHÉRENCE INTERNE : le rendement de 90 %90\ \% augmente à la fois la durée et le coût dans le même rapport 10,9≈1,11\frac{1}{0{,}9}\approx 1{,}11, ce qu'on retrouve en comparant les 44 h 5151 obtenues aux 44 h 2222 qu'un chauffage parfait aurait demandées.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-blanc-spe-physique-chimie. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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