Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés : équations de réaction et avancement (Seconde)
Voici une série d'exercices corrigés de physique-chimie sur les équations de réaction, le tableau d'avancement et le réactif limitant, au niveau de la classe de Seconde du programme français, tel qu'il est suivi au Lycée Marie de France et au Collège Stanislas à Montréal.
Le fil du chapitre : une équation de réaction ne dit pas combien de matière disparaît, elle dit dans quelles PROPORTIONS les espèces se transforment. Le tableau d'avancement n'est rien d'autre que la traduction de ces proportions en nombres, et le réactif limitant est simplement celui qui s'épuise le premier quand on avance.
L'exercice 7 donne l'image la plus parlante du réactif limitant : le volume de gaz produit augmente proportionnellement à la masse de bicarbonate versée, puis s'arrête net sur un palier. Ce coude sur le graphe est exactement le moment où le vinaigre, et non plus le bicarbonate, devient le réactif limitant.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Une équation de réaction est ajustée quand chaque ÉLÉMENT est présent en même nombre d'atomes de chaque côté. Les coefficients se placent devant les formules, jamais dans les formules.
•Au cours d'une transformation chimique, les atomes se réorganisent : ils ne sont ni créés ni détruits. La masse totale se conserve.
•Tableau d'avancement : dans l'état intermédiaire, chaque réactif vaut ninitial−(coefficient)×x et chaque produit (coefficient)×x, où x est l'avancement, en moles.
•Le réactif limitant est celui pour lequel le rapport coefficientninitial est le PLUS PETIT. L'avancement maximal xmax est ce rapport.
•Mélange stoechiométrique : tous les rapports coefficientn sont égaux, et tous les réactifs disparaissent ensemble.
•Rappels utiles : n=Mm, n=VmV avec Vm=24,0L/mol, et n=cV pour une solution.
•Transformation physique : les molécules sont conservées. Transformation chimique : les molécules changent, les atomes sont conservés. Transformation nucléaire : les noyaux eux-mêmes changent.
Partie A : Les bases (/50)
Exercice 1 : Trois sortes de transformations
On distingue les transformations physiques, où les molécules sont conservées, les transformations chimiques, où les molécules changent mais où les atomes sont conservés, et les transformations nucléaires, où les noyaux eux-mêmes changent.
Le schéma ci-dessous décrit le contenu d'un récipient avant et après une transformation.
a) De quel type de transformation s'agit-il sur le schéma ? Justifiez en comptant les atomes.
b) Écrivez l'équation de la réaction correspondante, ajustée.
c) Classez les cinq situations suivantes : la fonte de la neige au printemps, la combustion du bois dans un poêle, la dissolution du sel dans l'eau, la désintégration d'un noyau d'uranium dans une centrale, la rouille d'une carrosserie.
d) Pour la fonte de la neige et pour la combustion du bois, dites ce qui est conservé et ce qui ne l'est pas.
e) Pourquoi une transformation nucléaire ne peut-elle pas s'écrire avec le même type d'équation qu'une réaction chimique ?
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Réponses
a)Transformation chimique : 8 H et 6 O avant comme après
d)Fonte : molécules et masse conservées ; combustion : atomes et masse totale conservés, molécules non
e)Les éléments ne sont pas conservés ; ce sont A et Z qui se conservent
a) C'est une transformation chimique. Avant : 4 molécules H2 et 3 molécules O2, soit 8 atomes d'hydrogène et 6 atomes d'oxygène. Après : 4 molécules H2O et 1 molécule O2, soit 8 atomes d'hydrogène et 4+2=6 atomes d'oxygène. Les atomes sont conservés, les molécules non : c'est la signature d'une transformation chimique.
b) Quatre molécules de dihydrogène ont réagi avec deux molécules de dioxygène pour donner quatre molécules d'eau, soit en divisant par deux : 2H2+O2→2H2O. La molécule de dioxygène restante n'apparaît pas dans l'équation, c'est un excès. Une équation décrit ce qui réagit, pas ce qui reste dans le flacon.
c) Fonte de la neige : transformation physique, l'eau reste de l'eau. Combustion du bois : transformation chimique, la cellulose devient du dioxyde de carbone et de l'eau. Dissolution du sel : transformation physique, les ions sont dispersés mais ni créés ni modifiés. Désintégration de l'uranium : transformation nucléaire, le noyau lui-même change. Rouille : transformation chimique, le fer devient de l'oxyde de fer.
d) À la fonte, tout est conservé sauf l'organisation : mêmes molécules d'eau, même masse, seul l'état change, du solide au liquide. À la combustion, les atomes et la masse totale sont conservés, mais les molécules ne le sont pas : le bois et le dioxygène disparaissent, le dioxyde de carbone et l'eau apparaissent. La masse du bois seul diminue, ce qui trompe souvent, mais si l'on pèse aussi les gaz consommés et produits, le total est inchangé.
e) Parce qu'une équation chimique repose sur la conservation des ÉLÉMENTS : on retrouve à droite exactement les mêmes atomes qu'à gauche, réarrangés. Dans une transformation nucléaire, le noyau change d'identité, un élément se transforme en un autre, et ce sont alors le nombre de nucléons A et le numéro atomique Z qui se conservent, pas les éléments. C'est aussi pourquoi les énergies mises en jeu sont sans commune mesure, de l'ordre du million de fois plus grandes.
Exercice 2 : Ajuster cinq équations
Ajuster une équation, c'est placer devant chaque formule un coefficient entier tel que chaque élément soit présent en même nombre des deux côtés.
On ne modifie JAMAIS les indices à l'intérieur d'une formule : cela reviendrait à changer l'espèce chimique elle-même.
a) CH4+O2→CO2+H2O
b) C4H10+O2→CO2+H2O
c) Fe+O2→Fe2O3
d) N2+H2→NH3
e) Un élève ajuste l'équation a) en écrivant CH4+O4→CO2+H4O2. Chaque élément est-il équilibré ? Pourquoi est-ce faux malgré tout ?
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Réponses
a)CH4+2O2→CO2+2H2O
b)2C4H10+13O2→8CO2+10H2O
c)4Fe+3O2→2Fe2O3
d)N2+3H2→2NH3
e)Les atomes tombent juste, mais O₄ et H₄O₂ n'existent pas
a) CH4+2O2→CO2+2H2O. Vérification : carbone 1=1, hydrogène 4=4, oxygène 4=2+2=4. La méthode : on commence par le carbone, puis l'hydrogène, et on termine par l'oxygène, qui apparaît dans deux produits et qu'on ajuste donc en dernier.
b) 2C4H10+13O2→8CO2+10H2O. En partant d'une seule molécule de butane, il faudrait 213 dioxygènes ; on double donc tout pour rester entier. Vérification de l'oxygène : 13×2=26 à gauche, 8×2+10=26 à droite.
c) 4Fe+3O2→2Fe2O3. Vérification : fer 4=2×2, oxygène 6=2×3. Le réflexe utile est de partir du composé le plus complexe, ici Fe2O3, et d'ajuster les corps simples ensuite.
d) N2+3H2→2NH3. Vérification : azote 2=2, hydrogène 6=2×3. C'est la synthèse de l'ammoniac, l'une des réactions industrielles les plus importantes au monde puisqu'elle fournit les engrais azotés.
e) Le comptage tombe juste : un carbone de chaque côté, quatre hydrogènes, quatre oxygènes. Et pourtant l'équation est fausse, parce que O4 et H4O2 n'existent pas : l'élève a inventé des espèces chimiques pour faire tomber les comptes. Ajuster une équation ne consiste jamais à retoucher les formules, uniquement à choisir combien de fois chaque molécule intervient. Les formules sont des données du problème, les coefficients sont les inconnues.
Exercice 3 : Un tableau d'avancement complet
On fait brûler 2,0mol de méthane en présence de 6,0mol de dioxygène, selon l'équation CH4+2O2→CO2+2H2O.
Le graphe ci-dessous donne les quantités de matière des quatre espèces en fonction de l'avancement x.
a) Écrivez, en fonction de x, la quantité de matière de chaque espèce.
b) Attribuez chaque droite du graphe à une espèce, en justifiant par sa pente.
c) Déterminez l'avancement maximal et le réactif limitant.
d) Donnez le bilan de matière dans l'état final.
e) Quelle quantité de dioxygène aurait-il fallu pour un mélange stoechiométrique ? Que devient alors le graphe ?
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Réponses
a)2,0−x ; 6,0−2x ; x ; 2x
b)Descendantes : O₂ (depuis 6, pente −2) et CH₄ ; montantes : H₂O (pente 2) et CO₂ (pente 1)
c)xmax=2,0mol, méthane limitant
d)0 ; 2,0 ; 2,0 ; 4,0mol
e)4,0mol : les deux droites des réactifs s'annulent en x=2,0
a) Méthane : n=2,0−x. Dioxygène : n=6,0−2x, car il en disparaît deux fois plus vite. Dioxyde de carbone : n=x. Eau : n=2x. Ces quatre expressions sont le tableau d'avancement, écrit en ligne.
b) Les deux droites descendantes sont les réactifs. Celle qui part de 6 et descend deux fois plus vite est le dioxygène, celle qui part de 2 est le méthane. Les deux droites montantes sont les produits : celle de pente 2 est l'eau, celle de pente 1 est le dioxyde de carbone. La pente d'une droite est exactement le coefficient stoechiométrique, au signe près, et c'est ce qui rend ce graphe lisible d'un coup d'oeil.
c) On cherche quand chaque réactif s'annule. Méthane : 2,0−x=0 donne x=2,0. Dioxygène : 6,0−2x=0 donne x=3,0. Le premier épuisé impose la fin de la réaction, donc xmax=2,0mol et le réactif limitant est le MÉTHANE. Autrement dit, on compare 12,0=2,0 et 26,0=3,0, et le plus petit gagne.
d) À xmax=2,0 : méthane 0, dioxygène 6,0−4,0=2,0mol restants, dioxyde de carbone 2,0mol, eau 4,0mol. Le dioxygène est en excès de 2,0mol, ce qui est cohérent avec le fait qu'il en fallait 4,0 et qu'on en avait 6,0.
e) Il aurait fallu exactement 2×2,0=4,0mol de dioxygène. Sur le graphe, la droite du dioxygène partirait alors de 4 et atteindrait zéro au même point que celle du méthane, en x=2,0 : les deux réactifs s'annuleraient ensemble. C'est la définition graphique du mélange stoechiométrique, et c'est ce que recherche un brûleur bien réglé, faute de quoi le gaz en excès part inutilement dans la cheminée.
Exercice 4 : Trouver le réactif limitant
L'aluminium réagit avec le dichlore selon l'équation 2Al+3Cl2→2AlCl3.
On introduit 0,40mol d'aluminium et 0,45mol de dichlore. Le diagramme compare les rapports coefficientn.
a) Calculez les deux rapports et identifiez le réactif limitant.
b) Déterminez xmax et la quantité de chlorure d'aluminium formée.
c) Quelle quantité de réactif en excès reste-t-il à la fin ?
d) Quelle masse d'aluminium aurait-il fallu introduire pour un mélange stoechiométrique ? On donne M(Al)=27,0g/mol.
e) Un élève conclut que l'aluminium est limitant « parce qu'il y en a moins ». Pourquoi ce raisonnement est-il faux ici, et quand serait-il correct ?
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Réponses
a)0,20 et 0,15 : dichlore limitant
b)xmax=0,15mol ; 0,30mol de AlCl3
c)0,10mol d'aluminium
d)0,30mol, soit 8,1g
e)Il faut comparer n / coefficient ; correct seulement si les coefficients sont égaux
a) Pour l'aluminium : 20,40=0,20. Pour le dichlore : 30,45=0,15. Le plus petit rapport désigne le réactif limitant, c'est donc le DICHLORE, malgré une quantité de matière plus grande.
b) L'avancement maximal est ce plus petit rapport : xmax=0,15mol. Le chlorure d'aluminium a pour coefficient 2, il s'en forme donc 2×0,15=0,30mol.
c) L'aluminium consommé vaut 2xmax=0,30mol, il en reste donc 0,40−0,30=0,10mol. On vérifie que le dichlore, lui, est bien à zéro : 0,45−3×0,15=0.
d) Il faut 2n(Al)=3n(Cl2), donc n(Al)=32×0,45=0,30mol, soit une masse m=0,30×27,0=8,1g. On avait introduit 0,40mol, soit 10,8g : les 2,7g en trop ne servent à rien.
e) Parce que comparer directement des quantités de matière revient à oublier que les espèces ne réagissent pas une pour une : il faut trois dichlores pour deux aluminiums. Le dichlore, plus abondant au départ, disparaît pourtant plus vite. Le raisonnement « il y en a moins donc il est limitant » n'est correct que dans le cas particulier où les deux coefficients stoechiométriques sont égaux. Diviser par le coefficient est ce qui rend les deux réactifs comparables, exactement comme on ramène deux prix au kilogramme avant de les comparer.
Exercice 5 : La masse se conserve, la balance le dit
On fait réagir 2,0g de dihydrogène avec 16,0g de dioxygène selon 2H2+O2→2H2O.
a) Calculez les quantités de matière initiales des deux réactifs.
b) Montrez que le mélange est stoechiométrique.
c) Calculez la masse d'eau formée et vérifiez la conservation de la masse.
d) Un élève fait brûler de la laine de fer sur une balance et constate que la masse AUGMENTE. Est-ce contradictoire avec la conservation de la masse ?
e) Le même élève brûle une bougie sur la balance et constate cette fois que la masse DIMINUE. Même question.
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Réponses
a)1,0mol et 0,50mol
b)Rapports égaux à 0,50 : stoechiométrique
c)18,0g d'eau =2,0+16,0 ✓
d)Non : le dioxygène de l'air se fixe sur le fer
e)Non : les gaz formés s'échappent
a) n(H2)=2,02,0=1,0mol et n(O2)=32,016,0=0,50mol.
b) On compare les rapports : 21,0=0,50 pour le dihydrogène et 10,50=0,50 pour le dioxygène. Ils sont égaux, donc le mélange est stoechiométrique et les deux réactifs disparaîtront ensemble, avec xmax=0,50mol.
c) Il se forme 2xmax=1,0mol d'eau, soit m=1,0×18,0=18,0g. Or 2,0+16,0=18,0g : la masse totale est bien conservée. Ce contrôle vaut d'être fait systématiquement, il attrape la plupart des erreurs de coefficient.
d) Non. Le fer se combine au dioxygène de l'air pour donner un oxyde : la masse d'oxyde recueillie est celle du fer PLUS celle du dioxygène fixé, qui vient de l'air et n'était pas sur la balance au départ. Le système pesé n'est pas fermé, voilà tout. Si l'on enfermait le tout dans un ballon scellé, la balance ne bougerait pas.
e) Non plus, et c'est le cas symétrique. La bougie produit du dioxyde de carbone et de l'eau, deux gaz qui s'échappent dans la pièce et quittent la balance. Là encore le système n'est pas fermé. C'est exactement le piège que Lavoisier a levé à la fin du dix-huitième siècle en travaillant dans des récipients clos : tant qu'on ne pèse pas les gaz, on croit voir de la matière apparaître ou disparaître.
Partie B : Problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : La bonbonne du barbecue
Une bonbonne de barbecue contient 5,80kg de butane C4H10, de masse molaire 58,0g/mol. La combustion complète s'écrit 2C4H10+13O2→8CO2+10H2O.
On prendra Vm=24,0L/mol, M(CO2)=44,0g/mol, et une proportion de dioxygène dans l'air de 21% en quantité de matière.
a) Calculez la quantité de matière de butane contenue dans la bonbonne.
b) Quelle quantité de dioxygène faut-il pour brûler tout ce butane ? Quel volume de dioxygène cela représente-t-il ?
c) Quel volume d'air faut-il ? Comparez au volume d'une pièce de 30m3.
d) Calculez la masse de dioxyde de carbone rejetée. Comparez-la à la masse de butane brûlé et expliquez le résultat.
e) Que se passe-t-il si le brûleur est mal réglé et que le dioxygène devient limitant ? Pourquoi est-ce dangereux ?
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Réponses
a)100mol
b)650mol ; 15,6m3
c)Environ 74m3 d'air, plus de deux pièces
d)17,6kg : l'oxygène vient de l'air
e)Combustion incomplète : monoxyde de carbone toxique
a) n=58,05,80×103=100mol de butane. Les kilogrammes doivent être convertis en grammes avant de diviser par la masse molaire.
b) Les coefficients donnent la proportion : 13 dioxygènes pour 2 butanes, donc n(O2)=213×100=650mol. Volume : V=650×24,0=1,56×104L, soit 15,6m3 de dioxygène pur.
c) Le dioxygène ne représente que 21% de l'air : Vair=0,2115,6=74m3. C'est plus du double du volume d'une pièce de 30m3. Voilà une raison chiffrée de ne jamais utiliser un barbecue au gaz à l'intérieur : une seule bonbonne consomme l'air de deux pièces.
d) Il se forme 28×100=400mol de dioxyde de carbone, soit m=400×44,0=1,76×104g=17,6kg. On rejette donc trois fois plus de dioxyde de carbone qu'on n'a brûlé de butane. Il n'y a là aucune création de matière : la différence vient des atomes d'oxygène prélevés dans l'air, qui pèsent lourd. La masse totale est bien conservée si l'on compte aussi l'eau formée et le dioxygène consommé.
e) La combustion devient incomplète : au lieu de dioxyde de carbone, elle produit du monoxyde de carbone CO et des particules de carbone, ce qui se voit à la flamme jaune et suiffeuse au lieu d'une flamme bleue. Le monoxyde de carbone est inodore et se fixe sur l'hémoglobine à la place du dioxygène : c'est la première cause d'intoxication domestique mortelle. Le réactif limitant n'est donc pas ici une simple question d'exercice, il décide de ce qui sort du brûleur.
Exercice 7 : Le vinaigre et le bicarbonate
On verse des masses croissantes de bicarbonate de sodium NaHCO3 (M=84,0g/mol) dans 50,0mL de vinaigre contenant de l'acide éthanoïque à 1,00mol/L, et on recueille le dioxyde de carbone dégagé.
L'équation est CH3COOH+NaHCO3→CH3COONa+H2O+CO2. On prend Vm=24,0L/mol.
a) Calculez la quantité de matière d'acide éthanoïque contenue dans le vinaigre.
b) Pour m=2,0g de bicarbonate, déterminez le réactif limitant et le volume de dioxyde de carbone dégagé.
c) À partir de quelle masse de bicarbonate le volume cesse-t-il d'augmenter ? Justifiez par le calcul et retrouvez le coude du graphe.
d) Quelle est la valeur du palier ?
e) Que faudrait-il changer pour que le palier soit deux fois plus haut ? Donnez deux possibilités.
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Réponses
a)5,00×10−2mol
b)Bicarbonate limitant ; 0,57L
c)4,2g
d)1,20L
e)Doubler le volume de vinaigre ou sa concentration
a) n=cV=1,00×0,0500=5,00×10−2mol d'acide.
b) n(NaHCO3)=84,02,0=2,4×10−2mol. Les coefficients valant tous 1, on compare directement : 2,4×10−2<5,00×10−2, le bicarbonate est limitant. Donc xmax=2,4×10−2mol et V(CO2)=2,4×10−2×24,0=0,57L. Le graphe donne bien environ 0,57L pour 2,0g.
c) Le bicarbonate cesse d'être limitant quand sa quantité atteint celle de l'acide, soit n=5,00×10−2mol, ce qui correspond à m=5,00×10−2×84,0=4,2g. C'est exactement l'abscisse du coude sur le graphe. Au-delà, tout bicarbonate supplémentaire reste au fond du bécher sans réagir, faute d'acide.
d) Le palier correspond à xmax=5,00×10−2mol, donc V=5,00×10−2×24,0=1,20L. C'est la valeur lue sur la partie horizontale du graphe.
e) Le palier est fixé par la quantité d'ACIDE, seule limite quand le bicarbonate est en excès. Pour le doubler, on peut soit prendre 100,0mL de vinaigre au lieu de 50,0, soit utiliser un vinaigre deux fois plus concentré, à 2,00mol/L. Dans les deux cas n passe à 0,100mol et le palier à 2,40L, tandis que le coude se déplace vers 8,4g. En revanche, ajouter du bicarbonate ne changerait rien du tout, et c'est là toute la leçon du palier.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est fausse. Pour chacune, dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.
a) « Pour ajuster une équation, on peut changer les indices des formules, du moment que le compte des atomes tombe juste. »
b) « Le réactif limitant est celui dont la quantité de matière initiale est la plus petite. »
c) « Quand une bougie brûle, de la matière disparaît, puisque la bougie diminue. »
d) « À la fin de la réaction, il ne reste plus aucun réactif. »
e) « L'avancement x est un pourcentage, il est donc compris entre 0 et 100. »
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Réponses
a)On ajuste uniquement avec des coefficients
b)Plus petit rapport n / coefficient
c)La masse d'un système fermé est conservée
d)Seul le réactif limitant a disparu
e)x s'exprime en moles, de 0 à xmax
a) Faux : changer un indice change l'espèce chimique elle-même. Écrire H2O2 à la place de H2O ne rééquilibre pas une équation, cela remplace l'eau par de l'eau oxygénée, qui est une tout autre substance. Énoncé correct : on ajuste uniquement en plaçant des coefficients devant les formules.
b) Faux : il faut comparer les rapports coefficientn, pas les quantités brutes. Dans 2Al+3Cl2, avec 0,40 et 0,45mol, c'est le dichlore qui est limitant bien qu'il soit le plus abondant. Énoncé correct : le réactif limitant est celui dont le rapport coefficientn est le plus petit.
c) Faux : la matière ne disparaît pas, elle change de forme et s'échappe sous forme de gaz, dioxyde de carbone et vapeur d'eau. Si l'on enfermait la bougie et son air dans un récipient scellé posé sur la balance, la masse resterait rigoureusement constante. Énoncé correct : la masse du système fermé est conservée, seule la bougie s'allège.
d) Faux : c'est vrai seulement pour le réactif limitant, et pour tous les réactifs à la fois dans le cas particulier d'un mélange stoechiométrique. En général, le ou les réactifs en excès sont encore présents dans l'état final. Énoncé correct : à la fin, le réactif limitant a disparu, les autres sont en excès.
e) Faux : l'avancement est une quantité de matière, il s'exprime en MOLES et n'a aucune borne à 100. Sa valeur maximale dépend de l'expérience, elle peut valoir 0,15mol comme 650mol. Énoncé correct : x s'exprime en moles et varie de 0 à xmax.
Exercice 9 : Le gonflage d'un airbag
Un airbag se gonfle grâce à la décomposition très rapide de l'azoture de sodium : 2NaN3→2Na+3N2.
On veut obtenir V=60,0L de diazote. Données : Vm=24,0L/mol, M(Na)=23,0g/mol, M(N)=14,0g/mol.
a) Calculez la quantité de matière de diazote nécessaire.
b) Déduisez-en la quantité de matière, puis la masse, d'azoture de sodium à placer dans la cartouche.
c) Quelle masse de sodium métallique se forme en même temps ?
d) L'airbag doit se gonfler en 30ms. Calculez le débit de gaz produit, en litres par seconde.
e) Le sodium formé est très réactif. Les constructeurs ajoutent de l'oxyde de fer pour le transformer aussitôt. Expliquez, sans calcul, pourquoi cette étape supplémentaire ne change pas le volume de gaz obtenu.
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Réponses
a)2,50mol
b)1,67mol ; 108g
c)38,3g
d)2,0×103L/s
e)Le sodium est solide ; le diazote est déjà formé
a) n(N2)=VmV=24,060,0=2,50mol.
b) Les coefficients donnent 2 azotures pour 3 diazotes, donc n(NaN3)=32×2,50=1,67mol. Masse molaire : M=23,0+3×14,0=65,0g/mol, d'où m=1,67×65,0=108g. Un peu plus de cent grammes de solide pour soixante litres de gaz, voilà pourquoi cette réaction a été retenue.
c) Il se forme autant de sodium que d'azoture consommé, les coefficients étant tous deux égaux à 2 : n(Na)=1,67mol, soit m=1,67×23,0=38,3g.
d) 30×10−360,0=2,0×103L/s, soit deux mille litres par seconde. C'est ce débit extrême qui impose une réaction en phase solide déclenchée électriquement, aucune bouteille de gaz sous pression ne se viderait aussi vite.
e) Parce que le sodium n'est pas un gaz et n'intervient pas dans le volume recueilli : le diazote a déjà été entièrement produit par la première réaction. La seconde réaction ne fait que consommer un produit solide dangereux pour le transformer en un solide inoffensif. Le volume de gaz est fixé par la quantité d'azoture de départ et par les coefficients de la première équation, rien de ce qui arrive ensuite au sodium ne peut le modifier.
Exercice 10 : Le pot catalytique
Le pot catalytique d'une voiture transforme le monoxyde de carbone des gaz d'échappement selon 2CO+O2→2CO2.
Pendant une minute de fonctionnement, les gaz d'échappement contiennent 0,80mol de monoxyde de carbone et 0,30mol de dioxygène. On prend Vm=24,0L/mol et M(CO)=28,0g/mol.
a) Déterminez le réactif limitant et l'avancement maximal.
b) Donnez le bilan de matière à la sortie du pot, pour cette minute.
c) Quelle masse de monoxyde de carbone est encore rejetée chaque minute ?
d) Quelle quantité de dioxygène supplémentaire faudrait-il injecter pour éliminer tout le monoxyde de carbone ? Quel volume d'air cela représente-t-il, avec 21% de dioxygène ?
e) Le catalyseur ne figure pas dans l'équation. Pourquoi, et que change-t-il alors ?
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Réponses
a)Dioxygène limitant, xmax=0,30mol
b)CO : 0,20 ; O2 : 0 ; CO2 : 0,60mol
c)5,6g par minute
d)0,10mol ; 11,4L d'air
e)Non consommé, il accélère la réaction sans changer le bilan
a) Rapports : 20,80=0,40 pour le monoxyde de carbone et 10,30=0,30 pour le dioxygène. Le dioxygène est limitant et xmax=0,30mol.
b) Monoxyde de carbone restant : 0,80−2×0,30=0,20mol. Dioxygène : 0. Dioxyde de carbone formé : 2×0,30=0,60mol. Un quart du monoxyde de carbone sort donc du pot sans avoir été transformé.
c) m=0,20×28,0=5,6g par minute, soit environ 340g par heure de roulage. C'est considérable pour un gaz toxique, et c'est bien pourquoi les moteurs sont réglés pour fonctionner avec un léger excès d'air.
d) Pour consommer les 0,20mol restantes, il faut 20,20=0,10mol de dioxygène supplémentaires. En volume : 0,10×24,0=2,4L de dioxygène, soit 0,212,4=11,4L d'air par minute. Une injection d'air modeste suffirait donc, ce que font effectivement les systèmes d'air secondaire au démarrage à froid.
e) Parce qu'un catalyseur n'est ni consommé ni produit : il se retrouve intact à la fin, donc il n'a pas sa place dans le bilan de matière, qui ne compte que ce qui est transformé. Ce qu'il change est la VITESSE : sans lui, cette réaction serait beaucoup trop lente aux températures d'un échappement pour que le gaz ait le temps de réagir en traversant le pot. Il ne modifie ni le réactif limitant, ni xmax, ni le bilan final, seulement le temps nécessaire pour l'atteindre.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Ajuster une équation avec des ions
Quand des ions interviennent, une équation ajustée conserve deux choses : chaque ÉLÉMENT, et la CHARGE électrique totale. On vérifie donc les atomes, puis on additionne les charges de chaque côté.
Ajustez les quatre équations suivantes, en donnant les coefficients dans l'ordre des espèces écrites.
a) Cu2++Al→Cu+Al3+
b) Ag++Cu→Ag+Cu2+
c) Fe3++HO−→Fe(OH)3
d) H++Zn→H2+Zn2+
e) Un élève écrit l'équation a) avec tous les coefficients égaux à 1 et affirme qu'elle est ajustée, puisqu'il y a un atome de cuivre et un atome d'aluminium de chaque côté. Calculez la charge totale de chaque côté et concluez.
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Réponses
a)3Cu2++2Al→3Cu+2Al3+
b)2Ag++Cu→2Ag+Cu2+
c)Fe3++3HO−→Fe(OH)3
d)2H++Zn→H2+Zn2+
e)+2 contre +3 : charge non conservée, équation fausse
a) 3Cu2++2Al→3Cu+2Al3+. Les atomes seuls ne suffisent pas : il faut que les électrons cédés par l'aluminium (3 par atome) soient ceux captés par le cuivre (2 par ion). Le plus petit multiple commun de 2 et 3 est 6 : charge 3×(+2)=+6 à gauche, 2×(+3)=+6 à droite ✓.
b) 2Ag++Cu→2Ag+Cu2+. Charge : 2×(+1)=+2 à gauche, +2 à droite ✓. C'est la réaction qui recouvre d'argent un fil de cuivre plongé dans du nitrate d'argent.
c) Fe3++3HO−→Fe(OH)3. Oxygène et hydrogène : 3 de chaque côté. Charge : +3−3=0 à gauche, 0 à droite pour le solide neutre ✓. L'indice 3 porte sur tout le groupe entre parenthèses.
d) 2H++Zn→H2+Zn2+. Hydrogène : 2=2. Charge : +2 à gauche, +2 à droite ✓. C'est l'attaque du zinc par un acide, avec son dégagement de dihydrogène.
e) Avec les coefficients 1, la charge vaut +2 à gauche et +3 à droite : elle n'est pas conservée, l'équation est donc fausse bien que les atomes soient équilibrés. Cela reviendrait à créer une charge positive à partir de rien. La conservation de la charge est une deuxième condition, indépendante de la conservation des éléments, et c'est elle qui impose ici les coefficients 3 et 2.
Méthode à retenir : on équilibre d'abord les éléments autres que O et H, puis on vérifie la charge ; si elle ne tombe pas juste, on cherche le plus petit multiple commun des charges.
Exercice 12 : Écrire une équation de réaction nucléaire
Dans une réaction nucléaire, les éléments ne sont pas conservés, mais le nombre total de nucléons A et le nombre total de charges Z le sont.
Particules utiles : neutron 01n ; électron −10e ; noyau d'hélium 24He. Numéros atomiques : He : 2 ; C : 6 ; N : 7 ; Kr : 36 ; Ba : 56 ; Rn : 86 ; Ra : 88 ; U : 92.
a) 614C→714N+ZAX. Déterminez A et Z, et identifiez la particule X.
b) 88226Ra→86222Rn+ZAX. Même question.
c) 92235U+01n→56141Ba+Z92Kr+k01n. Déterminez Z et le nombre k de neutrons libérés.
d) 12H+13H→24He+ZAX. Déterminez A, Z et la particule X.
e) Classez les réactions c) et d) : fission, fusion ou désintégration radioactive ? Justifiez.
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Réponses
a)A=0, Z=−1 : électron
b)A=4, Z=2 : noyau d'hélium
c)Z=36, k=3
d)A=1, Z=0 : neutron
e)c) fission ; d) fusion
a) Conservation de A : 14=14+A, donc A=0. Conservation de Z : 6=7+Z, donc Z=−1. La particule −10e est un électron. Un neutron du noyau de carbone s'est transformé en proton, ce qui augmente Z d'une unité et change l'élément : le carbone est devenu de l'azote.
b) 226=222+A donne A=4 et 88=86+Z donne Z=2 : c'est un noyau d'hélium 24He, qu'on appelle aussi particule alpha.
c) Conservation de Z : 92+0=56+Z, donc Z=36, ce qui est bien le krypton. Conservation de A : 235+1=141+92+k, donc k=3. Le piège est d'oublier le neutron INCIDENT à gauche, ce qui donnerait k=2. Ces trois neutrons peuvent à leur tour provoquer trois nouvelles fissions : c'est le principe de la réaction en chaîne.
d) 2+3=4+A donne A=1 et 1+1=2+Z donne Z=0 : c'est un neutron 01n.
e) La réaction c) est une FISSION : un noyau lourd, frappé par un neutron, se casse en deux noyaux plus légers. La réaction d) est une FUSION : deux noyaux légers s'unissent en un noyau plus lourd, comme au coeur du Soleil. Les réactions a) et b) sont des désintégrations radioactives, spontanées, sans projectile.
Le fil de l'exercice : on écrit deux équations, une sur les nombres du haut et une sur ceux du bas, et on n'oublie aucune particule à gauche.
Exercice 13 : Tableau d'avancement à partir de masses
On chauffe un mélange de 2,79g de fer en poudre et de 2,00g de soufre. Il se forme du sulfure de fer selon Fe+S→FeS.
Masses molaires en g/mol : Fe=55,8 ; S=32,1 ; FeS=87,9.
a) Calculez les quantités de matière initiales de fer et de soufre.
b) Déterminez le réactif limitant et l'avancement maximal.
c) Quelle masse de sulfure de fer obtient-on ?
d) Quelle masse du réactif en excès reste-t-elle ?
e) Vérifiez la conservation de la masse. Quelle masse de fer aurait-il fallu pour que le mélange soit stoechiométrique ?
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Réponses
a)5,00×10−2 et 6,23×10−2mol
b)Fer limitant, xmax=5,00×10−2mol
c)4,40g
d)0,395g de soufre
e)4,79g avant et après ; 3,48g de fer
a) n(Fe)=55,82,79=5,00×10−2mol et n(S)=32,12,00≈6,23×10−2mol.
b) Les coefficients valent tous 1 : on compare directement. 5,00×10−2<6,23×10−2, le FER est limitant et xmax=5,00×10−2mol. Attention, c'est la plus petite MASSE qui est ici celle du soufre : comparer les grammes aurait désigné le mauvais réactif.
c) n(FeS)=xmax=5,00×10−2mol, donc m=5,00×10−2×87,9≈4,40g.
d) Soufre restant : 6,23×10−2−5,00×10−2=1,23×10−2mol, soit m≈1,23×10−2×32,1≈0,395g.
e) Avant : 2,79+2,00=4,79g. Après : 4,395+0,395=4,79g ✓. Pour un mélange stoechiométrique, il faut autant de moles de fer que de soufre : 6,23×10−2×55,8≈3,48g de fer.
Méthode à retenir : on convertit TOUT en moles avant de comparer, on raisonne en moles dans le tableau, et l'on ne revient aux grammes qu'à la fin.
Exercice 14 : Problème : le dioxyde de carbone d'une cimenterie
La chaux vive CaO, qui entre dans la fabrication du ciment, s'obtient en chauffant du calcaire CaCO3 vers 900∘C dans un four : CaCO3→CaO+CO2.
Masses molaires en g/mol : Ca=40,1 ; C=12,0 ; O=16,0. On prendra Vm=24,0L/mol. On veut produire 1,00 tonne de chaux vive.
a) Calculez les masses molaires de CaCO3 et de CaO.
b) Quelle quantité de matière de chaux vive représente une tonne ?
c) Quelle masse de calcaire faut-il décomposer ?
d) Quelle masse de dioxyde de carbone est libérée ? Vérifiez la conservation de la masse.
e) Quel volume de dioxyde de carbone cela représente-t-il, en mètres cubes ? La transformation est-elle endothermique ou exothermique ?
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Réponses
a)100,1 et 56,1g/mol
b)1,78×104mol
c)1,78t
d)784kg ; 1,78=1,00+0,784 ✓
e)Environ 428m3 ; endothermique
a) M(CaCO3)=40,1+12,0+3×16,0=100,1g/mol et M(CaO)=40,1+16,0=56,1g/mol.
b) 1,00t=1,00×106g, donc n=56,11,00×106≈1,78×104mol. Le passage de la tonne au gramme, 106, est le point où l'on perd le plus souvent un facteur mille.
c) Les coefficients valent 1 : il faut décomposer autant de moles de calcaire, soit m=1,78×104×100,1≈1,78×106g=1,78t.
d) n(CO2)=1,78×104mol et m=1,78×104×44,0≈7,84×105g=784kg. Conservation : 1,78t de calcaire donnent 1,00t de chaux et 0,784t de gaz, total 1,78t ✓. Plus des trois quarts d'une tonne de dioxyde de carbone par tonne de chaux, sans même compter le combustible du four : c'est pourquoi le ciment pèse lourd dans les émissions mondiales.
e) V=1,78×104×24,0≈4,28×105L, soit environ 428m3. La décomposition n'a lieu qu'en chauffant fortement et s'arrête dès qu'on cesse de chauffer : le système doit RECEVOIR de l'énergie, la transformation est endothermique.
Le fil du problème : une échelle industrielle ne change rien au raisonnement, seulement aux conversions ; on repasse par la mole, puis on revient aux tonnes.
Exercice 15 : Problème : doser les ions chlorure par précipitation
Pour déterminer la concentration en ions chlorure d'une eau, on en prélève 200,0mL et on y ajoute une solution de nitrate d'argent en EXCÈS. Il se forme un précipité blanc de chlorure d'argent : Ag++Cl−→AgCl.
Le précipité est filtré, séché puis pesé : m=0,287g. Données : M(AgCl)=143,4g/mol ; M(Cl)=35,5g/mol.
a) Calculez la quantité de matière de chlorure d'argent formé.
b) Pourquoi le nitrate d'argent doit-il être en excès ? Déduisez-en la quantité de matière d'ions chlorure présente dans le prélèvement.
c) Calculez la concentration en quantité de matière, puis la concentration en masse, des ions chlorure de l'eau.
d) La solution de nitrate d'argent a une concentration de 0,050mol/L. Quel volume minimal faut-il verser pour que tous les ions chlorure précipitent ?
e) Un élève pèse le précipité encore humide. La concentration qu'il trouve est-elle trop grande ou trop petite ?
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Réponses
a)2,00×10−3mol
b)Pour que les chlorures soient limitants ; n(Cl−)=2,00×10−3mol
c)1,00×10−2mol/L ; 0,355g/L
d)40mL
e)Trop grande
a) n(AgCl)=143,40,287≈2,00×10−3mol.
b) On veut que TOUS les ions chlorure réagissent : il faut donc qu'ils soient le réactif limitant, et le nitrate d'argent le réactif en excès. Alors xmax=n(Cl−), et comme il se forme autant de chlorure d'argent que d'avancement, n(Cl−)=n(AgCl)=2,00×10−3mol. Si l'argent était limitant, une partie des chlorures resterait en solution et la pesée les ignorerait.
c) c=0,20002,00×10−3=1,00×10−2mol/L, puis cm=c×M(Cl)=1,00×10−2×35,5≈0,355g/L. On utilise la masse molaire du CHLORE, et non celle du chlorure d'argent, puisque c'est la concentration des ions chlorure qui est demandée.
d) Il faut au moins n(Ag+)=2,00×10−3mol, soit V=cn=0,0502,00×10−3=4,0×10−2L=40mL. En pratique, on en verse davantage pour être certain de l'excès.
e) Trop grande. L'eau restée dans le précipité s'ajoute à sa masse : la masse pesée est plus grande que la vraie masse de chlorure d'argent, donc la quantité de matière calculée, et la concentration qui en découle, sont trop grandes.
Le fil du problème : on remonte d'un produit pesé au réactif dosé par le tableau d'avancement, à condition que ce réactif soit bien le limitant.
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