Réponses
- a) I=0,0900 kg·m², ω≈157 rad/s, K≈1,11×103 J
- b) α≈−3,49 rad/s², τ≈0,314 N·m, 563 tours, 1,11×103 J dissipés
- c) τ=123 N·m, P=294 W ; la masse du tambour n'intervient pas
- d) a≈2,31 m/s², T≈605 N, avec I/R2=15,0 kg de masse ajoutée
- e) v≈6,92 m/s, h≈10,4 m, et le bilan boucle à 6,65×103 J
a) Disque plein : I=21MR2=21(8,00)(0,150)2=0,0900 kg⋅m2. Conversion de la vitesse : ω=1500×602π≈157 rad/s. Énergie cinétique de rotation : K=21Iω2=21(0,0900)(157,1)2≈1,11×103 J. C'est l'énergie qu'un tel volant restitue, et c'est aussi ce qui rend une meule lancée dangereuse.
b) Accélération angulaire : α=45,00−157,1≈−3,49 rad/s2. Moment de force du frottement : τ=I∣α∣=0,0900(3,49)≈0,314 N⋅m. Angle balayé : θ=2∣α∣ω2=2(3,49)(157,1)2≈3,53×103 rad, soit 2π3534≈563 tours. Vérification par la vitesse angulaire moyenne : θ=ωˉt=2157,1(45,0)≈3,53×103 rad, identique. Énergie dissipée par le travail du moment de force : W=τθ=0,314(3534)≈1,11×103 J, exactement l'énergie cinétique calculée en a). Le théorème de l'énergie cinétique vaut en rotation comme en translation, à condition de remplacer Fd par τθ.
c) À vitesse constante, la charge est en équilibre, donc la tension du câble vaut T=mg=50,0(9,80)=490 N. Le moment de force nécessaire est τ=TR=490(0,250)=123 N⋅m. Vitesse angulaire : ω=Rv=0,2500,600=2,40 rad/s. Puissance : P=τω=122,5(2,40)=294 W, ce que confirme le calcul en translation P=Fv=490(0,600)=294 W. La masse du tambour n'intervient PAS : à vitesse constante, l'accélération angulaire est nulle, donc son inertie ne réclame aucun moment de force.
d) Il faut maintenant deux équations. Moment d'inertie du tambour : I=21MR2=21(30,0)(0,250)2=0,938 kg⋅m2. Pour la charge : T−mg=ma. Pour le tambour : τ−TR=Iα=IRa. En divisant la seconde par R : Rτ−T=R2Ia=15,0a. En additionnant avec la première : Rτ−mg=(m+R2I)a, soit 640−490=65,0a et a≈2,31 m/s2. Tension : T=m(a+g)=50,0(2,31+9,80)≈605 N. Vérification sur le tambour : τ−TR=160−605,4(0,250)=8,65 N⋅m, et Iα=0,938(0,2502,31)=8,65 N⋅m. Le terme R2I=15,0 kg se lit comme une masse supplémentaire à traîner : c'est le prix de l'inertie du tambour.
e) Vitesse : v=at=2,308(3,00)≈6,92 m/s. Hauteur : h=21at2=21(2,308)(9,00)≈10,4 m. Angle du tambour : θ=Rh=0,25010,385≈41,5 rad. Travail du moteur : W=τθ=160(41,54)≈6,65×103 J. Répartition : énergie potentielle mgh=490(10,385)≈5,09×103 J; énergie cinétique de translation de la charge 21(50,0)(6,923)2≈1,20×103 J; énergie cinétique de rotation du tambour 21(0,9375)(0,2506,923)2≈3,59×102 J. Somme : 5088+1198+359≈6,65×103 J, exactement le travail du moteur. Le bilan boucle au joule près, et l'on constate que 76% de l'énergie sert réellement à monter la charge, le reste étant temporairement stocké sous forme cinétique.