Fiche de révision : les systèmes d'équations (math CST, secondaire 4)
En séquence CST, un système d'équations ne tombe presque jamais tout seul : il arrive dans une situation d'application, où l'on compare deux offres, deux tarifs ou deux rythmes. La résolution vaut la moitié des points ; l'autre moitié se joue avant, dans la mise en équation, et après, dans l'interprétation.
Gardez une seule idée en tête pendant la révision : le point d'intersection donne le moment où les deux situations coïncident, pas la réponse à la question posée. Une fois ce point trouvé, il reste à dire de quel côté se trouve la valeur de l'énoncé, et c'est cette phrase-là que le correcteur cherche.
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Le fil du chapitre
Le point d'intersection n'est pas la réponse, c'est le SEUIL : la question de la CST est presque toujours « laquelle des deux offres choisir », et elle se répond en disant de quel côté du seuil on se trouve.
Le point d'intersection est un seuil, et il découpe la situation en deux
•La solution d'un système est le couple (x;y) qui vérifie les DEUX équations. Graphiquement, c'est le point où les deux droites se croisent.
•Ce point répond à la question « quand est-ce pareil ? ». Il ne répond jamais à la question « laquelle choisir ? », puisque c'est précisément l'endroit où le choix est indifférent.
•Avant le seuil, une offre est la moins chère ; après, c'est l'autre. Dans chaque moitié, la réponse est CONSTANTE : il suffit donc de comparer la valeur de l'énoncé à l'abscisse du point.
•Sur la figure, 3n contre 20+n se croisent à 10 déplacements pour 30 dollars. À 18 déplacements on est à droite, donc c'est l'abonnement B ; à 4, on est à gauche, donc A.
Le point (10;30) et la verticale qui en descend partagent la situation en deux zones : à gauche, la droite bleue de A est la plus basse, A est le moins cher ; à droite, c'est B.
La phrase attendue en examen : « pour 10 déplacements, les deux abonnements coûtent 30 dollars ». Un nombre seul, « 10 », ne dit ni de quoi il s'agit ni ce qu'il vaut.
Trois méthodes, et la forme du système dit laquelle
•COMPARAISON : la même variable est isolée dans les deux équations. Si y=A et y=B, alors A=B. C'est le cas de presque tous les problèmes, dont les règles arrivent en y=…
•SUBSTITUTION : une variable est isolée, ou son coefficient vaut 1 ou −1. On l'isole, puis on la remplace dans l'AUTRE équation. La remplacer dans celle qui a servi à isoler donne toujours 0=0 et n'apprend rien.
•RÉDUCTION : les deux équations sont de la forme ax+by=c et aucun coefficient ne vaut 1. On multiplie pour rendre les coefficients d'une variable OPPOSÉS, puis on additionne.
•Multiplier une équation, c'est multiplier ses DEUX membres. 3x+2y=41 multipliée par 2 devient 6x+4y=82, jamais 6x+4y=41.
Le choix de la méthode ne rapporte aucun point en soi, mais un mauvais choix coûte du temps et fait apparaître des fractions inutiles, donc des erreurs de calcul.
Une solution, aucune, ou une infinité
•PENTES DIFFÉRENTES : les droites se croisent en un point, le système a exactement UNE solution.
•MÊMES PENTES, ordonnées à l'origine DIFFÉRENTES : les droites sont parallèles et distinctes, le système n'a AUCUNE solution. Algébriquement, les variables disparaissent et il reste une égalité fausse du type 150=250.
•MÊMES PENTES, MÊME ordonnée à l'origine : les deux équations décrivent la même droite, le système a une INFINITÉ de solutions et l'on aboutit à 0=0.
•Deux équations peuvent décrire la même droite sans se ressembler : 2C=24n+300 est la même chose que C=12n+150. On divise avant de conclure.
Pentes différentes : un point commun. Mêmes pentes, ordonnées à l'origine différentes : jamais de point commun. Même droite écrite deux fois : tous ses points sont solutions.
« Aucune solution » n'est pas un échec de calcul, c'est une réponse. Elle dit que les deux situations ne coïncident jamais, et donc, très souvent, que l'une est toujours meilleure.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
Combien de solutions, selon les pentes et les ordonnées à l'origine ?
On met d'abord les deux équations sous la forme y=ax+b, sans quoi la comparaison ne veut rien dire. On regarde ensuite les pentes, et seulement après les ordonnées à l'origine.
Pentes
Ordonnées à l'origine
Nombre de solutions
différentes
quelconques
une seule
Exemple : y=3x et y=x+20 : 3x=x+20 donne x=10 et y=30, un seul point.
égales
différentes
aucuneaucun point commun
Exemple : y=12x+150 et y=12x+250 : il reste 150=250, qui est faux.
Même forme, autre résultat : Attention, aucune solution ne veut pas dire problème impossible : ici le premier traiteur est toujours moins cher, de 100 dollars exactement.
Ce qu'il faut faire : Écrire « le système n'a aucune solution, les droites sont parallèles », puis chiffrer l'écart constant, qui est la vraie réponse au problème.
égales
égales
une infinité
Exemple : C=12n+150 et 2C=24n+300 : la seconde divisée par 2 redonne la première.
Une équation écrite en ax+by=c ne se compare pas directement : 2x−4y=6 et x−2y=3 paraissent différentes et décrivent pourtant la même droite.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Donner la solution d'un problème sous forme de nombre
1 à 2 points sur chaque situation d'application, à chaque fois
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La réponse est 30. »
Ce qu'il faut écrire
« Pour 30 personnes, les deux salles coûtent le même prix, soit 950 dollars. »
Le point d'intersection se lit avec ses DEUX grandeurs et leurs unités : pour 30 personnes, les deux salles coûtent 950 dollars.
Pourquoi : Le correcteur évalue aussi la communication. Un nombre isolé ne dit ni de quelle grandeur il s'agit, ni dans quelle unité, et il ne répond donc pas à la question posée.
2.Confondre le seuil avec le choix
la question entière, car la conclusion est fausse une fois sur deux
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Les deux droites se croisent à 50 ventes, donc il faut prendre l'offre B. »
Ce qu'il faut écrire
« Le seuil est de 50 ventes. L'étudiant en prévoit 40, donc il est sous le seuil : l'offre A lui rapporte plus, 480 dollars contre 420. »
Le seuil de 50 ventes ne désigne aucun gagnant ; à 40 ventes, on est à gauche du seuil, où la droite de l'offre A est au-dessus : 480 contre 420 dollars, 60 de plus.
Pourquoi : C'est le fil du chapitre. Au point d'intersection, les deux offres sont ÉGALES : il ne peut donc pas désigner un gagnant. Le gagnant se lit du côté où l'on se trouve.
3.Vérifier la solution dans une seule équation
0 point de vérification, et surtout aucune erreur détectée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« y=4×7+12=40, donc (7;40) est la solution. »
Ce qu'il faut écrire
« 4×7+12=40 ET 7×7−9=40 : le couple vérifie les deux équations. »
Le couple (4;28) vérifie la première équation seulement : il est sur la droite bleue, pas sur l'orange. Seul (7;40), en vert, est sur les deux.
Pourquoi : Un couple qui ne vérifie qu'une équation est un point de l'UNE des deux droites, pas leur intersection. La vérification à une seule équation laisse passer toutes les erreurs faites dans le report, qui sont les plus fréquentes.
4.Multiplier une équation en oubliant le membre de droite
toute la résolution, et la vérification finale ne rattrape rien si on l'oublie
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3x+2y=41 multipliée par 2 donne 6x+4y=41. »
Ce qu'il faut écrire
« 3x+2y=41 multipliée par 2 donne 6x+4y=82. »
Pourquoi : Une équation est une balance : ce qu'on fait à gauche, on le fait à droite. Le résultat obtenu, ici x faux, se propage ensuite à la seconde variable.
5.Additionner deux équations dont les coefficients ne sont pas opposés
2 points, et un blocage d'une minute au milieu de l'examen
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 3x+2y=41 plus 5x−4y=17 donne 8x−2y=58, donc x vaut... »
Ce qu'il faut écrire
« Je multiplie d'abord la première par 2 : 6x+4y=82. L'addition donne alors 11x=99, donc x=9. »
Pourquoi : L'addition n'a d'intérêt que si elle ÉLIMINE une variable. Une addition qui laisse deux variables n'est pas fausse, elle est simplement inutile, et il faut recommencer.
6.Écrire deux équations qui comptent la même chose
la moitié des points d'une situation d'application, avant même de résoudre
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x+y=24 et 3x+5y=24. »
Ce qu'il faut écrire
« x+y=24 compte les trousses ; 3x+5y=92 compte les dollars. »
Pourquoi : Les deux membres d'une même équation doivent compter la même chose. À gauche, 3x+5y multiplie chaque trousse par son prix : c'est un montant, donc à droite on attend un montant.
7.Lire « aucune solution » comme un échec
la question entière, alors que le calcul était juste
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le système n'a pas de solution, donc le problème est impossible. »
Ce qu'il faut écrire
« Le système n'a aucune solution : les deux traiteurs ne coûtent jamais le même prix. Le traiteur X est donc toujours moins cher, de 100 dollars. »
Deux droites de même pente 12 : elles ne se croisent jamais, et l'écart vertical reste de 100 dollars, pour dix invités comme pour cinquante.
Pourquoi : Une absence de solution répond à « quand est-ce pareil ? » par « jamais ». C'est souvent l'information la plus utile du problème, et elle se complète en chiffrant l'écart, qui est constant quand les pentes sont égales.
8.Traduire « dépasse de » dans le mauvais sens
toute la situation, et le résultat reste plausible donc jamais relu
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La longueur dépasse la largeur de 7 cm, donc ℓ=L+7. »
Ce qu'il faut écrire
« La longueur est la plus grande, donc L=ℓ+7. »
La longueur est la plus grande : elle vaut la largeur PLUS 7, L=ℓ+7=15 cm, et le périmètre 2×15+2×8=46 cm le confirme.
Pourquoi : L'erreur donne un rectangle dont la largeur dépasse la longueur, ce qu'aucune vérification numérique ne signale. Le contrôle est verbal : on nomme d'abord la grandeur la PLUS GRANDE, et c'est à elle que l'égalité donne le rôle de gauche.
Quelle méthode choisir
Quelle méthode de résolution choisir ?
On regarde la FORME du système, pas son contexte. Trois formes, trois méthodes, et la lecture prend cinq secondes.
Si La même variable est isolée dans les deux équations, du type y=… et y=… → COMPARAISON : on égale les deux expressions
Exemple : 3n=20+n donne 2n=20, donc n=10
Si Une variable est isolée dans une seule équation, ou son coefficient vaut 1 ou −1 → SUBSTITUTION : on isole, puis on remplace dans l'AUTRE équation
Exemple : De x+y=150 on tire y=150−x, qu'on reporte dans 20x+12y=2440
Si Les deux équations sont en ax+by=c et aucun coefficient ne vaut 1 → RÉDUCTION : on rend deux coefficients opposés, puis on additionne
Exemple : 5x+4y=118 et 3x+2y=68 : la seconde multipliée par −2 élimine y
Quand deux méthodes conviennent, prenez celle qui évite les fractions. Une fraction au milieu d'une substitution est la première cause d'erreur de calcul du chapitre.
Combien de solutions ce système a-t-il ?
On compare d'abord les PENTES, ensuite seulement les ordonnées à l'origine. Il faut pour cela que les deux équations soient sous la forme y=ax+b.
d1 et d2 ont la même pente et ne se croisent jamais ; d3, de pente différente, croise chacune des deux en un point.
Si Les pentes sont différentes → UNE solution : les droites se croisent en un point
Exemple : y=2x+1 et y=−x+8 se croisent, comme d1 et d3 sur la figure
Si Les pentes sont égales et les ordonnées à l'origine différentes → AUCUNE solution : les droites sont parallèles et distinctes
Exemple : y=2x+1 et y=2x+5 gardent 4 d'écart et ne se rencontrent jamais
Si Les pentes et les ordonnées à l'origine sont égales → UNE INFINITÉ de solutions : c'est la même droite écrite deux fois
Exemple : C=12n+150 et 2C=24n+300 : on divise la seconde par 2 pour le voir
Deux équations peuvent cacher la même droite sous des coefficients différents. On ramène toujours à la forme y=ax+b avant de conclure quoi que ce soit.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Rédiger une situation d'application résolue par un système
Quand l'utiliser : L'énoncé donne deux conditions sur deux quantités inconnues : un nombre total et un montant total, deux tarifs à comparer, deux rythmes qui se rejoignent.
1Nommer les deux inconnues AVEC leur unité : « soit x le nombre de billets adulte et y le nombre de billets enfant ».
2Écrire une équation par condition, en disant ce que chacune compte : « x+y=150 compte les billets, 20x+12y=2440 compte les dollars ».
3Annoncer la méthode choisie et la justifier en quelques mots : « le coefficient de y vaut 1 dans la première équation, j'utilise la substitution ».
4Résoudre en écrivant chaque ligne, puis reporter pour obtenir la seconde inconnue.
5Vérifier le couple dans les DEUX conditions de l'énoncé, en montrant les deux calculs.
6Conclure par une phrase qui répond à la question posée, avec les unités.
Phrase de conclusion
« Il s'est vendu 80 billets adulte et 70 billets enfant, ce qui donne bien 150 billets pour une recette de 2440 dollars. »
Le piège : Sauter la nomination des inconnues. Le correcteur ne peut alors pas savoir ce que représente x, et les points de mise en équation ne sont pas attribués même si le système est juste.
Barème : 2 points pour les inconnues et les deux équations, 2 points pour la résolution, 1 point pour la vérification, 1 point pour la phrase de conclusion
Répondre à une question de choix entre deux offres
Quand l'utiliser : L'énoncé demande « laquelle est la plus avantageuse », « que conseillez-vous » ou « à partir de quand ».
1Écrire les deux règles sous la forme y=ax+b, en disant ce que représente chaque variable.
2Résoudre le système pour obtenir le SEUIL, et l'annoncer comme tel.
3Situer la valeur de l'énoncé par rapport au seuil : au-dessus ou en dessous.
4Nommer l'offre gagnante DE CE CÔTÉ-LÀ, puis chiffrer l'écart par deux calculs.
5Ajouter la réserve quand l'énoncé le permet : le conseil change si la valeur franchit le seuil.
Phrase de conclusion
« Le seuil est de 50 ventes. Avec 40 ventes par semaine, l'étudiant reste en dessous : l'offre A lui rapporte 480 dollars contre 420, soit 60 dollars de plus. »
Le piège : Répondre « l'offre B, car elle monte plus vite ». La pente dit ce qui se passe LOIN à droite, pas ce qui se passe à la valeur demandée.
Barème : 2 points pour le seuil, 2 points pour le côté et l'offre gagnante, 1 point pour l'écart chiffré
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Le couple, dans les deux équations
Remplacez x et y par vos valeurs dans chacune des deux équations de départ, pas dans celles que vous avez transformées. Les deux doivent être vraies.
(8;5) dans 2x+3y=31 donne 16+15=31, et dans 4x−3y=17 donne 32−15=17 : les deux correspondent.
Le contexte, avant de recopier la réponse
Un nombre d'objets, de personnes ou de pièces est un entier POSITIF. Une solution négative ou décimale signale soit une erreur, soit une situation impossible, et l'énoncé demande parfois exactement de le montrer.
47 pièces pour 95 dollars donnerait y=48 et x=−1 : impossible, puisque 47 pièces de 2 dollars ne font que 94 dollars au maximum.
Le côté du seuil, en cinq secondes
Comparez la valeur de l'énoncé à l'abscisse du point d'intersection avant de calculer quoi que ce soit. Ce simple test donne déjà la moitié de la réponse.
Seuil à 10 déplacements, l'usager en fait 18 : 18>10, donc c'est l'abonnement B, et il ne reste qu'à chiffrer l'économie.
Les unités des deux équations
Relisez vos deux équations et demandez-vous ce que compte chacune. Si les deux comptent la même chose, l'une des deux est fausse.
x+y=47 compte des pièces, x+2y=68 compte des dollars : deux comptes différents, donc deux conditions indépendantes.
L'égalité finale, quand les variables disparaissent
Si tous les x s'annulent, ne cherchez pas l'erreur : lisez ce qui reste. Une égalité fausse signifie aucune solution, une égalité vraie signifie une infinité.
12n+150=12n+250 laisse 150=250, qui est faux : les droites sont parallèles, donc aucune solution.
L'exercice type décortiqué
Une situation d'application complète : le souper de l'école
Une école organise un souper. Le billet adulte coûte 20 dollars et le billet enfant 12 dollars. Ce soir-là, 150 billets ont été vendus et la recette s'élève à 2440 dollars.
Combien de billets de chaque sorte se sont-ils vendus ?
Étape 1
Soit x le nombre de billets adulte et y le nombre de billets enfant.
Pourquoi
Sans cette ligne, le correcteur ne sait pas ce que désignent les lettres, et les points de mise en équation ne peuvent pas être attribués. Elle coûte dix secondes et vaut souvent deux points.
Étape 2
x+y=150 compte les BILLETS, 20x+12y=2440 compte les DOLLARS.
Pourquoi
Chaque condition de l'énoncé donne une équation, et les deux comptent des choses différentes : c'est ce qui les rend indépendantes. Écrire 20x+12y=150 serait l'erreur classique, celle du piège n° 6.
Étape 3
Le coefficient de y vaut 1 dans la première : y=150−x. Je substitue dans la seconde : 20x+12(150−x)=2440.
Pourquoi
Le choix de la méthode se justifie par la FORME, pas par l'habitude. Un coefficient de 1 appelle la substitution, qui n'introduit aucune fraction. On remplace dans l'AUTRE équation, jamais dans celle qui a servi à isoler.
Étape 4
20x+1800−12x=2440, donc 8x=640 et x=80. Puis y=150−80=70.
Pourquoi
La distribution du 12 sur la parenthèse est l'étape où l'on perd le plus de monde : elle porte sur les DEUX termes, donc 12×150 et 12×(−x). Oublier le second donne x=32, un nombre qui ne vérifie rien.
Étape 5
Vérification : 80+70=150 billets, et 20×80+12×70=1600+840=2440 dollars.
Pourquoi
On vérifie dans les deux conditions de l'ÉNONCÉ, pas dans les équations transformées : une erreur de transformation passerait sinon inaperçue. Les deux nombres sont entiers et positifs, ce qu'exige le contexte.
Conclusion rédigée
Il s'est vendu 80 billets adulte et 70 billets enfant, ce qui donne bien 150 billets pour une recette de 2440 dollars.
L'erreur classique sur cet exercice : Écrire 20x+12y=150 en recopiant le total de la première équation. Le système devient alors incohérent, et sa résolution donne un couple négatif : le contrôle des unités, dollars contre billets, l'aurait évité en deux secondes.
À savoir par cœur
•La solution d'un système est un COUPLE (x;y), écrit dans cet ordre, et il vérifie les deux équations.
•Variable isolée des deux côtés : comparaison. Coefficient 1 ou −1 : substitution. Tout le reste : réduction.
•Multiplier une équation, c'est multiplier ses deux membres : 3x+2y=41 fois 2 donne 6x+4y=82.
•Pentes différentes : une solution. Mêmes pentes, b différents : aucune. Mêmes pentes, même b : une infinité.
•Variables disparues et égalité FAUSSE, comme 150=250 : aucune solution. Égalité VRAIE, 0=0 : une infinité.
•Le point d'intersection donne le SEUIL. Le choix se lit du côté où se trouve la valeur de l'énoncé.
•Une équation par condition, et les deux comptent des choses différentes : des objets d'un côté, des dollars de l'autre.
•En contexte, un nombre d'objets est un entier positif : une solution négative prouve que la situation est impossible.
Questions fréquentes
Comment choisir entre comparaison, substitution et réduction ?
On regarde la forme du système. Si la même variable est isolée dans les deux équations, on compare les deux expressions. Si une variable est isolée dans une seule équation, ou si son coefficient vaut 1 ou moins 1, on substitue. Si les deux équations sont écrites avec les deux variables du même côté et qu'aucun coefficient ne vaut 1, on réduit. En cas d'hésitation, prenez la méthode qui évite les fractions.
Que veut dire un système sans solution dans un problème ?
Que les deux situations comparées ne coïncident jamais. Les deux droites sont parallèles : elles ont le même taux de variation mais ne partent pas du même endroit, donc l'écart entre elles reste constant. Ce n'est pas un échec, c'est la réponse, et elle se complète en disant laquelle des deux est toujours la meilleure et de combien. Le problème, lui, reste possible.
Pourquoi le point d'intersection ne dit-il pas quelle offre choisir ?
Parce qu'à ce point précis les deux offres coûtent exactement la même chose : c'est l'endroit où le choix est indifférent. Le point donne le seuil, c'est-à-dire la frontière entre deux zones. Avant le seuil une offre gagne, après c'est l'autre. Pour répondre, il faut donc comparer la valeur de l'énoncé à l'abscisse du point, puis nommer l'offre gagnante de ce côté-là.
Comment écrire les deux équations d'un problème sans se tromper ?
Nommez d'abord les deux inconnues avec leur unité, puis traduisez une condition par équation. Le contrôle qui évite presque toutes les erreurs est celui des unités : les deux membres d'une même équation doivent compter la même chose. Si une équation compte des billets à gauche, son total à droite est un nombre de billets ; si elle compte des dollars, son total est un montant.
Faut-il vraiment vérifier la solution d'un système ?
Oui, et dans les deux équations de départ. Un couple qui ne vérifie qu'une équation est simplement un point de l'une des deux droites, pas leur intersection. La vérification prend quinze secondes, elle rapporte souvent un point à elle seule, et surtout elle attrape les erreurs de report, qui sont les plus fréquentes du chapitre.
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Exercices corrigés : Les systèmes d'équations
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