Spécialité maths, Première à Montréal • Épreuve anticipée blanche

Épreuve anticipée de mathématiques blanche, spécialité Première (sujet corrigé)

Voici une épreuve anticipée de mathématiques blanche, sujet des élèves qui suivent la spécialité mathématiques en Première, au format fixé par la note de service du 11 septembre 2026 : deux heures, calculatrice interdite pendant toute l'épreuve, une première partie d'automatismes en douze questions à réponse courte notée sur 6 points, puis trois exercices indépendants notés sur 14 points (5, 5 et 4). Tout le sujet est pris dans le programme de Première spécialité en vigueur depuis la rentrée 2026 : suites et second degré, dérivation et fonction exponentielle, probabilités conditionnelles, indépendance et répétition d'épreuves de Bernoulli.

Deux points de la note sur 20 évaluent la maîtrise de la langue. Concrètement, le correcteur attend des phrases complètes plutôt qu'une suite de calculs sans lien ; une conclusion rédigée qui répond à la question posée, par exemple « la suite est strictement croissante » ou « les événements A et B ne sont pas indépendants » ; le mot juste, une équation se résout, une expression se factorise, une fonction se dérive, et l'on écrit « le discriminant » plutôt que « le delta » ; enfin les connecteurs qui montrent l'enchaînement du raisonnement, donc, or, car, d'où. Chaque corrigé de la deuxième partie donne la phrase de conclusion attendue sur une copie.

Sans calculatrice, un nombre se prépare avant de se calculer : on simplifie une fraction avant de multiplier, on factorise avant d'étudier un signe, on laisse e\mathrm{e} et ses puissances sous forme exacte. Quand une valeur approchée est utile, l'énoncé la donne en « aide au calcul », comme dans les sujets officiels.

Ce sujet complète le devoir commun de Première spécialité, plus long et avec calculatrice, qui balaie toute l'année en trois parties sans suivre le format de l'épreuve anticipée. Faites celui-ci en conditions réelles : deux heures chronométrées, sans calculatrice, trente minutes au plus pour les automatismes.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Première

Rappel de cours

  • • Évolutions : une hausse de t %t\ \% multiplie par 1+t1001+\dfrac{t}{100} ; des évolutions successives multiplient leurs coefficients ; l'évolution réciproque a pour coefficient l'INVERSE.
  • • Probabilités totales : si AA et A‾\overline{A} partagent l'univers, P(B)=P(A) PA(B)+P(A‾) PA‾(B)P(B)=P(A)\,P_{A}(B)+P(\overline{A})\,P_{\overline{A}}(B). Deux événements AA et BB sont indépendants lorsque P(A∩B)=P(A)×P(B)P(A\cap B)=P(A)\times P(B).
  • • Somme des entiers : 1+2+⋯+n=n(n+1)21+2+\dots+n=\dfrac{n(n+1)}{2}. Une suite est croissante quand un+1−un≥0u_{n+1}-u_{n}\geq 0 pour TOUT nn.
  • • Second degré : Δ=b2−4ac\Delta=b^{2}-4ac ; si Δ>0\Delta>0, les racines sont −b±Δ2a\dfrac{-b\pm\sqrt{\Delta}}{2a}, de somme −ba-\dfrac{b}{a} et de produit ca\dfrac{c}{a}.
  • • Dérivée d'un produit : (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' ; (ex)′=ex\left(\mathrm{e}^{x}\right)'=\mathrm{e}^{x} et ex>0\mathrm{e}^{x}>0 pour tout réel xx.
  • • Tangente en aa : y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a) ; approximation linéaire : f(a+h)≈f(a)+f′(a) hf(a+h)\approx f(a)+f'(a)\,h pour hh proche de 00.
  • • Espérance : E(X)=∑xi P(X=xi)E(X)=\sum x_{i}\,P(X=x_{i}) et, par linéarité, E(aX+b)=a E(X)+bE(aX+b)=a\,E(X)+b.

Première partie : automatismes (6 points) • environ 30 minutes

Exercice 1 : Automatismes : douze questions à réponse courte

Douze questions indépendantes, notées chacune sur un demi-point. Aucune justification n'est demandée : seule la réponse est notée, et une réponse fausse n'enlève aucun point. La calculatrice est interdite, comme dans toute l'épreuve.

Les questions h) et i) portent sur la courbe ci-dessous, qui représente une fonction ff définie sur l'intervalle [−2 ;6][-2\,;6].

-3-2-11234567-4-3-2-1123456courbe de f
  • a) Calculez 23−34×29\dfrac{2}{3}-\dfrac{3}{4}\times\dfrac{2}{9} et donnez le résultat sous forme de fraction irréductible.
  • b) L'énergie cinétique d'un objet vaut Ec=12mv2E_{c}=\dfrac{1}{2}mv^{2}. Pour Ec=36E_{c}=36 J et m=2m=2 kg, calculez la vitesse vv, positive, en m/s.
  • c) On a 27×4−28=2n\dfrac{2^{7}\times 4^{-2}}{8}=2^{n}. Donnez l'entier nn.
  • d) Un loyer augmente de 10 % une année, puis de 20 % l'année suivante. Donnez le taux d'évolution global sur les deux années, en pourcentage.
  • e) Le prix d'un vélo a augmenté de 25 %. De quel pourcentage doit-il baisser pour revenir à sa valeur de départ ?
  • f) Donnez l'ensemble des solutions dans R\mathbb{R} de l'inéquation (x+2)(4−x)≥0(x+2)(4-x)\geq 0.
  • g) Dans un repère, on donne A(−1 ;4)A(-1\,;4) et B(3 ;−4)B(3\,;-4). Donnez le coefficient directeur mm et l'ordonnée à l'origine pp de la droite (AB)(AB).
  • h) Résolvez graphiquement l'inéquation f(x)≥4f(x)\geq 4.
  • i) Donnez l'ensemble des réels xx de [−2 ;6][-2\,;6] tels que f(x)>0f(x)>0.
  • j) Parmi les 250250 élèves de Première d'un lycée, 100100 suivent la spécialité physique-chimie, et 6060 d'entre eux sont demi-pensionnaires. Le lycée compte 150150 demi-pensionnaires en Première. On choisit un élève au hasard et on note SS : « il suit la spécialité physique-chimie » et DD : « il est demi-pensionnaire ». Donnez PS(D)P_{S}(D) et PD(S)P_{D}(S).
  • k) AA et BB sont deux événements tels que P(A)=0,2P(A)=0{,}2, PA(B)=0,5P_{A}(B)=0{,}5 et PA‾(B)=0,25P_{\overline{A}}(B)=0{,}25. Donnez P(B)P(B).
  • l) Donnez la moyenne et la médiane de la série 3 ; 8 ; 10 ; 12 ; 17 ; 223\ ;\ 8\ ;\ 10\ ;\ 12\ ;\ 17\ ;\ 22.

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a)
b)
c)
d)
e)
f)
Ensemble des solutions ;
g)
h)
Ensemble des solutions ;
i)
Ensemble ;
j)
k)
l)
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Réponses

  • a) 12\dfrac{1}{2}
  • b) v=6v=6 m/s
  • c) n=0n=0
  • d) Hausse de 32 %32\ \%
  • e) Baisse de 20 %20\ \%
  • f) S=[−2 ;4]S=[-2\,;4]
  • g) m=−2m=-2, p=2p=2 : y=−2x+2y=-2x+2
  • h) S=[1 ;3]S=[1\,;3]
  • i) ]−1 ;5[]-1\,;5[
  • j) PS(D)=0,6P_{S}(D)=0{,}6 et PD(S)=0,4P_{D}(S)=0{,}4
  • k) P(B)=0,3P(B)=0{,}3
  • l) Moyenne 1212, médiane 1111

a) Le produit passe AVANT la soustraction : 34×29=3×24×9=12×3=16\dfrac{3}{4}\times\dfrac{2}{9}=\dfrac{3\times 2}{4\times 9}=\dfrac{1}{2\times 3}=\dfrac{1}{6}, en simplifiant le 33 avec le 99 et le 22 avec le 44 avant de multiplier. Puis 23−16=46−16=36=12\dfrac{2}{3}-\dfrac{1}{6}=\dfrac{4}{6}-\dfrac{1}{6}=\dfrac{3}{6}=\dfrac{1}{2}. Réflexe : repérer la priorité des opérations avant de toucher au moindre dénominateur. Piège : calculer d'abord 23−34=−112\dfrac{2}{3}-\dfrac{3}{4}=-\dfrac{1}{12}, puis multiplier par 29\dfrac{2}{9}, ce qui donne −154-\dfrac{1}{54}, un nombre négatif et minuscule qui aurait dû alerter.

b) On isole v2v^{2} AVANT de remplacer : v2=2Ecm=2×362=36v^{2}=\dfrac{2E_{c}}{m}=\dfrac{2\times 36}{2}=36, donc v=36=6v=\sqrt{36}=6 m/s, la valeur négative étant écartée par l'énoncé. Contrôle : 12×2×62=36\dfrac{1}{2}\times 2\times 6^{2}=36 ✓. Réflexe : pour une formule avec un carré, on isole le carré, puis on prend la racine en dernier. Piège : oublier le facteur 12\dfrac{1}{2} et trouver v2=18v^{2}=18, ou diviser par 22 deux fois et trouver v=3v=3.

c) Tout s'écrit en puissances de 22 : 4−2=(22)−2=2−44^{-2}=\left(2^{2}\right)^{-2}=2^{-4} et 8=238=2^{3}. Donc 27×2−423=27−4−3=20\dfrac{2^{7}\times 2^{-4}}{2^{3}}=2^{7-4-3}=2^{0}, et n=0n=0 : le nombre vaut 11. Réflexe : ramener toutes les bases à la même avant d'appliquer une règle. Piège : lire 4−24^{-2} comme 2−22^{-2}, c'est-à-dire oublier que 4=224=2^{2}, et trouver n=2n=2.

d) Une hausse de 10 % multiplie par 1,11{,}1, une hausse de 20 % par 1,21{,}2, et deux évolutions successives MULTIPLIENT leurs coefficients : 1,1×1,2=1,321{,}1\times 1{,}2=1{,}32. Le loyer a donc augmenté de 32 % en deux ans. Réflexe : un pourcentage d'évolution se traduit en coefficient multiplicateur, et ce sont les coefficients qui se composent. Piège : additionner les taux et répondre 30 %, en oubliant que la seconde hausse s'applique à un loyer déjà augmenté.

e) Le coefficient de la hausse est 1,251{,}25, et le coefficient qui ramène au départ est son INVERSE : 11,25=100125=45=0,8\dfrac{1}{1{,}25}=\dfrac{100}{125}=\dfrac{4}{5}=0{,}8, soit une baisse de 20 %. Contrôle sur un prix de 100100 dollars : il passe à 125125, puis 125×0,8=100125\times 0{,}8=100 ✓. Réflexe : l'évolution réciproque se calcule sur le coefficient, jamais sur le taux. Piège : répondre 25 %, alors qu'une baisse de 25 % appliquée à 125125 ne ramène qu'à 93,7593{,}75.

f) Le produit s'annule en −2-2 et en 44. Le facteur x+2x+2 est positif à droite de −2-2 et le facteur 4−x4-x est positif à gauche de 44 : les deux sont positifs, donc le produit aussi, exactement ENTRE les deux racines. Autre lecture : développé, (x+2)(4−x)=−x2+2x+8(x+2)(4-x)=-x^{2}+2x+8, trinôme de coefficient −1-1 négatif, donc positif entre ses racines. Les racines comptent puisque l'inégalité est large : S=[−2 ;4]S=[-2\,;4]. Piège : appliquer par habitude « le signe de aa à l'extérieur des racines » sans voir que le coefficient de x2x^{2} est négatif, et répondre la réunion des deux demi-droites.

g) m=yB−yAxB−xA=−4−43−(−1)=−84=−2m=\dfrac{y_{B}-y_{A}}{x_{B}-x_{A}}=\dfrac{-4-4}{3-(-1)}=\dfrac{-8}{4}=-2. Puis AA est sur la droite : 4=−2×(−1)+p4=-2\times(-1)+p, d'où p=2p=2, et la droite a pour équation y=−2x+2y=-2x+2. Contrôle avec BB : −2×3+2=−4-2\times 3+2=-4 ✓. Réflexe : différence des ordonnées sur différence des abscisses, dans le MÊME ordre. Piège : le signe de xB−xA=3+1x_{B}-x_{A}=3+1, que l'on écrit 3−13-1 par précipitation, ce qui donne m=−4m=-4.

h) On trace la droite horizontale d'équation y=4y=4 : elle coupe la courbe aux points d'abscisses 11 et 33, lus sur le quadrillage, et la courbe est AU-DESSUS de cette droite entre ces deux abscisses. Donc S=[1 ;3]S=[1\,;3], bornes comprises puisque l'inégalité est large. Réflexe : une inéquation f(x)≥kf(x)\geq k se lit en abscisses, sur l'axe horizontal. Piège : répondre par des ordonnées, par exemple [4 ;4,5][4\,;4{,}5], qui décrit les valeurs prises par ff et non les solutions.

i) La courbe coupe l'axe des abscisses en −1-1 et en 55 et se trouve au-dessus de l'axe entre ces deux points ; aux bornes −2-2 et 66 de l'intervalle d'étude, elle est en dessous. L'inégalité étant stricte, les zéros sont exclus : S= ]−1 ;5[S=\,]-1\,;5[. Réflexe : le signe de f(x)f(x) se lit par la position de la courbe par rapport à l'axe des abscisses. Piège : répondre ]0 ;4,5[]0\,;4{,}5[ en lisant l'intervalle sur l'axe des ordonnées, ou inclure −1-1 et 55 alors que ff y vaut exactement 00.

j) PS(D)P_{S}(D) se calcule PARMI les élèves de spécialité physique-chimie : 60100=0,6\dfrac{60}{100}=0{,}6. PD(S)P_{D}(S) se calcule parmi les demi-pensionnaires : 60150=0,4\dfrac{60}{150}=0{,}4. Le numérateur est le même, l'effectif 6060 de l'intersection ; c'est la population de référence, le dénominateur, qui change. Réflexe : l'événement placé en indice désigne la population dans laquelle on compte. Piège : répondre 60250=0,24\dfrac{60}{250}=0{,}24, qui est P(S∩D)P(S\cap D) et non une probabilité conditionnelle.

k) Formule des probabilités totales, avec la partition AA, A‾\overline{A} : P(B)=P(A)×PA(B)+P(A‾)×PA‾(B)=0,2×0,5+0,8×0,25=0,1+0,2=0,3P(B)=P(A)\times P_{A}(B)+P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(B)=0{,}2\times 0{,}5+0{,}8\times 0{,}25=0{,}1+0{,}2=0{,}3. Réflexe : dans l'arbre, on multiplie le long d'un chemin et on additionne les chemins qui mènent à BB. Piège : additionner directement 0,5+0,25=0,750{,}5+0{,}25=0{,}75, en oubliant que chaque probabilité conditionnelle doit être pondérée par la probabilité de sa branche.

l) Moyenne : 3+8+10+12+17+226=726=12\dfrac{3+8+10+12+17+22}{6}=\dfrac{72}{6}=12. Médiane : la série est rangée et compte six valeurs, nombre pair, donc la médiane est la moyenne des deux valeurs centrales, la troisième et la quatrième : 10+122=11\dfrac{10+12}{2}=11. Réflexe : vérifier que la série est rangée avant de chercher la médiane. Piège : prendre la troisième valeur, 1010, comme pour une série impaire. Ici la moyenne dépasse la médiane parce que la valeur 2222 tire la moyenne vers le haut, alors que la médiane ne dépend pas de la taille des valeurs extrêmes.

Les automatismes rapportent 6 points sur 20 pour environ 30 minutes : c'est la partie la plus rentable de l'épreuve, à condition de ne pas s'y enliser. Chaque question se traite en deux minutes au plus ; si l'une résiste, on passe et on y revient à la fin. Sans calculatrice, le gain de temps vient toujours du même geste : simplifier avant de calculer, traduire un pourcentage en coefficient, écrire une puissance dans la bonne base. Et un contrôle de vraisemblance, en dix secondes, rattrape la plupart des erreurs de signe.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches d'une visite à l'autre et te dit quel chapitre attaquer ensuite. Crée ton espace, un courriel suffit.

Deuxième partie : trois exercices indépendants (14 points) • environ 90 minutes

Exercice 2 : Suites et second degré : des escaliers de cubes

Pour décorer un stand, on construit des escaliers avec des cubes identiques. L'escalier de rang nn, pour n≥1n\geq 1, est formé de nn colonnes accolées : la première colonne compte 11 cube, la deuxième 22 cubes, et ainsi de suite jusqu'à la nn-ième, qui compte nn cubes. La figure montre les escaliers de rang 11 à 44.

On note unu_{n} le nombre de cubes de l'escalier de rang nn.

Aide au calcul : 612=3 72161^{2}=3\,721 ; 34×35=1 19034\times 35=1\,190 ; 35×36=1 26035\times 36=1\,260.

rang 1rang 2rang 3rang 4
  • 1) Donnez u1u_{1}, u2u_{2}, u3u_{3}, u4u_{4} et u5u_{5}, puis exprimez un+1u_{n+1} en fonction de unu_{n} et de nn.
  • 2) Justifiez que un=1+2+⋯+nu_{n}=1+2+\dots+n, puis démontrez que un=n(n+1)2u_{n}=\dfrac{n(n+1)}{2}. Calculez u20u_{20}.
  • 3) La suite (un)(u_{n}) est-elle arithmétique ? géométrique ? Étudiez son sens de variation.
  • 4) Avec exactement 465465 cubes, peut-on construire un escalier complet sans qu'il reste de cube ? Si oui, de quel rang ?
  • 5) On dispose de 600600 cubes. Quel est le rang du plus grand escalier complet que l'on peut construire, et combien de cubes restent inutilisés ?

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Réponses

  • 1) 11, 33, 66, 1010, 1515 ; un+1=un+n+1u_{n+1}=u_{n}+n+1
  • 2) un=n(n+1)2u_{n}=\dfrac{n(n+1)}{2} ; u20=210u_{20}=210
  • 3) Ni arithmétique ni géométrique ; strictement croissante
  • 4) Oui : n=30n=30 (−31-31 rejeté)
  • 5) Rang 3434 (595595 cubes), il reste 55 cubes

1) On compte sur la figure, colonne par colonne : u1=1u_{1}=1, u2=1+2=3u_{2}=1+2=3, u3=3+3=6u_{3}=3+3=6, u4=6+4=10u_{4}=6+4=10, puis, sans dessin, u5=10+5=15u_{5}=10+5=15. Pour passer de l'escalier de rang nn à celui de rang n+1n+1, on garde les nn colonnes déjà posées et on ajoute à droite une colonne de n+1n+1 cubes. D'où la relation de récurrence un+1=un+(n+1)u_{n+1}=u_{n}+(n+1), valable pour tout n≥1n\geq 1. Phrase attendue : « Chaque escalier s'obtient à partir du précédent en ajoutant une colonne de n+1n+1 cubes, donc un+1=un+n+1u_{n+1}=u_{n}+n+1. »

2) L'escalier de rang nn a des colonnes de 11, 22, ..., nn cubes, donc un=1+2+⋯+nu_{n}=1+2+\dots+n. Pour calculer cette somme, on l'écrit dans les deux sens et on additionne terme à terme : 2un=(1+n)+(2+(n−1))+⋯+(n+1)2u_{n}=(1+n)+(2+(n-1))+\dots+(n+1). Chaque parenthèse vaut n+1n+1 et il y en a nn, donc 2un=n(n+1)2u_{n}=n(n+1) et un=n(n+1)2u_{n}=\dfrac{n(n+1)}{2}. La figure donne la même preuve sans calcul : deux escaliers de rang nn, dont l'un retourné, s'emboîtent en un rectangle de nn colonnes et de n+1n+1 lignes, qui contient n(n+1)n(n+1) cubes. Contrôle : 4×52=10=u4\dfrac{4\times 5}{2}=10=u_{4} ✓. Enfin u20=20×212=210u_{20}=\dfrac{20\times 21}{2}=210.

3) Les écarts successifs valent u2−u1=2u_{2}-u_{1}=2 et u3−u2=3u_{3}-u_{2}=3 : ils ne sont pas constants, donc la suite n'est PAS arithmétique. Les quotients valent u2u1=3\dfrac{u_{2}}{u_{1}}=3 et u3u2=2\dfrac{u_{3}}{u_{2}}=2 : ils ne sont pas constants non plus, donc la suite n'est PAS géométrique. Un seul contre-exemple suffit à réfuter chacune des deux propriétés, et c'est exactement ce qu'on écrit. Pour le sens de variation, la relation de la question 1 donne un+1−un=n+1>0u_{n+1}-u_{n}=n+1>0 pour tout n≥1n\geq 1 : la suite est strictement croissante. Piège : conclure « croissante » en observant 1<3<6<101<3<6<10, ce qui ne prouve rien pour TOUS les rangs ; c'est le signe de un+1−unu_{n+1}-u_{n} en fonction de nn qui démontre.

4) On cherche un entier n≥1n\geq 1 tel que n(n+1)2=465\dfrac{n(n+1)}{2}=465, soit n2+n−930=0n^{2}+n-930=0. Le discriminant vaut Δ=12−4×1×(−930)=1+3 720=3 721=612\Delta=1^{2}-4\times 1\times(-930)=1+3\,720=3\,721=61^{2}. Les racines sont −1−612=−31\dfrac{-1-61}{2}=-31 et −1+612=30\dfrac{-1+61}{2}=30. La valeur −31-31 est rejetée, car un rang est un entier positif ; il reste n=30n=30. Contrôle par la somme et le produit des racines : −31+30=−1-31+30=-1 ✓ et −31×30=−930-31\times 30=-930 ✓, et u30=30×312=465u_{30}=\dfrac{30\times 31}{2}=465 ✓. Phrase attendue : « Oui : avec 465465 cubes, on construit exactement l'escalier de rang 3030. »

5) On cherche le plus grand entier nn tel que un≤600u_{n}\leq 600, c'est-à-dire n(n+1)≤1 200n(n+1)\leq 1\,200. La suite étant croissante (question 3), il suffit de trouver le rang où elle franchit 600600. L'aide au calcul donne 34×35=1 190≤1 20034\times 35=1\,190\leq 1\,200 et 35×36=1 260>1 20035\times 36=1\,260>1\,200, donc u34=595≤600<u35=630u_{34}=595\leq 600<u_{35}=630. Le plus grand escalier complet est celui de rang 3434, et il reste 600−595=5600-595=5 cubes. D'où venait l'idée de regarder vers 3434 ? De l'ordre de grandeur : n(n+1)≈n2n(n+1)\approx n^{2}, et n2≈1 200n^{2}\approx 1\,200 donne nn un peu moins de 3535. Phrase attendue : « Avec 600600 cubes, on construit au plus l'escalier de rang 3434, et il reste 55 cubes inutilisés. »

Cet exercice illustre deux points du programme de Première. D'abord, une même suite peut être donnée par un motif, par une relation de récurrence et par une formule explicite : la récurrence dit comment on passe d'un terme au suivant, la formule explicite permet de répondre aux questions 4 et 5 sans construire trente escaliers. Ensuite, une question de suite se ramène souvent à une équation du second degré, et le contexte trie les racines : un rang négatif n'a pas de sens, il se rejette par une phrase. Sans calculatrice, l'aide au calcul n'est pas décorative : elle signale le carré parfait 3 7213\,721 et encadre le seuil de la question 5, ce qui dit au candidat qu'il est sur la bonne piste.

Exercice 3 : Dérivation et exponentielle : une étude, une tangente, une inégalité

Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R} par f(x)=(x2−x−1)exf(x)=\left(x^{2}-x-1\right)\mathrm{e}^{x}. On admet que ff est dérivable sur R\mathbb{R}. Les valeurs faisant intervenir e\mathrm{e} sont attendues sous forme exacte.

Aide au calcul : 5≈2,24\sqrt{5}\approx 2{,}24.

  • 1) Calculez f(0)f(0), puis démontrez que, pour tout réel xx, f′(x)=(x2+x−2)exf'(x)=\left(x^{2}+x-2\right)\mathrm{e}^{x}.
  • 2) Étudiez le signe de f′(x)f'(x), puis dressez le tableau de variation de ff sur R\mathbb{R}, en donnant la valeur exacte de ses extremums locaux.
  • 3) Déterminez une équation de la tangente TT à la courbe de ff au point d'abscisse 00. Déduisez-en une valeur approchée de f(0,1)f(0{,}1).
  • 4) Résolvez l'équation f(x)=0f(x)=0 ; donnez les solutions en valeur exacte, puis arrondies au centième.
  • 5) Démontrez que, pour tout réel xx, f(x)≥−ef(x)\geq -\mathrm{e}.

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Réponses

  • 1) f(0)=−1f(0)=-1 ; f′(x)=(x2+x−2)exf'(x)=\left(x^{2}+x-2\right)e^{x}
  • 2) f′(x)=(x−1)(x+2)exf'(x)=(x-1)(x+2)e^{x} ; croissante, décroissante sur [−2 ;1][-2\,;1], croissante ; max local 5e−25e^{-2}, min local −e-e
  • 3) TT : y=−2x−1y=-2x-1 ; f(0,1)≈−1,2f(0{,}1)\approx -1{,}2
  • 4) x=1±52x=\dfrac{1\pm\sqrt{5}}{2}, soit ≈−0,62\approx -0{,}62 et ≈1,62\approx 1{,}62
  • 5) f(x)≥−ef(x)\geq -e pour tout réel xx, égalité en x=1x=1

1) f(0)=(0−0−1)e0=−1×1=−1f(0)=\left(0-0-1\right)\mathrm{e}^{0}=-1\times 1=-1. La fonction ff est le produit uvuv avec u(x)=x2−x−1u(x)=x^{2}-x-1, u′(x)=2x−1u'(x)=2x-1, et v(x)=exv(x)=\mathrm{e}^{x}, v′(x)=exv'(x)=\mathrm{e}^{x}. La formule (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' donne f′(x)=(2x−1)ex+(x2−x−1)exf'(x)=(2x-1)\mathrm{e}^{x}+\left(x^{2}-x-1\right)\mathrm{e}^{x}. On FACTORISE par ex\mathrm{e}^{x} au lieu de développer : f′(x)=(2x−1+x2−x−1)ex=(x2+x−2)exf'(x)=\left(2x-1+x^{2}-x-1\right)\mathrm{e}^{x}=\left(x^{2}+x-2\right)\mathrm{e}^{x} ✓. Piège : dériver le produit comme le produit des dérivées, (2x−1)ex(2x-1)\mathrm{e}^{x}, en oubliant le second terme.

2) Pour tout réel xx, ex>0\mathrm{e}^{x}>0 : le signe de f′(x)f'(x) est celui du trinôme x2+x−2x^{2}+x-2. Le réel 11 est une racine évidente, puisque 1+1−2=01+1-2=0 ; le produit des racines valant ca=−2\dfrac{c}{a}=-2, l'autre racine est −2-2. Donc x2+x−2=(x−1)(x+2)x^{2}+x-2=(x-1)(x+2), positif à l'extérieur des racines puisque a=1>0a=1>0. Ainsi f′(x)>0f'(x)>0 sur ]−∞ ;−2[]-\infty\,;-2[, f′(x)<0f'(x)<0 sur ]−2 ;1[]-2\,;1[ et f′(x)>0f'(x)>0 sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[ : ff est croissante sur ]−∞ ;−2]]-\infty\,;-2], décroissante sur [−2 ;1][-2\,;1], croissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[. Maximum local en −2-2 : f(−2)=(4+2−1)e−2=5e−2f(-2)=(4+2-1)\mathrm{e}^{-2}=5\mathrm{e}^{-2}. Minimum local en 11 : f(1)=(1−1−1)e1=−ef(1)=(1-1-1)\mathrm{e}^{1}=-\mathrm{e}. On ne place aucune limite dans le tableau : elles ne sont pas au programme de Première et la question ne les demande pas.

3) La tangente au point d'abscisse aa a pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a). Ici f(0)=−1f(0)=-1 et f′(0)=(0+0−2)e0=−2f'(0)=(0+0-2)\mathrm{e}^{0}=-2, donc TT : y=−2x−1y=-2x-1. C'est la fonction affine tangente à ff en 00 : pour hh proche de 00, f(0+h)≈f(0)+f′(0)hf(0+h)\approx f(0)+f'(0)h. Avec h=0,1h=0{,}1 : f(0,1)≈−1−2×0,1=−1,2f(0{,}1)\approx -1-2\times 0{,}1=-1{,}2. Pour information, la valeur exacte est −1,09 e0,1≈−1,205-1{,}09\,\mathrm{e}^{0{,}1}\approx -1{,}205 : l'approximation linéaire se trompe de moins d'un centième, et c'est tout son intérêt, remplacer un calcul impossible sans machine par un calcul affine. Phrase attendue : « Une valeur approchée de f(0,1)f(0{,}1) est −1,2-1{,}2. »

4) Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul, et ex\mathrm{e}^{x} ne s'annule jamais. Donc f(x)=0f(x)=0 équivaut à x2−x−1=0x^{2}-x-1=0. Le discriminant vaut Δ=(−1)2−4×1×(−1)=5>0\Delta=(-1)^{2}-4\times 1\times(-1)=5>0, d'où deux solutions : x1=1−52x_{1}=\dfrac{1-\sqrt{5}}{2} et x2=1+52x_{2}=\dfrac{1+\sqrt{5}}{2}. Avec l'aide au calcul, x1≈1−2,242=−0,62x_{1}\approx\dfrac{1-2{,}24}{2}=-0{,}62 et x2≈1+2,242=1,62x_{2}\approx\dfrac{1+2{,}24}{2}=1{,}62. Contrôle par les relations entre coefficients et racines : x1+x2=1x_{1}+x_{2}=1 ✓ et x1x2=1−54=−1x_{1}x_{2}=\dfrac{1-5}{4}=-1 ✓. Cohérence avec le tableau : x1x_{1} est dans [−2 ;1][-2\,;1], où ff décroît de 5e−2>05\mathrm{e}^{-2}>0 à −e<0-\mathrm{e}<0, et x2x_{2} est au-delà de 11, où ff remonte depuis −e-\mathrm{e}.

5) On raisonne par disjonction des cas, car le tableau de variation ne suffit pas seul. Sur [−2 ;+∞[[-2\,;+\infty[ : ff décroît sur [−2 ;1][-2\,;1] puis croît sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, donc son minimum sur cet intervalle est atteint en 11 et vaut −e-\mathrm{e} ; ainsi f(x)≥−ef(x)\geq -\mathrm{e}. Sur ]−∞ ;−2]]-\infty\,;-2] : le trinôme x2−x−1x^{2}-x-1 a pour racines x1≈−0,62x_{1}\approx -0{,}62 et x2≈1,62x_{2}\approx 1{,}62 ; il est positif à l'extérieur de ses racines, en particulier pour x≤−2<x1x\leq -2<x_{1}. Comme ex>0\mathrm{e}^{x}>0, on a f(x)>0>−ef(x)>0>-\mathrm{e}. Les deux cas couvrent R\mathbb{R} : pour tout réel xx, f(x)≥−ef(x)\geq -\mathrm{e}, avec égalité seulement en x=1x=1. Piège : conclure directement du tableau sans traiter ]−∞ ;−2]]-\infty\,;-2], où ff est croissante et où l'on ne sait pas, sans l'argument de signe, jusqu'où elle descend. Phrase attendue : « Le minimum de ff sur R\mathbb{R} est −e-\mathrm{e}, atteint en 11. »

La figure de la correction montre la courbe, sa tangente en 00 et la droite y=−ey=-\mathrm{e} qui la soutient. Toute l'étude tient en deux gestes sans calculatrice. Le premier est de factoriser la dérivée par ex\mathrm{e}^{x} pour que son signe devienne celui d'un trinôme, que l'on factorise ensuite par sa racine évidente. Le second est de lire le signe de ff elle-même dans le trinôme x2−x−1x^{2}-x-1 : c'est lui qui donne les zéros de la question 4 et qui ferme la démonstration de la question 5. Les valeurs 5e−25\mathrm{e}^{-2} et −e-\mathrm{e} restent exactes, comme l'exige un sujet sans calculatrice.

-4-3-2-112-3-2-1123max local 5e⁻²y = −etangente Tcourbe de f

Exercice 4 : Probabilités : trois feux sur le trajet

Pour aller au lycée, Inès traverse trois carrefours équipés de feux, réglés indépendamment les uns des autres. On considère qu'à son arrivée un feu est soit vert, soit rouge, et que chaque feu est vert avec la probabilité 0,70{,}7.

On note XX la variable aléatoire égale au nombre de feux rouges qu'Inès rencontre sur son trajet.

  • 1) Justifiez que la situation est la répétition de trois épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, représentez-la par un arbre pondéré, puis calculez la probabilité que les trois feux soient verts.
  • 2) Déterminez la loi de probabilité de XX.
  • 3) Calculez l'espérance E(X)E(X). Sans feu rouge, le trajet dure 1212 minutes, et chaque feu rouge l'allonge de 1,51{,}5 minute ; on note TT la durée du trajet, en minutes. Exprimez TT en fonction de XX, puis calculez E(T)E(T) et interprétez.
  • 4) On note AA l'événement « le premier feu est vert » et BB l'événement « Inès rencontre exactement un feu rouge ». Calculez PA(B)P_{A}(B), puis dites si les événements AA et BB sont indépendants.

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Réponses

  • 1) Trois épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes ; 0,73=0,3430{,}7^{3}=0{,}343
  • 2) P(X=0)=0,343P(X=0)=0{,}343, P(X=1)=0,441P(X=1)=0{,}441, P(X=2)=0,189P(X=2)=0{,}189, P(X=3)=0,027P(X=3)=0{,}027
  • 3) E(X)=0,9E(X)=0{,}9 ; T=12+1,5XT=12+1{,}5X, E(T)=13,35E(T)=13{,}35 min
  • 4) PA(B)=0,42≠P(B)=0,441P_{A}(B)=0{,}42\neq P(B)=0{,}441 : non indépendants

1) Chaque feu est une épreuve à deux issues : succès « le feu est rouge », de probabilité 0,30{,}3, ou échec « le feu est vert », de probabilité 0,70{,}7. C'est une épreuve de Bernoulli. Les trois feux ont la même probabilité d'être rouges, et l'énoncé les dit réglés indépendamment : on répète donc trois fois, de façon indépendante, la même épreuve de Bernoulli. L'arbre de la correction a trois niveaux et huit chemins ; chaque branche VV porte 0,70{,}7 et chaque branche RR porte 0,30{,}3, au troisième niveau comme aux deux premiers. Par indépendance, on multiplie le long du chemin : P(V1∩V2∩V3)=0,73=0,343P(V_{1}\cap V_{2}\cap V_{3})=0{,}7^{3}=0{,}343. À la main : 0,7×0,7=0,490{,}7\times 0{,}7=0{,}49 puis 0,49×0,7=0,3430{,}49\times 0{,}7=0{,}343.

2) XX prend les valeurs 00, 11, 22 et 33. Un chemin qui compte kk feux rouges a pour probabilité 0,3k×0,73−k0{,}3^{k}\times 0{,}7^{3-k}, et on compte les chemins sur l'arbre. P(X=0)=0,343P(X=0)=0{,}343, un seul chemin. P(X=1)P(X=1) : trois chemins, selon la position du feu rouge, RVVRVV, VRVVRV, VVRVVR, d'où 3×0,3×0,49=0,4413\times 0{,}3\times 0{,}49=0{,}441. P(X=2)P(X=2) : trois chemins, selon la position du feu vert, d'où 3×0,09×0,7=0,1893\times 0{,}09\times 0{,}7=0{,}189. P(X=3)=0,33=0,027P(X=3)=0{,}3^{3}=0{,}027, un seul chemin. Contrôle : 0,343+0,441+0,189+0,027=10{,}343+0{,}441+0{,}189+0{,}027=1 ✓. Piège : oublier que « exactement un feu rouge » regroupe TROIS chemins, et répondre 0,1470{,}147.

3) E(X)=0×0,343+1×0,441+2×0,189+3×0,027=0,441+0,378+0,081=0,9E(X)=0\times 0{,}343+1\times 0{,}441+2\times 0{,}189+3\times 0{,}027=0{,}441+0{,}378+0{,}081=0{,}9. En moyenne, sur un grand nombre de trajets, Inès rencontre 0,90{,}9 feu rouge par trajet ; ce n'est pas un nombre de feux possible, c'est une moyenne. La durée vaut T=12+1,5XT=12+1{,}5X. Par linéarité de l'espérance, E(T)=12+1,5 E(X)=12+1,5×0,9=12+1,35=13,35E(T)=12+1{,}5\,E(X)=12+1{,}5\times 0{,}9=12+1{,}35=13{,}35 minutes. Phrase attendue : « Sur un grand nombre de trajets, la durée moyenne d'un trajet est de 13,3513{,}35 minutes, soit environ 1313 minutes et 2121 secondes. » On remarque que 0,9=3×0,30{,}9=3\times 0{,}3 : trois feux, chacun rouge avec la probabilité 0,30{,}3.

4) Si le premier feu est vert, Inès rencontre exactement un feu rouge lorsque l'un des DEUX feux restants est rouge et l'autre vert : deux chemins, RVRV ou VRVR. Donc PA(B)=2×0,3×0,7=0,42P_{A}(B)=2\times 0{,}3\times 0{,}7=0{,}42. Or P(B)=P(X=1)=0,441P(B)=P(X=1)=0{,}441 d'après la question 2. Comme PA(B)=0,42≠0,441=P(B)P_{A}(B)=0{,}42\neq 0{,}441=P(B), savoir que le premier feu est vert modifie la probabilité de BB : les événements AA et BB ne sont PAS indépendants. Même conclusion par le critère du produit : P(A∩B)=0,7×0,42=0,294P(A\cap B)=0{,}7\times 0{,}42=0{,}294 alors que P(A)×P(B)=0,7×0,441=0,3087P(A)\times P(B)=0{,}7\times 0{,}441=0{,}3087. Contrôle par les probabilités totales : P(B)=P(A)PA(B)+P(A‾)PA‾(B)=0,294+0,3×0,49=0,294+0,147=0,441P(B)=P(A)P_{A}(B)+P(\overline{A})P_{\overline{A}}(B)=0{,}294+0{,}3\times 0{,}49=0{,}294+0{,}147=0{,}441 ✓. Piège : croire que AA et BB sont indépendants parce que les FEUX le sont ; les feux sont indépendants entre eux, mais BB porte sur les trois feux à la fois, dont le premier.

Deux mots se croisent dans cet exercice et ne désignent pas la même chose. L'indépendance des TROIS FEUX est une hypothèse du modèle, donnée par l'énoncé : c'est elle qui autorise à multiplier le long des chemins de l'arbre. L'indépendance de deux ÉVÉNEMENTS AA et BB se démontre ou se réfute par le calcul, et elle peut être fausse même quand les épreuves sont indépendantes. La rédaction attendue sépare les deux : on cite l'hypothèse de l'énoncé pour construire l'arbre, on compare PA(B)P_{A}(B) à P(B)P(B) pour conclure sur AA et BB.

V0,7R0,3V0,7R0,3V0,7R0,3V0,343 (X = 0)R0,147 (X = 1)V0,147 (X = 1)R0,063 (X = 2)V0,147 (X = 1)R0,063 (X = 2)V0,063 (X = 2)R0,027 (X = 3)

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/1spe-epreuve-anticipee. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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