Épreuve de synthèse corrigée : ondes et physique moderne (203-SN3-RE)
Une série de chapitre annonce son sujet ; un examen final ne l'annonce pas, et c'est la seule différence qui compte. Cette épreuve de synthèse couvre le cours 203-SN3-RE, Ondes et physique moderne, tel que le définit le programme révisé de Sciences de la nature (200.B1) : mouvements oscillatoires, phénomènes ondulatoires, physique quantique et nucléaire, et enjeux environnementaux traités par les transferts thermiques et le bilan radiatif.
Les quatre parties valent chacune 25 points. À la différence de l'épreuve de l'ancien cours 203-NYC, elle ne contient pas d'optique géométrique et intègre le bloc sur la chaleur, l'effet de serre et le forçage radiatif. Les cégeps ne répartissent pas tous le cours de la même façon : si le vôtre garde l'optique géométrique, complétez avec la série qui lui est consacrée. Chaque exercice a ses cases réponse vérifiées sur la page et son corrigé complet.
Conseil de passation : trois heures, calculatrice, une feuille de formules si votre cégep l'autorise. Faites l'épreuve d'une traite avant d'ouvrir un seul corrigé.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
Exercice 1 : La machine à laver qui danse : oscillateur et résonance
La cuve d'une machine à laver, de masse 40 kg avec son linge, repose sur des ressorts équivalant à un ressort unique de raideur 1,6×104 N/m. On l'assimile à un oscillateur harmonique vertical non amorti.
a) Calculez la pulsation propre de l'oscillateur.
b) Calculez sa fréquence propre.
c) Le tambour tourne à vitesse croissante pendant l'essorage. À quelle vitesse de rotation, en tours par minute, la cuve entre-t-elle en résonance ?
d) La cuve oscille avec une amplitude de 5,0 mm à sa fréquence propre. Calculez sa vitesse maximale et son accélération maximale.
e) Pourquoi les machines accélèrent-elles rapidement le tambour au démarrage de l'essorage ?
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Réponses
a)ω0=20 rad/s
b)f0=3,18 Hz
c)191 tr/min
d)vmax=0,10 m/s, amax=2,0 m/s²
e)Franchir vite la résonance
a)
ω0=mk=401,6×104=20 rad/s.
b)
f0=2πω0=3,18 Hz. Confondre ω et f fait perdre un facteur 2π, l'erreur la plus fréquente du chapitre.
c)
Le balourd du linge excite la cuve à la fréquence de rotation du tambour : résonance quand celle-ci vaut 3,18 tours par seconde, soit 3,18×60=191 tr/min.
d)
vmax=Aω0=0,0050×20=0,10 m/s et amax=Aω02=0,0050×400=2,0 m/s².
e)
À la résonance, l'amplitude ne serait limitée que par l'amortissement et pourrait devenir dangereuse. En franchissant vite la plage autour de 191 tr/min pour atteindre 1000 tr/min ou plus, l'excitation ne reste pas assez longtemps à la fréquence propre pour que l'amplitude ait le temps de croître.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Lire une onde progressive dans son équation
Une onde transversale se propage sur une corde de masse linéique 0,050 kg/m. Le déplacement vaut y(x,t)=0,020sin(2,5x−40t), en unités SI.
a) Calculez la longueur d'onde.
b) Calculez la fréquence.
c) Calculez la vitesse de propagation, et donnez le sens de propagation.
d) Calculez la vitesse transversale maximale d'un point de la corde.
e) Calculez la tension de la corde.
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Réponses
a)λ=2,51 m
b)f=6,37 Hz
c)v=16 m/s vers les x positifs
d)vy,max=0,80 m/s
e)T=12,8 N
a)
Nombre d'onde k=2,5 rad/m : λ=k2π=2,51 m.
b)
Pulsation ω=40 rad/s : f=2πω=6,37 Hz.
c)
v=kω=2,540=16 m/s. La forme sin(kx−ωt) se propage vers les x POSITIFS : une phase constante exige que x augmente quand t augmente.
d)
vy=∂t∂y=−0,020×40cos(2,5x−40t), de maximum Aω=0,80 m/s, vingt fois moins que la vitesse de propagation : deux vitesses qu'il ne faut jamais confondre.
e)
v=μT, donc T=μv2=0,050×162=12,8 N.
Exercice 3 : La corde de violon : ondes stationnaires et son émis
La corde la d'un violon vibre entre deux points fixes distants de 33,0 cm. Sa fréquence fondamentale vaut 440 Hz et sa masse linéique 0,60 g/m. Vitesse du son dans l'air : 343 m/s.
a) Calculez la vitesse des ondes sur la corde.
b) Calculez la tension de la corde.
c) Calculez la fréquence du troisième harmonique.
d) Calculez la longueur d'onde du son de 440 Hz dans l'air.
e) Le violoniste appuie la corde au tiers de sa longueur, ne laissant vibrer que les deux tiers. Quelle note, en Hz, obtient-il ?
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Réponses
a)v≈290 m/s
b)T≈50,6 N
c)1320 Hz
d)λair=0,780 m
e)660 Hz
a)
Fondamental d'une corde fixée aux deux bouts : L=2λ1, donc λ1=0,660 m et v=λ1f1=0,660×440=290 m/s.
b)
T=μv2=0,60×10−3×290,42=50,6 N. La masse linéique doit être en kg/m.
c)
f3=3f1=1320 Hz.
d)
La FRÉQUENCE se conserve en passant de la corde à l'air, la longueur d'onde change avec la vitesse : λair=440343=0,780 m, alors qu'elle vaut 0,660 m sur la corde.
e)
La tension et la masse linéique ne changent pas, donc v non plus ; la longueur vibrante passe à 32L : f=2⋅32Lv=23×440=660 Hz, la quinte au-dessus.
Partie B : optique physique (/25)
Exercice 4 : Le réseau de diffraction et les raies de l'hydrogène
On éclaire en incidence normale un réseau de 600 traits par millimètre avec la lumière d'une lampe à hydrogène, qui contient notamment les raies de 486,1 nm (bleue) et de 656,3 nm (rouge). Les maximums vérifient dsinθ=mλ. Le schéma ci-dessous définit l'angle θ, compté depuis la normale au réseau ; il n'est pas à l'échelle.
a) Calculez le pas du réseau, en µm.
b) Calculez l'angle de la raie bleue au premier ordre.
c) Calculez l'angle de la raie rouge au premier ordre.
d) Quel est l'ordre le plus élevé observable pour la raie rouge ?
e) Calculez l'angle de la raie rouge à cet ordre.
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Réponses
a)d=1,667 µm
b)17,0°
c)23,2°
d)Ordre 2
e)52,0°
a)
d=6001mm=1,667×10−6 m =1,667 µm.
b)
sinθ=1,667×10−6486,1×10−9=0,2917, donc θ=17,0°.
c)
sinθ=1,667×10−6656,3×10−9=0,3938, donc θ=23,2°. Le rouge est plus dévié que le bleu : l'inverse d'un prisme.
d)
Il faut sinθ=dmλ≤1, soit m≤λd=2,54 : l'ordre 2 est le dernier.
e)
sinθ=1,667×10−62×656,3×10−9=0,7876, donc θ=52,0°. Plus l'ordre est grand, plus les raies sont séparées : c'est la dispersion qui augmente.
Exercice 5 : Le critère de Rayleigh : phares, œil et télescope
Deux sources ponctuelles sont tout juste séparées par un instrument à ouverture circulaire de diamètre D quand leur écart angulaire vaut θmin=1,22Dλ. On prend λ=550 nm.
a) Calculez l'angle limite de résolution d'un œil dont la pupille mesure 3,0 mm, en rad.
b) Les phares d'une voiture sont distants de 1,5 m. Jusqu'à quelle distance l'œil les voit-il séparés, en km ?
c) Calculez l'angle limite d'un télescope amateur de 200 mm de diamètre.
d) Quelle est la taille du plus petit détail que ce télescope distingue sur la Lune, à 3,84×105 km, en km ?
e) Pourquoi augmenter le grossissement d'un télescope ne permet-il pas de voir des détails plus fins que cette limite ?
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Réponses
a)2,24×10−4 rad
b)L≈6,7 km
c)3,36×10−6 rad
d)s≈1,3 km
e)Limite de diffraction
a)
θmin=1,22×3,0×10−3550×10−9=2,24×10−4 rad, soit environ 0,8 minute d'arc.
b)
Aux petits angles, θ=Ls : L=2,24×10−41,5=6,7×103 m =6,7 km. Au-delà, les deux phares se fondent en une seule tache.
c)
θmin=1,22×0,200550×10−9=3,36×10−6 rad, soixante-sept fois mieux que l'œil.
d)
s=Lθ=3,84×108×3,36×10−6=1,29×103 m =1,3 km.
e)
La limite vient de la DIFFRACTION par l'ouverture : chaque point de l'objet donne une tache dont la taille angulaire est fixée par Dλ. Grossir agrandit les taches autant que leur écart, sans les séparer davantage. Seul un diamètre plus grand, ou une longueur d'onde plus courte, améliore la résolution.
Exercice 6 : Écrans à cristaux liquides et lunettes polarisantes
La lumière d'un écran à cristaux liquides sort polarisée rectilignement, avec une intensité de 400 W/m² dans l'axe (valeur fictive, choisie pour les calculs). Loi de Malus : I=I0cos2θ, où θ est l'angle entre la polarisation et l'axe du polariseur. Un polariseur idéal éclairé en lumière NON polarisée en transmet la moitié.
a) Un utilisateur porte des lunettes polarisantes dont l'axe fait 60° avec la polarisation de l'écran. Quelle intensité lui parvient ?
b) Il penche la tête jusqu'à ce que l'axe soit à 90°. Quelle intensité lui parvient ?
c) On ajoute, entre l'écran et les lunettes à 90°, un polariseur dont l'axe fait 45° avec la polarisation de l'écran. Quelle intensité traverse maintenant les lunettes ?
d) La lumière du ciel, non polarisée, arrive sur les lunettes avec une intensité de 300 W/m². Quelle intensité est transmise ?
e) Pourquoi l'ajout d'un filtre à la question c) AUGMENTE-t-il la lumière transmise ?
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Réponses
a)100 W/m²
b)0
c)100 W/m²
d)150 W/m²
e)Le filtre redéfinit la polarisation
a)
I=400cos260°=400×0,25=100 W/m².
b)
cos90°=0 : aucune lumière, l'écran paraît noir.
c)
Premier filtre à 45° : 400cos245°=200 W/m², polarisés désormais à 45°. Les lunettes font 90°−45°=45° avec cette nouvelle polarisation : 200cos245°=100 W/m².
d)
En lumière non polarisée, toutes les directions sont également présentes et la moyenne de cos2θ vaut 21 : 150 W/m².
e)
Un polariseur ne se contente pas de BLOQUER une partie de la lumière : il REDÉFINIT la polarisation de ce qu'il laisse passer. Le filtre intermédiaire tourne la polarisation de 45°, ce qui donne aux lunettes une composante non nulle à transmettre. Sans lui, la polarisation de l'écran était exactement perpendiculaire aux lunettes.
Partie C : physique moderne (/25)
Exercice 7 : Mesurer la constante de Planck avec deux potentiels d'arrêt
On éclaire successivement une cathode métallique avec deux lumières monochromatiques et on mesure le potentiel d'arrêt Vs qui annule le courant photoélectrique : Vs=1,87 V pour λ=300 nm et Vs=0,84 V pour λ=400 nm. Relation d'Einstein : eVs=hf−W. e=1,60×10−19 C, c=3,00×108 m/s.
a) Calculez les deux fréquences, en 1014 Hz.
b) Déduisez la constante de Planck des deux mesures.
c) Calculez le travail d'extraction du métal, en eV.
d) Calculez la longueur d'onde seuil, en nm.
e) On double l'intensité de la lumière de 300 nm. Que devient le potentiel d'arrêt ?
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Réponses
a)f1=10,0 ; f2=7,50 (×1014 Hz)
b)h≈6,59×10−34 J·s
c)W=2,25 eV
d)λ0≈549 nm
e)Inchangé
a)
f1=300×10−93,00×108=10,0×1014 Hz et f2=400×10−93,00×108=7,50×1014 Hz.
b)
En soustrayant les deux relations, W disparaît : e(Vs1−Vs2)=h(f1−f2), donc h=2,50×10141,60×10−19×1,03=6,59×10−34 J·s, à 0,5 % de la valeur admise. C'est la pente de la droite Vs(f), multipliée par e.
λ0=Whc=3,60×10−196,59×10−34×3,00×108=5,49×10−7 m =549 nm : au-delà, dans le jaune et le rouge, plus aucun électron n'est émis.
e)
Il ne change pas : Vs mesure l'énergie cinétique MAXIMALE des électrons, fixée par la fréquence. Doubler l'intensité double le nombre de photons, donc le courant de saturation, pas l'énergie de chaque électron.
Exercice 8 : Un photon absorbé, six raies émises
Des atomes d'hydrogène dans leur état fondamental sont éclairés par de l'ultraviolet. Niveaux d'énergie : En=−n213,6 eV ; hc=1240 eV·nm. On observe que les photons de 97,3 nm sont absorbés.
a) Calculez l'énergie d'un photon de 97,3 nm.
b) Sur quel niveau ce photon porte-t-il l'électron ?
c) En redescendant vers le fondamental par tous les chemins possibles, combien de raies différentes l'atome peut-il émettre ?
d) Calculez la plus grande longueur d'onde émise, en nm.
e) Dans quel domaine se situe cette raie ?
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Réponses
a)E=12,74 eV
b)n=4
c)6 raies
d)λ≈1,88×103 nm
e)Infrarouge (série de Paschen)
a)
E=97,31240=12,74 eV.
b)
En=−13,6+12,74=−0,86 eV, donc n2=0,8613,6≈16 et n=4. On vérifie : 13,6(1−161)=12,75 eV.
c)
Les transitions possibles entre les niveaux 1 à 4 sont 4→3, 4→2, 4→1, 3→2, 3→1, 2→1 : six raies, 24×3 paires de niveaux.
d)
La plus grande longueur d'onde correspond au plus petit écart d'énergie, 4→3 : ΔE=13,6(91−161)=0,661 eV et λ=0,6611240=1,88×103 nm.
e)
1876 nm est dans l'INFRAROUGE : c'est la première raie de la série de Paschen. Un atome éclairé en ultraviolet peut réémettre dans l'infrarouge et dans le visible (la transition 3→2 donne la raie rouge de 656 nm).
Exercice 9 : Le tritium d'un panneau de sortie lumineux
Certains panneaux de sortie de secours brillent sans électricité : du tritium (3H, masse atomique 3,016 u), émetteur bêta de demi-vie 12,3 ans, excite un revêtement luminescent. Un panneau neuf a une activité de 3,7×1011 Bq. 1 u =1,6605×10−27 kg ; 1 an =3,156×107 s.
a) Calculez la constante de désintégration, en s⁻¹.
b) Calculez le nombre de noyaux de tritium dans le panneau neuf.
c) Calculez la masse de tritium correspondante, en mg.
d) La luminosité est proportionnelle à l'activité. Quelle fraction de sa luminosité initiale le panneau garde-t-il après 20 ans, en % ?
e) Au bout de combien d'années la luminosité tombe-t-elle au quart ?
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Réponses
a)λ=1,79×10−9 s⁻¹
b)N=2,07×1020
c)m≈1,04 mg
d)32 %
e)24,6 ans
a)
λ=T1/2ln2=12,3×3,156×1070,693=1,79×10−9 s⁻¹. La demi-vie doit être en SECONDES pour une activité en becquerels.
b)
A=λN, donc N=1,79×10−93,7×1011=2,07×1020 noyaux.
c)
m=2,07×1020×3,016×1,6605×10−27=1,04×10−6 kg =1,04 mg : environ un milligramme suffit.
d)
A0A=2−t/T1/2=2−20/12,3=0,324, soit 32 %.
e)
Le quart correspond à deux demi-vies : 24,6 ans. On le lit sans logarithme, parce que 41=(21)2.
Partie D : thermique et climat (/25)
Exercice 10 : La glacière : conduction et chaleur latente
Une glacière en polystyrène (k=0,033 W/(m·K)) a une surface de parois de 0,80 m² et une épaisseur de 3,0 cm. Elle contient de la glace à 0 °C ; l'air extérieur est à 30 °C. On néglige la résistance des films d'air. Chaleur latente de fusion de la glace : 3,34×105 J/kg.
a) Calculez le flux thermique entrant.
b) Calculez la masse de glace qui fond en une heure, en g.
c) Combien de temps durent 5,0 kg de glace, en heures ?
d) Avec des parois de 6,0 cm, que devient le flux ?
e) Pourquoi la température à l'intérieur reste-t-elle à 0 °C tant qu'il reste de la glace ?
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Réponses
a)Φ=26,4 W
b)285 g par heure
c)Environ 17,5 h
d)13,2 W
e)Palier de fusion à 0 °C
a)
Φ=ekAΔT=0,0300,033×0,80×30=26,4 W.
b)
En une heure, 26,4×3600=9,50×104 J entrent, qui fondent 3,34×1059,50×104=0,285 kg =285 g.
c)
0,2855,0=17,5 h.
d)
La résistance thermique double, le flux est divisé par deux : 13,2 W, et la glace dure deux fois plus longtemps.
e)
L'énergie qui entre sert au CHANGEMENT D'ÉTAT, pas à élever la température : tant que la fusion n'est pas terminée, le mélange eau-glace reste à 0 °C. C'est ce qui rend la glace si efficace, et c'est aussi ce qui garde l'écart de 30 K constant dans le calcul.
Exercice 11 : La température d'une exoplanète
Une exoplanète tourne à 0,80 ua d'une étoile deux fois moins lumineuse que le Soleil. Son albédo vaut 0,35. À 1 ua du Soleil, la constante solaire vaut 1361 W/m². σ=5,67×10−8 W/(m²·K⁴).
a) Calculez le flux stellaire reçu à la distance de la planète.
b) Calculez sa température d'équilibre radiatif, en K.
c) Exprimez cette température en °C.
d) Avec une atmosphère opaque à l'infrarouge modélisée par une couche, Ts=21/4Te. Calculez la température de surface, en °C.
e) De l'eau liquide est-elle possible en surface dans ce second cas ?
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Réponses
a)S≈1063 W/m²
b)Te≈235 K
c)−38 °C
d)Ts≈6 °C
e)Oui, grâce à l'effet de serre
a)
Le flux varie comme d2L : S=1361×0,8020,5=1063 W/m².
b)
Te=(4σ(1−0,35)×1063)1/4=235 K.
c)
235−273=−38 °C.
d)
Ts=1,189×235=279 K, soit 6 °C.
e)
Oui : entre 0 et 100 °C sous une pression suffisante, l'eau peut être liquide. C'est l'effet de serre, et non la distance à l'étoile seule, qui décide ici de l'habitabilité : sans atmosphère, la même planète serait gelée.
Exercice 12 : Forçage, sensibilité climatique et réchauffement observé
Forçage radiatif du CO₂ : ΔF=5,35lnC0C W/m², avec C0=280 ppm. On prend une sensibilité climatique à l'équilibre s=0,80 K par W/m², rétroactions comprises : ΔTeq=sΔF.
a) Calculez le forçage d'un doublement du CO₂.
b) Calculez le réchauffement d'équilibre correspondant.
c) Calculez le forçage du CO₂ à 420 ppm.
d) Calculez le réchauffement d'équilibre associé à ce forçage.
e) Le réchauffement observé depuis l'époque préindustrielle est d'environ 1,2 K. Pourquoi est-il inférieur à la valeur de d) ?
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Réponses
a)3,71 W/m²
b)3,0 K
c)2,17 W/m²
d)1,7 K
e)Inertie océanique et aérosols
a)
ΔF2×=5,35ln2=3,71 W/m².
b)
ΔTeq=0,80×3,71=3,0 K.
c)
ΔF=5,35ln280420=2,17 W/m².
d)
ΔTeq=0,80×2,17=1,7 K.
e)
Deux raisons principales. L'inertie thermique de l'océan : le climat met des années à des siècles à rejoindre l'équilibre, et une partie du réchauffement dû aux émissions passées est encore à venir. Les aérosols de pollution, qui augmentent l'albédo et exercent un forçage négatif, masquent une partie de l'effet des gaz à effet de serre. D'autres gaz (méthane) ajoutent en revanche leur forçage à celui du CO₂.
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