Physique-chimie, Cinquième • Devoir bilan corrigé à Montréal

Devoir bilan corrigé de physique-chimie (Cinquième)

Voici le devoir bilan corrigé de physique-chimie de Cinquième : dix exercices, cent points, deux heures, sur les six chapitres de l'année. Les états de la matière et la masse volumique, les mélanges et la concentration, le mouvement et les interactions, l'énergie et ses conversions, les circuits électriques, la lumière et les ombres.

La partie A vérifie les acquis thème par thème ; la partie B s'ouvre sur la construction d'une ombre, puis croise les chapitres dans des problèmes complets. L'exercice 8 rassemble les cinq confusions qui coûtent le plus de points en Cinquième : fondre et dissoudre, contact et distance, énergie perdue et énergie détruite, boucle et fil, voir et regarder.

Un fil court d'un bout à l'autre du devoir : rien ne disparaît. Ni la masse dans une fusion ou une dissolution, ni l'énergie dans une conversion. Chaque question est corrigée entièrement, avec la vérification des calculs et le piège que la question cherchait à tendre. À traiter en conditions réelles avant de lire les corrigés.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Physique-chimie en Cinquième

Rappel de cours

  • MATIÈRE : pendant un changement d'état d'un corps pur, la température reste constante, c'est le PALIER. La masse se conserve, le volume peut changer. ρ=mV\rho=\frac{m}{V}, et un corps flotte sur un liquide plus dense que lui.
  • MÉLANGES : soluté + solvant = solution. La masse se conserve à la dissolution. Concentration en masse c=mVc=\frac{m}{V} en g/L, avec VV le volume de SOLUTION en litres. Saturée : la limite de dissolution est atteinte.
  • MOUVEMENT : un mouvement se décrit PAR RAPPORT À un objet de référence. Chronophotographie : points écartés, rapide ; points qui se rapprochent, mouvement ralenti. Avec nn positions, n1n-1 intervalles.
  • INTERACTIONS : une action est de contact ou à distance. Le diagramme objet-interaction relie l'objet étudié à chaque objet qui agit sur lui, trait plein pour le contact, pointillé pour la distance. L'attraction gravitationnelle agit à distance et tient les astres en orbite.
  • ÉNERGIE : réservoir, convertisseur, transfert. L'énergie ne se crée ni ne se détruit : ce qui entre dans un convertisseur ressort en totalité, en partie sous forme utile, le reste le plus souvent en chaleur.
  • CIRCUITS : le courant ne circule que dans une boucle FERMÉE de conducteurs contenant un générateur. En série, une coupure arrête tout ; en dérivation, chaque branche est indépendante. Jamais de montage sur une prise.
  • LUMIÈRE : elle se propage en ligne droite. On voit un objet quand de la lumière venue de lui entre dans l'œil. Ombre propre sur l'objet, ombre portée derrière lui, construite avec les rayons qui frôlent ses bords.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Le gallium qui fond dans la main

Le gallium est un métal gris et brillant, solide dans une pièce à 20 C20\ \mathrm{^\circ C}. On place un échantillon de gallium pur dans un tube plongé dans un bain d'eau tiède, et l'on relève sa température chaque minute. Le graphique donne la température en fonction du temps.

Avant l'expérience, on a mesuré l'échantillon solide : masse 59,1 g59{,}1\ \mathrm{g}, volume 10,0 cm310{,}0\ \mathrm{cm^{3}}.

246810121410203040paliert (min)T (°C)
  • a) Lisez la température du palier, puis sa durée.
  • b) Dans quel état se trouve le gallium à 11 min, à 55 min et à 1111 min ?
  • c) Nommez le changement d'état qui se produit pendant le palier. Le gallium reçoit-il ou cède-t-il de l'énergie ? Est-ce un corps pur ou un mélange ?
  • d) Calculez la masse volumique du gallium solide. Quelle est la masse de l'échantillon une fois entièrement liquide ?
  • e) La masse volumique du gallium liquide vaut 6,09 g/cm36{,}09\ \mathrm{g/cm^{3}}. Calculez le volume de l'échantillon liquide, au centième. Le volume a-t-il augmenté ou diminué à la fusion ? Quel liquide courant se comporte de la même façon ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Palier vers 30 C30\ \mathrm{^\circ C} (29,829{,}8), durée 66 min
  • b) Solide ; solide et liquide ; liquide
  • c) Fusion, il reçoit de l'énergie ; corps pur
  • d) 5,91 g/cm35{,}91\ \mathrm{g/cm^{3}} ; toujours 59,159{,}1 g
  • e) 9,70 cm39{,}70\ \mathrm{cm^{3}} : le volume diminue, comme l'eau

a) Le palier est la partie horizontale de la courbe : la température y reste bloquée vers 30 C30\ \mathrm{^\circ C}, la valeur des tables étant 29,8 C29{,}8\ \mathrm{^\circ C}. Il commence à 22 min et se termine à 88 min, donc il dure 82=68-2=6 min. Deux pièges classiques : donner l'instant de fin, 88 min, à la place de la durée, et chercher la durée sur l'axe vertical, qui porte des températures.

b) À 11 min, la température monte encore vers le palier : le gallium est entièrement SOLIDE. À 55 min, on est au milieu du palier : solide et liquide COEXISTENT, une partie a déjà fondu et le reste pas encore. À 1111 min, le palier est terminé et la température remonte : tout est LIQUIDE. C'est cette lecture qui rapporte les points : pendant tout un palier, deux états sont présents en même temps, et c'est le seul moment où c'est le cas.

c) C'est la FUSION, passage de l'état solide à l'état liquide. Le gallium REÇOIT de l'énergie de l'eau tiède, plus chaude que lui. Pendant le palier, cette énergie ne fait pas monter la température : elle sert à défaire l'arrangement ordonné des particules du solide. Un palier net, à une température fixe, est la signature d'un CORPS PUR ; un mélange, comme une cire ou un chocolat, ramollit progressivement sans palier.

d) ρ=mV=59,110,0=5,91 g/cm3\rho=\frac{m}{V}=\frac{59{,}1}{10{,}0}=5{,}91\ \mathrm{g/cm^{3}}. Un centimètre cube de gallium a donc une masse de près de six grammes, six fois celle d'un centimètre cube d'eau. Une fois liquide, l'échantillon a toujours une masse de 59,1 g59{,}1\ \mathrm{g} : ce sont les mêmes particules, et rien n'est entré ni sorti du tube. La masse se conserve dans un changement d'état ; seule leur disposition a changé.

e) V=mρ=59,16,099,70 cm3V=\frac{m}{\rho}=\frac{59{,}1}{6{,}09}\approx 9{,}70\ \mathrm{cm^{3}}. Le volume a DIMINUÉ à la fusion, de 10,010{,}0 à 9,70 cm39{,}70\ \mathrm{cm^{3}} : le liquide est plus dense que le solide, donc un morceau de gallium solide FLOTTE sur du gallium liquide. C'est exactement le comportement de l'EAU, dont la glace flotte ; la plupart des autres corps font l'inverse et se contractent en se solidifiant. Vérification : 6,09×9,7059,16{,}09\times 9{,}70\approx 59{,}1, on retrouve bien la masse. Et comme 29,8 C29{,}8\ \mathrm{^\circ C} est en dessous de la température du corps humain, 37 C37\ \mathrm{^\circ C}, un morceau de gallium tenu au creux de la main finit par y fondre.

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Exercice 2 : La boisson de l'effort

Pour un match, une joueuse prépare sa boisson de l'effort. Elle verse le contenu d'un sachet, 35 g35\ \mathrm{g} de poudre faite de sucres et de sels minéraux, dans 480 g480\ \mathrm{g} d'eau, et elle agite jusqu'à ce qu'aucun grain ne soit plus visible.

La boisson obtenue est limpide et occupe 500 mL500\ \mathrm{mL}.

  • a) Nommez le soluté et le solvant. La boisson est-elle un mélange homogène ou hétérogène ?
  • b) Quelle est la masse de la boisson ? Justifiez.
  • c) Calculez la concentration en masse de poudre dans la boisson, en grammes par litre. À la mi-temps, la joueuse en boit 200 mL200\ \mathrm{mL} : quelle masse de poudre a-t-elle absorbée ?
  • d) Sa coéquipière dissout DEUX sachets et obtient, elle aussi, 500 mL500\ \mathrm{mL} de boisson. Quelle est sa concentration ? Sachant qu'on peut dissoudre environ 2000 g2000\ \mathrm{g} de sucre par litre d'eau, reste-t-il un dépôt au fond de la gourde ?
  • e) Calculez la masse volumique de la boisson de la question b, en grammes par millilitre, au centième. Est-elle plus grande ou plus petite que celle de l'eau ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Soluté : la poudre ; solvant : l'eau ; mélange homogène
  • b) 515515 g
  • c) 70 g/L70\ \mathrm{g/L} ; 1414 g absorbés
  • d) 140 g/L140\ \mathrm{g/L}, tout se dissout, pas de dépôt
  • e) 1,03 g/mL1{,}03\ \mathrm{g/mL}, plus que l'eau

a) Le SOLUTÉ est la poudre, ce qui est dissous ; le SOLVANT est l'eau, ce qui dissout. La boisson est un mélange HOMOGÈNE : on ne distingue plus qu'une seule phase à l'œil nu, car la poudre a été dispersée en entités bien trop petites pour être vues. C'est une solution aqueuse. Piège : dire que la poudre « a disparu ». Elle est invisible, pas absente, et le goût sucré et salé de la boisson suffit à le prouver.

b) 480+35=515 g480+35=515\ \mathrm{g}. La dissolution est un mélange, pas une disparition : toute la matière versée est encore dans la gourde, donc les masses s'additionnent. Une balance le confirmerait en pesant la gourde fermée avant et après l'agitation. Attention, ce sont les MASSES qui s'additionnent : les volumes, eux, ne le font pas forcément.

c) 500 mL=0,500 L500\ \mathrm{mL}=0{,}500\ \mathrm{L}, donc c=mV=350,500=70 g/Lc=\frac{m}{V}=\frac{35}{0{,}500}=70\ \mathrm{g/L}. Le volume à utiliser est celui de la BOISSON, 500 mL500\ \mathrm{mL}, et non la masse d'eau versée. Dans 200 mL200\ \mathrm{mL}, soit 0,200 L0{,}200\ \mathrm{L}, il y a 70×0,200=14 g70\times 0{,}200=14\ \mathrm{g} de poudre. Vérification par une autre voie : 200 mL200\ \mathrm{mL} sont les 25\frac{2}{5} de la gourde, et 25×35=14 g\frac{2}{5}\times 35=14\ \mathrm{g}. Une solution a la même concentration partout : chaque gorgée est aussi chargée que la gourde entière.

d) Deux sachets font 70 g70\ \mathrm{g}, dans 0,500 L0{,}500\ \mathrm{L} : c=700,500=140 g/Lc=\frac{70}{0{,}500}=140\ \mathrm{g/L}, deux fois plus. Tout se dissout : la gourde contient environ 0,48 L0{,}48\ \mathrm{L} d'eau, capable de dissoudre près de 0,48×2000=960 g0{,}48\times 2000=960\ \mathrm{g} de sucre, bien plus que 70 g70\ \mathrm{g}. La solution n'est donc PAS saturée et aucun dépôt ne reste au fond. Saturée veut dire que la limite de dissolution est atteinte, pas que la boisson est « très sucrée ».

e) ρ=515500=1,03 g/mL\rho=\frac{515}{500}=1{,}03\ \mathrm{g/mL}, un peu plus que l'eau, 1,00 g/mL1{,}00\ \mathrm{g/mL}. La poudre dissoute a ajouté 3535 g à la masse, alors que le volume n'est passé que de 480480 à 500 mL500\ \mathrm{mL}. Une solution sucrée ou salée est presque toujours un peu plus dense que son solvant, et c'est ce qui permet de superposer des liquides colorés dans un verre en versant très doucement le plus dense en premier.

Exercice 3 : La pierre de curling

Au curling, une joueuse lance une pierre de granit qui glisse sur la glace. Après le lâcher, plus personne ne touche la pierre. On l'a photographiée toutes les 0,5 s0{,}5\ \mathrm{s}, du lâcher jusqu'à l'arrêt ; chaque point marque une position, vue de dessus.

Un coéquipier balaie la glace devant la pierre en glissant à côté d'elle, exactement à la même allure qu'elle à chaque instant.

une position toutes les 0,5 slâcherarrêtla glace, sens du mouvement vers la droite
  • a) Quelle est la trajectoire de la pierre par rapport à la patinoire ?
  • b) Le mouvement est-il uniforme, accéléré ou ralenti ? Justifiez à partir de la chronophotographie.
  • c) Combien de temps s'écoule entre le lâcher et l'arrêt ?
  • d) La pierre est-elle en mouvement par rapport à la glace ? Par rapport au coéquipier qui balaie ?
  • e) Après le lâcher, quels objets agissent sur la pierre ? Pour chacun, dites si l'action est de contact ou à distance, puis construisez le diagramme objet-interaction. Quelle action ralentit la pierre ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Rectiligne
  • b) Ralenti : points de plus en plus rapprochés
  • c) 6×0,5=36\times 0{,}5=3 s
  • d) En mouvement par rapport à la glace, immobile par rapport au coéquipier
  • e) Terre (à distance), glace et air (contact) ; le frottement de la glace ralentit

a) Les positions sont alignées : la trajectoire est RECTILIGNE, une portion de droite. Le mot « trajectoire » désigne l'ensemble des positions occupées, pas la vitesse ni le sens.

b) Les photographies sont prises à intervalles de temps ÉGAUX. Or les points se RAPPROCHENT : pendant chaque demi-seconde, la pierre parcourt une distance de plus en plus petite. Elle va donc de moins en moins vite, et le mouvement est RALENTI. Piège : lire des points serrés comme un mouvement « plus rapide » parce qu'il y a « plus de points » ; c'est l'écart entre deux points consécutifs qui mesure la vitesse, pas leur nombre.

c) On compte 77 positions, donc 66 intervalles de 0,5 s0{,}5\ \mathrm{s} : 6×0,5=3 s6\times 0{,}5=3\ \mathrm{s}. L'erreur classique est de multiplier par le nombre de POSITIONS, 7×0,5=3,5 s7\times 0{,}5=3{,}5\ \mathrm{s} : entre la première et la dernière photo, il y a un intervalle de moins que de points, comme entre les piquets d'une clôture.

d) Par rapport à la glace, la pierre est EN MOUVEMENT : sa position sur la piste change. Par rapport au coéquipier, qui glisse à côté d'elle à la même allure, elle est IMMOBILE : la distance entre eux ne change pas. La même pierre est donc en mouvement et immobile à la fois ; il n'y a pas de contradiction, parce qu'un mouvement se décrit toujours PAR RAPPORT À un objet de référence qu'il faut nommer.

e) Trois objets agissent sur la pierre. La TERRE l'attire vers le bas : action À DISTANCE, elle s'exerce sans contact. La GLACE la soutient et la freine par frottement : action DE CONTACT. L'AIR la freine très peu : action de contact, négligeable ici. La joueuse n'y figure PAS, puisqu'elle ne touche plus la pierre après le lâcher. Dans le diagramme, la pierre est au centre, reliée par un trait plein à chaque objet qui la touche et par un trait pointillé à la Terre. C'est le FROTTEMENT de la glace qui la ralentit jusqu'à l'arrêt, et c'est pour réduire ce frottement que l'on balaie. Piège majeur : croire qu'il faut une action pour ENTRETENIR le mouvement. La pierre avance sans que personne ne la pousse ; ce qui demande une action, c'est de la ralentir.

pierreglaceTerreaircontactcontactà distance

Exercice 4 : Le vélo d'appartement qui recharge un téléphone

Dans une salle de sport, un vélo d'appartement recharge le téléphone de celui qui pédale. Les pédales font tourner un petit générateur électrique, relié par un câble à la batterie du téléphone.

La chaîne énergétique est schématisée ci-dessous. On compte l'énergie en unités : chaque fois que le générateur reçoit 100100 unités, il en rend 7070 sous forme électrique.

cyclistegénérateurbatterieforme ?100 unitésélectrique70 unitésthermique : ? unités
  • a) Sous quelle forme le générateur reçoit-il l'énergie ? Quel est son rôle dans la chaîne : réservoir ou convertisseur ?
  • b) Le générateur s'échauffe. Combien d'unités perd-il sous forme thermique ? Justifiez.
  • c) La batterie reçoit les 7070 unités électriques et en perd 77 en chaleur. Sous quelle forme stocke-t-elle le reste, et combien d'unités ?
  • d) D'où vient l'énergie du cycliste ? Remontez la chaîne jusqu'à sa source première. Cette source est-elle renouvelable ?
  • e) Un camarade affirme que le vélo « fabrique de l'énergie gratuite ». Corrigez-le, puis dites quel pourcentage des 100100 unités finit réellement stocké dans la batterie.

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Énergie de mouvement ; c'est un convertisseur
  • b) 10070=30100-70=30 unités thermiques
  • c) Forme chimique, 6363 unités
  • d) Aliments, plantes, Soleil : source renouvelable
  • e) Rien n'est créé, tout est converti ; 63 %63\ \% stockés

a) Le générateur reçoit de l'énergie de MOUVEMENT, qu'on appelle aussi énergie cinétique : ce sont les pédales, mises en mouvement par le cycliste, qui le font tourner. Il la transforme en énergie ÉLECTRIQUE : c'est un CONVERTISSEUR, pas un réservoir. Un réservoir STOCKE de l'énergie, comme la batterie ou le cycliste ; un convertisseur la fait passer d'une forme à une autre sans la garder.

b) L'énergie ne se crée pas et ne disparaît pas, elle se CONSERVE. Sur 100100 unités reçues, le générateur en rend 7070 sous forme électrique, donc les 10070=30100-70=30 unités restantes sortent sous forme THERMIQUE : c'est pour cela qu'il chauffe. Vérification : 70+30=10070+30=100, le bilan est fermé. Piège : croire que les 3030 unités sont « perdues » au sens de détruites ; elles sont bien là, dans l'air autour du générateur, simplement sous une forme inutile.

c) La batterie stocke l'énergie sous forme CHIMIQUE : des transformations chimiques se produisent en elle pendant la charge, et s'inversent quand le téléphone s'en sert. Elle garde 707=6370-7=63 unités. Même raisonnement de conservation qu'à la question b : ce qui entre est égal à ce qui est stocké plus ce qui repart en chaleur, 63+7=7063+7=70.

d) Le cycliste puise son énergie dans ses ALIMENTS, un réservoir d'énergie chimique. Ces aliments viennent de plantes, ou d'animaux nourris de plantes, et les plantes ont poussé grâce à la lumière du SOLEIL. La source première est donc le Soleil, une source RENOUVELABLE. Attention, ce n'est pas le cas de tout téléphone rechargé : branché sur une prise, il tire son énergie de la centrale qui alimente le réseau, renouvelable ou non selon le pays.

e) Le vélo ne fabrique rien : il CONVERTIT l'énergie que le cycliste lui fournit, et le cycliste l'a lui-même tirée de ses repas. Rien n'est gratuit, l'énergie change seulement de forme. Sur 100100 unités fournies au générateur, 6363 finissent stockées dans la batterie, soit 63100=63 %\frac{63}{100}=63\ \%. Les 3737 autres sont reparties en chaleur, 3030 dans le générateur et 77 dans la batterie. Chaque convertisseur ajouté à une chaîne ajoute sa propre part de chaleur, et c'est pourquoi une chaîne courte est en général plus sobre qu'une chaîne longue.

Exercice 5 : Le jeu de l'anneau

Pour la fête du collège, un groupe fabrique un jeu d'adresse : il faut faire glisser un anneau métallique le long d'un fil de cuivre nu tordu, d'un bout à l'autre, sans jamais le toucher. Si l'anneau touche le fil, un buzzer retentit.

Le schéma montre le montage : une pile, le fil tordu, l'anneau fixé au bout d'une poignée, le buzzer et des fils de connexion. Un fil souple traverse la poignée et relie l'anneau au buzzer.

+pilebuzzeranneaupoignéefil tordu(cuivre nu)
  • a) L'anneau ne touche pas le fil. Le circuit est-il ouvert ou fermé ? Le buzzer sonne-t-il ?
  • b) L'anneau touche le fil. Décrivez la boucle parcourue par le courant, en partant de la borne ++ de la pile.
  • c) Faute de fil nu, un élève fabrique le parcours avec un fil électrique gainé de plastique. Le jeu fonctionne-t-il ? Justifiez avec les mots conducteur et isolant.
  • d) On veut ajouter une lampe qui s'allume en même temps que le buzzer, sans que le buzzer se taise si la lampe grille. Faut-il la monter en série ou en dérivation avec le buzzer ? Combien de nœuds le circuit comptera-t-il ?
  • e) Un élève propose de remplacer la pile par un branchement sur une prise de courant de la salle, « pour ne jamais tomber en panne ». Pourquoi est-ce interdit ?

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a)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Ouvert, le buzzer ne sonne pas
  • b) ++, fil tordu, anneau, fil souple, buzzer, - : boucle fermée
  • c) Non : la gaine isolante empêche le contact métal contre métal
  • d) En dérivation ; 22 nœuds
  • e) Tension du secteur dangereuse et pièces métalliques nues à portée de main

a) Le circuit est OUVERT : entre le fil tordu et l'anneau, il y a de l'air, et l'air ne laisse pas passer le courant. La boucle est coupée à cet endroit, donc aucun courant ne circule nulle part, et le buzzer ne sonne PAS. Le jeu est un interrupteur déguisé : l'anneau et le fil en sont les deux lames, et c'est la maladresse du joueur qui le ferme.

b) Le courant sort par la borne ++, monte le long du fil de connexion jusqu'au fil tordu, le parcourt jusqu'au point de contact, passe dans l'anneau, descend par le fil souple à travers la poignée, traverse le buzzer et revient à la borne - de la pile. La boucle est FERMÉE, faite uniquement de conducteurs, et contient un générateur : le buzzer sonne. Il sonne quel que soit l'endroit du fil tordu touché, puisque tout le fil est conducteur.

c) Non. La gaine de plastique est ISOLANTE : quand l'anneau la touche, le métal de l'anneau ne rencontre que du plastique, et la boucle reste ouverte. Le cuivre de l'âme est bien CONDUCTEUR, mais l'anneau ne peut jamais l'atteindre. Le jeu ne sonnerait donc jamais, et tout le monde gagnerait. C'est exactement pour cela que le parcours doit être en métal NU : le contact doit se faire métal contre métal.

d) En DÉRIVATION. En série, la lampe et le buzzer seraient sur la même boucle unique : si la lampe grillait, la boucle serait coupée et le buzzer se tairait. En dérivation, chacun a sa propre branche, et une branche coupée n'empêche pas l'autre de fonctionner. Le circuit compte alors 22 NŒUDS, les deux points où le courant se partage entre les branches puis se rejoint. Piège : compter les connexions ou les fils ; un nœud est un point où se rejoignent AU MOINS trois fils.

e) La tension d'une prise est très supérieure à celle d'une pile et elle est DANGEREUSE pour le corps humain. Or le jeu fait toucher des pièces métalliques nues : le joueur tient la poignée, le fil tordu est à portée de main, et le moindre contact avec une pièce reliée au secteur ferait passer le courant à travers son corps. Avec une pile, les tensions restent sans danger. Au collège, les montages se font toujours sur pile ou sur un générateur basse tension, jamais sur une prise.

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Problème : le théâtre d'ombres

Pour un spectacle d'ombres, une lampe de très petite taille éclaire une marionnette plate placée devant un grand écran blanc. La figure est une vue de côté sur un quadrillage où un carreau représente 10 cm10\ \mathrm{cm}. La lampe est au point LL, la marionnette est le segment vertical placé en x=4x=4, haut de 22 carreaux, et l'écran est en x=12x=12.

Les spectateurs, assis dans la salle obscure, regardent l'écran.

1234567891011121312345678Lmarionnetteécran
  • a) La lampe est-elle une source primaire ou un objet diffusant ? Et l'écran éclairé ?
  • b) Reproduisez la figure et tracez les deux rayons issus de LL qui passent par le haut et par le bas de la marionnette. Quelle est la hauteur de l'ombre portée sur l'écran, en carreaux puis en centimètres ?
  • c) On rapproche la marionnette de l'écran jusqu'en x=6x=6, sans changer sa hauteur. Refaites la construction. Quelle est la nouvelle hauteur de l'ombre, en carreaux ?
  • d) Sur quelle face de la marionnette se trouve son ombre propre ? En quoi diffère-t-elle de l'ombre portée ?
  • e) Pourquoi le spectateur voit-il l'écran, et pourquoi l'ombre lui paraît-elle noire ? Voit-il le faisceau de la lampe dans l'air, entre la lampe et l'écran ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Lampe : source primaire ; écran : objet diffusant
  • b) 66 carreaux, soit 6060 cm
  • c) 44 carreaux, soit 4040 cm
  • d) La face tournée vers l'écran ; l'ombre portée est sur l'écran
  • e) L'écran diffuse vers l'œil, l'ombre ne renvoie rien ; faisceau invisible sans poussière

a) La lampe produit elle-même sa lumière : c'est une SOURCE PRIMAIRE. L'écran ne produit rien ; il renvoie dans toutes les directions une partie de la lumière qu'il reçoit : c'est un OBJET DIFFUSANT. Preuve simple : lampe éteinte, l'écran devient invisible dans la salle obscure.

b) Dans un milieu homogène, la lumière se propage en LIGNE DROITE, donc on trace à la règle. Le rayon qui frôle le haut de la marionnette part de LL, à la hauteur 33, et passe par le point de hauteur 44 en x=4x=4 : il monte d'un carreau tous les 44 carreaux, et il arrive sur l'écran, 1212 carreaux plus loin, à la hauteur 3+3=63+3=6. Le rayon du bas descend de la même façon et arrive à la hauteur 33=03-3=0. Entre ces deux points, l'écran ne reçoit aucune lumière : l'ombre portée mesure 60=66-0=6 carreaux, soit 60 cm60\ \mathrm{cm}, trois fois la hauteur de la marionnette. Piège : tracer des rayons parallèles, comme si la lampe était le Soleil ; une petite lampe proche envoie des rayons qui S'ÉCARTENT, et c'est ce qui agrandit l'ombre.

c) Depuis LL, le haut de la marionnette est maintenant à 66 carreaux pour 11 carreau de montée. Il reste 66 carreaux jusqu'à l'écran, donc le rayon monte encore d'un carreau et arrive à la hauteur 55 ; le rayon du bas arrive à la hauteur 11. L'ombre mesure 51=45-1=4 carreaux, soit 40 cm40\ \mathrm{cm}. Plus la marionnette s'approche de l'écran, plus son ombre est petite ; plus elle s'approche de la lampe, plus l'ombre grandit, jusqu'à déborder de l'écran. C'est ainsi qu'un marionnettiste fait grandir un personnage sans changer de marionnette.

d) L'ombre PROPRE est la partie de la marionnette elle-même qui ne reçoit pas de lumière : sa face tournée vers l'ÉCRAN, à l'opposé de la lampe. L'ombre PORTÉE est la zone sombre sur l'écran, là où la marionnette arrête la lumière. La première est SUR l'objet éclairé, la seconde est sur un AUTRE objet, placé derrière lui.

e) Pour voir un objet, il faut que de la lumière venue de cet objet ENTRE DANS L'ŒIL. L'écran diffuse vers la salle la lumière de la lampe, une partie arrive dans l'œil du spectateur, qui voit l'écran. Dans la zone d'ombre, l'écran ne reçoit rien, donc ne renvoie rien vers l'œil : elle paraît noire. Quant au faisceau, il ne se voit PAS dans un air propre : la lumière qui va de la lampe à l'écran ne se dirige pas vers l'œil. On ne le devine que s'il y a de la poussière ou de la fumée, qui diffuse un peu de cette lumière vers les spectateurs.

1234567891011121312345678Lmarionnetteécran

Exercice 7 : Problème : la Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale tourne autour de la Terre à environ 400 km400\ \mathrm{km} d'altitude. Elle fait environ 1616 fois le tour de la Terre en 2424 heures, toujours à la même vitesse. Ses grands panneaux solaires l'alimentent en électricité.

La figure, qui ne respecte pas les distances, montre la Terre éclairée par le Soleil, l'orbite de la station et un observateur au sol, juste après le coucher du Soleil.

lumière du SoleilTerrestationobservateurombre de la Terreorbite
  • a) Par rapport au centre de la Terre, quelle est la trajectoire de la station ? Son mouvement est-il uniforme, accéléré ou ralenti ?
  • b) Combien de minutes dure un tour ?
  • c) Rien ne touche la station. Quelle action la maintient pourtant sur son orbite ? Est-ce une action de contact ou à distance ? Que ferait la station si cette action disparaissait brusquement ?
  • d) Quelle conversion d'énergie réalisent les panneaux solaires ? Pendant une partie de chaque tour, la station passe dans l'ombre de la Terre : comment reste-t-elle alimentée ?
  • e) L'observateur voit la station comme un point très brillant qui traverse le ciel. Est-ce une source primaire ou un objet diffusant ? Pourquoi disparaît-elle d'un coup quand elle entre dans l'ombre de la Terre, alors qu'elle est toujours là ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Circulaire, mouvement uniforme
  • b) 1440÷16=901440\div 16=90 min
  • c) L'attraction de la Terre, à distance ; sans elle, ligne droite
  • d) Lumineuse en électrique ; les batteries prennent le relais
  • e) Objet diffusant ; dans l'ombre, elle ne renvoie plus de lumière

a) Par rapport au centre de la Terre, la station décrit un CERCLE : sa trajectoire est CIRCULAIRE. Sa vitesse garde toujours la même valeur, donc son mouvement est UNIFORME ; c'est un mouvement circulaire uniforme. Attention, uniforme porte sur la valeur de la vitesse, pas sur la direction, qui change sans cesse le long du cercle. Et le choix du référentiel compte : pour un astronaute à bord, la station est immobile.

b) 2424 heures font 24×60=144024\times 60=1440 minutes, et 1440÷16=901440\div 16=90 minutes. Un tour de la Terre en une heure et demie : l'équipage voit donc seize levers et seize couchers de Soleil par jour. Piège : diviser 2424 par 1616 et répondre 1,51{,}5 minute, en oubliant que le résultat est en HEURES.

c) C'est l'ATTRACTION de la Terre, l'interaction gravitationnelle, qui retient la station. C'est une action À DISTANCE : elle s'exerce à travers le vide, sans aucun contact, exactement comme celle qui retient la Lune autour de la Terre et la Terre autour du Soleil. Sans elle, rien ne courberait plus la trajectoire, et la station partirait en LIGNE DROITE, dans la direction de sa vitesse à cet instant, en s'éloignant de la Terre. Piège : répondre qu'« il n'y a plus de gravité là-haut » ; à 400 km400\ \mathrm{km}, l'attraction de la Terre est presque aussi forte qu'au sol, et c'est justement elle qui fait tourner la station.

d) Les panneaux solaires convertissent l'énergie LUMINEUSE du Soleil en énergie ÉLECTRIQUE. Dans l'ombre de la Terre, ils ne reçoivent plus de lumière et ne produisent plus rien : ce sont les BATTERIES, chargées pendant la partie éclairée du tour, qui prennent le relais. Elles stockent l'énergie sous forme chimique et la rendent sous forme électrique. Comme chaque tour dure 9090 minutes, les batteries se chargent et se déchargent seize fois par jour.

e) La station ne produit pas de lumière : c'est un OBJET DIFFUSANT. On la voit parce qu'elle renvoie la lumière du Soleil, dont une partie entre dans l'œil de l'observateur. Juste après le coucher du Soleil, l'observateur est déjà dans la nuit, mais la station, plus haut, est encore éclairée : c'est le seul moment où l'on peut la voir briller sur un ciel sombre. Quand elle entre dans l'ombre de la Terre, elle ne reçoit plus de lumière, n'en renvoie plus, et elle devient invisible alors qu'elle est toujours là. C'est la même raison qui fait disparaître la partie non éclairée de la Lune.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi et donnez l'énoncé correct. À elles cinq, elles balaient les six chapitres de l'année.

  • 1) « Dans le thé chaud, le sucre fond. »
  • 2) « La Terre ne peut pas agir sur la Lune, puisqu'elles ne se touchent pas. »
  • 3) « Une lampe qui reçoit 100100 unités d'énergie électrique et rend 1010 unités de lumière a détruit 9090 unités d'énergie. »
  • 4) « Pour éteindre une lampe, il faut couper le fil relié à la borne ++ de la pile ; couper celui de la borne - ne sert à rien. »
  • 5) « On voit une feuille de papier parce que notre regard part de l'œil et va la toucher. »

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1)
2)
3)
4)
5)
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Réponses

  • 1) Le sucre se dissout, il ne fond pas
  • 2) Action à distance, sans contact
  • 3) Conservation : 9090 unités thermiques
  • 4) Toute coupure de la boucle éteint la lampe
  • 5) La lumière diffusée par la feuille entre dans l'œil

1) Faux, le mot est mal choisi. Le sucre ne FOND pas : la fusion est un changement d'état, le passage d'un corps pur de l'état solide à l'état liquide, et le sucre ne fond qu'au-delà de 180 C180\ \mathrm{^\circ C} environ. Dans le thé, il se DISSOUT : ses particules se dispersent parmi celles de l'eau pour former une solution. Correction : « dans le thé chaud, le sucre se dissout ». Le test qui tranche : une fusion ne demande aucun autre corps, une dissolution demande un solvant.

2) Faux. L'attraction gravitationnelle est une action À DISTANCE : elle s'exerce sans contact, à travers le vide. C'est elle qui maintient la Lune en orbite autour de la Terre, et la Lune attire aussi la Terre, ce qui se voit sur les marées. Correction : « la Terre attire la Lune à distance, sans la toucher ». Une action peut être de contact OU à distance.

3) Faux. L'énergie ne se détruit pas, elle se CONSERVE et change de forme. Les 10010=90100-10=90 unités manquantes sont sorties de la lampe sous forme THERMIQUE, c'est pourquoi elle chauffe. Correction : « la lampe convertit 100100 unités électriques en 1010 unités lumineuses et 9090 unités thermiques ». Ces 9090 unités sont inutiles pour éclairer, mais elles ne sont pas détruites.

4) Faux. Le courant ne circule que dans une boucle FERMÉE : une coupure à N'IMPORTE QUEL endroit de la boucle l'arrête partout, instantanément. Couper le fil de la borne - éteint la lampe aussi sûrement que couper celui de la borne ++. Correction : « pour éteindre une lampe, il suffit d'ouvrir la boucle en un point quelconque ». C'est pourquoi un interrupteur peut être placé avant ou après la lampe dans un circuit en série.

5) Faux. Rien ne sort de l'œil. On voit la feuille parce qu'elle DIFFUSE la lumière qu'elle reçoit d'une source, et qu'une partie de cette lumière ENTRE dans l'œil. Preuve : dans une pièce totalement obscure, on ne voit pas la feuille, même les yeux grands ouverts. Correction : « on voit la feuille parce que la lumière qu'elle diffuse entre dans notre œil ».

Exercice 9 : Problème : une soirée au camping

Une famille passe la soirée au camping, au bord de la mer. Sur un réchaud à gaz, on fait bouillir une casserole contenant 1,50 kg1{,}50\ \mathrm{kg} d'eau. Une lanterne solaire, rechargée par son petit panneau pendant la journée, éclaire l'intérieur de la tente.

On prépare aussi un thé : on dissout 10 g10\ \mathrm{g} de sucre dans 250 mL250\ \mathrm{mL} de thé chaud.

  • a) Le réchaud brûle du gaz. Sous quelle forme ce gaz contient-il de l'énergie, et en quelle forme principale le réchaud la convertit-il ? Le gaz est-il une source renouvelable ?
  • b) Quelle est la température de l'eau pendant l'ébullition ? Au bout de 1010 minutes d'ébullition, la casserole ne contient plus que 1,32 kg1{,}32\ \mathrm{kg} d'eau. Quelle masse d'eau a changé d'état, et où est-elle passée ?
  • c) Calculez la concentration en masse de sucre du thé, en grammes par litre. On admet que le volume reste 250 mL250\ \mathrm{mL}.
  • d) La nuit, la lanterne reçoit 100100 unités d'énergie de sa batterie et en rend 4040 sous forme de lumière. Que devient le reste, et combien d'unités ? Sous quelle forme la batterie gardait-elle cette énergie depuis la journée ?
  • e) Vue de loin, la tente éclairée de l'intérieur se voit dans la nuit, et l'on y distingue la silhouette sombre d'un campeur. La toile de la tente est-elle une source primaire ou un objet diffusant ? Qu'est-ce que la silhouette ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Énergie chimique convertie en thermique ; non renouvelable
  • b) 100 C100\ \mathrm{^\circ C} ; 180180 g passés en vapeur dans l'air
  • c) 40 g/L40\ \mathrm{g/L}
  • d) 6060 unités thermiques ; stockage chimique
  • e) Objet diffusant ; ombre portée du campeur

a) Le gaz est un réservoir d'énergie CHIMIQUE : c'est en brûlant, par une transformation chimique avec le dioxygène de l'air, qu'il la libère. Le réchaud la convertit surtout en énergie THERMIQUE, qui chauffe la casserole, avec un peu d'énergie lumineuse dans la flamme bleue. Le gaz des réchauds est tiré du pétrole ou du gaz naturel, des stocks formés en des millions d'années : c'est une source NON RENOUVELABLE.

b) Pendant toute l'ébullition, la température reste constante : environ 100 C100\ \mathrm{^\circ C} au bord de la mer. Le réchaud continue de fournir de l'énergie, mais elle sert à faire passer l'eau à l'état gazeux, pas à la chauffer davantage. La masse qui a changé d'état vaut 1,501,32=0,18 kg1{,}50-1{,}32=0{,}18\ \mathrm{kg}, soit 180 g180\ \mathrm{g}. Elle n'a pas disparu : elle est passée dans l'air sous forme de VAPEUR D'EAU, un gaz invisible ; le panache blanc au-dessus de la casserole est déjà de l'eau redevenue liquide en fines gouttelettes. En montagne, où l'air est moins dense, l'eau bout un peu en dessous de 100 C100\ \mathrm{^\circ C} : c'est pour cela que l'énoncé précise « au bord de la mer ».

c) 250 mL=0,250 L250\ \mathrm{mL}=0{,}250\ \mathrm{L}, donc c=100,250=40 g/Lc=\frac{10}{0{,}250}=40\ \mathrm{g/L}. Autre voie pour vérifier : un litre, c'est quatre fois 250 mL250\ \mathrm{mL}, et il contiendrait 4×10=40 g4\times 10=40\ \mathrm{g} de sucre. Piège : diviser par 250250 et trouver 0,040{,}04, en oubliant de convertir les millilitres en litres.

d) L'énergie se conserve : les 10040=60100-40=60 unités restantes sortent sous forme THERMIQUE, la lanterne tiédit. Pendant la journée, le panneau a converti la lumière du Soleil en énergie électrique, et la batterie l'a stockée sous forme CHIMIQUE ; la nuit, elle la rend sous forme électrique à la lampe. Toute la chaîne remonte au Soleil, ce qui fait de la lanterne un objet alimenté par une source renouvelable, contrairement au réchaud.

e) La toile ne produit pas de lumière : elle renvoie une partie de celle de la lanterne, qui la traverse et en ressort dans toutes les directions. C'est un OBJET DIFFUSANT, la lanterne étant la source primaire. La silhouette est l'OMBRE PORTÉE du campeur sur la toile : son corps opaque, placé entre la lanterne et la toile, empêche la lumière d'atteindre une partie de la toile, qui paraît sombre de l'extérieur. Elle est d'autant plus grande que le campeur est proche de la lanterne.

Exercice 10 : Problème : un aquarium d'eau de mer

Un club prépare un aquarium d'eau de mer de 60 L60\ \mathrm{L}. On y dissout du sel marin, à raison de 35 g35\ \mathrm{g} par litre, comme dans l'océan. L'eau de mer ainsi préparée a une masse volumique de 1,025 kg/L1{,}025\ \mathrm{kg/L}.

Une pompe, qui fait circuler l'eau, et une lampe, qui éclaire le bac, sont branchées en dérivation sur la même alimentation, chacune avec son propre interrupteur.

  • a) Quelle masse de sel faut-il dissoudre ? Exprimez-la en grammes puis en kilogrammes.
  • b) Quelle est la masse de l'eau de mer de l'aquarium ? Qu'en déduisez-vous pour le meuble qui le porte ?
  • c) En une semaine, 3 L3\ \mathrm{L} d'eau s'évaporent. Le sel s'évapore-t-il aussi ? Calculez la nouvelle concentration en sel, au dixième. Pour rétablir le niveau, faut-il ajouter de l'eau douce ou de l'eau de mer ?
  • d) La lampe grille. La pompe continue-t-elle de tourner ? Justifiez par le montage, et dites combien de nœuds compte le circuit.
  • e) Un poisson, qui n'émet aucune lumière, est pourtant bien visible. Expliquez le trajet de la lumière. Quelle conversion d'énergie réalise le moteur de la pompe ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 21002100 g, soit 2,12{,}1 kg
  • b) 61,561{,}5 kg : un meuble solide, on ne le déplace pas plein
  • c) Le sel reste ; 36,8 g/L36{,}8\ \mathrm{g/L} ; compléter à l'eau douce
  • d) Oui, sa branche reste fermée ; 22 nœuds
  • e) Lampe, poisson qui diffuse, œil ; électrique en mouvement

a) 60×35=2100 g60\times 35=2100\ \mathrm{g}, soit 2,1 kg2{,}1\ \mathrm{kg} de sel. Le sel dissous devient invisible, mais ces 2,1 kg2{,}1\ \mathrm{kg} sont bien dans l'eau : on les retrouverait en évaporant tout l'aquarium.

b) m=ρ×V=1,025×60=61,5 kgm=\rho\times V=1{,}025\times 60=61{,}5\ \mathrm{kg}. C'est la masse d'un adulte, sans compter la vitre, le sable et les roches. Le meuble doit donc être prévu pour cette charge, et l'on ne déplace jamais un aquarium plein. Au passage, 61,5 kg61{,}5\ \mathrm{kg} dépasse les 60 kg60\ \mathrm{kg} qu'aurait la même quantité d'eau douce, et c'est exactement le sel dissous qui fait la différence.

c) Non : seule l'EAU passe à l'état gazeux, le sel reste dans le bac. L'évaporation sépare le solvant du soluté, c'est le principe même de la récolte du sel. Il reste donc 2100 g2100\ \mathrm{g} de sel dans 603=57 L60-3=57\ \mathrm{L}, soit 21005736,8 g/L\frac{2100}{57}\approx 36{,}8\ \mathrm{g/L} : l'eau est devenue plus salée. Pour revenir à 35 g/L35\ \mathrm{g/L}, il faut compléter avec de l'EAU DOUCE, qui remplace exactement l'eau partie sans rajouter de sel. Piège : compléter à l'eau de mer, ce qui rajoute du sel à chaque fois ; semaine après semaine, l'aquarium deviendrait de plus en plus salé.

d) Oui, la pompe continue de tourner. En dérivation, la pompe et la lampe sont chacune sur leur propre branche, chacune formant une boucle fermée avec l'alimentation. La lampe grillée coupe sa branche seulement. Le circuit compte 22 nœuds, les deux points où les branches se séparent puis se rejoignent. C'est aussi pour cela que chaque appareil a son propre interrupteur : couper la lumière la nuit ne doit pas arrêter la circulation de l'eau.

e) La lampe, source primaire, envoie de la lumière dans le bac. Le poisson en reçoit une partie et la DIFFUSE dans toutes les directions ; une partie de cette lumière diffusée traverse l'eau, puis la vitre, et ENTRE DANS L'ŒIL de l'observateur. C'est le trajet complet : source, objet, œil. Lampe éteinte dans une pièce noire, le poisson est toujours là mais invisible. Le moteur de la pompe convertit l'énergie ÉLECTRIQUE en énergie de MOUVEMENT, qui fait circuler l'eau, avec une part d'énergie thermique qui tiédit un peu l'eau.

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