Exercices corrigés : la fonction polynomiale de degré 2 (math CST, secondaire 4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique CST de quatrième secondaire sur la fonction polynomiale de degré 2, calibrés sur le niveau réel des évaluations et de l'épreuve unique du Ministère. Le programme de la séquence Culture, société et technique en limite l'étude à la forme f(x)=ax2 et à sa réciproque : pas de forme canonique, pas de discriminant, pas de trinôme à factoriser. Toute la difficulté tient donc dans une seule idée, et c'est elle qu'on travaille ici.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs avec la règle f(x)=ax2, comme dans les listes des manuels : calculer une image, de f(−3) pour f(x)=6x2 à f(43) pour f(x)=32x2, trouver le paramètre a quand la parabole passe par un point donné, résoudre une équation du type ax2=k et compter ses solutions, chacun avec une valeur à trouver et vérifiée en direct.
Cette idée est la suivante : élever au carré n'est pas multiplier. Quand x double, f(x) ne double pas, elle quadruple ; et pour remonter d'une image à son abscisse, il faut une racine carrée, donc deux réponses possibles, qu'il faut ensuite trier selon le contexte. Une voiture deux fois plus rapide freine sur quatre fois plus de distance, une pizza dont le diamètre augmente de moitié contient plus du double de pâte, et un câble de pont monte quatre fois moins vite à mi-chemin qu'au pylône.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•La fonction polynomiale de degré 2 de la séquence CST s'écrit f(x)=ax2 avec a=0. Sa courbe est une PARABOLE dont le sommet est l'origine (0;0) et dont l'axe de symétrie est la droite x=0.
•Le SIGNE de a donne l'ouverture : vers le haut si a>0, vers le bas si a<0. La VALEUR ABSOLUE de a donne la largeur : plus ∣a∣ est grand, plus la parabole est étroite. Ce sont deux informations indépendantes.
•RECHERCHE DE LA RÈGLE : un seul point (x;y) autre que l'origine suffit, et a=x2y. On divise par le CARRÉ de l'abscisse, jamais par l'abscisse.
•PROPRIÉTÉS : domaine R ; image [0;+∞[ si a>0 et ]−∞;0] si a<0 ; un seul zéro, x=0 ; extremum en x=0, minimum si a>0, maximum si a<0 ; croissance et décroissance séparées par x=0.
•RÉSOUDRE ax2=k : on isole x2=ak, puis x=±ak. Deux solutions opposées si le quotient est positif, une seule s'il est nul, AUCUNE s'il est négatif.
•Multiplier x par k multiplie f(x) par k2 : doubler quadruple, tripler multiplie par neuf. Une fonction f(x)=ax2 n'est donc JAMAIS une variation directe, même si elle passe par l'origine.
•Sur une table de valeurs à pas régulier, les premiers écarts ne sont pas constants, mais l'écart des écarts l'est : c'est la signature du second degré.
•RÉCIPROQUE : de y=ax2 on tire x=±ay. Elle a deux branches, donc ce n'est pas une fonction, sauf si l'on restreint le domaine de départ à [0;+∞[ ou à ]−∞;0]. Les deux courbes sont symétriques par rapport à la droite y=x.
•EN CONTEXTE : on résout d'abord complètement, avec les deux solutions, puis on trie. On ne rejette pas une solution parce qu'elle est négative, mais parce que la grandeur qu'elle représente ne peut pas l'être.
Pour chaque ligne, faites le calcul demandé avec une règle de la forme f(x)=ax2 : une image, la valeur du paramètre a quand la parabole passe par un point donné, ou une solution de l'équation ax2=k. Calculatrice permise ; on arrondit au centième seulement quand le résultat ne tombe pas juste.
Une seule règle tient les trois sens du calcul : le carré porte sur x SEUL, et il se calcule avant tout le reste. Pour une image, on élève x au carré, puis on multiplie par a. Pour trouver a, on remplace les coordonnées du point et l'on divise y par x2. Pour résoudre ax2=k, on isole x2=ak, puis on prend les deux racines carrées si ce quotient est positif, la seule valeur x=0 s'il est nul, et aucune s'il est négatif.
a) f(x)=6x2 : calculez f(−3).
b) f(x)=−1,5x2 : calculez f(4).
c) f(x)=32x2 : calculez f(43).
d) La parabole f(x)=ax2 passe par le point (4;80) : trouvez a.
e) La parabole f(x)=ax2 passe par le point (−3;−27) : trouvez a.
f) La parabole f(x)=ax2 passe par le point (8;40) : trouvez a.
g) Résolvez 2x2=98 et donnez la solution positive.
h) Résolvez −3x2=−75 et donnez la solution négative.
i) Résolvez 3x2=20 et donnez la solution positive, au centième.
j) Combien de solutions l'équation −2x2=18 a-t-elle ?
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Réponses
a)f(−3)=6×9=54
b)f(4)=−1,5×16=−24
c)f(43)=32×169=83=0,375
d)a=1680=5
e)a=9−27=−3
f)a=6440=0,625
g)x2=49 ; x=7
h)x2=25 ; x=−5
i)x2=320 ; x≈2,58
j)x2=−9 : aucune solution
Le geste qui décide de tout : le carré porte sur x SEUL et se calcule en premier. Dans 6x2, ni le 6 ni le signe de a ne passent sous le carré. Pour une image on élève puis on multiplie ; pour trouver a on divise par x2, jamais par x ; pour résoudre on divise par a, puis on prend la racine carrée, qui donne deux réponses opposées.
a)
f(−3)=6×(−3)2=6×9=54. Piège : écrire 6×(−9)=−54, alors que le carré d'un nombre négatif est positif, ou (6×(−3))2=324, qui met le 6 sous le carré.
b)
f(4)=−1,5×42=−1,5×16=−24. Le signe moins vient de a, pas du carré : toute image de cette fonction est négative ou nulle. Piège : calculer (−1,5×4)2=36.
c)
f(43)=32×(43)2=32×169=4818=83=0,375. Piège : n'élever que le numérateur, 49, ce qui donne 23.
d)
On remplace (4;80) : 80=a×42=16a, donc a=1680=5. Piège : diviser par x=4, ce qui donne 20.
e)
On remplace (−3;−27) : −27=a×(−3)2=9a, donc a=9−27=−3. Piège : écrire (−3)2=−9, ce qui donne a=3, une parabole ouverte vers le haut qui ne peut pas passer par un point situé sous l'axe des abscisses.
f)
On remplace (8;40) : 40=a×82=64a, donc a=6440=85=0,625. Le quotient ne tombe pas sur un entier, et c'est normal : a peut être n'importe quel nombre non nul.
g)
2x2=98, donc x2=298=49, et x=7 ou x=−7. La solution positive est x=7. Contrôle : 2×72=2×49=98.
h)
−3x2=−75, donc x2=−3−75=25, et x=5 ou x=−5. La solution négative est x=−5. Piège : s'arrêter à x=5, en oubliant que (−5)2=25 aussi.
i)
3x2=20, donc x2=320≈6,667, et x=±320≈±2,582. La solution positive est x≈2,58. Piège : donner 320≈6,67, c'est-à-dire la valeur de x2, en oubliant la racine carrée.
j)
−2x2=18, donc x2=−218=−9. Aucun nombre élevé au carré ne donne un résultat négatif : l'équation n'a AUCUNE solution. La règle générale : quand k et a sont de signes contraires, ak est négatif et il n'y a aucune solution ; quand k=0, il y en a une seule, x=0 ; sinon il y en a deux.
Contrôle : on remplace toujours la réponse dans la règle. Une image se recalcule dans l'autre ordre, une valeur de a doit redonner l'ordonnée du point (5×16=80), et une solution doit redonner k (3×2,582≈19,97, l'écart venant de l'arrondi).
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Trois paraboles, un seul réglage
Le graphique ci-dessous montre trois fonctions de la forme f(x)=ax2 : f(x)=x2, g(x)=3x2 et h(x)=−0,5x2.
Tout le chapitre tient dans ce seul paramètre a : il n'y en a pas d'autre.
a) Pour chacune des trois fonctions, dites si la parabole s'ouvre vers le haut ou vers le bas.
b) Classez f, g et h de la plus étroite à la plus large.
c) Le point (2;12) appartient-il à g ? Justifiez par le calcul.
d) Calculez h(−2) et h(2). Que remarquez-vous, et qu'est-ce que cela dit de la courbe ?
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Réponses
a)f et g vers le haut, h vers le bas
b)De la plus étroite à la plus large : g, f, h
c)g(2)=12, donc oui, le point appartient à g
d)h(−2)=h(2)=−2 : la courbe est symétrique par rapport à l'axe des y
a)
Le SIGNE de a décide de l'ouverture, et lui seul. Pour f, a=1>0 : la parabole s'ouvre vers le haut. Pour g, a=3>0 : vers le haut également. Pour h, a=−0,5<0 : vers le bas. Une vérification qui ne trompe jamais : calculez l'image d'un nombre, n'importe lequel sauf zéro. h(2)=−0,5×4=−2, qui est négatif, donc la courbe descend sous l'axe des x : elle s'ouvre forcément vers le bas. Toutes ces paraboles passent par l'origine, puisque a×02=0 quelle que soit la valeur de a.
b)
La largeur se lit sur la VALEUR ABSOLUE de a, jamais sur son signe. Plus ∣a∣ est grand, plus la courbe monte vite, donc plus elle est étroite. Ici ∣3∣=3, ∣1∣=1 et ∣−0,5∣=0,5, donc de la plus étroite à la plus large : g, puis f, puis h. Le graphique le confirme : à x=2, g est déjà à 12, f n'est qu'à 4 et h n'est descendue qu'à −2. C'est ici que se joue l'erreur la plus fréquente du chapitre, celle de l'exercice 8 : croire que −3 est « plus petit » donc « plus large ». Le signe dit le sens, la valeur absolue dit la largeur, et les deux questions sont indépendantes.
c)
On teste le point dans la règle : g(2)=3×22=3×4=12. L'image de 2 est bien 12, donc le point (2;12) appartient à g. Attention à l'ordre des opérations : on élève au carré D'ABORD, on multiplie par a ENSUITE. Calculer (3×2)2=36 donne une réponse fausse et un point à zéro. Le carré ne porte que sur x, pas sur le produit ax.
d)
h(−2)=−0,5×(−2)2=−0,5×4=−2 et h(2)=−0,5×22=−2. Les deux images sont ÉGALES. C'est le carré qui produit cela : deux nombres opposés ont le même carré, donc la même image. Géométriquement, la courbe est symétrique par rapport à l'axe des y, qui est son axe de symétrie, d'équation x=0. Cette symétrie est la source de tout le reste du chapitre : c'est parce qu'elle existe qu'une même hauteur est atteinte à deux endroits, donc qu'une équation ax2=k aura deux solutions et que la réciproque aura deux branches.
Exercice 2 : Trouver la règle à partir d'un seul point
Une fonction de la forme f(x)=ax2 n'a qu'un paramètre : UN point suffit donc à la déterminer entièrement, à condition que ce point ne soit pas l'origine.
Dans chaque cas, trouvez la valeur de a et écrivez la règle.
a) La parabole passe par le point (3;18).
b) La parabole passe par le point (−4;−8).
c) La parabole passe par le point (2;1).
d) Une élève cherche la règle d'une parabole f(x)=ax2 qui passe par (6;9) et écrit a=69=1,5. Où est l'erreur, et quelle est la bonne valeur de a ?
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Réponses
a)a=2, donc f(x)=2x2
b)a=−0,5, donc f(x)=−0,5x2
c)a=41, donc f(x)=41x2
d)Elle a divisé par 6 au lieu de 36 : a=41=0,25
a)
On remplace x et f(x) par les coordonnées du point : 18=a×32, donc 18=9a et a=918=2. La règle est f(x)=2x2. La vérification est immédiate et doit devenir un réflexe : 2×32=2×9=18, on retombe sur l'ordonnée du point de départ. La méthode tient en une phrase, valable dans les quatre cas : a=x2y, c'est-à-dire l'ordonnée divisée par le CARRÉ de l'abscisse.
b)
−8=a×(−4)2. Le carré d'un nombre négatif est positif, donc (−4)2=16 et non −16 : −8=16a, d'où a=16−8=−0,5. La règle est f(x)=−0,5x2. Le signe négatif du résultat vient uniquement de l'ORDONNÉE −8, jamais de l'abscisse, puisque celle-ci est élevée au carré. On le vérifie en calculant f(4)=−0,5×16=−8 : le point (4;−8) appartient aussi à la courbe, ce qui est normal par symétrie.
c)
1=a×22=4a, donc a=41=0,25 et f(x)=41x2. Rien n'oblige a à être entier, et un a compris entre −1 et 1 décrit simplement une parabole plus large que la parabole de base. La fraction 41 est la forme exacte, 0,25 la forme décimale : les deux sont acceptées, mais la fraction évite les arrondis dans les calculs suivants.
d)
L'erreur est de diviser par x au lieu de diviser par x2. L'élève a traité la fonction comme une variation directe y=ax, où le rapport xy est effectivement constant. Ici le bon calcul est 9=a×62=36a, donc a=369=41=0,25 et f(x)=0,25x2. Le test qui démasque l'erreur en dix secondes : avec a=1,5, on aurait f(6)=1,5×36=54, très loin du 9 annoncé. Substituer le point dans la règle trouvée coûte une ligne et sauve la question entière. C'est la faute la plus fréquente de tout le chapitre, et elle revient à l'exercice 8.
Exercice 3 : Une table de valeurs qui n'est pas proportionnelle
Le tableau ci-dessous donne quelques valeurs d'une fonction f de la forme f(x)=ax2.
x
0
1
2
3
4
5
f(x)
0
3
12
27
48
75
a) Déterminez la valeur de a, puis vérifiez votre règle sur la dernière colonne.
b) Calculez les écarts successifs entre deux images voisines. Sont-ils constants ? Calculez ensuite l'écart entre ces écarts.
c) Quand x passe de 2 à 4, il double. Par combien l'image est-elle multipliée ? Reprenez la question quand x passe de 3 à 6, sachant que f(6)=108.
d) Un élève écrit : « f est une fonction de variation directe, puisque f(0)=0. » Expliquez pourquoi c'est faux.
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Réponses
a)a=3, donc f(x)=3x2, et f(5)=75
b)Écarts 3, 9, 15, 21, 27 : non constants ; leur écart vaut 6=2a
c)Multipliée par 4 dans les deux cas : doubler x quadruple f(x)
d)Faux : le rapport xy vaut 3, puis 6, puis 9, donc il n'est pas constant
a)
La colonne x=1 donne la réponse d'un coup : f(1)=a×12=a, donc a=3 et f(x)=3x2. Vérification sur la dernière colonne, celle qu'on n'a pas utilisée pour trouver a : f(5)=3×52=3×25=75, ce qui correspond exactement. Vérifier sur une colonne DIFFÉRENTE de celle qui a servi au calcul est la seule vérification qui prouve quelque chose ; revérifier sur x=1 ne prouverait rien.
b)
Les écarts successifs valent 3−0=3, 12−3=9, 27−12=15, 48−27=21 et 75−48=27. Ils ne sont pas constants : ils augmentent, ce qui traduit une courbe de plus en plus raide. En revanche, l'écart entre ces écarts est constant : 9−3=6, 15−9=6, 21−15=6, 27−21=6. Ce nombre 6 vaut 2a, et c'est la signature d'une fonction du second degré sur des abscisses régulièrement espacées. Une fonction de degré 1 a ses PREMIERS écarts constants, une fonction de degré 2 a ses SECONDS écarts constants : c'est le test le plus rapide pour reconnaître le type d'une table.
c)
De x=2 à x=4 : l'image passe de 12 à 48, donc elle est multipliée par 1248=4. De x=3 à x=6 : l'image passe de 27 à 108, donc multipliée par 27108=4 également. Ce n'est pas une coïncidence : f(2x)=a(2x)2=4ax2=4f(x), quel que soit x et quelle que soit la valeur de a. Doubler l'abscisse QUADRUPLE l'image, toujours. C'est le fil conducteur de toute la série, et il donnera directement la réponse aux problèmes de freinage et de pizza.
d)
Une variation directe s'écrit y=ax et se reconnaît à un rapport xy constant. Ici ce rapport vaut 13=3, puis 212=6, puis 327=9 : il change à chaque colonne, donc la fonction n'est pas une variation directe. Passer par l'origine est une condition NÉCESSAIRE d'une variation directe, pas une condition suffisante : toutes les fonctions f(x)=ax2 passent aussi par l'origine sans être des variations directes. Le graphique tranche aussi : une variation directe est une DROITE, alors que cette table donne une courbe.
Exercice 4 : Les propriétés, lues sur le graphique
Voici la courbe de la fonction f(x)=−2x2.
Répondez en utilisant le vocabulaire exact : domaine, image, zéro, extremum, variation, signe.
a) Donnez le domaine et l'image (le codomaine) de f.
b) Donnez le zéro de f, son ordonnée à l'origine, puis la nature et la valeur de son extremum.
c) Donnez les intervalles de croissance et de décroissance.
d) Étudiez le signe de f et donnez l'équation de son axe de symétrie.
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Réponses
a)Domaine R, image ]−∞;0]
b)Zéro x=0, ordonnée à l'origine 0, maximum 0 atteint en x=0
c)Croissante sur ]−∞;0], décroissante sur [0;+∞[
d)Négative ou nulle partout, axe de symétrie x=0
a)
On peut élever n'importe quel nombre réel au carré, donc le domaine est R, c'est-à-dire ]−∞;+∞[. Pour l'image, on raisonne en deux temps : x2 est toujours positif ou nul, donc −2x2 est toujours négatif ou nul. La valeur 0 est atteinte, en x=0, donc elle fait partie de l'image, et la courbe descend sans limite. L'image est ]−∞;0]. Le crochet est FERMÉ sur 0, qui est atteint, et OUVERT du côté de l'infini, qui ne l'est jamais : un crochet fermé sur un infini est compté faux.
b)
Le zéro est l'abscisse où la courbe touche l'axe des x : on résout −2x2=0, donc x2=0 et x=0. Il y a un seul zéro, ce qui est toujours le cas pour f(x)=ax2 : le sommet est sur l'axe. L'ordonnée à l'origine est f(0)=0 : la courbe passe par l'origine, qui est à la fois le zéro et l'ordonnée à l'origine. Comme a=−2<0, la parabole s'ouvre vers le bas et son sommet est le point le plus HAUT : l'extremum est un MAXIMUM, il vaut 0 et il est atteint en x=0.
c)
On lit la courbe de gauche à droite. Sur ]−∞;0] elle monte, donc f est croissante ; sur [0;+∞[ elle descend, donc f est décroissante. Le point de retournement est toujours le sommet, ici x=0. Deux précautions d'écriture qui coûtent des points : la variation se donne en intervalles d'ABSCISSES, jamais d'ordonnées, et le 0 appartient aux deux intervalles, puisque la fonction y est à la fois au sommet de sa montée et au départ de sa descente.
d)
Comme −2x2 est négatif dès que x=0 et nul en x=0, la fonction est négative sur ]−∞;0[ et sur ]0;+∞[, et elle n'est positive nulle part. On dit plus simplement qu'elle est négative ou nulle sur R. L'axe de symétrie est la droite verticale qui passe par le sommet, d'équation x=0, c'est-à-dire l'axe des y lui-même. Retenez qu'une fonction f(x)=ax2 a toujours le même portrait : sommet à l'origine, axe x=0, un seul zéro, et un signe constant de chaque côté, celui de a.
Exercice 5 : Résoudre une équation de la forme ax² = k
Résolvez chaque équation. Donnez les solutions exactes, et une valeur arrondie quand elles ne tombent pas juste.
a) 3x2=48
b) −0,5x2=−18
c) 2x2=−8
d) 5x2=12 (arrondissez au centième)
e) Dans un problème où x désigne la longueur du côté d'un carré, laquelle des deux solutions de a) garde-t-on, et pourquoi ?
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Réponses
a)x=±4
b)x=±6
c)Aucune solution : x2=−4 est impossible
d)x=±2,4≈±1,55
e)On garde x=4 : une longueur ne peut pas être négative
a)
On isole d'abord le carré, puis on extrait la racine : x2=348=16, donc x=4 ou x=−4. Les DEUX solutions sont exactes, parce que (−4)2=16 autant que 42=16. Écrire seulement x=4 fait perdre la moitié de la question : c'est l'oubli le plus sanctionné du chapitre, et il vient directement de la symétrie vue à l'exercice 1. On écrit la réponse x=±4, le symbole ± signifiant exactement « les deux ».
b)
x2=−0,5−18=36, donc x=±6. Deux négatifs qui se divisent donnent un positif, et c'est heureux : un carré ne peut pas être négatif. Si l'on trouve x2 négatif à cette étape, c'est soit qu'il y a une erreur de calcul, soit que l'équation n'a pas de solution, comme au cas suivant. Vérification : −0,5×36=−18.
c)
x2=2−8=−4. Aucun nombre réel n'a un carré négatif, donc l'équation n'a AUCUNE solution ; l'ensemble solution est vide. On pouvait le voir sans calcul : 2x2 est toujours positif ou nul, il ne vaudra jamais −8. Graphiquement, la parabole y=2x2 est tout entière au-dessus de l'axe des x et ne rencontre jamais la droite horizontale y=−8. Une réponse « aucune solution » est une vraie réponse, pas un aveu d'échec.
d)
x2=512=2,4, donc x=±2,4≈±1,55. La valeur exacte est 2,4 et l'arrondi au centième vaut 1,55, puisque 2,4=1,549… Le réflexe de contrôle : 5×1,552=12,0125, très proche de 12, l'écart venant de l'arrondi. Ne jamais arrondir avant la fin d'un calcul, seulement au moment d'écrire la réponse.
e)
On garde x=4 et on rejette x=−4. Ce rejet n'est pas mathématique : les deux nombres sont bien solutions de l'équation. Il est CONTEXTUEL, parce qu'une longueur ne peut pas être négative. C'est la règle générale des problèmes du chapitre : on résout d'abord complètement, avec les deux solutions, puis on trie selon ce que représente x. Et il faut le dire explicitement dans la copie, car la phrase « on rejette −4, une longueur étant positive » vaut des points à elle seule. Attention : le tri n'est pas automatique, et l'exercice 10 montre une situation où les deux solutions se gardent.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : La réciproque de la fonction quadratique
Soit la fonction f(x)=4x2.
La réciproque d'une fonction s'obtient en échangeant les rôles de x et de y : on part de y=4x2 et on isole x.
a) Isolez x dans y=4x2, puis écrivez la règle de la réciproque en échangeant les noms des variables.
b) La réciproque de f est-elle une fonction ? Appuyez-vous sur la valeur 16.
c) Comment restreindre le domaine de f pour que sa réciproque soit une fonction ? Donnez alors sa règle et son domaine.
d) Tracez f, sa réciproque restreinte et la droite y=x dans un même plan. Que remarquez-vous ?
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Réponses
a)y=±21x
b)Non : 16 a deux images, 2 et −2
c)Domaine [0;+∞[, réciproque y=21x
d)Les deux courbes sont symétriques par rapport à la droite y=x
a)
On isole le carré : x2=4y, puis on extrait la racine sans oublier les deux signes : x=±4y=±2y. En échangeant les noms des variables, la réciproque s'écrit y=±21x, soit y=±0,5x. Le ± n'est pas une coquetterie d'écriture : c'est lui qui contient tout le problème de la question suivante. Notez aussi que 4y=4y=2y : la racine d'un quotient est le quotient des racines.
b)
Non. Une fonction associe à chaque valeur de départ UNE SEULE image, et ici x=16 en reçoit deux : 2116=2 et −2116=−2. On le vérifie dans f : f(2)=4×4=16 et f(−2)=4×4=16, donc 16 a bien deux préimages par f, et ces deux préimages deviennent deux images par la réciproque. Graphiquement, la courbe de la réciproque a deux branches et une droite verticale la coupe deux fois : elle échoue au test de la droite verticale. La cause est toujours la même, la symétrie de la parabole par rapport à son axe.
c)
Il suffit de ne garder qu'une moitié de la parabole. En restreignant le domaine de f à [0;+∞[, la fonction ne prend plus chaque valeur qu'une seule fois, et sa réciproque devient la fonction y=21x, de domaine [0;+∞[ lui aussi, puisqu'on ne peut pas extraire la racine carrée d'un nombre négatif. On aurait aussi bien pu garder ]−∞;0], ce qui aurait donné y=−21x : les deux choix sont corrects, et c'est la branche positive qu'on retient par convention.
d)
La figure montre les trois courbes. La parabole restreinte et la branche de racine carrée sont SYMÉTRIQUES par rapport à la droite y=x : c'est la signature géométrique de la réciproque, et elle se vérifie point par point. Le point (2;16) de f a pour symétrique (16;2), qui appartient bien à la réciproque puisque 2116=2. Le point (1;4) devient (4;1), et l'origine, qui est sur la droite y=x, est son propre symétrique. Retenir cette image évite d'avoir à refaire le calcul : passer à la réciproque, c'est échanger les coordonnées de chaque point.
Exercice 7 : Problème : la distance de freinage
Sur une chaussée sèche, la distance de freinage d'une voiture, en mètres, est proportionnelle au carré de sa vitesse, en kilomètres par heure. Une voiture lancée à 50 km/h s'immobilise en 15 m après le début du freinage.
a) Trouvez la règle d(v)=av2 de cette situation.
b) Quelle est la distance de freinage à 100 km/h ? Comparez avec la réponse à 50 km/h.
c) À quelle vitesse la distance de freinage atteint-elle 21,6 m ?
d) Un conducteur roule à 90 km/h plutôt qu'à 70 km/h. Combien de mètres de freinage cela ajoute-t-il ?
e) L'équation de c) a deux solutions. Pourquoi n'en garde-t-on qu'une ?
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Réponses
a)d(v)=0,006v2
b)d(100)=60 m, soit quatre fois d(50)=15 m
c)v=60 km/h
d)48,6−29,4=19,2 m de plus
e)On rejette v=−60 : une vitesse ne peut pas être négative
a)
On substitue le point connu (50;15) dans d(v)=av2 : 15=a×502=2500a, donc a=250015=0,006. La règle est d(v)=0,006v2. Le coefficient a est petit parce que les vitesses sont grandes : c'est normal et ce n'est pas une erreur. Vérification obligatoire : 0,006×2500=15, on retombe sur la donnée de l'énoncé.
b)
d(100)=0,006×1002=0,006×10000=60 m. La vitesse a doublé, et la distance a été multipliée par 4, puisque 1560=4. C'est exactement le résultat de l'exercice 3, appliqué ici : d(2v)=a(2v)2=4av2=4d(v). Voilà pourquoi la sécurité routière insiste sur les excès de vitesse : une voiture deux fois plus rapide ne met pas deux fois plus de distance à s'arrêter, elle en met quatre fois plus.
c)
On résout 0,006v2=21,6, donc v2=0,00621,6=3600 et v=±60. La vitesse cherchée est 60 km/h. Vérification : 0,006×3600=21,6. Remarquez au passage que passer de 50 à 60 km/h, soit 20% de vitesse en plus, fait passer la distance de 15 à 21,6 m, soit 44% de plus : le carré amplifie toujours l'écart.
d)
d(90)=0,006×8100=48,6 m et d(70)=0,006×4900=29,4 m. La différence vaut 48,6−29,4=19,2 m, soit environ quatre longueurs de voiture. En proportion, 29,448,6≈1,653, donc 65,3% de distance en plus pour 28,6% de vitesse en plus. Ne jamais calculer d(90−70)=d(20) : la distance de freinage n'est pas proportionnelle à la vitesse, donc on ne peut pas soustraire les vitesses avant d'appliquer la fonction. On calcule les deux distances, puis on soustrait.
e)
Les deux solutions de l'équation sont 60 et −60, et toutes deux vérifient bien 0,006v2=21,6. Mais v représente ici une vitesse, qui ne peut pas être négative : on rejette donc −60 pour une raison de CONTEXTE, pas de calcul, et on l'écrit dans la copie. Le modèle a d'ailleurs d'autres limites qu'il faut savoir nommer : il ne tient pas compte du temps de réaction du conducteur, ni de l'état de la chaussée, et il ne vaut que sur la plage de vitesses où il a été établi.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, donnez un contre-exemple chiffré, et écrivez l'énoncé correct.
a) « Dans f(x)=ax2, si x double, alors f(x) double aussi. »
b) « La parabole f(x)=ax2 passe par (6;9), donc a=69. »
c) « Une équation de la forme ax2=k a toujours deux solutions. »
d) « La réciproque d'une fonction est toujours une fonction. »
e) « Comme −3 est plus petit que 21, la parabole y=−3x2 est plus large que y=21x2. »
Voir la correction
Réponses
a)Faux : f(x) est multipliée par 4
b)Faux : a=369=41
c)Faux : deux, une ou aucune solution selon le signe de ak
d)Faux : c'est une relation à deux branches, sauf domaine restreint
e)Faux : ∣−3∣>21, donc elle est plus étroite
a)
FAUX. Avec f(x)=3x2 de l'exercice 3, f(2)=12 et f(4)=48 : l'image est multipliée par 4, pas par 2. La raison est dans le carré : f(2x)=a(2x)2=a×4x2=4f(x). Énoncé correct : si x double, f(x) est multipliée par 4 ; si x triple, f(x) est multipliée par 9, et en général multiplier x par k multiplie f(x) par k2. C'est la différence de fond entre une variation directe et une fonction du second degré, et c'est ce qui rend les excès de vitesse si coûteux à l'exercice 7.
b)
FAUX. Cette division par 6 traite la fonction comme si elle était de la forme y=ax. Ici 9=a×62=36a, donc a=369=41. Contre-exemple immédiat : avec a=1,5, on obtiendrait f(6)=1,5×36=54 et non 9. Énoncé correct : a=x2y, soit l'ordonnée divisée par le carré de l'abscisse. Le contrôle qui évite l'erreur tient en une ligne : remplacer x par 6 dans la règle trouvée et vérifier qu'on retombe sur 9.
c)
FAUX. L'équation 2x2=−8 de l'exercice 5 n'a aucune solution, puisqu'elle donnerait x2=−4, et l'équation 3x2=0 n'en a qu'une seule, x=0. Énoncé correct : selon le signe de ak, l'équation a deux solutions opposées si ce quotient est positif, une seule solution, x=0, s'il est nul, et aucune solution s'il est négatif. Trois cas, pas un seul : c'est exactement la même discussion que celle du nombre de points d'intersection entre une parabole y=ax2 et une droite horizontale y=k.
d)
FAUX. La réciproque de f(x)=4x2, étudiée à l'exercice 6, associe deux valeurs à 16, à savoir 2 et −2 : ce n'est donc pas une fonction. Énoncé correct : la réciproque d'une fonction est une RELATION, qui n'est une fonction que si la fonction de départ ne prend jamais deux fois la même valeur. Pour f(x)=ax2, ce n'est jamais le cas sur R à cause de la symétrie, et il faut restreindre le domaine à [0;+∞[ ou à ]−∞;0] pour y arriver.
e)
FAUX. Le signe de a et la largeur de la parabole sont deux informations INDÉPENDANTES : le signe dit le sens d'ouverture, la valeur absolue dit la largeur. Ici ∣−3∣=3 et 21=0,5, donc y=−3x2 est six fois plus étroite. Contre-exemple chiffré : à x=2, la première atteint −12, donc s'écarte de 12 unités de l'axe, alors que la seconde n'atteint que 2. Énoncé correct : y=−3x2 s'ouvre vers le bas et elle est plus ÉTROITE que y=21x2.
Ces cinq affirmations sont les cinq fautes qui coûtent le plus de points en évaluation : confondre le carré avec la proportionnalité, diviser par x au lieu de x2, annoncer deux solutions sans regarder les signes, oublier que la réciproque a deux branches, et juger la largeur sur le signe de a. Une seule habitude les désamorce toutes : tester un nombre, et en choisir un négatif chaque fois que c'est possible.
Exercice 9 : Problème : le meilleur format de pizza
Une pizzeria annonce trois formats, décrits par leur DIAMÈTRE en centimètres.
L'aire d'un disque de diamètre d vaut A=πr2 avec r=2d.
Format
Diamètre (cm)
Prix (dollars)
Petite
25
12
Moyenne
35
18
Grande
45
26
a) Montrez que l'aire est une fonction du second degré du diamètre, de la forme A(d)=ad2, et donnez a arrondi au millième.
b) Calculez l'aire de chaque format, au centième de centimètre carré.
c) Calculez le prix de 100 cm² de pizza pour chaque format. Lequel est le plus avantageux ?
d) Un client dit : « la grande est 1,8 fois plus large que la petite, elle devrait coûter 1,8 fois plus cher. » Combien de fois plus de pizza contient-elle réellement ?
e) Quel diamètre donnerait exactement le double de l'aire de la petite ? Arrondissez au centième.
Voir la correction
Réponses
a)A(d)=4πd2, donc a≈0,785
b)490,87 cm², 962,11 cm² et 1590,43 cm²
c)2,44, 1,87 et 1,63 dollar : la grande est la plus avantageuse
d)1,82=3,24 fois plus de pizza, pour 2,17 fois le prix
e)d=1250≈35,36 cm
a)
En remplaçant le rayon par la moitié du diamètre : A=π(2d)2=π×4d2=4πd2. C'est bien de la forme A(d)=ad2 avec a=4π≈0,785. Attention à élever au carré le quotient TOUT ENTIER : (2d)2 vaut 4d2 et non 2d2. C'est cette division par 4, et non par 2, qui explique toute la suite du problème.
b)
A(25)=4π×625≈490,87 cm², A(35)=4π×1225≈962,11 cm² et A(45)=4π×2025≈1590,43 cm². Gardez π dans la calculatrice jusqu'au bout : arrondir 4π à 0,785 dès le départ fausse la troisième décimale de chaque aire.
c)
On divise le prix par l'aire, puis on ramène à 100 cm². Petite : 490,8712×100≈2,44 dollars ; moyenne : 962,1118×100≈1,87 dollar ; grande : 1590,4326×100≈1,63 dollar. La GRANDE est de loin la plus avantageuse, et la petite est la plus chère au centimètre carré, de près de 50%. Le classement par prix affiché, 12, 18, 26, donne exactement l'ordre inverse du classement par valeur réelle : comparer des prix sans comparer des aires n'a aucun sens.
d)
Le rapport des diamètres vaut 2545=1,8, mais le rapport des AIRES vaut son carré : 1,82=3,24. La grande contient donc 3,24 fois plus de pizza que la petite, alors qu'elle coûte 1226≈2,17 fois plus cher. Le client raisonne en longueur alors que ce qu'il mange est une aire, et c'est l'erreur exacte de l'affirmation a) de l'exercice 8. Un agrandissement de rapport k multiplie les longueurs par k et les aires par k2.
e)
On cherche d tel que A(d)=2×A(25), c'est-à-dire 4πd2=2×4π×625. Le facteur 4π se simplifie des deux côtés, ce qui donne d2=1250 et d=±1250≈±35,36 cm. On rejette la solution négative, un diamètre étant positif. Une pizza deux fois plus grosse n'a donc pas un diamètre deux fois plus grand, mais 2≈1,41 fois plus grand. Au passage, la moyenne de 35 cm est presque exactement une double petite, ce qui explique qu'elle soit mieux tarifée : 18 dollars contre 24 pour deux petites.
Exercice 10 : Problème : le câble du pont suspendu
Le câble principal d'un pont suspendu prend la forme d'une parabole. On place l'origine du plan au point le plus BAS du câble, au centre du pont. Les deux pylônes se trouvent à 20 m de part et d'autre du centre, et le câble y est attaché à 8 m au-dessus de son point le plus bas.
Des tiges verticales, les suspentes, relient le câble au tablier du pont.
a) Trouvez la règle h(x)=ax2 qui donne la hauteur du câble au-dessus de son point le plus bas, en fonction de la distance x au centre.
b) À quelle hauteur au-dessus du point le plus bas le câble se trouve-t-il à 10 m du centre ?
c) À quelle distance du centre une suspente mesure-t-elle 4,5 m ?
d) L'équation de c) a deux solutions. Pourquoi les garde-t-on toutes les deux ici, alors qu'on en rejetait une à l'exercice 7 ?
e) Un ingénieur veut installer une suspente tous les 5 m, de part et d'autre du centre. Donnez la longueur des suspentes situées à 5, 10, 15 et 20 m.
Voir la correction
Réponses
a)h(x)=0,02x2
b)h(10)=2 m
c)x=±15 : deux suspentes, à 15 m de chaque côté
d)Les deux côtés du pont existent : x est une distance orientée, pas une longueur
e)0,5 m, 2 m, 4,5 m et 8 m
a)
Le point d'attache (20;8) appartient à la courbe : 8=a×202=400a, donc a=4008=0,02 et h(x)=0,02x2. Le second point d'attache, (−20;8), donne exactement la même équation, puisque (−20)2=400 : c'est la symétrie du câble, et c'est ce qui justifie de placer l'origine au point le plus bas. Vérification : 0,02×400=8.
b)
h(10)=0,02×102=0,02×100=2 m. Le câble n'est donc qu'à 2 m au-dessus de son point le plus bas à mi-chemin du pylône, alors qu'il monte à 8 m au pylône. La montée ne se fait pas régulièrement : elle est très lente près du centre et très rapide près des pylônes, ce qui est la forme même de la parabole. À mi-distance, la hauteur n'est pas la moitié de 8, mais son quart, encore le facteur 4.
c)
On résout 0,02x2=4,5, donc x2=0,024,5=225 et x=±15. Il y a donc deux suspentes de 4,5 m, l'une à 15 m à gauche du centre, l'autre à 15 m à droite. Vérification : 0,02×225=4,5.
d)
Parce qu'ici les deux solutions ont un SENS physique. À l'exercice 7, x représentait une vitesse, et une vitesse négative n'existe pas : la solution négative était à rejeter. Ici, x représente une distance ORIENTÉE par rapport au centre du pont : x=−15 désigne un point réel, situé à 15 m du côté gauche. Les deux réponses correspondent aux deux suspentes symétriques que l'on voit sur n'importe quel pont suspendu. La leçon vaut pour toute l'année : on ne rejette jamais une solution parce qu'elle est négative, on la rejette quand la GRANDEUR qu'elle représente ne peut pas être négative. Il faut donc relire ce que x désigne avant de trancher.
e)
On applique la règle : h(5)=0,02×25=0,5 m, h(10)=2 m, h(15)=0,02×225=4,5 m et h(20)=8 m. Les longueurs 0,5, 2, 4,5 et 8 ne progressent pas régulièrement : leurs écarts successifs valent 1,5, 2,5 et 3,5, et l'écart de ces écarts vaut 1, constant, exactement comme à l'exercice 3, où il valait 2a. Ici 2a=0,04 pour un pas de 1 m, et le pas de 5 m multiplie cet écart par 52=25, ce qui donne bien 1. Chaque suspente est presque quatre fois plus longue que celle qui se trouve deux fois plus près du centre.
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