Fiche de révision : les problèmes de thermochimie (chimie, secondaire 5)
Les problèmes de thermochimie ne posent aucune difficulté de calcul : ce sont des additions. La difficulté est de n'oublier AUCUN terme, et c'est exactement ce que l'examen vient chercher, en glissant un calorimètre ou un changement d'état au milieu de l'énoncé. Cette fiche donne la méthode de découpage qui rend l'oubli impossible.
Elle s'adresse aux élèves de chimie de secondaire 5 qui ont déjà vu les formules de base et veulent passer aux problèmes à plusieurs étapes. Une fois la fiche lue, la série d'exercices corrigés du même chapitre met chaque réflexe à l'épreuve.
Le fil du chapitre
Un problème de thermochimie est une COMPTABILITÉ : dans un système isolé, la somme algébrique de toutes les chaleurs échangées vaut zéro. Ce qui coûte des points n'est presque jamais le calcul, c'est un terme oublié dans le bilan, le calorimètre ou un palier de changement d'état.
•Dans un calorimètre bien fermé, la somme ALGÉBRIQUE de toutes les chaleurs échangées vaut zéro : ∑q=0.
•Ce que l'un perd, les autres le gagnent. Un q négatif signale une perte, un q positif un gain.
•Les participants possibles : l'eau, le soluté, le métal plongé, la réaction, ET le calorimètre lui-même.
•La température finale d'un mélange n'est PAS la moyenne des deux, sauf si les masses sont égales : elle se rapproche de celle du corps le plus LOURD.
•Deux corps en contact finissent toujours à la MÊME température finale : c'est ce qui donne l'équation.
Deux masses d'eau finissent à la MÊME température : ce que la chaude perd, la froide le gagne, et l'équilibre se place à 40 °C, donc plus près du corps le plus LOURD.
Écrivez la liste des participants AVANT le premier calcul, un par ligne, chacun avec sa masse et sa chaleur massique. Un terme absent de cette liste ne réapparaîtra jamais.
Découper un parcours en étapes
•Chaleur SENSIBLE, la température change : q=mcΔT, avec le c de la PHASE en cours.
•Chaleur LATENTE, la température est bloquée : q=mL, avec Lfusion=334 J/g et Lvaporisation=2260 J/g pour l'eau.
•Un parcours de la glace à la vapeur compte CINQ étapes : chauffer la glace, fondre, chauffer l'eau, vaporiser, chauffer la vapeur.
•L'étape de vaporisation pèse à elle seule les trois quarts de l'énergie du parcours.
Le nombre d'étapes se compte sur la courbe de chauffage : autant de segments que d'étapes, paliers compris. Un dessin rapide vaut mieux qu'une liste de tête.
Le calorimètre, l'énergie d'activation et le rendement
•Capacité thermique d'un calorimètre : C, en J/°C, SANS masse au dénominateur. Il absorbe q=CΔT.
•Si l'énoncé donne C, c'est qu'il faut s'en servir : ce n'est jamais une donnée décorative.
•Une enthalpie s'exprime PAR MOLE : après avoir trouvé q en joules, on divise toujours par la quantité qui a réagi.
•Sur un diagramme énergétique, Ea(inverse)=Ea(directe)−ΔH, et les deux restent positives.
•Rendement η=eˊnergie fournieeˊnergie utile, toujours inférieur à 1.
Un calorimètre en polystyrène a une capacité de quelques dizaines de J/°C, ce qui déplace le résultat de 5 à 15 %. C'est trop pour être négligé, et trop peu pour se voir sur l'ordre de grandeur.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Ignorer le calorimètre alors que sa capacité est donnée
toute la question, 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« q=mcΔT=200×4,19×6,5=5447 J, donc ΔH=−54,5 kJ/mol. »
Ce qu'il faut écrire
« Le calorimètre absorbe aussi : q=(mc+C)ΔT=(838+100)×6,5=6097 J, donc ΔH=−61,0 kJ/mol. »
Négliger le calorimètre donne −54,5 kJ/mol au lieu de −61,0 : une erreur de 11 %, toujours dans le même sens, celui d'une enthalpie sous-estimée.
Pourquoi : L'erreur ne fait que 11 % et va toujours dans le même sens, celui d'une enthalpie sous-estimée : rien dans le résultat ne la signale. Seule la relecture des données la rattrape.
2.Sauter un palier de changement d'état
toute la question, et la réponse est six fois trop petite
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Pour passer de la glace à −20 °C à la vapeur à 120 °C, il faut q=mcΔT sur 140 °C. »
Ce qu'il faut écrire
« Le parcours compte CINQ étapes, dont deux paliers : 4,18+33,4+41,9+226+4,06=310 kJ pour 100 g. »
Oublier les deux paliers de changement d'état ne laisse que 50 kJ sur les 310 nécessaires : la réponse est six fois trop petite, sans qu'aucune unité ne le signale.
Pourquoi : Les deux paliers pèsent 259 kJ sur les 310 du parcours. Les oublier ne laisse que les chaleurs sensibles, et pourtant l'unité et le signe restent corrects : rien ne prévient.
3.Utiliser la chaleur massique de l'eau pour de la glace
2 points, plus l'effet en cascade sur le total
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Chauffer 100 g de glace de −20 à 0 °C : q=100×4,19×20=8380 J. »
Ce qu'il faut écrire
« La glace a sa propre chaleur massique : q=100×2,09×20=4180 J, soit deux fois moins. »
Pourquoi : Chaque phase a sa chaleur massique parce que les molécules n'y stockent pas l'énergie de la même façon. La glace et la vapeur chauffent environ deux fois plus vite que l'eau liquide, à énergie égale.
4.Traiter la capacité d'un calorimètre comme une chaleur massique
toute la question, et la réponse est 80 fois trop grande
Ce qu'il ne faut pas écrire
« C=45 J/°C et le calorimètre pèse 80 g, donc q=80×45×ΔT. »
Ce qu'il faut écrire
« C est déjà une capacité TOTALE, en J/°C, et non une capacité par gramme : q=CΔT=45ΔT, sans masse. »
Pourquoi : L'unité le dit : des J/(g·°C) réclament une masse, des J/°C n'en réclament pas. Lire l'unité de la donnée avant de la placer dans une formule évite cette erreur à coup sûr.
5.Prendre la moyenne des deux températures pour un mélange
toute la question, 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On mélange 100 g à 80 °C et 200 g à 20 °C, donc Tf=280+20=50 °C. »
Ce qu'il faut écrire
« Tf=m1+m2m1T1+m2T2=3008000+4000=40 °C : la moyenne PONDÉRÉE, tirée vers le corps le plus lourd. »
Pourquoi : La moyenne simple ne serait juste que si les deux masses étaient égales. Ici le corps froid est deux fois plus lourd, donc il impose davantage la température finale.
6.Additionner les enthalpies de Hess sans vérifier la simplification
toute la question, 6 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« J'ai quatre équations et quatre valeurs de ΔH : j'additionne les quatre et je réponds. »
Ce qu'il faut écrire
« J'additionne d'abord les ÉQUATIONS manipulées, je barre les intermédiaires, et je vérifie que je retombe exactement sur la cible. C'est seulement alors que j'additionne les ΔH. »
Pourquoi : La somme des enthalpies n'a de sens que si la somme des équations donne la cible. Sans la vérification par simplification, une équation non retournée passe inaperçue jusqu'au bout.
7.Inverser le numérateur et le dénominateur d'un rendement
2 points, mais c'est surtout un signal d'alarme ignoré
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le chauffe-eau consomme 900 kJ et en transmet 675 à l'eau, donc η=675900=133 %. »
Ce qu'il faut écrire
« η=fourniutile=900675=75 %. L'énergie utile est toujours une PARTIE de l'énergie fournie. »
Pourquoi : Un rendement supérieur à 100 % voudrait dire que l'appareil fabrique de l'énergie. Ce seul contrôle rattrape l'inversion à chaque fois.
8.Se tromper de signe dans l'énergie d'activation inverse
toute la question, 3 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Ea=80 kJ et ΔH=−60 kJ, donc Ea(inverse)=80−60=20 kJ. »
Ce qu'il faut écrire
« Ea(inverse)=Ea−ΔH=80−(−60)=140 kJ. Une réaction exothermique est PLUS dure à inverser, pas moins. »
Pourquoi : Le sens physique tranche sans calcul : si la réaction directe descend de 60 kJ, la réaction inverse doit remonter ces 60 kJ EN PLUS de franchir la barrière. Son énergie d'activation est donc forcément plus grande.
Quelle méthode choisir
Découper un problème en étapes
Suivez la matière du début à la fin de l'énoncé et changez d'étape à CHAQUE fois que la température se met à bouger ou s'arrête de bouger.
Si la température CHANGE dans une seule phase → une étape, q=mcΔT avec le c de cette phase
Exemple : glace de −20 à 0 °C : 100×2,09×20=4180 J
changer de phase impose de changer de c : c'est l'erreur la plus fréquente du découpage
Si la température STAGNE à 0 °C ou à 100 °C → une étape de chaleur latente, q=mL
Exemple : fondre 100 g de glace : 100×334=33400 J
Si plusieurs corps échangent SANS changement d'état → une seule équation : ∑q=0, avec la même Tf inconnue pour tous
Exemple : 100 g à 80 °C et 200 g à 20 °C donnent Tf=40 °C
Si l'énoncé donne une CAPACITÉ de calorimètre → ajouter le terme CΔT au bilan, sans masse
Exemple : (838+100)×6,5=6097 J au lieu de 5447
Si l'énoncé demande une enthalpie MOLAIRE → après le bilan en joules, diviser par la quantité de matière qui a réagi
Exemple : −6097 J pour 0,100 mol donnent −61,0 kJ/mol
Dessinez la courbe de chauffage à main levée avant de calculer : chaque segment est une étape, et le nombre de segments donne le nombre de termes à additionner.
Qui perd et qui gagne
Repérez l'objet le plus CHAUD au départ, puis attribuez un signe à chaque terme du bilan.
Si l'objet se REFROIDIT entre l'état initial et final → ΔT<0 donc q<0 : il PERD de l'énergie
Exemple : l'eau chaude : 100×4,19×(40−80)=−16760 J
Si l'objet se RÉCHAUFFE → ΔT>0 donc q>0 : il GAGNE de l'énergie
Exemple : l'eau froide : 200×4,19×(40−20)=+16760 J
Si une RÉACTION se produit et le milieu chauffe → qreˊaction=−qmilieu, donc ΔH<0, exothermique
Exemple : qmilieu=+6097 J donne ΔH=−61,0 kJ/mol
Si le CALORIMÈTRE est en jeu → il suit la même température que le contenu : son q a le même signe que celui du liquide
Exemple : si l'eau se réchauffe de 6,5 °C, le calorimètre aussi
Le contrôle final est toujours le même : additionnez tous vos q signés, la somme doit valoir zéro. Si elle ne vaut pas zéro, il manque un participant à la liste.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Un bilan thermique à plusieurs étapes
Quand l'utiliser : L'énoncé fait franchir une température de changement d'état, ou demande l'énergie d'un parcours complet.
1Dessiner la courbe de chauffage à main levée et NUMÉROTER les segments.
2Pour chaque segment, écrire la formule choisie et pourquoi : « segment 2, palier de fusion, donc q=mL ».
3Calculer chaque q séparément, en gardant les valeurs intermédiaires.
4Additionner, puis convertir en kilojoules en divisant par 1000.
5Vérifier que l'étape de vaporisation domine le total : c'est presque toujours le cas.
6Conclure par une phrase avec la valeur et l'unité.
Phrase de conclusion
« Il faut 310 kJ pour transformer 100 g de glace à −20 °C en vapeur à 120 °C. »
Le piège : Additionner mentalement au fur et à mesure sans garder les valeurs intermédiaires. Une erreur devient alors impossible à localiser, et le correcteur ne peut rien créditer.
Barème : 1 point pour le découpage en cinq étapes, 3 points pour les cinq chaleurs, 1 point pour la somme, 1 point pour la phrase et l'unité.
Déterminer la constante d'un calorimètre
Quand l'utiliser : L'énoncé mélange deux masses d'eau à des températures connues et donne une température finale plus basse que la moyenne pondérée.
1Calculer la température finale THÉORIQUE, celle qu'on aurait sans calorimètre, par la moyenne pondérée.
2Constater l'écart avec la température mesurée et dire d'où il vient : le calorimètre a absorbé une part de la chaleur.
3Écrire le bilan complet : qchaude+qfroide+qcalorimeˋtre=0.
4Isoler qcalorimeˋtre, puis diviser par le ΔT subi par le calorimètre, c'est-à-dire celui de l'eau froide.
5Conclure en donnant C en J/°C, sans masse.
Phrase de conclusion
« Le calorimètre a absorbé 1257 J en s'échauffant de 28,5 °C : sa capacité thermique vaut C=44 J/°C. »
Le piège : Diviser par le mauvais ΔT. Le calorimètre part de la température du contenu FROID, pas de celle du contenu chaud ni d'une moyenne.
Barème : 1 point pour la température théorique, 1 point pour le diagnostic de l'écart, 2 points pour le bilan complet, 1 point pour l'isolation, 1 point pour l'unité en J/°C.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
La somme des chaleurs signées vaut-elle zéro
Additionnez tous vos q avec leurs signes. Dans un système isolé, la somme doit être nulle. Si elle ne l'est pas, un participant manque à la liste.
−16760+16760=0 pour un mélange de deux eaux. Un résidu de 1257 J est exactement la part du calorimètre.
La température finale est-elle encadrée
Une température d'équilibre est toujours comprise STRICTEMENT entre les deux températures de départ, et plus proche de celle du corps le plus lourd.
Un Tf=85 °C pour un mélange de 80 °C et de 20 °C est impossible ; un Tf=40 °C, plus proche du froid qui est deux fois plus lourd, est cohérent.
La vaporisation domine-t-elle le total
Dans tout parcours de la glace à la vapeur, l'étape de vaporisation doit peser au moins les deux tiers du total. Si ce n'est pas le cas, un terme est faux.
226 kJ sur 310, soit 73 %. Une vaporisation qui pèserait 20 % signale un L confondu avec celui de la fusion.
L'unité de la donnée avant de la placer
Des J/(g·°C) exigent une masse dans la formule, des J/°C n'en veulent pas, des J/g exigent une masse mais pas de ΔT. Relisez l'unité avant chaque substitution.
Une capacité de calorimètre multipliée par une masse gonfle la réponse d'un facteur égal à cette masse, sans aucun autre signe d'erreur.
Le rendement et le signe de l'enthalpie
Un rendement doit tomber entre 0 et 1, et le signe du ΔH doit correspondre au sens de variation du thermomètre.
Un rendement de 133 % vient toujours d'une inversion entre l'utile et le fourni ; un ΔH positif pour un milieu qui chauffe vient d'une phrase de transfert oubliée.
L'exercice type décortiqué
De la glace à la vapeur, le parcours complet
On chauffe 100 g de glace initialement à −20 °C jusqu'à obtenir de la vapeur d'eau à 120 °C, sous pression atmosphérique.
Données, en J/(g·°C) : glace 2,09, eau liquide 4,19, vapeur 2,03. Chaleurs latentes de l'eau, en J/g : fusion 334, vaporisation 2260.
Calculez l'énergie totale nécessaire, puis la part de cette énergie consommée par la seule vaporisation.
La vaporisation consomme à elle seule 226 kJ sur les 310 du parcours, soit 73 % : c'est le palier le plus coûteux, et celui qu'on oublie le plus souvent.
Étape 1
Découpage : cinq étapes. Chauffer la glace jusqu'à 0 °C, la fondre, chauffer l'eau jusqu'à 100 °C, la vaporiser, chauffer la vapeur jusqu'à 120 °C.
Pourquoi
Le découpage est la seule étape qui contienne du raisonnement, et c'est celle qui rapporte le plus de points. Une fois posé, le reste n'est plus que de l'arithmétique.
Étape 2
Étape 1, glace de −20 à 0 °C : q1=mcΔT=100×2,09×20=4180 J.
Pourquoi
On prend la chaleur massique de la GLACE, pas celle de l'eau. Utiliser 4,19 ici doublerait ce terme, et cette erreur se propage sans laisser de trace.
Étape 3
Étape 2, fusion à 0 °C : q2=mLf=100×334=33400 J.
Pourquoi
La température ne bouge pas pendant la fusion, donc mcΔT donnerait zéro. C'est une chaleur latente, et l'énergie sert à démonter le réseau cristallin.
Étape 4
Étape 3, eau de 0 à 100 °C : q3=100×4,19×100=41900 J.
Pourquoi
On change de chaleur massique parce qu'on a changé de phase. Ce terme est le plus intuitif des cinq, et c'est justement pour cela qu'on l'écrit avec la même rigueur que les autres.
Étape 5
Étape 4, vaporisation à 100 °C : q4=mLv=100×2260=226000 J.
Pourquoi
C'est le terme dominant, presque sept fois la fusion. La raison physique est qu'il faut séparer complètement les molécules, alors que la fusion se contente de les décrocher les unes des autres.
Étape 6
Étape 5, vapeur de 100 à 120 °C : q5=100×2,03×20=4060 J.
Pourquoi
Troisième chaleur massique du problème, celle de la vapeur. Les trois valeurs se ressemblent assez pour qu'on les confonde, et assez peu pour que la confusion se paie.
Étape 7
Total : q=4180+33400+41900+226000+4060=309540 J, soit 310 kJ.
Pourquoi
On additionne les cinq valeurs conservées, sans arrondir en route. La division par 1000 vient à la toute fin, et jamais avant.
Étape 8
Part de la vaporisation : 309540226000=0,730, soit 73 %.
Pourquoi
Ce pourcentage est le contrôle du problème : dans tout parcours de la glace à la vapeur, la vaporisation doit peser au moins les deux tiers. Une valeur très différente signale un terme faux.
Étape 9
Contrôle : sans les deux paliers, on n'aurait que 4180+41900+4060=50140 J, soit six fois moins.
Pourquoi
Ce calcul montre l'ampleur exacte de l'erreur qui consiste à sauter les paliers. Il ne fait pas partie de la réponse, mais il explique pourquoi le découpage vaut la moitié des points.
Conclusion rédigée
« Il faut 310 kJ pour transformer 100 g de glace à −20 °C en vapeur à 120 °C, dont 226 kJ pour la seule vaporisation, soit 73 % du total. »
L'erreur classique sur cet exercice : L'erreur classique sur ce problème est d'appliquer q=mcΔT sur les 140 °C d'un seul coup. On obtient une valeur de l'ordre de 59 kJ, avec la bonne unité et un ordre de grandeur crédible : rien ne prévient, sauf le réflexe de dessiner la courbe de chauffage avant de calculer.
À savoir par cœur
•Dans un système isolé, ∑q=0 : ce que l'un perd, les autres le gagnent, signes compris.
•Autant d'étapes que de segments sur la courbe de chauffage, paliers compris.
•Chaleurs massiques en J/(g·°C) : glace 2,09, eau 4,19, vapeur 2,03. Changer de phase, c'est changer de c.
•Chaleurs latentes de l'eau : fusion 334 J/g, vaporisation 2260 J/g. La vaporisation domine tout parcours complet.
•Capacité d'un calorimètre : C en J/°C, SANS masse. Si l'énoncé la donne, elle est à utiliser.
•Température finale d'un mélange : moyenne PONDÉRÉE par les masses, jamais la moyenne simple.
•Ea(inverse)=Ea(directe)−ΔH : une réaction exothermique est plus dure à inverser.
•Rendement =fourniutile, toujours entre 0 et 1.
Questions fréquentes
Faut-il tenir compte du calorimètre dans un bilan thermique ?
Oui, dès que l'énoncé donne sa capacité thermique. Le calorimètre se réchauffe en même temps que son contenu et absorbe donc une part de l'énergie. L'ignorer sous-estime l'enthalpie d'environ dix pour cent, une erreur trop petite pour se voir sur l'ordre de grandeur et trop grande pour être acceptée. La donnée n'est jamais décorative.
Comment calculer l'énergie pour passer de la glace à la vapeur ?
Découpez le parcours en cinq étapes : chauffer la glace, la faire fondre, chauffer l'eau liquide, la vaporiser, puis chauffer la vapeur. Utilisez la chaleur massique de chaque phase pour les trois étapes où la température change, et la chaleur latente pour les deux paliers. Additionnez ensuite les cinq valeurs. La vaporisation représente à elle seule environ les trois quarts du total.
La température finale d'un mélange est-elle la moyenne des deux ?
Seulement si les deux masses sont égales. Sinon, c'est une moyenne pondérée par les masses, et la température finale se rapproche de celle du corps le plus lourd. Mélanger cent grammes à quatre-vingts degrés avec deux cents grammes à vingt degrés donne quarante degrés, et non cinquante comme le suggérerait la moyenne simple.
Quelle est la différence entre une chaleur massique et une capacité thermique ?
La chaleur massique s'exprime en joules par gramme et par degré : elle décrit une substance, et il faut la multiplier par une masse. La capacité thermique d'un calorimètre s'exprime en joules par degré seulement : elle décrit un objet entier, et il ne faut surtout pas la multiplier par une masse. L'unité de la donnée dit laquelle vous avez sous les yeux.
Pourquoi l'énergie d'activation inverse est-elle plus grande pour une réaction exothermique ?
Parce que la réaction inverse doit d'abord remonter toute la dénivellation que la réaction directe avait descendue, puis franchir la barrière par-dessus. Sa barrière vaut donc l'énergie d'activation directe moins le delta H, qui est négatif : la soustraction d'un nombre négatif augmente le résultat. C'est aussi pourquoi les réactions très exothermiques sont difficiles à renverser.
Pourquoi la température ne monte-t-elle pas pendant la fusion ?
Parce que toute l'énergie fournie sert à briser les liaisons qui maintiennent le réseau du solide, et non à augmenter l'agitation des molécules. Or c'est cette agitation que mesure le thermomètre. Tant qu'il reste de la glace, la température du mélange reste bloquée à zéro degré, même si le chauffage continue à plein régime.
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Exercices corrigés : Problèmes de thermochimie
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
Contactez-moi pour une première séance. Sur les problèmes de thermochimie, on apprend d'abord à découper avant de calculer : c'est le découpage qui contient toute la note.