Première, programme français à Montréal • Automatismes, questions flash

Automatismes de Première : questions flash corrigées pour l'épreuve anticipée

Le programme de mathématiques de Première en vigueur depuis la rentrée 2026 contient une partie « Automatismes » : évolutions et variations, calcul numérique et algébrique, fonctions et représentations, statistiques, probabilités, plus l'entretien de la liste de Seconde. La liste est la même, mot pour mot, dans la spécialité mathématiques et dans l'enseignement de mathématiques du tronc commun que suivent les élèves sans spécialité. Cette série est donc commune aux deux : elle ne demande aucune notion propre à la spécialité, ni dérivée, ni exponentielle, ni discriminant, ni produit scalaire.

Elle prépare la partie 1 de l'épreuve anticipée de mathématiques de fin de Première : 6 points sur 20, sans calculatrice, en questions à réponses courtes. Chaque exercice recopie en tête la liste exacte du programme pour son bloc, ce qui en fait aussi une check-list. Visez une trentaine de secondes par question, puis reprenez les exercices marqués « à revoir » jusqu'à ce que chaque réponse vienne sans hésiter. Pour les automatismes de Seconde, qui restent au programme, voyez la série de Seconde.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Première

Rappel de cours

  • • ÉVOLUTION : valeur finale == valeur initiale ×(1+t)\times(1+t) ; taux t=Vf−ViVit=\dfrac{V_{f}-V_{i}}{V_{i}}, en divisant par la valeur de DÉPART ; on remonte à la valeur initiale en DIVISANT par le coefficient.
  • • ÉVOLUTIONS SUCCESSIVES : on MULTIPLIE les coefficients, jamais on n'additionne les taux. TAUX RÉCIPROQUE : coefficient 1c\dfrac{1}{c}.
  • • POINTS ET POURCENTAGES : l'écart entre deux taux se dit en points ; son évolution relative, en pour cent.
  • • PRODUIT NUL : on ramène à un produit égal à 00, on ne divise jamais par une expression qui peut s'annuler.
  • • SIGNE : ax+bax+b a le signe de aa à droite de −ba-\dfrac{b}{a} ; a(x−x1)(x−x2)a(x-x_{1})(x-x_{2}) a le signe de aa à l'extérieur des racines, le signe contraire entre elles.
  • • CALCUL LITTÉRAL : chercher un facteur commun ou une identité AVANT de développer ; A2−B2=(A−B)(A+B)A^{2}-B^{2}=(A-B)(A+B).
  • • RÉSOLUTION GRAPHIQUE : f(x)=kf(x)=k se lit sur l'axe des abscisses aux intersections avec la droite y=ky=k ; f(x)<kf(x)<k, là où la courbe est strictement SOUS cette droite.
  • • DROITE : y=mx+py=mx+p ; pp se lit sur l'axe des ordonnées, m=yB−yAxB−xAm=\dfrac{y_{B}-y_{A}}{x_{B}-x_{A}} ; une droite verticale a pour équation x=cx=c et pas de coefficient directeur.
  • • GRAPHIQUES : lire l'UNITÉ de graduation et l'ORIGINE de l'axe avant toute valeur ; angle d'un secteur =effectiftotal×360∘=\dfrac{\text{effectif}}{\text{total}}\times 360^{\circ}.
  • • BOÎTES : l'écart interquartile est la largeur de la boîte, l'étendue celle des moustaches ; au moins 25 %25\,\%, 50 %50\,\%, 75 %75\,\% des valeurs sont inférieures ou égales à Q1Q_{1}, à la médiane, à Q3Q_{3}.
  • • CONDITIONNEMENT : l'évènement en indice désigne la population de référence ; P(A∩B)=P(A)×PA(B)P(A\cap B)=P(A)\times P_{A}(B) ; PB(A)=P(A∩B)P(B)P_{B}(A)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(B)}, et en général PA(B)≠PB(A)P_{A}(B)\neq P_{B}(A).

Partie A : évolutions et calcul (/50)

Exercice 1 : Appliquer un taux, calculer un taux

Bloc « Évolutions et variations », deux premières lignes du programme : appliquer un taux d'évolution pour calculer une valeur finale ou initiale ; calculer un taux d'évolution, l'exprimer en pourcentage.

Deux formules suffisent. Valeur finale == valeur initiale ×(1+t)\times(1+t), où tt est le taux en écriture décimale, négatif pour une baisse. Taux t=Vf−ViVit=\dfrac{V_{f}-V_{i}}{V_{i}}, on divise TOUJOURS par la valeur de départ. Sans calculatrice.

  • a) Un loyer de 850850 dollars augmente de 4 %4\,\%. Quel est le nouveau loyer ?
  • b) Une voiture achetée 24 00024\,000 dollars perd 35 %35\,\% de sa valeur en un an. Que vaut-elle au bout d'un an ?
  • c) Après une baisse de 15 %15\,\%, un billet de train coûte 5151 dollars. Quel était son prix avant la baisse ?
  • d) Après une hausse de 150 %150\,\%, un effectif vaut 4545. Quel était l'effectif de départ ?
  • e) Une commune passe de 2 4002\,400 à 2 7002\,700 habitants. Quel est le taux d'évolution ?
  • f) Un prix passe de 7575 à 6060 dollars. Quel est le taux d'évolution ?
  • g) Une chaîne de vidéos passe de 8 0008\,000 à 20 00020\,000 abonnés. Quel est le taux d'évolution ?
  • h) La part des voitures électriques dans les ventes passe de 12 %12\,\% à 18 %18\,\%. Exprimez cette hausse en points, puis en pourcentage.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
Voir la correction

Réponses

  • a) 884884 dollars
  • b) 15 60015\,600 dollars
  • c) 6060 dollars
  • d) 1818
  • e) +12,5 %+12{,}5\,\%
  • f) −20 %-20\,\%
  • g) +150 %+150\,\%
  • h) +6+6 points, soit une hausse de 50 %50\,\%

a) 850×1,04=884850\times 1{,}04=884 dollars. De tête : 1 %1\,\% de 850850 vaut 8,58{,}5, donc 4 %4\,\% valent 3434, et 850+34=884850+34=884. Réflexe : un seul produit par le coefficient donne directement la valeur d'arrivée. Piège : multiplier par 1,41{,}4, qui correspond à +40 %+40\,\% ; 4 %4\,\% s'écrit 0,040{,}04, avec le zéro des dixièmes.

b) Perdre 35 %35\,\%, c'est garder 65 %65\,\% : 24 000×0,65=15 60024\,000\times 0{,}65=15\,600 dollars. De tête : 10 %10\,\% font 2 4002\,400, donc 30 %30\,\% font 7 2007\,200 et 5 %5\,\% font 1 2001\,200 ; la perte vaut 8 4008\,400 et il reste 15 60015\,600. Piège : rendre 8 4008\,400, qui est la PERTE et non la valeur restante ; relire la question avant de conclure.

c) On cherche ViV_{i} tel que Vi×0,85=51V_{i}\times 0{,}85=51, donc Vi=510,85=60V_{i}=\dfrac{51}{0{,}85}=60 dollars. Contrôle : 15 %15\,\% de 6060 font 99, et 60−9=5160-9=51. Réflexe : pour remonter à la valeur de départ, on DIVISE par le coefficient. Piège : ajouter 15 %15\,\% à 5151, soit 58,6558{,}65 dollars ; les 15 %15\,\% se calculaient sur le prix d'avant, pas sur celui d'après.

d) Une hausse de 150 %150\,\% a pour coefficient 1+1,5=2,51+1{,}5=2{,}5. Donc Vi=452,5=18V_{i}=\dfrac{45}{2{,}5}=18. Contrôle : 18×2,5=4518\times 2{,}5=45. Piège : prendre 1,51{,}5 pour coefficient et trouver 3030 ; 1,51{,}5 correspond à +50 %+50\,\%. Au-delà de 100 %100\,\%, le coefficient dépasse 22.

e) t=2 700−2 4002 400=3002 400=18=0,125t=\dfrac{2\,700-2\,400}{2\,400}=\dfrac{300}{2\,400}=\dfrac{1}{8}=0{,}125, soit +12,5 %+12{,}5\,\%. Réflexe : on divise l'écart par la valeur de DÉPART. Piège : diviser par 2 7002\,700 et trouver environ 11 %11\,\%. Les huitièmes, 12,5 %12{,}5\,\%, 37,5 %37{,}5\,\%, reviennent sans cesse : ils se connaissent par cœur.

f) t=60−7575=−1575=−15=−20 %t=\dfrac{60-75}{75}=\dfrac{-15}{75}=-\dfrac{1}{5}=-20\,\%. Deux pièges : répondre −15 %-15\,\%, l'écart en dollars pris pour un pourcentage, ou −25 %-25\,\%, en divisant par 6060, la valeur d'arrivée. Contrôle : 75×0,8=6075\times 0{,}8=60.

g) t=20 000−8 0008 000=128=1,5t=\dfrac{20\,000-8\,000}{8\,000}=\dfrac{12}{8}=1{,}5, soit +150 %+150\,\%. Réflexe : le rapport 20 0008 000=2,5\dfrac{20\,000}{8\,000}=2{,}5 est le COEFFICIENT, le taux vaut coefficient moins 11. Piège : annoncer +250 %+250\,\% en confondant les deux.

h) De 1212 à 1818, la part gagne 66 POINTS de pourcentage : c'est une différence de deux pourcentages. Le taux d'évolution de cette part vaut 18−1212=612=50 %\dfrac{18-12}{12}=\dfrac{6}{12}=50\,\%. Réflexe : « points » pour une différence de taux, « pour cent » pour une évolution relative. Piège : écrire « la part augmente de 6 %6\,\% », phrase fausse qui sous-estime la hausse d'un facteur huit.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches d'une visite à l'autre et te dit quel chapitre attaquer ensuite. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Évolutions successives et taux réciproque

Suite du bloc « Évolutions et variations » : calculer le taux d'évolution équivalent à plusieurs évolutions successives ; calculer un taux d'évolution réciproque.

Deux règles. Des évolutions successives se composent en MULTIPLIANT leurs coefficients, jamais en additionnant leurs taux. L'évolution réciproque d'une évolution de coefficient cc, celle qui ramène à la valeur de départ, a pour coefficient 1c\dfrac{1}{c}.

  • a) Une hausse de 20 %20\,\% suivie d'une hausse de 30 %30\,\% : quel est le taux global ?
  • b) Une baisse de 40 %40\,\% suivie d'une hausse de 50 %50\,\% : quel est le taux global ?
  • c) Trois hausses successives de 10 %10\,\% : quel est le taux global ?
  • d) Deux baisses successives de 50 %50\,\% : quel est le taux global ?
  • e) Une hausse de 5 %5\,\% suivie d'une baisse de 4 %4\,\% : quel est le taux global ?
  • f) Quel est le taux réciproque d'une hausse de 60 %60\,\% ?
  • g) Quel est le taux réciproque d'une baisse de 75 %75\,\% ?
  • h) Deux hausses successives de même taux tt produisent une hausse globale de 21 %21\,\%. Donnez tt.
  • i) Un indice augmente de 25 %25\,\%, puis de 60 %60\,\%. Quelle évolution unique le ramène à sa valeur de départ ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) 1,2×1,3=1,561{,}2\times 1{,}3=1{,}56 : +56 %+56\,\%
  • b) 0,6×1,5=0,90{,}6\times 1{,}5=0{,}9 : −10 %-10\,\%
  • c) 1,13=1,3311{,}1^{3}=1{,}331 : +33,1 %+33{,}1\,\%
  • d) 0,52=0,250{,}5^{2}=0{,}25 : −75 %-75\,\%
  • e) 1,05×0,96=1,0081{,}05\times 0{,}96=1{,}008 : +0,8 %+0{,}8\,\%
  • f) 11,6=0,625\dfrac{1}{1{,}6}=0{,}625 : −37,5 %-37{,}5\,\%
  • g) 10,25=4\dfrac{1}{0{,}25}=4 : +300 %+300\,\%
  • h) (1+t)2=1,21(1+t)^{2}=1{,}21, donc t=10 %t=10\,\%
  • i) Coefficient global 22, réciproque 0,50{,}5 : −50 %-50\,\%

a) 1,2×1,3=1,561{,}2\times 1{,}3=1{,}56, soit +56 %+56\,\%. La seconde hausse s'applique à une valeur déjà augmentée : 30 %30\,\% de 120120 font 3636, pas 3030. Piège : additionner les taux, +50 %+50\,\%. Contrôle sur 100100 : 100→120→156100\to 120\to 156.

b) 0,6×1,5=0,90{,}6\times 1{,}5=0{,}9, soit −10 %-10\,\%. Sur 100100 : 100→60→90100\to 60\to 90. Piège : −40+50=+10-40+50=+10 et conclure à une HAUSSE ; la hausse de 50 %50\,\% porte sur 6060, elle ne rend que 3030.

c) 1,13=1,21×1,1=1,3311{,}1^{3}=1{,}21\times 1{,}1=1{,}331, soit +33,1 %+33{,}1\,\%. De tête : 1,21+0,121=1,3311{,}21+0{,}121=1{,}331. Piège : +30 %+30\,\% ; chaque hausse porte sur une base plus grande, d'où le 3,13{,}1 de plus, qui est l'effet des intérêts composés.

d) 0,5×0,5=0,250{,}5\times 0{,}5=0{,}25 : il reste un quart, la baisse globale vaut 75 %75\,\%. Piège : −100 %-100\,\%, qui voudrait dire qu'il ne reste plus rien ; deux moitiés successives ne vident jamais le stock.

e) 1,05×0,96=1,0081{,}05\times 0{,}96=1{,}008 : on développe 1,05×(1−0,04)=1,05−0,042=1,0081{,}05\times(1-0{,}04)=1{,}05-0{,}042=1{,}008, soit +0,8 %+0{,}8\,\%. Piège : +1 %+1\,\%, somme des taux ; l'écart est petit ici, mais il existe et il se chiffre.

f) Le coefficient réciproque vaut 11,6=1016=58=0,625\dfrac{1}{1{,}6}=\dfrac{10}{16}=\dfrac{5}{8}=0{,}625, soit une baisse de 37,5 %37{,}5\,\%. Contrôle : 100→160→160×0,625=100100\to 160\to 160\times 0{,}625=100. Piège : −60 %-60\,\% ; 60 %60\,\% de 160160 font 9696, on tomberait à 6464.

g) Coefficient de la baisse : 0,250{,}25 ; réciproque : 10,25=4\dfrac{1}{0{,}25}=4, soit +300 %+300\,\%. Piège : +75 %+75\,\%, ou même +100 %+100\,\%. Après une baisse de 75 %75\,\% il ne reste qu'un quart : il faut QUADRUPLER pour revenir, donc ajouter trois fois la valeur restante.

h) (1+t)2=1,21=1,12(1+t)^{2}=1{,}21=1{,}1^{2}, et 1+t>01+t>0, donc 1+t=1,11+t=1{,}1 et t=10 %t=10\,\%. Piège : diviser 2121 par 22 et répondre 10,5 %10{,}5\,\% ; contrôle, 1,1052≈1,2211{,}105^{2}\approx 1{,}221, trop.

i) Coefficient global : 1,25×1,6=21{,}25\times 1{,}6=2, l'indice a doublé. Le réciproque vaut 12=0,5\dfrac{1}{2}=0{,}5 : une baisse de 50 %50\,\%. Réflexe : composer d'abord, inverser ensuite. Piège : −85 %-85\,\%, opposé de la somme des taux, qui ferait tomber l'indice à 30 %30\,\% de sa valeur de départ.

Exercice 3 : Équation produit nul et signe du premier degré

Bloc « Calcul numérique et algébrique » : déterminer les solutions d'une équation produit nul ; déterminer le signe d'une expression du premier degré.

Deux réflexes. Un produit est nul si et seulement si l'un au moins de ses facteurs est nul : on se RAMÈNE donc à un produit égal à zéro avant tout. Et ax+bax+b s'annule en −ba-\dfrac{b}{a} ; à droite de cette valeur, il a le signe de aa.

  • a) Résolvez (2x−6)(x+5)=0(2x-6)(x+5)=0.
  • b) Résolvez x(4x+1)=0x(4x+1)=0.
  • c) Résolvez (5−x)(2x+7)=0(5-x)(2x+7)=0.
  • d) Résolvez x2=7xx^{2}=7x.
  • e) Résolvez (x+3)(2x−1)=2x−1(x+3)(2x-1)=2x-1.
  • f) Résolvez (x−1)2−9=0(x-1)^{2}-9=0 en factorisant.
  • g) Pour quelles valeurs de xx l'expression −3x+12-3x+12 est-elle strictement positive ?
  • h) Pour quelles valeurs de xx l'expression 5x+25x+2 est-elle négative ou nulle ?
  • i) En quelle valeur l'expression 7−2x7-2x s'annule-t-elle ? Quel est son signe pour x=10x=10 ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/16

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
Ensemble ;
h)
Ensemble ;
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) x=−5x=-5 ou x=3x=3
  • b) x=−14x=-\dfrac{1}{4} ou x=0x=0
  • c) x=−72x=-\dfrac{7}{2} ou x=5x=5
  • d) x=0x=0 ou x=7x=7
  • e) x=−2x=-2 ou x=12x=\dfrac{1}{2}
  • f) (x−4)(x+2)=0(x-4)(x+2)=0 : x=−2x=-2 ou x=4x=4
  • g) ]−∞ ;4[]-\infty\,;4[
  • h) ]−∞ ;−0,4]]-\infty\,;-0{,}4]
  • i) S'annule en 3,53{,}5 ; négative pour x=10x=10

a) 2x−6=02x-6=0 donne x=3x=3, x+5=0x+5=0 donne x=−5x=-5. Réflexe : un facteur, une équation du premier degré. Piège : écrire x=5x=5 pour le second facteur ; x+5x+5 s'annule en −5-5. Contrôle : (2×3−6)×8=0(2\times 3-6)\times 8=0.

b) x=0x=0 ou 4x+1=04x+1=0, soit x=−14x=-\dfrac{1}{4}. Piège : oublier la solution x=0x=0 parce que le facteur xx « ne se voit pas » ; il vaut autant que l'autre.

c) 5−x=05-x=0 donne x=5x=5, et 2x+7=02x+7=0 donne x=−72=−3,5x=-\dfrac{7}{2}=-3{,}5. Piège : x=−5x=-5 pour le premier facteur ; 5−x5-x s'annule quand xx VAUT 55.

d) On passe tout du même côté : x2−7x=0x^{2}-7x=0, puis x(x−7)=0x(x-7)=0, donc x=0x=0 ou x=7x=7. Piège majeur : diviser les deux membres par xx et ne trouver que 77. On ne divise jamais par une expression qui peut être nulle : c'est ainsi qu'on perd une solution.

e) Même piège, plus caché. On ramène à zéro : (x+3)(2x−1)−(2x−1)=0(x+3)(2x-1)-(2x-1)=0, puis on factorise par (2x−1)(2x-1) : (2x−1)((x+3)−1)=(2x−1)(x+2)=0(2x-1)\big((x+3)-1\big)=(2x-1)(x+2)=0. Donc x=12x=\dfrac{1}{2} ou x=−2x=-2. Piège : « simplifier » par 2x−12x-1 et ne garder que x+3=1x+3=1, soit x=−2x=-2 ; la solution 12\dfrac{1}{2} disparaît. Contrôle : pour x=12x=\dfrac{1}{2}, les deux membres valent 00.

f) (x−1)2−9=(x−1)2−32=(x−1−3)(x−1+3)=(x−4)(x+2)(x-1)^{2}-9=(x-1)^{2}-3^{2}=(x-1-3)(x-1+3)=(x-4)(x+2), donc x=4x=4 ou x=−2x=-2. Réflexe : une différence de deux carrés se factorise par a2−b2=(a−b)(a+b)a^{2}-b^{2}=(a-b)(a+b). Piège : développer, ou écrire x−1=3x-1=3 seulement et perdre −2-2 ; un carré égal à 99 donne 33 ET −3-3.

g) −3x+12>0-3x+12>0 équivaut à −3x>−12-3x>-12, puis, en divisant par −3-3 NÉGATIF, à x<4x<4. Ensemble : ]−∞ ;4[]-\infty\,;4[. Réflexe de contrôle : a=−3<0a=-3<0, donc l'expression est positive à GAUCHE de sa racine 44. Piège : ]4 ;+∞[]4\,;+\infty[, sens non renversé.

h) 5x+25x+2 s'annule en −25=−0,4-\dfrac{2}{5}=-0{,}4 ; a=5>0a=5>0, donc elle est négative à gauche de −0,4-0{,}4. Avec « ou nulle », la borne est incluse : ]−∞ ;−0,4]]-\infty\,;-0{,}4]. Piège : un crochet ouvert en −0,4-0{,}4, qui perd la valeur où l'expression vaut exactement 00.

i) 7−2x=07-2x=0 pour x=72=3,5x=\dfrac{7}{2}=3{,}5. Pour x=10x=10 : 7−20=−13<07-20=-13<0, négative. Réflexe : le coefficient de xx est −2<0-2<0, donc l'expression est négative à droite de sa racine. Piège : lire le signe sur le terme constant 77, positif, au lieu de celui du coefficient de xx.

Exercice 4 : Signe d'une expression factorisée du second degré

Même bloc : déterminer le signe d'une expression factorisée du second degré. L'expression est DÉJÀ factorisée : aucun calcul de racines n'est demandé, seulement un tableau de signes, une ligne par facteur, et la règle des signes d'un produit.

Le résultat à retenir, qui permet de contrôler chaque tableau : a(x−x1)(x−x2)a(x-x_{1})(x-x_{2}), avec x1<x2x_{1}<x_{2}, a le signe de aa à l'EXTÉRIEUR de ses racines et le signe contraire ENTRE elles. Les réponses s'écrivent sous forme d'intervalle.

  • a) Sur quel intervalle l'expression (x−2)(x+3)(x-2)(x+3) est-elle strictement négative ?
  • b) Quel est l'ensemble des solutions de (x−1)(x−6)≥0(x-1)(x-6)\ge 0 ?
  • c) Résolvez −2(x−4)(x+1)≥0-2(x-4)(x+1)\ge 0.
  • d) Résolvez (3−x)(x+5)>0(3-x)(x+5)>0.
  • e) Résolvez x(x−8)<0x(x-8)<0.
  • f) Combien de solutions ont les inéquations (x−3)2≤0(x-3)^{2}\le 0 et (x−3)2<0(x-3)^{2}<0 ?
  • g) Résolvez (2x−3)(x+1)<0(2x-3)(x+1)<0.
  • h) Une entreprise produit qq centaines d'objets, 0≤q≤1000\le q\le 100, et son bénéfice, en milliers de dollars, vaut B(q)=−5(q−10)(q−70)B(q)=-5(q-10)(q-70). Pour quelles productions le bénéfice est-il positif ou nul ?
  • i) Vrai ou faux : (x−5)(x+2)>0(x-5)(x+2)>0 pour tout x>−2x>-2.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/10

a)
Intervalle ;
b)
c)
Ensemble ;
d)
Ensemble ;
e)
Ensemble ;
f)
g)
Ensemble ;
h)
Productions qq ;
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) ]−3 ;2[]-3\,;2[
  • b) ]−∞ ;1]∪[6 ;+∞[]-\infty\,;1]\cup[6\,;+\infty[
  • c) [−1 ;4][-1\,;4]
  • d) ]−5 ;3[]-5\,;3[
  • e) ]0 ;8[]0\,;8[
  • f) Une solution, x=3x=3 ; aucune
  • g) ]−1 ;32[]-1\,;\dfrac{3}{2}[
  • h) q∈[10 ;70]q\in[10\,;70]
  • i) Fausse : pour x=0x=0, l'expression vaut −10-10

a) Racines 22 et −3-3, coefficient a=1>0a=1>0 : l'expression est négative ENTRE les racines, ]−3 ;2[]-3\,;2[, bornes exclues car l'inégalité est stricte. Contrôle : pour x=0x=0, (−2)×3=−6<0(-2)\times 3=-6<0. Piège : écrire ]−2 ;3[]-2\,;3[ en prenant les racines avec le mauvais signe ; x+3x+3 s'annule en −3-3.

b) Racines 11 et 66, a=1>0a=1>0 : positif à l'EXTÉRIEUR, bornes incluses, donc ]−∞ ;1]∪[6 ;+∞[]-\infty\,;1]\cup[6\,;+\infty[. Piège : répondre [1 ;6][1\,;6], l'intervalle où le produit est NÉGATIF. Contrôle : pour x=0x=0, (−1)(−6)=6≥0(-1)(-6)=6\ge 0, et 00 est bien dans la réponse.

c) Le coefficient −2-2 est négatif : l'expression est positive ENTRE les racines −1-1 et 44. Réponse [−1 ;4][-1\,;4]. Contrôle : pour x=0x=0, −2×(−4)×1=8≥0-2\times(-4)\times 1=8\ge 0. Piège : oublier le facteur −2-2, le plus souvent recopié sans y penser, et répondre l'extérieur des racines.

d) 3−x3-x n'est pas de la forme x−x1x-x_{1} : (3−x)(x+5)=−(x−3)(x+5)(3-x)(x+5)=-(x-3)(x+5), de coefficient −1-1. L'expression est donc positive entre les racines : ]−5 ;3[]-5\,;3[. Contrôle : pour x=0x=0, 3×5=15>03\times 5=15>0. Piège : lire « a=1a=1 » en regardant seulement les xx des parenthèses.

e) Racines 00 et 88, a=1>0a=1>0, négatif entre les racines : ]0 ;8[]0\,;8[. Piège : oublier la racine 00 portée par le facteur xx, et répondre ]−∞ ;8[]-\infty\,;8[ ; pour x=−1x=-1, (−1)(−9)=9>0(-1)(-9)=9>0.

f) Un carré est toujours positif ou nul, et nul seulement si la quantité élevée au carré l'est : (x−3)2≤0(x-3)^{2}\le 0 n'a qu'une solution, x=3x=3, et (x−3)2<0(x-3)^{2}<0 n'en a aucune. Piège : faire un tableau à deux lignes identiques et croire l'expression négative « entre 33 et 33 ».

g) 2x−32x-3 s'annule en 32\dfrac{3}{2}, x+1x+1 en −1-1. Le coefficient du produit est 2>02>0 : négatif entre les racines, ]−1 ;32[]-1\,;\dfrac{3}{2}[. Piège : prendre 33 pour racine de 2x−32x-3 ; on résout 2x−3=02x-3=0, on ne lit pas le nombre dans la parenthèse.

h) B(q)=−5(q−10)(q−70)B(q)=-5(q-10)(q-70) a un coefficient négatif : positif ENTRE ses racines, donc pour q∈[10 ;70]q\in[10\,;70], soit entre 1 0001\,000 et 7 0007\,000 objets. Contrôle : B(40)=−5×30×(−30)=4 500>0B(40)=-5\times 30\times(-30)=4\,500>0, et B(0)=−3 500<0B(0)=-3\,500<0. Piège : répondre l'extérieur, où l'entreprise perd de l'argent.

i) Fausse. Pour x=0x=0, qui est bien supérieur à −2-2, (0−5)(0+2)=−10<0(0-5)(0+2)=-10<0. Le produit est négatif entre ses racines −2-2 et 55 et positif seulement pour x>5x>5 ou x<−2x<-2. Réflexe : un contre-exemple chiffré règle la question. Piège : ne regarder qu'un seul facteur.

Exercice 5 : Développer, factoriser, réduire, et entretenir la Seconde

Fin du bloc « Calcul numérique et algébrique » : développer, factoriser, réduire une expression algébrique simple. Le programme ajoute que les automatismes de Seconde doivent être entretenus : les questions g) et h) en reprennent deux, puissances et fractions.

Avant de développer, regardez la forme : un facteur commun ou une identité remarquable économise souvent tout le calcul.

  • a) Développez et réduisez (x+4)(2x−3)−2x2(x+4)(2x-3)-2x^{2} sous la forme ax+bax+b : donnez aa et bb.
  • b) Développez et réduisez 3(x−2)2−(x+1)(x−1)3(x-2)^{2}-(x+1)(x-1) sous la forme ax2+bx+cax^{2}+bx+c : donnez aa, bb et cc.
  • c) Factorisez (x+5)2−16(x+5)^{2}-16 sous la forme (x+p)(x+q)(x+p)(x+q) avec p<qp<q : donnez pp et qq.
  • d) Factorisez (2x−1)(x+4)+(2x−1)(3−x)(2x-1)(x+4)+(2x-1)(3-x) sous la forme k(2x−1)k(2x-1) : donnez kk.
  • e) Factorisez 9x2−12x+49x^{2}-12x+4 sous la forme (ax+b)2(ax+b)^{2} avec a>0a>0 : donnez aa et bb.
  • f) Développez (x−3)(x2+3x+9)(x-3)(x^{2}+3x+9) : donnez le coefficient de x2x^{2} et le terme constant.
  • g) Écrivez (23)4×2−543\dfrac{\left(2^{3}\right)^{4}\times 2^{-5}}{4^{3}} sous la forme 2n2^{n} : donnez nn.
  • h) Calculez 56−34×29\dfrac{5}{6}-\dfrac{3}{4}\times\dfrac{2}{9}.
  • i) Vrai ou faux : pour tout nombre xx, (x−2)2−(x+2)2=−8x(x-2)^{2}-(x+2)^{2}=-8x.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/15

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) 5x−125x-12 : a=5a=5, b=−12b=-12
  • b) 2x2−12x+132x^{2}-12x+13
  • c) (x+1)(x+9)(x+1)(x+9) : p=1p=1, q=9q=9
  • d) 7(2x−1)7(2x-1) : k=7k=7
  • e) (3x−2)2(3x-2)^{2} : a=3a=3, b=−2b=-2
  • f) x3−27x^{3}-27 : coefficient de x2x^{2} nul, terme constant −27-27
  • g) n=1n=1
  • h) 23\dfrac{2}{3}
  • i) Vraie

a) (x+4)(2x−3)=2x2−3x+8x−12=2x2+5x−12(x+4)(2x-3)=2x^{2}-3x+8x-12=2x^{2}+5x-12, puis on retire 2x22x^{2} : 5x−125x-12. Réflexe : développer entièrement AVANT de réduire. Piège : −3x+8x=−5x-3x+8x=-5x, erreur de signe dans la réduction. Contrôle avec x=1x=1 : 5×(−1)−2=−75\times(-1)-2=-7 et 5−12=−75-12=-7.

b) 3(x−2)2=3(x2−4x+4)=3x2−12x+123(x-2)^{2}=3(x^{2}-4x+4)=3x^{2}-12x+12 et (x+1)(x−1)=x2−1(x+1)(x-1)=x^{2}-1. La différence vaut 3x2−12x+12−x2+1=2x2−12x+133x^{2}-12x+12-x^{2}+1=2x^{2}-12x+13. Deux pièges : multiplier par 33 avant d'élever au carré, (3x−6)2(3x-6)^{2}, et oublier que le signe moins devant (x2−1)(x^{2}-1) change −1-1 en +1+1. Contrôle avec x=0x=0 : 3×4−(−1)=133\times 4-(-1)=13.

c) C'est A2−B2A^{2}-B^{2} avec A=x+5A=x+5 et B=4B=4 : (x+5−4)(x+5+4)=(x+1)(x+9)(x+5-4)(x+5+4)=(x+1)(x+9), donc p=1p=1 et q=9q=9. Réflexe : reconnaître la différence de deux carrés AVANT de développer. Contrôle avec x=0x=0 : 25−16=925-16=9 et 1×9=91\times 9=9.

d) Le facteur commun est (2x−1)(2x-1) : (2x−1)[(x+4)+(3−x)]=(2x−1)×7(2x-1)\big[(x+4)+(3-x)\big]=(2x-1)\times 7, donc k=7k=7. Les xx du crochet s'annulent, et l'expression, qui avait l'air du second degré, est du premier. Piège : développer les deux produits, ce qui marche mais coûte trois lignes et deux occasions d'erreur.

e) 9x2=(3x)29x^{2}=(3x)^{2}, 4=224=2^{2} et 12x=2×3x×212x=2\times 3x\times 2 : c'est (3x−2)2(3x-2)^{2}, donc a=3a=3 et b=−2b=-2. Réflexe : vérifier le double produit avant de conclure. Piège : (3x+2)2(3x+2)^{2}, qui redonne +12x+12x, ou (9x−4)2(9x-4)^{2}, sans prendre les racines carrées.

f) x×(x2+3x+9)=x3+3x2+9xx\times(x^{2}+3x+9)=x^{3}+3x^{2}+9x et −3×(x2+3x+9)=−3x2−9x−27-3\times(x^{2}+3x+9)=-3x^{2}-9x-27. Tout se compense sauf deux termes : x3−27x^{3}-27. Le coefficient de x2x^{2} est 00, le terme constant −27-27. Piège : oublier un des six produits ; on en compte 2×3=62\times 3=6 avant de réduire.

g) (23)4=212(2^{3})^{4}=2^{12}, puis 212×2−5=272^{12}\times 2^{-5}=2^{7}, et 43=(22)3=264^{3}=(2^{2})^{3}=2^{6} : 2726=21\dfrac{2^{7}}{2^{6}}=2^{1}, donc n=1n=1. Réflexe : tout réécrire dans la MÊME base avant d'appliquer les règles. Piège : diviser par 232^{3} en recopiant l'exposant de 434^{3}.

h) La multiplication passe avant la soustraction : 34×29=636=16\dfrac{3}{4}\times\dfrac{2}{9}=\dfrac{6}{36}=\dfrac{1}{6}, puis 56−16=46=23\dfrac{5}{6}-\dfrac{1}{6}=\dfrac{4}{6}=\dfrac{2}{3}. Piège : calculer d'abord 56−34=112\dfrac{5}{6}-\dfrac{3}{4}=\dfrac{1}{12}, puis 112×29=154\dfrac{1}{12}\times\dfrac{2}{9}=\dfrac{1}{54} ; priorités non respectées.

i) Vraie. (x−2)2=x2−4x+4(x-2)^{2}=x^{2}-4x+4 et (x+2)2=x2+4x+4(x+2)^{2}=x^{2}+4x+4 : la différence vaut −8x-8x. Autre voie, plus rapide : A2−B2=(A−B)(A+B)=(−4)(2x)=−8xA^{2}-B^{2}=(A-B)(A+B)=(-4)(2x)=-8x. Contrôle avec x=1x=1 : 1−9=−81-9=-8. Piège : (x−2)2=x2−4(x-2)^{2}=x^{2}-4, double produit oublié, qui ferait croire à une différence nulle.

Partie B : fonctions, statistiques, probabilités (/50)

Exercice 6 : Résoudre graphiquement, lire un signe et des variations

Bloc « Fonctions et représentations » : résoudre graphiquement une équation ou une inéquation du type f(x)=kf(x)=k, f(x)<kf(x)<k ; déterminer graphiquement le signe d'une fonction ou son tableau de variations.

La courbe Cf\mathcal{C}_{f} ci-dessous représente une fonction ff définie sur [−3 ;2][-3\,;2] ; ses deux extrémités sont marquées d'un point. Tout se lit sur le graphique, et les points utiles tombent sur des nœuds du quadrillage.

-4-3-2-1123-5-4-3-2-112Cf
  • a) Résolvez graphiquement f(x)=1f(x)=1.
  • b) Combien de solutions l'équation f(x)=0,5f(x)=0{,}5 a-t-elle ?
  • c) Résolvez graphiquement f(x)=0f(x)=0.
  • d) Résolvez graphiquement f(x)<0f(x)<0.
  • e) Résolvez graphiquement f(x)≥0f(x)\ge 0.
  • f) Quel est l'ensemble des solutions de f(x)>1f(x)>1 ?
  • g) Sur quel intervalle ff est-elle décroissante ?
  • h) Donnez le maximum et le minimum de ff sur [−3 ;2][-3\,;2].
  • i) Vrai ou faux : sur [−3 ;2][-3\,;2], f(x)≤1f(x)\le 1 équivaut à x≤−1x\le -1.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/12

a)
b)
c)
d)
Ensemble ;
e)
Ensemble ;
f)
g)
Intervalle ;
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) x=−1x=-1 ou x=2x=2
  • b) Trois solutions
  • c) x=−2x=-2 ou x=1x=1
  • d) [−3 ;−2[[-3\,;-2[
  • e) [−2 ;2][-2\,;2]
  • f) L'ensemble vide
  • g) [−1 ;1][-1\,;1]
  • h) Maximum 11, atteint en −1-1 et en 22 ; minimum −4-4, atteint en −3-3
  • i) Fausse : f(x)≤1f(x)\le 1 pour TOUT xx de [−3 ;2][-3\,;2]

a) On trace la droite horizontale y=1y=1 et on lit les abscisses des points où elle rencontre la courbe : −1-1, au sommet de la bosse, et 22, à l'extrémité droite. Réflexe : une solution d'équation se lit sur l'axe des ABSCISSES. Piège : ne voir que le sommet et oublier l'extrémité, où la courbe remonte exactement jusqu'à 11.

b) La droite y=0,5y=0{,}5 coupe la courbe trois fois : une fois sur la montée de −3-3 à −1-1, une fois sur la descente de −1-1 à 11 (en x=0x=0), une fois sur la remontée de 11 à 22. Réflexe : compter les solutions portion par portion, en s'appuyant sur les variations. Piège : s'arrêter à la première intersection trouvée.

c) La courbe touche l'axe des abscisses en −2-2, où elle le TRAVERSE, et en 11, où elle le touche sans le traverser. Les solutions sont −2-2 et 11. Piège : oublier 11, parce que la courbe y rebondit au lieu de changer de côté.

d) f(x)<0f(x)<0 : on cherche les abscisses des points de la courbe situés strictement SOUS l'axe des abscisses. C'est le seul morceau de −3-3 à −2-2, −2-2 exclu puisque f(−2)=0f(-2)=0 : [−3 ;−2[[-3\,;-2[. La borne −3-3 est incluse car f(−3)=−4<0f(-3)=-4<0. Piège : ajouter un voisinage de 11, où la courbe touche l'axe mais ne passe jamais dessous.

e) C'est le complémentaire de d) dans l'ensemble de définition : [−2 ;2][-2\,;2]. Le point 11, où ff s'annule, est inclus, ce qui évite d'écrire une réunion inutile. Réflexe : un tableau de signes se contrôle en vérifiant que les deux réponses d) et e) recouvrent exactement [−3 ;2][-3\,;2].

f) La courbe ne monte jamais au-dessus de y=1y=1 : sa plus grande ordonnée est 11, atteinte deux fois. L'inéquation stricte f(x)>1f(x)>1 n'a donc AUCUNE solution, l'ensemble est vide. Piège : répondre {−1 ;2}\{-1\,;2\}, qui sont les solutions de f(x)=1f(x)=1, pas de f(x)>1f(x)>1.

g) En parcourant la courbe de gauche à droite, elle monte de −3-3 à −1-1, descend de −1-1 à 11, remonte de 11 à 22. Décroissante sur [−1 ;1][-1\,;1]. Réflexe : un intervalle de variation se donne en ABSCISSES. Piège : répondre [0 ;1][0\,;1], l'intervalle des ordonnées parcourues pendant la descente.

h) La plus haute ordonnée est 11, atteinte en −1-1 et en 22 ; la plus basse est −4-4, atteinte à l'extrémité gauche, en −3-3. Piège : prendre le « creux » f(1)=0f(1)=0 pour le minimum ; c'est un minimum LOCAL seulement, l'extrémité descend bien plus bas.

i) Fausse. D'après h), le maximum de ff vaut 11 : f(x)≤1f(x)\le 1 est vraie pour TOUS les xx de [−3 ;2][-3\,;2], pas seulement pour x≤−1x\le -1. Contre-exemple : x=0x=0, où f(0)=0,5≤1f(0)=0{,}5\le 1 alors que 0>−10>-1. Piège : lire la courbe sur la seule montée, en oubliant ce qui se passe après le sommet.

Exercice 7 : Droites : équation réduite et coefficient directeur

Suite du bloc « Fonctions et représentations » : tracer une droite donnée par son équation réduite ou par un point et son coefficient directeur ; lire graphiquement l'équation réduite d'une droite ; déterminer le coefficient directeur d'une droite à partir des coordonnées de deux de ses points.

Le repère ci-dessous est orthonormé. Le coefficient directeur m=yB−yAxB−xAm=\dfrac{y_{B}-y_{A}}{x_{B}-x_{A}} se lit aussi sur le quadrillage : quand on avance d'une unité vers la droite, la droite monte de mm (ou descend, si m<0m<0). L'ordonnée à l'origine pp se lit sur l'axe des ordonnées.

-4-3-2-1123456-3-2-112345d1d2
  • a) Lisez l'équation réduite y=mx+py=mx+p de la droite d1d_{1} : donnez mm et pp.
  • b) Lisez l'équation réduite de la droite d2d_{2} : donnez mm et pp.
  • c) Le point M(6 ;−1)M(6\,;-1) appartient-il à d2d_{2} ? Le point N(4 ;3)N(4\,;3) appartient-il à d1d_{1} ?
  • d) Calculez le coefficient directeur de la droite (AB)(AB), avec A(−1 ;4)A(-1\,;4) et B(3 ;−2)B(3\,;-2).
  • e) On donne C(2 ;5)C(2\,;5) et D(2 ;−1)D(2\,;-1). Quelle est l'équation de la droite (CD)(CD) ?
  • f) Donnez l'équation réduite de la droite qui passe par E(−2 ;1)E(-2\,;1) et F(4 ;4)F(4\,;4).
  • g) On veut tracer la droite qui passe par G(3 ;−2)G(3\,;-2) et a pour coefficient directeur −12-\dfrac{1}{2}. Donnez l'ordonnée de son point HH d'abscisse 55, puis son ordonnée à l'origine.
  • h) Donnez l'ordonnée à l'origine de la droite parallèle à d1d_{1} qui passe par K(2 ;−1)K(2\,;-1).
  • i) Dans un autre repère, un carreau vaut 22 unités sur l'axe des abscisses et 11 unité sur l'axe des ordonnées. Une droite monte d'un carreau chaque fois qu'on avance d'un carreau. Quel est son coefficient directeur ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/14

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) d1d_{1} : y=1,5x−2y=1{,}5x-2
  • b) d2d_{2} : y=−23x+3y=-\dfrac{2}{3}x+3
  • c) M∈d2M\in d_{2} ; N∉d1N\notin d_{1}
  • d) m=−32m=-\dfrac{3}{2}
  • e) x=2x=2 : droite parallèle à l'axe des ordonnées, sans coefficient directeur
  • f) y=0,5x+2y=0{,}5x+2
  • g) H(5 ;−3)H(5\,;-3) ; ordonnée à l'origine −0,5-0{,}5
  • h) p=−4p=-4
  • i) m=0,5m=0{,}5

a) d1d_{1} coupe l'axe des ordonnées en −2-2 : p=−2p=-2. Elle passe par (0 ;−2)(0\,;-2) et (2 ;1)(2\,;1) : quand on avance de 22, elle monte de 33, donc m=32=1,5m=\dfrac{3}{2}=1{,}5. Réflexe : choisir deux points sur des NŒUDS du quadrillage, jamais un point estimé. Piège : lire « monte de 33 » et répondre m=3m=3, sans diviser par l'avancée.

b) d2d_{2} coupe l'axe des ordonnées en 33 : p=3p=3. De (0 ;3)(0\,;3) à (3 ;1)(3\,;1), elle descend de 22 quand on avance de 33 : m=−23m=-\dfrac{2}{3}. Piège : oublier le signe ; une droite qui DESCEND de gauche à droite a un coefficient directeur négatif.

c) Pour MM : −23×6+3=−4+3=−1-\dfrac{2}{3}\times 6+3=-4+3=-1, c'est bien l'ordonnée de MM, donc M∈d2M\in d_{2}. Pour NN : 1,5×4−2=4≠31{,}5\times 4-2=4\neq 3, donc N∉d1N\notin d_{1}. Réflexe : un point appartient à une droite si et seulement si ses coordonnées vérifient l'équation ; le calcul tranche là où l'œil hésite.

d) m=yB−yAxB−xA=−2−43−(−1)=−64=−32m=\dfrac{y_{B}-y_{A}}{x_{B}-x_{A}}=\dfrac{-2-4}{3-(-1)}=\dfrac{-6}{4}=-\dfrac{3}{2}. Réflexe : le même point en premier en haut ET en bas. Piège : −62=−3\dfrac{-6}{2}=-3, en calculant 3−13-1 au lieu de 3−(−1)3-(-1).

e) CC et DD ont la même abscisse 22 : la droite (CD)(CD) est parallèle à l'axe des ordonnées, son équation est x=2x=2. Elle n'a PAS de coefficient directeur : la formule divise par xD−xC=0x_{D}-x_{C}=0. Piège : y=2y=2, la droite horizontale, ou une équation y=mx+py=mx+p inventée.

f) m=4−14−(−2)=36=0,5m=\dfrac{4-1}{4-(-2)}=\dfrac{3}{6}=0{,}5. Puis pp en écrivant que EE est sur la droite : 1=0,5×(−2)+p1=0{,}5\times(-2)+p, donc p=2p=2. Équation y=0,5x+2y=0{,}5x+2. Contrôle avec FF : 0,5×4+2=40{,}5\times 4+2=4.

g) Coefficient −12-\dfrac{1}{2} : quand on avance de 22, on descend de 11. De G(3 ;−2)G(3\,;-2), on arrive à H(5 ;−3)H(5\,;-3). Pour l'ordonnée à l'origine, on recule de 33 depuis GG, on remonte de 1,51{,}5 : p=−2+1,5=−0,5p=-2+1{,}5=-0{,}5. On trace la droite par GG et HH, figure du corrigé. Piège : monter au lieu de descendre, et arriver en (5 ;−1)(5\,;-1).

h) Deux droites parallèles ont le même coefficient directeur, ici 1,51{,}5. Avec KK : −1=1,5×2+p-1=1{,}5\times 2+p, donc p=−1−3=−4p=-1-3=-4. Piège : garder aussi l'ordonnée à l'origine −2-2 de d1d_{1}, ce qui redonne d1d_{1} elle-même, qui ne passe pas par KK.

i) Un carreau horizontal vaut 22 unités, un carreau vertical 11 : la droite monte de 11 quand on avance de 22, donc m=12=0,5m=\dfrac{1}{2}=0{,}5. Réflexe : lire les UNITÉS de graduation avant de compter des carreaux. Piège : m=1m=1, parce que la droite « a l'air » de faire un angle de 45∘45^{\circ} sur le papier.

-4-3-2-1123456-4-3-2-11234GH+2−1

Exercice 8 : Lire un histogramme : échelle, origine, passage aux données

Bloc « Statistiques » : lire un graphique, un histogramme, un diagramme en barres ou circulaire, en repérant l'origine du repère, les unités de graduation ou les échelles ; passer du graphique aux données et inversement ; calculer et interpréter des indicateurs.

L'histogramme ci-dessous donne la répartition par âge des 200200 adhérents d'un club de randonnée. Les classes ont toutes une amplitude de 1010 ans, donc la hauteur de chaque rectangle donne l'effectif de la classe. Première chose à faire : lire la graduation de l'axe vertical.

0816243240485610203040506070effectifâge, en années
  • a) Quelle valeur représente une petite graduation de l'axe vertical ?
  • b) Lisez l'effectif de la classe [30 ;40[[30\,;40[, puis celui de la classe [40 ;50[[40\,;50[.
  • c) Lisez l'effectif de la classe [10 ;20[[10\,;20[, puis vérifiez que l'effectif total vaut bien 200200.
  • d) Quel pourcentage des adhérents a moins de 3030 ans ?
  • e) Quelle est la classe modale ?
  • f) Dans quelle classe se trouve la médiane des âges ?
  • g) Quel pourcentage des adhérents a 5050 ans ou plus ?
  • h) On représente les mêmes données par un diagramme circulaire. Quel angle faut-il donner au secteur de la classe [40 ;50[[40\,;50[ ?
  • i) Le club est passé de 300300 adhérents en 2024 à 330330 en 2025. Un diagramme en barres dont l'axe vertical COMMENCE à 270270 montre une barre 2025 deux fois plus haute que la barre 2024. Quel est le rapport des hauteurs, et quel est le vrai taux d'évolution ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/11

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) 44 adhérents
  • b) 5252 et 4040
  • c) 1212 ; total 12+28+52+40+44+24=20012+28+52+40+44+24=200
  • d) 20 %20\,\%
  • e) [30 ;40[[30\,;40[
  • f) [40 ;50[[40\,;50[
  • g) 34 %34\,\%
  • h) 72∘72^{\circ}
  • i) Rapport des hauteurs 22, mais hausse réelle de 10 %10\,\%

a) Entre deux graduations étiquetées, 00 et 88 par exemple, il y a DEUX intervalles : chaque petite graduation vaut 82=4\dfrac{8}{2}=4 adhérents. Réflexe : compter les intervalles entre deux valeurs écrites avant toute lecture. Piège : croire qu'une graduation vaut 11, ou 88, et fausser toutes les lectures qui suivent.

b) Le rectangle de [30 ;40[[30\,;40[ monte à une graduation au-dessus de 4848 : 5252. Celui de [40 ;50[[40\,;50[ arrive exactement sur 4040. Piège : lire la classe voisine ; on repère la classe par ses DEUX bornes sur l'axe horizontal, pas par la graduation la plus proche.

c) Le rectangle de [10 ;20[[10\,;20[ s'arrête une graduation au-dessus de 88 : 1212. Les six effectifs sont 1212, 2828, 5252, 4040, 4444 et 2424, de somme 200200. Réflexe : la somme des effectifs lus contrôle toute la lecture ; un écart signale une graduation mal comptée.

d) Moins de 3030 ans : les classes [10 ;20[[10\,;20[ et [20 ;30[[20\,;30[, soit 12+28=4012+28=40 adhérents, 40200=20 %\dfrac{40}{200}=20\,\%. Piège : oublier la première classe, ou diviser par le nombre de classes au lieu de l'effectif total.

e) La classe modale est celle du plus grand effectif, le plus haut rectangle : [30 ;40[[30\,;40[, avec 5252 adhérents. Ici les classes ont la même amplitude, donc la plus haute est bien la plus peuplée.

f) La médiane sépare les 200200 âges rangés en deux moitiés de 100100 : elle se trouve entre la 100e100^{\text{e}} et la 101e101^{\text{e}} valeur. Effectifs cumulés : 1212, 4040, 9292, puis 132132. La 100e100^{\text{e}} valeur est dans [40 ;50[[40\,;50[. Piège : répondre la classe modale ; le mode et la médiane ne coïncident pas ici, c'est tout l'intérêt de la question.

g) 5050 ans ou plus : 44+24=6844+24=68 adhérents, 68200=34100=34 %\dfrac{68}{200}=\dfrac{34}{100}=34\,\%. Réflexe : sur un total de 200200, un effectif divisé par 22 donne directement le pourcentage.

h) Passer des données au graphique : angle =effectiftotal×360=40200×360=0,2×360=72∘=\dfrac{\text{effectif}}{\text{total}}\times 360=\dfrac{40}{200}\times 360=0{,}2\times 360=72^{\circ}. Contrôle : 20 %20\,\% du disque, un peu moins d'un quart. Piège : répondre 40∘40^{\circ} en prenant l'effectif pour un angle.

i) Les barres partent de 270270 : la barre 2024 mesure 300−270=30300-270=30 et la barre 2025 330−270=60330-270=60, deux fois plus. Mais le vrai taux vaut 330−300300=10 %\dfrac{330-300}{300}=10\,\%. Réflexe : REPÉRER L'ORIGINE de l'axe avant de comparer des hauteurs ; un axe tronqué grossit les écarts. Piège : lire « le nombre d'adhérents a doublé ».

Exercice 9 : Deux boîtes à moustaches à lire l'une contre l'autre

Suite du bloc « Statistiques » : lire un diagramme en boîte ; calculer et interpréter des indicateurs statistiques pour une série. Ici, on ne lit pas deux boîtes l'une APRÈS l'autre, on les lit l'une CONTRE l'autre : un quartile d'une série se situe par rapport à la boîte de l'autre.

Les boîtes à moustaches ci-dessous résument les masses, en grammes, des pommes récoltées dans deux vergers. Les moustaches vont du minimum au maximum ; l'axe est gradué de 55 en 55.

100120140160180200220240Verger AVerger Bmasse, en grammes
  • a) Lisez le premier quartile, la médiane et le troisième quartile du verger A.
  • b) Donnez l'étendue et l'écart interquartile de chacun des deux vergers.
  • c) Quel verger est le plus dispersé ?
  • d) Au moins quel pourcentage des pommes du verger B pèse plus que la médiane du verger A ?
  • e) Au plus quel pourcentage des pommes du verger A pèse plus de 195195 g ?
  • f) Vrai ou faux : « la pomme la plus lourde vient du verger A, donc les pommes de A sont en général plus lourdes ».
  • g) Un troisième verger fournit huit pommes, de masses 148148 ; 152152 ; 160160 ; 163163 ; 171171 ; 178178 ; 185185 ; 199199 g. Donnez sa médiane, son premier et son troisième quartile.
  • h) Calculez la masse moyenne de ces huit pommes.
  • i) Quel serait l'écart interquartile de ce troisième verger ? Sa boîte serait-elle plus large ou plus étroite que celle du verger A ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/17

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) Q1=150Q_{1}=150, Me=165\text{Me}=165, Q3=180Q_{3}=180 g
  • b) A : étendue 110110, écart interquartile 3030 ; B : étendue 7070, écart interquartile 3535
  • c) A selon l'étendue, B selon l'écart interquartile
  • d) Au moins 50 %50\,\%
  • e) Au plus 25 %25\,\%
  • f) Fausse : la médiane de B, 175175 g, dépasse celle de A, 165165 g
  • g) Me=167\text{Me}=167, Q1=152Q_{1}=152, Q3=178Q_{3}=178 g
  • h) 169,5169{,}5 g
  • i) 2626 g : boîte plus étroite que celle de A (3030 g)

a) Bord gauche de la boîte, trait intérieur, bord droit : Q1=150Q_{1}=150, Me=165\text{Me}=165 et Q3=180Q_{3}=180 g. Réflexe : l'axe est gradué de 55 en 55, étiqueté de 2020 en 2020 ; on compte les petites graduations à partir de la valeur écrite la plus proche. Piège : prendre le bout d'une moustache pour un quartile.

b) A : étendue 230−120=110230-120=110 g, écart interquartile 180−150=30180-150=30 g. B : étendue 210−140=70210-140=70 g, écart interquartile 195−160=35195-160=35 g. Réflexe : l'étendue se lit entre les bouts des moustaches, l'écart interquartile est la LARGEUR DE LA BOÎTE.

c) Les deux indicateurs ne disent pas la même chose. L'étendue désigne A, 110110 contre 7070, parce que A a des pommes extrêmes, une très petite et une très grosse. L'écart interquartile désigne B, 3535 contre 3030 : la moitié centrale de B est plus étalée. Réflexe : toujours dire SELON QUEL INDICATEUR on compare. Piège : trancher sur la seule longueur totale du dessin.

d) La médiane de A vaut 165165 g. Dans B, la médiane vaut 175175 g : au moins la moitié des pommes de B pèse 175175 g ou plus, donc plus de 165165 g. Réponse : au moins 50 %50\,\%. Piège : répondre 75 %75\,\% en voyant que 165165 dépasse Q1Q_{1} de B ; au-dessus de Q1Q_{1} il y a au moins 75 %75\,\% des valeurs, mais 165165 n'est PAS Q1Q_{1}, elle est au-dessus.

e) 195195 g dépasse Q3Q_{3} de A, 180180 g. Au moins 75 %75\,\% des pommes de A pèsent 180180 g ou moins, donc au plus 25 %25\,\% pèsent plus de 180180 g, et a fortiori plus de 195195 g. Réponse : au plus 25 %25\,\%. Piège : chercher une valeur exacte ; une boîte ne donne que des bornes.

f) Fausse. Le maximum est une seule pomme ; la position « en général » se lit sur la médiane, 175175 g pour B contre 165165 g pour A, et même sur les quartiles, tous plus grands pour B. Réflexe : la médiane résiste aux valeurs extrêmes, le maximum en est une.

g) Huit valeurs rangées. Médiane : moyenne des 4e4^{\text{e}} et 5e5^{\text{e}}, 163+1712=167\dfrac{163+171}{2}=167 g. Q1Q_{1} : 84=2\dfrac{8}{4}=2, donc la 2e2^{\text{e}} valeur, 152152 g. Q3Q_{3} : 3×84=6\dfrac{3\times 8}{4}=6, donc la 6e6^{\text{e}} valeur, 178178 g. Piège : prendre la moyenne de deux valeurs pour Q1Q_{1} comme pour la médiane ; au lycée, un quartile est une valeur DE la série.

h) De tête, par les écarts à 170170 : −22-22, −18-18, −10-10, −7-7, +1+1, +8+8, +15+15, +29+29, de somme −4-4. La moyenne vaut 170−48=169,5170-\dfrac{4}{8}=169{,}5 g. Contrôle : la somme des masses vaut 1 3561\,356, et 1 3568=169,5\dfrac{1\,356}{8}=169{,}5. Réflexe : une valeur de référence ronde rend le calcul mental.

i) Écart interquartile : 178−152=26178-152=26 g, plus petit que les 3030 g du verger A : la boîte serait plus ÉTROITE. C'est le passage des données au graphique : on dessinerait la boîte de 152152 à 178178, le trait médian en 167167, les moustaches de 148148 à 199199.

Exercice 10 : Probabilités conditionnelles : tableau croisé et arbre pondéré

Bloc « Probabilités » : calculer des probabilités conditionnelles lorsque les évènements sont présentés sous forme de tableau croisé d'effectifs ou d'arbre pondéré ; distinguer P(A∩B)P(A\cap B), PA(B)P_{A}(B) et PB(A)P_{B}(A). Toute la difficulté tient dans une question : dans QUELLE population compte-t-on ?

Questions a) à c). Le tableau donne la répartition des 200200 élèves d'un lycée selon qu'ils sont internes (II) ou non, et inscrits ou non dans un club sportif (CC). On choisit un élève au hasard.

Questions d) à i). Dans une médiathèque, 60 %60\,\% des emprunteurs sont des adultes (AA). La moitié des adultes empruntent au moins un livre numérique (NN), contre un quart des mineurs. On choisit un emprunteur au hasard ; l'arbre pondéré résume la situation, une pondération est à compléter.

Club sportif (C)Pas de clubTotal
Interne (I)241640
Externe56104160
Total80120200
A0,6N0,5non N0,5non A0,4N0,25non N?
  • a) Calculez P(I∩C)P(I\cap C), PI(C)P_{I}(C) et PC(I)P_{C}(I).
  • b) La phrase « 30 %30\,\% des élèves inscrits en club sont internes » donne laquelle de ces trois probabilités ?
  • c) Calculez PI‾(C)P_{\overline{I}}(C). Les évènements II et CC sont-ils indépendants ?
  • d) Quelle pondération manque sur l'arbre ?
  • e) Calculez P(A∩N)P(A\cap N).
  • f) Calculez P(N)P(N).
  • g) L'emprunteur choisi a emprunté un livre numérique. Quelle est la probabilité que ce soit un adulte ?
  • h) La phrase « un emprunteur de livre numérique sur quatre est mineur » donne quelle probabilité ?
  • i) Vrai ou faux : PA(N)=PN(A)P_{A}(N)=P_{N}(A).

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/12

a)
b)
c)
d)
e)
f)
g)
h)
i)
Voir la correction

Réponses

  • a) P(I∩C)=0,12P(I\cap C)=0{,}12 ; PI(C)=0,6P_{I}(C)=0{,}6 ; PC(I)=0,3P_{C}(I)=0{,}3
  • b) PC(I)=0,3P_{C}(I)=0{,}3
  • c) PI‾(C)=0,35P_{\overline{I}}(C)=0{,}35 ; non indépendants, car PI(C)=0,6≠P(C)=0,4P_{I}(C)=0{,}6\neq P(C)=0{,}4
  • d) PA‾(N‾)=0,75P_{\overline{A}}(\overline{N})=0{,}75
  • e) P(A∩N)=0,3P(A\cap N)=0{,}3
  • f) P(N)=0,3+0,1=0,4P(N)=0{,}3+0{,}1=0{,}4
  • g) PN(A)=0,30,4=0,75P_{N}(A)=\dfrac{0{,}3}{0{,}4}=0{,}75
  • h) PN(A‾)=0,25P_{N}(\overline{A})=0{,}25
  • i) Fausse : 0,5≠0,750{,}5\neq 0{,}75

a) P(I∩C)P(I\cap C) compte les internes inscrits en club parmi TOUS les élèves : 24200=0,12\dfrac{24}{200}=0{,}12. PI(C)P_{I}(C) compte parmi les internes seulement : 2440=0,6\dfrac{24}{40}=0{,}6. PC(I)P_{C}(I) compte parmi les inscrits en club : 2480=0,3\dfrac{24}{80}=0{,}3. Même numérateur, trois dénominateurs : c'est toute la leçon. Réflexe : l'évènement placé EN INDICE désigne la ligne ou la colonne dont on prend le total.

b) « Des élèves inscrits en club » désigne la population de référence, la colonne CC ; « sont internes » désigne ce qu'on y compte. C'est PC(I)=0,3P_{C}(I)=0{,}3. Piège : PI(C)P_{I}(C), qui répond à une autre question, « quelle part des internes est en club ? », et vaut 0,60{,}6.

c) Parmi les 160160 externes, 5656 sont en club : PI‾(C)=56160=0,35P_{\overline{I}}(C)=\dfrac{56}{160}=0{,}35. Or P(C)=80200=0,4P(C)=\dfrac{80}{200}=0{,}4 et PI(C)=0,6≠0,4P_{I}(C)=0{,}6\neq 0{,}4 : savoir qu'un élève est interne change la probabilité qu'il soit en club, II et CC ne sont PAS indépendants. Contrôle : P(I)×P(C)=0,2×0,4=0,08≠0,12P(I)\times P(C)=0{,}2\times 0{,}4=0{,}08\neq 0{,}12.

d) Les branches issues d'un même nœud portent des probabilités de somme 11 : PA‾(N‾)=1−0,25=0,75P_{\overline{A}}(\overline{N})=1-0{,}25=0{,}75. Piège : compléter à partir de la branche 0,40{,}4 qui mène au nœud, ou écrire 0,250{,}25 par symétrie avec le haut de l'arbre.

e) On multiplie le long du chemin : P(A∩N)=P(A)×PA(N)=0,6×0,5=0,3P(A\cap N)=P(A)\times P_{A}(N)=0{,}6\times 0{,}5=0{,}3. Piège : répondre 0,50{,}5, la pondération de la branche ; elle est une probabilité CONDITIONNELLE, pas celle de l'intersection.

f) Deux chemins mènent à NN : 0,6×0,5=0,30{,}6\times 0{,}5=0{,}3 et 0,4×0,25=0,10{,}4\times 0{,}25=0{,}1. On les additionne : P(N)=0,4P(N)=0{,}4. Réflexe : repérer TOUS les chemins qui aboutissent à l'évènement. Piège : 0,5+0,25=0,750{,}5+0{,}25=0{,}75, somme de deux conditionnelles prises dans des populations différentes.

g) On inverse le conditionnement : PN(A)=P(A∩N)P(N)=0,30,4=0,75P_{N}(A)=\dfrac{P(A\cap N)}{P(N)}=\dfrac{0{,}3}{0{,}4}=0{,}75. Sur 100100 emprunteurs : 4040 empruntent du numérique, dont 3030 adultes, soit trois sur quatre. Piège : répondre 0,50{,}5, qui est PA(N)P_{A}(N), lue telle quelle sur l'arbre.

h) « Parmi les emprunteurs de livre numérique » est la population de référence, NN ; « sont mineurs » ce qu'on compte, A‾\overline{A}. C'est PN(A‾)=0,10,4=0,25P_{N}(\overline{A})=\dfrac{0{,}1}{0{,}4}=0{,}25, et l'on vérifie 0,75+0,25=10{,}75+0{,}25=1. Piège : PA‾(N)P_{\overline{A}}(N), qui vaut aussi 0,250{,}25 ici par coïncidence ; les nombres ne départagent pas, seule la phrase le fait.

i) Fausse : PA(N)=0,5P_{A}(N)=0{,}5, lu sur l'arbre, et PN(A)=0,75P_{N}(A)=0{,}75, calculé en g). Ce qui est vrai, c'est P(A∩N)=P(N∩A)P(A\cap N)=P(N\cap A) : l'intersection est symétrique, le conditionnement ne l'est pas. Contrôle : P(A)×PA(N)=0,3=P(N)×PN(A)P(A)\times P_{A}(N)=0{,}3=P(N)\times P_{N}(A).

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/1spe-automatismes. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Les automatismes coûtent des points en Première à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. Six points de l'épreuve anticipée se jouent sans calculatrice, en réflexes : un élève qui hésite sur un taux ou un signe perd du temps sur tout le reste du sujet. Ces réflexes se reconstruisent vite, avec une méthode et de la régularité.

Site par Studio Squalli