Mathématiques SN, secondaire 5 • Compétence 1, corrigés à Montréal
Situations-problèmes C1 en math SN5 : dix tâches de compétence 1 corrigées
Voici dix situations-problèmes de compétence 1 (C1) de mathématique SN de cinquième secondaire, au format des évaluations : un contexte, des documents, une seule consigne, aucune sous-question et aucun modèle donné. Chacune combine des notions d'au moins deux chapitres du programme : coniques (hyperbole et parabole), géométrie analytique, vecteurs et produit scalaire, programmation linéaire, fonctions exponentielles et logarithmiques, fonctions racine carrée, valeur absolue, partie entière, rationnelle et définie par parties, fonctions trigonométriques, cercle trigonométrique, loi des sinus et exposants fractionnaires. À la fin de la série, vous savez trier les données d'un dossier, construire le modèle vous-même à partir d'un tableau, mener une démarche complète et rédiger une conclusion qui répond à la question posée.
La partie A combine deux chapitres : un caboteur sans GPS qui se situe sur une hyperbole (exercice 1), l'altitude d'un satellite géostationnaire et les stations du Grand Nord qui le captent (exercice 2), une perfusion qui doit couvrir toute une opération (exercice 3), l'avant-toit d'une façade sud (exercice 4) et le chargement d'un avion cargo (exercice 5). La partie B réunit des situations de synthèse : le béton d'un pont et sa pénalité de retard (exercice 6), les frettes d'une guitare sur mesure (exercice 7), l'orgue d'une église et son thermostat (exercice 8), une comète et les nuits d'étoiles filantes (exercice 9), un plan de radiothérapie (exercice 10).
Chaque corrigé suit les critères du Cadre d'évaluation : compréhension, modèles, résolution, validation, conclusion, puis une grille qui dit ce que fait une copie de niveau A, de niveau C et de niveau E sur cette situation précise. Les pièges qui font tomber le plus de copies sont nommés : 2a pris pour a dans l'hyperbole (exercice 1), l'angle d'élévation oublié (exercice 2), l'été vérifié au solstice au lieu de son pire jour (exercice 4), le sommet non entier arrondi hors du polygone de contraintes (exercice 5), la droite prolongée au lieu du logarithme (exercice 6), la marge de 5 mm oubliée (exercice 7), le mauvais la de référence (exercice 8), l'angle lu au mauvais quadrant (exercice 9) et la marge de sécurité mal additionnée (exercice 10).
Prévoyez de 45 à 75 minutes par situation, calculatrice graphique en main, et rédigez toute la démarche avant d'ouvrir la correction : à l'évaluation, c'est la trace qui est notée, pas seulement le résultat.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Une SITUATION-PROBLÈME (compétence 1, 30 % du résultat) ne donne ni sous-question ni modèle : l'élève choisit les notions, construit la règle et organise sa démarche. C'est ce qui la distingue d'une situation d'application de la compétence 2, où le référentiel est plus circonscrit.
•Trois critères sont notés : Cr1, la compréhension de la situation (données utiles, contraintes) ; Cr2, la mobilisation des savoirs (les bons concepts, bien appliqués) ; Cr3, l'élaboration d'une solution (traces complètes, sans étape implicite). La validation donne lieu à une rétroaction, mais ne compte pas dans le résultat.
•Une erreur mineure (recopie, inversion de chiffres) ne pèse pas comme une erreur conceptuelle (mauvais concept, mauvaise opération). Une même erreur conceptuelle répétée dans la tâche compte une seule fois.
•Choisir la famille à partir des DONNÉES : écarts constants, une fonction affine ; rapports constants, une exponentielle ; écarts qui forment une suite géométrique, une exponentielle avec asymptote ; gains égaux à chaque doublement, un logarithme ; produit constant, une variation inverse.
•Un dossier contient souvent des informations inutiles. Les écarter fait partie de la compréhension, et il vaut mieux l'écrire sur la copie.
•Une conclusion répond à la question posée, dans le contexte et avec ses unités : une décision, une recommandation chiffrée, jamais un nombre seul.
Partie A : situations à deux chapitres (/50)
Exercice 1 : Situation-problème : le caboteur sans GPS
Un caboteur remonte de nuit un chenal balisé, parallèle à la côte. Son GPS est en panne. Il lui reste un vieux récepteur de radionavigation qui capte deux stations côtières, A et B, distantes de 100 km.
Les deux stations émettent leurs impulsions exactement au même instant. Le récepteur du navire indique que l'impulsion de la station A arrive 120 microsecondes avant celle de la station B. Les ondes radio se propagent à 300 000 km/s.
Le chenal suit la droite située à 30 km au large de la côte. Un haut-fond est signalé sur les cartes ; la capitainerie impose à tout navire de rester à plus de 3 km de son centre H. Le caboteur file 12 nœuds et transporte 800 tonnes de marchandises.
Document 1 : la côte sur l'axe des abscisses, les stations A(−50;0) et B(50;0), la route du chenal et le haut-fond centré en H(−20;28). Unités : kilomètres.
Le capitaine doit-il dévier de sa route dès maintenant ? Déterminez la position du navire et justifiez votre recommandation.
Voir la correction
Réponses
1)Le navire est en P(−21,40;30), sur la branche de l'hyperbole proche de A ; le point (21,40;30) est rejeté
2)PH≈2,44 km, moins que les 3 km imposés
3)Oui : le navire est déjà dans la zone du haut-fond, il doit s'écarter vers le large
Compréhension.
On cherche la position P du navire, puis sa distance au centre H du haut-fond, pour décider s'il doit dévier.
Données utiles : les positions de A et de B, l'écart de 120 microsecondes, la vitesse des ondes, la droite du chenal y=30 et le centre H(−20;28).
Données inutiles : la vitesse de 12 nœuds et les 800 tonnes. Elles ne changent ni la position, ni la décision.
Contraintes : le navire est sur le chenal, et l'impulsion de A arrive la première, donc le navire est plus près de A que de B.
Modèles.
Un écart de temps à vitesse connue est un écart de DISTANCE : le navire ne connaît ni PA ni PB, seulement leur différence.
L'ensemble des points dont la différence des distances à deux points fixes est constante est une hyperbole de foyers A et B. C'est la famille imposée par la donnée, pas un choix de commodité.
Le chenal est une droite ; la position est l'intersection de la droite et de l'hyperbole, puis la distance au centre H se calcule par la formule de distance entre deux points.
Résolution.
Différence des distances :
PB−PA=300000×120×10−6=36 km
Pour une hyperbole, cette différence vaut 2a :
2a=36⇒a=18
Les foyers sont à c=50 du centre O(0;0) :
b2=c2−a2=2500−324=2176
324x2−2176y2=1
Intersection avec le chenal y=30 :
x2=324(1+2176900)=324×21763076≈458,01
x≈−21,40 ou x≈21,40
Le navire est plus près de A : on garde la branche de gauche, P(−21,40;30), et on rejette (21,40;30).
PH=(−21,40+20)2+(30−28)2=1,96+4≈2,44 km
Validation.
Dans toute la série, la validation fait l'objet d'une rétroaction et ne compte pas dans la note (Cadre d'évaluation) ; elle reste le meilleur moyen d'attraper une erreur avant de rendre la copie.
PA=28,602+302≈41,45 km et PB=71,402+302≈77,45 km
La différence vaut bien 36 km, et PA<PB : la branche choisie est la bonne.
Ordre de grandeur : 36 km parcourus en 120 microsecondes correspondent bien à une onde qui fait 300 km en une milliseconde.
Conclusion.
Le navire se trouve au point (−21,4;30), à environ 2,4 km du centre du haut-fond, donc à l'intérieur de la zone de 3 km interdite par la capitainerie. Le capitaine doit dévier dès maintenant et s'écarter vers le large.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : transforme l'écart de temps en différence de distances, écarte la vitesse du navire et sa charge, retient la droite y=30 et choisit la branche proche de A. Copie C : trouve les deux intersections et les garde toutes les deux, ou conclut sans comparer à 3 km. Copie E : cherche PA et PB séparément, comme si le récepteur les donnait.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : reconnaît l'hyperbole de foyers A et B, pose 2a=36 et b2=c2−a2, résout l'intersection et calcule la distance. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple b2=a2+c2 (relation de l'ellipse retournée). Copie E : aucune conique, des cercles centrés en A et B tracés au hasard.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : chaque grandeur est nommée avec son unité, l'équation de l'hyperbole est écrite avant d'être utilisée, le rejet de la seconde branche est dit. Copie C : l'abscisse tombe sans l'équation qui la donne. Copie E : une position sans aucune trace.
Piège : prendre a=36 au lieu de 2a=36. On trouve alors x≈−47,6, un point à plus de 27 km de H, et la copie conclut qu'il n'y a aucun danger. Le calcul est soigné, la décision est fausse : c'est l'erreur qui fait tomber le plus de copies.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Situation-problème : un satellite pour les stations du Grand Nord
Une agence spatiale veut lancer un satellite de télécommunication géostationnaire : il tourne dans le plan de l'équateur, dans le même sens et à la même vitesse angulaire que la Terre, si bien qu'il reste toujours au-dessus du même point du globe.
Trois stations de recherche du Grand Nord, situées sur le méridien du futur satellite, espèrent s'y raccorder : Iqaluit (latitude 63,7° N), Resolute (74,7° N) et Alert (82,5° N). Leurs antennes ne captent un satellite que si l'angle d'élévation e, mesuré au-dessus de l'horizon de la station, est d'au moins 10°.
Les ingénieurs disposent des relevés de quatre satellites en orbite circulaire (document 2) et savent que, pour tous les satellites de la Terre, la période se relie au rayon de l'orbite par une même loi de puissance.
Document 1 : coupe dans le plan du méridien. O centre de la Terre, S une station, G le satellite, e l'angle d'élévation, φ la latitude de S. Schéma qui n'est pas à l'échelle.
Satellite
Altitude (km)
Période (min)
Masse (kg)
Station spatiale internationale
420
92,8
420 000
Télescope Hubble
535
95,2
11 100
RADARSAT-2
798
100,7
2 200
Satellite GPS
20 180
717,6
2 030
Document 2 : altitudes au-dessus du sol et périodes de révolution de quatre satellites.
Donnée
Valeur
Rayon moyen de la Terre
6 371 km
Un tour complet de la Terre sur elle-même, par rapport aux étoiles
23 h 56 min 4 s
Jour solaire, d'un midi au suivant
24 h
Document 3 : la Terre.
À quelle altitude faut-il placer le satellite, et quelles stations pourront l'utiliser ?
Voir la correction
Réponses
1)Rayon r≈42164 km, altitude h≈35790 km
2)Latitude maximale φ≈71,4° pour e≥10°
3)Iqaluit seulement ; Resolute (74,7°) et Alert (82,5°) sont trop au nord
Compréhension.
Deux grandeurs à trouver : l'altitude h du satellite, puis la latitude la plus élevée d'où on le voit à 10° au moins au-dessus de l'horizon.
Données utiles : altitudes et périodes du document 2, rayon terrestre, durée d'un tour de la Terre PAR RAPPORT AUX ÉTOILES (23 h 56 min 4 s =1436,07 min), angle minimal e=10°, latitudes des stations.
Données inutiles : les masses des satellites (la loi n'en dépend pas) et le jour solaire de 24 h, qui mesure le tour de la Terre par rapport au Soleil, pas sa rotation propre.
Contrainte cachée : la loi porte sur le RAYON de l'orbite ; on ajoute 6371 km à chaque altitude.
Modèles.
Loi de puissance annoncée : T=krn. Les rayons sont 6791, 6906, 7169 et 26551 km.
On trouve n avec deux satellites éloignés, par les logarithmes :
n=log(679126551)log(92,8717,6)≈1,500
L'exposant vaut 23 : la période est proportionnelle à r23=r3.
Pour la visibilité : le triangle OSG n'est pas rectangle. On connaît deux côtés, OS=6371 et OG=r, et l'angle en S, qui vaut 90°+e parce que l'horizon de S est perpendiculaire au rayon OS. C'est un cas de la loi des sinus.
Résolution.
k=2655123717,6≈1,6587×10−4
Le satellite doit faire un tour en 1436,07 min :
r=(k1436,07)32≈42164 km
h=42164−6371≈35793 km
Station la plus au nord possible : e=10°, donc l'angle en S vaut 100°.
6371sinG=42164sin100°⇒G≈8,56°
φ=180°−100°−8,56°≈71,44°
Plus la station est au nord, plus e diminue : il faut φ≤71,4°.
Le rapport r1,5T vaut 1,658×10−4 à un millième près pour les quatre satellites : la loi tient aussi pour Hubble et RADARSAT-2, qui n'ont pas servi au calcul.
Avec les altitudes au lieu des rayons, les exposants vaudraient 0,53 (station et GPS) et 0,11 (station et Hubble) : aucune loi commune.
Ordre de grandeur : environ 36000 km, la valeur que citent tous les ouvrages pour l'orbite géostationnaire.
Conclusion.
Il faut placer le satellite à environ 35790 km d'altitude. Avec une élévation minimale de 10°, seule une station de latitude inférieure à 71,4° peut l'utiliser : Iqaluit sera raccordée, Resolute et Alert ne le seront pas et devront passer par un autre système.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : convertit les altitudes en rayons, prend 23 h 56 min 4 s et écarte les masses, retient la contrainte e≥10°. Copie C : prend 24 h (l'altitude devient 35870 km, l'erreur est faible mais réelle) ou oublie l'angle minimal. Copie E : travaille sur les altitudes et ne trouve aucune loi.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : détermine l'exposant par les logarithmes, isole r avec l'exposant 32, pose la loi des sinus dans le bon triangle. Copie C : un rapport trigonométrique de triangle rectangle utilisé dans OSG, qui ne l'est pas. Copie E : aucun modèle de puissance, une règle de trois entre périodes et altitudes.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : k, r, h et φ définis, l'exposant justifié avant d'être arrondi à 23, les trois stations comparées une à une. Copie C : bon résultat, mais l'exposant 1,5 apparaît sans calcul. Copie E : des nombres isolés.
Piège : oublier l'angle d'élévation, c'est-à-dire poser e=0°. Le triangle devient rectangle en S, cosφ=421646371 donne φ≈81,3°, et la copie raccorde Resolute à tort. La consigne de l'antenne fait partie des données.
Exercice 3 : Situation-problème : la perfusion et l'opération
Un patient de 72 kg reçoit un antibiotique par perfusion continue, à raison de 40 mL par heure, à partir de 8 h 00. L'infirmière a mesuré la concentration du médicament dans le sang toutes les heures (document 1).
Le patient doit être opéré de 11 h 30 à 14 h 30, et le chirurgien exige que le médicament soit efficace pendant toute l'opération. Le protocole de l'unité prévoit d'arrêter la perfusion à 13 h 30, pour libérer la pompe au profit d'un autre patient.
Temps depuis 8 h 00 (h)
0
1
2
3
4
Concentration (mg/L)
0
6,0
9,6
11,76
13,06
Document 1 : dosages sanguins pendant la perfusion.
Document 2 : les mêmes dosages placés dans un plan.
Fiche du médicament
Concentration efficace
au moins 12 mg/L
Concentration toxique
au-delà de 18 mg/L
Après l'arrêt de la perfusion
la concentration diminue de 25 % par heure
Document 3 : extrait de la fiche du médicament.
Ce protocole garantit-il une concentration efficace pendant toute l'opération ? Sinon, quelle modification recommandez-vous ?
Voir la correction
Réponses
1)Efficace à partir de t≈3,15 h, vers 11 h 09 : avant le début de l'opération
2)Arrêt à 13 h 30 : la concentration repasse sous 12 mg/L à t≈6,06 h, vers 14 h 04
3)Non : il manque environ 26 minutes ; arrêter la perfusion au plus tôt vers 13 h 54 (par exemple à 14 h 00)
Compréhension.
On cherche si la concentration reste d'au moins 12 mg/L de t=3,5 h (11 h 30) à t=6,5 h (14 h 30), en comptant le temps depuis 8 h 00.
Données utiles : les dosages, le seuil de 12 mg/L, la baisse de 25 % par heure après l'arrêt, l'heure d'arrêt t=5,5 h.
Données inutiles : la masse et le débit, déjà contenus dans les dosages ; le seuil toxique ne sert qu'au contrôle.
Contrainte : deux régimes, avant et après l'arrêt. Le modèle sera une fonction définie par parties.
Modèles.
Les écarts entre deux dosages consécutifs valent 6 ; 3,6 ; 2,16 ; 1,30. Leur rapport est constant :
63,6=3,62,16=0,6
Des écarts en suite géométrique signent une exponentielle avec asymptote : C(t)=a(0,6)t+k.
En t=0 : a+k=0. En t=1 : 0,6a+k=6. En soustrayant, −0,4a=6, donc a=−15 et k=15.
C(t)={15−15(0,6)tC(5,5)(0,75)t−5,50≤t≤5,5t>5,5
La seconde partie traduit « moins 25 % par heure » : on garde 75 % de la concentration chaque heure.
Résolution.
Début de l'efficacité :
15−15(0,6)t=12⇒(0,6)t=0,2⇒t=log0,6log0,2≈3,15 h
Soit 11 h 09 : le départ est assuré.
Concentration à l'arrêt :
C(5,5)=15−15(0,6)5,5≈14,10 mg/L
Fin de l'efficacité :
14,10(0,75)s=12⇒s=log0,75log(14,1012)≈0,56 h
La concentration repasse sous 12 mg/L à t≈5,5+0,56=6,06 h, vers 14 h 04, soit environ 26 minutes avant la fin de l'opération.
Heure d'arrêt minimale T : il faut (15−15(0,6)T)(0,75)6,5−T≥12 ; à la calculatrice graphique, T≈5,90 h, soit 13 h 54.
Contrôle d'un arrêt à 14 h 00 : C(6)≈14,30 et 14,30×0,750,5≈12,38≥12.
Validation.
Le modèle redonne le dosage de 4 h : 15−15×0,64≈13,06 mg/L, valeur qui n'a pas servi à le construire.
Le plateau de 15 mg/L reste sous le seuil toxique de 18 mg/L : prolonger la perfusion est sans danger.
Cohérence : après l'arrêt, la courbe démarre bien à 14,10, la valeur atteinte juste avant.
Conclusion.
Le médicament devient efficace vers 11 h 09, à temps pour l'opération. Mais si la perfusion est arrêtée à 13 h 30, la concentration redescend sous 12 mg/L vers 14 h 04, une demi-heure environ avant la fin de l'opération : le protocole ne convient pas. Il faut arrêter la perfusion au plus tôt vers 13 h 54 ; on recommande 14 h 00, ou la fin de l'opération.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : traduit les heures en temps depuis 8 h 00, voit qu'il faut contrôler les DEUX bouts de l'opération, écarte la masse et le débit. Copie C : vérifie seulement le début de l'opération et conclut trop vite que tout va bien. Copie E : compare les dosages du tableau au seuil sans aucun modèle.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : reconnaît la raison 0,6 dans les écarts, trouve l'asymptote k=15, résout par les logarithmes, pose la seconde partie à partir de C(5,5). Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple une baisse de 25 % traduite par 0,25t. Copie E : un modèle affine passé par deux points.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : la fonction est écrite par parties avec ses domaines, chaque heure est convertie, la recommandation est chiffrée. Copie C : bons calculs, mais la règle de la seconde partie n'est jamais écrite. Copie E : une heure sans trace.
Piège : faire passer une exponentielle SANS asymptote par deux dosages, (1;6) et (2;9,6). On obtient C(t)=3,75×1,6t, qui donne 3,75 mg/L avant même le début de la perfusion et 24,6 mg/L à 4 h, au-delà du seuil toxique. Il fallait confronter le modèle au premier et au dernier dosage.
Exercice 4 : Situation-problème : l'avant-toit de la façade sud
Une architecte dessine une maison écoénergétique, à 45,5° de latitude nord. La grande fenêtre de la façade sud mesure 2,4 m de large et 1,5 m de haut ; son triple vitrage coûte 1900 dollars. Un avant-toit horizontal, de profondeur d à déterminer, la protège ; le haut de la fenêtre est à 0,5 m sous l'avant-toit (document 2).
La cliente pose deux exigences, toutes deux vérifiées à midi solaire, quand le soleil est plein sud. En hiver, le 21 décembre, le soleil doit éclairer toute la hauteur de la fenêtre, pour chauffer la maison gratuitement. En été, chaque jour du 1er juin au 31 août, la fenêtre doit être entièrement à l'ombre.
Date
21 mars
21 juin
22 septembre
21 décembre
Jour de l'année n
80
172
265
355
Élévation du soleil à midi
44,5°
67,9°
44,5°
21,1°
Document 1 : hauteur du soleil au-dessus de l'horizon à midi solaire, à cette latitude. Le 1er juin est le jour 152, le 31 août le jour 243.
Document 2 : coupe du mur sud. L'avant-toit a une profondeur d ; E est l'élévation du soleil. Le rayon dessiné est un rayon quelconque.
Quelle profondeur d'avant-toit l'architecte doit-elle choisir ? Si les deux exigences ne peuvent pas être tenues ensemble, proposez une solution chiffrée.
Voir la correction
Réponses
1)Hiver : d≤tan21,1°0,5≈1,30 m
2)Été : E(243)≈52,21°, donc d≥tan52,21°2≈1,55 m
3)Non ; solution : remonter l'avant-toit de 0,14 m et lui donner d≈1,66 m
Compréhension.
On cherche une profondeur d qui respecte deux contraintes opposées : petite en hiver (laisser entrer le soleil bas), grande en été (arrêter le soleil haut).
Données utiles : les élévations du document 1, la position de la fenêtre (0,5 m et 2,0 m sous l'avant-toit), les jours 152 et 243.
Données inutiles : la largeur de la fenêtre et le prix du vitrage ; à midi, le soleil est dans le plan de la coupe.
Contrainte d'été : elle tient CHAQUE jour du 1er juin au 31 août, donc aussi le jour du soleil le plus bas.
Modèles.
Géométrie : le rayon qui frôle le bord de l'avant-toit forme un triangle rectangle ; l'ombre descend sur le mur de dtanE.
L'élévation varie avec une période de 365 jours entre un maximum et un minimum : une sinusoïde E(n)=asin(b(n−h))+k.
a=267,9−21,1=23,4k=267,9+21,1=44,5b=3652π
Le 21 mars (n=80), la courbe passe sur son axe d'oscillation en montant : (80;44,5) est un point d'inflexion, d'où h=80 avec a et b positifs.
E(n)=23,4sin(3652π(n−80))+44,5
Résolution.
Hiver : l'ombre s'arrête au haut de la fenêtre.
dtan21,1°≤0,5⇒d≤0,38590,5≈1,30 m
Été : le maximum (n≈171) tombe dans la période, le minimum est donc à une borne :
E(152)≈66,63°E(243)≈52,21°
Pire jour : le 31 août. L'ombre doit atteindre le bas de la fenêtre, à 2,0 m :
dtan52,21°≥2,0⇒d≥1,28962,0≈1,55 m
Il faudrait d≤1,30 et d≥1,55 : impossible avec l'avant-toit à sa place.
Solution : remonter l'avant-toit de x ; la fenêtre est alors entre 0,5+x et 2,0+x sous lui :
{0,3859d=0,5+x1,2896d=2,0+x⇒0,9037d=1,5⇒d≈1,66 m,x≈0,14 m
Validation.
Le modèle redonne les deux dates qui n'ont pas servi à le construire : E(172)≈67,9° et E(355)≈21,1°.
Avec d=1,66 m et l'avant-toit à 0,64 m au-dessus de la fenêtre : le 21 décembre, l'ombre descend de 1,66×0,3859≈0,64 m, juste au haut de la vitre ; le 31 août, de 1,66×1,2896≈2,14 m, juste au bas.
Sans modification, un avant-toit de 1,30 m ne met la fenêtre entièrement à l'ombre que si E≥57,06°, du jour 113 au jour 229 : du 23 avril au 17 août.
Conclusion.
À sa place actuelle, l'avant-toit ne peut pas satisfaire les deux exigences : l'hiver impose au plus 1,30 m de profondeur, l'été au moins 1,55 m. L'architecte peut remonter l'avant-toit de 14 cm et lui donner 1,66 m de profondeur : les deux exigences sont alors tenues.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : traduit les deux exigences en deux inégalités sur d, voit que l'été se joue au soleil le plus bas, écarte la largeur et le prix. Copie C : vérifie l'été le 21 juin seulement. Copie E : calcule une seule profondeur sans voir le conflit.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : construit la sinusoïde avec le point d'inflexion (80;44,5), utilise la tangente dans le bon triangle rectangle, résout le système de la solution. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple tanEd au lieu de dtanE (l'angle pris au mauvais sommet). Copie E : une règle de trois entre les dates.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : d, E et x définis, les deux contraintes écrites puis comparées, la proposition contrôlée. Copie C : constate l'impossibilité mais ne propose rien. Copie E : une valeur de d sans trace.
Piège : vérifier l'été au solstice. Le 21 juin donne d≥tan67,9°2≈0,81 m, compatible avec l'hiver : la copie choisit 1,30 m et la fenêtre chauffe au soleil à la fin d'août.
Exercice 5 : Situation-problème : le chargement de l'avion cargo
Un petit avion cargo dessert des communautés éloignées. Ce soir, l'agent de fret dispose d'autant de conteneurs et de palettes qu'il le souhaite. Les conteneurs se placent dans la zone avant de la soute, les palettes dans la zone arrière (document 1).
Le vol durera 3 h 40 et consommera environ 2,1 tonnes de carburant ; l'avion vide, carburant compris, est équilibré au point de référence G0. Le fret, lui, ne doit pas déséquilibrer l'appareil (document 3).
Document 1 : vue de dessus de la soute. Le centre de la zone des conteneurs est à 4 m devant G0, celui de la zone des palettes à 4 m derrière.
Conteneur
Palette
Masse chargée
1,0 t
1,5 t
Volume
4,5 m³
6,2 m³
Places dans la soute
12
8
Revenu du transport
1500 dollars
2400 dollars
Document 2 : les deux unités de chargement.
Consigne de chargement
Masse totale du fret
au plus 18 t
Moment du fret par rapport à G0
masse multipliée par la distance à G0, compté positif vers l'arrière, négatif vers l'avant
Équilibre
le moment total du fret ne doit pas dépasser 12 t·m en valeur absolue
Document 3 : extrait du manuel de chargement.
Combien de conteneurs et combien de palettes l'agent doit-il embarquer pour que le vol rapporte le plus possible ? Justifiez que votre chargement est permis et qu'aucun autre ne rapporte davantage.
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Réponses
1)6 palettes
2)9 conteneurs (masse 18 t, moment 0 t·m)
3)Revenu maximal 27900 dollars ; le sommet (7;7,5) n'est pas entier et (7;7) est interdit
Compréhension.
On cherche deux nombres ENTIERS : x, le nombre de palettes, et y, le nombre de conteneurs, qui rendent le revenu maximal.
Données utiles : masses, revenus, distances à G0, nombres de places, les deux consignes du document 3.
Données inutiles : les volumes, la durée du vol et le carburant, déjà compris dans l'équilibre de l'avion vide.
Contraintes : masse, équilibre en valeur absolue, places, et nombres entiers.
Modèles.
Moment d'une palette : 1,5×4=6 t·m vers l'arrière. Moment d'un conteneur : 1×4=4 t·m vers l'avant, donc −4.
La consigne d'équilibre est une inéquation à valeur absolue, qu'on transforme en double inéquation :
∣6x−4y∣≤12⟺−12≤6x−4y≤12
Le revenu R=2400x+1500y est une fonction affine de deux variables sous des contraintes linéaires : c'est un problème de programmation linéaire.
⎩⎨⎧1,5x+y≤186x−4y≤126x−4y≥−120≤x≤8,0≤y≤12
Résolution.
Sommets du polygone de contraintes (les places ne limitent rien ici) :
(0;0), (2;0), (0;3), puis l'intersection de 1,5x+y=18 avec 6x−4y=12 :
6x−4(18−1,5x)=12⇒12x=84⇒x=7,y=7,5
et l'intersection de 1,5x+y=18 avec 6x−4y=−12 :
12x−72=−12⇒x=5,y=10,5
Revenus aux sommets : 0 ; 4800 ; 4500 ; 28050 en (7;7,5) ; 27750 en (5;10,5).
Le maximum continu est en (7;7,5), mais on ne charge pas une demi-unité. On cherche le meilleur point entier.
Avec x=7 : l'équilibre exige y≥7,5 et la masse y≤7,5, aucun entier. Avec x=8 : y≥9 et y≤6, impossible.
Avec x=6 : y≤9, d'où (6;9) et R=14400+13500=27900 dollars.
Pour x≤5, la masse donne y≤18−1,5x, donc R≤2400x+1500(18−1,5x)=27000+150x≤27750<27900.
Validation.
Chargement (6;9) : masse 9+9=18 t, permise ; moment 36−36=0 t·m, l'avion est parfaitement équilibré ; 6≤8 et 9≤12 places.
Le point arrondi (7;7) donne un moment de 42−28=14 t·m, au-delà des 12 permis : la vérification élimine ce candidat que l'œil choisirait sur le graphique.
Le revenu entier 27900 est bien inférieur au maximum continu 28050, comme il se doit.
Conclusion.
L'agent doit embarquer 6 palettes et 9 conteneurs : 18 tonnes de fret, un moment nul, et un revenu de 27900 dollars. Aucun autre chargement permis ne rapporte davantage.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : définit x et y, écarte volumes et carburant, traduit le moment avec ses signes et exige des entiers. Copie C : oublie l'inégalité 6x−4y≤12 et propose (8;6), trop lourd à l'arrière (moment de 24 t·m). Copie E : remplit la soute au maximum de places sans regarder la masse.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : ∣6x−4y∣≤12 devenu une double inéquation, polygone tracé, sommets calculés par systèmes, recherche entière justifiée. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple le moment calculé avec le nombre d'unités au lieu de leur masse (4x−4y). Copie E : aucun polygone, des essais au hasard.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : chaque contrainte vient d'une phrase des documents, les sommets et leurs revenus sont listés, l'optimalité du point entier est démontrée. Copie C : bon chargement trouvé par essais sans prouver qu'aucun autre ne fait mieux. Copie E : une réponse sans trace.
Piège : arrondir le sommet (7;7,5) à (7;7). Le revenu de 27300 dollars paraît raisonnable, mais le moment vaut 14 t·m : l'avion décollerait déséquilibré. Le bon point entier n'est pas le voisin du sommet, il se cherche colonne par colonne.
Partie B : situations de synthèse (/50)
Exercice 6 : Situation-problème : le béton du pont et la pénalité de retard
Une entreprise coule le tablier d'un petit pont municipal : 140 mètres cubes de béton, coulés par une température moyenne de 18 °C. Des cylindres d'essai prélevés le jour de la coulée sont écrasés au laboratoire à différents âges (document 1).
Le contrat fixe les conditions du décoffrage, de l'ouverture du pont et des pénalités (document 2). Un fournisseur propose un adjuvant accélérateur, à ajouter au béton dès la coulée (document 3).
Âge du béton (jours)
3
7
14
28
Résistance mesurée (MPa)
15,3
20,2
24,2
28,2
Masse du cylindre (kg)
3,62
3,61
3,61
3,60
Document 1 : essais de compression sur les cylindres du tablier.
Clause du contrat
Résistance spécifiée du béton
30 MPa
Décoffrage
permis dès que le béton atteint 70 % de la résistance spécifiée
Ouverture à la circulation
permise dès que le béton atteint la résistance spécifiée
Ouverture prévue
35 jours après la coulée
Pénalité de retard
2500 dollars par jour de retard ; tout jour entamé compte pour un jour entier
Document 2 : extrait du contrat.
Adjuvant accélérateur
Coût pour tout l'ouvrage
9000 dollars
Effet annoncé
la résistance augmente de 2,5 MPa à tout âge, à partir de 3 jours
Document 3 : offre du fournisseur.
Le chef de chantier veut savoir à partir de quand il pourra décoffrer, et s'il vaut la peine d'acheter l'adjuvant. Appuyez vos réponses sur un modèle de la résistance du béton.
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Réponses
1)R(t)=4log2t+8,97 ; décoffrage après 8,04 jours
2)30 MPa à t≈38,25 jours : 4 jours de retard entamés, pénalité de 10000 dollars
3)Oui : avec l'adjuvant, 30 MPa à 24,8 jours, aucune pénalité, 9000 dollars au lieu de 10000
Compréhension.
Deux questions : l'âge du béton quand il atteint 21 MPa (70 % de 30), puis la comparaison entre la pénalité sans adjuvant et le prix de l'adjuvant.
Données utiles : les résistances mesurées, les seuils du contrat, l'échéance de 35 jours, la règle des jours entamés, le coût et l'effet de l'adjuvant.
Données inutiles : le volume de béton, la température et la masse des cylindres.
Contrainte : la pénalité se compte par jours ENTAMÉS. Un retard de 3,2 jours coûte quatre jours.
Modèles.
De 7 à 14 jours, puis de 14 à 28 jours, l'âge double et la résistance gagne chaque fois 4,0 MPa. Des accroissements égaux pour des multiplications égales de la variable : c'est la signature d'une fonction logarithmique. Une droite gagnerait deux fois plus sur l'intervalle deux fois plus long.
R(t)=4log2t+k
Avec le point (14;24,2) :
k=24,2−4log214≈8,97
L'adjuvant ajoute 2,5 MPa à tout âge : c'est une translation verticale, Ra(t)=4log2t+11,47.
La pénalité, pour un retard r>0 en jours, compte les jours entamés à l'aide de la partie entière :
P(r)=−2500[−r]
Résolution.
Décoffrage :
4log2t+8,97=21⇒log2t≈3,007⇒t≈8,04 jours
Ouverture sans adjuvant :
4log2t+8,97=30⇒log2t≈5,257⇒t=25,257≈38,25 jours
Retard : 38,25−35=3,25 jours, donc quatre jours entamés.
P(3,25)=−2500[−3,25]=−2500×(−4)=10000 dollars
Ouverture avec adjuvant :
4log2t+11,47=30⇒log2t≈4,632⇒t≈24,80 jours
Le pont ouvre dans les temps : aucune pénalité. Comparaison : 9000 dollars d'adjuvant contre 10000 dollars de pénalité.
Validation.
Le modèle redonne l'essai de 3 jours, qui n'a pas servi à le construire : 4log23+8,97≈15,31 MPa, pour 15,3 mesurés.
Avec l'autre paire de points, (7;20,2), on trouve le même k à un centième près : le modèle ne dépend pas du point choisi.
La décision est sensible à la règle des jours entamés : payée au prorata, la pénalité ne serait que de 3,25×2500=8125 dollars, moins que l'adjuvant. C'est la partie entière qui fait pencher la décision.
Conclusion.
On pourra décoffrer après environ 8 jours (8,04 jours). Sans adjuvant, le béton n'atteint 30 MPa qu'après 38,25 jours : le retard de quatre jours entamés coûterait 10000 dollars. Avec l'adjuvant, le pont ouvre après 25 jours environ, sans pénalité. Il faut acheter l'adjuvant : l'entreprise économise 1000 dollars et gagne dix jours.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : distingue les deux seuils (21 et 30 MPa), applique la règle des jours entamés, écarte volume, température et masses. Copie C : calcule la pénalité au prorata ou confond décoffrage et ouverture. Copie E : compare les prix sans aucun délai calculé.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : justifie la famille logarithmique par les doublements, trouve k, résout par la forme exponentielle, traduit l'adjuvant en translation et la pénalité par la partie entière. Copie C : bon modèle, mais une erreur conceptuelle dans le passage log2t=5,257 à t (par exemple t=5,2572). Copie E : modèle affine sur tout le tableau.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : le modèle est écrit avant d'être utilisé, chaque âge est relié à sa clause, la comparaison finale est chiffrée. Copie C : la décision est juste mais le nombre de jours de retard tombe sans calcul. Copie E : une décision sans trace.
Piège : prolonger la droite des deux derniers essais, de pente 144 MPa par jour. Elle atteint 30 MPa vers 34,3 jours, la copie conclut qu'il n'y aura pas de retard et refuse l'adjuvant : l'entreprise paie alors 10000 dollars de pénalité.
Exercice 7 : Situation-problème : les frettes de la guitare sur mesure
Un luthier fabrique une guitare classique sur mesure. La distance entre le sillet et le chevalet, qu'on appelle le diapason, mesure 650 mm ; la touche en érable, sur laquelle on pose les frettes, mesure 450 mm à partir du sillet (document 1). Pour que la touche ne se fende pas, la dernière frette doit être à au moins 5 mm de son extrémité.
Appuyer la corde contre une frette raccourcit la partie qui vibre. Le luthier a mesuré, sur une même corde tendue, la fréquence obtenue pour plusieurs longueurs vibrantes (document 2). Il pose une frette par demi-ton de la gamme tempérée (document 3).
La cliente veut pouvoir jouer, sur la corde de mi aigu (diamètre 0,7 mm, tension 7,3 kg, fréquence à vide 329,63 Hz), un do à 1046,5 Hz.
Document 1 : la corde, du sillet au chevalet, et la touche. Les premières frettes sont esquissées sans mesure.
Longueur vibrante (mm)
650
520
433,3
325
Fréquence (Hz)
82,4
103,0
123,6
164,8
Document 2 : mesures du luthier sur une même corde, à tension constante.
La gamme tempérée
Octave
monter d'une octave double la fréquence
Demi-ton
une octave compte 12 demi-tons, et chaque demi-ton multiplie la fréquence par un même nombre
Frettes
la frette numéro n fait monter la corde de n demi-tons
Document 3 : rappel de théorie musicale.
Combien de frettes le luthier peut-il poser, et la cliente pourra-t-elle jouer son do ? Si ce n'est pas le cas, que lui proposez-vous ?
Voir la correction
Réponses
1)19 frettes : n≤12log2205650≈19,98
2)Note la plus aiguë 329,63×21219≈987,8 Hz
3)Non : le do exige la frette 20, à 445,26 mm ; une touche d'au moins 450,26 mm (par exemple 451 mm) le permettrait
Compréhension.
On cherche combien de frettes tiennent sur la touche, puis si la frette qui donne 1046,5 Hz sur le mi aigu en fait partie.
Données utiles : le diapason de 650 mm, la touche de 450 mm et la marge de 5 mm, les mesures du document 2, les règles de la gamme, les deux fréquences du mi aigu.
Données inutiles : le diamètre et la tension de la corde, le bois de la touche : les rapports de fréquences n'en dépendent pas.
Contraintes : une frette est à au plus 450−5=445 mm du sillet, et le nombre de frettes est entier.
Modèles.
Document 2 : le produit fréquence fois longueur est constant.
650×82,4=520×103=325×164,8=53560
La fréquence est inversement proportionnelle à la longueur vibrante, une fonction rationnelle f=L53560 : diviser la longueur par un nombre multiplie la fréquence par ce nombre.
Document 3 : à chaque frette, la fréquence est multipliée par un même nombre c, et douze demi-tons la doublent. C'est une exponentielle :
fn=f0cn avec c12=2, donc c=2121≈1,0595
En combinant les deux, la longueur vibrante à la frette n et la position de cette frette depuis le sillet sont :
Ln=650×2−12ndn=650−650×2−12n
Résolution.
Condition de la touche :
650−650×2−12n≤445⟺2−12n≥650205
n≤12log2(205650)≈19,98
Le nombre de frettes est la partie entière : [19,98]=19 frettes.
Note la plus aiguë sur le mi aigu, à la frette 19 :
329,63×21219≈987,8 Hz
Frette nécessaire pour le do :
n=12log2(329,631046,5)≈20,00
d20=650−650×2−1220≈445,26 mm
La frette 20 dépasse la limite de 445 mm de 0,26 mm : elle ne peut pas être posée.
Proposition : une touche d'au moins 445,26+5=450,26 mm, soit 451 mm, accueille 20 frettes. La frette 21, à d21≈456,8 mm, n'entrerait pas pour autant.
Validation.
La frette 12 doit couper la corde en son milieu, puisqu'elle double la fréquence : d12=650−325=325 mm. Le modèle le redonne.
La première frette est à d1≈36,48 mm, la valeur que donne la règle des luthiers, diapason divisé par 17,817.
Le mi aigu à vide, 329,63 Hz, vaut quatre fois 82,4 Hz : deux octaves au-dessus du mi grave, l'accord d'une guitare.
Conclusion.
Le luthier peut poser 19 frettes ; sur le mi aigu, la note la plus aiguë sera d'environ 987,8 Hz. Le do à 1046,5 Hz demande une vingtième frette, qui tomberait à 445,26 mm du sillet, 0,26 mm au-delà de la limite : il n'est pas jouable. On propose à la cliente une touche de 451 mm, qui accueille cette vingtième frette.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : retient la limite de 445 mm, écarte diamètre et tension, traduit « tension constante » en produit constant. Copie C : oublie la marge de 5 mm ou confond la position de la frette avec la longueur vibrante. Copie E : pose des frettes à intervalles égaux.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : reconnaît la variation inverse, construit c=2121, résout l'inéquation exponentielle par un logarithme et prend la partie entière. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple c=122 ou un arrondi de 19,98 à 20. Copie E : aucun lien entre longueur et fréquence.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : n, Ln et dn définis, l'inéquation écrite avant d'être résolue, la position de la frette 20 comparée à la limite. Copie C : le nombre 19 apparaît sans l'inéquation. Copie E : une réponse sans trace.
Piège : oublier la marge et résoudre dn≤450. On obtient n≤20,41, donc 20 frettes, et la copie promet le do à la cliente.
Exercice 8 : Situation-problème : l'orgue, l'ensemble baroque et le thermostat
Un ensemble baroque doit donner un concert en décembre avec le grand orgue d'une église, un instrument de 1891 qui compte 2400 tuyaux. Les violons et les hautbois de l'ensemble s'accordent sur un la à 442 Hz, qu'ils retrouvent à toute température en réaccordant leurs instruments. L'orgue, lui, ne se réaccorde pas : la hauteur de ses tuyaux dépend de la température de l'air.
L'organier a accordé l'orgue à 20 °C, où son la sonne à 440 Hz, puis il a mesuré ce même la à d'autres températures (document 1). Pour économiser le chauffage, la fabrique de l'église règle le thermostat à 18 °C pendant les concerts d'hiver.
Température de l'air (°C)
5
12
20
30
Fréquence du la de l'orgue (Hz)
428,6
434,0
440,0
447,4
Document 1 : mesures de l'organier.
Physique des tuyaux
Fréquence d'un tuyau
proportionnelle à la vitesse du son dans l'air
Vitesse du son
proportionnelle à la racine carrée de la température absolue
Température absolue
en kelvins : température en degrés Celsius plus 273,15
Document 2 : extrait d'un ouvrage d'acoustique.
Seuil d'audition d'un désaccord
Musicien entraîné
il entend que deux la ne sont pas accordés dès que le rapport de la plus grande fréquence à la plus petite dépasse 21201, soit un dixième de demi-ton
Document 3 : la tolérance de l'oreille.
Entre quelles températures l'orgue et l'ensemble sonneront-ils juste ensemble ? Le réglage du thermostat convient-il ?
Voir la correction
Réponses
1)f(T)=25,698T+273,15 ; juste à partir de T≈19,3 °C
2)Juste jusqu'à T≈26,1 °C
3)Non : à 18 °C, l'orgue sonne 438,5 Hz, désaccord audible ; régler le thermostat à 20 °C
Compréhension.
On cherche l'ensemble des températures T pour lesquelles le la de l'orgue et le la de l'ensemble, 442 Hz, ne forment pas un désaccord audible.
Données utiles : les mesures de l'organier, la loi physique du document 2, le seuil 21201, le la de 442 Hz et le réglage de 18 °C.
Données inutiles : l'année de construction et le nombre de tuyaux.
Contrainte : le seuil vaut « dans un sens ou dans l'autre », que l'orgue soit trop haut ou trop bas. C'est une condition à valeur absolue.
Modèles.
D'après le document 2, la fréquence est proportionnelle à la racine carrée de la température absolue : une fonction racine carrée, translatée de −273,15.
f(T)=aT+273,15a=293,15440≈25,698
Le rapport de deux fréquences se mesure en demi-tons par un logarithme en base 2. Ne pas entendre de désaccord, c'est :
log2442f(T)≤1201
Résolution.
On retire la valeur absolue, puis le logarithme :
2−1201≤442440293,15T+273,15≤21201
0,998760≤293,15T+273,15≤1,010365
Tous les membres sont positifs, on peut élever au carré sans changer le sens :
0,997521≤293,15T+273,15≤1,020837
292,42≤T+273,15≤299,26⟺19,27≤T≤26,11
Thermostat à 18 °C :
f(18)=25,698291,15≈438,50 Hz
log2442438,50≈−0,01148 et 1201≈0,00833
L'écart dépasse le seuil : à 18 °C, l'orgue sonne trop bas de façon audible.
Validation.
Le modèle redonne les mesures qui n'ont pas servi à le construire : f(5)≈428,6 Hz, f(12)≈434,0 Hz, f(30)≈447,4 Hz.
L'intervalle trouvé n'est pas centré sur 20 °C, et c'est normal : l'ensemble joue plus haut que l'accord de l'orgue, il faut donc réchauffer l'orgue pour qu'il monte vers 442 Hz.
Contrôle à 20 °C : log2442440≈−0,00654, dans la tolérance.
Conclusion.
L'orgue et l'ensemble sonnent juste ensemble lorsque l'air de l'église est entre 19,3 °C et 26,1 °C environ. Le thermostat à 18 °C ne convient pas : l'orgue y joue à 438,5 Hz et le désaccord s'entend. Il faut chauffer l'église à 20 °C pendant le concert.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : compare l'orgue à 442 Hz, voit que le seuil vaut dans les deux sens, convertit en kelvins, écarte l'année et les tuyaux. Copie C : ne cherche que la borne inférieure, ou vérifie seulement 18 °C sans donner l'intervalle demandé. Copie E : compare les fréquences par leur différence en hertz.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : construit la racine carrée translatée, traduit la tolérance par une valeur absolue de logarithme, résout la double inéquation. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple la racine de la température en degrés Celsius, ou un carré oublié en isolant T. Copie E : modèle affine prolongé sans justification.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : f et T définis avec leurs unités, chaque passage (valeur absolue, exponentielle, carré) justifié, la décision chiffrée. Copie C : bonnes bornes, mais l'inéquation n'est jamais écrite. Copie E : une température sans trace.
Piège : comparer l'orgue à ses propres 440 Hz. On obtient 16,6≤T≤23,4, un intervalle qui contient 18 °C, et la copie approuve le thermostat. C'est l'oubli de la seule donnée qui distingue cette situation d'un exercice de cours : l'ensemble ne joue pas à 440 Hz.
Exercice 9 : Situation-problème : la comète et les nuits d'étoiles filantes
Un club d'astronomie suit une nouvelle comète, de magnitude 6, dont le noyau mesure environ 4 km. Dans le plan de l'orbite terrestre, on place le Soleil S à l'origine et l'on mesure les distances en unités astronomiques (UA) ; la Terre décrit autour du Soleil un cercle de rayon 1 UA (document 1).
Les astronomes ont relevé trois positions de la comète, A(−3;2,25), B(1,5;0) et C(3;2,25), et savent que sa trajectoire est une parabole dont le Soleil est le foyer. La comète laisse derrière elle des poussières qui restent le long de sa trajectoire : chaque fois que la Terre traverse cette traînée, on observe une pluie d'étoiles filantes.
Le 21 mars, la Terre est au point (1;0). Elle tourne autour du Soleil dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et fait un tour complet en 365,25 jours, à vitesse constante.
Document 1 : le Soleil S, l'orbite de la Terre et les trois positions observées de la comète. Unités : UA.
À quelles dates de l'année le club doit-il organiser ses soirées d'observation d'étoiles filantes ?
Voir la correction
Réponses
1)Trajectoire y=3x2−0,75, de foyer S(0;0) ; périhélie à 0,75 UA
2)Croisement en θ=210° : 213 jours après le 21 mars, vers le 20 octobre
3)Croisement en θ=330° : 335 jours après le 21 mars, vers le 19 février
Compréhension.
Les étoiles filantes apparaissent quand la Terre passe là où la comète est passée : il faut trouver les points communs à la trajectoire de la comète et à l'orbite terrestre, puis la date à laquelle la Terre atteint chacun d'eux.
Données utiles : les trois positions, le Soleil au foyer, le cercle de rayon 1, la position de la Terre le 21 mars, le sens de rotation et la durée d'un tour.
Données inutiles : la magnitude et la taille du noyau.
Contrainte : la date de passage de la comète est inutile, les poussières restent sur sa trajectoire.
Modèles.
A et C ont la même ordonnée et des abscisses opposées : l'axe de symétrie de la parabole est l'axe des y. On cherche y=ax2+k.
{0=2,25a+k2,25=9a+k⇒6,75a=2,25⇒a=31,k=−0,75
Sous la forme d'une conique : x2=3(y+0,75), donc 4c=3 et c=0,75.
L'orbite de la Terre est le cercle x2+y2=1. La position de la Terre au jour t suit le cercle trigonométrique : P(θ)=(cosθ;sinθ), avec θ=365,25360°t.
Résolution.
Sommet (0;−0,75) et c=0,75 : le foyer est en (0;0), le Soleil. La comète passe au plus près du Soleil à 0,75 UA.
Intersection avec l'orbite, en remplaçant x2 par 3y+2,25 :
3y+2,25+y2=1⟺y2+3y+1,25=0
y=2−3±9−5⇒y=−0,5 ou y=−2,5
y=−2,5 est rejeté : il donnerait x2=−5,25, et aucun point du cercle n'a une ordonnée inférieure à −1.
x2=3(−0,5)+2,25=0,75⇒x=±23
Sur le cercle trigonométrique, (23;−21) correspond à θ=330° et (−23;−21) à θ=210°.
t=360210×365,25≈213,1 jourst=360330×365,25≈334,8 jours
En comptant à partir du 21 mars : 213 jours mènent au 20 octobre, 335 jours au 19 février.
Validation.
Le foyer de la parabole trouvée est exactement le Soleil, comme l'affirment les astronomes ; cette information n'a pas servi à construire la règle, elle la confirme.
Les deux points vérifient 43+41=1 : ils sont bien sur l'orbite.
Le périhélie (0,75 UA) est plus proche du Soleil que la Terre (1 UA) : la trajectoire coupe forcément l'orbite deux fois.
Conclusion.
La Terre traverse la traînée de la comète deux fois par an, vers le 20 octobre et vers le 19 février. Le club doit organiser ses soirées d'observation autour de ces deux dates.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : voit que la date de passage de la comète est inutile, cherche l'intersection des deux trajectoires, écarte magnitude et noyau. Copie C : trouve les deux points mais ne les convertit pas en dates. Copie E : cherche quand la comète passe au plus près de la Terre.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : axe de symétrie lu sur A et C, règle par un système, foyer contrôlé, intersection résolue par substitution, angles du cercle trigonométrique et règle de proportion pour les jours. Copie C : une erreur conceptuelle dans un angle (voir le piège) ou la racine y=−2,5 gardée. Copie E : aucune équation de la parabole.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : la parabole, le cercle et P(θ) écrits avant d'être utilisés, le rejet de y=−2,5 justifié, chaque date reliée à son angle. Copie C : dates exactes, mais les angles tombent sans le point du cercle qui les donne. Copie E : deux dates sans trace.
Piège : calculer l'angle par arctanxy. Pour (−23;−21), la calculatrice répond 30°, angle du premier quadrant, et la copie annonce le 20 avril. Le signe des deux coordonnées place le point au troisième quadrant : θ=180°+30°=210°.
Exercice 10 : Situation-problème : le plan de traitement en radiothérapie
Une patiente de 68 ans doit recevoir 60 grays en 30 séances de radiothérapie sur une petite tumeur du thorax. Sur une coupe transversale du scanner, la physicienne médicale place un repère en centimètres centré au milieu du thorax, dont le contour est l'ellipse d'équation 225x2+100y2=1 (document 1).
La tumeur est un disque de centre T(4;3) et de rayon 1,5 cm. La moelle épinière, organe à protéger absolument, est un disque de centre M(0;−6) et de rayon 1 cm. Un interne propose deux faisceaux qui visent le centre de la tumeur : le premier entre dans le corps au point E1(−12;6), le second au point E2(0;−10).
Les règles du service sont dans le document 2.
Document 1 : coupe du thorax, tumeur (orange), moelle épinière (violet), points d'entrée et axes des deux faisceaux proposés. Unités : centimètres.
Règle du service
Largeur d'un faisceau
bande de 3 cm de large, centrée sur son axe
Protection de la moelle
aucun point d'un faisceau à moins de 1 cm du bord de la moelle
Répartition de la dose
les axes de deux faisceaux font entre eux un angle d'au moins 40°
Document 2 : règles de planification.
Le plan de l'interne respecte-t-il les règles ? Sinon, de quel angle minimal faut-il faire tourner le faisceau fautif autour du centre de la tumeur, et le plan corrigé respecte-t-il toutes les règles ?
Voir la correction
Réponses
1)Axe 1 à 9,58 cm de M (permis) ; axe 2 à 1,18 cm, moins que les 3,5 cm exigés
2)Rotation minimale 20,82°−6,86°≈14,0°, en éloignant le faisceau de la moelle ; nouveau point d'entrée vers (3,30;−9,76)
3)Le second ; après correction, les axes font 82,5° entre eux, au-delà de 40° : plan conforme
Compréhension.
Trois contrôles : distance de chaque axe à la moelle, angle entre les axes, puis correction du faisceau fautif.
Données utiles : T, M, les rayons, E1, E2 et les trois règles du document 2.
Données inutiles : l'âge, la dose et le nombre de séances.
Contrainte : demi-largeur du faisceau 1,5 cm, rayon de la moelle 1 cm, marge 1 cm. L'axe doit passer à au moins 1,5+1+1=3,5 cm de M.
Modèles.
Chaque axe est une droite ; on mesure la distance de M à cette droite.
u1=E1T=(16;−3)u2=E2T=(4;13)
L'angle entre deux axes se calcule par le produit scalaire de leurs vecteurs directeurs.
Pour corriger, on tourne l'axe autour de T : dans le triangle rectangle formé par T, M et le projeté de M sur l'axe, le sinus de l'angle en T vaut TMd.
Résolution.
Axe 1, passant par T(4;3) de vecteur (16;−3) : équation 3x+16y−60=0.
d(M,axe 1)=32+162∣3×0+16×(−6)−60∣=265156≈9,58 cm
Axe 2, de vecteur (4;13) : équation 13x−4y−40=0.
d(M,axe 2)=132+42∣13×0−4×(−6)−40∣=18516≈1,18 cm
L'axe 2 passe à 1,18 cm du centre de la moelle : le faisceau la traverse. Le second faisceau est fautif.
Il faut tourner l'axe de 20,82°−6,86°≈13,96°, soit 14,0°, du côté qui l'éloigne de la moelle.
Le nouvel axe entre par le contour elliptique vers E2′(3,30;−9,76) et fait 82,5° avec l'axe 1 : la règle des 40° tient.
Validation.
Les deux points d'entrée sont bien sur la peau : 225144+10036=1 et 2250+100100=1.
Après rotation, TMsin20,82°=3,5 cm : la contrainte est atteinte exactement, la rotation est donc minimale.
Conclusion.
Le plan de l'interne ne respecte pas les règles : l'axe du second faisceau passe à 1,18 cm du centre de la moelle, alors qu'il faut au moins 3,5 cm. Il faut faire tourner ce faisceau d'au moins 14° autour du centre de la tumeur, en l'éloignant de la moelle ; il entre alors vers (3,3;−9,8). Le plan corrigé respecte toutes les règles, les deux axes faisant 82,5° entre eux.
Grille.
Cr1, compréhension. Copie A : traduit les deux dernières règles en conditions chiffrées (3,5 cm, 40°), écarte l'âge et la dose. Copie C : oublie la demi-largeur du faisceau et exige 2 cm ; elle voit le défaut, mais sa rotation de 4,9° laisse le faisceau mordre sur la marge. Copie E : vérifie seulement que les faisceaux visent la tumeur.
Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : équations des axes, distance point-droite, produit scalaire, sinus dans le bon triangle rectangle. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple la distance ME2 prise pour la distance à l'axe. Copie E : mesure à la règle sur la figure.
Cr3, élaboration de la solution. Copie A : vecteurs et droites nommés, règles contrôlées dans l'ordre, sens de la rotation précisé. Copie C : trouve le faisceau fautif mais ne chiffre pas la correction. Copie E : un verdict sans trace.
Piège : comparer la distance à 1 cm seulement. À 1,18 cm, l'axe 2 paraît conforme et la moelle reçoit le faisceau : demi-largeur, rayon et marge s'additionnent.
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