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Chimie, secondaire 5 à Montréal • Les gaz

Exercices corrigés : stœchiométrie gazeuse et mélanges de gaz (chimie 5)

Voici une série d'exercices corrigés de chimie de secondaire 5 sur la stœchiométrie gazeuse et les mélanges de gaz, calibrés sur le niveau réel des évaluations à Montréal. C'est la moitié du chapitre des gaz que les manuels traitent le plus vite : les lois simples se retiennent facilement, mais dès qu'un gaz réagit, qu'il est mélangé à un autre ou qu'il est recueilli sur l'eau, les erreurs se multiplient.

Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.

Rappel de cours

  • Loi des gaz parfaits : PV=nRTPV=nRT avec R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K) et TT en KELVINS. C'est la seule formule à retenir, toutes les autres en découlent.
  • Volume molaire : 22,422{,}4 L/mol aux TPN (0 °C, 101,3 kPa) et 24,524{,}5 L/mol aux TAPN (25 °C, 101,3 kPa). Ne jamais utiliser l'un pour l'autre.
  • Loi d'Avogadro : à mêmes TT et PP, des volumes égaux contiennent le même nombre de moles. Conséquence capitale : entre gaz, les RAPPORTS DE VOLUMES sont les rapports des coefficients stœchiométriques.
  • Loi de Dalton : Ptot=P1+P2+P_{tot}=P_{1}+P_{2}+\dots. Chaque gaz exerce la pression qu'il exercerait s'il était SEUL dans le récipient. Pression partielle : Pi=xiPtotP_{i}=x_{i}P_{tot}xi=nintotx_{i}=\dfrac{n_{i}}{n_{tot}} est la fraction molaire.
  • Gaz recueilli sur l'eau : le gaz est mélangé à de la vapeur d'eau, donc Pgaz=PtotPvapeurP_{gaz}=P_{tot}-P_{vapeur}. Oublier cette soustraction est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
  • Loi de Graham : v1v2=M2M1\dfrac{v_{1}}{v_{2}}=\sqrt{\dfrac{M_{2}}{M_{1}}}. À même température, les molécules légères se déplacent plus vite.

Partie A : Volumes, moles et mélanges (/50)

Exercice 1 : Les rapports de volumes entre gaz

Toutes les mesures de cet exercice sont faites dans les MÊMES conditions de température et de pression.

Dans ces conditions, on peut raisonner directement sur les volumes, sans jamais passer par les moles.

  • a) Pour la combustion 2H2(g)+O2(g)2H2O(g)2H_{2}(g)+O_{2}(g)\rightarrow 2H_{2}O(g), quel volume de dioxygène faut-il pour brûler 10,010{,}0 L de dihydrogène ? Quel volume de vapeur d'eau obtient-on ?
  • b) Pour la synthèse N2(g)+3H2(g)2NH3(g)N_{2}(g)+3H_{2}(g)\rightarrow 2NH_{3}(g), on part de 20,020{,}0 L de diazote avec un excès de dihydrogène. Quel volume d'ammoniac se forme, et quel volume de dihydrogène est consommé ?
  • c) Pour la combustion du propane C3H8(g)+5O2(g)3CO2(g)+4H2O(g)C_{3}H_{8}(g)+5O_{2}(g)\rightarrow 3CO_{2}(g)+4H_{2}O(g), quel volume de dioxygène faut-il pour 2,02{,}0 L de propane, et quel volume de dioxyde de carbone obtient-on ?
  • d) Justifiez pourquoi les rapports de volumes sont exactement les rapports des coefficients. Cette règle vaudrait-elle si l'eau était liquide ?
Voir la correction

a) Le rapport H2:O2H_{2}:O_{2} vaut 2:12:1, donc il faut deux fois moins de dioxygène que de dihydrogène : 10,02=5,0\dfrac{10{,}0}{2}=5{,}0 L de O2O_{2}. Le rapport H2:H2OH_{2}:H_{2}O vaut 2:22:2, c'est-à-dire 1:11:1, donc on obtient 10,010{,}0 L de vapeur d'eau. Remarquez la contraction : on part de 15,015{,}0 L de réactifs et on arrive à 10,010{,}0 L de produit, parce que les coefficients ne se conservent pas.

b) Le rapport N2:NH3N_{2}:NH_{3} vaut 1:21:2, donc 20,020{,}0 L de diazote donnent 40,040{,}0 L d'ammoniac. Le rapport N2:H2N_{2}:H_{2} vaut 1:31:3, donc il faut 60,060{,}0 L de dihydrogène. Contrôle : 20,0+60,0=80,020{,}0+60{,}0=80{,}0 L de réactifs pour 40,040{,}0 L de produit, soit une réduction de moitié, ce qui correspond bien au passage de 44 moles de gaz à 22.

c) Le rapport C3H8:O2C_{3}H_{8}:O_{2} vaut 1:51:5, donc 2,02{,}0 L de propane exigent 10,010{,}0 L de dioxygène. Le rapport C3H8:CO2C_{3}H_{8}:CO_{2} vaut 1:31:3, donc on obtient 6,06{,}0 L de dioxyde de carbone.

d) La justification est la loi d'Avogadro : à mêmes température et pression, des volumes égaux de n'importe quels gaz contiennent le même nombre de molécules. Le volume est donc directement PROPORTIONNEL au nombre de moles, avec la même constante de proportionnalité pour tous les gaz, et cette constante se simplifie dans un rapport. Si l'eau était liquide, la règle ne vaudrait plus pour elle : un liquide occupe un volume des milliers de fois plus petit qu'un gaz de même quantité de matière, et la loi d'Avogadro ne s'applique qu'aux gaz. Il faudrait alors traiter l'eau par les moles et la masse volumique, et seuls les gaz du bilan pourraient être comparés entre eux par leurs volumes.

Exercice 2 : Convertir entre volume, mole et masse

Données : R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K) ; volume molaire 22,422{,}4 L/mol aux TPN (0 °C, 101,3 kPa) et 24,524{,}5 L/mol aux TAPN (25 °C, 101,3 kPa) ; M(O2)=32,00M(O_{2})=32{,}00 g/mol.

Choisir le mauvais volume molaire fausse tout le calcul de près de 10 %, sans qu'aucune étape ne paraisse suspecte.

  • a) Quelle quantité de matière, puis quelle masse, représentent 5,605{,}60 L de dioxygène aux TPN ?
  • b) Quel volume occupent 3,203{,}20 g de dioxygène aux TAPN ?
  • c) Quel volume occupent 2,002{,}00 mol d'un gaz à 150150 kPa et 300300 K ?
  • d) Expliquez pourquoi le volume molaire vaut 22,422{,}4 L/mol dans un cas et 24,524{,}5 L/mol dans l'autre, et retrouvez ces deux valeurs à partir de PV=nRTPV=nRT.
Voir la correction

a) Aux TPN, une mole occupe 22,422{,}4 L, donc n=5,6022,4=0,250n=\dfrac{5{,}60}{22{,}4}=0{,}250 mol. La masse vaut m=nM=0,250×32,00=8,00m=nM=0{,}250\times 32{,}00=8{,}00 g.

b) On passe d'abord à la quantité de matière : n=3,2032,00=0,100n=\dfrac{3{,}20}{32{,}00}=0{,}100 mol. Aux TAPN, une mole occupe 24,524{,}5 L, donc V=0,100×24,5=2,45V=0{,}100\times 24{,}5=2{,}45 L. Si l'on avait utilisé 22,422{,}4 par distraction, on aurait trouvé 2,242{,}24 L, soit une erreur de 8,68{,}6 %, invisible sans vérification.

c) Ici les conditions ne sont ni les TPN ni les TAPN : il faut passer par la loi des gaz parfaits. V=nRTP=2,00×8,314×300150=4988,4150=33,3V=\dfrac{nRT}{P}=\dfrac{2{,}00\times 8{,}314\times 300}{150}=\dfrac{4988{,}4}{150}=33{,}3 L. La règle pratique : dès que les conditions sortent des deux cas tabulés, on abandonne le volume molaire et on revient à PV=nRTPV=nRT.

d) Le volume molaire n'est rien d'autre que le volume d'UNE mole dans des conditions données : Vm=RTPV_{m}=\dfrac{RT}{P}. Aux TPN, T=273,15T=273{,}15 K et P=101,3P=101{,}3 kPa, donc Vm=8,314×273,15101,3=2270,6101,3=22,4V_{m}=\dfrac{8{,}314\times 273{,}15}{101{,}3}=\dfrac{2270{,}6}{101{,}3}=22{,}4 L/mol ✓. Aux TAPN, T=298,15T=298{,}15 K et la même pression, donc Vm=8,314×298,15101,3=2478,8101,3=24,5V_{m}=\dfrac{8{,}314\times 298{,}15}{101{,}3}=\dfrac{2478{,}8}{101{,}3}=24{,}5 L/mol ✓. La différence tient donc uniquement aux 2525 degrés d'écart : à pression constante, chauffer dilate, et le rapport 298,15273,15=1,092\dfrac{298{,}15}{273{,}15}=1{,}092 redonne exactement le rapport 24,522,4\dfrac{24{,}5}{22{,}4}.

Exercice 3 : La loi de Dalton et les fractions molaires

Un récipient rigide de 10,010{,}0 L, maintenu à 300300 K, contient 0,200{,}20 mol de diazote, 0,300{,}30 mol de dioxygène et 0,500{,}50 mol d'hélium.

L'idée centrale de la loi de Dalton : chaque gaz se comporte comme si les autres n'existaient pas.

  • a) Calculez la pression totale dans le récipient.
  • b) Calculez la pression partielle de chacun des trois gaz.
  • c) Donnez la fraction molaire de chaque gaz et vérifiez la cohérence de vos réponses au b).
  • d) On retire tout l'hélium sans rien changer d'autre. Que deviennent la pression totale et la pression partielle du diazote ? Justifiez.
Voir la correction

a) La quantité totale de gaz vaut ntot=0,20+0,30+0,50=1,00n_{tot}=0{,}20+0{,}30+0{,}50=1{,}00 mol. La pression totale ne dépend que de ce total, pas de la nature des gaz : Ptot=ntotRTV=1,00×8,314×30010,0=249,4P_{tot}=\dfrac{n_{tot}RT}{V}=\dfrac{1{,}00\times 8{,}314\times 300}{10{,}0}=249{,}4 kPa.

b) Chaque gaz exerce la pression qu'il exercerait seul dans les 10,010{,}0 L. Pour le diazote : P=0,20×8,314×30010,0=49,9P=\dfrac{0{,}20\times 8{,}314\times 300}{10{,}0}=49{,}9 kPa. Pour le dioxygène : 0,30×8,314×30010,0=74,8\dfrac{0{,}30\times 8{,}314\times 300}{10{,}0}=74{,}8 kPa. Pour l'hélium : 0,50×8,314×30010,0=124,7\dfrac{0{,}50\times 8{,}314\times 300}{10{,}0}=124{,}7 kPa. Contrôle par la loi de Dalton : 49,9+74,8+124,7=249,449{,}9+74{,}8+124{,}7=249{,}4 kPa, ce qui redonne bien la pression totale du a) ✓.

c) Les fractions molaires valent x(N2)=0,201,00=0,20x(N_{2})=\dfrac{0{,}20}{1{,}00}=0{,}20, x(O2)=0,30x(O_{2})=0{,}30 et x(He)=0,50x(He)=0{,}50. Leur somme vaut 1,001{,}00, comme toujours. On retrouve alors les pressions partielles bien plus vite par Pi=xiPtotP_{i}=x_{i}P_{tot} : 0,20×249,4=49,90{,}20\times 249{,}4=49{,}9 kPa ✓, 0,30×249,4=74,80{,}30\times 249{,}4=74{,}8 kPa ✓, 0,50×249,4=124,70{,}50\times 249{,}4=124{,}7 kPa ✓. C'est la méthode à privilégier en examen, elle évite de refaire trois fois le calcul complet.

d) La pression totale CHUTE, car il ne reste que 0,500{,}50 mol de gaz : Ptot=0,50×8,314×30010,0=124,7P_{tot}=\dfrac{0{,}50\times 8{,}314\times 300}{10{,}0}=124{,}7 kPa, soit exactement la moitié. La pression partielle du diazote, en revanche, NE CHANGE PAS : elle vaut toujours 49,949{,}9 kPa. La raison est au cœur de la loi de Dalton : cette pression ne dépend que de n(N2)n(N_{2}), de VV et de TT, et aucune des trois grandeurs n'a bougé. C'est le résultat le plus contre-intuitif du chapitre, et il est régulièrement évalué. En revanche la FRACTION molaire du diazote, elle, a changé : elle passe de 0,200{,}20 à 0,200,50=0,40\dfrac{0{,}20}{0{,}50}=0{,}40. Pression partielle constante, fraction molaire doublée : les deux notions ne sont pas interchangeables.

Exercice 4 : Un gaz recueilli sur l'eau

On recueille du dihydrogène par déplacement d'eau, comme sur le montage de la figure. Le gaz recueilli n'est jamais pur : il est saturé de vapeur d'eau.

Données : volume recueilli 250250 mL à 2222 °C ; pression totale dans l'éprouvette 98,6098{,}60 kPa ; pression de vapeur de l'eau à 2222 °C : 2,642{,}64 kPa ; M(H2)=2,016M(H_{2})=2{,}016 g/mol ; R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K).

réactiongaz+ vapeureauéprouvettetube
  • a) Calculez la pression partielle du dihydrogène seul.
  • b) Calculez la quantité de matière de dihydrogène recueillie.
  • c) Calculez la masse de dihydrogène recueillie.
  • d) Un élève oublie de corriger la pression de vapeur. Quelle quantité trouve-t-il, et quelle erreur relative commet-il ?
Voir la correction

a) Dans l'éprouvette coexistent deux gaz : le dihydrogène produit et la vapeur d'eau issue de l'évaporation. La loi de Dalton donne Ptot=P(H2)+PvapeurP_{tot}=P(H_{2})+P_{vapeur}, donc P(H2)=98,602,64=95,96P(H_{2})=98{,}60-2{,}64=95{,}96 kPa. C'est cette valeur, et non la pression totale, qui décrit le gaz étudié.

b) On applique PV=nRTPV=nRT avec la pression partielle, le volume en litres et la température en kelvins : V=0,250V=0{,}250 L et T=22+273,15=295,15T=22+273{,}15=295{,}15 K. Donc n=PVRT=95,96×0,2508,314×295,15=23,992453,9=9,776×103n=\dfrac{PV}{RT}=\dfrac{95{,}96\times 0{,}250}{8{,}314\times 295{,}15}=\dfrac{23{,}99}{2453{,}9}=9{,}776\times 10^{-3} mol.

c) m=nM=9,776×103×2,016=1,971×102m=nM=9{,}776\times 10^{-3}\times 2{,}016=1{,}971\times 10^{-2} g, soit environ 19,719{,}7 mg. Une masse aussi petite est normale : le dihydrogène est le plus léger de tous les gaz, et 250250 mL n'en contiennent presque rien.

d) En utilisant 98,6098{,}60 kPa au lieu de 95,9695{,}96, il obtiendrait n=98,60×0,2508,314×295,15=1,0045×102n=\dfrac{98{,}60\times 0{,}250}{8{,}314\times 295{,}15}=1{,}0045\times 10^{-2} mol. L'erreur relative vaut 1,0045×1029,776×1039,776×1030,0275\dfrac{1{,}0045\times 10^{-2}-9{,}776\times 10^{-3}}{9{,}776\times 10^{-3}}\approx 0{,}0275, soit 2,752{,}75 %. Deux remarques qui font la différence en laboratoire. D'abord, cette erreur est systématique et toujours dans le même sens : on SURESTIME toujours la quantité de gaz. Ensuite, elle grandit vite avec la température, car la pression de vapeur de l'eau croît rapidement : à 4040 °C elle atteint environ 7,47{,}4 kPa, ce qui porterait l'erreur à près de 88 %. C'est pourquoi on recueille de préférence les gaz à basse température.

Exercice 5 : La loi de Graham

À une même température, toutes les molécules ont la même énergie cinétique moyenne. Les plus légères doivent donc aller plus vite, et c'est exactement ce que quantifie la loi de Graham : v1v2=M2M1\dfrac{v_{1}}{v_{2}}=\sqrt{\dfrac{M_{2}}{M_{1}}}.

Masses molaires, en g/mol : He=4,00He=4{,}00 ; O2=32,00O_{2}=32{,}00 ; NH3=17,03NH_{3}=17{,}03 ; HCl=36,46HCl=36{,}46.

NH₃HCll'anneau blanc se forme où ?tube de 100 cm
  • a) Combien de fois l'hélium s'effuse-t-il plus vite que le dioxygène ?
  • b) Un gaz inconnu s'effuse à 0,7070{,}707 fois la vitesse du dioxygène. Déterminez sa masse molaire et proposez son identité.
  • c) On ouvre simultanément, aux deux extrémités d'un tube de 100100 cm, un tampon imbibé d'ammoniac et un tampon imbibé d'acide chlorhydrique. Un anneau blanc de chlorure d'ammonium apparaît là où les deux gaz se rencontrent. À quelle distance de l'extrémité contenant l'ammoniac ?
  • d) Expliquez, à partir de l'énergie cinétique, pourquoi une molécule légère se déplace plus vite.
Voir la correction

a) v(He)v(O2)=M(O2)M(He)=32,004,00=8=2,83\dfrac{v(He)}{v(O_{2})}=\sqrt{\dfrac{M(O_{2})}{M(He)}}=\sqrt{\dfrac{32{,}00}{4{,}00}}=\sqrt{8}=2{,}83. L'hélium s'effuse donc environ 2,832{,}83 fois plus vite. Attention au sens du rapport : la masse molaire du gaz dont on veut la vitesse se trouve au DÉNOMINATEUR sous la racine. Vérification de bon sens : l'hélium est le plus léger, il doit être le plus rapide, et 2,83>12{,}83>1 ✓.

b) On pose vxv(O2)=32,00Mx=0,707\dfrac{v_{x}}{v(O_{2})}=\sqrt{\dfrac{32{,}00}{M_{x}}}=0{,}707. En élevant au carré : 32,00Mx=0,500\dfrac{32{,}00}{M_{x}}=0{,}500, donc Mx=32,000,500=64,0M_{x}=\dfrac{32{,}00}{0{,}500}=64{,}0 g/mol. Un gaz de masse molaire 6464 g/mol : c'est le dioxyde de soufre SO2SO_{2}, dont M=32,07+2(16,00)=64,07M=32{,}07+2(16{,}00)=64{,}07 g/mol ✓. On pouvait anticiper : une vitesse valant 0,707120{,}707\approx\dfrac{1}{\sqrt{2}} signale un gaz exactement deux fois plus lourd.

c) Les deux gaz partent en même temps et se rencontrent quand la somme des distances parcourues vaut 100100 cm. Comme ils voyagent pendant la même durée, le rapport des distances est celui des vitesses : d(NH3)d(HCl)=36,4617,03=2,141=1,463\dfrac{d(NH_{3})}{d(HCl)}=\sqrt{\dfrac{36{,}46}{17{,}03}}=\sqrt{2{,}141}=1{,}463. Donc d(NH3)=1,463×d(HCl)d(NH_{3})=1{,}463\times d(HCl), et d(NH3)+d(HCl)=100d(NH_{3})+d(HCl)=100. En substituant : 1,463d(HCl)+d(HCl)=1001{,}463\,d(HCl)+d(HCl)=100, soit 2,463d(HCl)=1002{,}463\,d(HCl)=100 et d(HCl)=40,6d(HCl)=40{,}6 cm, d'où d(NH3)=59,4d(NH_{3})=59{,}4 cm. L'anneau se forme donc à environ 59,459{,}4 cm du côté de l'ammoniac, c'est-à-dire PLUS PRÈS de l'acide chlorhydrique, le gaz le plus lourd, comme le montre la figure.

d) L'énergie cinétique moyenne d'une molécule vaut Ec=12mv2E_{c}=\dfrac{1}{2}mv^{2}, et la théorie cinétique établit qu'à une température donnée cette moyenne est la MÊME pour tous les gaz : la température n'est rien d'autre qu'une mesure de cette énergie. Si 12mv2\dfrac{1}{2}mv^{2} est fixé, alors v2v^{2} est inversement proportionnel à mm, donc vv est inversement proportionnel à m\sqrt{m}. C'est exactement la loi de Graham, racine carrée comprise. Autrement dit, la racine ne vient pas d'une convention arbitraire : elle vient du carré de la vitesse dans l'expression de l'énergie cinétique.

NH₃HClanneau à 59,4 cmNH₃ : 59,4 cmHCl : 40,6 cm

Partie B : Niveau examen (/50)

Exercice 6 : Réactif limitant en phase gazeuse

Dans un réacteur RIGIDE de 50,050{,}0 L maintenu à 400400 K, on introduit 5,005{,}00 mol de dihydrogène et 2,002{,}00 mol de dioxygène, puis on déclenche la réaction 2H2(g)+O2(g)2H2O(g)2H_{2}(g)+O_{2}(g)\rightarrow 2H_{2}O(g).

À 400400 K l'eau formée reste à l'état gazeux. Donnée : R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K).

  • a) Calculez la pression totale AVANT la réaction.
  • b) Déterminez le réactif limitant en justifiant par un rapport, pas par une impression.
  • c) Déterminez la composition du mélange après réaction complète, puis la pression totale finale.
  • d) La pression a-t-elle augmenté ou diminué ? Expliquez sans calcul, à partir de l'équation seule.
Voir la correction

a) Avant réaction, le réacteur contient 5,00+2,00=7,005{,}00+2{,}00=7{,}00 mol de gaz. La pression ne dépend pas de la nature des gaz : P=7,00×8,314×40050,0=2327950,0=465,6P=\dfrac{7{,}00\times 8{,}314\times 400}{50{,}0}=\dfrac{23\,279}{50{,}0}=465{,}6 kPa.

b) On compare les rapports disponible sur exigé. L'équation demande 22 mol de H2H_{2} pour 11 mol de O2O_{2}. Pour le dihydrogène : 5,002=2,50\dfrac{5{,}00}{2}=2{,}50. Pour le dioxygène : 2,001=2,00\dfrac{2{,}00}{1}=2{,}00. Le plus PETIT quotient désigne le réactif limitant : c'est le DIOXYGÈNE. Vérification directe : consommer les 2,002{,}00 mol de dioxygène exigerait 4,004{,}00 mol de dihydrogène, et on en a 5,005{,}00, donc il en resterait ; l'inverse est impossible, car consommer les 5,005{,}00 mol de dihydrogène exigerait 2,502{,}50 mol de dioxygène, qu'on n'a pas ✓.

c) Le dioxygène est entièrement consommé : 2,002{,}00 mol disparaissent. Le dihydrogène consommé vaut 2×2,00=4,002\times 2{,}00=4{,}00 mol, il en reste donc 5,004,00=1,005{,}00-4{,}00=1{,}00 mol. L'eau formée vaut 2×2,00=4,002\times 2{,}00=4{,}00 mol. Le mélange final contient donc 1,001{,}00 mol de H2H_{2}, 00 mol de O2O_{2} et 4,004{,}00 mol de H2OH_{2}O, soit 5,005{,}00 mol au total. La pression finale vaut P=5,00×8,314×40050,0=332,6P=\dfrac{5{,}00\times 8{,}314\times 400}{50{,}0}=332{,}6 kPa.

d) La pression a DIMINUÉ, de 465,6465{,}6 à 332,6332{,}6 kPa. On pouvait le prévoir sans aucun calcul en lisant les coefficients : l'équation transforme 33 moles de gaz (22 de H2H_{2} plus 11 de O2O_{2}) en 22 moles de gaz (22 de H2OH_{2}O). Le nombre total de particules diminue donc, et comme le volume et la température sont fixés, la pression suit. C'est le même raisonnement que celui qu'on applique au principe de Le Chatelier pour prévoir l'effet d'une variation de pression sur un équilibre. Contrôle du rapport : 5,007,00=0,714\dfrac{5{,}00}{7{,}00}=0{,}714 et 332,6465,6=0,714\dfrac{332{,}6}{465{,}6}=0{,}714 ✓, la pression est bien proportionnelle au nombre de moles.

Exercice 7 : Pressions partielles et réaction

Dans un récipient rigide et fermé de 5,005{,}00 L maintenu à 500500 K, on introduit du diazote et du dihydrogène. Les pressions partielles initiales sont P(N2)=100P(N_{2})=100 kPa et P(H2)=300P(H_{2})=300 kPa.

La réaction N2(g)+3H2(g)2NH3(g)N_{2}(g)+3H_{2}(g)\rightarrow 2NH_{3}(g) est menée jusqu'à consommation complète. À volume et température constants, la pression d'un gaz est PROPORTIONNELLE à sa quantité de matière : on peut donc raisonner directement en pressions, sans jamais calculer une seule mole.

  • a) Calculez la pression totale initiale.
  • b) Montrez que les deux réactifs sont dans les proportions stœchiométriques exactes.
  • c) Déterminez la pression partielle d'ammoniac formée et la pression totale finale.
  • d) Calculez la quantité de matière d'ammoniac obtenue, en moles.
Voir la correction

a) Par la loi de Dalton, Ptot=100+300=400P_{tot}=100+300=400 kPa.

b) L'équation exige 11 mol de diazote pour 33 mol de dihydrogène. Comme la pression est proportionnelle à la quantité de matière dans ces conditions, il faut donc un rapport de pressions de 1:31:3. Or P(H2)P(N2)=300100=3\dfrac{P(H_{2})}{P(N_{2})}=\dfrac{300}{100}=3, exactement le rapport voulu. Les deux réactifs seront donc consommés SIMULTANÉMENT et totalement : il n'y a pas de réactif limitant, et il ne restera aucun réactif en excès.

c) Le rapport N2:NH3N_{2}:NH_{3} vaut 1:21:2, donc la pression partielle d'ammoniac formée vaut le double de celle du diazote consommé : P(NH3)=2×100=200P(NH_{3})=2\times 100=200 kPa. À la fin, les deux réactifs ont disparu, donc la pression totale finale vaut 200200 kPa. Elle est exactement la MOITIÉ de la pression initiale, ce qui est cohérent avec l'équation : 44 moles de gaz (1+31+3) deviennent 22 moles.

d) On applique PV=nRTPV=nRT à l'ammoniac seul, avec sa pression partielle : n=P(NH3)×VRT=200×5,008,314×500=10004157=0,2406n=\dfrac{P(NH_{3})\times V}{RT}=\dfrac{200\times 5{,}00}{8{,}314\times 500}=\dfrac{1000}{4157}=0{,}2406 mol. Contrôle de cohérence : le diazote initial représentait 100×5,008,314×500=0,1203\dfrac{100\times 5{,}00}{8{,}314\times 500}=0{,}1203 mol, et l'ammoniac obtenu en est bien le double ✓. Remarque de méthode : les questions a) à c) se traitent entièrement en pressions, ce qui est beaucoup plus rapide, et on ne revient aux moles qu'au tout dernier moment, quand la question l'exige explicitement.

Exercice 8 : Problème : la plongée sous-marine

L'air sec contient, en fractions molaires, 2121 % de dioxygène, 7878 % de diazote et 11 % d'argon. En plongée, la pression augmente d'environ 101,3101{,}3 kPa (une atmosphère) tous les 1010 mètres de profondeur, en plus de la pression atmosphérique de surface.

Un plongeur respire de l'air comprimé, dont la COMPOSITION ne change pas avec la profondeur : ce sont les pressions partielles qui changent.

surface101,3 kPa → P(O₂) = 21,3 kPa202,6 kPa303,9 kPa405,2 kPa → P(O₂) = 85,1 kPa10 m20 m30 mplongeur
  • a) Calculez la pression partielle de dioxygène respirée en surface.
  • b) Calculez la pression totale à 3030 m de profondeur, puis les pressions partielles de dioxygène et de diazote à cette profondeur.
  • c) Au-delà d'une pression partielle de dioxygène d'environ 160160 kPa, le risque de toxicité de l'oxygène devient significatif. À quelle profondeur cette limite est-elle atteinte ?
  • d) Expliquez pourquoi respirer de l'air pur en profondeur peut devenir dangereux, alors que le même air est parfaitement sûr en surface.
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a) En surface, la pression totale vaut 101,3101{,}3 kPa. La pression partielle de dioxygène vaut P(O2)=x(O2)×Ptot=0,21×101,3=21,3P(O_{2})=x(O_{2})\times P_{tot}=0{,}21\times 101{,}3=21{,}3 kPa. C'est cette valeur, et non le pourcentage, que l'organisme perçoit réellement.

b) À 3030 m, on ajoute trois atmosphères à celle de la surface, soit Ptot=101,3+3×101,3=4×101,3=405,2P_{tot}=101{,}3+3\times 101{,}3=4\times 101{,}3=405{,}2 kPa. Les pressions partielles suivent : P(O2)=0,21×405,2=85,1P(O_{2})=0{,}21\times 405{,}2=85{,}1 kPa et P(N2)=0,78×405,2=316,1P(N_{2})=0{,}78\times 405{,}2=316{,}1 kPa. La composition n'a pas bougé, mais chaque gaz est maintenant quatre fois plus concentré en termes de pression.

c) On cherche la profondeur telle que 0,21×Ptot=1600{,}21\times P_{tot}=160, donc Ptot=1600,21=761,9P_{tot}=\dfrac{160}{0{,}21}=761{,}9 kPa. La pression due à la seule colonne d'eau vaut alors 761,9101,3=660,6761{,}9-101{,}3=660{,}6 kPa, ce qui correspond à 660,6101,3=6,52\dfrac{660{,}6}{101{,}3}=6{,}52 atmosphères, soit une profondeur d'environ 65,265{,}2 m. C'est cohérent avec la limite pratique de la plongée à l'air, fixée par les fédérations autour de 6060 m.

d) Parce que ce n'est jamais le POURCENTAGE d'un gaz qui agit sur l'organisme, mais sa PRESSION PARTIELLE. L'air reste à 2121 % de dioxygène à toute profondeur, mais à 6565 m sa pression partielle atteint 160160 kPa, soit près de huit fois la valeur de surface : à ces pressions, le dioxygène devient toxique pour le système nerveux. Le diazote pose un problème parallèle : dès 3030 m, sa pression partielle de 316316 kPa suffit à provoquer la narcose, un état d'euphorie qui altère le jugement. C'est exactement pour cela que la plongée profonde utilise des mélanges appauvris en dioxygène et où le diazote est remplacé par de l'hélium : on ne peut pas changer la pression du milieu, mais on peut changer les fractions molaires pour ramener chaque pression partielle dans une plage sûre.

Exercice 9 : Problème : le calcaire et le dioxyde de carbone

On fait réagir 5,005{,}00 g de carbonate de calcium avec un excès d'acide chlorhydrique, selon CaCO3(s)+2HCl(aq)CaCl2(aq)+H2O(l)+CO2(g)CaCO_{3}(s)+2HCl(aq)\rightarrow CaCl_{2}(aq)+H_{2}O(l)+CO_{2}(g).

Le dioxyde de carbone est recueilli sur l'eau à 2020 °C, sous une pression totale de 100,0100{,}0 kPa. Données : M(CaCO3)=100,09M(CaCO_{3})=100{,}09 g/mol ; pression de vapeur de l'eau à 2020 °C : 2,342{,}34 kPa ; R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K).

  • a) Calculez la quantité de matière de carbonate de calcium, puis celle de dioxyde de carbone produite.
  • b) Calculez la pression partielle du dioxyde de carbone dans l'éprouvette.
  • c) Calculez le volume de gaz recueilli.
  • d) On refait l'expérience avec la même masse de calcaire, mais à 4040 °C, où la pression de vapeur de l'eau vaut 7,387{,}38 kPa, la pression totale restant 100,0100{,}0 kPa. Le volume recueilli sera-t-il plus grand ou plus petit ? Justifiez par le calcul.
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a) n(CaCO3)=5,00100,09=4,996×102n(CaCO_{3})=\dfrac{5{,}00}{100{,}09}=4{,}996\times 10^{-2} mol. L'acide étant en excès, tout le carbonate réagit. Le rapport stœchiométrique CaCO3:CO2CaCO_{3}:CO_{2} vaut 1:11:1, donc n(CO2)=4,996×102n(CO_{2})=4{,}996\times 10^{-2} mol.

b) Le gaz recueilli est mélangé à de la vapeur d'eau : P(CO2)=100,02,34=97,66P(CO_{2})=100{,}0-2{,}34=97{,}66 kPa.

c) V=nRTP=4,996×102×8,314×293,1597,66=121,7997,66=1,247V=\dfrac{nRT}{P}=\dfrac{4{,}996\times 10^{-2}\times 8{,}314\times 293{,}15}{97{,}66}=\dfrac{121{,}79}{97{,}66}=1{,}247 L, soit environ 1,251{,}25 L.

d) Le volume sera PLUS GRAND, et pour deux raisons qui vont dans le même sens. D'abord la température monte, ce qui dilate le gaz. Ensuite la pression de vapeur augmente, ce qui laisse une pression partielle plus FAIBLE au dioxyde de carbone, 100,07,38=92,62100{,}0-7{,}38=92{,}62 kPa, et une pression plus faible signifie un volume plus grand. Le calcul : V=4,996×102×8,314×313,1592,62=130,0992,62=1,405V=\dfrac{4{,}996\times 10^{-2}\times 8{,}314\times 313{,}15}{92{,}62}=\dfrac{130{,}09}{92{,}62}=1{,}405 L. L'augmentation est de 1,4051,2471,24712,7\dfrac{1{,}405-1{,}247}{1{,}247}\approx 12{,}7 %. La quantité de matière de gaz produite, elle, n'a pas changé d'un millimètre : c'est la même réaction sur la même masse de calcaire. Seules les conditions de mesure ont changé, ce qui rappelle qu'un volume de gaz n'a aucun sens si l'on ne précise pas la température et la pression auxquelles il a été mesuré.

Exercice 10 : Synthèse : analyser un mélange inconnu

Un mélange gazeux de méthane CH4CH_{4} et d'éthane C2H6C_{2}H_{6} a une masse totale de 10,0010{,}00 g et occupe 12,0012{,}00 L à 2525 °C sous 101,3101{,}3 kPa.

Données : M(CH4)=16,04M(CH_{4})=16{,}04 g/mol ; M(C2H6)=30,07M(C_{2}H_{6})=30{,}07 g/mol ; R=8,314R=8{,}314 kPa·L/(mol·K). Cet exercice réunit la loi des gaz parfaits, un système d'équations et la loi de Dalton.

  • a) Calculez la quantité totale de matière du mélange.
  • b) Posez un système de deux équations à deux inconnues traduisant les deux informations de l'énoncé, puis résolvez-le.
  • c) Déduisez-en les fractions molaires, puis les pressions partielles des deux gaz.
  • d) Vérifiez vos résultats de deux façons indépendantes.
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a) ntot=PVRT=101,3×12,008,314×298,15=1215,62478,8=0,4904n_{tot}=\dfrac{PV}{RT}=\dfrac{101{,}3\times 12{,}00}{8{,}314\times 298{,}15}=\dfrac{1215{,}6}{2478{,}8}=0{,}4904 mol. Noter que cette valeur ne dépend PAS de la composition du mélange : la loi des gaz parfaits ignore la nature des molécules, c'est ce qui rend la première étape immédiate.

b) Notons xx la quantité de méthane et yy celle d'éthane, en moles. Première équation, sur la quantité de matière : x+y=0,4904x+y=0{,}4904. Seconde équation, sur la masse : 16,04x+30,07y=10,0016{,}04x+30{,}07y=10{,}00. On résout par substitution, x=0,4904yx=0{,}4904-y : 16,04(0,4904y)+30,07y=10,0016{,}04(0{,}4904-y)+30{,}07y=10{,}00, soit 7,86616,04y+30,07y=10,007{,}866-16{,}04y+30{,}07y=10{,}00, donc 14,03y=2,13414{,}03y=2{,}134 et y=0,1521y=0{,}1521 mol. Alors x=0,49040,1521=0,3383x=0{,}4904-0{,}1521=0{,}3383 mol. Le mélange contient donc 0,33830{,}3383 mol de méthane et 0,15210{,}1521 mol d'éthane.

c) x(CH4)=0,33830,4904=0,6898x(CH_{4})=\dfrac{0{,}3383}{0{,}4904}=0{,}6898 et x(C2H6)=0,15210,4904=0,3102x(C_{2}H_{6})=\dfrac{0{,}1521}{0{,}4904}=0{,}3102. Leur somme vaut 1,00001{,}0000 ✓. Les pressions partielles s'en déduisent : P(CH4)=0,6898×101,3=69,88P(CH_{4})=0{,}6898\times 101{,}3=69{,}88 kPa et P(C2H6)=0,3102×101,3=31,42P(C_{2}H_{6})=0{,}3102\times 101{,}3=31{,}42 kPa. Contrôle par Dalton : 69,88+31,42=101,3069{,}88+31{,}42=101{,}30 kPa, la pression totale ✓.

d) Première vérification, par la masse : 16,04×0,3383+30,07×0,1521=5,426+4,574=10,0016{,}04\times 0{,}3383+30{,}07\times 0{,}1521=5{,}426+4{,}574=10{,}00 g, exactement la masse annoncée ✓. Seconde vérification, par la masse molaire moyenne : le mélange se comporte comme un gaz unique de masse molaire M=10,000,4904=20,39\overline{M}=\dfrac{10{,}00}{0{,}4904}=20{,}39 g/mol. Cette valeur doit être comprise entre 16,0416{,}04 et 30,0730{,}07, et plus proche de la plus petite puisque le méthane est majoritaire : c'est bien le cas ✓. On peut même la retrouver par la moyenne pondérée : 0,6898×16,04+0,3102×30,07=11,06+9,33=20,390{,}6898\times 16{,}04+0{,}3102\times 30{,}07=11{,}06+9{,}33=20{,}39 g/mol ✓. Cette masse molaire moyenne est d'ailleurs ce qu'on mesurerait en pesant le mélange sans savoir qu'il en est un, et c'est le principe même de l'analyse des gaz naturels.

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