Calcul intégral MTH0103 • Cours préparatoire de Polytechnique Montréal • Contrôle périodique 1
Contrôle périodique 1 blanc corrigé de MTH0103 (Polytechnique Montréal)
Voici un contrôle périodique 1 blanc de MTH0103, le cours de calcul intégral des cours préparatoires de Polytechnique Montréal. Il couvre la matière du début de session, celle des premiers quiz et du premier contrôle : dérivation, théorèmes de Rolle, de Lagrange et de Cauchy, règle de L'Hospital, différentielle, primitives et changement de variable. Les douze exercices reprennent les types de questions des révisions du cours, vrai ou faux justifié, hypothèses à vérifier, corollaires de Lagrange, inégalité à démontrer, sans en recopier un seul calcul.
Le fil du contrôle tient en une phrase : un théorème ne donne rien tant que ses hypothèses ne sont pas écrites. Rolle refusé à cause d'une borne où la dérivée n'existe pas, « dérivée nulle donc fonction nulle », deux nombres c différents là où Cauchy en exige un seul, L'Hospital appliqué sans nommer la forme : ce sont les erreurs que le corrigé désigne une par une, avec ce qu'elles coûtent.
Comptez trois heures, sans calculatrice, comme au contrôle. C'est plus long qu'un contrôle réel : faites les parties A et B d'abord, puis C et D. Chaque sous-question se vérifie en ligne, et le corrigé donne la réponse en tête avant le raisonnement. Le deuxième contrôle et l'examen final ont chacun leur épreuve blanche, liées en bas de page.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Changement de variable : u=g(x), du=g′(x)dx, et les bornes deviennent g(a) et g(b). Une primitive se vérifie toujours en la dérivant.
Partie A : dérivées et théorème de Rolle (/30)
Exercice 1 : Trois dérivées du premier quiz
Le premier quiz de MTH0103 vérifie qu'on dérive sans hésiter avant d'attaquer les théorèmes. Pour chaque calcul, nommez la règle utilisée avant de l'appliquer : c'est ce que le correcteur lit en premier.
a) Soit f(x)=arcsin(x) pour 0<x<1. Calculez f′(x) sous la forme la plus simple, puis f′(21).
b) Soit g(x)=(x+2)4(x2+1)3x pour x>0. Par dérivation logarithmique, calculez g(x)g′(x), puis g′(1).
c) La courbe d'équation x+y=3 passe par P(4;1). Calculez dxdy puis dx2d2y au point P, et donnez l'équation de la tangente en P.
a) Dérivée d'une composée : (arcsinu)′=1−u2u′ avec u=x, donc u′=2x1 et 1−u2=1−x. On obtient f′(x)=2x1−x1=2x−x21. En x=21 : x−x2=41, 41=21, d'où f′(21)=2⋅211=1. Le piège est d'oublier le facteur u′ : on écrit 1−x1, qui vaut 2≈1,414 en 21. Remarquez aussi que f′ n'existe ni en 0 ni en 1 : la courbe y a une tangente verticale, ce qui servira quand on vérifiera des hypothèses de dérivabilité.
b) Dériver directement demanderait la règle du quotient ET celle du produit sur trois facteurs. La dérivation logarithmique transforme tout en somme, ce qui est légitime car g(x)>0 pour x>0 : lng(x)=3ln(x2+1)+21lnx−4ln(x+2). En dérivant les deux membres : g(x)g′(x)=x2+16x+2x1−x+24. En x=1 : g(1)g′(1)=3+21−34=613. Or g(1)=3423⋅1=818, donc g′(1)=818⋅613=24352≈0,214. L'erreur qui coûte le plus de points est de répondre 613 : on a calculé gg′, pas g′, et il reste à multiplier par g(1).
c) Dérivation implicite, y étant une fonction de x : 2x1+2yy′=0, donc y′=−xy=−xy. En P : y′=−41=−21. Pour la dérivée seconde, on dérive y′=−(xy)1/2 : y′′=−21(xy)−1/2⋅x2y′x−y. En P : (41)−1/2=2 et y′x−y=−2−1=−3, donc y′′=−21⋅2⋅16−3=163. Le piège est d'oublier que y dépend de x en dérivant le quotient xy : on perd alors le terme y′x. Vérification : ici on peut isoler y=(3−x)2=9−6x+x, d'où y′=1−x3 et y′′=23x−3/2 ; en x=4, y′=−21 et y′′=163. Tangente : y=1−21(x−4), soit y=−21x+3.
Exercice 2 : Rolle : les trois hypothèses avant le nombre c
Un contrôle ne demande jamais seulement « trouvez c » : il demande de vérifier les hypothèses, et la moitié des points est là. La figure représente f(x)=x2/3 sur [−1;1].
a) On a f(−1)=f(1)=1. Le théorème de Rolle s'applique-t-il à f(x)=x2/3 sur [−1;1] ? Existe-t-il un c∈]−1;1[ tel que f′(c)=0 ?
b) Vérifiez les hypothèses du théorème de Rolle pour g(x)=sinx+cosx sur [0;2π], puis trouvez le nombre c qu'il annonce et la valeur g(c).
c) La fonction h(x)=x4−x n'est pas dérivable en x=4. Le théorème de Rolle s'applique-t-il quand même sur [0;4] ? Si oui, trouvez c et h(c).
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Réponses
a)Non : f n'est pas dérivable en 0 ; aucun c ne vérifie f′(c)=0
b)Hypothèses vérifiées, c=4π et g(c)=2
c)Oui (dérivable sur l'ouvert) : c=38 et h(c)=9163≈3,079
a) Première hypothèse : f(x)=3x2 est continue sur [−1;1], composée de fonctions continues. Troisième : f(−1)=f(1)=1. Deuxième : pour x=0, f′(x)=32x−1/3=33x2, qui n'existe pas en x=0 ; le quotient xf(x)−f(0)=x−1/3 tend vers +∞ à droite et −∞ à gauche. La dérivabilité sur ]−1;1[ est donc en défaut, et le théorème NE S'APPLIQUE PAS. Et de fait, aucun c ne convient : 33x2 ne s'annule jamais. La figure le montre, le minimum en 0 est une pointe, pas une tangente horizontale. Ce n'est pas une contradiction : quand une hypothèse manque, le théorème ne dit rien, ni oui ni non.
b) g est continue et dérivable sur R, donc sur [0;2π] et sur l'intervalle ouvert. g(0)=0+1=1 et g(2π)=1+0=1. Les trois hypothèses sont vérifiées. g′(x)=cosx−sinx=0 donne tanx=1, soit x=4π dans ]0;2π[ (on a le droit de diviser par cosx, non nul sur cet intervalle). Donc c=4π≈0,785 et g(c)=22+22=2≈1,414, le maximum de g sur l'intervalle. Vérification : g(x)=2sin(x+4π), maximale quand x+4π=2π.
c) Oui. Le théorème demande la continuité sur l'intervalle FERMÉ mais la dérivabilité seulement sur l'intervalle OUVERT ]0;4[. Continuité : 4−x est définie et continue pour x≤4, donc h est continue sur [0;4]. Dérivabilité : h′(x)=4−x+x⋅24−x−1=24−x2(4−x)−x=24−x8−3x, qui existe pour tout x<4. Et h(0)=0=h(4). Donc h′(c)=0 donne 8−3c=0, soit c=38≈2,667, bien dans ]0;4[. Enfin h(38)=3834=38⋅32=9163≈3,079. Refuser le théorème à cause du point x=4 est l'erreur symétrique de celle du a) : la dérivabilité aux bornes n'est pas demandée.
Exercice 3 : Compter les racines avec Rolle
Le théorème des valeurs intermédiaires dit qu'une racine EXISTE. Le théorème de Rolle, raisonné par l'absurde, dit qu'il ne peut pas y en avoir PLUS. Les deux ensemble donnent un nombre exact de racines.
a) Montrez que l'équation 2x−1−sinx=0 admet exactement une solution réelle, et donnez deux entiers consécutifs qui l'encadrent.
b) Soit g(x)=ex−x−2. Combien l'équation g(x)=0 a-t-elle de solutions réelles ? Encadrez chacune entre deux entiers consécutifs.
c) Soit P(x)=(x−1)(x−2)(x−3)(x−4). Sans développer, déterminez le nombre exact de racines réelles de P′ et les intervalles qui les contiennent, puis le nombre de racines réelles de P′′.
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Réponses
a)Exactement une solution, dans ]0;1[
b)Exactement deux solutions, dans ]−2;−1[ et ]1;2[
a) Existence. φ(x)=2x−1−sinx est continue, φ(0)=−1<0 et φ(1)=1−sin1≈0,159>0 : par le théorème des valeurs intermédiaires, φ s'annule dans ]0;1[. Unicité, par l'absurde. Si φ avait deux racines a<b, alors φ serait continue sur [a;b], dérivable sur ]a;b[ et φ(a)=φ(b)=0 : Rolle donnerait c avec φ′(c)=0. Or φ′(x)=2−cosx≥1>0 ne s'annule jamais. Contradiction : exactement une solution, entre 0 et 1 (elle vaut environ 0,888). Écrire seulement « φ est croissante » sans le lier à Rolle ou au signe de la dérivée est jugé incomplet sur une copie de MTH0103.
b) Au plus deux. g′(x)=ex−1 ne s'annule qu'en x=0. Si g avait trois racines a<b<d, Rolle sur [a;b] puis sur [b;d] donnerait deux zéros distincts de g′ : impossible. Au moins deux. g(−2)=e−2>0, g(−1)=e−1−1<0, g(1)=e−3<0, g(2)=e2−4≈3,39>0. Par les valeurs intermédiaires, une racine dans ]−2;−1[ et une dans ]1;2[. Conclusion : exactement deux solutions, environ −1,841 et 1,146. Le piège est de s'arrêter à g(−2)>0, g(0)<0, g(2)>0 : c'est juste, mais l'énoncé demande des entiers CONSÉCUTIFS, et il faut resserrer avec g(−1) et g(1).
c) P est un polynôme, donc continu et dérivable partout, et P(1)=P(2)=P(3)=P(4)=0. Rolle sur [1;2], [2;3] et [3;4] donne une racine de P′ dans CHACUN des trois intervalles ouverts, soit au moins trois racines distinctes. Mais P′ est de degré 3, donc en a au plus trois : exactement trois, une dans ]1;2[, une dans ]2;3[, une dans ]3;4[. On recommence sur P′ : entre deux racines consécutives de P′, Rolle donne une racine de P′′, soit au moins deux, et P′′ est de degré 2 : exactement deux. Vérification par symétrie : avec t=x−25, P=(t2−49)(t2−41), donc P′ s'annule en t=0 et t=±25 (x≈1,38 ; 2,5 ; 3,62) et P′′ en t=±125 (x≈1,85 ; 3,15).
Partie B : Lagrange, ses corollaires et Cauchy (/30)
Exercice 4 : Lagrange et ses deux corollaires
Le théorème de Lagrange (accroissements finis) a deux conséquences que le contrôle appelle « corollaire 1 » et « corollaire 2 » : une dérivée nulle sur un INTERVALLE donne une fonction constante, et deux fonctions de même dérivée sur un intervalle diffèrent d'une constante. La figure montre y=lnx sur [1;e] et sa corde AB.
a) Vérifiez que f(x)=lnx satisfait les hypothèses du théorème de Lagrange sur [1;e], trouvez le nombre c qu'il annonce et interprétez-le sur la figure.
b) Soit u(x)=ln(3x)ln(3x)−(lnx)2 pour x>0. Montrez que u′(x)=0, puis appliquez le corollaire 1 pour déterminer la constante C telle que u(x)=C.
c) Soit v(x)=2arctanx et w(x)=arcsin(x+1x−1) pour x>0. Montrez que v′(x)=w′(x), puis appliquez le corollaire 2 pour trouver la constante C telle que v(x)=w(x)+C.
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Réponses
a)Hypothèses vérifiées, c=e−1≈1,718 : tangente parallèle à la corde AB
b)u′=0 sur un intervalle, donc u=C=−(ln3)2≈−1,207
c)v′=w′=x(1+x)1, donc v=w+2π
a) ln est continue et dérivable sur ]0;+∞[, donc continue sur [1;e] et dérivable sur ]1;e[ : les deux hypothèses sont vérifiées. La pente de la corde vaut e−1lne−ln1=e−11. Le théorème annonce c∈]1;e[ avec f′(c)=c1=e−11, donc c=e−1≈1,718, qui est bien entre 1 et e≈2,718. Sur la figure, la tangente à la courbe au point d'abscisse e−1 est parallèle à la corde AB. Le piège classique est de répondre c=21+e, le milieu : Lagrange ne place pas c au milieu, sauf pour une parabole.
b) Dérivée d'un produit, avec (ln(3x))′=3x3=x1 et (ln3x)′=x1 : u′(x)=x1ln3x+ln(3x)⋅x1−x2lnx=x1[(lnx−ln3)+(ln3+lnx)−2lnx]=0. Le domaine ]0;+∞[ est un INTERVALLE, donc le corollaire 1 s'applique : u est constante. On évalue en un point commode, x=1 : u(1)=ln3⋅ln31−0=−(ln3)2≈−1,207. Vérification algébrique : u(x)=(lnx+ln3)(lnx−ln3)−(lnx)2=−(ln3)2, identité remarquable. Écrire « u′=0 donc u=0 » est l'erreur qui revient : une dérivée nulle donne une constante, pas zéro.
c) v′(x)=2⋅1+x2x1=x(1+x)1. Pour w, posons q=x+1x−1 : q′=(x+1)2(x+1)−(x−1)=(x+1)22 et 1−q2=(x+1)2(x+1)2−(x−1)2=(x+1)24x, donc 1−q2=x+12x car x+1>0. Ainsi w′(x)=(x+1)22⋅2xx+1=x(x+1)1=v′(x). Sur l'intervalle ]0;+∞[, le corollaire 2 donne v=w+C. En x=1 : v(1)=2arctan1=2π et w(1)=arcsin0=0, donc C=2π≈1,571. Contrôle en x=3 : v(3)=2arctan3=32π et w(3)=arcsin21=6π, écart 2π. Choisir x=0 pour évaluer serait une faute : 0 n'est pas dans le domaine où l'égalité des dérivées a été démontrée.
Exercice 5 : Majorer, encadrer, calculer une limite : Lagrange au travail
Le théorème de Lagrange ne sert pas qu'à trouver un c : il transforme une information sur la dérivée en information sur la fonction. C'est ce que la question « montrez que » du contrôle vérifie.
a) En appliquant le théorème de Lagrange à t↦1+t sur [0;x], démontrez que 21+xx<1+x−1<2x pour tout x>0. Déduisez-en que 1+2+xx<1+x<1+2x, puis un encadrement de 1,2.
b) f est dérivable sur R, f(1)=2 et f′(x)≤3 pour tout x. Quelle est la plus grande valeur possible de f(4) ? Montrez qu'une seule fonction l'atteint sur [1;4].
c) f est dérivable sur R, f(0)=0, f(2)=6 et ∣f′(x)∣≤3 pour tout x. Démontrez que f(1)=3.
d) À l'aide du théorème de Lagrange appliqué à arctan sur [x;x+1], calculez x→+∞limx2[arctan(x+1)−arctanx].
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Réponses
a)1112≈1,0909<1,2<1,1
b)f(4)≤11, atteint seulement par f(x)=3x−1 sur [1;4]
c)f(1)≤3 par [0;1] et f(1)≥3 par [1;2], donc f(1)=3
d)La limite vaut 1 (encadrement par Lagrange et gendarmes)
a) φ(t)=1+t est continue sur [0;x] et dérivable sur ]0;x[, avec φ′(t)=21+t1. Lagrange donne c∈]0;x[ tel que 1+x−1=21+cx. Comme 0<c<x, on a 1<1+c<1+x, et en passant à l'inverse (tout est positif, l'ordre s'inverse) : 21+xx<21+cx<2x. C'est l'encadrement demandé. La borne de droite donne 1+x<1+2x ; en la reportant dans la borne de gauche, 21+xx>2(1+2x)x=2+xx, d'où 1+2+xx<1+x<1+2x. Avec x=0,2 : 1+2,20,2=1112≈1,0909<1,2<1,1. La valeur réelle, 1,0954, est bien entre les deux, et on l'a encadrée sans calculatrice.
b) f est dérivable sur R, donc Lagrange s'applique sur [1;4] : f(4)−f(1)=3f′(c) pour un c∈]1;4[. Comme f′(c)≤3, f(4)≤2+9=11. La valeur 11 est atteinte par f(x)=3x−1 (f(1)=2, f′=3). Elle ne l'est que par elle sur [1;4] : si f(4)=11, posons g(x)=3x−f(x). Alors g′=3−f′≥0, donc g est croissante, et g(1)=1=g(4). Une fonction croissante qui prend la même valeur aux deux bornes est constante sur l'intervalle, donc f(x)=3x−1 sur [1;4]. Répondre « f(4)<11 » avec une inégalité stricte est faux : f′≤3 autorise l'égalité.
c) Sur [0;1] : f(1)−f(0)=f′(c1)⋅1≤3, donc f(1)≤3. Sur [1;2] : f(2)−f(1)=f′(c2)⋅1≤3, donc f(1)≥6−3=3. Les deux inégalités imposent f(1)=3. L'idée à retenir : une borne sur la dérivée enferme la courbe entre deux droites de pente ±3 issues de chaque point connu, et ici les deux cônes ne se touchent qu'en (1;3). Appliquer Lagrange sur [0;2] tout entier ne suffit pas : on obtient f′(c)=3 pour un certain c, ce qui ne dit rien de f(1).
d) arctan est dérivable sur R, arctan′(t)=1+t21. Lagrange sur [x;x+1] : arctan(x+1)−arctanx=1+c21 avec x<c<x+1. Pour x>0, x2<c2<(x+1)2, donc 1+(x+1)2x2<x2[arctan(x+1)−arctanx]<1+x2x2. Les deux bornes tendent vers 1 quand x→+∞ (termes dominants x2 sur x2). Par le théorème des gendarmes, la limite vaut 1. Contrôle numérique en x=1000 : 106[arctan1001−arctan1000]≈0,999. Tenter L'Hospital ici marche aussi, mais au prix d'une forme ∞⋅0 à réécrire : Lagrange donne l'encadrement en une ligne.
Exercice 6 : Cauchy : un seul c pour deux fonctions
Le théorème de Cauchy (accroissements finis généralisés) : si f et g sont continues sur [a;b], dérivables sur ]a;b[ et g′ ne s'annule pas sur ]a;b[, il existe c∈]a;b[ tel que g(b)−g(a)f(b)−f(a)=g′(c)f′(c). La figure montre le quart de cercle x=cost, y=sint, t∈[0;2π], et sa corde.
a) Vérifiez les hypothèses du théorème de Cauchy pour f(x)=x2 et g(x)=x3 sur [1;2], puis trouvez c.
b) Appliquez le théorème de Cauchy à f(t)=sint et g(t)=cost sur [0;2π]. Trouvez c et interprétez-le sur la figure.
c) Pour f(x)=x3 et g(x)=x2 sur [−1;1], pourquoi la forme en quotient n'a-t-elle pas de sens ? Écrivez la forme croisée f′(c)[g(b)−g(a)]=g′(c)[f(b)−f(a)] et trouvez le c qu'elle donne.
d) Un étudiant applique Lagrange à f(x)=x2 sur [1;2], puis à g(x)=x3 sur [1;2], et divise les deux égalités. Quels nombres cf et cg obtient-il ? Pourquoi cela ne démontre-t-il pas le théorème de Cauchy ?
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Réponses
a)Hypothèses vérifiées, c=914≈1,556
b)tanc=1, c=4π : tangente au quart de cercle parallèle à la corde
c)g(1)=g(−1) annule le dénominateur ; la forme croisée donne c=0
d)cf=23 et cg=37 : deux c différents, alors que Cauchy exige le même
a) f et g sont des polynômes, continus et dérivables partout. g′(x)=3x2 ne s'annule pas sur ]1;2[, ce qui garantit aussi g(2)=g(1). Le rapport des accroissements vaut 8−14−1=73 et g′(c)f′(c)=3c22c=3c2. L'égalité 3c2=73 donne c=914≈1,556, bien dans ]1;2[. La simplification par c est permise parce que c=0 sur cet intervalle.
b) sin et cos sont continues et dérivables, et g′(t)=−sint=0 sur ]0;2π[. Rapport : cos2π−cos0sin2π−sin0=−11=−1. Et g′(c)f′(c)=−sinccosc. Donc sinccosc=1, tanc=1 et c=4π≈0,785. Lecture sur la figure : la courbe paramétrée (g(t);f(t))=(cost;sint) a pour pente g′(t)f′(t), et sa corde a pour pente −1. Cauchy affirme qu'en un paramètre c la tangente est parallèle à la corde : c'est le point (22;22). Cauchy est exactement Lagrange pour une courbe paramétrée.
c) g(1)=g(−1)=1 : le dénominateur g(b)−g(a) est nul, le quotient n'existe pas. En plus, g′(x)=2x s'annule en 0∈]−1;1[, donc l'hypothèse g′=0 tombe aussi. La forme croisée, elle, reste valable sans cette hypothèse : 3c2⋅(1−1)=2c⋅(1−(−1)), soit 0=4c, donc c=0. C'est la version à retenir quand on n'est pas sûr que g′ ne s'annule pas : elle ne divise par rien. Écrire le quotient 02 puis conclure « pas de c » coûte la question entière.
d) Lagrange sur f : f(2)−f(1)=3=2cf, donc cf=23. Lagrange sur g : g(2)−g(1)=7=3cg2, donc cg=37≈1,528. En divisant : 73=g′(cg)f′(cf), avec deux nombres DIFFÉRENTS. Cauchy affirme davantage : le même c au numérateur et au dénominateur, ici 914. Cette exigence n'est pas un détail : c'est elle qui fait marcher la démonstration de la règle de L'Hospital, où c doit tendre vers a pour f′ et pour g′ en même temps. La démonstration de Cauchy passe d'ailleurs par Rolle appliqué à h(x)=f(x)[g(b)−g(a)]−g(x)[f(b)−f(a)], et non par deux Lagrange séparés.
Partie C : différentielle et primitives (/30)
Exercice 7 : La différentielle : estimer sans calculatrice
Au contrôle, la calculatrice est interdite : la différentielle dy=f′(x)dx est l'outil qui remplace la touche racine. Le principe est toujours le même, choisir un point x où f(x) et f′(x) se calculent de tête, tout près de la valeur visée.
a) À l'aide de la différentielle de y=3x en x=64, estimez 365 sous forme de fraction, puis en décimal.
b) Estimez sin(31∘) par la différentielle en partant de 30∘. On prendra 3≈1,7321 et π≈3,1416.
c) Une canette cylindrique a une hauteur fixe de 10 cm et un rayon mesuré à 5 cm, avec une incertitude de ±0,02 cm. Estimez l'erreur absolue sur le volume, puis l'erreur relative en pourcentage.
d) Pour y=x3, en x=2 avec dx=0,1, calculez dy et l'accroissement réel Δy. D'où vient exactement l'écart entre les deux ?
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Réponses
a)365≈48193≈4,0208
b)sin31∘≈21+3603π≈0,5151
c)dV=2π≈6,28 cm³ ; erreur relative 0,8 pour cent
d)dy=1,2, Δy=1,261 ; écart 3x(dx)2+(dx)3=0,061
a) f(x)=x1/3, f′(x)=3x2/31. En x=64 : f(64)=4 et 642/3=16, donc f′(64)=481. Avec dx=1 : dy=481 et 365≈4+481=48193≈4,0208. La valeur réelle est 4,02073 : l'erreur est d'environ 10−4. L'estimation est légèrement trop grande, parce que la courbe de 3x est concave et reste sous sa tangente. Le choix du point décide de tout : partir de x=27 donnerait une erreur énorme.
b) Le piège qui coûte la question : dx doit être en RADIANS, parce que la formule (sinx)′=cosx n'est vraie qu'en radians. 1∘=180π≈0,017453 rad. Avec f=sin en x=6π : dy=cos6π⋅180π=23⋅180π≈0,8660⋅0,017453≈0,01512. Donc sin31∘≈0,5+0,0151=0,5151. Valeur réelle : 0,51504. Avec dx=1 (en degrés), on trouverait 0,5+0,866=1,366, un sinus plus grand que 1 : l'absurdité doit alerter avant même la correction.
c) V=πr2h avec h=10 fixe, donc dV=2πrhdr. Avec r=5 et dr=0,02 : dV=2π⋅5⋅10⋅0,02=2π≈6,28 cm³. Le volume vaut V=250π≈785,4 cm³. Erreur relative : VdV=πr2h2πrhdr=2rdr=2⋅0,004=0,008, soit 0,8 pour cent. La règle à retenir : le rayon est au carré, donc son erreur relative est multipliée par 2. Répondre 0,4 pour cent confond l'erreur sur le rayon et l'erreur sur le volume.
d) dy=3x2dx=3⋅4⋅0,1=1,2. Δy=2,13−23=9,261−8=1,261. L'écart vaut 0,061, et le développement l'explique exactement : (x+dx)3−x3=3x2dx+3x(dx)2+(dx)3. Le premier terme est dy, les deux autres valent 3⋅2⋅0,01=0,06 et 0,001. L'écart est donc de l'ordre de (dx)2 : diviser dx par 10 divise l'écart par environ 100, c'est pour cela que la différentielle devient excellente pour de petits accroissements.
Exercice 8 : Primitives immédiates : réécrire avant d'intégrer
Aucune de ces intégrales ne demande de technique : chacune demande de RÉÉCRIRE l'intégrande avant de chercher une primitive. Le contrôle sanctionne les deux fausses règles qu'on est tenté d'inventer, intégrer un produit comme le produit des intégrales et un quotient comme le quotient des intégrales.
a) ∫14x(x+1)2dx
b) ∫01x2+1x3+x+1dx
c) ∫0π/2sin2(2x)dx
d) ∫016x2x+3xdx
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Réponses
a)15356≈23,73
b)21+4π≈1,285
c)4π−21≈0,285
d)3ln32+2ln21≈1,328
a) On développe puis on divise terme à terme : x1/2x2+2x+1=x3/2+2x1/2+x−1/2. Primitive : F(x)=52x5/2+34x3/2+2x1/2. En 4 : 4=2, donc 45/2=32 et 43/2=8, d'où F(4)=564+332+4=15412. En 1 : F(1)=52+34+2=1556. Résultat : 15356≈23,73. Écrire ∫xdx∫(x+1)2dx donne un nombre sans rapport : la division des intégrales n'existe pas.
b) Le degré du numérateur dépasse celui du dénominateur : on divise d'abord. x3+x+1=x(x2+1)+1, donc x2+1x3+x+1=x+x2+11. Primitive : 2x2+arctanx. Valeur : 21+arctan1−0=21+4π≈1,285. Le réflexe de la division vient avant tout le reste, et il suffit ici : aucune fraction partielle n'est nécessaire.
c) Une puissance paire de sinus se linéarise : sin2u=21−cos2u, donc avec u=2x, sin22x=21−cosx. Primitive : 2x−2sinx. Valeur : 4π−21−0≈0,285. Le piège est d'écrire 31sin32x en imitant ∫u2du : il manquerait le facteur cos2x⋅21 qui ferait de sin2x une variable. Contrôle de vraisemblance : l'intégrande vaut entre 0 et 21 sur un intervalle de longueur 2π≈1,57, donc l'intégrale est entre 0 et 0,79.
d) On sépare : 6x2x=(31)x et 6x3x=(21)x. Avec ∫axdx=lnaax : ∫01(31)xdx=ln3131−1=−ln3−32=3ln32, et de même ∫01(21)xdx=−ln221−1=2ln21. Total : 3ln32+2ln21≈0,6068+0,7213=1,328. Le signe est le point sensible : ln31<0, et oublier ce signe donne une intégrale négative d'une fonction positive.
Exercice 9 : Changement de variable : poser u, changer les bornes
Quatre intégrales définies, quatre substitutions. Sur chaque copie, le correcteur cherche trois lignes : u=…, du=…dx, et les NOUVELLES bornes. Garder les bornes en x en travaillant en u est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
a) ∫14xexdx
b) ∫0π/21+cos2xsinxcosxdx
c) ∫042x+1xdx
d) ∫1ex1−(lnx)2dx
Voir la correction
Réponses
a)2(e2−e)≈9,342
b)2ln2≈0,347
c)310
d)6π≈0,524
a) u=x, du=2xdx, donc xdx=2du. Bornes : x=1 donne u=1, x=4 donne u=2. ∫122eudu=2(e2−e)≈9,342. Oublier le facteur 2 donne la moitié de la réponse, et garder les bornes 1 et 4 donne 2(e4−e)≈103,8, onze fois trop.
b) u=1+cos2x, du=2cosx⋅(−sinx)dx=−2sinxcosxdx. Bornes : x=0 donne u=2, x=2π donne u=1. ∫21u−21du=21∫12udu=21ln2≈0,347. Les bornes « à l'envers » ne sont pas une erreur : elles compensent le signe moins de du. Les remettre dans l'ordre sans changer le signe donne −21ln2, négatif, alors que l'intégrande est positive sur l'intervalle.
c) La racine contient 2x+1, mais le numérateur x n'est pas sa dérivée : on exprime x en fonction de u. u=2x+1, x=2u−1, dx=2du, bornes 1 et 9. ∫192uu−1⋅2du=41∫19(u1/2−u−1/2)du=41[32u3/2−2u1/2]19. En 9 : 18−6=12 ; en 1 : 32−2=−34. Résultat : 41⋅340=310≈3,333. C'est la manœuvre du « x qui reste debout » : on ne le sort pas comme une constante, on le remplace.
d) u=lnx, du=xdx. Bornes : ln1=0 et lne=21. ∫01/21−u2du=arcsin21−arcsin0=6π≈0,524. L'intégrande est définie car (lnx)2≤41<1 sur l'intervalle. Reconnaître la forme 1−u2u′ est le seul travail : c'est la même lecture que 1−x2arcsinxdx de la révision, où u=arcsinx donne ln∣arcsinx∣+C.
Partie D : règle de L'Hospital et synthèse (/30)
Exercice 10 : L'Hospital : nommer la forme, puis dériver
Avant chaque application de la règle, écrivez la forme obtenue, 00 ou ∞∞. Les formes 0⋅∞ et 1∞ doivent d'abord être ramenées à un quotient : c'est cette réécriture que le contrôle note.
a) x→0limx3x−sinx
b) x→0+lim(1+sin2x)1/x
c) x→+∞limx(2π−arctanx)
d) x→0+limcotxlnx
Voir la correction
Réponses
a)61
b)Forme 1∞ : lny→2, limite e2≈7,389
c)Forme ∞⋅0 réécrite en 00 : limite 1
d)Forme ∞∞ : −xsin2x→0, limite 0
a) En 0 : numérateur et dénominateur tendent vers 0, forme 00. Premier tour : 3x21−cosx, encore 00. Deuxième tour : 6xsinx, encore 00. Troisième tour : 6cosx→61. La limite vaut 61≈0,1667 (on peut s'arrêter au deuxième tour avec xsinx→1). Contrôle numérique : en x=0,1, 0,0010,1−sin0,1≈0,1666. L'erreur typique est de dériver le quotient par la règle du quotient : L'Hospital dérive le numérateur et le dénominateur SÉPARÉMENT.
b) La base tend vers 1 et l'exposant vers +∞ : forme 1∞, indéterminée. On passe au logarithme : lny=xln(1+sin2x), de forme 00. L'Hospital : 11+sin2x2cos2x→12=2. Donc lny→2 et y→e2≈7,389. Deux pièges : répondre 1 parce que « 1 puissance n'importe quoi vaut 1 », et répondre 2 en oubliant de revenir de lny à y.
c) Forme ∞⋅0 : 2π−arctanx→0. On écrit un quotient en envoyant x au dénominateur : x12π−arctanx, forme 00. L'Hospital : −x21−1+x21=1+x2x2→1. La limite vaut 1. Le choix de la réécriture compte : envoyer l'autre facteur au dénominateur, 1/(2π−arctanx)x, mène à un calcul qui ne simplifie plus. Contrôle : pour x>0, 2π−arctanx=arctanx1≈x1.
d) Quand x→0+, lnx→−∞ et cotx=sinxcosx→+∞ : forme ∞∞. L'Hospital : −sin2x1x1=−xsin2x=−sinx⋅xsinx→−0⋅1=0. La limite vaut 0. Dériver une seconde fois −csc2xx1 sans simplifier ferait tourner la règle en rond : la simplification algébrique après le premier tour est ce qui conclut.
Exercice 11 : Cinq affirmations à corriger
Dites si chaque affirmation est vraie ou fausse, et justifiez. Une primitive se vérifie toujours en la dérivant ; une affirmation fausse se réfute par un contre-exemple précis, pas par une impression.
a) « ∫(1+cosx)2sinxdx=1+cosx1+C. »
b) « ∫lnxdx=x1+C. » Si c'est faux, donnez aussi la valeur de ∫1elnxdx.
c) « Pour toute fonction f qui ne s'annule pas, ∫f(x)dx=ln∣f(x)∣+C. »
d) « Si f est dérivable sur R et que f′ ne s'annule jamais, alors l'équation f(x)=0 a au plus une solution. »
e) « Par la différentielle, 38,12≈2,01. »
Voir la correction
Réponses
a)Vraie : la dérivée de 1+cosx1 est bien l'intégrande
b)Fausse : une primitive est xlnx−x, et ∫1elnxdx=1
c)Fausse : il faut ff′ ; contre-exemple ∫x2dx=−x1+C
d)Vraie : deux solutions donneraient f′(c)=0 par Rolle
e)Vraie : dy=120,12=0,01
a) VRAI. On dérive la réponse proposée : ((1+cosx)−1)′=−(1+cosx)−2⋅(−sinx)=(1+cosx)2sinx. C'est bien l'intégrande. Pour la trouver, on pose u=1+cosx, du=−sinxdx : ∫u2−du=u1+C. Le signe est le point à surveiller : deux signes moins se compensent.
b) FAUX. x1 est la DÉRIVÉE de lnx, pas une primitive : dériver x1 donne −x21=lnx. Une primitive est xlnx−x, ce qu'on vérifie en dérivant : lnx+x⋅x1−1=lnx. (On la construira par parties au CP2, mais la vérifier ne demande que la règle du produit.) Donc ∫1elnxdx=(e−e)−(0−1)=1.
c) FAUX. La règle exacte est ∫f(x)f′(x)dx=ln∣f(x)∣+C : le numérateur doit être la dérivée du dénominateur. Contre-exemple : f(x)=x2 sur ]0;+∞[. La dérivée de ln(x2) vaut x22x=x2, pas x21. La vraie primitive de x21 est −x1.
d) VRAI. Par l'absurde : si f(a)=f(b)=0 avec a<b, f est continue sur [a;b] (dérivable implique continue) et dérivable sur ]a;b[, donc le théorème de Rolle donne c avec f′(c)=0, contraire à l'hypothèse. Remarquez que l'affirmation dit « au plus une » : f(x)=ex a une dérivée qui ne s'annule jamais et aucune solution. Existence et unicité sont deux questions différentes.
e) VRAI. f(x)=3x, f′(x)=3x2/31, en x=8 : f(8)=2, f′(8)=121. Avec dx=0,12 : dy=120,12=0,01, d'où 38,12≈2,01. Valeur réelle : 2,00995. C'est le même calcul que 533≈2+801=80161 de la révision.
Exercice 12 : Du taux de variation à la fonction
Retrouver une fonction à partir de sa dérivée, c'est chercher une primitive PUIS fixer la constante avec la condition donnée. La figure montre trois courbes de la famille y=x2+9+C, pour C=−2, C=0 et C=1 de bas en haut, et le point (4;1) de la question b).
a) Une particule a pour accélération a(t)=6t+2cost (en m/s²), avec v(0)=1 m/s et s(0)=0 m. Trouvez v(t) et s(t), puis la position s(π).
b) La pente de la tangente à une courbe en tout point d'abscisse x vaut x2+9x, et la courbe passe par (4;1). Trouvez son équation et son ordonnée à l'origine.
c) Une fonction vérifie f′′(x)=12x2−6, sa tangente en x=1 est horizontale et f(1)=0. Trouvez f et calculez f(2).
d) Pour la courbe de b), démontrez que ∣y(x1)−y(x2)∣≤∣x1−x2∣ pour tous réels x1 et x2.
Voir la correction
Réponses
a)v(t)=3t2+2sint+1, s(t)=t3−2cost+t+2, s(π)=π3+π+4≈38,15 m
b)y=x2+9−4, ordonnée à l'origine −1
c)f(x)=x4−3x2+2x et f(2)=8
d)∣y′(x)∣<1 partout, puis Lagrange : ∣y(x1)−y(x2)∣≤∣x1−x2∣
a) v(t)=∫(6t+2cost)dt=3t2+2sint+C1, et v(0)=C1=1. Donc v(t)=3t2+2sint+1. Puis s(t)=t3−2cost+t+C2, et s(0)=−2+C2=0 donne C2=2 : s(t)=t3−2cost+t+2. Enfin s(π)=π3−2(−1)+π+2=π3+π+4≈38,15 m. Le piège est C2=0 : on croit que « s(0)=0 » annule la constante, mais cos0=1 laisse −2 dans l'expression. Chaque constante se calcule en remplaçant, jamais de tête.
b) y=∫x2+9xdx : avec u=x2+9, du=2xdx, on obtient ∫2udu=u+C, soit y=x2+9+C. Le point (4;1) donne 25+C=1, donc C=−4. Équation : y=x2+9−4, et y(0)=3−4=−1. Sur la figure, la bonne courbe est la translatée de y=x2+9 de 4 unités vers le bas, qu'aucune des trois courbes tracées ne représente : une seule courbe de la famille passe par le point.
c) f′(x)=4x3−6x+C1 et la tangente horizontale en 1 impose f′(1)=0 : 4−6+C1=0, C1=2. Puis f(x)=x4−3x2+2x+C2 et f(1)=1−3+2+C2=0 donne C2=0. Donc f(x)=x4−3x2+2x et f(2)=16−12+4=8. Deux intégrations, deux constantes, deux conditions : il faut toujours autant de conditions que d'intégrations. Utiliser f(1)=0 pour fixer C1 est l'erreur de lecture qui fausse tout le reste.
d) y est dérivable sur R avec y′(x)=x2+9x, et ∣x∣<x2+9, donc ∣y′(x)∣<1 pour tout x. Si x1=x2, Lagrange sur l'intervalle qui les joint donne y(x1)−y(x2)=y′(c)(x1−x2), d'où ∣y(x1)−y(x2)∣=∣y′(c)∣∣x1−x2∣≤∣x1−x2∣. Si x1=x2, les deux membres sont nuls. On a relié le CP1 en entier : une primitive obtenue par changement de variable, puis une inégalité démontrée par le théorème des accroissements finis.
Contactez-moi pour une première séance. On reprend les théorèmes d'analyse et les primitives dans l'ordre du plan de cours, avec une correction de la rédaction des hypothèses et pas seulement du résultat.