Mathématiques SN, secondaire 5 • Compétence 1, corrigés à Montréal

Situations-problèmes C1 en math SN5 : dix tâches de compétence 1 corrigées

Voici dix situations-problèmes de compétence 1 (C1) de mathématique SN de cinquième secondaire, au format des évaluations : un contexte, des documents, une seule consigne, aucune sous-question et aucun modèle donné. Chacune combine des notions d'au moins deux chapitres du programme : coniques (hyperbole et parabole), géométrie analytique, vecteurs et produit scalaire, programmation linéaire, fonctions exponentielles et logarithmiques, fonctions racine carrée, valeur absolue, partie entière, rationnelle et définie par parties, fonctions trigonométriques, cercle trigonométrique, loi des sinus et exposants fractionnaires. À la fin de la série, vous savez trier les données d'un dossier, construire le modèle vous-même à partir d'un tableau, mener une démarche complète et rédiger une conclusion qui répond à la question posée.

La partie A combine deux chapitres : un caboteur sans GPS qui se situe sur une hyperbole (exercice 1), l'altitude d'un satellite géostationnaire et les stations du Grand Nord qui le captent (exercice 2), une perfusion qui doit couvrir toute une opération (exercice 3), l'avant-toit d'une façade sud (exercice 4) et le chargement d'un avion cargo (exercice 5). La partie B réunit des situations de synthèse : le béton d'un pont et sa pénalité de retard (exercice 6), les frettes d'une guitare sur mesure (exercice 7), l'orgue d'une église et son thermostat (exercice 8), une comète et les nuits d'étoiles filantes (exercice 9), un plan de radiothérapie (exercice 10).

Chaque corrigé suit les critères du Cadre d'évaluation : compréhension, modèles, résolution, validation, conclusion, puis une grille qui dit ce que fait une copie de niveau A, de niveau C et de niveau E sur cette situation précise. Les pièges qui font tomber le plus de copies sont nommés : 2a2a pris pour aa dans l'hyperbole (exercice 1), l'angle d'élévation oublié (exercice 2), l'été vérifié au solstice au lieu de son pire jour (exercice 4), le sommet non entier arrondi hors du polygone de contraintes (exercice 5), la droite prolongée au lieu du logarithme (exercice 6), la marge de 5 mm oubliée (exercice 7), le mauvais la de référence (exercice 8), l'angle lu au mauvais quadrant (exercice 9) et la marge de sécurité mal additionnée (exercice 10).

Prévoyez de 45 à 75 minutes par situation, calculatrice graphique en main, et rédigez toute la démarche avant d'ouvrir la correction : à l'évaluation, c'est la trace qui est notée, pas seulement le résultat.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Mathématique SN5 : Sciences naturelles, secondaire 5

Rappel de cours

  • • Une SITUATION-PROBLÈME (compétence 1, 30 % du résultat) ne donne ni sous-question ni modèle : l'élève choisit les notions, construit la règle et organise sa démarche. C'est ce qui la distingue d'une situation d'application de la compétence 2, où le référentiel est plus circonscrit.
  • • Trois critères sont notés : Cr1, la compréhension de la situation (données utiles, contraintes) ; Cr2, la mobilisation des savoirs (les bons concepts, bien appliqués) ; Cr3, l'élaboration d'une solution (traces complètes, sans étape implicite). La validation donne lieu à une rétroaction, mais ne compte pas dans le résultat.
  • • Une erreur mineure (recopie, inversion de chiffres) ne pèse pas comme une erreur conceptuelle (mauvais concept, mauvaise opération). Une même erreur conceptuelle répétée dans la tâche compte une seule fois.
  • • Choisir la famille à partir des DONNÉES : écarts constants, une fonction affine ; rapports constants, une exponentielle ; écarts qui forment une suite géométrique, une exponentielle avec asymptote ; gains égaux à chaque doublement, un logarithme ; produit constant, une variation inverse.
  • • Un dossier contient souvent des informations inutiles. Les écarter fait partie de la compréhension, et il vaut mieux l'écrire sur la copie.
  • • Une conclusion répond à la question posée, dans le contexte et avec ses unités : une décision, une recommandation chiffrée, jamais un nombre seul.

Partie A : situations à deux chapitres (/50)

Exercice 1 : Situation-problème : le caboteur sans GPS

Un caboteur remonte de nuit un chenal balisé, parallèle à la côte. Son GPS est en panne. Il lui reste un vieux récepteur de radionavigation qui capte deux stations côtières, A et B, distantes de 100 km.

Les deux stations émettent leurs impulsions exactement au même instant. Le récepteur du navire indique que l'impulsion de la station A arrive 120 microsecondes avant celle de la station B. Les ondes radio se propagent à 300 000 km/s.

Le chenal suit la droite située à 30 km au large de la côte. Un haut-fond est signalé sur les cartes ; la capitainerie impose à tout navire de rester à plus de 3 km de son centre H. Le caboteur file 12 nœuds et transporte 800 tonnes de marchandises.

-60-50-40-30-20-10102030405060-101020304050côteABroute du chenalH
Document 1 : la côte sur l'axe des abscisses, les stations A(−50 ;0)A(-50\,;0) et B(50 ;0)B(50\,;0), la route du chenal et le haut-fond centré en H(−20 ;28)H(-20\,;28). Unités : kilomètres.

Le capitaine doit-il dévier de sa route dès maintenant ? Déterminez la position du navire et justifiez votre recommandation.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Le navire est en P(−21,40 ;30)P(-21{,}40\,;30), sur la branche de l'hyperbole proche de A ; le point (21,40 ;30)(21{,}40\,;30) est rejeté
  • 2) PH≈2,44PH\approx 2{,}44 km, moins que les 33 km imposés
  • 3) Oui : le navire est déjà dans la zone du haut-fond, il doit s'écarter vers le large

Compréhension.

On cherche la position PP du navire, puis sa distance au centre HH du haut-fond, pour décider s'il doit dévier.

Données utiles : les positions de AA et de BB, l'écart de 120120 microsecondes, la vitesse des ondes, la droite du chenal y=30y=30 et le centre H(−20 ;28)H(-20\,;28).

Données inutiles : la vitesse de 1212 nœuds et les 800800 tonnes. Elles ne changent ni la position, ni la décision.

Contraintes : le navire est sur le chenal, et l'impulsion de A arrive la première, donc le navire est plus près de A que de B.

Modèles.

Un écart de temps à vitesse connue est un écart de DISTANCE : le navire ne connaît ni PAPA ni PBPB, seulement leur différence.

L'ensemble des points dont la différence des distances à deux points fixes est constante est une hyperbole de foyers AA et BB. C'est la famille imposée par la donnée, pas un choix de commodité.

Le chenal est une droite ; la position est l'intersection de la droite et de l'hyperbole, puis la distance au centre HH se calcule par la formule de distance entre deux points.

Résolution.

Différence des distances :

PB−PA=300 000×120×10−6=36 km\displaystyle PB-PA=300\,000\times 120\times 10^{-6}=36 \text{ km}

Pour une hyperbole, cette différence vaut 2a2a :

2a=36⇒a=18\displaystyle 2a=36 \Rightarrow a=18

Les foyers sont à c=50c=50 du centre O(0 ;0)O(0\,;0) :

b2=c2−a2=2500−324=2176\displaystyle b^{2}=c^{2}-a^{2}=2500-324=2176
x2324−y22176=1\displaystyle \dfrac{x^{2}}{324}-\dfrac{y^{2}}{2176}=1

Intersection avec le chenal y=30y=30 :

x2=324(1+9002176)=324×30762176≈458,01\displaystyle x^{2}=324\left(1+\dfrac{900}{2176}\right)=324\times\dfrac{3076}{2176}\approx 458{,}01
x≈−21,40 ou x≈21,40\displaystyle x\approx -21{,}40 \text{ ou } x\approx 21{,}40

Le navire est plus près de AA : on garde la branche de gauche, P(−21,40 ;30)P(-21{,}40\,;30), et on rejette (21,40 ;30)(21{,}40\,;30).

PH=(−21,40+20)2+(30−28)2=1,96+4≈2,44 km\displaystyle PH=\sqrt{(-21{,}40+20)^{2}+(30-28)^{2}}=\sqrt{1{,}96+4}\approx 2{,}44 \text{ km}

Validation.

Dans toute la série, la validation fait l'objet d'une rétroaction et ne compte pas dans la note (Cadre d'évaluation) ; elle reste le meilleur moyen d'attraper une erreur avant de rendre la copie.

PA=28,602+302≈41,45 kmPA=\sqrt{28{,}60^{2}+30^{2}}\approx 41{,}45 \text{ km} et PB=71,402+302≈77,45 kmPB=\sqrt{71{,}40^{2}+30^{2}}\approx 77{,}45 \text{ km}

La différence vaut bien 3636 km, et PA<PBPA < PB : la branche choisie est la bonne.

Ordre de grandeur : 3636 km parcourus en 120120 microsecondes correspondent bien à une onde qui fait 300300 km en une milliseconde.

Conclusion.

Le navire se trouve au point (−21,4 ;30)(-21{,}4\,;30), à environ 2,42{,}4 km du centre du haut-fond, donc à l'intérieur de la zone de 33 km interdite par la capitainerie. Le capitaine doit dévier dès maintenant et s'écarter vers le large.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : transforme l'écart de temps en différence de distances, écarte la vitesse du navire et sa charge, retient la droite y=30y=30 et choisit la branche proche de A. Copie C : trouve les deux intersections et les garde toutes les deux, ou conclut sans comparer à 33 km. Copie E : cherche PAPA et PBPB séparément, comme si le récepteur les donnait.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : reconnaît l'hyperbole de foyers AA et BB, pose 2a=362a=36 et b2=c2−a2b^{2}=c^{2}-a^{2}, résout l'intersection et calcule la distance. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple b2=a2+c2b^{2}=a^{2}+c^{2} (relation de l'ellipse retournée). Copie E : aucune conique, des cercles centrés en A et B tracés au hasard.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : chaque grandeur est nommée avec son unité, l'équation de l'hyperbole est écrite avant d'être utilisée, le rejet de la seconde branche est dit. Copie C : l'abscisse tombe sans l'équation qui la donne. Copie E : une position sans aucune trace.

Piège : prendre a=36a=36 au lieu de 2a=362a=36. On trouve alors x≈−47,6x\approx -47{,}6, un point à plus de 2727 km de HH, et la copie conclut qu'il n'y a aucun danger. Le calcul est soigné, la décision est fausse : c'est l'erreur qui fait tomber le plus de copies.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Situation-problème : un satellite pour les stations du Grand Nord

Une agence spatiale veut lancer un satellite de télécommunication géostationnaire : il tourne dans le plan de l'équateur, dans le même sens et à la même vitesse angulaire que la Terre, si bien qu'il reste toujours au-dessus du même point du globe.

Trois stations de recherche du Grand Nord, situées sur le méridien du futur satellite, espèrent s'y raccorder : Iqaluit (latitude 63,7°63{,}7° N), Resolute (74,7°74{,}7° N) et Alert (82,5°82{,}5° N). Leurs antennes ne captent un satellite que si l'angle d'élévation ee, mesuré au-dessus de l'horizon de la station, est d'au moins 10°10°.

Les ingénieurs disposent des relevés de quatre satellites en orbite circulaire (document 2) et savent que, pour tous les satellites de la Terre, la période se relie au rayon de l'orbite par une même loi de puissance.

OSGhorizon de SeφR
Document 1 : coupe dans le plan du méridien. OO centre de la Terre, SS une station, GG le satellite, ee l'angle d'élévation, φ\varphi la latitude de SS. Schéma qui n'est pas à l'échelle.
SatelliteAltitude (km)Période (min)Masse (kg)
Station spatiale internationale42092,8420 000
Télescope Hubble53595,211 100
RADARSAT-2798100,72 200
Satellite GPS20 180717,62 030
Document 2 : altitudes au-dessus du sol et périodes de révolution de quatre satellites.
DonnéeValeur
Rayon moyen de la Terre6 371 km
Un tour complet de la Terre sur elle-même, par rapport aux étoiles23 h 56 min 4 s
Jour solaire, d'un midi au suivant24 h
Document 3 : la Terre.

À quelle altitude faut-il placer le satellite, et quelles stations pourront l'utiliser ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Rayon r≈42 164r\approx 42\,164 km, altitude h≈35 790h\approx 35\,790 km
  • 2) Latitude maximale φ≈71,4°\varphi\approx 71{,}4° pour e≥10°e\geq 10°
  • 3) Iqaluit seulement ; Resolute (74,7°74{,}7°) et Alert (82,5°82{,}5°) sont trop au nord

Compréhension.

Deux grandeurs à trouver : l'altitude hh du satellite, puis la latitude la plus élevée d'où on le voit à 10°10° au moins au-dessus de l'horizon.

Données utiles : altitudes et périodes du document 2, rayon terrestre, durée d'un tour de la Terre PAR RAPPORT AUX ÉTOILES (2323 h 5656 min 44 s =1436,07=1436{,}07 min), angle minimal e=10°e=10°, latitudes des stations.

Données inutiles : les masses des satellites (la loi n'en dépend pas) et le jour solaire de 2424 h, qui mesure le tour de la Terre par rapport au Soleil, pas sa rotation propre.

Contrainte cachée : la loi porte sur le RAYON de l'orbite ; on ajoute 63716371 km à chaque altitude.

Modèles.

Loi de puissance annoncée : T=k rnT=k\,r^{n}. Les rayons sont 67916791, 69066906, 71697169 et 26 55126\,551 km.

On trouve nn avec deux satellites éloignés, par les logarithmes :

n=log⁡(717,692,8)log⁡(26 5516791)≈1,500\displaystyle n=\dfrac{\log\left(\frac{717{,}6}{92{,}8}\right)}{\log\left(\frac{26\,551}{6791}\right)}\approx 1{,}500

L'exposant vaut 32\frac{3}{2} : la période est proportionnelle à r32=r3r^{\frac{3}{2}}=\sqrt{r^{3}}.

Pour la visibilité : le triangle OSGOSG n'est pas rectangle. On connaît deux côtés, OS=6371OS=6371 et OG=rOG=r, et l'angle en SS, qui vaut 90°+e90°+e parce que l'horizon de SS est perpendiculaire au rayon OSOS. C'est un cas de la loi des sinus.

Résolution.

k=717,626 55132≈1,6587×10−4\displaystyle k=\dfrac{717{,}6}{26\,551^{\frac{3}{2}}}\approx 1{,}6587\times 10^{-4}

Le satellite doit faire un tour en 1436,071436{,}07 min :

r=(1436,07k)23≈42 164 km\displaystyle r=\left(\dfrac{1436{,}07}{k}\right)^{\frac{2}{3}}\approx 42\,164 \text{ km}
h=42 164−6371≈35 793 km\displaystyle h=42\,164-6371\approx 35\,793 \text{ km}

Station la plus au nord possible : e=10°e=10°, donc l'angle en SS vaut 100°100°.

sin⁡G^6371=sin⁡100°42 164⇒G^≈8,56°\displaystyle \dfrac{\sin \widehat{G}}{6371}=\dfrac{\sin 100°}{42\,164} \Rightarrow \widehat{G}\approx 8{,}56°
φ=180°−100°−8,56°≈71,44°\displaystyle \varphi=180°-100°-8{,}56°\approx 71{,}44°

Plus la station est au nord, plus ee diminue : il faut φ≤71,4°\varphi\leq 71{,}4°.

Iqaluit (63,7°63{,}7°) : oui. Resolute (74,7°74{,}7°) et Alert (82,5°82{,}5°) : non.

Validation.

Le rapport Tr1,5\frac{T}{r^{1{,}5}} vaut 1,658×10−41{,}658\times 10^{-4} à un millième près pour les quatre satellites : la loi tient aussi pour Hubble et RADARSAT-2, qui n'ont pas servi au calcul.

Avec les altitudes au lieu des rayons, les exposants vaudraient 0,530{,}53 (station et GPS) et 0,110{,}11 (station et Hubble) : aucune loi commune.

Ordre de grandeur : environ 36 00036\,000 km, la valeur que citent tous les ouvrages pour l'orbite géostationnaire.

Conclusion.

Il faut placer le satellite à environ 35 79035\,790 km d'altitude. Avec une élévation minimale de 10°10°, seule une station de latitude inférieure à 71,4°71{,}4° peut l'utiliser : Iqaluit sera raccordée, Resolute et Alert ne le seront pas et devront passer par un autre système.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : convertit les altitudes en rayons, prend 2323 h 5656 min 44 s et écarte les masses, retient la contrainte e≥10°e\geq 10°. Copie C : prend 2424 h (l'altitude devient 35 87035\,870 km, l'erreur est faible mais réelle) ou oublie l'angle minimal. Copie E : travaille sur les altitudes et ne trouve aucune loi.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : détermine l'exposant par les logarithmes, isole rr avec l'exposant 23\frac{2}{3}, pose la loi des sinus dans le bon triangle. Copie C : un rapport trigonométrique de triangle rectangle utilisé dans OSGOSG, qui ne l'est pas. Copie E : aucun modèle de puissance, une règle de trois entre périodes et altitudes.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : kk, rr, hh et φ\varphi définis, l'exposant justifié avant d'être arrondi à 32\frac{3}{2}, les trois stations comparées une à une. Copie C : bon résultat, mais l'exposant 1,51{,}5 apparaît sans calcul. Copie E : des nombres isolés.

Piège : oublier l'angle d'élévation, c'est-à-dire poser e=0°e=0°. Le triangle devient rectangle en SS, cos⁡φ=637142 164\cos\varphi=\frac{6371}{42\,164} donne φ≈81,3°\varphi\approx 81{,}3°, et la copie raccorde Resolute à tort. La consigne de l'antenne fait partie des données.

Exercice 3 : Situation-problème : la perfusion et l'opération

Un patient de 72 kg reçoit un antibiotique par perfusion continue, à raison de 40 mL par heure, à partir de 8 h 00. L'infirmière a mesuré la concentration du médicament dans le sang toutes les heures (document 1).

Le patient doit être opéré de 11 h 30 à 14 h 30, et le chirurgien exige que le médicament soit efficace pendant toute l'opération. Le protocole de l'unité prévoit d'arrêter la perfusion à 13 h 30, pour libérer la pompe au profit d'un autre patient.

Temps depuis 8 h 00 (h)01234
Concentration (mg/L)06,09,611,7613,06
Document 1 : dosages sanguins pendant la perfusion.
123456246810121416t (h)C (mg/L)
Document 2 : les mêmes dosages placés dans un plan.
Fiche du médicament
Concentration efficaceau moins 12 mg/L
Concentration toxiqueau-delà de 18 mg/L
Après l'arrêt de la perfusionla concentration diminue de 25 % par heure
Document 3 : extrait de la fiche du médicament.

Ce protocole garantit-il une concentration efficace pendant toute l'opération ? Sinon, quelle modification recommandez-vous ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Efficace à partir de t≈3,15t\approx 3{,}15 h, vers 11 h 09 : avant le début de l'opération
  • 2) Arrêt à 13 h 30 : la concentration repasse sous 1212 mg/L à t≈6,06t\approx 6{,}06 h, vers 14 h 04
  • 3) Non : il manque environ 2626 minutes ; arrêter la perfusion au plus tôt vers 13 h 54 (par exemple à 14 h 00)

Compréhension.

On cherche si la concentration reste d'au moins 1212 mg/L de t=3,5t=3{,}5 h (11 h 30) à t=6,5t=6{,}5 h (14 h 30), en comptant le temps depuis 8 h 00.

Données utiles : les dosages, le seuil de 1212 mg/L, la baisse de 2525 % par heure après l'arrêt, l'heure d'arrêt t=5,5t=5{,}5 h.

Données inutiles : la masse et le débit, déjà contenus dans les dosages ; le seuil toxique ne sert qu'au contrôle.

Contrainte : deux régimes, avant et après l'arrêt. Le modèle sera une fonction définie par parties.

Modèles.

Les écarts entre deux dosages consécutifs valent 66 ; 3,63{,}6 ; 2,162{,}16 ; 1,301{,}30. Leur rapport est constant :

3,66=2,163,6=0,6\displaystyle \dfrac{3{,}6}{6}=\dfrac{2{,}16}{3{,}6}=0{,}6

Des écarts en suite géométrique signent une exponentielle avec asymptote : C(t)=a (0,6)t+kC(t)=a\,(0{,}6)^{t}+k.

En t=0t=0 : a+k=0a+k=0. En t=1t=1 : 0,6 a+k=60{,}6\,a+k=6. En soustrayant, −0,4 a=6-0{,}4\,a=6, donc a=−15a=-15 et k=15k=15.

C(t)={15−15 (0,6)t0≤t≤5,5C(5,5) (0,75)t−5,5t>5,5\displaystyle C(t)=\begin{cases}15-15\,(0{,}6)^{t} & 0\leq t\leq 5{,}5\\ C(5{,}5)\,(0{,}75)^{t-5{,}5} & t>5{,}5\end{cases}

La seconde partie traduit « moins 2525 % par heure » : on garde 7575 % de la concentration chaque heure.

Résolution.

Début de l'efficacité :

15−15 (0,6)t=12⇒(0,6)t=0,2⇒t=log⁡0,2log⁡0,6≈3,15 h\displaystyle 15-15\,(0{,}6)^{t}=12 \Rightarrow (0{,}6)^{t}=0{,}2 \Rightarrow t=\dfrac{\log 0{,}2}{\log 0{,}6}\approx 3{,}15 \text{ h}

Soit 11 h 09 : le départ est assuré.

Concentration à l'arrêt :

C(5,5)=15−15 (0,6)5,5≈14,10 mg/L\displaystyle C(5{,}5)=15-15\,(0{,}6)^{5{,}5}\approx 14{,}10 \text{ mg/L}

Fin de l'efficacité :

14,10 (0,75)s=12⇒s=log⁡(1214,10)log⁡0,75≈0,56 h\displaystyle 14{,}10\,(0{,}75)^{s}=12 \Rightarrow s=\dfrac{\log\left(\frac{12}{14{,}10}\right)}{\log 0{,}75}\approx 0{,}56 \text{ h}

La concentration repasse sous 1212 mg/L à t≈5,5+0,56=6,06t\approx 5{,}5+0{,}56=6{,}06 h, vers 14 h 04, soit environ 2626 minutes avant la fin de l'opération.

Heure d'arrêt minimale TT : il faut (15−15 (0,6)T)(0,75)6,5−T≥12\left(15-15\,(0{,}6)^{T}\right)(0{,}75)^{6{,}5-T}\geq 12 ; à la calculatrice graphique, T≈5,90T\approx 5{,}90 h, soit 13 h 54.

Contrôle d'un arrêt à 14 h 00 : C(6)≈14,30C(6)\approx 14{,}30 et 14,30×0,750,5≈12,38≥1214{,}30\times 0{,}75^{0{,}5}\approx 12{,}38\geq 12.

Validation.

Le modèle redonne le dosage de 44 h : 15−15×0,64≈13,0615-15\times 0{,}6^{4}\approx 13{,}06 mg/L, valeur qui n'a pas servi à le construire.

Le plateau de 1515 mg/L reste sous le seuil toxique de 1818 mg/L : prolonger la perfusion est sans danger.

Cohérence : après l'arrêt, la courbe démarre bien à 14,1014{,}10, la valeur atteinte juste avant.

Conclusion.

Le médicament devient efficace vers 11 h 09, à temps pour l'opération. Mais si la perfusion est arrêtée à 13 h 30, la concentration redescend sous 1212 mg/L vers 14 h 04, une demi-heure environ avant la fin de l'opération : le protocole ne convient pas. Il faut arrêter la perfusion au plus tôt vers 13 h 54 ; on recommande 14 h 00, ou la fin de l'opération.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : traduit les heures en temps depuis 8 h 00, voit qu'il faut contrôler les DEUX bouts de l'opération, écarte la masse et le débit. Copie C : vérifie seulement le début de l'opération et conclut trop vite que tout va bien. Copie E : compare les dosages du tableau au seuil sans aucun modèle.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : reconnaît la raison 0,60{,}6 dans les écarts, trouve l'asymptote k=15k=15, résout par les logarithmes, pose la seconde partie à partir de C(5,5)C(5{,}5). Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple une baisse de 2525 % traduite par 0,25t0{,}25^{t}. Copie E : un modèle affine passé par deux points.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : la fonction est écrite par parties avec ses domaines, chaque heure est convertie, la recommandation est chiffrée. Copie C : bons calculs, mais la règle de la seconde partie n'est jamais écrite. Copie E : une heure sans trace.

Piège : faire passer une exponentielle SANS asymptote par deux dosages, (1 ;6)(1\,;6) et (2 ;9,6)(2\,;9{,}6). On obtient C(t)=3,75×1,6tC(t)=3{,}75\times 1{,}6^{t}, qui donne 3,753{,}75 mg/L avant même le début de la perfusion et 24,624{,}6 mg/L à 44 h, au-delà du seuil toxique. Il fallait confronter le modèle au premier et au dernier dosage.

Exercice 4 : Situation-problème : l'avant-toit de la façade sud

Une architecte dessine une maison écoénergétique, à 45,5°45{,}5° de latitude nord. La grande fenêtre de la façade sud mesure 2,42{,}4 m de large et 1,51{,}5 m de haut ; son triple vitrage coûte 19001900 dollars. Un avant-toit horizontal, de profondeur dd à déterminer, la protège ; le haut de la fenêtre est à 0,50{,}5 m sous l'avant-toit (document 2).

La cliente pose deux exigences, toutes deux vérifiées à midi solaire, quand le soleil est plein sud. En hiver, le 21 décembre, le soleil doit éclairer toute la hauteur de la fenêtre, pour chauffer la maison gratuitement. En été, chaque jour du 1er juin au 31 août, la fenêtre doit être entièrement à l'ombre.

Date21 mars21 juin22 septembre21 décembre
Jour de l'année nn80172265355
Élévation du soleil à midi44,5°67,9°44,5°21,1°
Document 1 : hauteur du soleil au-dessus de l'horizon à midi solaire, à cette latitude. Le 1er juin est le jour 152152, le 31 août le jour 243243.
d0,5 m1,5 mfenêtreErayon à midimur sud
Document 2 : coupe du mur sud. L'avant-toit a une profondeur dd ; EE est l'élévation du soleil. Le rayon dessiné est un rayon quelconque.

Quelle profondeur d'avant-toit l'architecte doit-elle choisir ? Si les deux exigences ne peuvent pas être tenues ensemble, proposez une solution chiffrée.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Hiver : d≤0,5tan⁡21,1°≈1,30d\leq \frac{0{,}5}{\tan 21{,}1°}\approx 1{,}30 m
  • 2) Été : E(243)≈52,21°E(243)\approx 52{,}21°, donc d≥2tan⁡52,21°≈1,55d\geq \frac{2}{\tan 52{,}21°}\approx 1{,}55 m
  • 3) Non ; solution : remonter l'avant-toit de 0,140{,}14 m et lui donner d≈1,66d\approx 1{,}66 m

Compréhension.

On cherche une profondeur dd qui respecte deux contraintes opposées : petite en hiver (laisser entrer le soleil bas), grande en été (arrêter le soleil haut).

Données utiles : les élévations du document 1, la position de la fenêtre (0,50{,}5 m et 2,02{,}0 m sous l'avant-toit), les jours 152152 et 243243.

Données inutiles : la largeur de la fenêtre et le prix du vitrage ; à midi, le soleil est dans le plan de la coupe.

Contrainte d'été : elle tient CHAQUE jour du 1er juin au 31 août, donc aussi le jour du soleil le plus bas.

Modèles.

Géométrie : le rayon qui frôle le bord de l'avant-toit forme un triangle rectangle ; l'ombre descend sur le mur de dtan⁡Ed\tan E.

L'élévation varie avec une période de 365365 jours entre un maximum et un minimum : une sinusoïde E(n)=asin⁡(b(n−h))+kE(n)=a\sin\left(b(n-h)\right)+k.

a=67,9−21,12=23,4k=67,9+21,12=44,5b=2π365\displaystyle a=\dfrac{67{,}9-21{,}1}{2}=23{,}4 \qquad k=\dfrac{67{,}9+21{,}1}{2}=44{,}5 \qquad b=\dfrac{2\pi}{365}

Le 21 mars (n=80n=80), la courbe passe sur son axe d'oscillation en montant : (80 ;44,5)(80\,;44{,}5) est un point d'inflexion, d'où h=80h=80 avec aa et bb positifs.

E(n)=23,4sin⁡(2π365(n−80))+44,5\displaystyle E(n)=23{,}4\sin\left(\dfrac{2\pi}{365}(n-80)\right)+44{,}5

Résolution.

Hiver : l'ombre s'arrête au haut de la fenêtre.

dtan⁡21,1°≤0,5⇒d≤0,50,3859≈1,30 m\displaystyle d\tan 21{,}1°\leq 0{,}5 \Rightarrow d\leq \dfrac{0{,}5}{0{,}3859}\approx 1{,}30 \text{ m}

Été : le maximum (n≈171n\approx 171) tombe dans la période, le minimum est donc à une borne :

E(152)≈66,63°E(243)≈52,21°\displaystyle E(152)\approx 66{,}63° \qquad E(243)\approx 52{,}21°

Pire jour : le 31 août. L'ombre doit atteindre le bas de la fenêtre, à 2,02{,}0 m :

dtan⁡52,21°≥2,0⇒d≥2,01,2896≈1,55 m\displaystyle d\tan 52{,}21°\geq 2{,}0 \Rightarrow d\geq \dfrac{2{,}0}{1{,}2896}\approx 1{,}55 \text{ m}

Il faudrait d≤1,30d\leq 1{,}30 et d≥1,55d\geq 1{,}55 : impossible avec l'avant-toit à sa place.

Solution : remonter l'avant-toit de xx ; la fenêtre est alors entre 0,5+x0{,}5+x et 2,0+x2{,}0+x sous lui :

{0,3859 d=0,5+x1,2896 d=2,0+x⇒0,9037 d=1,5⇒d≈1,66 m, x≈0,14 m\displaystyle \begin{cases} 0{,}3859\,d=0{,}5+x \\ 1{,}2896\,d=2{,}0+x \end{cases} \Rightarrow 0{,}9037\,d=1{,}5 \Rightarrow d\approx 1{,}66 \text{ m}, \ x\approx 0{,}14 \text{ m}

Validation.

Le modèle redonne les deux dates qui n'ont pas servi à le construire : E(172)≈67,9°E(172)\approx 67{,}9° et E(355)≈21,1°E(355)\approx 21{,}1°.

Avec d=1,66d=1{,}66 m et l'avant-toit à 0,640{,}64 m au-dessus de la fenêtre : le 21 décembre, l'ombre descend de 1,66×0,3859≈0,641{,}66\times 0{,}3859\approx 0{,}64 m, juste au haut de la vitre ; le 31 août, de 1,66×1,2896≈2,141{,}66\times 1{,}2896\approx 2{,}14 m, juste au bas.

Sans modification, un avant-toit de 1,301{,}30 m ne met la fenêtre entièrement à l'ombre que si E≥57,06°E\geq 57{,}06°, du jour 113113 au jour 229229 : du 23 avril au 17 août.

Conclusion.

À sa place actuelle, l'avant-toit ne peut pas satisfaire les deux exigences : l'hiver impose au plus 1,301{,}30 m de profondeur, l'été au moins 1,551{,}55 m. L'architecte peut remonter l'avant-toit de 1414 cm et lui donner 1,661{,}66 m de profondeur : les deux exigences sont alors tenues.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : traduit les deux exigences en deux inégalités sur dd, voit que l'été se joue au soleil le plus bas, écarte la largeur et le prix. Copie C : vérifie l'été le 21 juin seulement. Copie E : calcule une seule profondeur sans voir le conflit.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : construit la sinusoïde avec le point d'inflexion (80 ;44,5)(80\,;44{,}5), utilise la tangente dans le bon triangle rectangle, résout le système de la solution. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple dtan⁡E\frac{d}{\tan E} au lieu de dtan⁡Ed\tan E (l'angle pris au mauvais sommet). Copie E : une règle de trois entre les dates.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : dd, EE et xx définis, les deux contraintes écrites puis comparées, la proposition contrôlée. Copie C : constate l'impossibilité mais ne propose rien. Copie E : une valeur de dd sans trace.

Piège : vérifier l'été au solstice. Le 21 juin donne d≥2tan⁡67,9°≈0,81d\geq \frac{2}{\tan 67{,}9°}\approx 0{,}81 m, compatible avec l'hiver : la copie choisit 1,301{,}30 m et la fenêtre chauffe au soleil à la fin d'août.

Exercice 5 : Situation-problème : le chargement de l'avion cargo

Un petit avion cargo dessert des communautés éloignées. Ce soir, l'agent de fret dispose d'autant de conteneurs et de palettes qu'il le souhaite. Les conteneurs se placent dans la zone avant de la soute, les palettes dans la zone arrière (document 1).

Le vol durera 3 h 40 et consommera environ 2,1 tonnes de carburant ; l'avion vide, carburant compris, est équilibré au point de référence G0G_{0}. Le fret, lui, ne doit pas déséquilibrer l'appareil (document 3).

conteneurspalettesG₀4 m4 mavantarrière
Document 1 : vue de dessus de la soute. Le centre de la zone des conteneurs est à 44 m devant G0G_{0}, celui de la zone des palettes à 44 m derrière.
ConteneurPalette
Masse chargée1,0 t1,5 t
Volume4,5 m³6,2 m³
Places dans la soute128
Revenu du transport1500 dollars2400 dollars
Document 2 : les deux unités de chargement.
Consigne de chargement
Masse totale du fretau plus 18 t
Moment du fret par rapport à G0G_{0}masse multipliée par la distance à G0G_{0}, compté positif vers l'arrière, négatif vers l'avant
Équilibrele moment total du fret ne doit pas dépasser 12 t·m en valeur absolue
Document 3 : extrait du manuel de chargement.

Combien de conteneurs et combien de palettes l'agent doit-il embarquer pour que le vol rapporte le plus possible ? Justifiez que votre chargement est permis et qu'aucun autre ne rapporte davantage.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) 66 palettes
  • 2) 99 conteneurs (masse 1818 t, moment 00 t·m)
  • 3) Revenu maximal 27 90027\,900 dollars ; le sommet (7 ;7,5)(7\,;7{,}5) n'est pas entier et (7 ;7)(7\,;7) est interdit

Compréhension.

On cherche deux nombres ENTIERS : xx, le nombre de palettes, et yy, le nombre de conteneurs, qui rendent le revenu maximal.

Données utiles : masses, revenus, distances à G0G_{0}, nombres de places, les deux consignes du document 3.

Données inutiles : les volumes, la durée du vol et le carburant, déjà compris dans l'équilibre de l'avion vide.

Contraintes : masse, équilibre en valeur absolue, places, et nombres entiers.

Modèles.

Moment d'une palette : 1,5×4=61{,}5\times 4=6 t·m vers l'arrière. Moment d'un conteneur : 1×4=41\times 4=4 t·m vers l'avant, donc −4-4.

La consigne d'équilibre est une inéquation à valeur absolue, qu'on transforme en double inéquation :

∣6x−4y∣≤12  ⟺  −12≤6x−4y≤12\displaystyle |6x-4y|\leq 12 \iff -12\leq 6x-4y\leq 12

Le revenu R=2400x+1500yR=2400x+1500y est une fonction affine de deux variables sous des contraintes linéaires : c'est un problème de programmation linéaire.

{1,5x+y≤186x−4y≤126x−4y≥−120≤x≤8, 0≤y≤12\displaystyle \begin{cases} 1{,}5x+y\leq 18 \\ 6x-4y\leq 12 \\ 6x-4y\geq -12 \\ 0\leq x\leq 8, \ 0\leq y\leq 12 \end{cases}

Résolution.

Sommets du polygone de contraintes (les places ne limitent rien ici) :

(0 ;0)(0\,;0), (2 ;0)(2\,;0), (0 ;3)(0\,;3), puis l'intersection de 1,5x+y=181{,}5x+y=18 avec 6x−4y=126x-4y=12 :

6x−4(18−1,5x)=12⇒12x=84⇒x=7, y=7,5\displaystyle 6x-4(18-1{,}5x)=12 \Rightarrow 12x=84 \Rightarrow x=7, \ y=7{,}5

et l'intersection de 1,5x+y=181{,}5x+y=18 avec 6x−4y=−126x-4y=-12 :

12x−72=−12⇒x=5, y=10,5\displaystyle 12x-72=-12 \Rightarrow x=5, \ y=10{,}5

Revenus aux sommets : 00 ; 48004800 ; 45004500 ; 28 05028\,050 en (7 ;7,5)(7\,;7{,}5) ; 27 75027\,750 en (5 ;10,5)(5\,;10{,}5).

Le maximum continu est en (7 ;7,5)(7\,;7{,}5), mais on ne charge pas une demi-unité. On cherche le meilleur point entier.

Avec x=7x=7 : l'équilibre exige y≥7,5y\geq 7{,}5 et la masse y≤7,5y\leq 7{,}5, aucun entier. Avec x=8x=8 : y≥9y\geq 9 et y≤6y\leq 6, impossible.

Avec x=6x=6 : y≤9y\leq 9, d'où (6 ;9)(6\,;9) et R=14 400+13 500=27 900R=14\,400+13\,500=27\,900 dollars.

Pour x≤5x\leq 5, la masse donne y≤18−1,5xy\leq 18-1{,}5x, donc R≤2400x+1500(18−1,5x)=27 000+150x≤27 750<27 900R\leq 2400x+1500(18-1{,}5x)=27\,000+150x\leq 27\,750 < 27\,900.

Validation.

Chargement (6 ;9)(6\,;9) : masse 9+9=189+9=18 t, permise ; moment 36−36=036-36=0 t·m, l'avion est parfaitement équilibré ; 6≤86\leq 8 et 9≤129\leq 12 places.

Le point arrondi (7 ;7)(7\,;7) donne un moment de 42−28=1442-28=14 t·m, au-delà des 1212 permis : la vérification élimine ce candidat que l'œil choisirait sur le graphique.

Le revenu entier 27 90027\,900 est bien inférieur au maximum continu 28 05028\,050, comme il se doit.

Conclusion.

L'agent doit embarquer 66 palettes et 99 conteneurs : 1818 tonnes de fret, un moment nul, et un revenu de 27 90027\,900 dollars. Aucun autre chargement permis ne rapporte davantage.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : définit xx et yy, écarte volumes et carburant, traduit le moment avec ses signes et exige des entiers. Copie C : oublie l'inégalité 6x−4y≤126x-4y\leq 12 et propose (8 ;6)(8\,;6), trop lourd à l'arrière (moment de 2424 t·m). Copie E : remplit la soute au maximum de places sans regarder la masse.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : ∣6x−4y∣≤12|6x-4y|\leq 12 devenu une double inéquation, polygone tracé, sommets calculés par systèmes, recherche entière justifiée. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple le moment calculé avec le nombre d'unités au lieu de leur masse (4x−4y4x-4y). Copie E : aucun polygone, des essais au hasard.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : chaque contrainte vient d'une phrase des documents, les sommets et leurs revenus sont listés, l'optimalité du point entier est démontrée. Copie C : bon chargement trouvé par essais sans prouver qu'aucun autre ne fait mieux. Copie E : une réponse sans trace.

Piège : arrondir le sommet (7 ;7,5)(7\,;7{,}5) à (7 ;7)(7\,;7). Le revenu de 27 30027\,300 dollars paraît raisonnable, mais le moment vaut 1414 t·m : l'avion décollerait déséquilibré. Le bon point entier n'est pas le voisin du sommet, il se cherche colonne par colonne.

1234567891012345678910111213(7 ; 7,5)(6 ; 9)xy

Partie B : situations de synthèse (/50)

Exercice 6 : Situation-problème : le béton du pont et la pénalité de retard

Une entreprise coule le tablier d'un petit pont municipal : 140 mètres cubes de béton, coulés par une température moyenne de 18 °C. Des cylindres d'essai prélevés le jour de la coulée sont écrasés au laboratoire à différents âges (document 1).

Le contrat fixe les conditions du décoffrage, de l'ouverture du pont et des pénalités (document 2). Un fournisseur propose un adjuvant accélérateur, à ajouter au béton dès la coulée (document 3).

Âge du béton (jours)371428
Résistance mesurée (MPa)15,320,224,228,2
Masse du cylindre (kg)3,623,613,613,60
Document 1 : essais de compression sur les cylindres du tablier.
Clause du contrat
Résistance spécifiée du béton30 MPa
Décoffragepermis dès que le béton atteint 70 % de la résistance spécifiée
Ouverture à la circulationpermise dès que le béton atteint la résistance spécifiée
Ouverture prévue35 jours après la coulée
Pénalité de retard2500 dollars par jour de retard ; tout jour entamé compte pour un jour entier
Document 2 : extrait du contrat.
Adjuvant accélérateur
Coût pour tout l'ouvrage9000 dollars
Effet annoncéla résistance augmente de 2,5 MPa à tout âge, à partir de 3 jours
Document 3 : offre du fournisseur.

Le chef de chantier veut savoir à partir de quand il pourra décoffrer, et s'il vaut la peine d'acheter l'adjuvant. Appuyez vos réponses sur un modèle de la résistance du béton.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) R(t)=4log⁡2t+8,97R(t)=4\log_{2}t+8{,}97 ; décoffrage après 8,048{,}04 jours
  • 2) 3030 MPa à t≈38,25t\approx 38{,}25 jours : 44 jours de retard entamés, pénalité de 10 00010\,000 dollars
  • 3) Oui : avec l'adjuvant, 3030 MPa à 24,824{,}8 jours, aucune pénalité, 90009000 dollars au lieu de 10 00010\,000

Compréhension.

Deux questions : l'âge du béton quand il atteint 2121 MPa (7070 % de 3030), puis la comparaison entre la pénalité sans adjuvant et le prix de l'adjuvant.

Données utiles : les résistances mesurées, les seuils du contrat, l'échéance de 3535 jours, la règle des jours entamés, le coût et l'effet de l'adjuvant.

Données inutiles : le volume de béton, la température et la masse des cylindres.

Contrainte : la pénalité se compte par jours ENTAMÉS. Un retard de 3,23{,}2 jours coûte quatre jours.

Modèles.

De 77 à 1414 jours, puis de 1414 à 2828 jours, l'âge double et la résistance gagne chaque fois 4,04{,}0 MPa. Des accroissements égaux pour des multiplications égales de la variable : c'est la signature d'une fonction logarithmique. Une droite gagnerait deux fois plus sur l'intervalle deux fois plus long.

R(t)=4log⁡2t+k\displaystyle R(t)=4\log_{2}t+k

Avec le point (14 ;24,2)(14\,;24{,}2) :

k=24,2−4log⁡214≈8,97\displaystyle k=24{,}2-4\log_{2}14\approx 8{,}97

L'adjuvant ajoute 2,52{,}5 MPa à tout âge : c'est une translation verticale, Ra(t)=4log⁡2t+11,47R_{a}(t)=4\log_{2}t+11{,}47.

La pénalité, pour un retard r>0r>0 en jours, compte les jours entamés à l'aide de la partie entière :

P(r)=−2500 [−r]\displaystyle P(r)=-2500\,[-r]

Résolution.

Décoffrage :

4log⁡2t+8,97=21⇒log⁡2t≈3,007⇒t≈8,04 jours\displaystyle 4\log_{2}t+8{,}97=21 \Rightarrow \log_{2}t\approx 3{,}007 \Rightarrow t\approx 8{,}04 \text{ jours}

Ouverture sans adjuvant :

4log⁡2t+8,97=30⇒log⁡2t≈5,257⇒t=25,257≈38,25 jours\displaystyle 4\log_{2}t+8{,}97=30 \Rightarrow \log_{2}t\approx 5{,}257 \Rightarrow t=2^{5{,}257}\approx 38{,}25 \text{ jours}

Retard : 38,25−35=3,2538{,}25-35=3{,}25 jours, donc quatre jours entamés.

P(3,25)=−2500 [−3,25]=−2500×(−4)=10 000 dollars\displaystyle P(3{,}25)=-2500\,[-3{,}25]=-2500\times(-4)=10\,000 \text{ dollars}

Ouverture avec adjuvant :

4log⁡2t+11,47=30⇒log⁡2t≈4,632⇒t≈24,80 jours\displaystyle 4\log_{2}t+11{,}47=30 \Rightarrow \log_{2}t\approx 4{,}632 \Rightarrow t\approx 24{,}80 \text{ jours}

Le pont ouvre dans les temps : aucune pénalité. Comparaison : 90009000 dollars d'adjuvant contre 10 00010\,000 dollars de pénalité.

Validation.

Le modèle redonne l'essai de 33 jours, qui n'a pas servi à le construire : 4log⁡23+8,97≈15,314\log_{2}3+8{,}97\approx 15{,}31 MPa, pour 15,315{,}3 mesurés.

Avec l'autre paire de points, (7 ;20,2)(7\,;20{,}2), on trouve le même kk à un centième près : le modèle ne dépend pas du point choisi.

La décision est sensible à la règle des jours entamés : payée au prorata, la pénalité ne serait que de 3,25×2500=81253{,}25\times 2500=8125 dollars, moins que l'adjuvant. C'est la partie entière qui fait pencher la décision.

Conclusion.

On pourra décoffrer après environ 88 jours (8,048{,}04 jours). Sans adjuvant, le béton n'atteint 3030 MPa qu'après 38,2538{,}25 jours : le retard de quatre jours entamés coûterait 10 00010\,000 dollars. Avec l'adjuvant, le pont ouvre après 2525 jours environ, sans pénalité. Il faut acheter l'adjuvant : l'entreprise économise 10001000 dollars et gagne dix jours.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : distingue les deux seuils (2121 et 3030 MPa), applique la règle des jours entamés, écarte volume, température et masses. Copie C : calcule la pénalité au prorata ou confond décoffrage et ouverture. Copie E : compare les prix sans aucun délai calculé.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : justifie la famille logarithmique par les doublements, trouve kk, résout par la forme exponentielle, traduit l'adjuvant en translation et la pénalité par la partie entière. Copie C : bon modèle, mais une erreur conceptuelle dans le passage log⁡2t=5,257\log_{2}t=5{,}257 à tt (par exemple t=5,2572t=5{,}257^{2}). Copie E : modèle affine sur tout le tableau.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : le modèle est écrit avant d'être utilisé, chaque âge est relié à sa clause, la comparaison finale est chiffrée. Copie C : la décision est juste mais le nombre de jours de retard tombe sans calcul. Copie E : une décision sans trace.

Piège : prolonger la droite des deux derniers essais, de pente 414\frac{4}{14} MPa par jour. Elle atteint 3030 MPa vers 34,334{,}3 jours, la copie conclut qu'il n'y aura pas de retard et refuse l'adjuvant : l'entreprise paie alors 10 00010\,000 dollars de pénalité.

Exercice 7 : Situation-problème : les frettes de la guitare sur mesure

Un luthier fabrique une guitare classique sur mesure. La distance entre le sillet et le chevalet, qu'on appelle le diapason, mesure 650 mm ; la touche en érable, sur laquelle on pose les frettes, mesure 450 mm à partir du sillet (document 1). Pour que la touche ne se fende pas, la dernière frette doit être à au moins 5 mm de son extrémité.

Appuyer la corde contre une frette raccourcit la partie qui vibre. Le luthier a mesuré, sur une même corde tendue, la fréquence obtenue pour plusieurs longueurs vibrantes (document 2). Il pose une frette par demi-ton de la gamme tempérée (document 3).

La cliente veut pouvoir jouer, sur la corde de mi aigu (diamètre 0,7 mm, tension 7,3 kg, fréquence à vide 329,63 Hz), un do à 1046,5 Hz.

silletchevalettouche650 mm450 mm
Document 1 : la corde, du sillet au chevalet, et la touche. Les premières frettes sont esquissées sans mesure.
Longueur vibrante (mm)650520433,3325
Fréquence (Hz)82,4103,0123,6164,8
Document 2 : mesures du luthier sur une même corde, à tension constante.
La gamme tempérée
Octavemonter d'une octave double la fréquence
Demi-tonune octave compte 12 demi-tons, et chaque demi-ton multiplie la fréquence par un même nombre
Frettesla frette numéro nn fait monter la corde de nn demi-tons
Document 3 : rappel de théorie musicale.

Combien de frettes le luthier peut-il poser, et la cliente pourra-t-elle jouer son do ? Si ce n'est pas le cas, que lui proposez-vous ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) 1919 frettes : n≤12log⁡2650205≈19,98n\leq 12\log_{2}\frac{650}{205}\approx 19{,}98
  • 2) Note la plus aiguë 329,63×21912≈987,8329{,}63\times 2^{\frac{19}{12}}\approx 987{,}8 Hz
  • 3) Non : le do exige la frette 2020, à 445,26445{,}26 mm ; une touche d'au moins 450,26450{,}26 mm (par exemple 451451 mm) le permettrait

Compréhension.

On cherche combien de frettes tiennent sur la touche, puis si la frette qui donne 1046,51046{,}5 Hz sur le mi aigu en fait partie.

Données utiles : le diapason de 650650 mm, la touche de 450450 mm et la marge de 55 mm, les mesures du document 2, les règles de la gamme, les deux fréquences du mi aigu.

Données inutiles : le diamètre et la tension de la corde, le bois de la touche : les rapports de fréquences n'en dépendent pas.

Contraintes : une frette est à au plus 450−5=445450-5=445 mm du sillet, et le nombre de frettes est entier.

Modèles.

Document 2 : le produit fréquence fois longueur est constant.

650×82,4=520×103=325×164,8=53 560\displaystyle 650\times 82{,}4=520\times 103=325\times 164{,}8=53\,560

La fréquence est inversement proportionnelle à la longueur vibrante, une fonction rationnelle f=53 560Lf=\frac{53\,560}{L} : diviser la longueur par un nombre multiplie la fréquence par ce nombre.

Document 3 : à chaque frette, la fréquence est multipliée par un même nombre cc, et douze demi-tons la doublent. C'est une exponentielle :

fn=f0 cn avec c12=2, donc c=2112≈1,0595\displaystyle f_{n}=f_{0}\,c^{n} \text{ avec } c^{12}=2, \text{ donc } c=2^{\frac{1}{12}}\approx 1{,}0595

En combinant les deux, la longueur vibrante à la frette nn et la position de cette frette depuis le sillet sont :

Ln=650×2−n12dn=650−650×2−n12\displaystyle L_{n}=650\times 2^{-\frac{n}{12}} \qquad d_{n}=650-650\times 2^{-\frac{n}{12}}

Résolution.

Condition de la touche :

650−650×2−n12≤445  ⟺  2−n12≥205650\displaystyle 650-650\times 2^{-\frac{n}{12}}\leq 445 \iff 2^{-\frac{n}{12}}\geq \dfrac{205}{650}
n≤12log⁡2(650205)≈19,98\displaystyle n\leq 12\log_{2}\left(\dfrac{650}{205}\right)\approx 19{,}98

Le nombre de frettes est la partie entière : [19,98]=19[19{,}98]=19 frettes.

Note la plus aiguë sur le mi aigu, à la frette 1919 :

329,63×21912≈987,8 Hz\displaystyle 329{,}63\times 2^{\frac{19}{12}}\approx 987{,}8 \text{ Hz}

Frette nécessaire pour le do :

n=12log⁡2(1046,5329,63)≈20,00\displaystyle n=12\log_{2}\left(\dfrac{1046{,}5}{329{,}63}\right)\approx 20{,}00
d20=650−650×2−2012≈445,26 mm\displaystyle d_{20}=650-650\times 2^{-\frac{20}{12}}\approx 445{,}26 \text{ mm}

La frette 2020 dépasse la limite de 445445 mm de 0,260{,}26 mm : elle ne peut pas être posée.

Proposition : une touche d'au moins 445,26+5=450,26445{,}26+5=450{,}26 mm, soit 451451 mm, accueille 2020 frettes. La frette 2121, à d21≈456,8d_{21}\approx 456{,}8 mm, n'entrerait pas pour autant.

Validation.

La frette 1212 doit couper la corde en son milieu, puisqu'elle double la fréquence : d12=650−325=325d_{12}=650-325=325 mm. Le modèle le redonne.

La première frette est à d1≈36,48d_{1}\approx 36{,}48 mm, la valeur que donne la règle des luthiers, diapason divisé par 17,81717{,}817.

Le mi aigu à vide, 329,63329{,}63 Hz, vaut quatre fois 82,482{,}4 Hz : deux octaves au-dessus du mi grave, l'accord d'une guitare.

Conclusion.

Le luthier peut poser 1919 frettes ; sur le mi aigu, la note la plus aiguë sera d'environ 987,8987{,}8 Hz. Le do à 1046,51046{,}5 Hz demande une vingtième frette, qui tomberait à 445,26445{,}26 mm du sillet, 0,260{,}26 mm au-delà de la limite : il n'est pas jouable. On propose à la cliente une touche de 451451 mm, qui accueille cette vingtième frette.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : retient la limite de 445445 mm, écarte diamètre et tension, traduit « tension constante » en produit constant. Copie C : oublie la marge de 55 mm ou confond la position de la frette avec la longueur vibrante. Copie E : pose des frettes à intervalles égaux.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : reconnaît la variation inverse, construit c=2112c=2^{\frac{1}{12}}, résout l'inéquation exponentielle par un logarithme et prend la partie entière. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple c=212c=\frac{2}{12} ou un arrondi de 19,9819{,}98 à 2020. Copie E : aucun lien entre longueur et fréquence.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : nn, LnL_{n} et dnd_{n} définis, l'inéquation écrite avant d'être résolue, la position de la frette 2020 comparée à la limite. Copie C : le nombre 1919 apparaît sans l'inéquation. Copie E : une réponse sans trace.

Piège : oublier la marge et résoudre dn≤450d_{n}\leq 450. On obtient n≤20,41n\leq 20{,}41, donc 2020 frettes, et la copie promet le do à la cliente.

Exercice 8 : Situation-problème : l'orgue, l'ensemble baroque et le thermostat

Un ensemble baroque doit donner un concert en décembre avec le grand orgue d'une église, un instrument de 1891 qui compte 2400 tuyaux. Les violons et les hautbois de l'ensemble s'accordent sur un la à 442 Hz, qu'ils retrouvent à toute température en réaccordant leurs instruments. L'orgue, lui, ne se réaccorde pas : la hauteur de ses tuyaux dépend de la température de l'air.

L'organier a accordé l'orgue à 20 °C, où son la sonne à 440 Hz, puis il a mesuré ce même la à d'autres températures (document 1). Pour économiser le chauffage, la fabrique de l'église règle le thermostat à 18 °C pendant les concerts d'hiver.

Température de l'air (°C)5122030
Fréquence du la de l'orgue (Hz)428,6434,0440,0447,4
Document 1 : mesures de l'organier.
Physique des tuyaux
Fréquence d'un tuyauproportionnelle à la vitesse du son dans l'air
Vitesse du sonproportionnelle à la racine carrée de la température absolue
Température absolueen kelvins : température en degrés Celsius plus 273,15
Document 2 : extrait d'un ouvrage d'acoustique.
Seuil d'audition d'un désaccord
Musicien entraînéil entend que deux la ne sont pas accordés dès que le rapport de la plus grande fréquence à la plus petite dépasse 211202^{\frac{1}{120}}, soit un dixième de demi-ton
Document 3 : la tolérance de l'oreille.

Entre quelles températures l'orgue et l'ensemble sonneront-ils juste ensemble ? Le réglage du thermostat convient-il ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) f(T)=25,698T+273,15f(T)=25{,}698\sqrt{T+273{,}15} ; juste à partir de T≈19,3T\approx 19{,}3 °C
  • 2) Juste jusqu'à T≈26,1T\approx 26{,}1 °C
  • 3) Non : à 1818 °C, l'orgue sonne 438,5438{,}5 Hz, désaccord audible ; régler le thermostat à 2020 °C

Compréhension.

On cherche l'ensemble des températures TT pour lesquelles le la de l'orgue et le la de l'ensemble, 442442 Hz, ne forment pas un désaccord audible.

Données utiles : les mesures de l'organier, la loi physique du document 2, le seuil 211202^{\frac{1}{120}}, le la de 442442 Hz et le réglage de 1818 °C.

Données inutiles : l'année de construction et le nombre de tuyaux.

Contrainte : le seuil vaut « dans un sens ou dans l'autre », que l'orgue soit trop haut ou trop bas. C'est une condition à valeur absolue.

Modèles.

D'après le document 2, la fréquence est proportionnelle à la racine carrée de la température absolue : une fonction racine carrée, translatée de −273,15-273{,}15.

f(T)=aT+273,15a=440293,15≈25,698\displaystyle f(T)=a\sqrt{T+273{,}15} \qquad a=\dfrac{440}{\sqrt{293{,}15}}\approx 25{,}698

Le rapport de deux fréquences se mesure en demi-tons par un logarithme en base 22. Ne pas entendre de désaccord, c'est :

∣log⁡2f(T)442∣≤1120\displaystyle \left|\log_{2}\dfrac{f(T)}{442}\right|\leq \dfrac{1}{120}

Résolution.

On retire la valeur absolue, puis le logarithme :

2−1120≤440442T+273,15293,15≤21120\displaystyle 2^{-\frac{1}{120}}\leq \dfrac{440}{442}\sqrt{\dfrac{T+273{,}15}{293{,}15}}\leq 2^{\frac{1}{120}}
0,998 760≤T+273,15293,15≤1,010 365\displaystyle 0{,}998\,760\leq \sqrt{\dfrac{T+273{,}15}{293{,}15}}\leq 1{,}010\,365

Tous les membres sont positifs, on peut élever au carré sans changer le sens :

0,997 521≤T+273,15293,15≤1,020 837\displaystyle 0{,}997\,521\leq \dfrac{T+273{,}15}{293{,}15}\leq 1{,}020\,837
292,42≤T+273,15≤299,26  ⟺  19,27≤T≤26,11\displaystyle 292{,}42\leq T+273{,}15\leq 299{,}26 \iff 19{,}27\leq T\leq 26{,}11

Thermostat à 1818 °C :

f(18)=25,698291,15≈438,50 Hz\displaystyle f(18)=25{,}698\sqrt{291{,}15}\approx 438{,}50 \text{ Hz}
log⁡2438,50442≈−0,011 48 et 1120≈0,008 33\displaystyle \log_{2}\dfrac{438{,}50}{442}\approx -0{,}011\,48 \text{ et } \dfrac{1}{120}\approx 0{,}008\,33

L'écart dépasse le seuil : à 1818 °C, l'orgue sonne trop bas de façon audible.

Validation.

Le modèle redonne les mesures qui n'ont pas servi à le construire : f(5)≈428,6f(5)\approx 428{,}6 Hz, f(12)≈434,0f(12)\approx 434{,}0 Hz, f(30)≈447,4f(30)\approx 447{,}4 Hz.

L'intervalle trouvé n'est pas centré sur 2020 °C, et c'est normal : l'ensemble joue plus haut que l'accord de l'orgue, il faut donc réchauffer l'orgue pour qu'il monte vers 442442 Hz.

Contrôle à 2020 °C : log⁡2440442≈−0,006 54\log_{2}\frac{440}{442}\approx -0{,}006\,54, dans la tolérance.

Conclusion.

L'orgue et l'ensemble sonnent juste ensemble lorsque l'air de l'église est entre 19,319{,}3 °C et 26,126{,}1 °C environ. Le thermostat à 1818 °C ne convient pas : l'orgue y joue à 438,5438{,}5 Hz et le désaccord s'entend. Il faut chauffer l'église à 2020 °C pendant le concert.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : compare l'orgue à 442442 Hz, voit que le seuil vaut dans les deux sens, convertit en kelvins, écarte l'année et les tuyaux. Copie C : ne cherche que la borne inférieure, ou vérifie seulement 1818 °C sans donner l'intervalle demandé. Copie E : compare les fréquences par leur différence en hertz.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : construit la racine carrée translatée, traduit la tolérance par une valeur absolue de logarithme, résout la double inéquation. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple la racine de la température en degrés Celsius, ou un carré oublié en isolant TT. Copie E : modèle affine prolongé sans justification.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : ff et TT définis avec leurs unités, chaque passage (valeur absolue, exponentielle, carré) justifié, la décision chiffrée. Copie C : bonnes bornes, mais l'inéquation n'est jamais écrite. Copie E : une température sans trace.

Piège : comparer l'orgue à ses propres 440440 Hz. On obtient 16,6≤T≤23,416{,}6\leq T\leq 23{,}4, un intervalle qui contient 1818 °C, et la copie approuve le thermostat. C'est l'oubli de la seule donnée qui distingue cette situation d'un exercice de cours : l'ensemble ne joue pas à 440440 Hz.

Exercice 9 : Situation-problème : la comète et les nuits d'étoiles filantes

Un club d'astronomie suit une nouvelle comète, de magnitude 6, dont le noyau mesure environ 4 km. Dans le plan de l'orbite terrestre, on place le Soleil SS à l'origine et l'on mesure les distances en unités astronomiques (UA) ; la Terre décrit autour du Soleil un cercle de rayon 1 UA (document 1).

Les astronomes ont relevé trois positions de la comète, A(−3 ;2,25)A(-3\,;2{,}25), B(1,5 ;0)B(1{,}5\,;0) et C(3 ;2,25)C(3\,;2{,}25), et savent que sa trajectoire est une parabole dont le Soleil est le foyer. La comète laisse derrière elle des poussières qui restent le long de sa trajectoire : chaque fois que la Terre traverse cette traînée, on observe une pluie d'étoiles filantes.

Le 21 mars, la Terre est au point (1 ;0)(1\,;0). Elle tourne autour du Soleil dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et fait un tour complet en 365,25365{,}25 jours, à vitesse constante.

-4-3-2-11234-1,5-1-0,50,511,522,53STerre (21 mars)ABC
Document 1 : le Soleil SS, l'orbite de la Terre et les trois positions observées de la comète. Unités : UA.

À quelles dates de l'année le club doit-il organiser ses soirées d'observation d'étoiles filantes ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Trajectoire y=x23−0,75y=\frac{x^{2}}{3}-0{,}75, de foyer S(0 ;0)S(0\,;0) ; périhélie à 0,750{,}75 UA
  • 2) Croisement en θ=210°\theta=210° : 213213 jours après le 21 mars, vers le 20 octobre
  • 3) Croisement en θ=330°\theta=330° : 335335 jours après le 21 mars, vers le 19 février

Compréhension.

Les étoiles filantes apparaissent quand la Terre passe là où la comète est passée : il faut trouver les points communs à la trajectoire de la comète et à l'orbite terrestre, puis la date à laquelle la Terre atteint chacun d'eux.

Données utiles : les trois positions, le Soleil au foyer, le cercle de rayon 11, la position de la Terre le 21 mars, le sens de rotation et la durée d'un tour.

Données inutiles : la magnitude et la taille du noyau.

Contrainte : la date de passage de la comète est inutile, les poussières restent sur sa trajectoire.

Modèles.

AA et CC ont la même ordonnée et des abscisses opposées : l'axe de symétrie de la parabole est l'axe des yy. On cherche y=ax2+ky=ax^{2}+k.

{0=2,25a+k2,25=9a+k⇒6,75a=2,25⇒a=13, k=−0,75\displaystyle \begin{cases} 0=2{,}25a+k \\ 2{,}25=9a+k \end{cases} \Rightarrow 6{,}75a=2{,}25 \Rightarrow a=\dfrac{1}{3}, \ k=-0{,}75

Sous la forme d'une conique : x2=3(y+0,75)x^{2}=3(y+0{,}75), donc 4c=34c=3 et c=0,75c=0{,}75.

L'orbite de la Terre est le cercle x2+y2=1x^{2}+y^{2}=1. La position de la Terre au jour tt suit le cercle trigonométrique : P(θ)=(cos⁡θ ;sin⁡θ)P(\theta)=(\cos\theta\,;\sin\theta), avec θ=360°365,25 t\theta=\frac{360°}{365{,}25}\,t.

Résolution.

Sommet (0 ;−0,75)(0\,;-0{,}75) et c=0,75c=0{,}75 : le foyer est en (0 ;0)(0\,;0), le Soleil. La comète passe au plus près du Soleil à 0,750{,}75 UA.

Intersection avec l'orbite, en remplaçant x2x^{2} par 3y+2,253y+2{,}25 :

3y+2,25+y2=1  ⟺  y2+3y+1,25=0\displaystyle 3y+2{,}25+y^{2}=1 \iff y^{2}+3y+1{,}25=0
y=−3±9−52⇒y=−0,5 ou y=−2,5\displaystyle y=\dfrac{-3\pm\sqrt{9-5}}{2} \Rightarrow y=-0{,}5 \text{ ou } y=-2{,}5

y=−2,5y=-2{,}5 est rejeté : il donnerait x2=−5,25x^{2}=-5{,}25, et aucun point du cercle n'a une ordonnée inférieure à −1-1.

x2=3(−0,5)+2,25=0,75⇒x=±32\displaystyle x^{2}=3(-0{,}5)+2{,}25=0{,}75 \Rightarrow x=\pm\dfrac{\sqrt{3}}{2}

Sur le cercle trigonométrique, (32 ;−12)\left(\frac{\sqrt{3}}{2}\,;-\frac{1}{2}\right) correspond à θ=330°\theta=330° et (−32 ;−12)\left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\,;-\frac{1}{2}\right) à θ=210°\theta=210°.

t=210360×365,25≈213,1 jourst=330360×365,25≈334,8 jours\displaystyle t=\dfrac{210}{360}\times 365{,}25\approx 213{,}1 \text{ jours} \qquad t=\dfrac{330}{360}\times 365{,}25\approx 334{,}8 \text{ jours}

En comptant à partir du 21 mars : 213213 jours mènent au 20 octobre, 335335 jours au 19 février.

Validation.

Le foyer de la parabole trouvée est exactement le Soleil, comme l'affirment les astronomes ; cette information n'a pas servi à construire la règle, elle la confirme.

Les deux points vérifient 34+14=1\frac{3}{4}+\frac{1}{4}=1 : ils sont bien sur l'orbite.

Le périhélie (0,750{,}75 UA) est plus proche du Soleil que la Terre (11 UA) : la trajectoire coupe forcément l'orbite deux fois.

Conclusion.

La Terre traverse la traînée de la comète deux fois par an, vers le 20 octobre et vers le 19 février. Le club doit organiser ses soirées d'observation autour de ces deux dates.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : voit que la date de passage de la comète est inutile, cherche l'intersection des deux trajectoires, écarte magnitude et noyau. Copie C : trouve les deux points mais ne les convertit pas en dates. Copie E : cherche quand la comète passe au plus près de la Terre.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : axe de symétrie lu sur AA et CC, règle par un système, foyer contrôlé, intersection résolue par substitution, angles du cercle trigonométrique et règle de proportion pour les jours. Copie C : une erreur conceptuelle dans un angle (voir le piège) ou la racine y=−2,5y=-2{,}5 gardée. Copie E : aucune équation de la parabole.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : la parabole, le cercle et P(θ)P(\theta) écrits avant d'être utilisés, le rejet de y=−2,5y=-2{,}5 justifié, chaque date reliée à son angle. Copie C : dates exactes, mais les angles tombent sans le point du cercle qui les donne. Copie E : deux dates sans trace.

Piège : calculer l'angle par arctan⁡yx\arctan\frac{y}{x}. Pour (−32 ;−12)\left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\,;-\frac{1}{2}\right), la calculatrice répond 30°30°, angle du premier quadrant, et la copie annonce le 20 avril. Le signe des deux coordonnées place le point au troisième quadrant : θ=180°+30°=210°\theta=180°+30°=210°.

-4-3-2-11234-2-1,5-1-0,50,511,522,53trajectoiredirectriceSθ = 210°θ = 330°

Exercice 10 : Situation-problème : le plan de traitement en radiothérapie

Une patiente de 68 ans doit recevoir 60 grays en 30 séances de radiothérapie sur une petite tumeur du thorax. Sur une coupe transversale du scanner, la physicienne médicale place un repère en centimètres centré au milieu du thorax, dont le contour est l'ellipse d'équation x2225+y2100=1\frac{x^{2}}{225}+\frac{y^{2}}{100}=1 (document 1).

La tumeur est un disque de centre T(4 ;3)T(4\,;3) et de rayon 1,51{,}5 cm. La moelle épinière, organe à protéger absolument, est un disque de centre M(0 ;−6)M(0\,;-6) et de rayon 11 cm. Un interne propose deux faisceaux qui visent le centre de la tumeur : le premier entre dans le corps au point E1(−12 ;6)E_{1}(-12\,;6), le second au point E2(0 ;−10)E_{2}(0\,;-10).

Les règles du service sont dans le document 2.

-16-14-12-10-8-6-4-2246810121416-10-8-6-4-2246810TME₁E₂
Document 1 : coupe du thorax, tumeur (orange), moelle épinière (violet), points d'entrée et axes des deux faisceaux proposés. Unités : centimètres.
Règle du service
Largeur d'un faisceaubande de 3 cm de large, centrée sur son axe
Protection de la moelleaucun point d'un faisceau à moins de 1 cm du bord de la moelle
Répartition de la doseles axes de deux faisceaux font entre eux un angle d'au moins 40°
Document 2 : règles de planification.

Le plan de l'interne respecte-t-il les règles ? Sinon, de quel angle minimal faut-il faire tourner le faisceau fautif autour du centre de la tumeur, et le plan corrigé respecte-t-il toutes les règles ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Axe 1 à 9,589{,}58 cm de MM (permis) ; axe 2 à 1,181{,}18 cm, moins que les 3,53{,}5 cm exigés
  • 2) Rotation minimale 20,82°−6,86°≈14,0°20{,}82°-6{,}86°\approx 14{,}0°, en éloignant le faisceau de la moelle ; nouveau point d'entrée vers (3,30 ;−9,76)(3{,}30\,;-9{,}76)
  • 3) Le second ; après correction, les axes font 82,5°82{,}5° entre eux, au-delà de 40°40° : plan conforme

Compréhension.

Trois contrôles : distance de chaque axe à la moelle, angle entre les axes, puis correction du faisceau fautif.

Données utiles : TT, MM, les rayons, E1E_{1}, E2E_{2} et les trois règles du document 2.

Données inutiles : l'âge, la dose et le nombre de séances.

Contrainte : demi-largeur du faisceau 1,51{,}5 cm, rayon de la moelle 11 cm, marge 11 cm. L'axe doit passer à au moins 1,5+1+1=3,51{,}5+1+1=3{,}5 cm de MM.

Modèles.

Chaque axe est une droite ; on mesure la distance de MM à cette droite.

u⃗1=E1T→=(16 ;−3)u⃗2=E2T→=(4 ;13)\displaystyle \vec{u}_{1}=\overrightarrow{E_{1}T}=(16\,;-3) \qquad \vec{u}_{2}=\overrightarrow{E_{2}T}=(4\,;13)

L'angle entre deux axes se calcule par le produit scalaire de leurs vecteurs directeurs.

Pour corriger, on tourne l'axe autour de TT : dans le triangle rectangle formé par TT, MM et le projeté de MM sur l'axe, le sinus de l'angle en TT vaut dTM\frac{d}{TM}.

Résolution.

Axe 1, passant par T(4 ;3)T(4\,;3) de vecteur (16 ;−3)(16\,;-3) : équation 3x+16y−60=03x+16y-60=0.

d(M,axe 1)=∣3×0+16×(−6)−60∣32+162=156265≈9,58 cm\displaystyle d(M,\text{axe 1})=\dfrac{|3\times 0+16\times(-6)-60|}{\sqrt{3^{2}+16^{2}}}=\dfrac{156}{\sqrt{265}}\approx 9{,}58 \text{ cm}

Axe 2, de vecteur (4 ;13)(4\,;13) : équation 13x−4y−40=013x-4y-40=0.

d(M,axe 2)=∣13×0−4×(−6)−40∣132+42=16185≈1,18 cm\displaystyle d(M,\text{axe 2})=\dfrac{|13\times 0-4\times(-6)-40|}{\sqrt{13^{2}+4^{2}}}=\dfrac{16}{\sqrt{185}}\approx 1{,}18 \text{ cm}

L'axe 2 passe à 1,181{,}18 cm du centre de la moelle : le faisceau la traverse. Le second faisceau est fautif.

Angle entre les axes du plan proposé :

cos⁡α=16×4+(−3)×13265 185=25221,42≈0,1129⇒α≈83,5°\displaystyle \cos\alpha=\dfrac{16\times 4+(-3)\times 13}{\sqrt{265}\,\sqrt{185}}=\dfrac{25}{221{,}42}\approx 0{,}1129 \Rightarrow \alpha\approx 83{,}5°

Correction : TM=42+92=97≈9,85TM=\sqrt{4^{2}+9^{2}}=\sqrt{97}\approx 9{,}85 cm. L'angle actuel entre TM→\overrightarrow{TM} et l'axe 2 :

cos⁡β=(−4)(−4)+(−9)(−13)97 185=133133,96⇒β≈6,86°\displaystyle \cos\beta=\dfrac{(-4)(-4)+(-9)(-13)}{\sqrt{97}\,\sqrt{185}}=\dfrac{133}{133{,}96} \Rightarrow \beta\approx 6{,}86°

Angle nécessaire pour rester à 3,53{,}5 cm :

sin⁡γ=3,597⇒γ≈20,82°\displaystyle \sin\gamma=\dfrac{3{,}5}{\sqrt{97}} \Rightarrow \gamma\approx 20{,}82°

Il faut tourner l'axe de 20,82°−6,86°≈13,96°20{,}82°-6{,}86°\approx 13{,}96°, soit 14,0°14{,}0°, du côté qui l'éloigne de la moelle.

Le nouvel axe entre par le contour elliptique vers E2′(3,30 ;−9,76)E'_{2}(3{,}30\,;-9{,}76) et fait 82,5°82{,}5° avec l'axe 1 : la règle des 40°40° tient.

Validation.

Les deux points d'entrée sont bien sur la peau : 144225+36100=1\frac{144}{225}+\frac{36}{100}=1 et 0225+100100=1\frac{0}{225}+\frac{100}{100}=1.

Après rotation, TMsin⁡20,82°=3,5TM\sin 20{,}82°=3{,}5 cm : la contrainte est atteinte exactement, la rotation est donc minimale.

Conclusion.

Le plan de l'interne ne respecte pas les règles : l'axe du second faisceau passe à 1,181{,}18 cm du centre de la moelle, alors qu'il faut au moins 3,53{,}5 cm. Il faut faire tourner ce faisceau d'au moins 14°14° autour du centre de la tumeur, en l'éloignant de la moelle ; il entre alors vers (3,3 ;−9,8)(3{,}3\,;-9{,}8). Le plan corrigé respecte toutes les règles, les deux axes faisant 82,5°82{,}5° entre eux.

Grille.

Cr1, compréhension. Copie A : traduit les deux dernières règles en conditions chiffrées (3,53{,}5 cm, 40°40°), écarte l'âge et la dose. Copie C : oublie la demi-largeur du faisceau et exige 22 cm ; elle voit le défaut, mais sa rotation de 4,9°4{,}9° laisse le faisceau mordre sur la marge. Copie E : vérifie seulement que les faisceaux visent la tumeur.

Cr2, mobilisation des savoirs. Copie A : équations des axes, distance point-droite, produit scalaire, sinus dans le bon triangle rectangle. Copie C : une erreur conceptuelle, par exemple la distance ME2ME_{2} prise pour la distance à l'axe. Copie E : mesure à la règle sur la figure.

Cr3, élaboration de la solution. Copie A : vecteurs et droites nommés, règles contrôlées dans l'ordre, sens de la rotation précisé. Copie C : trouve le faisceau fautif mais ne chiffre pas la correction. Copie E : un verdict sans trace.

Piège : comparer la distance à 11 cm seulement. À 1,181{,}18 cm, l'axe 2 paraît conforme et la moelle reçoit le faisceau : demi-largeur, rayon et marge s'additionnent.

Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/sn5-situations-problemes-c1. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Les situations-problèmes font perdre des points à votre enfant en SN5 ?

Contactez-moi pour une première séance. On reprend une situation complète, de la lecture des documents à la conclusion, et on voit précisément ce que la grille récompense.

Site par Studio Squalli