Fiche de révision : La fonction polynomiale de degré 2
Cette fiche couvre la fonction polynomiale de degré 2 telle que la séquence Culture, société et technique l'étudie : la forme f(x)=ax2 et sa réciproque, sans forme canonique, sans discriminant et sans trinôme à factoriser, qui appartiennent aux séquences TS et SN. Un seul paramètre, donc un chapitre où l'on ne peut pas se cacher derrière la technique.
C'est justement ce qui le rend traître. Comme il n'y a presque rien à calculer, les points se perdent ailleurs : sur une division par x au lieu de x2, sur une solution négative oubliée ou rejetée à tort, sur une largeur jugée au signe de a. Chaque piège ci-dessous est chiffré et accompagné de la phrase exacte à écrire à la place.
Marque ici la fiche comme lue ou mets-la en favori : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes fiches lues et tes favoris d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander la méthode ou l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Élever au carré n'est pas multiplier : quand x double, f(x) ne double pas, elle QUADRUPLE ; et pour remonter d'une image vers son abscisse il faut une racine carrée, donc deux réponses, qu'il faut ensuite trier selon ce que x représente.
Un seul paramètre, et il porte deux informations indépendantes
•La fonction s'écrit f(x)=ax2 avec a=0. Sa courbe est une PARABOLE de sommet (0;0) et d'axe de symétrie x=0 : c'est vrai pour toutes, quelle que soit la valeur de a.
•Le SIGNE de a donne le sens d'ouverture : vers le haut si a>0, vers le bas si a<0.
•La VALEUR ABSOLUE de a donne la largeur : plus ∣a∣ est grand, plus la parabole est étroite. Les deux lectures sont indépendantes, et c'est là que se joue le piège n° 4.
•Deux abscisses opposées ont la même image, puisque (−x)2=x2 : f(−3)=f(3) toujours. Toute la suite du chapitre découle de cette symétrie.
Quatre paraboles y=ax2, étiquetées par leur valeur de a : a=−3 ouvre vers le bas ET reste la plus étroite, alors que a=0,5 ouvre vers le haut en étant la plus large.
Sur une copie, écrire « a<0 donc la parabole s'ouvre vers le bas » rapporte le point de justification que « on voit que » ne rapporte jamais.
Les propriétés, dans l'ordre où elles sont demandées
•DOMAINE : toujours R, soit ]−∞;+∞[. On peut élever n'importe quel nombre au carré.
•IMAGE : [0;+∞[ si a>0, et ]−∞;0] si a<0. Le crochet est FERMÉ sur 0, qui est atteint, et toujours OUVERT sur l'infini.
•ZÉRO : un seul, x=0, et c'est aussi l'ordonnée à l'origine. Le sommet est sur les deux axes.
•EXTREMUM : atteint en x=0 et il vaut 0. C'est un MINIMUM si a>0, un MAXIMUM si a<0.
•VARIATION : la fonction change de sens en x=0. Si a>0, elle décroît sur ]−∞;0] puis croît sur [0;+∞[ ; si a<0, c'est l'inverse.
•SIGNE : celui de a partout, sauf en x=0 où la fonction s'annule.
Pour y=0,5x2, avec a>0 : l'image [0;+∞[ se lit sur l'axe vertical, en vert, le minimum 0 est atteint en x=0, et la fonction décroît puis croît.
La variation se donne en intervalles d'ABSCISSES, jamais d'ordonnées, et 0 appartient aux deux intervalles.
Les deux gestes de calcul du chapitre
•TROUVER LA RÈGLE à partir d'un point (x;y) autre que l'origine : a=x2y. On divise par le CARRÉ de l'abscisse. Un seul point suffit, puisqu'il n'y a qu'un paramètre.
•RÉSOUDRE ax2=k : on isole x2=ak, puis x=±ak.
•PASSER À LA RÉCIPROQUE : de y=ax2 on tire x=±ay, donc la réciproque est y=±ax, avec DEUX branches.
•Multiplier x par k multiplie f(x) par k2 : doubler quadruple, tripler multiplie par neuf, réduire de moitié divise par quatre.
Résoudre 2x2=50, c'est couper la parabole par la droite y=50 : deux points de rencontre, donc deux solutions, x=−5 et x=5.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
Combien de solutions a l'équation ax2=k ?
On isole toujours x2 AVANT de décider. C'est le signe du quotient ak, et lui seul, qui donne le nombre de solutions : le signe de k tout seul ne décide de rien, parce que a peut être négatif lui aussi.
Signe de ak
Exemple d'équation
Solutions
>0
3x2=48
x=±4
Exemple : x2=348=16, donc x=4 ou x=−4, et 3×(−4)2=48.
=0
3x2=0
x=0
Exemple : x2=30=0, et 0 est le seul nombre dont le carré vaut 0.
<0
2x2=−8
aucune solutionimpossible dans les réels
Exemple : x2=2−8=−4, or (−2)2=4 et 22=4 : aucun carré ne vaut −4.
Même forme, autre résultat : Attention, −2x2=−8 a bien deux solutions, x=±2 : c'est le QUOTIENT −2−8=4 qui compte, pas le signe de −8.
Ce qu'il faut faire : Ne pas chercher de racine : écrire « aucune solution, un carré ne peut pas être négatif », ce qui est une réponse complète.
Une équation sans solution n'est pas un échec de calcul : c'est la réponse, et elle s'écrit en toutes lettres.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Trouver a en divisant par l'abscisse au lieu du carré de l'abscisse
toute la question, et tout ce qui en découle
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La parabole passe par (6;9), donc a=69=1,5 et f(x)=1,5x2. »
Ce qu'il faut écrire
« 9=a×62=36a, donc a=369=41 et f(x)=0,25x2. »
La bonne parabole, y=0,25x2, passe par (6;9) ; celle du calcul faux, y=1,5x2, en rouge, passe par (6;54) et rate le point de l'énoncé.
Pourquoi : C'est le réflexe de la variation directe y=ax, où l'on divise bien par x. Ici l'abscisse est élevée au carré AVANT d'être multipliée par a, donc c'est x2 qui apparaît au dénominateur.
2.Oublier la solution négative d'une équation ax2=k
la moitié des points de la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3x2=48, donc x2=16 et x=4. »
Ce qu'il faut écrire
« x2=16, donc x=4 ou x=−4, soit x=±4. »
La droite y=48 coupe la parabole y=3x2 en DEUX points, symétriques : x=−4 et x=4 sont tous deux solutions.
Pourquoi : Extraire une racine carrée d'une ÉQUATION donne deux solutions opposées, alors que le symbole d'un NOMBRE en désigne une seule, la positive. Les deux choses s'écrivent presque pareil, d'où la confusion.
3.Croire qu'une abscisse doublée double l'image
la question entière dans un problème de modélisation
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(2)=12, donc f(4)=24. »
Ce qu'il faut écrire
« f(4)=3×42=48, soit QUATRE fois f(2) : multiplier x par 2 multiplie f(x) par 22=4. »
Les deux abscisses sont dans le rapport 2 et les deux images dans le rapport 4 : l'écart entre les deux traits horizontaux est trois fois la première image, pas une fois.
Pourquoi : C'est le fil du chapitre. Une voiture deux fois plus rapide freine sur quatre fois plus de distance, et une pizza de diamètre une fois et demie plus grand contient plus du double de pâte.
4.Juger la largeur de la parabole sur le signe de a
1 point, et souvent le tracé complet
Ce qu'il ne faut pas écrire
« −3 est plus petit que 21, donc y=−3x2 est plus large que y=21x2. »
Ce qu'il faut écrire
« ∣−3∣=3 et 21=0,5, donc y=−3x2 est six fois plus ÉTROITE ; elle est seulement ouverte vers le bas. »
y=−3x2, en orange, ouvre vers le bas mais reste beaucoup plus étroite que y=0,5x2 : la largeur se lit sur ∣a∣, le sens sur le signe.
Pourquoi : Le signe et la valeur absolue répondent à deux questions différentes, le sens et la largeur. Comparer deux valeurs de a sans passer par la valeur absolue mélange les deux.
5.Élever au carré le produit au lieu de l'abscisse seule
2 points, et une table de valeurs entièrement fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« g(2)=(3×2)2=36. »
Ce qu'il faut écrire
« g(2)=3×22=3×4=12 : le carré ne porte que sur x. »
Pourquoi : L'ordre des opérations impose la puissance avant la multiplication. L'erreur passe souvent inaperçue parce que le résultat reste plausible.
6.Rejeter la solution négative alors qu'elle a un sens
la moitié de la réponse, dans le bloc le plus payant de l'épreuve
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x2=225 donne x=±15, mais une distance est positive, donc x=15. »
Ce qu'il faut écrire
« x=15 et x=−15 : x mesure ici l'écart au CENTRE du pont, donc les deux suspentes existent, une de chaque côté. »
Les deux solutions de 0,02x2=4,5 sont deux points RÉELS du pont, symétriques par rapport au centre : rejeter x=−15 supprimerait la moitié gauche de l'ouvrage.
Pourquoi : Le tri se fait sur ce que x représente, pas sur son signe. Une longueur, une durée ou une vitesse ne peuvent pas être négatives, mais une position par rapport à un repère, un écart ou une variation le peuvent très bien.
7.Annoncer que la réciproque est une fonction
2 points, et la justification attendue
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La réciproque de f(x)=4x2 est y=21x, c'est une fonction. »
Ce qu'il faut écrire
« La réciproque est y=±21x, donc ce n'est PAS une fonction : 16 a deux images, 2 et −2. Elle le devient si l'on restreint le domaine de f à [0;+∞[. »
La réciproque de f(x)=4x2 a deux branches : la verticale x=16 la coupe en 2 et en −2, donc ce n'est pas une fonction.
Pourquoi : La réciproque d'une fonction est toujours une RELATION ; elle n'est une fonction que si la fonction de départ ne prend jamais deux fois la même valeur, ce qui est faux pour une parabole à cause de sa symétrie.
8.Fermer le crochet sur l'infini en donnant l'image
0,5 point par copie, à chaque question de propriétés
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'image de f(x)=−2x2 est [−∞;0]. »
Ce qu'il faut écrire
« L'image est ]−∞;0] : l'infini n'est jamais atteint, donc son crochet reste ouvert, alors que 0 est atteint en x=0. »
L'image de y=−2x2 descend sans fin sur l'axe vertical, en vert : 0 est atteint, crochet fermé ; −∞ ne l'est jamais, crochet ouvert, ]−∞;0].
Pourquoi : Un crochet fermé annonce que la valeur est ATTEINTE par la fonction. L'infini n'est pas un nombre et ne peut pas être une image.
9.Conclure à une variation directe parce que la courbe passe par l'origine
1 point, et le mauvais modèle choisi dans un problème
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(0)=0, donc f est une fonction de variation directe. »
Ce qu'il faut écrire
« Le rapport xy vaut 3, puis 6, puis 9 : il n'est pas constant, donc f n'est pas une variation directe, même si sa courbe passe par l'origine. »
La courbe passe par l'origine, mais le rapport xy vaut 3, puis 6, puis 9 : elle s'écarte de la droite y=3x, en rouge, qui serait la variation directe.
Pourquoi : Passer par l'origine est une condition nécessaire d'une variation directe, pas une condition suffisante. La preuve se fait sur le rapport xy, ou en remarquant que le graphique est une courbe et non une droite.
Quelle méthode choisir
Quel geste, selon ce que l'énoncé donne
On regarde ce qui est FOURNI et ce qui est DEMANDÉ, pas le thème du problème.
Si un point (x;y), et la règle est demandée → a=x2y, puis on vérifie en réinjectant le point
Exemple : (3;18)→a=918=2
un seul point suffit, sauf si c'est l'origine, qui ne dit rien sur a
Si la règle et une ABSCISSE → on remplace et on calcule : une seule réponse
Exemple : f(x)=2x2 et x=5 donnent f(5)=50
Si la règle et une IMAGE → on résout ax2=k : deux réponses à trier
Exemple : 2x2=50 donne x=±5
ne jamais s'arrêter à la solution positive avant d'avoir lu ce que x représente
Si une table de valeurs → on teste x2y sur deux colonnes différentes
Exemple : 412=3 et 2575=3 : la règle est f(x)=3x2
si le quotient change, ce n'est pas une fonction de la forme ax2
Si il faut remonter de l'image vers l'abscisse pour TOUTES les valeurs → on écrit la réciproque y=±ax et on précise la restriction
Exemple : f(x)=4x2 restreinte à [0;+∞[ donne y=21x
Aucune branche ne correspond ? C'est que l'énoncé donne DEUX points : le second sert alors de vérification, pas de second paramètre, car il n'y en a qu'un.
Garder ou rejeter la solution négative
On relit la phrase qui définit x dans l'énoncé, avant de trancher. Le signe de la solution ne décide de rien tout seul.
Si x est une longueur, une aire, une durée, une masse, une vitesse ou un prix → on rejette la solution négative, et on l'écrit dans la copie
Exemple : le côté d'un carré vérifie x2=16 : on garde 4, on rejette −4
Si x est une position par rapport à un centre, un écart ou une variation → on garde les DEUX solutions, qui décrivent deux points réels
Exemple : 0,02x2=4,5 donne x=±15 : une suspente de chaque côté du pont
Si l'énoncé est purement mathématique, sans contexte → on garde les deux et on écrit x=±ak
Exemple : « résolvez 5x2=20 » a pour réponse x=±2
Si l'énoncé impose un intervalle de validité → on ne garde que les solutions qui tombent dedans, positives ou non
Exemple : si le modèle ne vaut que pour 0≤t≤10, la solution t=−4 sort
c'est le cas des modèles physiques, valables sur une plage annoncée
La phrase de rejet vaut des points à elle seule : « on rejette x=−4, une longueur ne pouvant pas être négative ».
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Résoudre un problème modélisé par f(x)=ax2
Quand l'utiliser : L'énoncé annonce qu'une grandeur est « proportionnelle au carré » d'une autre, ou donne une situation avec un seul couple de valeurs et une parabole de sommet à l'origine.
1Nommer les variables avec leur unité : « soit v la vitesse en km/h et d(v) la distance de freinage en mètres ».
2Écrire la forme du modèle AVANT de calculer : « la situation se modélise par d(v)=av2 ».
3Substituer le couple connu et isoler a : « 15=a×502, donc a=0,006 ».
4Vérifier la règle sur la donnée de départ : « 0,006×2500=15, ce qui correspond ».
5Répondre à la question posée, en distinguant le sens du calcul : on remplace x si l'on cherche une image, on résout ax2=k si l'on cherche une abscisse.
6Trier les solutions selon ce que la variable représente, et l'écrire.
7Conclure par une phrase avec l'unité.
Phrase de conclusion
« La distance de freinage atteint 21,6 m à une vitesse de 60 km/h ; la solution −60 est rejetée, une vitesse ne pouvant pas être négative. »
Le piège : Sauter l'étape 2 et se lancer dans les calculs : sans la forme du modèle écrite, le correcteur ne peut pas accorder les points de modélisation, qui sont les plus nombreux.
Barème : Sur 4 points en situation d'application : 1 pour le modèle posé, 1 pour la valeur de a, 1 pour la résolution, 1 pour le tri et la phrase de conclusion avec l'unité.
Donner les propriétés d'une fonction f(x)=ax2
Quand l'utiliser : La question dit « donnez les propriétés », « faites l'étude » ou liste domaine, image, extremum et variation.
1Annoncer le signe de a et ce qu'il entraîne : « a=−2<0, donc la parabole s'ouvre vers le bas ».
2Domaine : R, sans hésiter, et le dire même si cela paraît évident.
3Image : la déduire du signe de a, avec le bon crochet, ici ]−∞;0].
4Zéro et ordonnée à l'origine : les deux valent 0, et il faut les citer séparément car ce sont deux questions distinctes.
5Extremum : nommer sa NATURE, maximum ou minimum, sa valeur et l'abscisse où il est atteint.
6Variation : deux intervalles d'abscisses qui se touchent en 0.
7Signe : celui de a, sauf en x=0.
Phrase de conclusion
« f admet un maximum de 0 en x=0 ; elle est croissante sur ]−∞;0] et décroissante sur [0;+∞[. »
Le piège : Donner la variation en intervalles d'ordonnées, ou oublier de préciser la nature de l'extremum : « extremum 0 » sans le mot maximum ne rapporte pas le point.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Réinjecter le point dans la règle trouvée
Une fois a calculé, remplacer l'abscisse du point donné dans la règle et vérifier qu'on retombe sur son ordonnée. Cinq secondes, et cela attrape la division par x au lieu de x2.
Avec a=1,5 et le point (6;9) : 1,5×36=54, très loin de 9, donc la valeur de a est fausse.
Le test du double
Multiplier une abscisse par 2 et vérifier que l'image est multipliée par 4. Si elle est multipliée par 2, c'est qu'un carré a été perdu en route.
f(2)=12 et f(4)=48 : le rapport vaut 4, tout va bien. S'il valait 24, la règle utilisée serait une variation directe.
Le signe de toutes les images
Si a<0, aucune image ne peut être positive, et réciproquement. Un tableau de valeurs qui mélange les signes est faux avant même d'être lu.
Avec f(x)=−2x2, trouver f(3)=18 signale qu'on a oublié le signe moins : la bonne valeur est −18.
Les deux crochets de l'image
Relire l'image écrite : le crochet du côté de l'infini est toujours ouvert, celui du côté de 0 toujours fermé. C'est un contrôle purement visuel.
[−∞;0] est faux, ]−∞;0] est juste.
La table de la calculatrice
Entrer la règle trouvée et afficher la table de valeurs (TI : « Y= » puis 2nde GRAPH ; Casio : menu TABLE). Comparer deux ou trois couples à ceux de l'énoncé.
Une table qui affiche 54 là où l'énoncé annonce 9 dit que la règle est fausse, sans avoir à refaire le calcul.
L'exercice type décortiqué
La chute d'une bille : un modèle, et les deux sens de lecture
En chute libre, la distance parcourue par un objet est proportionnelle au carré du temps écoulé. Une bille lâchée du haut d'une tour a parcouru 44,1 m au bout de 3 secondes.
a) Trouvez la règle d(t)=at2, où d est en mètres et t en secondes.
b) Quelle distance la bille parcourt-elle en 5 secondes ?
c) Au bout de combien de temps a-t-elle parcouru 78,4 m ?
d) Comparez les distances parcourues en 2 s et en 4 s.
Les trois secondes sont espacées régulièrement et les trois distances ne le sont pas du tout : 4,9 m, puis 14,7 m de plus, puis 24,5 m de plus. C'est la signature d'un modèle en t2.
Étape 1
La situation se modélise par d(t)=at2. Le couple (3;44,1) donne 44,1=a×32=9a, donc a=944,1=4,9 et d(t)=4,9t2.
Pourquoi
Écrire la forme du modèle AVANT de substituer est ce qui rapporte les points de modélisation. On divise par 32=9, jamais par 3, sinon on obtiendrait 14,7, une valeur qui ne redonne pas la donnée de l'énoncé.
Étape 2
Vérification immédiate : 4,9×32=4,9×9=44,1, ce qui correspond bien à l'énoncé.
Pourquoi
Cette ligne coûte cinq secondes et sécurise tout le reste du problème, puisque les trois questions suivantes utilisent la règle trouvée ici.
Étape 3
b) d(5)=4,9×52=4,9×25=122,5 m.
Pourquoi
On connaît l'abscisse et l'on cherche l'image : on remplace, et il n'y a qu'une seule réponse. C'est la première branche de l'arbre.
Étape 4
c) On résout 4,9t2=78,4, donc t2=4,978,4=16 et t=±4. Le temps ne pouvant pas être négatif, on rejette t=−4 : la bille a parcouru 78,4 m au bout de 4 secondes.
Pourquoi
Sens inverse, donc racine carrée, donc DEUX solutions à trier. Le rejet se justifie par ce que t représente, et la phrase de rejet doit figurer sur la copie.
Étape 5
d) d(2)=4,9×4=19,6 m et d(4)=4,9×16=78,4 m. Le rapport vaut 19,678,4=4.
Pourquoi
Le temps de chute a doublé et la distance a quadruplé : c'est le fil du chapitre, et c'est pourquoi une chute de deux fois plus longue est bien plus dangereuse que « deux fois pire ».
Étape 6
Contrôle final : 4,9×42=78,4, qui est bien la valeur de la question c), et toutes les distances trouvées sont positives, comme il se doit pour a>0.
Pourquoi
La substitution inverse est la vérification la plus rentable : elle teste la règle ET la solution retenue en un seul calcul.
Conclusion rédigée
La chute est modélisée par d(t)=4,9t2 : la bille parcourt 122,5 m en 5 s, elle atteint 78,4 m au bout de 4 s, et elle tombe quatre fois plus loin en 4 s qu'en 2 s.
L'erreur classique sur cet exercice : Répondre 8 secondes à la question c) en raisonnant « 78,4 est environ quatre fois 19,6, donc quatre fois 2 secondes ». Le rapport 4 porte sur les DISTANCES, et il correspond à un rapport 2 sur les temps.
À savoir par cœur
•f(x)=ax2 : sommet (0;0), axe de symétrie x=0, un seul zéro, x=0.
•Le SIGNE de a donne le sens d'ouverture, sa VALEUR ABSOLUE donne la largeur. Deux questions différentes.
•a=x2y : on divise par le CARRÉ de l'abscisse.
•ax2=k donne x=±ak : deux solutions si ak>0, une seule si elle est nulle, AUCUNE si elle est négative.
•Multiplier x par k multiplie f(x) par k2 : doubler QUADRUPLE.
•Image : [0;+∞[ si a>0, ]−∞;0] si a<0. L'infini n'est JAMAIS entre crochets fermés.
•La réciproque y=±ax a deux branches : ce n'est une fonction qu'après restriction du domaine de départ.
•On rejette une solution négative quand la GRANDEUR ne peut pas l'être, jamais par réflexe.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre la fonction quadratique en CST et en SN ?
En séquence CST de quatrième secondaire, on étudie seulement la forme f(x) = ax au carré, ses propriétés et sa réciproque. La forme canonique, la forme factorisée, le discriminant et la résolution d'un trinôme complet appartiennent aux séquences TS et SN. Un seul paramètre à trouver, donc un seul point suffit pour déterminer la règle.
Comment trouver la valeur de a dans une fonction quadratique ?
On prend un point de la courbe autre que l'origine et on divise son ordonnée par le carré de son abscisse. Pour le point (6 ; 9), cela donne 9 divisé par 36, soit un quart. L'erreur classique est de diviser par 6 au lieu de 36. On vérifie toujours en remplaçant l'abscisse dans la règle trouvée.
Pourquoi une équation du type ax au carré egale k a-t-elle deux solutions ?
Parce que deux nombres opposés ont le même carré : 4 et moins 4 donnent tous les deux 16. Après avoir isolé le carré, on extrait la racine en gardant les deux signes. Il y a deux solutions si le quotient de k par a est positif, une seule s'il est nul, et aucune s'il est négatif, car un carré n'est jamais négatif.
Comment savoir si une parabole est plus etroite ou plus large ?
On compare les valeurs absolues du paramètre a, jamais les valeurs elles-mêmes. Plus la valeur absolue est grande, plus la parabole est étroite. Ainsi la courbe de moins trois x au carré est plus étroite que celle de un demi x au carré, même si moins trois est le plus petit des deux nombres : le signe ne dit que le sens d'ouverture.
La réciproque d'une fonction quadratique est-elle une fonction ?
Non, pas telle quelle. Comme la parabole est symétrique, chaque valeur est atteinte deux fois, donc la réciproque associe deux images à un même nombre et possède deux branches. Elle devient une fonction si l'on restreint le domaine de départ aux nombres positifs ou aux nombres négatifs, ce qui ne garde qu'une moitié de la parabole.
Quand faut-il rejeter la solution négative d'un problème ?
Seulement quand la grandeur représentée ne peut pas être négative : une longueur, une aire, une durée, une masse, une vitesse ou un prix. Si la variable mesure une position par rapport à un centre ou un écart, les deux solutions sont valables et décrivent deux points réels. On relit donc la phrase qui définit la variable avant de trancher.
Exercices corrigés : La fonction polynomiale de degré 2
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
Il manque quelque chose dans cette fiche ?Une méthode, un piège, un exercice pour l'appliquer, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Contactez-moi pour une première séance. On travaille sur des exercices du niveau réel des évaluations de quatrième secondaire, jusqu'à l'épreuve unique du Ministère.