Exercice 1 : Énergie interne et capacité thermique
L'énergie interne d'un système est la somme des énergies microscopiques de ses constituants. Pour une phase condensée, sa variation vaut , où est la capacité thermique massique.
On donne .
- a) Calculez l'énergie à fournir pour porter d'eau de à .
- b) Pourquoi peut-on utiliser indifféremment des degrés Celsius ou des kelvins pour , mais pas pour ?
- c) La capacité thermique massique de l'eau est l'une des plus élevées qui soient. Citez deux conséquences concrètes.
- d) On mélange d'eau à et d'eau à dans un récipient calorifugé. Calculez la température finale.
- e) Refaites le calcul avec d'eau froide au lieu de . Que devient la température finale ?
Voir la correction
a) , soit environ .
b) Parce que les deux échelles ont le MÊME pas : une variation d'un degré Celsius est exactement une variation d'un kelvin, seule l'origine diffère de . Un écart de température a donc la même valeur dans les deux unités, alors qu'une température absolue n'a évidemment pas la même. La règle pratique est simple : dès qu'on écrit , les deux se valent ; dès qu'on écrit seul, il faut des kelvins.
c) Premièrement, la RÉGULATION THERMIQUE des climats : les océans emmagasinent d'énormes quantités de chaleur pour de faibles variations de température, ce qui adoucit le climat des régions côtières et explique les hivers plus doux à Vancouver qu'à Winnipeg. Deuxièmement, l'usage de l'eau comme FLUIDE CALOPORTEUR dans les circuits de chauffage et de refroidissement, y compris dans les centrales nucléaires : à débit égal, elle transporte plus d'énergie que tout autre liquide courant.
d) Le récipient étant calorifugé, l'énergie perdue par l'eau chaude est intégralement gagnée par l'eau froide : . Les masses étant égales, et se simplifient : .
e) Avec : , donc et . La température finale est la moyenne PONDÉRÉE par les masses, et non la moyenne arithmétique : c'est la masse la plus grande qui impose sa température.