Exercice 1 : Le wagonnet sur la pente : remonter du mouvement aux forces
Un wagonnet est lancé vers le HAUT d'une pente rectiligne. On mesure une décélération de m/s² pendant la montée, puis une accélération de m/s² pendant la descente qui suit. On prend m/s².
- a) Expliquez pourquoi les deux valeurs diffèrent, et écrivez une équation pour chaque phase.
- b) Déduisez de ces deux mesures l'angle de la pente et le coefficient de frottement.
- c) Le wagonnet est lancé à m/s. Jusqu'où monte-t-il, et combien de temps met-il à revenir à son point de départ ?
- d) Comparez sa vitesse de retour à sa vitesse de départ. Montrez que le rapport de leurs carrés ne dépend que des deux accélérations mesurées.
Voir la correction
a) Le frottement s'oppose toujours au MOUVEMENT, jamais aux forces. À la montée, il pointe donc vers le bas de la pente et s'ajoute à la composante du poids : m/s². À la descente, il pointe vers le haut et se retranche : m/s². Le mouvement est donc plus vif à la montée qu'à la descente, ce qui surprend souvent.
b) En additionnant les deux équations : , donc et . En les soustrayant : , donc ; avec , il vient . Deux mesures de temps, faites sans jamais toucher à la pente, suffisent donc à en extraire la géométrie ET l'état de surface.
c) Montée : m, atteinte en s. Descente sur la même distance : s. Durée totale de l'aller-retour : environ s, la descente durant nettement plus longtemps que la montée.
d) m/s, contre m/s au départ : le wagonnet ne revient qu'à 58 % de sa vitesse initiale. En écrivant et , la distance se simplifie : . Le rapport ne dépend donc ni de la vitesse de lancement, ni de la masse : c'est une signature de la pente elle-même. On y reconnaît d'ailleurs la fraction d'énergie cinétique restituée après l'aller-retour.