Fiche de révision : l'aspect énergétique des transformations (chimie, secondaire 5)
La thermochimie de secondaire 5 tient en quatre formules, et pourtant les copies s'y perdent, parce que l'essentiel n'est pas dans les formules mais dans les SIGNES et dans le choix de la bonne formule au bon moment. Cette fiche traite exactement cela, du sens physique du signe du delta H jusqu'aux règles de manipulation de la loi de Hess.
Elle s'adresse aux élèves de chimie de secondaire 5. Le chapitre est celui qui revient sous forme de laboratoire noté, avec un calorimètre et une courbe de température : trois des pièges de cette fiche s'y trouvent réunis. Une fois la fiche lue, la série d'exercices corrigés du même chapitre met chaque réflexe à l'épreuve.
Le fil du chapitre
Le signe du ΔH n'est pas décoratif : négatif, le système CHAUFFE son environnement ; positif, il le refroidit. La seconde source d'erreurs est de mesurer l'énergie d'activation depuis le mauvais niveau, alors qu'elle se compte toujours à partir des RÉACTIFS.
Le ΔH se lit entre les deux PLATEAUX et porte un signe ; l'énergie d'activation se mesure toujours depuis les RÉACTIFS jusqu'au sommet, et elle reste positive dans les deux cas.
Le repère qui ne trompe jamais : un flacon qui devient CHAUD au toucher contient une réaction exothermique, donc un ΔH NÉGATIF. C'est contre-intuitif, et c'est pour cela qu'on le vérifie à chaque fois.
Les quatre formules de chaleur
•Chaleur SENSIBLE, la température change : q=mcΔT, avec ceau=4,19 J/(g·°C).
•Chaleur LATENTE, la température ne change PAS : q=mL, avec Lfusion=334 J/g et Lvaporisation=2260 J/g pour l'eau.
•Calorimétrie : qreˊaction=−qeau. Ce que la réaction perd, l'eau le gagne.
•Chaleur molaire : ΔH=nqreˊaction, en kJ/mol. La division par n n'est jamais facultative.
•Un résultat en joules se convertit en kilojoules en divisant par 1000, jamais l'inverse.
Chaleurs massiques utiles, en J/(g·°C) : glace 2,09, eau liquide 4,19, vapeur 2,03. La glace et la vapeur chauffent deux fois plus vite que l'eau liquide, à énergie égale.
Les trois façons d'obtenir un ΔH sans le mesurer
•LOI DE HESS : additionner des équations connues jusqu'à obtenir l'équation cible, en additionnant leurs ΔH.
•Inverser une équation change le SIGNE de son ΔH ; la multiplier par un facteur multiplie son ΔH par ce facteur.
•ÉNERGIES DE LIAISON : ΔH=∑E(liaisons briseˊes)−∑E(liaisons formeˊes). Briser coûte, former libère.
•ENTHALPIES DE FORMATION : ΔH=∑ΔHf(produits)−∑ΔHf(reˊactifs), avec les coefficients.
•L'enthalpie de formation d'un corps simple dans son état standard vaut ZÉRO, par convention.
Les trois méthodes donnent le même résultat parce que le ΔH ne dépend que des états initial et final, jamais du chemin. C'est précisément ce qu'énonce la loi de Hess.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Donner une enthalpie positive à une réaction qui chauffe
2 points, systématiquement, et parfois toute la conclusion
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La dissolution fait passer l'eau de 21 à 28 °C, donc elle a gagné de l'énergie : ΔH=+46,7 kJ/mol. »
Ce qu'il faut écrire
« L'EAU a gagné de l'énergie, donc la RÉACTION en a perdu : qreˊaction=−qeau et ΔH=−46,7 kJ/mol, exothermique. »
Pourquoi : Le ΔH décrit le SYSTÈME chimique, pas le thermomètre. Le thermomètre monte précisément parce que le système a donné son énergie au milieu.
2.Mesurer l'énergie d'activation depuis le bas du graphique
toute la question, 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le sommet est à 180 kJ sur l'axe, donc Ea=180 kJ. »
Ce qu'il faut écrire
« Les réactifs sont à 100 kJ et le sommet à 180 kJ : Ea=180−100=80 kJ. On mesure toujours DEPUIS les réactifs. »
Pourquoi : L'axe vertical d'un diagramme énergétique n'a pas de zéro absolu : seules les DIFFÉRENCES ont un sens. Lire une valeur brute sur l'axe revient à donner un sens à une origine arbitraire.
3.Utiliser la formule de la chaleur sensible pendant un changement d'état
toute la question, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Pour faire fondre 1 g de glace à 0 °C : q=1×4,19×0=0 J. »
Ce qu'il faut écrire
« Pendant la fusion la température NE CHANGE PAS : c'est de la chaleur latente, q=mL=1×334=334 J. »
Pendant un changement d'état, la température ne bouge PAS : les deux paliers consomment 334 J puis 2260 J par gramme sans que le thermomètre monte d'un degré.
Pourquoi : L'énergie de la fusion sert à casser les liaisons qui maintiennent le réseau cristallin, pas à agiter davantage les molécules. Le thermomètre ne bouge donc pas, alors que l'énergie entre bien.
4.Oublier de diviser par la quantité de matière
toute la question, 4 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La réaction a dégagé 5841 J, donc ΔH=−5841 kJ/mol. »
Ce qu'il faut écrire
« ΔH=nq=0,125−5841=−46727 J/mol =−46,7 kJ/mol. Une enthalpie s'exprime PAR MOLE. »
Pourquoi : La chaleur mesurée dépend de la quantité qu'on a fait réagir ; l'enthalpie de réaction, elle, est une caractéristique de la réaction. La division par n est ce qui fait passer de l'une à l'autre.
5.Inverser une équation sans changer le signe de son enthalpie
toute la question de Hess, 6 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« J'ai besoin de la réaction dans l'autre sens, donc je retourne l'équation et je garde ΔH=−286 kJ. »
Ce qu'il faut écrire
« Inverser une équation INVERSE le signe : ΔH devient +286 kJ. Décomposer l'eau coûte exactement ce que sa formation libère. »
Pourquoi : L'énergie ne se crée pas : si une réaction en libère, la réaction inverse doit en coûter autant, sinon on pourrait fabriquer de l'énergie en faisant l'aller-retour.
6.Multiplier une équation sans multiplier son enthalpie
toute la question de Hess, 5 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Je double l'équation pour ajuster les coefficients, mais ΔH reste −286 kJ. »
Ce qu'il faut écrire
« Doubler l'équation double l'enthalpie : ΔH=2×(−286)=−572 kJ. Deux fois plus de matière libère deux fois plus d'énergie. »
Pourquoi : Une enthalpie de réaction est écrite POUR les coefficients de l'équation qui l'accompagne. Changer les coefficients sans changer l'enthalpie casse cette correspondance.
7.Croire qu'un catalyseur change l'enthalpie de réaction
3 points de raisonnement
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le catalyseur abaisse la barrière, donc la réaction libère plus d'énergie. »
Ce qu'il faut écrire
« Le catalyseur abaisse l'ÉNERGIE D'ACTIVATION, donc la réaction va plus vite, mais les deux plateaux ne bougent pas : ΔH est inchangé. »
Briser des liaisons COÛTE de l'énergie, en former en LIBÈRE : la combustion du méthane rend 3450 kJ pour 2652 dépensés, d'où un bilan de −798 kJ/mol.
Pourquoi : Le ΔH ne dépend que des états initial et final. Le catalyseur ne change que le CHEMIN entre les deux, donc la vitesse, jamais le bilan énergétique.
8.Ne chauffer que le soluté dans un calcul de calorimétrie
toute la question, et la réponse est 40 fois trop petite
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On dissout 5,00 g de soluté dans 200,0 g d'eau, donc q=5,00×4,19×6,8. »
Ce qu'il faut écrire
« C'est toute la SOLUTION qui se réchauffe : m=200,0+5,00=205,0 g, donc q=205,0×4,19×6,8=5841 J. »
Pourquoi : La chaleur dégagée se répartit dans l'ensemble du liquide du calorimètre. Certains énoncés simplifient en ne comptant que l'eau, mais il faut alors que l'énoncé le dise explicitement.
Quelle méthode choisir
Quelle formule de chaleur utiliser
Regardez ce que fait la TEMPÉRATURE pendant l'étape considérée, et ce que l'énoncé fournit comme données.
Si la température CHANGE, sans changement d'état → q=mcΔT, avec la chaleur massique de la phase concernée
Exemple : 1 g d'eau liquide de 0 à 100 °C : q=1×4,19×100=419 J
attention à changer de c quand on change de phase : 2,09 pour la glace, 4,19 pour l'eau, 2,03 pour la vapeur
Si la température NE CHANGE PAS, fusion ou vaporisation → q=mL, chaleur latente
Exemple : fondre 1 g de glace coûte 334 J, le vaporiser en coûte 2260
Si on mesure au CALORIMÈTRE et on cherche l'enthalpie → qeau=mcΔT, puis qreˊaction=−qeau, puis ΔH=nqreˊaction
Exemple : 5841 J absorbés par l'eau pour 0,125 mol donnent −46,7 kJ/mol
Si on donne les ÉNERGIES DE LIAISON → ΔH=∑E(briseˊes)−∑E(formeˊes)
Exemple : 2652−3450=−798 kJ/mol pour la combustion du méthane
Si on donne une TABLE d'enthalpies de formation → ΔH=∑ΔHf(produits)−∑ΔHf(reˊactifs), coefficients compris
Exemple : les corps simples y comptent pour zéro
Un problème de courbe de chauffage combine plusieurs branches : découpez-le en étapes, une par segment de la courbe, et additionnez les chaleurs à la fin.
Manipuler une équation dans la loi de Hess
Comparez chaque équation fournie à l'équation cible, espèce par espèce, et demandez-vous ce qu'il faut lui faire.
Si l'espèce est du bon côté, avec le bon coefficient → garder l'équation telle quelle, ΔH inchangé
Exemple : rien à faire, c'est le cas le plus rare
Si l'espèce est du MAUVAIS côté de la flèche → INVERSER l'équation et changer le SIGNE de ΔH
Exemple : −286 kJ devient +286 kJ
Si le coefficient n'est pas le bon → MULTIPLIER l'équation par le facteur voulu, et multiplier ΔH par le même facteur
Exemple : doubler l'équation donne 2×(−286)=−572 kJ
un facteur fractionnaire, comme un demi, est parfaitement licite ici
Si une espèce apparaît des deux côtés après addition → elle se simplifie : c'est un intermédiaire, et c'est le signe que le montage est bon
Exemple : si rien ne se simplifie, une des équations n'a pas été retournée
Traitez les espèces qui n'apparaissent QUE dans une seule équation en premier : elles ne laissent aucun choix, et elles fixent les manipulations des autres.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Une mesure calorimétrique
Quand l'utiliser : L'énoncé décrit un calorimètre, donne une masse d'eau et deux températures.
1Relever ΔT=Tfinale−Tinitiale en respectant l'ordre, et dire si le milieu s'est réchauffé ou refroidi.
2Calculer la chaleur reçue par l'eau : qeau=mcΔT, avec la masse de TOUTE la solution.
3Écrire la phrase de transfert : « la chaleur reçue par l'eau vient de la réaction, donc qreˊaction=−qeau ».
4Calculer la quantité de matière du réactif étudié.
5Diviser : ΔH=nqreˊaction, et convertir en kJ/mol.
6Conclure en donnant la valeur AVEC son signe et en nommant le caractère exothermique ou endothermique.
Phrase de conclusion
« La dissolution est exothermique, avec ΔH=−46,7 kJ/mol. »
Le piège : Sauter la phrase de transfert et écrire directement le signe moins. Sans elle, le correcteur ne peut pas distinguer un raisonnement d'une recopie de formule, et le point de signe est perdu.
Barème : 1 point pour ΔT signé, 1 point pour la masse de solution, 1 point pour la phrase de transfert, 1 point pour la quantité de matière, 1 point pour la division, 1 point pour la conclusion nommée.
Une application de la loi de Hess
Quand l'utiliser : L'énoncé fournit deux ou plusieurs équations avec leur ΔH et demande celui d'une équation cible.
1Écrire l'équation CIBLE en haut de la copie et l'encadrer.
2Pour chaque équation fournie, dire ce qu'on lui fait et pourquoi : « j'inverse la deuxième pour placer le dioxyde de carbone à gauche ».
3Réécrire chaque équation manipulée avec son ΔH corrigé, en montrant le calcul du signe et du facteur.
4Additionner les équations, barrer les espèces qui se simplifient, et vérifier qu'on retombe exactement sur la cible.
5Additionner les ΔH corrigés.
6Conclure avec le signe et l'unité.
Phrase de conclusion
« En inversant la deuxième équation et en doublant la première, la somme redonne l'équation cible, d'où ΔH=−393 kJ/mol. »
Le piège : Additionner les enthalpies avant d'avoir vérifié que la somme des équations redonne la cible. La vérification par simplification est ce qui garantit tout le reste.
Barème : 1 point pour la cible posée, 2 points pour les manipulations justifiées, 1 point pour la vérification par simplification, 1 point pour la somme, 1 point pour la conclusion.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le signe raconte-t-il ce qui s'est passé
Relisez l'énoncé : si le milieu s'est RÉCHAUFFÉ, le ΔH doit être négatif. Si le flacon est devenu froid, il doit être positif.
Un ΔH positif annoncé pour une dissolution qui fait monter le thermomètre de sept degrés est faux, quelle que soit la valeur.
L'ordre de grandeur d'une enthalpie
Une enthalpie de dissolution ou de neutralisation vaut quelques dizaines de kJ/mol ; une combustion, quelques centaines à quelques milliers.
Un ΔH=−5841 kJ/mol pour une dissolution est cent fois trop grand : la division par n a été oubliée.
L'énergie d'activation est-elle positive
Une énergie d'activation ne peut jamais être négative, ni directe ni inverse : le sommet est toujours au-dessus des deux plateaux.
Un Ea inverse de −20 kJ signale que ΔH a été soustrait avec le mauvais signe dans Ea−ΔH.
Les deux méthodes se rejoignent-elles
Quand l'énoncé donne à la fois des énergies de liaison et une table d'enthalpies de formation, calculez des deux façons : les résultats doivent coïncider à quelques pour cent.
Un écart de plus de 10 % entre les deux signale une liaison oubliée ou un coefficient non appliqué.
Le bilan des unités
Des grammes multipliés par des J/(g·°C) et par des °C donnent des joules ; des joules divisés par des moles donnent des J/mol, qu'il faut ensuite diviser par 1000.
Un résultat annoncé en kJ alors que la question demande des kJ/mol signale une division par n manquante.
L'exercice type décortiqué
La chaleur molaire de dissolution au calorimètre
On dissout 5,00 g d'hydroxyde de sodium, de masse molaire 40,0 g/mol, dans 200,0 g d'eau placée dans un calorimètre.
La température de la solution passe de 21,0 °C à 27,8 °C, valeur maximale atteinte.
La chaleur massique de la solution vaut 4,19 J/(g·°C) et on néglige la capacité thermique du calorimètre. Calculez l'enthalpie molaire de dissolution en kJ/mol.
On lit ΔT entre la température initiale STABLE et le MAXIMUM atteint, ici 27,8−21,0=6,8 °C ; la lente redescente qui suit est la perte vers l'extérieur, pas la réaction.
Étape 1
ΔT=27,8−21,0=6,8 °C. La solution s'est RÉCHAUFFÉE.
Pourquoi
On écrit la variation dans l'ordre final moins initial, et on la commente tout de suite. Cette phrase de trois mots est ce qui fixera le signe à la fin, et elle vaut un point à elle seule.
Étape 2
Masse de solution : m=200,0+5,00=205,0 g.
Pourquoi
C'est la solution entière qui se réchauffe, pas seulement l'eau ni seulement le soluté. Certains énoncés autorisent à négliger le soluté, mais il faut alors qu'ils le disent.
Étape 3
qeau=mcΔT=205,0×4,19×6,8=5841 J.
Pourquoi
La température change sans changement d'état : c'est de la chaleur sensible, donc q=mcΔT. Le résultat est positif, ce qui confirme que la solution a bien REÇU cette énergie.
Étape 4
La chaleur reçue par la solution vient de la réaction, donc qreˊaction=−qeau=−5841 J.
Pourquoi
C'est la phrase de transfert, et c'est l'étape la plus sautée du chapitre. Sans elle, le signe moins qui apparaît ensuite ressemble à un hasard, et le correcteur ne le crédite pas.
Étape 5
n=Mm=40,05,00=0,125 mol.
Pourquoi
On revient au réactif étudié, pas à l'eau. La quantité de matière est ce qui va transformer une chaleur mesurée en une grandeur caractéristique de la réaction.
Étape 6
ΔH=nqreˊaction=0,125−5841=−46727 J/mol.
Pourquoi
La division par n est ce qui fait passer d'une mesure de laboratoire à une propriété de la réaction. Sans elle, la réponse dépendrait de la quantité pesée ce jour-là.
Étape 7
Conversion : −46727 J/mol =−46,7 kJ/mol.
Pourquoi
On divise par 1000, jamais l'inverse. L'ordre de grandeur obtenu, quelques dizaines de kJ/mol, est celui d'une dissolution : c'est un contrôle gratuit.
Étape 8
Contrôle final : la solution a chauffé, donc la réaction est exothermique, donc ΔH doit être NÉGATIF. Il l'est.
Pourquoi
Ce contrôle prend deux secondes et rattrape l'erreur la plus fréquente du chapitre. Il se fait à la fin, quand le signe est écrit, pas au moment où on le pose.
Conclusion rédigée
« La dissolution de l'hydroxyde de sodium est exothermique, avec une enthalpie molaire de ΔH=−46,7 kJ/mol. »
L'erreur classique sur cet exercice : L'erreur classique sur ce problème est d'annoncer +46,7 kJ/mol en raisonnant que « l'eau a gagné de l'énergie ». C'est vrai, mais le ΔH décrit le SYSTÈME chimique, qui en a perdu autant. La phrase de transfert est là pour éviter exactement cette confusion.
À savoir par cœur
•EXOTHERMIQUE : le milieu chauffe et ΔH<0. ENDOTHERMIQUE : le milieu refroidit et ΔH>0.
•ΔH=Ep(produits)−Ep(reˊactifs), et Ea se mesure DEPUIS les réactifs jusqu'au sommet.
•Ea(inverse)=Ea(directe)−ΔH, et les deux sont toujours positives.
•Température qui change : q=mcΔT. Température qui ne change pas : q=mL.
•Calorimétrie : qreˊaction=−qeau, puis ΔH=nq en kJ/mol. La division par n n'est jamais facultative.
•Hess : inverser une équation change le SIGNE, la multiplier multiplie le ΔH par le même facteur.
•Liaisons : ΔH=∑E(briseˊes)−∑E(formeˊes). Un catalyseur ne change JAMAIS le ΔH.
Questions fréquentes
Pourquoi le delta H est-il négatif quand la solution se réchauffe ?
Parce que le delta H décrit le système chimique, pas le thermomètre. Si la solution se réchauffe, c'est que la réaction lui a donné de l'énergie, donc le système chimique en a perdu. Une perte s'écrit avec un signe négatif. Le repère à retenir est simple : un flacon chaud au toucher contient une réaction exothermique, donc un delta H négatif.
Comment lire l'énergie d'activation sur un diagramme énergétique ?
On la mesure toujours en partant du niveau des réactifs et en montant jusqu'au sommet de la courbe, celui du complexe activé. Ce n'est jamais la valeur brute lue sur l'axe vertical, car cet axe n'a pas de zéro absolu : seules les différences ont un sens physique. L'énergie d'activation est positive dans tous les cas, exothermique comme endothermique.
Quand utiliser la chaleur latente plutôt que la chaleur massique ?
Regardez ce que fait la température. Si elle change, utilisez la chaleur massique avec la formule masse fois chaleur massique fois variation de température. Si elle reste constante, c'est qu'un changement d'état est en cours, et il faut alors la chaleur latente, c'est-à-dire la masse multipliée par la chaleur latente de fusion ou de vaporisation.
Pourquoi faut-il diviser par le nombre de moles pour trouver le delta H ?
Parce que la chaleur mesurée au calorimètre dépend de la quantité de réactif utilisée ce jour-là, alors que l'enthalpie de réaction est une caractéristique de la réaction elle-même. La division par le nombre de moles transforme une mesure particulière en une grandeur universelle, exprimée en kilojoules par mole.
Que faut-il faire au delta H quand on inverse une équation dans la loi de Hess ?
Il faut changer son signe. Si une réaction libère deux cent quatre-vingt-six kilojoules, la réaction inverse en coûte exactement autant. Sinon, un simple aller-retour permettrait de fabriquer de l'énergie à partir de rien. De même, multiplier une équation par un facteur multiplie son enthalpie par ce même facteur.
Est-ce qu'un catalyseur change l'énergie libérée par une réaction ?
Non, jamais. Un catalyseur abaisse l'énergie d'activation, donc il permet à la réaction d'aller plus vite, mais il ne déplace ni le niveau des réactifs ni celui des produits. Le delta H, qui n'est que la différence entre ces deux niveaux, reste rigoureusement identique. Le catalyseur change le chemin, pas le bilan.
Passer à la pratique
Exercices corrigés : L'aspect énergétique des transformations
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
Contactez-moi pour une première séance. En thermochimie, on commence par le sens physique du signe : qui donne de l'énergie à qui. Les formules deviennent ensuite faciles à placer.