Exercice 1 : La constante du calorimètre
Un calorimètre contient g d'eau à °C. On y verse g d'eau à °C. La température d'équilibre mesurée est de °C.
Donnée : chaleur massique de l'eau J/(g·°C).
- a) Quelle température d'équilibre obtiendrait-on si le calorimètre n'absorbait aucune chaleur ?
- b) Calculez la chaleur gagnée par l'eau froide, puis celle perdue par l'eau chaude.
- c) Déduisez-en la capacité thermique du calorimètre.
- d) Expliquez pourquoi négliger cette capacité fausse systématiquement les mesures dans le MÊME sens.
Voir la correction
a) Sans perte, toute la chaleur cédée par l'eau chaude irait à l'eau froide. Comme les deux masses sont de la même substance, la température finale est la moyenne PONDÉRÉE par les masses : °C. La mesure réelle, °C, est plus basse : de la chaleur est allée ailleurs.
b) Chaleur gagnée par l'eau froide : J. Chaleur perdue par l'eau chaude : J, soit J cédés.
c) L'eau chaude a cédé J, l'eau froide n'en a reçu que J. La différence, J, a été absorbée par le calorimètre lui-même, qui s'est réchauffé de à °C, soit °C. Sa capacité thermique vaut donc J/°C. Noter l'unité : des joules par degré, SANS masse au dénominateur, puisqu'on caractérise un objet précis et non une substance.
d) Parce que le calorimètre absorbe TOUJOURS de la chaleur, jamais l'inverse. Si l'on néglige sa capacité, on attribue à l'eau froide toute la chaleur cédée par l'eau chaude, donc on surestime ce que l'eau a reçu, ou l'on sous-estime la température atteinte. Dans une mesure d'enthalpie de réaction, cela conduit systématiquement à SOUS-ESTIMER la chaleur dégagée, donc à trouver un moins négatif que la réalité. L'erreur est donc biaisée, pas aléatoire : elle ne se compense pas en répétant l'expérience, et c'est exactement pourquoi on étalonne le calorimètre avant de s'en servir.